Speaker #0Vous faites du cétogène mais votre cerveau ne va pas mieux. Alors peut-être que vous n'agissez pas au bon endroit. Parce que non, le cerveau ne dépend pas uniquement de ce que vous mangez. Le cétogène change le carburant mais ce n'est qu'une pièce du puzzle. Et je vais vous expliquer pourquoi le problème ne vient peut-être pas de votre alimentation. Bonjour, aujourd'hui j'ai envie de répondre à une question qu'on m'a posée sur YouTube et qui est vraiment intéressante. Une personne me disait dans notre échange de discussion, je fais du cétogène depuis trois mois pour améliorer ma mémoire, ma concentration, mais je ne vois pas de résultat. Et elle se demande en fait si ça vaut le coup de continuer ou pas, ou faire peut-être des phases de plusieurs mois au cours de l'année. Alors trois mois c'est déjà super, la phase d'adaptation est passée, et normalement c'est vraiment le moment où on commence à bien comprendre les principes de l'alimentation cétogène. c'est-à-dire comment ça fonctionne, quels aliments privilégier, on commence à créer ses propres recettes de cuisine, etc. Donc il faut noter que nous sommes toutes différentes et différents. Donc ce qui fonctionne pour une personne en fait ne fonctionne pas pour une autre. Donc tout comme la durée, une personne peut arriver à son objectif en quelques semaines, une autre personne en quelques mois, voire peut-être même des années. Donc c'est essentiel de comprendre en fait que le cerveau ne fonctionne pas uniquement avec un changement de carburant, donc l'alimentation Alors oui, le cétogène apporte des cétones qui sont vraiment un carburant qui est très intéressant pour le cerveau, mais la mémoire, la concentration dépendent de plusieurs systèmes en même temps. C'est-à-dire que l'alimentation seule peut ne pas suffire suivant le cas de chaque personne. Et c'est là que ça se joue. Tout d'abord, il y a déjà le système nerveux. Si vous vivez régulièrement des moments de stress, ou peut-être même vous en rendez même plus compte, votre système nerveux est tout le temps en mode... alerte, parce qu'il est trop sollicité, c'est-à-dire nuit et jour, et bien cela s'appelle en fait le stress chronique. Et donc votre cerveau est en mode sursis tout le temps. Il n'arrive plus à relâcher en fait la pédale d'accélérateur et il est tout le temps en mode insécurité. Et donc c'est très souvent en fait dans cet état-là qu'il va plutôt prioriser la manière de réagir, de s'adapter, de gérer l'urgence. Mais il ne sera pas occupé à mémoriser, à nous aider, à nous concentrer et à apprendre. Même avec une alimentation parfaite, si le système nerveux est déroulé, forcément le cognitif ne suit pas. Et c'est donc pour ça que le breastwork, la respiration, la cohérence cardiaque, le relâchement profond du corps, ils ont beaucoup de techniques qui sont souvent bien plus puissants que juste l'alimentation seule, le sommeil. Le cerveau se régénère, il se détoxifie pendant la nuit, pendant notre sommeil, et c'est là qu'il va... Consolider la mémoire, nettoyer les déchets neuronaux, récupérer cognitivement. Si notre sommeil n'est pas bon, si on n'a pas un sommeil profond, réparateur, on peut manger tout ce qu'on veut, ça ne va pas aider notre cerveau, il va rester brouillé. Donc c'est important d'avoir un bon sommeil. Ensuite il y a également les carences, c'est un point énorme et souvent sous-estimé. C'est-à-dire que pour que le cerveau fonctionne bien, il a besoin de nutriments très précis. Donc par exemple, c'est qu'un exemple, mais... Le fer est important, il permet de transporter l'oxygène jusqu'au cerveau. S'il en manque, le cerveau est moins bien oxygéné. Et donc ça peut donner justement cette sensation de grouillard mental, de difficulté à se concentrer, de fatigue également constante. Il y a également la vitamine B12, elle est essentielle pour le système nerveux. Elle participe à la formation des gaines, des neurones en fait. Un peu comme une protection autour des câbles électriques si on peut dire. Les végétariens sont très souvent déficients en B12 et donc quand elle est insuffisante, la communication entre les neurones est moins efficace. Donc forcément on a beaucoup plus de soucis de mémoire, de clarté mentale qui va au fur et à mesure diminuer. Il y a également le magnésium. Le magnésium joue un rôle clé dans la régulation du stress et des neurotransmetteurs. Donc quand on en manque, le système nerveux devient plus excitable, plus fatigué aussi, et donc ça a forcément un impact direct sur notre... pouvoir de concentration. Et donc là c'est important vraiment de comprendre ça. Donc le cétogène en fait il va changer le carburant de notre cerveau mais il ne garantit pas forcément l'apport suffisant en micronutriments. Donc c'est vraiment important en fait de bien adapter son alimentation, de bien comprendre l'alimentation LCHF ou cétogène en maximisant justement les apports de micronutriments avec des aliments de qualité et adaptés à soi. Et donc si ces bases ne sont pas solides, forcément le cerveau ne peut pas fonctionner de manière optimale, mais avec vraiment une alimentation très stricte et adaptée à soi. Ensuite il y a également l'inflammation. L'inflammation c'est donc un cerveau qui est inflammé, qui va donc forcément fonctionner au ralenti. Et donc le cétogène peut énormément aider sur les inflammations qui viennent par exemple du stress, du microbiote, certaines intolérances par exemple. Mais des fois ça peut ne pas être suffisant. Alors qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Au lieu de forcer, je propose souvent une approche qui est plus adaptée, plus douce. Il faut maximiser tout ce que je viens de vous expliquer, donc il faut stabiliser la glycémie. parce que sans forcément avoir une alimentation cétogène stricte. On va travailler sur le système nerveux, la respiration, on va ralentir son rythme de vie, au moins prendre chaque jour quelques minutes pour soi, pour se poser. On va mettre des techniques pour relâcher les tensions du corps, le mental. On va également prioriser le sommeil avec la lumière, les rythmes circadiens, l'apaisement le soir. On peut également vérifier ses carences, donc faire magnésium, les vitamines du groupe B, mais il y a plein de choses encore qu'on peut faire. En plus, on va également réduire l'inflammation globale grâce à l'alimentation limitée en glucides. Et donc concernant les phases de cétogène, alors oui, ça peut être intéressant de faire des périodes, notamment en hiver, mais pas dans une logique de contrainte. On va plutôt l'utiliser comme un outil pour être bien, donc au service vraiment du corps et non l'inverse. Il faut comprendre que lorsqu'on part en alimentation LCHF cétogène, il y a très souvent, on va dire entre deux, trois semaines à peu près, une phase d'adaptation. Pourquoi ? Parce que lorsqu'on est, on fonctionne en fait en cétonne. Mais très rapidement, notre corps, et parce que dans l'alimentation, on va amener justement l'alimentation plutôt transformée que l'on a de nos jours, et donc on va amener des glucines. Et donc le corps, par facilité, va partir et utiliser les glucines. Et donc, pendant des années, notre corps fonctionne ainsi. Et puis le jour où on passe en LCHF ou en cétogène strict, et bien, d'un coup, il va devoir fonctionner avec les corps gras. pour partir et créer les cétones. Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain, parce que du coup, on lui amène à nouveau une alimentation correcte, de qualité, et là il se dit, mince, comment ça fonctionne déjà ? Et donc, c'est la période où il va être en phase d'adaptation pour comprendre et remettre tous les systèmes comme ils sont censés fonctionner depuis notre naissance. Et donc, c'est ce qu'on appelle la période aussi qui est au flou, mais il y a bien sûr, heureusement, des techniques pour que ça se passe plutôt bien. Mais c'est justement dans cette phase de transition que moi, l'ayant expérimenté ces derniers mois, le fait justement de jongler entre l'alimentation cétogène et l'alimentation glucidique, bien que ce n'était pas aussi glucidique qu'autrefois, mais j'ai quand même commencé petit à petit à en amener à nouveau dans mon alimentation pour voir en fait l'effet. Parce que beaucoup de personnes disent qu'en fait on peut jongler, c'est-à-dire toute la semaine en cétogène et le week-end ne plus être en cétogène. Et donc je l'ai expérimenté. Personnellement, ça a été plutôt catastrophique dans le sens où Merci. Dès que j'amenais à nouveau des glucides, j'étais à nouveau ballonnée, j'avais de nouveau des maux de ventre, des maux digestifs, beaucoup de fatigue, énormément de fatigue. C'était des journées où j'avais de nouveau des pics au niveau émotionnel pas génial. Ça a duré pas longtemps parce que justement je pense que le fait que j'ai été déjà à un bon moment en cétogène m'a permis de mieux gérer. En fait, il faut comprendre quand on est déjà en alimentation cétogène depuis longtemps, le corps si on lui amène des glucides, c'est beaucoup plus facile pour lui. de retourner en mode cétonne le lendemain. Par contre, lorsqu'on est encore tout au début, on ne peut pas tout de suite changer et revenir au glucide parce qu'en fait, le corps va se remettre comme il était avant. Et donc, c'est important de comprendre ça. Si on l'ongle, à chaque fois, ça veut dire qu'il y aura les jours où on mange les glucides, on ne sera de nouveau pas bien parce qu'en fait, c'est comme si on retombait à nouveau dans cette phase d'adaptation. Donc, pour moi, c'est vrai que si on veut optimiser sa santé, c'est vraiment le fait de rester longtemps. dans une alimentation LCHF, voire cétogène stricte, pour être bien, en fait, dans son corps. Donc voilà, pour terminer, donc, cette réponse à cette question, c'est vraiment de, je pense, de... Alors, ok, peut-être partir de cétogène, parce que pour certaines personnes, c'est trop difficile d'être en cétogène, donc pourquoi pas passer plutôt en LCHF doux, ou en alimentation limitée en glucides, c'est déjà vraiment très très bien de se limiter dans les glucides. Maintenant en terme de résultats, je pense qu'effectivement il faudrait plutôt elle sur le long terme rester plutôt en limité et si on a vraiment des gros soucis de santé passer en LCHF et si on a encore des problèmes de santé bien plus compliqués et qui sont là depuis très longtemps plutôt en cétogène. C'est pour moi ainsi que je vois comment optimiser sa santé et si je peux vous laisser une seule réflexion ce serait celle ci. Est-ce que je suis en train d'agir sur le bon levier pour moi ? Ça c'est la grande question, parce que la santé ce n'est pas une méthode universelle, c'est une compréhension fine de son propre fonctionnement. Il faut réussir à comprendre comment notre métabolisme fonctionne et adapter au fur et à mesure. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser sous cette vidéo, même si ça ne concerne pas forcément le thème de cette vidéo. Cela me permettra peut-être de créer de nouvelles vidéos pour vous répondre plus facilement que par l'écrit. 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