- Speaker #0
Vous écoutez Résonance, un podcast qui crée des connexions entre la santé mentale et les différents fragments de notre existence. Explorez avec nous, au fil des échanges, une mosaïque de perspectives qui façonnent notre humanité. Je suis Flore, fondatrice de la clinique Enflorescence. Bonjour à toutes et à tous et donc bienvenue sur le podcast Résonance. Donc aujourd'hui nous explorons un récit personnel de résilience. Nous avons l'honneur de recevoir Marie-Pierre, donc une femme qui a transformé les épreuves de son enfance, je dirais en tremplin pour son parcours actuel dans lequel elle chemine maintenant. Elle a grandi dans un foyer où la consommation d'alcool tissait le quotidien de sa famille. Et malgré ces défis, elle a su retrouver en elle la force de non seulement accepter et aller au-delà de cette situation, mais aussi de prendre soin des liens familiaux qui auraient pu être peut-être brisés à tout jamais. Alors aujourd'hui, Marie-Pierre, accompagnante en développement personnel, elle nous partage comment les ombres de son passé ont façonné sa capacité à s'épanouir. Et à travers son histoire, nous allons découvrir des outils de résilience qu'elle a adoptés, comment elle utilise son expérience pour inspirer et guider ceux qui cherchent à surmonter leurs épreuves. Bonne écoute et bonjour Marie-Pierre, comment vas-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, bonjour Fleur, merci beaucoup de m'accueillir ici aujourd'hui, je vais très bien.
- Speaker #0
Super, on est très heureuse de te recevoir sur le podcast, puis on espère que ce qui va s'échanger va pouvoir faire écho, créer des résonances en chacun des auditeurs. Alors c'est ça, aujourd'hui on plonge dans ton histoire familiale, alors peux-tu nous raconter un peu comment est-ce que tu as vécu ton enfance et nous décrire un peu l'atmosphère dans laquelle tu as grandi, je dirais.
- Speaker #1
Oui, eh bien, une enfance très en surface ou dans la vision normale. Donc, je demeurais quartier résidentiel en banlieue de Québec, une maison, papa, maman ensemble. Mes parents sont restés ensemble longtemps. Aujourd'hui, ils sont plus dans une relation d'amitié, ne sont plus conjoints. Mais toute ma jeunesse, en fait, mes parents habitaient ensemble. Papa travaille, maman travaille, on va à l'école, on manque de rien, tu sais, c'est vraiment tout en apparence très, très normal. et c'est plus à l'intérieur de la cellule familiale où est-ce que mon papa avait une problématique d'alcoolisme et inévitablement, un petit peu, ça vient avec le fait que maman a une codépendance. Donc, on plonge là-dedans, on avale là-dedans, en fait, toute la famille ensemble, on patauge dans cet univers-là. Quel impact que ça a, en fait, sur l'atmosphère ou sur l'ambiance familiale ? Tu sais, une consommation dans une famille, ça amène beaucoup de frustration, d'incompréhension de la part des gens qui subissent ça, qui vivent avec quelqu'un qui est en consommation. Donc, je pense que c'est vraiment plus un petit peu par l'énergie de ma mère que moi j'ai ressenti ça. Je pense que quand on est toute petite, on n'a pas tant conscience qu'il se passe quelque chose dans la maison. mais on sent les choses. Les enfants ne comprennent pas tout, mais ils ressentent beaucoup. Donc, je pense que c'était vraiment... J'ai envie de dire que ça, pour moi, ça fait beaucoup écho quand j'entends ça ou quand même moi, je partage ça ou je parle de ça avec des gens parce que c'est vraiment comme ça que moi, ça s'est imprégné à l'intérieur de moi. Inévitablement, quand on consomme à tous les jours, on se lève avec de la fatigue, avec une impatience, une intolérance. Donc, c'est sûr que les toxicomanes sont un petit peu réputés pour avoir une impulsivité. Donc, aucun climat de violence, aucune violence en fait, mais beaucoup d'intolérance, d'impatience. Donc, en fait, un peu, il ne faut pas déranger. Je pense que c'est un petit peu le mot d'ordre de ce que moi, je retiens un peu de mon enfance. On ne dérange pas, on marche sur des oeufs un petit peu. On ne sait pas trop non plus comment papa va se lever le matin, comment il va être le soir. Je pense que tout le monde essaye de trouver sa place là-dedans. Puis, ce n'est pas si facile que ça, trouver sa place à l'intérieur de tout ça. Donc, je dirais que l'ambiance familiale, pour moi, c'est beaucoup plus... autant qu'il y a des belles joies, autant qu'il y a des belles choses, autant qu'il y a de l'amour, je pense que ce qui domine beaucoup, c'est vraiment l'attention. C'est vraiment ça que je résume.
- Speaker #0
On s'est retrouvés donc quand même beaucoup dans un mode d'adaptation. On ne sait pas trop ce qui va se passer. Donc, d'un côté, on est un peu sur nos gardes à savoir comment va commencer la journée aujourd'hui. C'est très demandant. Une suradaptation comme celle-ci, effectivement, qu'est-ce que ça crée plus tard ? Il y a quand même des répercussions dans tout ça. Mais j'ai une question avant pour toi. Comment est-ce que tu percevais en fait la situation de ton père à cette époque ? Comment ton point de vue ou ta vision a pu influencer le lien qui vous unissait ?
- Speaker #1
Très jeune, on était très très proches. Moi, mon papa, je l'aimais, je le défendais. Et je sentais, je pense, déjà cette tension-là. Mon frère est plus vieux, donc probablement qu'il a eu un peu les effets avant moi, j'ai envie de dire, inévitablement. Donc, cette espèce de pourquoi papa et pourquoi maman et mon frère sont un peu pas choqués ? Mais il y a une charge contre papa. Il y a une charge émotive qui est là. Il y a déjà peut-être un peu cette lourdeur-là qui est installée dans leur dynamique à eux. Puis moi, je pense que je n'ai pas conscience de ça. Donc moi, je défends. Moi, je pense que je priorise beaucoup papa. Je veux vraiment le protéger à l'intérieur de tout ça. et c'est vraiment l'impact, c'est vraiment l'énergie, c'est vraiment la charge émotive. Je pense que mon frère, c'est quelqu'un d'assez... qui ne parle pas beaucoup, qui garde beaucoup les choses pour lui. Donc, je pense que c'est vraiment plus la relation que j'ai développée avec ma mère qui m'a amenée à percevoir que c'était... problématique. Ou pas comme chez tous les amis. Ce que je vis, ce qu'on vit, ce n'est pas comme ça partout. Et ce n'est pas normal et ça peut amener des problématiques. Je pense que c'est vraiment par cette lunette-là. Ce n'était pas ma lunette qui m'amenait à compliquer ou problématique. C'est vraiment la lunette de ma mère, en fait, qui inconsciemment me transmettait cette énergie-là. Donc, oui. Je pense que tu te sens un petit peu pris entre l'arbre et l'écorce parce que tu as maman qui considère que papa n'a pas de bons comportements, de l'autre côté, tu as papa qui t'aime beaucoup. C'est un peu pour lui aussi d'être sous le spotlight comme ça dans une famille, parce que la consommation... C'est l'éléphant rose dans la pièce, c'est ce qu'on voit mais dont personne ne parle, c'est ce qui prend le plus de place mais dont on veut donc protéger. Il y a quand même quelque chose de lourd avec tout ça, pour les apparences. Je pense que c'est vraiment ça et c'est vraiment en grandissant que j'ai compris que c'était problématique, que c'était pas adéquat. Je ne voulais peut-être pas vraiment le voir non plus, je ne voulais peut-être pas que ça soit problématique, parce que moi dans ma vision, ça ne l'était pas.
- Speaker #0
puis on ne voulait peut-être pas décevoir son père aussi ou lui montrer qu'on était déçu de lui. Mais alors justement, si on revient sur les impacts, comment tu décrirais en tout cas les premiers impacts que tu as ressentis sur ta santé mentale et ton bien-être émotionnel pendant ces années-là ? Et comment est-ce que ça a évolué ?
- Speaker #1
Moi, les impacts, je l'ai plus ressenti, j'ai envie de dire, émotionnellement parlant. Je pense que très rapidement. Je suis tombée dans des rôles qui ne m'appartenaient pas. Je suis tombée dans un... Je suis devenue adulte qui ne devait pas être à cet âge-là. Mais principalement, moi, c'était beaucoup, inévitablement, avec les garçons, très, très jeunes, dès le primaire, je me souviens très clairement que le besoin de plaire est extrêmement présent et il est toujours là. si c'est pas lui qui s'intéresse, ça va être un autre. Et souvent, c'est par les petits garçons qui ne sont pas intéressés, qui ne sont pas là, parce qu'il y a ça qu'on vit un petit peu avec quelqu'un qui consomme. C'est le fait de ne pas se sentir importante ou de ne pas se sentir assez parce qu'inévitablement, c'est la consommation qui prend la place. Donc, probablement que... Très rapidement, je m'allie toujours à des petits garçons qui ne sont pas intéressés, mais très, très tôt, je me demande qu'est-ce que je dois être ou comment je dois être pour plaire, pour que ça fonctionne, pour que ça soit correct, pour qu'on m'aime, pour que... Tu sais, ça, ça a été... Ça, ça a été un gros impact. Le manque de sécurité aussi, parce que... Sécurité affective, j'ai envie de dire, parce qu'il y a une indisponibilité de la part du parent qui consomme. Inévitablement, il est là physiquement, mais il n'est pas vraiment là émotionnellement ou psychologiquement, mentalement. Il n'est pas avec nous. Bon, bien sûr, quand tu es toute seule avec ton papa, tu te dis, s'il y a quelqu'un qui rentre chez nous, c'est qu'il va me défendre. Je trouve que le manque de sécurité physique et émotionnelle aussi m'a amenée à développer beaucoup de contrôle. J'ai travaillé fort pour me départir de ça, mais être responsable, être dans le contrôle, contrôler mon environnement, contrôler mes choses, contrôler ce que je dis, contrôler ce que je fais, ça a occupé une grande partie de ma vie. Donc, être responsable. Ma thérapeute me dit souvent et toujours ça, Toi, tu es très responsable. Donc, un petit peu à la rigolade pour me faire prendre conscience de des choses, mais j'ai été rapidement une adulte.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un lien avec un éventuel syndrome de sauveur ou le fait de... Est-ce qu'on voulait sauver sa mère de ça ? Est-ce qu'on voulait sauver sa famille de ça ? Est-ce qu'on voulait aussi se sauver soi-même de ça ? Il y a quelque chose autour de cette notion. que tu as ressentie ?
- Speaker #1
Ah, bien sûr. Oui, parce que tantôt, quand je parlais, on est un peu entre l'arbre et l'écorce. On trouve ça triste pour maman, peut-être qu'elle ne soit pas, de voir qu'elle n'est pas épanouie dans une relation, de voir qu'il y a toujours quelque chose, c'est jamais correct. Il y a toujours une espèce de résistance, peut-être, j'ai envie de dire, de je reste parce que j'aime, parce qu'il y a les enfants, parce que c'est une famille, parce que, somme toute, on a ça, mais de l'autre côté, je vis un peu d'insatisfaction. Et là, je dois avouer que c'est vraiment un peu ma façon d'interpréter ça aujourd'hui avec ma connaissance sur la consommation et sur les impacts. Est-ce que ça a déjà été nommé comme ça ? Je ne sais pas le souvenir, mais je sentais ça déjà. Donc oui, de sauver, moi, je me souviens très bien, mes parents, c'est... J'ai longtemps souhaité qu'ils ne soient plus ensemble, parce que je pense que de part et d'autre, ils n'étaient pas bien dans ça, parce que maman pas bien dans la consommation, les papas pas bien, parce qu'inévitablement, à tous les jours, on lui rappelle que ce qu'il fait, ce n'est pas adéquat. Donc, longtemps. D'ailleurs, ils se sont séparés lorsque j'étais au secondaire pendant deux ans. Quand ils sont revenus ensemble, pour moi, c'était loin d'être une bonne nouvelle. C'était, tu sais, étrangement, tu sais, un enfant ne veut pas ça, mais moi, je pense que c'est juste, et cette lourdeur-là qui s'installait, que nous, on devait vivre, tu sais, alors que quand ils étaient séparés, on est chez maman, on est juste avec maman, il n'y a plus cette tension, il n'y a plus ça. Quand on est chez papa, on a le droit d'avoir envie d'être avec papa, on a le droit de l'apprécier, on sent que c'est correct, tu sais, parce que là, on ne déplait pas à maman quand on fait ça. Je pense que toute cette espèce d'ambivalence-là de... Qui j'ai le droit d'aimer ? Qui je peux aimer ? Est-ce que c'est correct d'aimer papa même s'il consomme ? Est-ce que c'est correct d'aimer maman même si elle reproche, même si elle réprime mon papa ? Qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui n'est pas bon ? Je pense que dans la séparation, pour moi, ça a amené beaucoup de légèreté. Beaucoup de ce n'est plus mon problème, ce n'est plus moi qui dois gérer ça
- Speaker #0
Intéressant. Est-ce qu'il y a eu, à un moment donné, dans ta prise de conscience puis dans le début de ta résilience, est-ce qu'il y a eu un élément déclencheur, quelque chose qui t'a fait commencer à réaliser les impacts long terme ?
- Speaker #1
Oui, en fait, il y en a eu deux. Le premier, c'est j'avais 14 ans, je m'en souviens comme si c'était hier parce que c'est terrible pour un enfant de vivre ça. Je suis assise dans ma chambre, sur mon lit, et je me demande, est-ce que j'aime mon papa ? Est-ce que cette personne-là me fait du bien ? Parce que tout ça, moi, dans mon esprit, parce qu'il y a ça aussi dans la dynamique de la famille, et dans la dynamique des familles où il y a un consommateur, c'est que la pensée magique que s'il n'y avait pas la consommation, ça serait parfait. Et donc, moi, dans mon esprit, s'il n'y a pas la consommation de papa, la famille va être parfaite. Donc, si la famille n'est pas parfaite, c'est parce que papa consomme. Donc... si la famille n'est pas parfaite puis je ne suis pas bien dans cette famille-là, ça doit être à cause de lui. Donc moi, est-ce que j'aime cette personne-là ? Est-ce que j'aime cette personne-là qui me prive d'une famille parfaite ? Ça, ça m'a complètement... Là, j'ai commencé à un peu, j'ai envie de dire, pas obsédée, mais là, c'est devenu très constant dans ma tête, cette réflexion-là. Et ça, ça a été le premier élément. Puis là, bien, au bout du temps, comme c'est tellement présent dans ton esprit, là, il y a des... questions, moi j'aime comprendre, donc là, les questions, les pourquoi, là, je me voyais aller, là, je me regardais, là, je me sentais pas bien, pis là, je prenais conscience de tout ça, et j'étais toute petite, hein, je faisais 14, 15, 16 ans, t'sais, pis à 19 ans, j'ai rencontré Mathieu, mon conjoint encore actuel, papa de mes deux enfants, pis... Mathieu, en fait, quand je l'ai connu, avait déjà deux ans d'abstinence. Il avait arrêté de consommer, il avait deux ans de fait dans son cheminement. Et là, de laisser rentrer quelqu'un dans ma vie, d'allumer sur qu'il est conscient de ses choses, avoir envie d'améliorer sa vie parce que tu ne veux pas retourner d'où tu arrives. Et là, c'est le deuxième déclic. Là, il faut que je fasse de quoi ? Il faut... que j'aille comprendre. Il faut que ça s'arrête. Il faut que dans mon esprit, ça s'arrête. Il faut que j'aille trouver les réponses à mes questions parce que là, je suis en train de virer folle. Je pense que tout ça est trop présent. Donc, j'ai commencé à consulter, j'avais 19 ans et là, je suis rentrée. C'est drôle parce qu'encore ça, ma thérapeute, on en rigole un petit peu aujourd'hui parce qu'elle m'a dit, Tu avais tellement de questions quand tu es venue t'asseoir dans mon bureau la première fois. Elle a dit, Ça ne fait pas de bon sens. Et... Là, de pouvoir venir m'apaiser sur qu'est-ce que c'est que la consommation, de venir comprendre réellement, concrètement, qu'est-ce qu'il y en est, qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que papa vit, qu'est-ce qu'on a vécu en tant que famille. De venir dédramatiser aussi tout ça, je pense, parce que de comprendre, je pense que ça apaise, ça permet d'expliquer, ça ne permet pas d'excuser. d'expliquer. Ça, ça a été les deux éléments qui ont fait beaucoup de sens dans ma vie. Le premier a été un peu nocif pendant quelques années, mais m'a permis très rapidement de me retrouver dans un bureau de thérapeute pour me faire aider pour la suite.
- Speaker #0
De ce que je comprends, la thérapeute a fait une différence dans le parcours. Est-ce qu'il y a eu d'autres ressources ou d'autres personnes qui t'ont particulièrement aidée ou qui ont contribué à ton parcours ?
- Speaker #1
Oui. Sûrement... Assurément, je pense que mon conjoint, quand je l'ai rencontré, il y avait, il était trois gars qui habitaient ensemble. Puis les trois gars s'étaient rencontrés de par leur cheminement d'abstinence. Et cet environnement-là, où tu rentres dans l'appartement de trois boys qui ont 20 ans, qui ne consomment plus, c'est très, très intimidant. Je dois dire, il y a quelque chose de plus grand que nature, je trouve, à cet âge-là, de prendre, de vivre ça aussi, de sortir dans les bords d'une façon différente, de vivre ta jeunesse d'une façon différente. Moi, ça m'a parlé, je me suis vraiment laissée inspirée. En fait, je suis embarquée dans cet univers-là et je pense que j'ai dit, eux autres, ils ont compris quelque chose que moi, je n'ai pas compris. Fait qu'embarque, juste embarque. puis laisse-toi aller, puis vois où est-ce que ça va te mener. Le fil en aiguille, c'est un des colloques de mon chum qui m'a présenté ma thérapeute. Donc, tu sais, en ayant lâché la résistance, puis en ayant voulu me laisser aller, là, le puzzle, il a fait tout, tout, tout, tout, tout s'est placé. Vraiment, mon conjoint, ses deux colloques, ma thérapeute, a changé beaucoup de choses dans ma vie. Je dirais que ça a été peut-être les quatre personnes les plus significatives dans mon cheminement, là. Oui.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que tu pourrais nous parler de qu'est-ce qu'elle est devenue cette relation avec ton père aujourd'hui ? Est-ce que c'est quelqu'un qui consomme toujours ou pas ? Puis comment ça a évolué ? Puis comment tu te places face à ça, à ce passé, dans le moment présent aujourd'hui, dans l'ici et maintenant ? Comment est-ce que je vis cette relation ?
- Speaker #1
Bien, en fait, aujourd'hui, en fait, le 5 mai dernier, mon papa a pris 11 ans d'abstinence. Donc, ça fait 11 ans qu'il s'est fait le cadeau et qu'il nous a fait le cadeau. Oui, en quelque sorte, il l'a fait pour lui. Je pense que c'est ce qui fait que son rétablissement marche aussi bien que ça. Mais assurément, c'est sûr que ça a un impact sur nous, les enfants. En fait, il faut comprendre aussi un petit peu que quand mon conjoint est rentré dans ma vie, en étant petit, à cet âge-là, c'est sûr que ça l'a fait son bout de chemin dans l'esprit de mon père. De ne pas en parler, mais savoir. Je pense que quand tu consommes, tu es conscient quand même de certaines choses. Tu le sais que c'est problématique et tout. Donc, je pense que cette relation-là avait, à partir du moment où est-ce que Mathieu rentre dans ma vie, où j'ai commencé à mon cheminement, où est-ce que moi j'ai commencé, et en fait dans mon cheminement, ce que j'ai appris, c'est d'aller me reconnecter avec mon papa que j'aimais, de devenir consciente qu'il y avait une problématique. Et ça, ça l'a été, donc moi déjà, même s'il consommait, parce qu'à cette époque-là il consommait encore, moi mon cheminement de guérison était déjà entamé. avait déjà un bon bout de chemin de fait. C'est sûr que c'est à n'en un dîner, un souper avec quelqu'un qui consomme. Il y a des répercussions quand tu es avec des gens comme ça. Mais déjà, moi, mon acceptation, la paix avec cette situation-là, le fait de comprendre qu'il y avait aussi différents chapeaux, qu'il était un papa, qu'il était un consommateur, mais il n'était pas juste ça. Ce n'était pas qu'un alcoolique, c'était d'autres choses en dessous de ça. Donc, moi, ma paix, elle était faite. Donc, quand il m'a appelée pour me dire, parce que c'est moi qui ai appelé pour me dire, j'aimerais que ton conjoint me rentre en thérapie, que Mathieu me rentre en thérapie, parce que Mathieu était passé par là. Mon père a une grande confiance en Mathieu. Donc, sur le coup, je pense que j'étais contente. Mais je pense que c'était correct pour moi. J'avais déjà accepté ça. Puis s'il n'y aurait pas arrêté de consommer, je pense que ça aurait été correct pour moi aussi. À ce moment-là, un peu... OK, OK. Pas trop certaine de ce que je vis là-dedans. Je suis contente pour lui, mais en même temps, le taux de rechute est très grand. Donc, je suis très consciente de ça, de part mon bagage. Je suis universitaire de par mon bagage personnel. Je le sais que c'est un cheminement qui s'avère. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui on veut rentrer en thérapie qu'on est guéri et que tout va bien. Pour moi, je pense que le rationnel a embarqué, mais à un moment donné, il a fallu aussi que je me laisse aller dans ça. Quand mon papa a continué son cheminement et sorti de thérapie, il a pris son rôle d'adulte. C'est là où est-ce que c'est venu boucler, en fait, cette blessure-là, je pense. Là, j'avais besoin de ça. J'avais besoin qu'il prenne son rôle, puis c'est ce qu'il a fait. C'est ce qu'il est venu faire. Parce que je disais que très jeune, j'ai pris un rôle d'adulte. Là, lui, c'était à mon tour de te donner ce que je ne t'ai pas donné, de te donner ce que tu mérites, de te donner ce que tu vaux. Puis j'ai accueilli ça, puis je pense que je suis contente parce que peut-être qu'il n'a pas eu mon cheminement. Moi, je ne sais pas si j'aurais été capable de prendre tout ce qu'il voulait me donner. Donc, cette reconstruction-là va très bien. En fait, ça fait... 11 ans, je pense que je peux dire qu'on a tourné la page sur ce chapitre-là de notre vie. Je pense qu'aujourd'hui, j'évolue, moi, avec ce que ça m'a créé. Il évolue, lui, avec ce que ça lui a créé. Je pense qu'ensemble, on a guéri ce qu'on avait à guérir. C'est comme ça que moi, je me sens, du moins. Mais oui, ce cheminement-là avait déjà commencé avant qu'il arrête de consommer. Et là, ça lui a permis, lui, de faire, de prendre son rôle d'adulte.
- Speaker #0
C'est vraiment beau de t'entendre Marie-Pierre. Assurément, on a parlé des mécanismes de défense, de l'adaptation sur ton parcours. Puis j'aimerais t'amener maintenant à savoir un peu comment ce parcours personnel, il a... influencer ta décision aujourd'hui d'aider les autres parce que tu es dans l'accompagnement ? Est-ce qu'il y a un lien ou pas d'ailleurs ? Mais parle-nous dans cette construction de résilience, comment tu en es venue à faire la paix avec cette histoire ? Là, tu en as déjà parlé. Puis comment aujourd'hui tu as tourné ton avenir professionnel vers de l'accompagnement ?
- Speaker #1
Bien en fait, très jeune dans ce rôle de sauveur, parce que tu sais, il faut savoir que le sauveur aussi, il y a quelque chose qui le déroute, de ce qui vit à l'intérieur de lui. Donc c'est sûr que probablement que ce désir d'aider les autres m'amenait à ne pas prendre conscience ou à ne pas vivre ce qui se passait à l'intérieur. Donc très très jeune, j'ai su que je voulais travailler en... bien très très jeune. À l'adolescence, je pense que ça a comme... je pense que... Pour moi, ma mère m'appelait Mère Thérésa, tu sais, quand j'étais jeune. Je voulais aider tout le monde, j'étais là pour tout le monde, je sauvais tout le monde, je prenais un peu tout le monde. Je voyais tout le temps un petit peu la pitié. Je pense, j'ai envie de dire que je prenais beaucoup les gens en pitié. Donc, très, bien en fait, en sortant du cégep, j'ai commencé l'université en relations d'aide, en services sociaux, et j'ai commencé rapidement à travailler en maison de thérapie pour femmes qui voulaient combattre leur... de leur dépendance. Et là, c'est ça, une sauveuse, c'est sympathique.
- Speaker #0
C'est sympathique, effectivement. Puis il y a une grosse différence entre la sympathie puis l'empathie. Exact.
- Speaker #1
Alors, moi, dans ma grande sympathie, six mois après ce début-là, dans cet emploi-là, je prenais tout sur moi. Je passais mes journées en pyjama. Je travaillais d'intervenante de soir. Je passais mes journées en pyjama. Je pensais que j'allais bien, mais je voyais bien dans mon quotidien que ce n'était pas moi, que ça ne me ressemblait pas. Alors, je prenais tout, j'absorbais comme une éponge. Et c'est un petit peu ça, la sympathie, c'est de tout prendre sur nous, de vouloir sauver les gens. Donc, donne-moi ton problème, je vais m'en charger. Je suis forte, je suis capable, je suis responsable, je vais t'aider. Donc, je pense que j'étais beaucoup dans ça. Alors, j'ai mis ça complètement de côté. Ça m'a fait vraiment peur. Je me suis dit, là, c'est pas ça que je veux. C'est pas vrai que je prends soin de moi. avec une thérapeute, puis que je vais aller briser ça en essayant de prendre soin des autres. Donc, j'ai complètement arrêté tout ça. Dix ans, c'est passé. Dix ans de cheminement personnel, d'évolution, de continuer à me comprendre, de continuer à voir l'humain, à comprendre l'humain, à me questionner sur ça. Et à un moment donné, la vie m'a ramenée... En fait, c'est un drôle d'hasard, dans un congé de maternité, où est-ce que plus le temps avançait, plus je voyais mon retour au travail arriver et plus j'étais angoissée. J'en pleurais, je ne voulais pas retourner travailler. Puis là, je me suis dit, mais qu'est-ce que je peux faire ? J'ai une job, j'ai 32 ans, j'ai deux enfants, je n'ai pas le goût de retourner à l'université, mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? J'ai un bagage, j'ai une formation universitaire, oui, mais ça fait comme 10 ans, là, j'étais tout mélangée. Puis là, je me suis dit, hé, mais si on gardait ça simple, puis qu'on faisait juste aller aider les gens, parce que c'est ça. qu'on a envie de faire. Et là, il y a quelqu'un qui m'a offert une opportunité. Ça ne m'a pas fait peur du tout. J'ai plongé sans même réfléchir, ce qui n'est pas du tout mon style parce que moi, il faut que tout soit parfait avant que je dise oui. Alors, j'avais appris, ça a l'air que j'avais appris à sauter sans m'en rendre compte. Alors, j'ai dit oui. Puis, quelques semaines plus tard, j'avais mes premiers clients en accompagnement. Et quand je fermais mes rencontres, quand je sortais de mes rencontres, je m'en allais chez nous le soir et je ne pensais pas à eux. Je me disais... Est-ce que c'est correct ? Est-ce que c'est adéquat ? Et là, j'ai compris que j'étais tombée dans l'empathie, non pas dans la sympathie, que là, j'étais à la bonne place, que là, j'étais capable de transmettre, d'entendre, d'écouter, sans prendre sur moi. Je pense que j'ai compris par mon cheminement que nous avons tous et toutes une responsabilité personnelle d'aller mieux, de prendre soin de nous. Et donc, moi, ma responsabilité, je l'ai prise. J'ai envie de retransmettre, mais aujourd'hui, chacun de mes clients ont leur responsabilité de mettre en place, d'utiliser les outils, de comprendre ce que je leur explique, d'accepter la réalité. Donc, pour moi, cette barrière-là, elle l'était. assez faite. Sans que je m'en rende compte, de toute façon, un peu, tu sais, ça s'est fait tout seul. Donc oui, inévitablement, ce rôle de sauveur-là que j'ai pris quand j'étais jeune m'a amenée jusque-là aujourd'hui. Ça n'a pas été linéaire et simple, mais aujourd'hui, je suis là, puis là, je suis 100% là où j'ai envie d'être, tu sais, ouais.
- Speaker #0
Il y a quelque chose d'intéressant dans ce que tu échanges. Au niveau de l'acceptation, on comprend que le chemin a été fait, et puis... Peut-être, j'imagine que dans les aspects de ta propre expérience, que peut-être tu utilises dans ton approche, il y a vraiment le fait de travailler sur l'acceptation de notre histoire de vie, que peut-être on a aussi le choix, peut-être, de ne pas subir ce qu'on vit. Encore là, il y a des pincettes à mettre, je pense, parce qu'il y a aussi bien d'autres facteurs relatifs. Ce n'est pas qu'une responsabilité individuelle, bien sûr, mais de ce que je comprends, il y a quand même... Beaucoup de choses autour de la compréhension de nos carences affectives, la connaissance profonde de soi-même, parce que là, on sent vraiment qu'il y a eu ce... De ta part, en tout cas, il y avait cette volonté d'aller creuser dans les éléments majeurs, dans des éléments majeurs qui allaient contribuer à ton développement. Oui, bien moi, j'ai cette soif de compréhension. Et dans mon approche, je suis beaucoup, j'aime ça, moi, appeler ça des fois des petits moments de théorie, où est-ce qu'on va être. Parce que pour moi, comme je disais tout à l'heure, de comprendre, ça n'excuse pas. Mais au moins, de comprendre, ça peut venir juste expliquer. J'aime beaucoup aussi, et quand je parle de responsabilité, je pense aussi que j'aime beaucoup amener mon client à voir qu'est-ce que l'autre vit aussi. Parce que quand tu comprends ce que l'autre vit, tu es capable de ne pas le prendre sur toi, de ne pas le prendre personnel. Ça, moi, ça a été quelque chose dans mon questionnement qui m'a beaucoup habité quand j'étais adolescente. C'est quoi ma place ? Qu'est-ce que j'ai le droit d'être ? Qu'est-ce que je devrais être ? Qu'est-ce que les autres attendent de moi ? Qu'est-ce que c'est ça ? Aujourd'hui, j'ai envie d'amener mes clientes à ça, ce n'est pas là le vrai questionnement le questionnement de qui toi tu as envie d'être, qui toi tu as envie, qu'est-ce que toi tu as envie de donner aux autres autour de toi, qu'est-ce que tu mérites toi, qu'est-ce que tu veux aller chercher toi dans ces relations-là, avec les gens, puis les autres, ils arrivent avec leur bagage, avec leur carence, parce qu'on n'est pas obligé de vivre, puis c'est ça aussi le message aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas obligé d'avoir vécu de la négligence, de la pauvreté, de la... de la violence, de l'abus pour avoir une carence, pour avoir des carences, pour se sentir pas tout à fait aligné, pas à la bonne place. Donc, chacun de nous arrivons avec notre bagage, arrivons avec nos carences, arrivons avec nos blessures. La personne, elle va s'attendre de toi quelque chose versus ses blessures. Si on essaie de tout pallier à ça, ça fonctionne pas. C'est une quête interminable. Tu ne découvriras jamais qui tu es. Alors, moi, je prends ça vers toi. Puis moi, je prends beaucoup le je dans mon approche. Ou est-ce que... priorise-toi, pense à toi, pense au jeu, sois aligné, le jeu, c'est le plus important. Et donc, le jeu, je veux dire d'être là pour toi, d'être ce que toi, tu veux. Puis après ça, je pense que dans ton esprit, qui est très dans la collectivité, Flore, j'aime beaucoup parce qu'on travaille deux éléments, mais ce que j'aime beaucoup, c'est que je pense que quand on est aussi à propos de soi, ça nous permet aussi d'être à propos des autres.
- Speaker #1
Tout à fait, c'est interrelié. Il y a des beaux liens d'interdépendance à travailler entre l'individu, puis effectivement, je dirais sa communauté, mais son cercle proche ou sa famille. Tout à fait, oui. Puis j'ai une question pour toi, Marie-Pierre, pour un peu finaliser tout ce qui s'est échangé. Quel message, en fait, tu souhaiterais partager à ceux qui pourraient vivre ou avoir vécu des situations similaires ?
- Speaker #0
Quand on vit avec quelqu'un qui a une dépendance, que ce soit un conjoint, que ce soit un papa, ou que ce soit peut-être même un enfant, tout dépendamment où tu es, la personne de ton entourage qui consomme, elle t'aime. elle t'aime et tu es importante pour lui ou pour elle. C'est dur de voir ça dans les comportements de la personne qui consomme parce que toute sa vie est orchestrée autour de la consommation. Comment je vais pouvoir consommer aujourd'hui ? Comment je vais me procurer ? Comment je vais pouvoir payer ? Comment je vais devoir cacher ? Comment je vais... Peu importe. C'est une... Et ça, quand on m'a dit ça à moi, Pour ton papa, tu es importante et il t'aime malgré qu'il consomme. Je ne sais même pas si je l'ai cru la première fois qu'on me l'a dit. Donc ça, c'est important. C'est important que tu l'emmagasines, prends-le. La deuxième chose, c'est que tu n'es pas responsable. autant que ce n'est pas à cause de toi qu'il consomme, et autant que tu n'es pas responsable de l'aider à arrêter de consommer. Donc, tu n'es pas responsable de son arrêt ou de son cheminement. Parce que ça aussi, quand on est avec quelqu'un, on se dit, mais pourtant, il me semble que je fais tout ou je suis tout. Pourquoi est-ce que ce n'est pas encore assez et qu'il consomme encore ? ou encore, pourquoi tout ce que j'essaie de faire, toutes les fois où j'ai des discussions avec lui, combien de fois j'ai entendu ma mère avoir des discussions avec mon père, pour qu'il arrête, pour qu'il... Ce n'est pas ton chemin. C'est son chemin à lui. Concentre-toi sur ton chemin à toi. C'est la meilleure façon que tu vas être capable d'aider cette personne-là. Donc, les consommer, ce n'est pas... Ce ne sont pas de mise avec les gens qui consomment. Donc, il... La dernière chose, et on l'a abordé un peu tout à l'heure, la toxicomanie ne détermine pas la personne qui est avec toi, qui est devant toi. Ce n'est pas que un alcoolique ou un toxicomane ou un joueur compulsif. Cette personne-là, elle a comme toi différents chapeaux. C'est un papa, c'est un amoureux, c'est un travailleur, c'est un enfant lui aussi. Tu sais, et ça, je pense que c'est important de se reconnecter à d'autres choses. Parce qu'en réalité, c'est pas la personne que tu n'aimes pas, mais c'est sa consommation que tu n'aimes pas. Donc, de ne pas mélanger les choses parce que... En fait, comme je disais tout à l'heure, la consommation est tellement... Tu sais, l'éléphant rose dans la pièce, si vous connaissez cette expression, c'est que ça prend toute la place. Puis en réalité, c'est que toute l'importance qu'on accorde à cette consommation-là vient briser le lien, vient briser la possibilité d'aimer encore cette personne-là, de la voir comme elle est réellement. Rappelle-toi que ce n'est pas lui que tu n'aimes pas, mais que c'est sa consommation et qu'il n'est pas que consommation.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
j'aime beaucoup. Merci. Merci beaucoup, Marie-Pierre, pour ce partage. Est-ce que tu aurais envie d'ajouter quelque chose ?
- Speaker #0
J'aurais envie d'ajouter que, peu importe que ce soit par la toxicomanie ou que ce soit par n'importe quelle autre problématique que tu aies vécu en milieu dysfonctionnel, ce n'est pas ce qui te définit. Tu as le droit, tu as la possibilité, tu as le choix de vivre autrement, de faire autre chose. tu as la possibilité, le choix aussi de te libérer de ce que tu as vécu, de reconstruire en quelque sorte aussi ton toi, parce que reconstruire ta vie, je trouve ça gros un petit peu, mais de te reconstruire toi au travers de ça. Ce que j'ai vécu, je l'ai vécu, ça ne t'effacera pas, ça va toujours être là, mais l'animosité, la frustration, l'incompréhension, l'injustice que j'ai vécu n'est plus là. Et ça... ça me permet, ça me permet juste d'être libre. Donc, oui, je pense que peu importe d'où tu viens, que ce soit un petit milieu, un petit dysfonction ou une grosse dysfonction, peu importe, je pense que tu peux aller chercher des ressources, ça va, oui, ça, ça serait vraiment un beau, je finirais avec ça.
- Speaker #1
C'est un épisode inspirant, inspirant, vraiment, merci Marie-Pierre pour ce beau partage entre force et vulnérabilité, reconstruction, résilience, en tout cas, les rêves. plein de beaux aspects à retenir de ce parcours. Puis, j'invite nos auditeurs à commenter, échanger, partager, nous écrire si eux aussi ont des choses à dire sur le sujet. Marie-Pierre, c'était vraiment un plaisir de t'avoir sur le podcast. Il y a quelque chose autour de la transformation. Finalement, je vois un peu, je termine cet épisode en voyant vraiment le lune. la chenille qui est devenue papillon aujourd'hui et merci merci pour ces beaux partages en tout cas et au plaisir de te revoir merci beaucoup pour l'invitation ça fait plaisir à bientôt
- Speaker #2
Voilà qui conclut notre épisode d'aujourd'hui. Merci infiniment de nous avoir accordé un peu de votre temps. Si notre conversation vous a inspiré ou apporté quelque chose de nouveau, n'hésitez pas à nous le faire savoir. Laissez-nous un commentaire, un avis ou même quelques étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Recommandez notre podcast à vos amis ou à quiconque pourrait bénéficier de nos discussions. Votre soutien nous permet de continuer à explorer des résonances qui enrichissent la discussion autour de la santé mentale. Rejoignez-nous la prochaine fois pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous et continuez à nourrir votre curiosité. À très bientôt !