- Speaker #0
Vous êtes-vous déjà dit que les relations médias, c'était beaucoup de théories et très peu de pratiques ? Pourtant, la presse et l'influence restent un levier puissant. Elles construisent votre notoriété, baptisent votre réputation et orientent vos décisions parfois sans même que vous en ayez conscience. Dans cette saison 2, réputation va encore plus loin dans le concret. On va chercher les outils, les techniques qui marchent vraiment. On échange sans langue de bois sur ce que sont et ce que deviendront les relations médias de demain. Je suis Marine Barbato, RP depuis plus de 15 ans et engagée pour un retour au bon sens dans mon métier. Plusieurs fois par mois, je vais à la rencontre d'experts de la presse et de l'information. influence pour explorer le futur des relations médias et vous aider à construire une réputation solide, durable et alignée. Bienvenue sur les ondes de réputation, le podcast des relations médias de demain. Jonathan m'a donné rendez-vous un mardi après-midi chez l'un de ses clients. Il enchaînait sur un événement presse influence le soir même. Et il est arrivé avec un peu de retard alors qu'il ne l'est jamais. Il s'est confondu en excuses. Mais bon, moi je me suis dit que c'était déjà bien sympa de m'accorder du temps à un jour d'événement. Je l'ai interviewé sur une table du TOCA Social, à La Défense, avec l'avis d'un lieu de loisir et de fête en bruit de fond. Et finalement, ça résume assez bien l'invité du jour. De son nom, Jonathan Gannem, qui en plus d'être le boss d'une agence RP et le fondateur d'un groupe WhatsApp de plus de 300 membres, produit des talents artistiques à ses heures perdues. Avec Jonathan, on a retracé son parcours, par les communiqués de presse, ou pas. IA ou pas, contact humain ou pas, et on a bouclé ensemble un nouvel épisode de cette capsule vie de RP que j'aime tant. Bonne écoute ! Salut Jonathan !
- Speaker #1
Salut Marine !
- Speaker #0
Alors Jonathan, tu es CEO de Talents PR, que tu décris comme l'agence dédiée aux marques émergentes, donc tu vas nous raconter ça un peu plus en détail. Tu es beaucoup, en tout cas moi, je te vois beaucoup passer sur l'univers du divertissement, des loisirs, des lieux un peu d'exception on va dire, et tu es aussi à l'origine du groupe WhatsApp du PR Club. On va aussi un petit peu décortiquer, puisqu'il compte quand même 318 membres. J'ai regardé hier soir. Et tu es fan d'Eli Kaku.
- Speaker #1
Ah, exactement. Et ça,
- Speaker #0
ça fait de toi quelqu'un d'exceptionnel. Alors,
- Speaker #1
pendant toute mon enfance, exactement, j'ai toujours été un fan d'Eli Kaku, même à l'heure qu'il est. Je l'imitais, je reprenais ses sketchs. Donc oui, c'est une bonne info.
- Speaker #0
C'est pour ça que tu es devenu attaché de presse.
- Speaker #1
C'est pas mal. C'est un sketch qui est inspiré quand même et un sacré personnage. Donc oui, quelque part, elle envoyait les invites, elle collait les termes, tout ça.
- Speaker #0
C'est clair. Donc si on reprend au tout début, le petit Jonathan qui avait 10 ans, il voulait faire quoi de sa vie ? RP j'imagine ?
- Speaker #1
Alors non, pas du tout. À la base, je pense que mon métier de rêve, c'était peut-être chanteur. Donc quand j'étais au lycée, je participais à plein d'émissions de télé. À l'époque, c'était mon choix avec Evelyne Thomas, on n'avait pas encore The Voice et tout ça. Donc voilà, j'avais participé à un concours et j'avais terminé même mon final. Donc mon rêve était un peu ailleurs. mais vers 16 ans, 17 ans. je commençais à organiser des soirées en boîte de nuit à Paris. Et je connaissais énormément de monde. Et à l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux, etc. pour promouvoir les événements. Donc, on se faisait un groupe, chacun dans un lycée différent. Et on distribuait nos flyers et les soirées se remplissaient. Et je pensais qu'à la base, RP, c'était connaître énormément de monde et savoir rabattre du monde. Donc, j'ai su très vite, à 16-17 ans, que je voulais faire ce métier. Mais après, je l'ai appris au fur et à mesure, dans le temps, en faisant différentes rencontres et en ayant différentes expériences professionnelles.
- Speaker #0
Ouais, puis finalement, presque plus relation publique que relation média, en fait.
- Speaker #1
Ouais, pour te raconter une anecdote, quand j'étais étudiant, je travaillais à Roland-Garros. Et pendant le tournoi, je faisais l'accueil à hauteur du village. Le village, c'est là où tu as toutes les célébrités qui arrivent. Et je voyais à chaque fois quelqu'un qui arrivait avec toutes les célébrités. Il venait avec Emmanuel Béart, avec Catherine Deneuve. Et un jour, je l'arrête par curiosité. Je dis, mais excusez-moi, vous faites quoi comme métier ? Et en fait, il regarde mon badge et il me montre le sien. et on a en fait le même nom de famille. Donc lui, il s'appelle Carl Gannem. Et aujourd'hui, il est à la tête de Nice Work.
- Speaker #0
J'ai travaillé avec Carl pendant plusieurs années.
- Speaker #1
Et donc moi, Jonathan Gannem, et moi, petit jeune à l'époque, on a une quinzaine d'années de différence. Et donc, je me suis dit quelque part, tiens, j'ai envie de faire ce métier. Mais il a fallu le mettre en route, le comprendre. Donc les choses, après, ont pris un autre tournant. Mais ça a été une des... premières étapes pour me dire, tiens, j'ai envie de me lancer là-dedans.
- Speaker #0
J'ai vu que tu animais des plateaux de talent show et tu produisais des humoristes. Alors, je ne sais pas si c'est encore le cas ou si c'était avant. Qu'est-ce qui est le plus dur selon toi ? Est-ce que c'est de faire rire une salle de quatre personnes un soir de match ? J'ai lu ça dans une interview de Maxime Gasteuil. C'est ça qui t'avait fait marrer ? Ou obtenir une double page dans un grand quotidien national ?
- Speaker #1
Alors, c'est très, très dur, ça, comme question. En fait, oui, alors Talent Show, comment j'ai monté ça ? J'étais étudiant en école de commerce à Rouen et dans le cadre de mes études, je suis parti un an aux États-Unis. Et là, en fait, il y avait donc cet événement qui s'appelait Talent Show dans cette université. J'étais dans le Minnesota et je découvre un amphithéâtre avec peut-être 2000 personnes à l'intérieur, chauffées à bloc et des étudiants à l'intérieur qui viennent révéler leur talent. Dont une jeune fille qui était avec moi en cours d'espagnol, timide, réservée, elle ne disait pas un mot. On la met sur scène, elle nous chante « I will always love you » de Whitney Houston. Franchement, j'étais scotché. Et je me suis dit à ce moment-là, voilà, quand je vais être de retour à Rouen après cette année, je veux monter ce projet. Et donc je suis arrivé, je suis devenu président du BDE de l'école. C'était une de mes premières intentions pour faire bouger un peu les choses comme je le voulais. Et donc en montant le Talent Show, il y a plein de médias type Énergie, France Bleue, je ne sais plus lesquels exactement, mais qui nous ont suivis dans l'aventure. Et en fait, toutes les écoles du campus de Rouen me mettaient à disposition. tout le réseau étudiant et surtout un grand amphithéâtre pour monter le premier talent show. Et donc à ce moment-là, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai révélé des talents au tout genre qu'il y avait dans les différentes écoles du campus. C'était la première soirée.
- Speaker #0
Tous les types de talents du coup ? Tout, il y avait... La France en incroyable talent. C'était le début, ça n'existait pas encore.
- Speaker #1
Ça s'est lancé peut-être deux ans après, l'incroyable talent. Et donc je disais à mes amis de Paris, venez à Rouen, c'est rien, c'est à une heure et quart de Paris. Ils ne voulaient pas venir. Je me suis dit, qu'est-ce qu'on va faire l'année prochaine ? On le monte à Paris.
- Speaker #0
J'irais, c'est quand même pas possible, c'est parisien.
- Speaker #1
Il ne voulait pas bouger. Donc voilà, location d'un théâtre à Paris, même mécanique. Et c'était l'époque, à ce moment-là, où se lançaient les Facebook. Et quand on créait un événement Facebook, c'était extraordinaire. Donc j'arrivais à remplir les théâtres comme ça. Et après, Talent Show a pris un virage. Parce qu'au démarrage, vraiment, on a révélé tout type de talents. On pouvait être musicien, on pouvait être chanteur, on pouvait être humoriste. Mais on a... a pris un virage vraiment purement stand-up. Et donc aujourd'hui, j'ai fait de la production d'humoriste, j'ai produit notamment les démarrages de Marie Saint-Filtre, un personnage qui n'existe plus aujourd'hui parce qu'elle s'appelle Marie Benoliel. Mais il y a toujours eu en fait ce goût quelque part d'entrepreneur qui me rattrapait, que ce soit dans le talent show, soit dans la production, soit dans ma vie de consultant RP, où au bout d'un moment je me suis dit, ça y est, il est temps que tu te bouges et que tu entreprennes. En 2016, j'ai pris mon virage et créé Talent PR.
- Speaker #0
Du coup, tu fais une transition parfaite parce que je me demandais justement comment on passe de cet univers du spectacle, de la prod, etc. à monter son agence RP, même si en effet, il y a plein de ponts qui se dressent entre les deux milieux. Passer du côté RP, c'est quand même un autre job.
- Speaker #1
Alors, j'ai toujours été en com, tout le temps. Mon premier stage, c'était dans la marque de cosmétiques By Terry. Ça a commencé comme ça. Ensuite, j'ai été chez L'Oréal où j'ai travaillé pour L'Oréal Paris France et ensuite la division cosmétique active avec les lancements de marques SkinCeuticals, Sanoflore. Après, j'étais en agence chez Burson Marsteller, aujourd'hui qui s'appelle BCW. Donc, j'ai toujours été en agence. Et quelles que soient les expériences professionnelles, j'ai toujours parlé du talent show. Je ne l'ai jamais caché. Et en fait, tous mes employeurs me défendaient à 100% dans... dans la création du talent show et devenaient automatiquement des partenaires. L'Oréal, par exemple, fournissait plein d'échantillons de différents produits. Après, quand j'ai été en agence chez BCW, j'avais comme client notamment la compagnie aérienne Swiss qui a offert des billets d'avion sous forme de tombola. Donc en fait, j'ai toujours été soutenu et c'est toujours ce que j'ai aimé chez ces employeurs d'ailleurs. Donc j'ai toujours mené en parallèle les deux activités. la com et talent show.
- Speaker #0
Et donc tu as quitté ton dernier poste en te disant, comme tu disais, envie d'entreprendre aussi sur la partie RP. Et donc comment t'as créé Talent Spiar ? Est-ce que t'avais vocation à être vraiment sur cet univers du spectacle et garder beaucoup de liens ? Qu'est-ce qui s'est passé vraiment dans le concret ? En fait,
- Speaker #1
en 2016, ma dernière expérience professionnelle, c'était chez Burson Marsteller du groupe WPP, où je suis resté à peu près 4 ans. Et en fait, à un moment, on se rend compte que la roue est à peu près la même chaque année. On va dire, au mois de novembre, on va élaborer la stratégie de communication pour l'année suivante.
- Speaker #0
Excuse-moi, je te coupe. Tu avais quelle typologie de client ? Alors,
- Speaker #1
à l'époque, j'étais dans un département qui s'appelait Corporate. Et j'avais vraiment des clients de tous univers. Donc comment... Comment ce passage chez Burson s'est fait ? J'avais travaillé chez L'Oréal et c'est comme ça que ce passage s'est fait. Mais quand je suis arrivé quelques mois plus tard, on m'a dit « je suis désolé, la marque de beauté n'est en fin de compte pas rentrée » . Donc, tu vas travailler sur différents univers. Et là, je me suis dit « waouh, de quoi on me parle ? » Parce que c'était la première fois que j'étais côté agence et je ne savais pas exactement comment les choses fonctionnaient. Donc, j'ai travaillé, on a accompagné notamment le biscuitier Lue à l'époque sur sa présence au salon de l'agriculture. La marque automobile Ford. Ce qui vous permet, en travaillant pour une marque comme celle-ci, de connaître vraiment des journalistes d'univers très différents, de l'automobile, de la tech avec les technologies embarquées, tout ce qui est environnement, etc. Donc honnêtement, c'était un compte où je m'amusais beaucoup. Après, il y a eu les compagnies aériennes du groupe Lufthansa, donc Lufthansa et Swiss notamment. Donc j'ai eu vraiment des clients de tout secteur. Mais ce que je trouvais surtout, c'est la... Un peu difficile au démarrage, c'est la mécanique, parce qu'on n'arrive pas dans une agence comme on est chez l'annonceur. Parfois, vous avez un journaliste qui vous appelle. « Ah ben Jonathan, j'aimerais avoir la news de ton client. » Ok, mais lequel ? Donc, je dis souvent que ça met à peu près trois mois pour bien comprendre la mécanique agence, la gymnastique. Et surtout, quand je voyais la génération d'après arriver pour des stages et qui me disaient « on arrive pour trois mois, pour quatre mois » , je leur disais « vous allez voir, honnêtement, ce n'est pas facile » . Mais une fois, par contre, qu'on est rentré dedans, j'ai eu vraiment une... passion pour la gymnastique agence et passer d'une problématique à une autre. Et voilà, et quatre ans plus tard, une fois que je me disais la roue est toujours un peu la même, j'ai besoin un peu de changement. Et c'était surtout à ce moment-là la tendance des auto-entrepreneurs, avant que ça devienne des micro-entrepreneurs aujourd'hui. Je me suis dit voilà, c'est le moment de me lancer. Et je me suis lancé d'abord en auto-entrepreneur. Ce qui n'a pas duré longtemps parce qu'une fois un chiffre d'affaires atteint, on doit passer en... Après je suis passé en SASU. pour Talents PR. Mais voilà, juste pour revenir sur le sujet, pardon, je disais qu'en novembre, on faisait souvent la stratégie RP pour l'année d'après. Parfois, je suis désolé, côté client, je suis désolé, en fait, on n'a pas grand monde pour valider. Décembre, vacances de décembre, janvier, je dois faire valider par le marketing, le marketing n'est pas là. Février, la strat est en fait complètement obsolète. Donc, je me retrouvais dans des situations un peu rocambolesques où à un moment, j'ai dit, bon, ça va. Ça y est, en fait, il faut se lancer.
- Speaker #0
Et aussi parce qu'en agence, on va vite. Tu l'as dit très bien, cette espèce de mécanique agence fait qu'on va assez vite. Et il y a une inertie en interne qui n'est pas du tout à reprocher à qui que ce soit. C'est juste que c'est normal, il y a des process de validation qu'en agence, on n'a pas. Ça va très vite.
- Speaker #1
Et donc, en fait, quand je me suis lancé, au début, en effet, je m'étais positionné sur le côté marque émergente parce que c'était une période où il y avait énormément de startups, où il y avait énormément de levées de fonds à annoncer. Donc, il y avait un vrai crochet à prendre sur ce côté-là. Jusqu'au moment où sont arrivées des licornes type Miracle, qui annonçait des levées de fonds à 100 millions d'euros. Là, je me suis dit, waouh, comment je vais faire pour positionner mes clients, même à 1 million, 2 millions, qui sont des très belles sommes, mais je ne vais plus y arriver. Et en fin 2019, j'ai rencontré une femme qui s'appelle Leslie Savikanamer, qui à l'époque avait créé le média Parole de Maman. aujourd'hui revendu à Unify qui est l'antenne digitale de TF1 et elle avait créé à ce moment-là le musée de l'illusion. Elle avait rencontré des grosses agences et en fait, Leslie, c'est une de mes plus anciennes clientes aujourd'hui, mais c'est quelqu'un qui ne mâche pas ses mots. Moi, en général, quand j'arrive pour rencontrer un prospect, je fais peu de débats à l'agence ou pendant 20 slides, je vais raconter l'historique. Je passe très vite au plan d'action parce qu'en fait, qu'est-ce qui va intéresser au final ? Qu'est-ce qui va intéresser au client ? C'est un, le plan d'action et deux, les résultats. Donc je... perd très peu de temps. Et Leslie me dit, « Waouh, en fait, j'ai adoré ce côté-là, on va travailler ensemble. » Et c'était la première personne qui avait utilisé le mot « loisir immersif » avec le Musée de l'Illusion. Donc ça a été ma première cliente dans ce secteur. Et lorsque j'ai démarré les RP côté loisir, côté immersif, je me suis dit, en fait, je veux faire ça. Parce que c'est un côté beaucoup plus fun, c'est beaucoup d'innovation. Il y a beaucoup de journalistes quand même qui couvrent la culture, le loisir, les idées sorties, l'influence. Merci. énormément développé dans le secteur. Et donc, aujourd'hui, je fais quasiment 100% du loisir. Alors que j'avais auparavant des startups, des marques de beauté, mais j'ai arrêté ce côté-là. Même les marques de beauté, je trouvais que c'était difficile à défendre. Alors, quand on est chez le plus gros annonceur, L'Oréal, il n'y a pas de difficulté, honnêtement. Mais quand on rentre des marques qui ont des beaux produits, mais qui ne sont pas annonceurs, là, il faut se battre. Allez, on fait des petits déj, on se bat pour une retombée, alors que pour le loisir, ça fuse. Et franchement, c'est ce qui me plaît. Et aujourd'hui, voilà, quoi de mieux que d'organiser des événements RP les mercredis, voire les week-ends, pour pouvoir convier les journalistes à venir en famille, entre amis ou collègues, pour découvrir nos clients. Donc, c'est un peu comme ça que le virage s'est fait après 2019 avec le loisir immersif.
- Speaker #0
Et puis, il y a un côté évidemment très événementiel que tu es obligé de recréer toute pièce dans les autres secteurs, en fait. Donc, c'est assez naturel.
- Speaker #1
Il y a beaucoup d'événements qui ne sont pour le coup pas des conférences de presse. On ne fait plus du tout ce genre de format. C'est vraiment des événements où on va les inviter à venir découvrir le projet. Et voilà, typiquement, là, on est accueilli chez un client qui s'appelle Toka Social, qui est un loisir immersif dans le domaine du football. Et ce soir, on accueille une vingtaine de médias et d'influenceurs qui viennent découvrir le lieu qui ouvre dans son intégralité. Ok,
- Speaker #0
trop bien. Petit message passé. C'est clair. Du coup, tu as appelé ton agence Talent Spillard. On a l'impression quand même, pendant tout ton parcours, que tu as été... faiseur de talent, c'est pas très joli comme terme, mais dénicheur de talent, c'est exactement ça. Qu'est-ce que, du coup, ton passé dans le spectacle t'a appris sur l'art d'attirer l'attention des journalistes, des influenceurs, même si c'est deux biais encore différents, mais qu'est-ce que ça t'a appris, qu'est-ce que ça t'a apporté qui fait, toi, un profil quand même, je trouve, moi, de l'extérieur, assez différent des RP classiques, tu vois ?
- Speaker #1
Alors déjà, pour t'expliquer, le petit jeu de mots qui se cache derrière talent PR, talent, on l'écrit au pluriel, C'est qu'en fait, c'est Talent S, Talent Show Production. Donc en fait, tu as les deux entités qui sont réunies sous la marque Talent PA. Donc il m'arrive encore de faire de la production aujourd'hui, notamment avec la marque Glidden, qui est un site de rencontres extra-conjugales, où on essaie de dédramatiser un petit peu ce sujet avec la création des Glidden Talent Show, où en fait, on propose à des humoristes de venir parler du couple. Ils ont carte blanche pour parler du couple. Et quel est l'humoriste qui ne parle pas du couple ? Aucun. Donc c'est un sujet sur lequel on s'amuse énormément. Donc ça, c'est pour t'expliquer un peu le côté, le nom en fait, Talent PR. Et après, pour revenir sur Maxime Gasteuil, en fait, Maxime Gasteuil, en effet, c'était la Coupe d'Europe de foot. Et je suis allé le voir, c'était au Café Oscar et on était quatre personnes. Et il a eu le courage de venir jouer. Il a fait une heure de spectacle et je peux te dire qu'on était scotché les quatre. Donc je vais... beaucoup, beaucoup dans les cafés. Aujourd'hui, les cafés théâtre, les cafés Oscar, toujours, le Paname, le Fridge. J'y vais énormément et je suis quelqu'un qui suit très bon public. Et donc, à partir du moment où je ne rigole pas, je me dis, bon, si je rigole pas, moi, c'est que ça ne plaira pas potentiellement au public du talent show. Mais j'adore venir les découvrir dans ce contexte. J'adore surtout parfois les conseillers, parce que j'ai parfois des vannes. qui me viennent à l'esprit. Je leur dis, tiens, tu aurais peut-être dû dire ça à ce moment-là. Et c'est ce qui m'a permis de rencontrer des humoristes qui démarraient très tôt. Aujourd'hui, je peux te citer Marine Leonardi, qui fait vraiment un carton. Résultat, on se connaît quand même assez bien, on se voit souvent. Aujourd'hui, je vais proposer un sujet avec notamment le média pure player Her Story. Je garde quand même des liens avec eux. Plein, je peux t'en citer plein. Samuel Bambi, qui a gagné aujourd'hui, qui a gagné danser avec les stars. et... Dans le domaine entrepreneurial, il y a à peu près la même chose. J'assiste très souvent à des événements où des startups viennent pitcher. Et parfois, j'ai des concepts, je me dis « Waouh ! » En fait, celui-là, j'aimerais bien le défendre en RP. Et c'est comme ça que j'ai connu notamment la plateforme Fiverr. Je ne sais pas si ça te parle. Fiverr, qui est présent dans le monde entier aujourd'hui, mais qui peut être producteur d'événements, qui ne peut faire que du marketing digital, que de la billetterie. Mais si tu vas taper de nombreux événements aujourd'hui, tu... tombes en fait sur la plateforme Fiverr, typiquement les concerts à la bougie candlelight, je ne sais pas si ça te parle, mais c'est une création Fiverr. Et donc Fiverr, on s'est rencontrés comme ça sur un événement de pitch startup. Et aujourd'hui, c'est un client, en fait, c'est un des plus gros clients depuis maintenant cinq ou six ans. Mais voilà, tout ça, tu as tout à fait raison quelque part. On est toujours dans l'émergence et j'aime bien les rencontrer dans un moment où eux-mêmes sont en train de se créer, eux-mêmes vont éclore. pour me dire en fait, je les aide au démarrage et je suis là dès le début.
- Speaker #0
Et du coup, tout ce truc aussi, moi que je ressens comme ça, tu m'arrêtes si je me trompe, mais ce côté un peu justement de vanne, de pitch, etc. C'est un truc qu'on retrouve vachement pour essayer de choper les journalistes. Choper, le terme est très, très vilain. Mais en gros, attraper leur attention, catcher leur attention. Alors,
- Speaker #1
je vais te donner un exemple très concret avec aujourd'hui. Donc, l'événement qu'il y a ce soir. Donc, nous sommes à la Défense en ce moment. Donc l'événement qu'il y a ce soir chez Toca Social, j'ai écrit PS, excuse-moi quand j'ai diffusé le mail aux journalistes et aux créateurs de contenu, PS, aucune crainte niveau transport, Céline Dion ne chante pas ce soir. Donc en effet, tu vois, j'essaye parfois d'appâter avec humour un peu autrement que par le mail, l'objet de mail. Donc j'avais cette vanne pour ce soir qui a été faite.
- Speaker #0
C'est clair. Est-ce qu'elle t'a ramené du monde cette vanne ?
- Speaker #1
Oui, mine de rien, oui. Les gens rebondissent. Ça te prouve surtout que tu es élue, parce que parfois tu ne sais pas. Et donc, j'ai eu des personnes qui m'ont répondu sur cette vanne.
- Speaker #0
C'est chouette. Du coup, l'autre question que j'avais, c'était pour toi, c'est quoi le hack que tu as appris qui marche à tous les coups pour justement attirer l'attention des journalistes, des influenceurs ? Est-ce que c'est cette petite chose, ce truc un peu qui va sortir de l'ordinaire ?
- Speaker #1
Alors, dans le loisir, c'est très différent parce que... Tu vois, par exemple, quand tu travailles sur des sujets un peu business, éco, tu vas donner une exclue à un média. Dans le loisir, c'est très différent. Tu peux donner une exclue à 10 médias. Donc, tu as toujours une dizaine de médias à qui j'écris 48 heures avant de diffuser l'info. Et eux me répondent. Il y a un automatisme qui se fait. On prend l'exclu, on prend l'exclu. Mais moi, je ne leur dis jamais. Je leur dis dans l'accroche finale. Pourriez-vous me confirmer que vous ferez bien partie des médias qui traiteront l'info en exclu ? Donc, ça commence comme ça, 48 heures avant. Après, je diffuse l'info à tous les médias et créateurs de contenu. Et là, l'info poursuit son parcours. Mais je fonctionne toujours de la même façon aujourd'hui, avec des médias avec lesquels je travaille très bien, type Le Bonbon, Sortir à Paris, Do It in Paris, Paris Friendly. Ça, ce sont les médias, tu vois, typiquement à qui je vais donner l'exclu. Et après, on fait un événement. En général, je me laisse à peu près... Je demande aux clients de me laisser trois semaines. entre la diffusion de l'info et l'événement, parce qu'il faut notre temps de relance, il faut que le journaliste prenne connaissance de l'info. Après, tous les clients n'ont pas leurs outils de communication prêts en temps et en heure. Tu vois, là, typiquement, on est le 6 octobre, aujourd'hui. Tu as certains clients qui ne m'ont pas encore fourni leurs infos Halloween. Tu vois ? Donc, quand j'y arrive, tout va bien et je respecte toujours ce timing. Exclu, 48 heures après diffusion de l'info, trois semaines après l'événement. mais Mais parfois, les choses font qu'on n'a pas toujours les outils de com au bon moment.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Mais il me semble qu'on a échangé il y a de ça quelques mois sur LinkedIn, sur le communiqué de presse et son efficacité, et la manière dont il était anglé, etc. Parce qu'il y avait un petit débat de le communiqué de presse ne sert plus à rien. Et je disais, moi, dans certains cas, ça m'est encore utile sur certaines actus. Et tu confirmais que quand même, dans ton secteur, le communiqué de presse a encore de la valeur.
- Speaker #1
Il y a 15 ans, les agences de com' vendaient beaucoup ce qu'on appelait à l'époque les dossiers de presse digitaux. Tu sais, c'était ces dossiers de presse, tu les ouvrais, t'entendais des bruits, machin, ils vendaient ça à des dizaines de milliers d'euros. Moi, aujourd'hui, je suis vraiment revenu au basique. C'est-à-dire que c'est un Word, fond blanc, visuel sur la gauche, texte, et je mets toujours à dispo des médias un drive, où là, dans le drive qui est public, tu retrouves tous les... les outils de com, le communiqué de presse, les visuels, etc. Mais on est revenu pour moi vraiment au basique. Et je reste en fait toujours aujourd'hui sur cette conviction-là. Et tu vois, parfois, ça surprend des clients. « Ah bon John, t'as pas besoin de créa, t'as pas besoin de trucs ? » Non, pas forcément, vous prenez pas la tête. En fait, les rédactions limitent très souvent le poids des mails, on va dire à 5 MO, donc ne m'envoyez pas des dossiers de presse à 10 MO, même si je finis par les compresser parfois sur I love PDF et autres, tu vois. Mais je leur explique qu'en fait, on est vraiment sur un retour au basique concernant les outils de com.
- Speaker #0
Oui, et puis le truc que je répète tout le temps, qui est vraiment pareil, basico-basique, mais tu as quand même une lecture de boîte mail qui est purement HTML. Donc en fait, plus ton truc est simple, plus les mots clés peuvent ressortir dans tes recherches.
- Speaker #1
Tu vois, selon les journalistes que tu vas rencontrer, tu vas en voir un qui va te dire, moi, je reçois 150 mails par jour, je ne sais pas comment les traiter. Donc moi, je fais partie de ceux vraiment qui mâchent l'info au max. pour le journaliste, et qui surtout, parfois, a la possibilité de proposer des sujets clés en main. Tu vois, là, je te parlais d'Halloween, je fais ce qu'on appelle... Dans le spectacle, t'as beaucoup ce qu'on appelle des line-up. Tu sais, c'est ces communiqués de presse qui récapitulent les spectacles que vont défendre des attachés de presse. Moi, je fais ça, beaucoup dans le loisir. Tu vois, donc typiquement, là, j'attends encore des infos, mais je vais diffuser un line-up Halloween, que faire pendant les vacances de la Toussaint, et je réunis 4-5 clients. Donc en fait, je leur fournis le sujet. Il y a un journaliste d'ailleurs qui m'en a vraiment voulu sur ça, parce que j'avais parlé de ça sur LinkedIn, alors je m'étais fait massacrer, d'ailleurs il portait le même prénom que moi mais j'ai oublié son nom de famille. Tu vois il me dit « oui mais comment vous osez proposer les sujets, au contraire c'est au journaliste de faire » . Ben non, parfois le journaliste aujourd'hui il n'a pas le temps, et on travaille vraiment main dans la main, et on est là pour les aider parfois. Alors moi je les aide, là où j'ai quelque part de la chance dans le loisir, c'est que j'ai beaucoup de marronniers, avec toutes les vacances scolaires.
- Speaker #0
Oui et puis que t'as des clients qui s'y greffent, ces marronniers. Oui,
- Speaker #1
tout le temps, tu vois. Donc j'ai tout le temps moi-même des sujets à proposer.
- Speaker #0
Quand tu t'assoies à ton bureau le matin, si tu t'assoies à ton bureau le matin, parce que j'ai l'impression que tu cours un peu dans tous les sens, qu'est-ce qui te donne encore la pêche, les petits papillons dans le ventre de ce métier ? Tu vois ce truc que tu me disais quand tu as terminé ton ancienne expérience de un peu le hamster dans sa roue, quand on est à son compte, qu'est-ce qui fait que ça, ça n'arrive pas ?
- Speaker #1
Déjà, tu as les innovations clients, ça c'est franchement un bonheur. Tu vois, cet été, j'étais aux Etats-Unis, je me retrouve à Las Vegas et je vois que Netflix, ouvre la Netflix House, où là tu vas avoir plein d'univers autour des différentes séries. Je me suis dit, waouh, en fait l'immersif a encore de belles années devant. Et honnêtement, si tu vas à Las Vegas, niveau immersif, tu vois des choses sublimes. Donc, tu as le côté innovation. Mais surtout, ce que j'aime faire, c'est élaborer la stratégie et le plan d'action pour le client et me convaincre à la fin que j'ai eu raison parce que les résultats médias sont là. Et ça, c'est franchement ma petite passion et mon excitation. Mon adrénaline du quotidien. Après, c'est des événements dans lesquels tu rentres et qui te passionnent tellement et qui demandent un certain temps, qui te demandent de réfléchir à plein d'angles. Je te donne l'exemple de la Paris Games Week, qui va avoir lieu pendant la première semaine des vacances de la Toussaint. C'est un sujet où tu t'éclates tellement avec les journalistes, où tu vas aller sur, j'en sais rien, l'anniversaire en soi, puisque c'est la 15e édition de la Paris Games Week. Ou tu vas aller sur plein de sujets pour chaque marque parce que chaque marque a un anniversaire à célébrer. Ou tu vas te dire, tiens, il y a aussi des médias féminins parce qu'aujourd'hui, tu as plein de créatrices de contenu gaming qui existent. Donc, ce qui m'éclate aussi au quotidien, c'est de trouver ces angles qui vont faire que les journalistes vont être intéressés par nos clients.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui, à l'inverse... On va le dire avec douceur, mais tu fais un peu lever les yeux au ciel.
- Speaker #1
Alors lever les yeux au ciel, je vais te donner un cas de ce qui est arrivé vraiment la semaine dernière. Ça fait deux fois. Aujourd'hui, tu as des clients qui te challengent avec ChatGPT.
- Speaker #0
Je l'ai eu aussi.
- Speaker #1
Donc, je te donne un exemple très concret. J'ai une cliente qui m'envoie un fichier presse et elle me dit « Peux-tu envoyer l'information à ce fichier presse et me tenir au courant au niveau des relances ? » Maintenant, le truc est hyper bien fait. nom du média, nom, prénom du journaliste, mail. Mais j'ouvre le document et quand je te dis que ça n'a aucun lien niveau cible avec le client, je me dis, mais excuse-moi, mais qui t'a fourni ce fichier presse ? Est-ce que c'est un copain ? Elle me dit non, j'ai demandé à ChatGPT. Et là, je me suis dit, c'est la catastrophe. Je lui ai dit, que tu veuilles diffuser toi de ton côté l'info avec une invitation personnelle, fais-le. Mais moi, de mon côté, ce sera non. Donc ça, c'était le premier exemple. Deuxième exemple, un autre client. qui prend la liste des médias confirmés sur un événement et qui s'amuse à demander à chat, qualifie-moi chacun des médias. Donc en fait, le client est revenu vers moi avec une case Excel sur chaque média, avec ce que pense chaque GPT de chaque média. Donc là, j'ai tout arrêté. J'ai dit voilà, en fait, déjà rien que de voir ce tableau, ça rend fou. Je me suis dit là, c'est burnout assuré au niveau client. Je ne sais pas pourquoi vous faites ça. Deux, finalement, tu as un client qui est quand même content. Deux. ce qui s'est passé pendant l'événement. Et trois, tu te dis qu'en fait, ChatGPT n'est pas encore compétent sur la qualification de certains sujets niveau médias et qu'on a la chance d'être dans un métier qui est quand même 100% dans l'humain. Donc, chers clients, faites-nous confiance. Sinon, avancez avec ChatGPT et ne travaillons pas ensemble. Mais donc ça, c'est typiquement quelque chose qui m'a fait lever les yeux au ciel cette semaine dernière. Et là, tu as une autre tendance aussi, c'est quand tu écris à la nouvelle génération, je ne sais pas s'ils se font dicter des réponses par chat. j'en sais rien, mais tu poses une question, ils te répondent 15 lignes, à mon avis dictées par chat et c'est un enfer, donc est-ce que c'est par crainte j'en sais rien, mais parfois je leur dis mais en fait répondez-nous à la cool, nous on n'a pas besoin d'une réponse dictée par chat mais voilà, chat ne nous fait pas peur pour le moment mais me fait lever les yeux au ciel c'est clair,
- Speaker #0
et toi dans ton quotidien tu l'utilises un peu ? Alors oui,
- Speaker #1
je te confirme que oui. Tu vois, typiquement, j'ai un client qui m'a dit « Tiens, on ouvre une filiale d'un projet qui existe en Angleterre. » « Jonathan, écris-nous le communiqué de presse. » « Ok, vous avez un site internet ? » « Ah ben non, pas encore. » « Vous avez des réseaux sociaux ? » « Non, pas encore. » Alors, qu'est-ce que je vais dire à Tchat ? « Tchat, est-ce que tu connais ce projet-là en Angleterre ? » « Peux-tu me rédiger un draft de communiqué de presse pour l'ouverture en France ? » Donc, oui. Je l'utilise quand même beaucoup au quotidien parce qu'il y a certains métiers avec lesquels je travaillais et avec lesquels je ne collabore plus. Traducteur, graphiste et mine de rien, un peu de créagraphisme. Non, excuse-moi, je crois que c'est à peu près tout. Mais tu vois, oui, il y a des métiers avec lesquels je travaillais et avec lesquels je ne collabore plus aujourd'hui. Mais je suis obligé de relire quand même. Je repasse dessus. C'est un gain de temps colossal, mais voilà. Donc oui, je l'utilise quand même.
- Speaker #0
Après, le problème de tchat, je trouve, en particulier sur les fichiers presse, j'ai eu le cas aussi, c'est que ça sous-entend parfois aux clients qu'on peut faire des miracles en ayant, par exemple, des articles société de fond sur une marque qui manque de légitimité sur le sujet. Mais bon, Tchad n'a pas appelé un journaliste pour le pitcher. Non.
- Speaker #1
C'était vraiment la première fois que ce cas de figure arrivait avec ce fichier presse. Et donc, j'ai expliqué à la cliente que moi, j'avais mon Excel tous les jours, mon fichier presse, que je l'actualisais en permanence. Donc, il n'y a pas de crainte à avoir. Mais si elle voulait prendre le temps de contacter tous ces journalistes-là, qu'elle le fasse parce que ça aurait été le mur total. et personne ne lui aurait répondu parce que j'ai vu les noms qui étaient associés au fichier j'ai trouvé ça un peu dommage donc oui on est encore dans un métier où l'automatisation des tâches ne se fait pas forcément et où on a encore beaucoup de choses à compléter au quotidien et notamment nos fichiers presse Alors peut-être que toi tu le vis moins dans
- Speaker #0
l'univers du loisir parce qu'en effet c'est des choses qui sont très timées t'ouvres un lieu, etc il y a des expériences mais de manière générale on voit Merci. quand même que c'est de plus en plus difficile de joindre les journalistes. Clairement, les pauvres, ils sont blindés de boulot. Comment toi, tu le vis ? Comment tu analyses un peu cette évolution ?
- Speaker #1
Je suis un peu chanceux de ce point de vue-là parce que j'ai défendu des projets qui suscitaient vraiment l'intérêt des journalistes. Je te donne un exemple, le GP Explorer de Squeezie. Je ne sais pas si tu as suivi ce projet, mais voilà, GP Explorer de Squeezie. The Friends Experience, où tu te retrouvais dans les décors de la série Friends. L'exposition Serial Killer, qui a été vraiment un sacré carton. L'ouverture du musée de l'illusion. Aujourd'hui, quand je demande à un journaliste de me confirmer s'il vient assister à un événement presse, je lui demande toujours son numéro de portable. Pourquoi ? À la base, pour lui envoyer quand même une confirmation 48 heures avant pour m'assurer qu'il sera bien là et limiter les no-show vis-à-vis du client. Donc aujourd'hui, j'ai quand même énormément de numéros de téléphone portable. Quand je dis énormément, c'est énormément. Donc en fait... Première approche, ça restera toujours le mail. Deuxième approche, quand j'ai un certain lien avec le journaliste, on passe direct par WhatsApp. Mais tu vois, ça n'empêche pas que certains journalistes aujourd'hui ne répondent plus sur WhatsApp. Aujourd'hui, on est le 6 octobre, je n'ai toujours pas l'info sur la thématique du supplément vacances de la Toussaint du Parisien. Et pourtant, j'envoie des WhatsApp aux trois journalistes clés du Parisien qui sont mes contacts au quotidien, mais je n'ai toujours pas de retour. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Aujourd'hui, c'est beaucoup de portables.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs, dans ton post LinkedIn hier matin, que je trouvais super intéressant, tu disais, ça m'a surprise parce que c'est un petit peu l'inverse de tout ce que les RP disent maintenant avec l'arrivée de l'IA, etc. Finalement, les journalistes veulent du contact humain, aussi ont besoin d'un retour au contact humain et donc le retour des événements, des rencontres en réel et tout. Et en fait, dans ton post, tu dis... exactement l'inverse. Tu dis que finalement, toi, les cafés, tu en fais de moins en moins, voire pas du tout.
- Speaker #1
Honnêtement, je suis connecté assez tôt le matin et je finis assez tard le soir et j'adore être speed en fait sur la... L'accompagnement client au quotidien, les journalistes, les réponses à fournir aux journalistes, aux créateurs de contenu. Parce que c'est vrai que même aussi à notre niveau, les demandes entrent de partout, que ce soit par mail ou par WhatsApp. Donc en fait, je disais que je ne fais plus de déjeuner, plus de petits déjeuners. Non pas que je ne veuille pas, mais je n'ai plus forcément le temps pour. Et aujourd'hui, les approches sont complètement différentes. Mais je crois que c'est Nathalie Lecoq qui m'a répondu très justement qu'en effet, quand tu es un jeune consultant, tu n'as pas le choix. Et tu dois quand même te construire ton carrière d'adresse et le faire. Mais aujourd'hui, est-ce que les journalistes ont réellement le temps ? J'en doute, parce qu'il y a quand même une tonne d'infos au quotidien et qu'on va quand même prioriser les annonceurs. On ne va pas se mentir. Mais moi, aujourd'hui, je n'ai plus du tout cette approche de petit déjeuner, déjeuner. Je n'en fais pas, et par manque de temps, et surtout par des priorités que je veux mener ailleurs.
- Speaker #0
Oui, et aussi parce que tu as beaucoup d'événementiels. dû à ton secteur parce que pour le coup dans ton secteur il y a les inaugurations qui fait que tu les rencontres et que tu les rencontres tous d'un coup et c'est sûr que c'est vachement mieux typiquement rien que cette semaine tu vois on a 3 événements donc oui ça me permet de les rencontrer et de tous les voir sur 2-3 heures au lieu de parce que dans un secteur où tu as moins d'événements et que tu es obligé de les créer un peu c'est clair que quand même aller à leur rencontre c'est important oui tu as des Et...
- Speaker #1
Je ne sais pas, moi à l'époque c'était surtout de la com financière, je m'en souviens quand j'étais en agence, où là c'était plus difficile. En effet, là il fallait aller à la rencontre des journalistes.
- Speaker #0
Et puis, il y a quand même ce point où oui, les journalistes ont de moins en moins le temps de le faire. Et en même temps, j'en discutais il y a quelques temps déjà avec Magali Bertin du Liba, qui me disait que finalement, elle, elle a un peu imposé le fait de sortir sur les événements, d'aller déjeuner avec les journalistes, parce que... avec les attachés de presse, parce que c'est aussi par ce biais que derrière, il peut se passer des deals d'annonceurs, etc. C'est hyper important, c'est une sorte de soft power qui est quand même...
- Speaker #1
Il y a un directeur marketing que j'accompagnais à un moment, d'un très gros annonceur, qui n'avait pas d'autre choix que de rencontrer les journalistes. Mais en fait, il était tellement, quand je te dis noyé sous le travail, qu'il ne connaissait en fait personne. Donc il les rencontrait, mais en fin de compte, il n'y avait aucun lien. Il les rencontrait parce qu'il devait les rencontrer, que c'était du pur business, mais rien.
- Speaker #0
Il reste quand même que de toute façon, notre métier, c'est de l'humain. Et que si tu le fais vraiment, il n'y a que comme ça que ça roule.
- Speaker #1
Ça s'est beaucoup digitalisé, mais l'humain est toujours là.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Tu es aussi fondateur du PR Club au début. Le PR Club, c'est un groupe WhatsApp. Tu vas le présenter bien mieux que moi, parce que moi, je suis arrivée en cours de route sur ce groupe WhatsApp. Quelle est la genèse de ce groupe ? Dans un milieu où on pourrait se dire quand même que globalement, les gens ont plus envie de se tirer dans les pattes que l'inverse.
- Speaker #1
Non, en fait, il a été créé pour une entraide entre ERP, parce qu'il y en a beaucoup qui se sont mis en statut auto-entrepreneur. Et je me suis dit, comment nous, on peut s'aider au quotidien face aux grosses agences qui parfois partagent ou non les infos ? Je rigole quand je te dis ne partage pas les infos parce que... Il m'est arrivé, moi, d'un département à l'autre, que les fichiers ne se partagent pas, blablabla. Donc, je réfléchissais à me dire, mais comment nous, en fait, solo au quotidien, on peut faire ça ? Et donc, c'est comme ça que la jeunesse du PR Club, c'est comme ça qu'elle est née. Et donc, en fait, l'idée du PR Club, c'est vraiment de partager les problématiques RP au quotidien dans le groupe. Donc, tu peux avoir besoin d'un magazine auquel tu n'as pas accès, tu peux avoir besoin des coordonnées d'un journaliste auquel tu n'as pas accès. Tu peux avoir besoin d'être conseillé parce que tu te retrouves à accompagner un secteur qui n'est pas le tien au quotidien et tu as besoin de conseils. Et honnêtement, je trouve que c'est un groupe hyper bienveillant et je suis très content de la tournure qu'il prend. Alors, c'est vrai qu'au début, j'organisais souvent des rendez-vous pour notamment des présentations d'outils. Tu vois, je vais revenir un petit peu sur la chaîne Bsmart, où en fait, Bsmart, tout le monde disait « Ah ouais, c'est payant pour y passer » . Et là, le fondateur, à l'époque, qui n'y est plus ? m'avait remonté ce point. Il m'avait dit, ouais, j'ai eu écho dans ton groupe comme quoi les images sont payantes. Ce n'est pas le cas. Je veux venir rencontrer tout le monde. Donc, en fait, je faisais des rendez-vous comme ça. Je n'en fais plus, j'avoue, un peu par manque de temps. Et tu vois, il y a un document typiquement que... Alors, c'est Elissa Balti, qui, elle, est RP aussi, spécialiste dans le loisir, qui accompagnait notamment Disneyland Paris, qui me disait, tiens, ce serait bien d'avoir un Excel dans le Pierre Club. où on récapitule les expertises de chacun. Juste nom, prénom, mail, portable, les expertises. Pourquoi ? Parce qu'il arrive quand même souvent qu'on s'apporte un peu des clients aux uns et aux autres, soit par manque de temps, soit pour utiliser l'expression branchée, on n'a pas de bande passante, mais tu vois, parfois parce qu'on n'est pas des experts sur le secteur. Et donc ça, c'est un outil. Lissam l'avait soufflé et il faut honnêtement qu'on le fasse parce que c'est très bien. Mais tu vois, c'est un groupe aujourd'hui qui permet beaucoup de choses dans le domaine des RP et qui va très vite. Donc, on se partage des infos sur des arrivées de journalistes, des départs de journalistes. Honnêtement, ce qui nous a un peu choqués pendant l'été, c'est toute cette annonce de groupes médias régionaux où tu avais un plan de départ colossal de journalistes transformés par l'IA. Donc tout ça, c'est des infos qu'on partage et qui nous nourrissent au quotidien. Et honnêtement, je trouve ça génial. J'adore ce groupe.
- Speaker #0
Oui, carrément. Je suis d'accord avec toi. C'est hyper bienveillant. Et ce n'est pas pour autant que les gens ne se disent pas les choses. Je trouve que c'est intéressant quand il y a des avis différents. Il y a aussi des débats sur certains points de notre métier.
- Speaker #1
J'ai une anecdote à te raconter cette semaine. Il y a une personne qui n'arrêtait pas de dire est-ce que vous auriez des contacts dans ce média ? Mais sans jamais donner de détails, sans jamais dire le journaliste de ce média. J'ai eu des messages en perso qui m'ont dit « oui, bon, il faut un peu limiter les choses parce qu'on n'est pas là pour fournir des fichiers presse » . Ce n'est pas faux, tu vois. Donc, je lui ai écrit en off à cette personne en lui disant « voilà, essaye de compléter ta demande en expliquant que tu aimerais les infos sur tel journaliste travaillant pour tel média et pas qu'on te fournisse toutes les infos sur un média » . Donc oui, parfois, il y a des débats.
- Speaker #0
Parce que tu bloques à l'entrée ?
- Speaker #1
Non, alors je ne bloque pas. Tu vois, je reçois pas mal de WhatsApp, en fait, des personnes qui me disent « Peux-tu ajouter cette personne ? » Mais je vérifie toujours que la personne travaille bien dans les RP, ou qu'il y a un lien avec les RP. J'essaye d'être prudent parce qu'il est arrivé qu'il y ait des screenshots, parfois qu'il y a des taupes, on ne va pas se mentir sur certains sujets. Donc j'essaie d'être assez prudent et de toute façon, le jour où j'ai eu un problème, je suis tout de suite qui c'était parce que les liens se font très facilement et Et je suis remonté vers la personne qui a été bloquée tout de suite.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc oui, il y a quand même...
- Speaker #0
On en est à ce stade de modération.
- Speaker #1
Ça arrive. Voilà, ça arrive qu'il y ait de la modération à faire. Mais c'est léger, honnêtement.
- Speaker #0
Oui, parce que dans ton quotidien, j'imagine que ça prend quand même du temps. Il y a un petit paquet de notifs quand même par jour.
- Speaker #1
Ben ouais, ça prend un certain temps. Moi, ça me passionne. Tu sais, j'utilise l'iPhone comme j'utilisais la Game Boy étant gamin. Donc c'est plus un jeu pour moi que... que du temps de travail, mais c'est vrai que parfois ça prend un certain temps. Mais je trouve ça bien de montrer qu'on est là tous ensemble et qu'on s'entraide dans ce métier.
- Speaker #0
Oui, carrément.
- Speaker #1
Et ça m'a permis quand même moi-même de créer un réseau, par exemple, d'agences RP locales. Tu vois, par exemple, je te donne l'exemple du musée d'illusion qui a ouvert à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille. C'est grâce au Pierre Club que j'ai eu les agences RP locales qui ont toutes... qui ont fait un super travail. Oui, qui ont fait du bon boulot.
- Speaker #0
Super travail. Oui, c'est chouette. Pour revenir du coup à ta casquette de boss de Talent PR, comment tu gères ? Donc, on a parlé beaucoup de presse. On a dit que tu faisais un peu d'influence aussi, mais je dis un peu entre guillemets, parce que ça se trouve, ce n'est pas un peu. Comment tu gères ça ? Est-ce que dès le départ, toi, tu n'as dissocié personne et tu as tout fait fonctionner ensemble, venant aussi de l'univers de la beauté ? Il y a eu pendant très longtemps... Une grosse scission entre les deux qui existe encore, je pense, un peu parce que, de toute façon, les journalistes et les influenceurs ne viennent pas pour les mêmes choses et n'ont pas les mêmes attentes face aux marques de Cosmeto. Du coup, comment ça se passe dans ton secteur et comment toi, tu as géré les choses presse-influence ?
- Speaker #1
Il y a trois volets sur lesquels on travaille chez Talents PR. Un, les relations presse tout format confondu. Deux, l'influence et trois, le celebrity marketing pour faire venir les people sur les soirées d'inauguration, etc. Ça, c'est les trois volets qu'on propose. C'est des budgets à tiroirs. Chaque client est libre de prendre ce qu'il veut. Alors, tu as tout à fait raison sur la scission qui se faisait à l'époque, notamment quand je travaillais, c'était chez Burson Marsteller, où tu avais la naissance des blogs. Mais tu n'avais pas forcément tous les médias qui avaient leur pendant digital. Donc, à ce moment-là... Oui, tu avais une vraie guerre qui se faisait entre le journaliste print et le blogueur. Maintenant, avec le temps, tu as tous les médias qui ont des formats digitaux qui se font parfois une concurrence entre eux en interne. Mais ça s'est vraiment atténué tout ça. Et moi, aujourd'hui, je ne fais même plus la différence entre un journaliste print, un journaliste online et un influenceur. Tout le monde est invité en même temps. Dans le loisir, peut-être que ça fonctionne autrement dans d'autres secteurs, mais dans le loisir, vraiment, ça a très, très bien évolué. Et tout le monde est convient en même temps sur nos événements.
- Speaker #0
Donc, ça fonctionne bien ensemble, quoi.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, même dans les médias, tu vois, tu as énormément de pur players dans le loisir qui sont sortis. Je vais te citer, voilà, encore une fois, Le Bonbon, Sortir à Paris, Sorti.Paris, qui est quand même un gros média aujourd'hui, qui, eux, sont capables de te fournir des réels. En fait, les textes sont écrits avant, donc ils viennent à peine tourner leurs images et le réel est en ligne une demi-heure, une heure après. Donc, les médias, aujourd'hui, se sont adaptés, en fait, à ce format, quelque part, d'influence. Donc aujourd'hui, tu peux vraiment inviter tout le monde, tout le monde de tous formats confondus, au même moment, pardon.
- Speaker #0
Et ces formats-là, pour toi, c'est ça la suite ? On sait que là, le contexte de la presse, il est quand même assez tendu. Alors peut-être encore une fois un peu moins dans ton secteur, parce que je pense qu'il y a quand même pas mal d'annonceurs aussi, puisque clairement, quand on a un lieu et qu'on doit faire venir du monde, à un moment donné, on est quand même obligé d'acheter de la pub. Mais est-ce que pour toi, c'est ça ? C'est ça l'avenir finalement ?
- Speaker #1
Alors, à date, c'est à date parce que tout change en un an. Tu as pour moi trois vecteurs qui doivent être travaillés en même temps. C'est un, les relations presse tout format confondu. Deux, les ads meta. Et trois, savoir faire émerger le contenu d'un influenceur sur les propres réseaux sociaux du client. Cooptation, etc. Mais la cooptation se fait très bien. Donc là, pour te citer un client qui s'appelle Pandore Palace. Ils ont eu tellement de contenus influence de réels qui sont sortis en même temps qu'ils m'ont dit attend John on va y aller mollo et en fait nous mêmes on va les étaler dans le temps tu vois mais en fait c'est pour moi à date c'est ces trois vecteurs là qui doivent être pris en compte
- Speaker #0
Et du coup, ça compense un petit peu cette perte de vitesse de la presse. Je n'aime pas dire ça parce que pour le coup, les médias existent quand même vraiment encore beaucoup.
- Speaker #1
Mais je vois ce que tu veux dire parce qu'en fait, ça fait surtout en sorte que la viralité se fasse en même temps pour ces trois sujets-là. Parce qu'en effet... tu te retrouves à travailler avec des mensuels, avec des trimestriels, où ton info, côté journaliste print, elle sortira un à trois mois plus tard.
- Speaker #0
Surtout toi, dans ton secteur. Tout sera déjà traité.
- Speaker #1
Donc, tu as tout à fait raison sur ça. Mais tu vois, qu'est-ce qui m'est arrivé début septembre ? J'ai des journalistes qui travaillent sur des trimestriels et des mensuels qui sont déjà sur les sujets de Noël. Et moi, à l'heure qu'il est, je ne suis pas capable encore de leur sortir les infos. et Donc, il faut savoir surtout s'adapter à chaque fois aux différents leviers de com. Mais tu vois, à l'heure qu'il est, pour moi, c'est vraiment ces trois-là. En sachant que oui, en effet, celui qui va durer le plus de temps, c'est les relations presse.
- Speaker #0
Et dans ton secteur, du coup, tu tapes un peu la presse internationale puisque tu touches les touristes. Alors non,
- Speaker #1
pas à mon niveau parce que c'est une demande que me font peu les clients. Mais tu vois, je suis hyper intéressé aujourd'hui. Là, je suis en train de suivre ce qui se passe avec l'Ochi. L'Ochi, c'est les créateurs notamment de Luminissance. Et Luminissance arrive à New York, carrément dans la cathédrale Sainte-Patrick. Et ça, c'est une actu que je suis énormément, parce que c'est génial de voir les Frenchies qui exportent leur savoir-faire dans le loisir. Donc je fais de la veille pour voir où on en parle de ce sujet-là. Et tu as un autre sujet qui fait beaucoup parler au niveau presse internationale, c'est, excuse-moi si t'es immersive. qui créent notamment la cité immersive des Fables de La Fontaine en ce moment, mais qui ont créé, je ne sais pas si tu en as entendu parler, Alice au Pays des Merveilles à Londres.
- Speaker #0
Alice in Wonderland, ils appellent ça.
- Speaker #1
Et donc on en parle beaucoup aussi dans la presse internationale. Donc je me prépare, tu vois, à ce qu'il y ait des clients français qui me disent « Tiens John, ça y est, on va commencer à exporter, comment faire ? » Donc moi, de mon côté, je suis vraiment 100% presse française. Mais j'ai mon réseau d'agences, notamment en Angleterre, Belgique, US, qui sont très spécialisées aussi sur l'immersif. Donc je sais préparer le terrain au cas où cette demande arrive.
- Speaker #0
Canon, trop bien. En général, je pose quatre petites questions hyper rapides en fin d'épisode, auxquelles je vais te demander de répondre du tac au tac. Alors après, évidemment, si tu as d'autres choses à me raconter, tu peux combler. Je suis attachée de presse parce que...
- Speaker #1
Parce que c'est une vraie passion depuis le début et que je ne savais pas comment le dire à mes parents.
- Speaker #0
Vous voulez que tu sois médecin ?
- Speaker #1
Oui, mon père était médecin, il était stomatologue. Je ne savais pas comment le dire, je ne savais pas comment l'exprimer, mais pour moi, c'était une vocation, une passion.
- Speaker #0
Une stratégie RP réussie quand ?
- Speaker #1
Quand les résultats médias sont là et que le client est satisfait.
- Speaker #0
Ça, ça peut être dissocié, le client satisfait et les résultats médias. Oui,
- Speaker #1
tu n'as pas de tort.
- Speaker #0
Dans mon métier, je ne peux plus supporter de...
- Speaker #1
Quand les journalistes me prennent pour un club med en disant pendant les vacances scolaires, est-ce que je peux venir avec mes gosses ?
- Speaker #0
Et pour toi, les relations médias de demain seront ?
- Speaker #1
Ça, c'est une très bonne question. Elles évoluent tellement en cinq ans que je suis incapable de te répondre à cette question. Ça évolue en permanence et il faut savoir s'adapter.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Je pense que c'est surtout ça.
- Speaker #1
Je n'aurais jamais su te dire il y a 10-15 ans, les blogs, on s'en fout aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est clair, c'est ce qu'il y a de passionnant aussi dans notre métier, même si ça fait flipper à des moments parce que tu te dis mais comment on va faire, comment on va rebondir, etc.
- Speaker #1
On est en constante évolution.
- Speaker #0
Moi je crois que depuis que j'ai démarré il y a un peu plus de 15 ans, j'entends non mais de toute façon la presse va mourir donc le métier de RP va mourir. Ça fait 15 ans et tout le monde est encore là mais par contre il faut avoir envie de bouger.
- Speaker #1
La presse ne meurt pas, elle évolue. Moi, aujourd'hui, je ne te cache pas que cette... Ce virage où on constate que l'IA commence à devenir les nouveaux rédacteurs me fait peur quelque part. Parce que je me dis, peut-être que dans 10 ans, on ne pourra plus contacter quelqu'un. On n'en sait rien. Mais quand on voit surtout l'évolution de la qualité de ces médias qui font appel à l'IA aujourd'hui, on se rend compte que ce n'est pas encore ça. Donc voilà, il faut être prêt à une constante évolution.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. J'ai lu juste avant notre entretien, j'ai lu un post sur un article d'un journaliste du JDN. qui a justement briefé un agent IA pour rédiger un dossier, faire une interview. Du coup, l'agent IA a carrément fait l'interview et en a sorti un article. Et du coup, il a rédigé un article sur le sujet pour expliquer ce qu'il y avait de bien, ce qu'il y avait de moins bien et que l'objectif n'était pas de remplacer les journalistes. Mais je vais m'atteler à la lecture de cet article parce que ça m'interpelle aussi vachement.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça va devenir ? On n'a pas trop envie de parler à des IA.
- Speaker #1
Non, mais on ne sait même pas si on leur parlera, à moins qu'on reçoive les fameux numéros de téléphone 020... Je ne sais plus auxquels on ne répond plus aujourd'hui, qui sont des robots. Je ne sais pas, je ne peux pas te dire.
- Speaker #0
Eh bien écoute, merci beaucoup d'avoir pris le temps. J'imagine que si les gens veulent continuer la discussion, c'est sur LinkedIn que... Honnêtement,
- Speaker #1
je suis hyper réactif sur les réseaux sociaux, Insta, Talent PR ou sur LinkedIn, aucun souci. J'adore échanger.
- Speaker #0
Trop bien, canon. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
A très vite.
- Speaker #1
Bye.
- Speaker #0
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