- Speaker #0
Vous êtes-vous déjà dit que les relations médias pour votre boîte, c'était mission impossible ? Trop cher, trop nébuleux, trop inaccessible, parfois même trop corrompu ? Plus ça va, moins on y va. Pourtant, la presse et l'influence sont un levier puissant. Ils construisent votre notoriété, bâtissent votre réputation et orientent vos prises de décision, parfois de manière insoupçonnée. Alors comment émerger dans les médias ? Et surtout, en faisant mieux. Je suis Marine Barbato, RP depuis plus de 15 ans et engagée pour un retour au bon sens dans mon métier. Plusieurs fois par mois, je vais à la rencontre d'experts du secteur de la presse et de l'influence pour explorer le futur des relations médias, repenser ce merveilleux métier et vous aider à construire une réputation solide, durable et alignée. Bienvenue sur les ondes de réputation, le podcast qui repense les relations médias de demain. Je sais pas vous, mais quand on me demande ça coûte combien une bonne campagne influence, je tourne un peu autour du pot. Déjà parce qu'il n'y a pas de recette magique, mais aussi parce que ces dernières années ont été vraiment marquées par tout et son contraire. Des marques qui veulent toujours payer moins cher, des influenceurs au budget parfois hors sol. Difficile de s'y retrouver et d'être vraiment juste. Quand j'ai commencé à creuser le sujet, j'ai assez vite pensé à Quentin. Quentin a fondé CallSquare, devenu en moins de 10 ans la plateforme leader de l'influence marketing en Europe. Et par les budgets, éthiques, engagements influence avec lui, c'est comme ouvrir un livre qu'on n'a jamais envie de refermer. Vous allez découvrir quel est le bon budget pour une campagne influence réussie, les datas à considérer en premier, les secrets de la stratégie d'affiliation et surtout, vers quoi tend l'influence marketing de demain. Vous m'en direz des nouvelles. Bonne écoute ! Salut Quentin.
- Speaker #1
Bonjour Marine.
- Speaker #0
Je suis ravie de t'avoir au micro de Réputation. Merci pour l'invitation. Donc Quentin, tu es fondateur et CEO de CallSquare. Pour ceux qui ne connaissent pas CallSquare, même si c'est peu probable dans les auditeurs, c'est une plateforme qui est aujourd'hui leader du marketing d'influence en Europe. Vous êtes aussi B Corp et Société à Mission, c'est important, on va en reparler, parce que je pense que vous êtes parmi les seuls du marché à être aussi engagé, il me semble. était aussi vice-président du comité d'éthique de l'UMIC, qui est l'union des métiers de l'influence et de la création de contenu.
- Speaker #1
Les créateurs de contenu.
- Speaker #0
C'est ça. Donc ça aussi, on va en reparler parce que ça m'intéresse grandement. Pour démarrer, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce qui t'a amené au marketing d'influence ?
- Speaker #1
Oui. À la base, mon parcours n'a rien à voir. Je fais une école de commerce, je fais du conseil en stratégie pendant quelques années. J'avais toujours rêvé de créer ma boîte. Et le premier sujet auquel je me suis intéressé, c'était plutôt le celebrity marketing. Donc c'était un peu les ancêtres des influenceurs, les célébrités, avec cette idée d'essayer de disrupter ce marché, donc la mise en relation entre tes célébrités et des marques pour faire des campagnes de pubs ou des événements ou des opérations digitales. Parce que là, je parle de 2010, c'était la montée des réseaux sociaux. Donc il commençait à y avoir les premières audiences sur les réseaux sociaux. Donc à l'époque, c'était Facebook, c'était Twitter. Il y avait les blogueurs aussi. Mais les premiers influenceurs, c'était les célébrités. Et on avait développé une technologie qui nous permettait de faciliter la mise en relation entre ces célébrités et ces marques. On faisait un peu ce qu'on fait aujourd'hui, mais avec des célébrités. Donc on commençait à collecter des données sur le web. On remplissait aussi des données à la main sur les célébrités, sur leur passion, sur ce qu'elles avaient fait dans leur vie, etc. Et on collectait aussi des données sur les réseaux sociaux. Donc on collectait des tweets, par exemple, des posts, etc. Et ça permettait de commencer à faire des recherches sur un outil, à taper des mots-clés, par exemple. pour trouver des célébrités qui étaient intolérantes au gluten. On avait mis en relation par exemple Novak Djokovic, le numéro un mondial de tennis, avec Gerblay, parce qu'il lançait une gamme de produits sans gluten. Et il s'avérait qu'il avait fait 15 tweets où il parlait de son intolérance au gluten. Il disait même que ça avait changé sa vie, que c'était pour ça qu'il était devenu le numéro un mondial de tennis. Et donc voilà, on a commencé comme ça. On a vu monter les premiers youtubeurs, les premiers blogueurs, les premières célébrités qui n'étaient pas connues dans la vie réelle. Et là, on s'est dit qu'il y avait quelque chose. Donc, on a levé des fonds en 2016 pour continuer à développer notre métier, mais surtout lancer ce qui est devenu Call Square. Donc, on a lancé une marque spécifique, une techno spécifique. Et après, la machine s'est mise en place spécifiquement sur la partie influence marketing.
- Speaker #0
OK. Donc, Call Square, maintenant, à bientôt 10 ans.
- Speaker #1
2018, donc ça fait un peu plus de 8 ans.
- Speaker #0
C'est ça. Et sur ces 8 dernières années, j'imagine que tu as dû voir un tas d'évolutions dans l'univers de l'influence et du marketing d'influence, positives, négatives. Est-ce que tu en as vraiment des marquantes qui vous ont fait faire avancer l'outil ?
- Speaker #1
Oui, alors effectivement, même si on remonte un peu, ça fait 16 ans pratiquement que je fais ce métier-là avec les célébrités que j'écrivais tout à l'heure. Déjà, c'est un marché qui est devenu légitime. C'est devenu un pilier du marketing mix. Je crois qu'on a fait une enquête l'année dernière en Europe auprès de près de 800 annonceurs et agences. Il y a une marque sur deux qui fait de l'influence marketing aujourd'hui. Ces marques, elles en font de plus en plus. Cette année, elles nous disaient qu'elles étaient 72% après avoir augmenté leur budget. Et on sait que c'est un marché qui évolue de plus en plus. plus de 25% par an depuis 5 ans à peu près. C'est un marché qui est en forte croissance, qui continue à se structurer, qui se professionnalise. Donc ça, c'est la deuxième chose qui est très importante. Donc ça veut dire qu'il y a de plus en plus d'acteurs sur la chaîne de valeur, des acteurs qui sont de plus en plus professionnels. Il y a des formations, il y a de plus en plus de seniors. Au début, c'était plutôt les stagiaires qui s'occupaient de l'influence. D'ailleurs, ils ne faisaient pas que ça.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Et puis aujourd'hui, il y a des personnes qui sont au comité de direction, qui font de l'influence et qui sont spécialisées sur ces sujets. Les écoles se sont adaptées aussi, il y a des vraies formations. Il y a des contrats, toute la chaîne de valeur s'est professionnalisée. Un indicateur de cette professionnalisation, c'est l'utilisation de la data. La data, c'était un des arguments au départ, parce qu'il y a la promesse du digital, mais elle n'était pas tout le temps utilisée, en tout cas pas de la même manière. aujourd'hui... Les marques utilisent la data pour trouver des influenceurs, pour automatiser les choses, pour mesurer surtout de manière le plus efficace possible la performance de leur campagne. Et je crois que le chiffre, c'est qu'il y a à peu près 40% des annonceurs et des agences qui utilisent des technologies comme les nôtres, comme Call Square, pour justement faire leur métier de manière professionnelle. Donc c'est une vraie amélioration et ça explique un petit peu la direction qu'on est en train de prendre. Merci. Et puis voilà. Après, en évolution, je trouve que ce qui est notable sur ces dernières années, ça s'est accéléré, c'est de plus en plus d'éthique et de responsabilité. Au début, on parlait beaucoup des influenceurs de la téléréalité, beaucoup d'abus, de l'influence, etc. C'est un secteur qui, aujourd'hui, s'est responsabilisé. Il y a eu beaucoup de bad buzz. Aujourd'hui... Il y a des syndicats professionnels, il y a des organismes intermédiaires qui sont là. L'autorégulation a beaucoup fonctionné. En France, on parle de l'ARPP. Mais ça s'est développé dans tous les pays européens. Donc les acteurs même du marché, agences, annonceurs, créateurs, agents de technologies comme nous, se sont pris en main, essayé de se dire, nous, on pense que c'est une démarche sur le long terme. Il faut qu'on ait une approche responsable et éthique. Donc voilà, il y a des comités éthiques qui sont mis en place avec des chartes. des chartes de responsabilité, des chartes éthiques. Donc ça, c'est une remarque, c'est un élément essentiel. Et d'une manière générale, je trouve que l'influence, elle s'est légitimée, et a été légitimée, notamment dans les médias. Tu parlais beaucoup de bad buzz. Aujourd'hui, on parle un peu de certains bad buzz de temps en temps, mais c'est plus du tout la même chose. Je pense que les différents acteurs, le grand public, les médias, ont compris que C'était un secteur qui était légitime, c'était une industrie, il y a des dizaines de milliers, des centaines de milliers d'emplois un peu partout dans le monde. Et voilà, c'est une industrie qui est légitime, qui se prend en main et qui va plutôt dans la bonne direction. Après, ce n'est pas une industrie qui est parfaite.
- Speaker #0
Comme aucune industrie, je crois. Puis elle évolue vite, de toute façon, il faut ajuster. Je reviens sur ton deuxième point, sur l'éthique, etc. Vous n'êtes pas bicorpe d'origine ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
société à mission, je ne sais pas si vous l'êtes devenue ou si c'était dès le départ qu'est-ce qui a un petit peu enclenché cette démarche d'aller plus loin en fait, qui je pense au moment où vous l'avez fait était assez rare dans le milieu.
- Speaker #1
Qui reste encore très rare mais effectivement dans l'ordre on a fait entreprise à mission et ensuite label bicorps et c'était d'abord une démarche personnelle en tant que être humain qu'entrepreneur. C'est vrai de se dire pourquoi je me lève le matin, pourquoi je fais ce métier-là. En tant que parent aussi. Je suis père d'une fille qui a 11 ans. Elle n'est pas encore vraiment sur les réseaux sociaux. Je crois que je l'ai dit. Tu la bloques. Non, j'essaie de l'éduquer justement. En fait, dans quel monde nos enfants grandissent, on voit l'influence qu'ont les réseaux sociaux et l'influence marketing en particulier sur les adultes, sur les ados, sur les enfants, sur la société en général. Donc c'était plutôt cette interrogation-là et de se dire aussi que potentiellement j'avais une responsabilité en tant qu'entrepreneur, quel que soit mon secteur, et aussi j'avais un pouvoir d'essayer de changer les choses, ou en tout cas d'essayer de faire les choses de manière positive. Et j'ai embarqué mon équipe là-dedans qui a adhéré tout de suite. Donc c'était aussi une démarche collective. On s'est posé ensemble en se disant, est-ce que les réseaux sociaux, c'est bien ? Est-ce que l'influence marketing, c'est bien ? On a listé les aspects positifs, les aspects négatifs et il y en avait pas mal. Et on s'est dit, finalement, on est plutôt enthousiaste vis-à-vis des réseaux sociaux, de ces nouvelles technologies, de ce qu'elles apportent. Mais il y a aussi tous ces aspects négatifs et on ne veut pas les mettre sur le tapis, on ne veut pas les enterrer. Et on pense qu'on peut faire des choses. Alors, à notre échelle, aujourd'hui, on commence, tu disais, on est leader européen, on est 140 personnes, on a 2000 clients, etc. Mais à l'époque, donc là, on était fin 2019-2020, on était encore assez petit, mais on avait quelques dizaines, centaines de clients. Mais on se disait que plus on allait grossir, plus on pourrait avoir un impact sur le marché. Et donc, c'était aussi une responsabilité. Donc, on a fait cette démarche. J'ai découvert le fonctionnement des entreprises d'émission. C'est la loi Pacte de 2019 qui permet de faire ça. J'ai découvert que des entreprises comme Patagonia étaient un peu l'équivalent de ce système-là. Il y a aussi le même système en Italie, qui est assez contraignant, qui ne donne aucun avantage fiscal, pas trop d'avantages.
- Speaker #0
Qui donne plus de boulot en plus, parce qu'il y a des rapports.
- Speaker #1
Un comité à mettre en place, il y a plein de choses, des engagements à faire, tu dois changer tes statuts, etc. On a fait ça en 2020. Après tout un travail sur notre mission, pourquoi et quels engagements on voulait prendre. Donc on a pris plein d'engagements, donné accès à notre technologie de manière gratuite ou privilégiée à des associations par exemple qui allaient lutter contre les limites de ces réseaux sociaux dont on parlait et toutes les associations en général en fait. Reverser aussi 1% de nos revenus, qu'on gagne de l'argent ou pas, chaque année, à des associations qui vont lutter contre ces limites-là aussi. Faire plein de choses, il y a des démarches RSE aussi qu'on a mises en place. Et d'une manière générale, soutenir toutes les initiatives. Pendant le Covid, on avait soutenu un hashtag qui s'appelait Influence for Good. On avait participé à créer, mais qui consistait à soutenir les créateurs qui allaient soutenir des associations pour parler d'elles gratuitement, pour aider les gens qui étaient dans la difficulté, par exemple pendant le Covid. Donc un certain nombre de démarches qu'on a mises en place et qui sont très structurantes et qu'on fait depuis six ans maintenant. Merci. Par-dessus ça, on a rajouté le label Bicorp, qui a beaucoup de similarités, mais qui va un petit peu plus loin. Si je fais un parallèle, l'entreprise à mission, c'est comme ta boussole, c'est la direction où tu vas. Et ta carte, c'est Bicorp. Donc c'est tes piliers, c'est comment tu vas structurer. Et ça dépasse un petit peu la mission qu'on s'est fixée. Par exemple, ça touche aussi à l'équilibre homme-femme, les salaires, les types de... de clients que tu vas accepter ou pas, etc. Donc, c'est assez complet. Tu es audité tous les trois ans. Il faut pouvoir renouveler cette démarche-là. Et nous, on est Bicorp depuis 2024. Donc, ça nous a pris 18-24 mois pour y arriver. Et voilà. Et donc, on est rentré aussi dans cette démarche. Il n'y a pas beaucoup non plus d'entreprises Bicorp dans le monde. Donc, je dis souvent à mon équipe qu'on est des pionniers. Ce n'est pas toujours évident de réussir à combiner la croissance, la rentabilité. et cet aspect d'intérêt général qu'on s'est fixé nous-mêmes, on s'autoflagelle, mais on pense que c'est important. Et je pense qu'on a réussi à montrer, à notre échelle encore une fois, que c'était possible de combiner rentabilité-croissance et éthique-responsabilité.
- Speaker #0
Ce que j'allais dire, c'est le gros principe du Bicorp quand même. C'est ça. C'est assez chouette. Et dans tes engagements, il y a l'UMIC.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu... Tu peux juste nous expliquer brièvement déjà ce que c'est que l'UMIC et comment t'y arriver ? Il me semble que c'est Karine Fernandez qui a initié cette démarche.
- Speaker #1
Alors entre autres, il y avait un certain nombre d'agences qui étaient à l'initiative de la création de ce syndicat professionnel, de cette organisation. Donc en fait, l'UMIC a été créé en 2023 au moment de la loi sur l'influence marketing en France. Et donc, moi, comment je me suis retrouvé là-dedans ? J'ai participé, j'ai eu la chance de participer aux tables rondes qui ont eu lieu à Bercy. Donc, c'était très spécifique à la France. Il y a eu un certain nombre de scandales, il y a eu des clashs. Et donc, le gouvernement a décidé de réunir les différents acteurs du marché autour d'une table ronde physiquement à Bercy. Une énorme table ronde. Il y avait des... L'association de consommateurs, il y avait des chercheurs, il y avait des agents, il y avait quelques influenceurs. Par exemple, Hugo Descript est venu, il y avait la DGCCRF, la DGE, il y avait tout le monde. Les syndicats qui existaient déjà, etc. Mais nous, de notre côté, il n'y avait aucun syndicat qui existait en France spécifique à l'influence marketing. parce qu'il y avait des syndicats qui étaient d'agences RP, par exemple, ou des syndicats d'annonceurs, etc.
- Speaker #0
Oui, mais on n'est pas expert en influence.
- Speaker #1
Alors voilà, ils ont développé des expertises, mais ce n'est pas le cœur de leur métier.
- Speaker #0
Encore moins sur l'influence marketing pure et dure.
- Speaker #1
Exactement. Et il faut se replacer. Donc en 2023, ça a commencé à monter, à se professionnaliser, mais ce n'est pas encore 2026. Et les choses évoluent très, très vite dans ce secteur-là. Donc on s'est retrouvés avec tout le monde autour de la table à discuter d'un éventuel projet de loi. Quels étaient les excès ? On a balayé vraiment très, très large. Je crois qu'il y a eu... 10, 13 tables rondes. Donc toutes les semaines, on allait à Bercy. C'était très très impliquant sur plein de sujets. Et c'est dans ce cadre-là qu'un certain nombre d'agences ont décidé de collaborer pour structurer la première organisation professionnelle. Donc c'était les 7 agences fondatrices. Et l'objectif de l'UNIC depuis le début était assez simple, c'était de représenter les différents acteurs du métier. du secteur, sur toute la chaîne de valeur, donc c'est à la fois les agences, mais aussi les agents, les influenceurs, les technologies, essayer d'harmoniser les pratiques de ces acteurs, accompagner la professionnalisation de ces acteurs et les représenter auprès des pouvoirs publics. En l'occurrence, on a commencé par les tables rondes à Bercy et c'était plus facile pour le régulateur d'avoir un interlocuteur qui étaient légitimes et qui représentaient les différentes parties prenantes. Mais on fait ça aussi maintenant au niveau européen, par exemple. Moi, je suis membre du comité exécutif, donc j'ai été élu au comité exécutif. Je suis vice-président du comité éthique, par exemple, qui a donné lieu Ausha dont je parlais tout à l'heure. Mais j'ai aussi... Le sujet sur lequel je suis le plus concentré, moi, c'est la dimension européenne. puisque tout ce qu'on fait en France doit aussi s'inscrire dans un cadre européen, parce qu'on fait partie de l'Union Européenne. Et parfois, par exemple, la loi française a été en contradiction avec certains éléments des lois européennes, parce qu'il y a plusieurs lois qui touchent les influenceurs. Donc il y a aussi cette idée de comment on fait pour porter la voix des influenceurs français, mais aussi européens et des différents acteurs au niveau européen. Donc on a créé une alliance qui s'appelle la European Influence Marketing Alliance, le IMA. qui regroupe les équivalents du MIG dans les différents pays. Alors au début, on n'était que trois. Il y avait l'Allemagne, l'Angleterre et la France.
- Speaker #0
Qui sont les marchés peut-être les plus matures ?
- Speaker #1
Les plus matures, les plus importants aussi en taille, en chiffre d'affaires, etc. Mais c'était les premiers à s'être structurés pour différentes raisons. Et très rapidement, on a été rejoint par l'Espagne, par l'Italie, par la Belgique, par les Pays-Bas, par, aujourd'hui, il y a la République tchèque. Voilà, on est une dizaine d'organisations, exactement les mêmes objectifs que l'UMIC, mais au niveau européen, représenter ces différents acteurs et harmoniser les pratiques. Donc, on fait beaucoup d'échanges. Comment ça se passe chez vous ? Qu'est-ce que vous avez mis en place ? Comment on peut s'inspirer de ce que vous mettez en place pour essayer de se professionnaliser localement ?
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est clair. Sur le plan éthique. Il y a un sujet que je voulais qu'on aborde et qu'on creuse un peu aujourd'hui. Parce que, pour le coup, moi, ça fait une quinzaine d'années que je suis dans les relations médias. Je fais des relations presse, de l'influence, un peu d'influence marketing. J'ai vu passer plein, plein de choses. Et il y a un sujet qui revient tout le temps, c'est la rémunération des influenceurs. Et en particulier sur le plan éthique. Est-ce que toi, actuellement, tu vois des évolutions sur le plan budgétaire ? Tu disais tout à l'heure que... Les entreprises prévoient de mettre encore plus d'argent sur la table. Qu'est-ce qui se passe déjà juste concrètement sur le budget de l'influence marketing aujourd'hui ?
- Speaker #1
Si on regarde les chiffres à peu près, les marques investissent, quand on les interroge, entre 7 et 15 % de leur chiffre d'affaires en market. Et ensuite, ce budget market, elles vont mettre... La fourchette est assez grande, mais entre 20 et 50% sur l'influence. Quand c'est 50%, c'est quand même assez significatif. Et ce n'est pas que les petites boîtes qui vont faire beaucoup d'influence. Il y a aussi des énormes groupes, des boîtes de cosmétiques, des groupes internationaux qui vont mettre le paquet. On a parlé d'Uni Le Verre l'année dernière qui a fait une grosse annonce qui voulait mettre 50% de son budget sur l'influence. Donc c'est faramineux. Donc voilà, mais on va dire que c'est entre 20 et 30%. une échelle raisonnable des budgets marketing qui sont alloués aujourd'hui à l'influence et comme je disais tout à l'heure c'est à peu près une marque sur deux qui va faire de l'influence donc ça ça donne une idée de l'enveloppe à peu près chacun a son budget différent et son chiffre d'affaires différent mais c'est plusieurs centaines de milliers voire des millions d'euros qui sont dépensés en influence chaque année et souvent même aujourd'hui on voit des marques qui investissent plus en influence marketing qu'en Google Ads ou des leviers classiques Merci. Donc ça c'est une tendance qui se renforce. Ensuite les budgets ont une tendance à augmenter, ça s'est un petit peu stagné, ça s'est stabilisé en France. On pourra parler des différences entre les différents pays puisqu'on a la chance d'opérer dans plusieurs pays et on voit des différences. Mais en France ça s'est un petit peu stabilisé. Si on regarde du côté des marques, elles vont avoir l'impression de payer toujours un peu plus. En tout cas, dans les chiffres, ça a l'air de se stabiliser. Les créateurs, ils n'ont pas l'impression de gagner beaucoup plus. Et en fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a une partie des budgets aujourd'hui, on estime ça entre 10 et 20%, qui vont aussi sur la médiatisation des contenus des créateurs, ce qui fait que l'enveloppe d'influence, elle continue à augmenter, mais les créateurs ne captent pas l'intégralité de cette augmentation parce que ça va sur la médiatisation des postes. qui est un levier qui s'est développé énormément sur toutes les plateformes.
- Speaker #0
Et au quotidien, ce que j'entends beaucoup, c'est un biais probablement, mais les entreprises, comme tu le disais, ont l'impression de payer toujours plus cher et veulent payer toujours moins cher que globalement les influenceurs. Et à l'inverse, il y a eu quand même quelques abus aussi des influenceurs, des agences sur les montants. Aujourd'hui, si on parle d'un positionnement éthique en termes de budget, quel est le bon juste milieu pour toi ? Quand est-ce qu'on considère qu'on paye correctement un influenceur pour son travail, qu'il n'y a pas d'abus ? Et en même temps, que nous, en tant qu'agence notamment, on soit aussi capables de dire aux clients « Non mais là, il ne faut peut-être pas exagérer, parce que l'influenceur, il bosse quand même. »
- Speaker #1
Alors effectivement, après, tout est une question de héroïe. Moi, je crois beaucoup à la loi du marché. dans cette loi du marché il peut y avoir des abus à certains moments mais c'est vite régulé parce que effectivement quand t'as l'intentiment d'avoir payé trop cher t'arrêtes ou tu passes à quelqu'un d'autre ou tu vas chercher d'autres leviers donc c'est pas dans l'intérêt des créateurs pas dans l'intérêt des agences, des agents de maintenir ça sur la durée et donc je pense que c'est aussi une phase normale de plus en plus. professionnalisation et de stabilisation du marché. Dans cette loi du marché aussi, il y a l'offre et la demande. Moins t'as de créateurs, plus t'as les budgets qui augmentent. Parce que ces créateurs, ce n'est pas des hommes et des femmes sandwich, même si certains ont tendance à les rencontrer. Ou certains en font beaucoup, mais ils se décribilisent s'ils font trop de collaborations, trop de collaborations avec les mêmes typologies de marques, etc. Aujourd'hui, c'est plutôt admis. Ça l'était moins il y a des années, mais c'est plus admis. néanmoins tu peux pas te permettre de faire des collaborations sur 75% de tes posts t'es créateur de contenu avant tout t'as une légitimité sur tes contenus et puis après derrière tu vas faire des collaborations donc voilà je pense que c'est une phase de stabilisation, l'intérêt à mon sens, l'intérêt des annonceurs et des créateurs les intérêts sont alignés et donc ça devrait se stabiliser euh On voit le même phénomène dans d'autres pays. Je te parlais d'autres pays tout à l'heure. Sur l'Allemagne, il y a moins de créateurs. C'est un marché avec plus de consommateurs. Il y a plus de 80 millions d'habitants en Allemagne. Ils ont 90 000 influenceurs, 100 000 influenceurs. En France, on est plutôt à 180 000. Il y a un problème d'offres et de demandes. Et effectivement, les prix ont eu tendance à beaucoup augmenter. On retrouve ça aussi, offre et demande, sur des niches, sur certains secteurs, sur les influenceurs fitness, par exemple. Il y en a beaucoup, mais il y a beaucoup de marques aussi. Donc, en fait, il faut prendre ça en compte. Il faut voir comment ça va évoluer sur la durée, mais ce qu'on voit en fonction des évolutions et des différents pays, c'est que ça a tendance à se stabiliser.
- Speaker #0
Ok. Alors, tu as déjà donné un élément de réponse parce qu'une question que j'ai souvent, c'est du coup, il faut que je mette combien de budget influence pour qu'on ait des résultats ? Moi, à chaque fois, je reste un peu, c'est plutôt quel budget vous avez et puis on verra ce qu'on arrive à faire avec. Néanmoins, tu as déjà donné une tranche qui peut être intéressante sur le budget marketing global. Est-ce qu'il y aurait, toi, tu observes une forme de coup par reach ? Quelque part, tu vois, qui pourrait être une forme de réponse, de dire en fait, si vous voulez rayonner à telle hauteur, il va falloir investir au moins ça pour qu'on arrive à faire une campagne qui tienne la route.
- Speaker #1
Alors oui et non. On entend parler effectivement de coûts par impression ou par reach, etc. Et on me demande aussi souvent c'est quoi le budget minimum qu'il faut investir. Alors ce que je dis souvent, c'est que ça ne marchera pas si tu fais juste du one shot. Enfin, ça peut peut-être marcher. ça peut aussi ne pas marcher et tu n'auras pas trop d'enseignement. Donc, il faut quand même rentrer dans une démarche assez structurée pour voir si ça va fonctionner, éventuellement être accompagné par des agences ou des agents.
- Speaker #0
Je te coupe, mais c'est comme dans les stratégies de relations médias, en général, on dit toujours que le long terme est privilégié, sauf dans le cadre d'événements ou de choses très très timées. C'est pareil, en influence... Sur le date, sur tous ces sujets,
- Speaker #1
si tu y vas tout seul, tu peux y arriver, mais il va falloir que tu bidouilles un petit peu et... Et tu ne pourras pas faire ça avec 1000 euros ou 5000 euros, c'est un petit peu limité. Donc il faut quand même prévoir une petite enveloppe au début et beaucoup faire de test and learn. Après, ça dépend beaucoup de tes objectifs. Si tu as un objectif de notoriété, ce ne sera pas du tout la même chose que si tu as un objectif de vente. C'est compliqué de travailler sur les ventes sans avoir un minimum de notoriété aussi. Donc après, tu auras différentes mécaniques que tu pourras mettre en place. tu pourras mettre en place de l'affiliation où tu vas mesurer plus facilement ton retour sur investissement mais tu mesureras moins toute la partie notoriété, awareness qui va avec donc d'où des KPIs tels que ceux que tu évoquais tout à l'heure où on va aller chercher plutôt du reach, de l'impression c'est déjà une évolution parce qu'avant on ne parlait même pas de ces indicateurs-là ça veut dire qu'on commence à... avant on ne parlait plus juste de like ou de follower j'ai fait une collaboration avec un influenceur qui attend de follower Donc... Si on rentre dans ces considérations-là, ça veut dire qu'on commence à comparer l'influence avec les autres leviers. Il peut y avoir le débat de ce qu'on peut vraiment les comparer, parce que ce n'est pas tout à fait la même chose. Mais ça veut dire que c'est vraiment rentrer dans le marketing mix comme un levier à part entière.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, tu parles de l'affiliation. Est-ce que c'est encore OK de proposer de l'affiliation ? Parce que tu as des influenceurs qui sont plutôt souples sur le sujet. T'en as d'autres qui vraiment disent « Non mais, vous rigolez ou quoi ? Moi, je ne peux pas m'engager sur les ventes que je vais générer. » Ce qui est tout à fait compréhensible parce que quand on paye une page de pub dans un magazine, on ne demande pas aux chargés de compte d'être payés sur les ventes qu'on va générer puisqu'il n'y a aucun moyen de...
- Speaker #1
Des fois, il faudrait parce que les ventes sont tellement importantes qu'on gagnerait beaucoup d'argent.
- Speaker #0
Ouais, c'est clair, c'est clair. C'est clair, mais c'est un engagement en général qui est difficile à prendre.
- Speaker #1
Non, alors ce qu'on voit, c'est beaucoup de modèles hybrides qui se mettent en place. Donc par rapport à ce que j'ai évoqué tout à l'heure, quand tu collabores avec un influenceur qui a un minimum de notoriété, parce que c'est peut-être un petit peu différent sur l'UGC, sur les micro-nano-influenceurs, mais tu vas aussi faire appel à la notoriété de cet influenceur qui va être plus difficilement mesurable sur les ventes à court terme. ça va te permettre de faire du recall, de la vente derrière je parlais avec un influenceur qui est spécialisé sur les livres par exemple, tu ne peux pas traquer les ventes directement. En revanche, tout le travail qu'il va faire, va faire que quand j'aurai vu son contenu, quand je vais aller chez un libraire, je vais reconnaître la couverture, il m'en aura parlé, il m'en aura parlé positivement, donc je vais peut-être prendre le livre et déclencher la vente. C'est difficile de le lier directement, tu peux travailler sur les concomitances de vente, en point de vente, mais ça demande beaucoup de systèmes et de data. Donc pour répondre à ta question, oui, ça se fait encore, tout le monde n'accepte pas d'en faire, donc les plus gros influenceurs refusent ou...
- Speaker #0
Ça dépend vraiment des types de campagnes, mais ils le font de manière assez limitée. Et ce qu'on voit qui se développe, c'est surtout des modèles hybrides avec une partie de cachet fixe et une partie qui va être liée à la performance.
- Speaker #1
Moi, ce que je dis en général, c'est que ça ne se propose pas d'office. D'abord, tu travailles avec l'influenceur, tu le rémunères pour le contenu qu'il a créé. Si ce contenu-là a eu un impact sur tes ventes et que tu as repéré et que l'influenceur fait du contenu hyper authentique, etc. Dans ce cas-là... Dans une logique de longue durée, tu peux lui proposer de l'affiliation pour qu'il en parle régulièrement, mais c'est difficile de réduire le budget d'origine grâce à l'affiliation.
- Speaker #0
Et c'est souvent en complément d'autres... Tu peux travailler avec des influenceurs qui sont un peu plus gros ou plus établis, qui vont te permettre de travailler sur la notoriété ou sur la crédibilité. Et tu vas travailler sur l'affiliation, plutôt sur l'activation, plutôt en bas de fenêtre. Et donc, il faut voir aussi... L'influence marketing aujourd'hui, elle est de plus en plus considérée dans une approche stratégique, tactique et ponctuelle. Et donc, les marques, elles mettent en place des vrais dispositifs complets avec ces gros influenceurs ou plus gros influenceurs pour travailler sur ces leviers-là et des plus petits pour travailler sur l'affiliation, par exemple, ou sur le personnel.
- Speaker #1
Il y a un autre point sur les budgets influence. Alors, on parle en pourcentage depuis tout à l'heure, donc globalement. C'est cohérent, mais on sait quand même qu'il y a un ticket d'entrée qui est quand même au moins de 15-20 cas à minima. Moi, il y a quand même un truc qui m'interroge plus le temps passe, c'est que les budgets augmentent. Et donc, ça me met un petit peu sur le côté des PME qui ont des budgets beaucoup plus restreints ou qui veulent tester l'influence, mais où c'est un peu compliqué. Il y a aussi de l'éducation parfois à faire dans certaines structures. de chargés de com qui arrivent et qui disent qu'il faut faire de l'influence, mais personne n'a envie d'y mettre 20K comme ça d'office. Est-ce que l'influence ne devient pas un peu élitiste et va finir par devenir un entre-soi avec que les grosses boîtes qui écrasent toutes les autres, budgétairement parlant ?
- Speaker #0
Oui et non. Oui, dans le sens... Grande question ! Je t'entends ! Oui, dans le sens où, comme tu disais, il faut un certain nombre de... quantité de budget, un montant de budget qui soit assez important pour pouvoir faire de l'influence. Et donc, il y a beaucoup de grosses marques qui s'y mettent. Donc, ils vont payer aussi les influenceurs un certain montant. Donc, ils vont fixer aussi un certain seuil. Après, les influenceurs, potentiellement, il y en a une infinité. Les plus petites marques, elles ont souvent aussi des ancrages locaux. Tu vois, Lumix, par exemple, on fait beaucoup d'événements c'est vraiment lancer un cycle d'événements locaux. Par exemple, en Aquitaine, on a fait un premier événement à Biarritz. Il y a des entreprises qui sont basées à Biarritz qui vont faire appel à des influenceurs locaux qui peut-être coûteront un petit peu moins cher parce qu'ils ont une autorité qui est assez ciblée. Mais ces marques aussi, elles peuvent avoir une stratégie. C'était la stratégie des DNVB, des marques qui s'adressent directement aux consommateurs sans passer par des réseaux de distribution qui vont en ligne, si je simplifie. et qui ont investi énormément dans l'influence, au lieu de faire de la publicité classique et de mettre tout leur budget sur des leviers classiques, ils sont allés sur l'influence, et ça a donné des succès faramineux, des marques comme Cézanne, Cabaya, Cheers, etc., qui se sont développées, c'était des toutes petites boîtes au début. Elles ont mis l'influence au cœur de leur stratégie, donc ce n'est pas incompatible. Il faut être malin, comme je dis souvent, il faut bidouiller un petit peu au début. ça va dépendre des marques quand t'as un produit qui a une certaine valeur ou qui peut avoir une certaine valeur perçue tu peux aussi ne pas dépenser beaucoup d'argent mais envoyer ce produit là, ça va te coûter un peu d'argent mais moins cher que le prix catalogue et moins cher que de payer comme un média donc il y a plein de choses à tester et puis dans ce test and learn, une fois que ça a bien fonctionné que tu as trouvé ta mécanique, les typologies d'influenceurs qui marchent avec toi, etc, là tu peux commencer à augmenter tes budgets et accélérer Ouais
- Speaker #1
D'ailleurs, ça me fait penser à un café que vous aviez organisé avec Cheers. Et la responsable influence, elle disait qu'ils mettaient surtout leur budget dans l'expérience qu'ils proposaient aux influenceurs. Et ça avait créé une famille de dingues, presque partant en vacances ensemble.
- Speaker #0
L'ambassadeur.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et du coup, finalement, je pense que budgétairement parlant, la projection n'est pas la même aussi. De payer juste un influenceur pour créer... Enfin, juste. Pour créer son contenu, quand on est dedans, on se rend compte aussi du travail monumental que c'est d'être créateur de contenu. Pour beaucoup, ça peut être un peu, oui ça va, il crée du contenu sur les réseaux. Mais du coup, là, il y a un vrai lien qui est créé, il y a un vrai rebond des influenceurs qui parlent régulièrement de la marque.
- Speaker #0
C'est-à-dire plus que ce qui est contenu dans le contrat. Carrément. C'est vraiment une tendance qui se développe. Et après, pour te donner quelques chiffres, parce que c'est intéressant, tu vois l'ARPP par exemple qui publie ses rapports. disait qu'il y avait 4%, je crois que c'était 4% des marques, des TPE, tu vois, qui faisaient déjà de l'influence. Donc, c'est quand même assez restreint encore, mais c'est encore, c'est en train de se développer. 4% ? Ouais.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est tout petit.
- Speaker #0
Ouais, tout petit. Donc c'est un marché à venir, je pense.
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
Après, je reboucle avec mon métier historique, ils ont toujours fait appel aux célébrités locales. Tu lances un resto, tu faisais venir le sportif local ou la célébrité, le patron local dans ton resto. Donc ça a toujours fonctionné un petit peu comme ça. Et donc je pense que ça continuera à se développer autour de ces influenceurs.
- Speaker #1
Carrément. On a parlé un peu de data. sur Call Square, il y en a beaucoup de la data, sur lesquelles aujourd'hui pour toi, il faut se focus pour calculer son ROI et se dire OK, mon investissement est cohérent et à réitérer.
- Speaker #0
Ça va dépendre de tes objectifs, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Si tu as un objectif de notoriété, d'awareness, on va dire qu'il faut que tu te concentres avant tout sur tout ce qui est reach, impression, avec un indicateur qui est important aussi, qui est le Learn Media Value, dont on parle souvent, mais qui est le calcul d'un équivalent média, donc un équivalent paid, pour les engagements qui sont liés à la campagne. Donc, basiquement, on va valoriser chaque vue, chaque commentaire, chaque like, etc., de manière différente en fonction des plateformes, parce qu'ils ne sont pas calculés de la même manière en fonction des plateformes. et te donner un chiffre qui va te permettre de suivre l'impact théorique de ta campagne et surtout de voir l'évolution de cet impact dans le temps, voire de le comparer par rapport à tes concurrents. Donc ça, c'est assez intéressant comme indicateur. Et sinon, si ton objectif est plutôt sur les ventes, là, tu vas être basé sur soit ta conversion, soit les ventes directement, ton panier moyen, etc. Pour faire ça, il faut que tu te connectes soit avec des technologies d'affiliation, soit te connecter, par exemple, sur Call Square, tu peux te connecter sur Shopify, générer automatiquement tes codes promos et tes liens faqués, pour ensuite suivre directement les ventes sur Call Square qui ont été réalisées sur ton site d'e-commerce.
- Speaker #1
Je ne suis pas allée jusque-là, mais j'avais vu la partie lien traqué, qui est déjà super intéressante, parce que ça donne beaucoup d'infos. Mais maintenant, la plupart des boîtes sont sur Shopify. Donc, c'est super intéressant. Il y a un système aussi sur Call Square, il me semble, où tu peux rémunérer les influenceurs depuis Call Square. Ce qui est aussi super utile pour beaucoup de boîtes qui traitaient toutes les factures une à une des influenceurs. C'est un sacré dossier parfois.
- Speaker #0
Oui, comme on disait que le marché se professionnalisait, mais du coup, il y a de plus en plus de volume aussi. il faut réussir à contractualiser et à payer les influenceurs parfois tu en as des centaines, des milliers donc c'est pour ça qu'on a développé cette fonctionnalité qui permet de payer simplement les créateurs avec une seule facture, donc tu charges un wallet et après tu vas payer tous les influenceurs d'un seul coup et eux ils sont rassurés aussi parce qu'ils savent que l'argent a été placé sur le wallet parce qu'il y a aussi de l'autre côté des inquiétudes de la part des créateurs
- Speaker #1
Ah ouais, c'est clair Après, on n'a pas évoqué ces points-là, mais sur le plan éthique de la rémunération influenceur, il y a aussi ce sujet-là qui est ma stock, des influenceurs qui vont à la pêche à leur montant. Mais bon, j'ai envie de dire que c'est pour tous les business.
- Speaker #0
C'est pareil.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Pour tous les fournisseurs.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. On a parlé d'Europe tout à l'heure. Tu évoquais un petit peu des maturités de marché, etc. Toi, aujourd'hui, quelle similitude tu retrouves entre les pays sur le sujet de la rémunération ? Même si on a bien compris que l'offre et la demande sont différentes, donc forcément les montants augmentent. En tout cas, sur les démarches et sur l'évolution des budgets, etc. Et est-ce qu'il y a des petits trucs un peu culturels qui changent vraiment la donne ?
- Speaker #0
Alors, tout à fait. Il y a à la fois, c'est intéressant parce que si on prend l'Europe sur laquelle nous on est focalisés, tu as des grosses différences après en Amérique du Nord, Amérique du Sud et Asie, mais même au sein de l'Europe, tu as un patchwork, tu as une unité, parce que grosso modo c'est un marché qui est assez similaire, mais tu as un patchwork de fonctionnement qui sont différents. Donc on parlait de l'affiliation par exemple tout à l'heure, l'affiliation s'est beaucoup développée au Royaume-Uni. très beaucoup par l'influence anglo-saxonne, notamment des Etats-Unis où c'est très très développé. Ça l'est moins dans les autres pays. Un tout petit peu plus en Allemagne, ça se développe maintenant beaucoup en France. Par exemple, dans le sud de l'Europe, c'est un peu moins développé. Donc en termes de rémunération, tu vois, ça a un impact parce que tu vas être beaucoup plus orienté mesure de la perf et paiement à la perf. Quand tu es sur les pays du sud, c'est aussi un peu caricatural, mais les engagements sont beaucoup plus élevés, par exemple en Espagne et en Italie. c'est culturel, ils vont plus facilement liker, commenter, etc. Et donc du coup, tu vas un peu moins valoriser même dans ton calcul d'orne média value par exemple, potentiellement. Tu vas moins valoriser les engagements parce qu'ils ont moins de valeur. C'est facile,
- Speaker #1
c'est facile.
- Speaker #0
Voilà, dans l'ensemble, après les prix, aujourd'hui ce qu'on constate, c'est que les prix sont un peu plus élevés en Allemagne aujourd'hui. Et ils ont eu tendance à augmenter. Donc c'est un peu comme ce qu'on a constaté en France il y a 2-3 ans. Ma prédiction, c'est que ça va stabiliser ou un petit peu baisser. et par exemple dans le sud de l'Europe ils sont en plein boom il y a de plus en plus de créateurs il y a de plus en plus de marques qui font appel aux créateurs donc le marché c'est la France il y a 4-5 ans c'est en train de vraiment de prendre un essor très important Ok,
- Speaker #1
je suis à J'adore savoir un petit peu ce qu'il se passe ailleurs et puis pour le coup pour avoir travaillé avec des influenceurs francophones mais pas forcément français Merci. La vision de l'influence et de leur boulot est vraiment assez différente en fait, donc c'est rigolo.
- Speaker #0
C'est intéressant que tu parles des marchés francophones, parce que si par exemple la Belgique ou la Suisse, c'est des marchés sur lesquels il y a très peu d'influenceurs locaux. Donc c'est beaucoup d'influenceurs francophones, mais qui ne sont pas basés là-bas, mais qui sont suivis par des audiences qui sont là-bas. Et donc ça demande une approche un petit peu différente pour les marques. On retrouve la même chose dans les pays nordiques, qui sont des petits pays en termes de population, et donc en termes de en volume de créateurs. Par exemple, tu as 20 000, 30 000, 40 000 influenceurs là où il y en a 180 000 en France. Au Danemark, je pense qu'il doit y en avoir 30 000. Donc ça demande une approche différente parce que quand tu es une marque là-bas, tu as beaucoup moins d'offres pour pouvoir déployer. Donc c'est des marchés sur lesquels la micro-influence s'est beaucoup plus développée par exemple. En France, On va généralement faire appel à des influenceurs qui ont plus de 5000 followers. Là-bas, c'est plus facile à partir de 1000, 2000, 3000 followers, sachant que c'est un peu comme une pyramide, donc tout en bas, tu en as de plus en plus. Mais voilà, ils vont aller chercher plutôt de la micro-influence parce qu'ils sont un peu bloqués sur le haut de la pyramide.
- Speaker #1
Ok. Un autre point que je voulais voir avec toi, il y a le guide de l'influence responsable de l'ADEME qui est sorti il y a quelques jours, d'ailleurs, il me semble. qui a été co-écrit par Amélie Deloche et Valérie Martin, qui sont toutes les deux passées au micro de réputation d'ailleurs, sur des sujets assez distincts, mais toujours sur comment on fait avancer le schmilblick de l'influence responsable. Tu y parles d'une volonté de bien faire globale du marché. Est-ce que c'est du coup un constat que tu as de manière générale sur l'influence aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Tu disais tout à l'heure, nous on a été assez pionniers sur le sujet, mais on n'est pas les seuls, et heureusement. Il faut voir la dynamique qu'on retrouve au sein de l'UMIC et des autres organisations dont on parlait, et je pense qu'il y a aussi plein d'acteurs, même en dehors de ces organisations, qui sont très mobilisés. C'était très sensible quand on a commencé à se retrouver autour des tables ronds d'Abersy, et c'est pour ça aussi qu'on a voulu se structurer, mais je pense que tout le monde a envie de bien faire. Quand on se lève le matin, c'est pour bien faire. Tout le monde est passionné par ce secteur. On a envie qu'il dure et qu'il dure pendant très longtemps. Mais pour faire ça, il faut qu'on ait une approche qui soit responsable, une approche pérenne. Et donc, ça nécessite de se professionnaliser, de s'harmoniser, d'éviter les excès, de sortir peut-être les moutons noirs ou de les influencer pour qu'ils rentrent dans le rang, de faire amende honorable. Mais je pense qu'on l'a suffisamment fait. Il y a eu suffisamment de discussions, etc. d'accompagner aussi les autorités dans la mise en place des différentes régulations, des lois, etc. Et on n'est qu'au début, je pense, de ce qu'on peut faire. C'est-à-dire que là, quand on parle d'influence responsable, aujourd'hui en France, on parle beaucoup de la transparence et d'éviter les arnaques. C'est des choses assez basiques, mais ça c'est la loi, on va dire. Mais si on pousse un peu plus loin, il y a le rôle des enfants dans la publicité, par exemple. Il y a tout l'aspect environnemental chez Cold Square. On a développé un outil qui permet aux marques, aux agences, de calculer l'impact de leur campagne, l'impact environnemental de leur campagne, l'impact carbone. C'est assez compliqué. Il faut prendre en compte toute la production de tous les créateurs, tout est frais, etc. Mais voilà, je pense que pour moi, c'est la prochaine étape. De l'aveu même des tableaux ronds d'Abersy, du résultat de la loi d'influence, je crois que c'était Amélie d'ailleurs qui avait posé cette question-là, qu'en est-il de l'environnement ? Et les députés avaient dit, pour l'instant, c'est le parent pauvre. On n'a pas fait l'impasse dessus, mais on n'a pas pu tout traiter. Et je pense que ça sera l'étape d'après pour aller encore plus loin et développer un secteur qui dure et qui fonctionne bien.
- Speaker #1
Et puis pour accompagner la création des nouveaux imaginaires qui sont très très très très longs à créer et qui pourraient être accélérés grâce à l'influence. Parce qu'on connaît aujourd'hui le pouvoir prescripteur de l'influence. Tout à fait.
- Speaker #0
Et là-dedans, on a tous un rôle à jouer. C'est-à-dire qu'on stigmatise beaucoup les influenceurs. Ils sont clés dans tout ça, mais c'est aussi les agents, les agences, les annonceurs. Les annonceurs ont une grosse responsabilité sur leur manière de briefer les créateurs, ce qu'on leur demande.
- Speaker #1
Le budget qu'on leur propose aussi. Amélie disait justement dans son épisode que, excuse-moi je te trompe, mais du coup, elle disait que parfois les sommes proposées par les annonceurs étaient indécentes parce qu'ils voulaient juste écraser le concurrent. Et que ça mettait les influenceurs dans une grande précarité parce que ça reste quand même leur façon de vivre, en fait. Donc, leur moyen de vivre. Donc, c'est délicat et il faut que tout le monde s'y mette aussi. C'est clair.
- Speaker #0
Oui, c'est le projet.
- Speaker #1
C'est clair. Je veux bien te croire. Écoute, on a déjà raconté plein de trucs. J'ai des petites questions de fin. Il va falloir que tu me répondes du tac au tac.
- Speaker #0
Wow, ok. Vas-y.
- Speaker #1
Dans tes rêves ? Le monde de l'influence, c'est plus ?
- Speaker #0
Éthique. Je dis bien éthique, pas que responsable, plus éthique. Je ne sais pas s'il faut que je développe.
- Speaker #1
Tu peux,
- Speaker #0
vas-y. Tu vois, l'éthique, il y a cette notion de bien et de mal. Mais pour moi, ça va plus loin que juste la transparence sur les collaborations qu'on évoquait tout à l'heure. Il faut aller vraiment plus loin. sur le rôle des influenceurs et de l'influence dans notre société. On voit tous les débats qu'il y a aujourd'hui autour de la politique, par exemple des élections, le rôle des influenceurs dans tout ça. Mais aussi, tu parlais sur les imaginaires, chez les jeunes, on a commencé par ça tout à l'heure, mais tu vois, le masculinisme, tous ces sujets-là, donc c'est très important. Et je pense que dans un monde idéal... l'influence serait plus éthique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sera plus éthique.
- Speaker #1
Mais surtout, évidemment, on ne l'a pas évoqué parce qu'on pourrait parler de l'influence pendant des heures. Mais tu vois, dans le cadre politique, les médias sont normalement encadrés et la présence des candidats dans les médias sont encadrés. Et l'influence n'est pas...
- Speaker #0
Alors c'est un débat.
- Speaker #1
C'est un débat, ça bouge, j'imagine. Parce que pour le coup, typiquement, on a beaucoup discuté ces derniers temps de légende, par exemple. et c'est un peu le sujet comment on fait sur une campagne c'est un sujet intéressant il y a une révision en cours d'un texte qui s'appelle l'AVMSD l'Audio Visual Media
- Speaker #0
Service Directive qui existe depuis 2018 je crois qu'elle a été révisée plusieurs fois et qui est en cours au niveau européen pour savoir notamment si on inclut les influenceurs dedans sachant que dans la définition actuelle qui est un peu floue hum On pourrait considérer qu'ils sont inclus dedans ou pas. La France a considéré que non, et c'est pour ça qu'on a été amené à faire cette loi sur l'influence commerciale. Mais l'Italie et l'Espagne, par exemple, ont considéré que les influenceurs rentraient dedans. Ce qui veut dire que quand ils rentrent dedans, ils vont être considérés comme un média classique, et ils vont avoir toutes les règles des médias classiques qui vont s'appliquer, y compris la pluralité, mais aussi la protection des mineurs. Donc s'assurer que tes contenus, s'ils ne sont pas adaptés aux mineurs, ne sont pas diffusés aux mineurs. Et quand tu es un influenceur, c'est très compliqué parce que c'est la plateforme qui maîtrise ça. Y compris des choses qui ne sont pas du tout applicables. Par exemple, au moins 30% des contenus que tu diffuses doivent avoir été produits en Europe. Donc ça, c'est valable pour un média classique. Mais quand tu es un influenceur, tu produis ton contenu et ça n'a rien à voir. Oui, complètement. Tu vois, un certain nombre de règles comme ça qui ne sont pas applicables. donc il y a tout Nous, on participe avec l'UMIC et avec l'UIMA, dont je parlais tout à l'heure, à ce débat-là, pour essayer de savoir si les influenceurs doivent être inclus ou pas dedans. Sachant que dedans, il faut séparer les énormes influenceurs dont tu parlais de certains comptes qui sont des influenceurs d'information. de tous les autres. Est-ce qu'il faut tous les mettre dans le même panier ou pas ? Par exemple, en Espagne et en Italie, ils ont considéré que non. Ils ont pris les plus gros influenceurs qui avaient plus d'un million de followers, par exemple, et qui gagnaient plus de 300 000 euros par an. Et donc, ils ont dit, vous, vous allez appliquer telle règle. C'est peut-être vers ça qu'on s'oriente. Il faut savoir qu'il y a déjà beaucoup de règles qui s'appliquent aux influenceurs partout, donc ça risque de complexifier aussi le métier des influenceurs. Il n'en reste pas moins qu'il y a ce sujet du rôle des influenceurs dans les élections et la pluralité dans les médias en général.
- Speaker #1
Carrément. Deuxième question. Une bonne campagne influence, elle ?
- Speaker #0
Elle sera la durée.
- Speaker #1
Ça me va. Et l'influence de demain sera ?
- Speaker #0
sera mesurée. Plus mesurée.
- Speaker #1
Mesurée et mesurable.
- Speaker #0
Et mesurable, ouais, c'est ça. Aujourd'hui, il y a quand même toujours un challenge autour de la mesure, de la performance. On a parlé tout à l'heure des indicateurs, du manque d'harmonisation de ces indicateurs. Et tout le monde ne commence pas ses campagnes avec cet objectif de mesure derrière. Tout le monde n'a pas les outils non plus pour le faire. Et les plateformes n'aident pas parce qu'en fonction des plateformes, tu as des indicateurs qui sont différents, etc. Demain, dans un monde idéal, ça sera vraiment bien mesuré et sans débat autour de cette mesure.
- Speaker #1
Ok, top. Alors, merci beaucoup, Constance, d'avoir passé ce moment-là avec moi. C'était super intéressant. J'ai appris plein de trucs. J'espère que les auditeurs auront appris autant de trucs que moi. Si on veut tester ou s'équiper de Call Square, on passe par où ?
- Speaker #0
Il faut aller sur notre site internet ou il faut me contacter sur LinkedIn. On fait une démo à chaque fois. Vous pouvez essayer de comprendre quels sont vos besoins, quelles sont les fonctionnalités qui pourraient être adaptées à vos besoins. Vous pouvez faire souvent un test de la plateforme.
- Speaker #1
Et surtout, c'est adapté à toutes les structures. parce que pour le coup, moi... Quand j'ai lancé l'agence, c'était vraiment un démarrage, je n'avais pas dix licences. Et je le cite ici parce qu'on a passé un très bon moment à discuter de plein de choses autres que Call Square, mais Antoine m'a vachement accompagnée. Salut Antoine ! Et c'est ouvert à tous les budgets en fonction justement de la taille de la structure et des besoins qu'on a. Donc il ne faut vraiment pas hésiter, il ne faut pas se dire que parce que c'est le leader européen, on ne va pas pouvoir y accéder.
- Speaker #0
On s'adresse plutôt à des marques ou des agences qui sont matures en influence. Donc, il faut quand même avoir une certaine expérience. Et toi, tu savais déjà ce que tu voulais en faire et tu avais déjà des clients, etc. Mais oui, ça reste accessible. Il y a toujours des offres qui sont adaptées en fonction de vos besoins.
- Speaker #1
Top. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci pour la pub.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
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