Speaker #0Épisode 1 du podcast Renaitre au milieu du chaos Aujourd'hui, on parle du besoin de solitude quand on est maman. Bienvenue dans le podcast qui t'aide à retrouver ton équilibre au cœur du tumulte quotidien. En tant que femme au milieu des différents rôles qu'on remplit, il peut être facile de s'oublier. De ce chaos qui nous fait souvent perdre pied, on renaît, on se transforme et on grandit. Je suis Vanessa Taglioli et je t'accompagne et t'inspire. pour t'aider à te reconnecter à toi-même et à prendre soin de ton bien-être, c'est culpabilité. Faites, alors écoute, inspire-toi et renais au milieu du chaos. Bienvenue dans l'épisode 1 du podcast Renaitre au milieu du chaos Je suis vraiment contente de commencer officiellement l'épisode, le podcast en fait. Après l'épisode 0 qui a présenté le podcast, on rentre dans le vif du sujet. Alors, quand j'ai voulu faire mon calendrier de contenu de podcast, j'ai eu... mille et une idées, tu dois t'en douter, et j'ai décidé d'y aller avec ce que je vivais au quotidien et c'est ce sujet-là, la solitude, le besoin de solitude qui est venu en premier. Parce que ce besoin de solitude-là, d'abord, c'est un besoin normal qui n'a rien à voir avec notre famille. Des fois, on se dit Ah, ils me tapent tous sur les nerfs, j'aimerais être toute seule sur une île déserte et là, on ressent de la culpabilité et dans notre société, ça se dit pas trop. On doit être là, on doit être disponible comme maman, mais ce besoin-là, il doit être répandu et je vais t'expliquer pourquoi. Je suis contre-familiale aussi et maman, donc j'avais le goût de te partager mes trucs et mon cheminement aussi parce que rien n'est parfait. Renaitre au milieu du chaos, c'est ça. On rencontre des crises régulières et on renaît et il arrive une autre crise. Donc, il n'y a jamais rien qui est réglé tout le temps à vie. C'est ça la vie familiale. On a plein d'imprévus, les enfants évoluent, nous aussi, donc les choses changent. Et on a besoin de ces moments de renaissance. Donc, quand je parle de solitude, je ne parle pas d'isolement. Il y a vraiment une différence, c'est super important. L'isolement, c'est celui qui est subi. Donc, j'ai travaillé dans les HLM auprès des nés et je voyais des gens qui étaient isolés, qui n'avaient personne autour d'eux. Et des fois... Donc, ce n'était pas leur choix et c'était vraiment difficile à vivre. C'est vraiment difficile à vivre pour eux, contrairement à la solitude qui est choisie et qui est nécessaire. On a besoin de solitude. Et en fait, c'est parti d'un podcast que j'ai écouté d'une jeune fille, fin vingtaine, début trentaine, qui expliquait le moment où elle a quitté la maison et qu'elle s'est rendue compte qu'elle vivait dans son appartement toute seule, qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, qu'elle avait... Elle mangeait ce qu'elle voulait, elle laissait traîner ses affaires si elle voulait, elle se couchait alors qu'elle voulait, elle avait de compte à rendre à personne. Je l'écoutais parler et je me suis dit My God, j'ai jamais été seule. Comme beaucoup quand même de personnes, mais il y en a qui vivent seules, il y en a qui n'ont pas rencontré l'amour, qui n'ont pas eu d'enfant, il y a des gens qui vivent seules, il y a des gens qui ont quitté effectivement leurs parents pour habiter seules. Elle disait Moi, j'ai eu les moyens financiers de le faire. C'est vrai que des fois… On va quitter pour habiter en colocation. Mais elle, elle a dit, moi, j'ai pu le faire. Et c'est là que je me suis dit, moi, j'ai vécu avec ma mère en France. Ensuite, on a immigré au Québec. Je suis retournée un peu en France, mais je vivais chez ma tante. Je suis revenue au Québec. J'ai habité encore avec ma mère. Ma mère est partie. J'ai aménagé tout de suite avec un conjoint. Et j'ai eu ma première fille. Et ensuite de ça, j'ai eu une autre relation sérieuse avec mes enfants de deux papas différents. Et là, je suis en famille recomposée. Et même quand j'ai vécu seule entre deux séparations, j'avais mes enfants. Donc, je n'ai jamais été seule. Il y a toujours eu quelqu'un avec moi, quelqu'un qui partageait ma vie ou quelqu'un, un enfant dont je devais m'occuper, un ou des enfants. Donc, il y a beaucoup de gens qui... vivent ça, c'est normal, c'est la vie, on a une relation, on a des enfants et tout ça. Mais ça a été... Je l'ai jalousée un peu. Je dirais que je l'ai jalousée un peu parce que là, avec mes enfants, ma plus jeune à 14, je suis épuisée, on est fatiguée. On est fatiguée d'être tout le temps dans cette réalité de maman-là, avec une charge mentale qui est constante, avec des demandes qui sont constantes. Il y a des demandes incessantes, il y a des... de la stimulation qui est permanente, des sons tout le temps. Moi, j'ai une hypersensibilité et j'ai besoin de silence, j'ai besoin d'espace, juste pour penser. À un moment donné, je me suis dit, je ne peux même pas penser. Sans être dérangée. C'est fou quand même quand tu penses à ça. Le peu de fois que j'arrivais à penser, on avait une demande. Et là, bon, les enfants grandissent, ils sont moins exigeants, mais ça arrive. Les enfants, ça pop, hein ? J'ai besoin de pantalons, j'ai besoin de scie. C'est tout le temps. Puis avec l'action qu'il y a dans la maison, il n'y a pas de moment de silence. Donc, moi, je trouve ça difficile et challengeant de trouver des moments de solitude. Et j'avais envie de... de te partager justement cinq conseils pour intégrer ces moments-là de solitude à ton quotidien. Pourquoi d'abord, je voulais t'expliquer pourquoi la solitude est essentielle, puis comment en manquer de solitude peut vraiment avoir un impact sur ta vie. Premièrement, tu peux avoir une surcharge mentale chronique, et tu vas sûrement comprendre ce que je veux dire, c'est que tu as tout le temps quelque chose à faire. Dans ta tête, la liste, elle n'a jamais de fin. C'est jamais. Tu n'arrives jamais au bout. Donc, il y a toujours des rendez-vous à prendre. Le dentiste, l'ostéo, le médecin. Tu as les rendez-vous, tu as les cours. Cours de volley, cours de danse, cours de patin, cours de hockey. Tu as la maison, l'épicerie, le conjoint. Il faut prendre soin de son couple. Il faut prendre soin. Et là, ça arrête. J'ai. mais juste jamais. Et ce qui fait que c'est dur de se reposer parce que tu as toujours quelque chose en arrière de la tête. Pour la surcharge mentale, oui, tu peux mettre ça sur des listes et il faut le faire parce que sinon, ça reste dans ta tête et c'est vraiment très envahissant. Mais n'empêche que tu sais que ta liste est là et que tu te dis Ah oui, ça, et moi, je reporte, je reporte, je reporte. Donc ça, ça peut devenir épuisant. Tu peux littéralement faire un burn-out parental. On n'en parle pas assez, mais oui, ça se peut, un burn-out parental. Ensuite, ce que ça fait, c'est que tu deviens instable, imprévisible. Moi, je suis impatiente, et ce qui fait que les enfants, des fois, font Voyons, pourquoi tu t'énerves ? Et c'est vrai que je suis irritable. Je deviens irritable parce que c'est trop. Donc, quand je n'ai pas assez de moments de solitude, je le vois, je suis impatiente, et c'est dur à suivre pour l'entourage. C'est dur à suivre. pour la famille, donc c'est pas génial à faire subir à sa famille, à son entourage, ses enfants, son conjoint. Aussi, ce que ça fait, étant donné que c'est épuisant, bien, ça vient avec le bonheur parental, baisse d'énergie, baisse de motivation, donc ça peut vraiment avoir un impact sur les autres sphères de ta vie. Et il y a aussi quelque chose qui est important, c'est la perte d'identité personnelle. Quand tu te retrouves pas seul avec toi, quand t'es constamment en train de répondre aux besoins des autres et... notamment beaucoup ceux des enfants. Mais t'es qui, toi ? Donc, t'es qui, toi ? C'est quoi tes rêves ? C'est quoi tes projets ? C'est quoi tes passe-temps ? Quand est-ce que tu prends soin de toi ? Et à un moment donné, tu fais comme... Pour avoir parlé à des filles, que leurs enfants sont... Des femmes, que leurs enfants sont parties de la maison et qu'elles font comme... Je ne sais pas quoi faire. Je ne me suis pas préparée à ça parce que c'est une étape. Je ne me suis pas préparée à ça, je n'ai pas de loisirs, je n'ai pas de passe-temps, je suis en train de me déprimer. Il ne faut pas attendre ça parce qu'on n'arrête, on ne met pas notre vie sur pause parce qu'on est parent. Donc, c'est important d'avoir des moments où on est seul, on fait ce qu'on aime pour savoir qui on est et notre vie va continuer quand les enfants vont être partis. On va être pris avec nous, mais les enfants vont être partis. Et là, c'est important de pouvoir avoir des projets, des rêves, des passions. et de se connecter à qui on est. On parle vraiment d'identité. Donc, il y a vraiment des avantages à choisir, à mettre à l'horaire des moments de solitude. J'ai parlé d'irritabilité, d'impatience, bien plus de patience avec les enfants, avec son conjoint. Donc, évidemment, de meilleures relations familiales, de meilleures relations avec nos enfants, mais avec notre conjoint aussi, parce que quand on est impatient, on s'énerve et souvent, ça fait échelle. Quand nous on s'énerve, l'autre en face risque de s'énerver et finalement, c'est ça, ça grimpe et l'ambiance est vraiment pas bonne. Moins de frustration et d'épuisement aussi. Moi, je suis frustrée quand je ne suis pas capable de prendre soin de moi, quand j'ai envie de lire mais que je ne peux pas, quand j'ai envie de méditer et que je ne peux pas, ça me frustre et ça fait juste amplifier mon impatience et encore une fois, c'est épuisant. Meilleure gestion des émotions aussi, donc j'en ai parlé, moins irritable, donc tu vas être plus patiente, tu vas être plus de bonne humeur aussi. C'est pas juste une question d'être plus patiente, c'est une question de voir. La vie de manière positive et pas de dire que la vie est injuste parce que je ne suis pas capable de prendre de temps pour moi. Plus d'énergie aussi. C'est tellement, moi je le vois, les moments où j'ai mes moments de solitude, les périodes où c'est vraiment très organisé. Je suis tellement plus patiente avec les enfants parce que quand je suis avec eux, je suis toute avec eux. Donc, je ne suis pas à moitié là, je ne suis pas impatiente. Je ne suis pas, ok, ce moment-là, je le passe avec toi et c'est super agréable. des meilleurs moments en famille, et aussi une meilleure clarté, meilleure clarté mentale, et aussi pour prendre des décisions. Donc, quand tu as des moments de solitude, je te parlerai par exemple de méditation, ça permet de faire le ménage dans ta tête et d'enlever toutes les pensées parasites et de pouvoir avoir les idées plus claires. Donc, j'avais envie de te partager cinq conseils, cinq trucs pour intégrer des moments à ta routine. Et évidemment, tu vas devoir l'adapter en fonction de l'âge de tes enfants. Moi, les miens sont rendus ados. Ils ont déjà été jeunes, donc j'ai utilisé ces ressources-là. Mais ça va clairement t'aider et te faire prendre conscience. Mon but aujourd'hui, c'est vraiment de te faire prendre conscience que c'est tellement important et que tu n'as pas à te sentir coupable. Donc, premièrement... Un qui est... J'ai hésité à le mettre parce que je me disais, ouais, en même temps, c'est un petit peu ordinaire comme conseil. Je voulais dire, profite des moments où tu es déjà seule. Mais en même temps, c'est quand même ça, OK ? Si, par exemple, tu es obligé de faire du... voyons, du transport le soir, tu es tout seul dans ton auto, par exemple, tu travailles, tu rentres à la maison, ça se peut que tu sois pris dans le trafic. Bien, utilise ce moment-là pour toi. Utilise ce moment-là pour respirer. pour écouter des podcasts qui te font du bien, pour écouter des livres audio, pourquoi pas, au lieu de moi la première, je m'énerve dans le trafic Donc, essayez de voir le positif. Alors, ce n'est pas l'idéal, tu es pris dans l'auto, puis bon, ce n'est pas un moment qui t'a mis à ton horaire, mais il est là par obligation. Donc, pourquoi tu ne pourrais pas t'en servir pour avoir un peu de calme et ne plus entendre les enfants qui crient ou quand ils sont ados, qui s'insultent, pour en profiter de ce moment-là. Et tu pourrais... moi, ce que j'aime faire aussi, parmi les moments un peu désagréables, c'est quand je fais des tâches, j'en profite pour écouter des émissions ou écouter des podcasts que j'aime bien. Puis je le dis aux enfants, j'en parle plus loin, mais dis-le, nomme-le. Là, j'ai goût de... Je nettoie la cuisine, j'ai goût d'écouter un podcast. C'est possible de ne pas me déranger pendant 30 minutes. Et ça te fait une bulle avec tes écouteurs, pour vrai. Ça fait quand même un moment... De solitude. Alors, comme je te dis, premier point, pas super agréable parce que c'est lié à des obligations qu'on a déjà, mais pourquoi ne pas s'en servir ? Deuxième point, te créer une routine matinale. J'ai longtemps hésité, retardé le moment de me lever plus tôt parce que j'étais fatiguée. Et je me disais, oui, mais si je me lève plus tôt, bien là, je vais manquer de sommeil. Mais finalement, quand j'ai commencé à le faire, ça a vraiment aidé. D'abord, je me couche un peu plus tôt. Mais surtout, le matin, ce n'est pas le sommeil le plus réparateur qu'on a. Fait que te lever une demi-heure, trois quarts d'heure, une heure plus tôt, souvent, tu n'es pas vraiment plus fatigué. Tu traînes dans le lit parce que tu as l'impression que tu te reposes, mais au final, non. Donc, te lever plus tôt, avant tout le monde, et prendre ce temps-là pour toi, peu importe ce que tu fais. J'ai ma routine qui est quand même flexible. Je l'ai flexibilisée, ça ne doit pas se dire, mais... Avec le temps, parce que j'avais envie d'avoir... J'avais plus envie d'être dans la rigidité, mais je me lève quand même presque tous les matins. Je commence par méditer. Donc, je prends 5, 10, 15 minutes. Non, pas vrai. 10, 15, 20 minutes, au moins 10 minutes pour méditer. Moi, j'ai une méditation guidée que je me fais moi-même. La méditation en six phases, je t'en parlerai une autre fois, que je fais moi-même. Moi-même aussi, moi, je parle... à mes guides, je leur demande des choses pour la journée. Ensuite de ça, je fais un travail d'écriture. Donc, j'ai un cahier dans lequel j'écris mes gratitudes, dans lequel j'écris mes objectifs de la journée, mes fiertés, mes accomplissements. J'ai de l'écriture libre aussi, donc ça me prend 5-10 minutes d'écriture. J'aime beaucoup ça. Et puis, souvent, après, je m'entraîne. Là, la famille commence à se lever, donc quand je m'entraîne, ça me dérange moins. Donc ça. Ce moment-là me fait tellement du bien. Pour me vider l'esprit et justement me retrouver avec ces moments-là que j'ai pas sinon, parce que c'est le brouhaha des tâches du quotidien et tout ça. Même le soir, quand tu es avec ton conjoint, tu as envie de passer du temps avec. Mais là, du coup, des fois, on n'ose pas dire je prendrai du temps pour moi mais en même temps, on n'a pas tant envie parce qu'on a envie d'être avec l'autre. Donc, ce moment-là, c'est le mien. Ça peut... Lève-toi juste pour commencer. Si tu es fatigué, si tu as des enfants en bas âge, un 5-10 minutes plus tôt. Prends ce temps-là et vois l'impact que ça a. Tu peux augmenter après, ça va t'aider. Donc, voilà. routine matinale. Ensuite, aménage un coin pour toi, un coin zen, comme j'aime l'appeler. Donc, un petit espace à la maison où tu vas pouvoir le dédier au calme, à la détente, que ça soit lecture, que ça soit méditation, justement. Peut-être que tu n'as pas la chance d'avoir un endroit fermé à toi. Jusqu'à récemment, on avait un petit salon que j'avais aménagé pour moi. Ça avait fait des frictions, on va parler de communiquer nos besoins à la famille, parce que je réservais une mini-pièce, c'est petit quand même, mettons deux plaques à rabalais, que j'avais installée pour que je puisse lire, méditer le matin et tout ça. Les enfants grandissant, mon conjoint a des jumeaux, ils ont voulu chacun leur chambre, donc je lui ai donné le double plaqué à rabalais, mais mon conjoint tenait, il avait compris que j'avais besoin de cet espace-là. On a réaménagé le salon et j'ai réussi à avoir un coin où j'ai mis mon bureau aussi, j'ai un fauteuil, j'ai une table pour méditer, j'ai mon coussin de méditation aussi, je peux mettre mes bougies. Donc je me suis aménagée ce petit coin-là et on s'est trouvé un code. Donc déjà j'essaie d'y aller le matin dans ma routine matinale, mais si le... Par avant, on a un par avance. Si le par avant est ferme, en fait, mon petit coin, ça veut dire que je suis en train de méditer, s'il te plaît, tu sais, bouge, agis, fais tes choses en silence. Donc, c'est bien respecté, c'est nommé. Donc, ça, avoir ce petit coin-là, c'est vraiment le fun. Des fois, je fais juste me mettre sur le fauteuil et lire un petit peu, tu sais, tu peux faire tes respirations. Donc, un moment, un coin, un endroit à toi. Alors, si c'est possible, ça peut être un tout petit coin. Si tu y vas plus dans un aspect, une optique de spiritualité, tu sais, ça peut être une petite table, un petit mini-meuble que tu mets devant pour te recentrer, donc que tu fais avec les moyens du bord, mais un petit coin zen, c'est vraiment le fun. Ensuite, quatrième conseil, organise des plages horaires pour toi. Donc planifie, et ça c'est difficile. Oh là là, je sais c'est difficile quand on est maman. Planifie à ton horaire. Du temps pour toi. Donc, des moments réguliers où t'es toute seule. Oui, il y a les matins, mais ça peut être ailleurs dans la semaine. Si ça peut être les midis, les midis, tu travailles, va prendre une petite marche. Ça peut être le soir, prendre une demi-heure, dire à papa, puis tu sais, la communication, c'est super important. Je prends une demi-heure pour moi, occupe-toi des enfants. Le nommer aussi aux enfants, de dire... En ce moment, je vais mettre des moments pour moi. Puis à ce moment-là, c'est papa qui va s'occuper de toi. Je vais en revenir au niveau des enfants. Mais tout ça pour dire que le mettre à ton horaire, te donner des rendez-vous avec toi-même, c'est super important. Je le dis aux gens quand il faut faire de l'activité physique ou peu importe. Mets-toi à l'horaire, comme un rendez-vous avec un client ou un rendez-vous chez le dentiste. Mets-le à ton horaire. Choisis la formule. Est-ce que tu aimes mieux plus souvent des petits moments ? ou moins fréquemment, des gros moments, une soirée, une nuit, peu importe, mais mets-toi à l'horaire et arrange-toi pour qu'il y ait une récurrence, ok ? Fais pas juste le mettre et l'oublier. C'est important que ça revienne, ok ? Donc ça, c'est important. Ensuite, ce que je voulais dire au niveau des règles, nomme-les aux enfants, nomme-les à ton conjoint, nomme que, par exemple, moi, ben, ok, quand je mets mon paravance, ça veut dire que... j'aimerais ça ne pas être dérangé. J'avais, quand j'avais la pièce en bas, un panneau, j'avais marqué, j'avais pose santé puis j'avais fait des dessins. Donc, quand ça, c'était dans la porte, vous savez qu'il ne venait pas cogner parce que quand j'étais dans la pièce au début, ça cognait à chaque cinq minutes. Maman, est-ce que tu peux me faire ça ? Maman, j'ai besoin de ça. Ça n'arrêtait jamais. Donc, en mettant ce panneau-là, regarde, quand j'ai fini, je l'enlève. À moins qu'il y ait une urgence, il y a le sol à la maison, ça ne me dérange pas. quelque chose, des règles vraiment claires. Si les enfants sont en bas âge, bon, mais s'il y a quelque chose, vous allez voir papa, le dire à ton conjoint. Donc, c'est ça. L'idée, là, c'est la communication et que tout soit clair et tu peux faire du renforcement positif aussi avec tes enfants. Regarde, maman va prendre une demi-heure pour elle toute seule, elle va se reposer, puis après ça, je vais pouvoir te lire un livre. Rajouter quelque chose d'agréable en arrière après, pour les plus jeunes évidemment, mais aussi pour les ados. Moi, j'essaie d'instaurer, on passe, on l'oublie quelques fois, mais j'essaie d'instaurer justement des soirées où je m'occupe seulement de mes enfants. Donc, genre le lundi soir, si tu as des demandes, ils ont une liste, on règle ça ensemble, on passe du temps ensemble. Donc, à l'inverse aussi, je les mets à mon horaire. pour éviter ma surcharge mentale. Pas que je ne m'en occupe pas le reste de la semaine, c'est pas ça du tout. C'est juste que les demandes incessantes de j'ai besoin de pantalons j'ai mal au dos bon, on règle ça une fois par semaine et aussi on passe du temps agréable. Et le cinquième conseil que je voulais te donner, c'est accorde-toi des soirées sans enfants. Là, ça peut être un défi aussi, mais une soirée, une nuit, idéalement sans les enfants, ça fait tellement du bien. Ça peut être... seul, ça peut être avec ton conjoint, mais de vous donner un moment où on sait qu'on ne sera pas dérangé. Parce que des fois, on essaie de prendre ce moment-là seul à la maison, mais on a peur d'être dérangé, on est moins... on se détend moins, mettons. Donc là, évidemment, il y a le défi de faire garder les enfants ou les envoyer dormir ailleurs. S'ils sont plus vieux, tu ne peux pas aller dormir chez un ami. Donc ça se fait aussi. Ça peut être... Ça peut être un défi, mais en en parlant autour de soi, en disant j'en ai besoin on peut fixer des moments comme ça pour se ressourcer, sortir aussi à l'extérieur, aller souper au resto ou aller louer une chambre d'hôtel. Là, je parle en couple, évidemment. Mais essayer de trouver, mais vraiment faire garder les enfants et rester à la maison, ça fait vraiment du bien. De justement ne pas associer la maison à l'action constante, de dire ah oui, des fois, ça peut être calme Donc ça, ça peut vraiment, vraiment aider. Moi, mes enfants sont grands. Je remercie tellement ma maman qui les a gardés tellement plus jeunes. Je suis privilégiée d'avoir cette relation-là avec ma maman, mais elle venait garder les enfants quand j'allais à mes cours de Zumba, faire du sport, parce qu'elle savait que ça me faisait du bien. Je me défoulais, je voyais mes amis, justement. Bon, je n'étais pas seule avec moi, mais ça me permettait de me changer les idées. Allez, prenez des fois à coucher aussi. Donc, trouvez des alliés, des gens autour de vous qui peuvent vous rendre service. Si ce n'est pas quelqu'un de votre famille, ça peut être des amis qui ont des enfants, vous pouvez faire un échange aussi, de dire Tu prends mon, mes enfants. Et inversement, un autre jour, c'est moi qui les prends. Donc, voilà. C'était mes cinq conseils. Je veux juste rajouter pour terminer, si tu hésites, tu te sens coupable. Les femmes, on se fait beaucoup culpabiliser de ne rien faire. Je le travaille encore parce que c'est ancré en moi, parce qu'on m'a dit que si je n'allais pas travailler à l'extérieur, c'est que je ne faisais rien alors que je n'arrêtais jamais à la maison. Et c'est quelque chose que j'essaie de déconstruire et chez les femmes, c'est très présent. On se sent coupable, on doit s'occuper de tout. En plus, on doit aider les gens, sinon on est des méchantes. Donc c'est vraiment difficile à intégrer. Mais moi, je te le dis, ce n'est pas égoïste de prendre des moments pour soi, c'est une nécessité. essentiel, t'en as besoin. Je t'ai expliqué pourquoi. C'est vraiment important pour ton bien-être mental et bien-être global et éventuellement, si tu prends pas ces moments-là, la situation va empirer et tu peux aussi développer des maladies liées au stress, liées à toutes les émotions dont on a parlé, donc nécessité, ok ? Ne te sens pas coupable, t'as le droit, t'as le devoir même de... prendre ces moments-là pour toi. Parler avec ton conjoint, ça a été difficile. Ça a pris quand même plusieurs semaines, mois, avec mon conjoint pour que je lui fasse comprendre que mon hypersensibilité me rendait impatiente et que j'avais besoin de ces moments-là. C'est en lisant sur l'hypersensibilité que j'ai compris que j'en avais besoin. Et le message, un des messages essentiels du livre, c'était, dans des livres, c'était Parlez-en, expliquez, parce que les gens, ils ne comprennent pas. Moi, je me sens envahie. Je me sens vraiment envahie quand j'ai trop de stimulation et à un moment donné, paf ! Je suis impatiente, je suis désagréable, c'est vraiment pas agréable. Donc, en parler avec le conjoint, prendre le temps d'expliquer plusieurs fois, c'est essentiel. Donc, prendre le temps d'avoir cette discussion-là que des fois, on ne veut pas avoir ou parce que, ben là, il va me dire que... que je suis paresseuse aussi ou ça. Puis des fois, c'est simplement nos pensées. On n'est pas... C'est pas ça qui se passe en vrai. On se fait toujours des scénarios négatifs de ce qui pourrait arriver. Et souvent, c'est pas ça non plus. Donc, aussi... Planifie, ça peut être des micro-moments. Si tu as ton heure de dîner, tu manges et il te reste 5 minutes, ben, va donc prendre une marche. Ça va te faire du bien ce moment-là, au lieu d'écouter jacasser tes collègues qui parlent de la pluie et du beau temps et qui sont encore en train de te parasiter le cerveau avec des informations. Aller prendre 5 minutes pour aller respirer, marcher dehors, peu importe. Ça va vraiment faire une différence dans ta journée, te recentrer. Et ce que... Ce qui est super important quand on est maman, c'est de se rappeler qu'on est des modèles. On est des modèles pour nos enfants. Nos enfants vont agir en fonction de ce qu'on fait et pas de ce qu'on dit. Et je le vois tout au long de ma carrière de maman que c'est le cas. Quand t'es pas bien, quand t'as besoin de te retirer, ben nomme-le. Maman là, elle est épuisée. Elle va aller prendre cinq minutes dans sa chambre pour se recentrer. J'ai besoin de ces moments-là. Elle expliquait aux enfants. J'ai besoin de prendre... J'ai besoin de ma routine nationale. J'ai besoin de mon 30 minutes en revenant de travailler, peu importe. Et les enfants reproduisent. Donc, je trouve ça tellement beau quand mes enfants me disent J'ai besoin de ma bulle. J'ai envie d'être toute seule. Je me dis Wow ! On leur apprend justement qu'être seule, c'est pas... On n'a pas à se sentir coupable. Ça fait partie de nos besoins. Donc, voilà. Ça, je pense que ça va parler à ton cœur de maman. Donc, c'était mon épisode 1 de l'importance de la solitude, la solitude qu'on choisit pour soi. C'est essentiel de prendre du temps pour soi, de faire de la place, parce qu'on fait de la place quand on est seul, pour être plus présente et épanouie pour sa famille, puis pour nos amis aussi, puis pour tous les gens autour de nous, OK ? Donc, les cinq conseils que je te donnais aujourd'hui, c'est profite des moments où tu es déjà seul, même si ce n'est pas l'idéal. Tu les as, ces moments-là, autant les voir de manière positive. Ensuite de ça, crée-toi une routine matinale. Commence par un petit moment, ça peut être un cinq minutes, et si tu vois le bénéfice, bien, prolonge-le. Lève-toi un petit peu plus tôt, un autre cinq minutes plus tôt, etc. Donc, ça va vraiment te faire une bonne différence dans ta journée, tu vas le voir déjà. Aménage un coin zen chez toi. Si tu as une pièce, tant mieux. Si tu as un coin, une pièce, tant mieux. Et si tu as un tout petit coin, prends-le. Il y a quelque chose qui va être pour toi associé au calme et qui va te permettre de te recentrer rapidement. Ensuite, organise, quatrième conseil, des plages horaires pour toi. Mets-les à ton horaire. Donne-toi rendez-vous en tête à tête pour justement la vider et te... Faire des activités qui te plaisent. Je parle beaucoup de vider la tête, de méditation, mais lecture, dessin. Écoute une émission sur YouTube, on s'en fout, c'est ton moment. Mais juste de faire le vide. Moi, j'aime beaucoup, comme je disais, quand je fais des tâches, j'écoute une émission. Je ne me rends pas compte que je fais ma tâche et en même temps, je n'ai personne qui me dit quoi faire, donc j'adore. Et finalement, accorde-toi des soirées et même des nuits sans enfants. Donc, essaie de trouver dans ton entourage des gens qui peuvent t'aider à garder tes enfants. ou si toi, t'es à l'aise, j'en ai pas parlé, je parlais beaucoup de couple, mais toi, va-t'en toute seule. Ton conjoint est là, qu'il s'occupe des enfants, loue-toi un chalet une nuit si t'es capable, si t'as les moyens, demande à une amie. Tu sais que de temps en temps, elle s'en va coucher ailleurs, ben, peux-tu me le dire dans ce temps-là et moi, je vais aller squatter chez toi une nuit. Donc, trouve-toi un moyen pour être, avoir des soirées, des nuits seules, se réveiller et savoir que personne va nous dire Maman ! C'est vraiment génial. Donc, Tu vas devoir te rappeler ces conseils-là, les rappeler régulièrement autour de toi, surtout au début parce que les enfants vont oublier, le conjoint va oublier. Ça va prendre quelques semaines, mais je t'assure que ça va être intégré, comme ça l'est maintenant pour moi dans mon quotidien. Et puis des fois, on replonge, on oublie et on s'en rappelle. Donc, c'est ça, renaître au milieu du chaos. C'est que des crises arrivent et puis, ah non, c'est vrai, il faut réinstaurer ça parce que j'en ai besoin. Donc, je te donne un engagement maintenant. Prends ton agenda et inscris des moments à ton horaire, tout de suite. C'est ton engagement de cette fin d'épisode. Écris-le pour la semaine, mais aussi note, instauré des moments récurrents à mon horaire pour moi. Tu vas vraiment voir le changement dans ton attitude et dans ta vie familiale. Je te remercie d'avoir écouté ce premier épisode et j'y traite.