Speaker #0Bonjour et bienvenue, je suis Isabelle, coach spécialisée dans l'accompagnement post-divorce-séparation. J'accompagne les personnes qui traversent une période de flou après une séparation et ne savent plus vraiment qui elles sont et ce qui compte vraiment. Je les aide à retrouver un équilibre, à se retrouver personnellement, à reconstruire un quotidien plus serein et à renouer des relations plus épanouissantes. Après avoir traversé Renêtre, Ce retour à vous, à vos émotions, à votre identité profonde et reconstruire cette étape où vous avez retrouvé de la solidité, posé des repères et apaisé votre quotidien. Vous entrez maintenant dans la troisième grande étape de votre parcours, reconnecter. Dans cette étape, nous allons explorer une dimension essentielle de votre reconstruction, votre manière d'être en lien. L'autre. les relations, l'amitié, la confiance, le désir, l'intime, tout cela se transforme après une séparation, et souvent bien plus profondément qu'on ne se l'imagine au début. Ici, vous allez apprendre à réouvrir progressivement l'espace relationnel, à reconnaître les liens qui vous nourrissent, à poser des limites qui vous protègent, à vous reconnecter à votre désir, et peut-être, petit à petit, à... envisager une relation amoureuse plus juste, plus consciente, plus alignée avec qui vous êtes devenu. Alors installez-vous, respirez, vous êtes dans un espace où l'on n'exige pas la perfection, mais la justesse. Un pas après l'autre, au rythme qui est le vôtre. Après une séparation, la solitude prend beaucoup de place. Parfois elle repose, parfois elle pèse, parfois elle apaise. mais parfois aussi elle enferme. Et l'une des grandes difficultés, c'est de comprendre ce que vous êtes en train de vivre. De la solitude choisie ou de la solitude subie. Parce que ces deux solitudes ne se ressemblent pas, elles n'ont pas le même impact, elles ne disent pas la même chose de vous, et surtout, elles n'appellent pas les mêmes réponses. La solitude choisie est un espace... qui vous construit, la solitude subie est un espace qui vous épuise. Aujourd'hui, nous allons apprendre à distinguer ces deux formes de solitude, à comprendre pourquoi elles se mélangent souvent après une séparation et à poser les gestes justes pour retrouver un équilibre intérieur. La solitude, ce n'est pas un problème en soi. En revanche, elle devient un problème quand elle ne vous respecte plus. Pour bien comprendre la différence, regardons ces deux types de solitude. La solitude choisie, c'est comme un espace de respiration. Elle est portée par une sorte de mouvement intérieur. J'ai besoin de recul, j'ai besoin de silence, j'ai besoin d'être seule pour me retrouver, j'ai besoin d'espace, on se dit parfois aussi. Et donc cette solitude, elle vous apporte... apporte du calme, de la clarté, de la présence à vous-même, une forme de solidité douce. Et donc, vous vous sentez mieux après l'avoir vécu. C'est un temps nécessaire, sain, presque réparateur. En revanche, la solitude subie, c'est un espace de fermeture. Elle est portée par la peur, la fatigue ou tout simplement le manque d'énergie. Je n'arrive pas à voir du monde, je ne veux déranger personne, je n'ai pas la force, je me sens à part, je n'ai plus vraiment la place dans ma vie pour ça, ou pour quelqu'un d'autre, ou pour quelque autre personne. Elle vous apporte du vide, de la lourdeur, du retrait, du doute, de la tristesse aussi souvent. Et donc vous vous sentez moins bien après l'avoir vécu, c'est un isolement qui absorbe et qui absorbe notamment votre énergie. Alors pourquoi les deux se mélangent après une séparation ? Tout simplement parce que vous êtes en transition, votre monde intérieur se réorganise, vos repères changent, votre énergie est instable. La solitude peut être nécessaire un jour et devenir totalement pesante le lendemain. Ce n'est pas incohérent, c'est juste humain. La solitude subit... On peut penser qu'elle ralentit finalement la reconstruction, alors que la solitude choisie construit votre solidité. La seconde vous coupe du lien dont vous aurez besoin plus tard. L'enjeu, c'est de ne pas éviter la solitude, c'est d'en faire un espace qui vous soutient, mais surtout pas qui vous enferme. Comment transformer la solitude en un espace de croissance ? Tout d'abord, dès que vous vous sentez seul, demandez-vous est-ce que je suis en train de me protéger ou de me renfermer. Ça va vous permettre justement de nommer cette solitude et vous allez voir que déjà poser une réponse va changer pas mal de choses. Votre corps va être aussi votre boussole la plus efficace puisque la solitude choisie va permettre que votre respiration s'attende. pèse, que votre énergie remonte, que vous vous sentiez en sécurité. La solitude subie, le corps réagit, il se tend, vous vous sentez vide, votre énergie baisse, vous ressassez. Le corps ne ment pas. Écoutez-le, faites-en vraiment votre meilleur allié. Vous pouvez aussi décider de fixer un seuil, vous dire j'accepte la solitude quand elle me ressource et je la transforme quand elle me pèse. Ce seuil, ça peut être un moment dans la journée, ça peut être une sensation corporelle, ça peut être un état émotionnel. L'idée, c'est de bien vous écouter, écouter vos sensations de façon à ne pas la subir. Quand cette solitude devient trop lourde, vous avez la possibilité d'introduire un lien minimal, j'ai envie de dire, c'est-à-dire pas du lien intense, épuisant, pas du lien forcé surtout, mais... Juste quelque chose de léger mais qui est déjà présent, ça peut être un message, une voix reçue, un coucou à quelqu'un de la famille ou de vos amis, une sortie, même juste 20 minutes, une activité calme, un sourire échangé. Juste un geste vers l'autre, vers les autres, va suffire à briser l'isolement sans vous surcharger émotionnellement. Et puis ce n'est pas parce que vous êtes seul. que vous êtes limité et résumé uniquement à cette solitude. La solitude, c'est un passage et ce n'est jamais un trait de personnalité. Cette solitude, elle va aussi finalement vous protéger parce qu'elle va vous aider à vous recentrer par moments, à réfléchir, à vous apaiser, à vous reconnecter. C'est une solitude précieuse, donc ne la rejetez pas non plus. Elle participe très activement à votre reconstruction. Même si c'est un tout petit appel, une toute petite envie minuscule, une chaleur intérieure, un intérêt, pensez à revenir doucement vers le monde quand vous en sentez l'appel. C'est un signe que votre solitude a fait son travail et que l'ouverture peut recommencer. Je vais vous proposer maintenant... Un exercice guidé. Vous pouvez pour cela prendre votre carnet et on va faire deux colonnes en fait sur ce carnet. La première colonne ce sera la colonne solitude choisie. Vous allez noter trois situations où la solitude vous fait du bien. Quand peut-être vous avez besoin de silence, vous êtes saturé, vous avez besoin de réfléchir. quand vous avez besoin de respirer seul, et notez ces moments choisis, tout ce qu'ils vous apportent, du calme, de la clarté, de l'apaisement peut-être. Nommez aussi, à la fois en termes d'émotion et de ressenti, ce que ces moments de solitude choisis vous apportent. Dans la deuxième colonne, vous allez noter trois situations où la solitude vous pèse. Est-ce que c'est le soir ? Est-ce que c'est le week-end ? En rentrant chez vous. peut-être, ou après une émotion forte, quand vous vous sentez de trop peut-être dans un groupe où vous aviez l'habitude d'être à deux. Notez ce que vous ressentez, est-ce que c'est du vide, une forme de lourdeur peut-être, de doute, de fatigue. Notez donc bien ces deux colonnes et on va passer à la troisième étape de cet exercice. Vous allez choisir Un geste simple à poser chaque fois que la solitude devient subie. Quand vous sentez qu'elle vous pèse, cette solitude, eh bien, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Envoyer peut-être un petit message, aller sortir, marcher dix minutes, écouter une musique ou une voix qui vous réchauffe, prendre un café dehors, appeler une personne qui vous donne de l'énergie et vous savez que ce sera une ressource précieuse pour vous, entrer dans un lieu vivant, une librairie, un café, un musée, une médiathèque. où il y a du mouvement et où il n'y a peut-être pas de la foule, mais en tout cas suffisamment de personnes pour vous sentir entouré. Ce geste, ça devient votre bouton de sortie, ça devient votre messager, qui vous permet de basculer, d'éclair. Solitude devient trop forte, ça vous pèse, et de vous réouvrir à l'extérieur. Enfin, je vais vous proposer... Une action, une micro-action pour la semaine. Est-ce que ça va être de rencontrer quelqu'un, un ami, quelqu'un de votre famille ? Avoir une activité, un moment partagé, un rituel de lien en tout cas, avec quelqu'un de votre entourage ? Ou parfois peut-être, si c'est dans une association ou autre, ça peut être quelqu'un aussi que vous rencontrez pour la première fois. Eh bien, notez cette micro-action. Juste une. Mais répétez-la chaque semaine et faites-en une habitude et transformez ainsi la solitude en présence. N'oubliez pas, vous pouvez vous dire « je respecte la solitude qui me nourrit, en revanche je m'extrais doucement de la solitude qui m'enferme » . Laissez cette phrase devenir un repère dans vos moments de retrait pour savoir si cette solitude va venir vous aider à vous reconstruire ou à vous enfermer dans un schéma qui n'est pas souhaitable. Merci d'avoir pris ce temps pour vous aujourd'hui. Si cet épisode vous a apporté de la clarté, vous pouvez aller plus loin sur le site restorycoach.fr. Vous pouvez aussi explorer les méditations guidées ou nous rejoindre sur Instagram sur Restorycoach Divorce. Rappelez-vous, vous n'avez pas besoin d'aller vite, vous avez besoin d'avancer vrai. Lien après lien, vous êtes en train de reconstruire une manière d'être en relation plus sereine, plus consciente, plus alignée avec qui vous êtes aujourd'hui. A très bientôt pour un nouvel épisode et n'oubliez pas, avec Restory, réécrivez votre histoire.