- Speaker #0
Bienvenue au 28e épisode de notre podcast Retour sur les attentes. Ça fait quelques mois, même plus que depuis notre dernier épisode, mais on va vous expliquer pourquoi il y a eu un petit temps de pause. Je suis toujours avec Dr Jonathan Potier, fidèle au poste. Comment tu vas Jonathan ?
- Speaker #1
Très bien, très très bien, merci. C'est l'automne, donc pour moi c'est toujours une saison On va dire un peu maussade, je suis un fan du soleil, de la luminosité, etc. Et l'automne dans le Nord, ça n'est pas forcément la fête, mais que veux-tu, c'est comme ça, ce sont les cycles naturels, donc on va prendre son mal en patience. Et toi, tu vas bien ?
- Speaker #0
Moi je vais bien, mais franchement ça fait du bien d'avoir un peu moins chaud aussi. Je te dis, l'été était très très chaud. Oui, complètement. Donc écoutez, on va voir les bons côtés des choses.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Alors on a... Beaucoup, beaucoup d'actu à vous présenter. D'abord, un changement de direction de notre positionnement, messaging, comme on dit en anglais. On a changé de site, donc anciennement évaluationformation.fr, maintenant impact-déformation.com. Donc, l'idée vient de toi, forcément, Jonathan, de plus parler de l'impact que de l'évaluation. Et on a même mis une formule sur la page d'accueil qui dit impact égale transfert plus évaluation. Est-ce que tu peux peut-être nous expliquer un peu plus le raisonnement derrière cette volonté de changer ?
- Speaker #1
Oui, volontiers. C'est vraiment, on va dire, ça fait des années qu'on travaille sur le sujet, notamment de l'évaluation. Et puis indirectement, on s'adressait forcément aussi, on abordait aussi le sujet du transfert, de l'impact, etc. Et en fait, l'évaluation, mine de rien, reste souvent encore vue comme étant uniquement une question d'outillage, de questionnaire, etc. Alors que nous... on a toujours présenté cela comme étant quelque chose qui allait structurer la formation et qui allait permettre d'avoir des résultats derrière. Et donc, en insistant vraiment sur cette équation, en insistant aussi sur le transfert, on veut montrer le fait que si on veut de l'impact des formations, si on veut que les formations soient efficaces, il faut, j'utilise toujours cette image, mais il faut à la fois le thermomètre, c'est-à-dire l'évaluation pour dire si oui ou non on obtient des résultats, parce qu'en fait, si on n'évalue pas, on commence à voir tout simplement si on a des résultats. On ne peut pas décréter qu'il fait telle température dans cette pièce si on n'a pas de thermomètre. Et on a besoin du thermostat, à savoir le transfert, parce que c'est vraiment l'élément clé qui rend les formations efficaces. On peut travailler sur le fait d'avoir des participants davantage satisfaits. On peut travailler sur la pédagogie. On peut travailler sur tout ce que l'on veut. Si on ne règle pas la question du transfert, il ne peut pas y avoir d'impact. Donc il y a les deux volets, il y a vraiment le volet de l'évaluation, on cherche à s'équiper, à construire un dispositif qui va montrer que l'on obtient ou non des résultats, et puis en travaillant sur la question du transfert, on va permettre réellement d'obtenir ces résultats. Donc les deux sont indissociables, et c'est pour ça que cette formule évaluation plus transfert égale impact, et bien c'est vraiment notre leitmotiv depuis toujours, mais là clairement on le fait apparaître sur notre site désormais.
- Speaker #0
Alors, tout ça de la part d'un auteur qui a quatre éditions d'un livre qui s'appelle « L'évaluation de l'information » , n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Tout à fait, exactement. Et j'ai toujours dit, d'ailleurs, c'est un auteur, quelqu'un qui a écrit un livre qui s'appelle « L'évaluation de l'information » , je le répète souvent sous forme de blague, mais l'évaluation ne sert à rien. C'est-à-dire que l'évaluation tant telle ne sert à rien s'il n'y a pas un objectif derrière d'amélioration. et en fait lorsqu'on évolue c'est là où justement on prend conscience de tous les problèmes relatifs au transfert des apprentissages, le fameux niveau 3 de Kirkpatrick. Et donc, l'évaluation permet de prendre conscience de tout ça. Mais si on en reste là, on ne répond pas en tout cas aux problèmes. Et moi, je ne voudrais pas être le professeur de la formation qui évalue avec des dispositifs très sophistiqués l'efficacité de ces formations pour aller présenter des résultats que l'on a envie de cacher sous le tapis. Certainement pas. Donc, les deux sont nécessaires.
- Speaker #0
Sur le site impact-d-formation.com, on vous encourage d'y aller parce qu'on a mis en place quelque chose qui s'appelle mon indice d'impact, où vous avez un petit questionnaire que vous pouvez remplir pour découvrir à travers des questions et différentes catégories, quel est votre niveau d'impact dans votre dispositif actuel de formation. Et ça permet d'avoir un petit rapport pour... matière de réflexion sur où vous en êtes, vous, dans les différentes strates, catégories, pour vraiment faire voler vos systèmes en interne. Ça, c'est la première chose. Donc, c'est gratuit, c'est rapide. Je pense que c'est assez sympa pour le faire. Deuxièmement, vous avez donc beaucoup d'informations sur nos différents partenariats. D'accord ? Donc, à mon regret, ça fait 15 ans que je supplie à Dr. Potier de sortir son propre modèle et ses propres euh contenu pour des formations, des programmes de certification, mais il maintient, c'est mieux que d'utiliser les efforts des autres, je dis en rigolant, mais en tout cas, on a des partenariats avec aussi des Suisses, donc Learning Impact pour tout ce qui est conception pédagogique autour de l'hybridation avec les cartes CHIPS, et puis aussi, bien sûr, Learning Transfer Designer, notre partenariat avec l'Institut Transfer. Effectiveness, sur les 12 leviers de l'efficacité du transfert, vous avez donc des pages sur les modèles et aussi sur les sessions qu'on propose. Et aussi, on continue un petit peu avec Patrick, parallèlement, même si les choses évoluent beaucoup chez eux aussi, mais nous, pour vraiment soutenir cet effort d'impact, on a ces différents partenariats qui permettent de travailler aussi sur les outils, sur les actions. Donc, c'est vrai que de mon côté, ça fait 11 ans que je suis dans l'évaluation et c'est vrai que... être consultant, être conseiller, être animateur, facilitateur, parfois pour dire, vous pouvez faire comme ci, vous pouvez faire comme ça. Parfois, c'est un peu frustrant. Et lorsqu'on a vraiment des choses où on peut dire, voilà un outil, voilà quelque chose que vous devriez utiliser, voilà, entre vos mains. Et puis après, les gens qui disent, c'est génial, j'ai aussi un service, c'est super. Là, ça nous fait du bien aussi. Je ne sais pas ce que tu en penses, Jonathan.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. C'est vraiment appréciable. On le répète souvent, mais on voit des résultats concrets à bien des niveaux. Et je reviens sur ce que tu disais. C'est vrai que souvent, tu me disais, il faut créer ton propre modèle, etc. Alors, j'ai quand même créé mon propre modèle pour les personnes qui sont intéressées. Un modèle d'évaluation des systèmes de formation. J'en ferai certainement quelque chose un jour. C'est dans le cadre de ma thèse. Mais je suis... Enfin, j'ai... Je n'ai jamais été fan de dire, allez, on va créer quelque chose, enfin, parfois qui va être un apport tellement mineur. Voilà, on pourrait dire, tiens, on va faire les quatre niveaux de Kirkpatrick, on va appeler ça les quatre niveaux de Poitier et Freeman, et puis on va modifier quelques formulations, etc. Alors déjà, je trouverais ça absolument pas respectueux de la propriété intellectuelle. D'autres le font, moi je suis pas à l'aise avec ça. Je me verrais pas prendre les douze leviers et dire, à partir de maintenant, on va appeler ça les... Les 7 leviers de la performance des formations, des choses comme ça, pour moi, il y a eu un travail de fond qui a été réalisé par différents auteurs, différents instituts, etc. On a la possibilité et la joie de pouvoir dispenser ces programmes dans le monde francophone. J'ai envie de dire, pour faire avancer la cause de l'impact des formations, justement, autant avancer en rang serré plutôt que de tirer chacun dans sa direction. Quand on voit les résultats que l'on obtient avec ces différents programmes, on aurait vraiment tort de s'éparpiller. Donc autant se ranger, on va dire, sous une bannière internationale, que ce soit celle des Coeurs Patriques ou celle de l'ITE. Même si, cela dit, il y a quand même, ça, ça viendra, je voulais peut-être en dire un mot, mais notre bootcamp, là, pour le coup, on crée quelque chose from scratch, en partant d'une feuille blanche, parce qu'on a vu aussi... ce qui fonctionnait, ce qui fonctionnait moins bien dans le domaine de l'évaluation des formations. Et là, pour le coup, on a décidé de créer notre propre programme.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est vrai. Et avec IA aussi. Donc, on a pris position. Moi, j'ai pris position par rapport à l'utilisation d'IA. Tu avais fait un infolettre là-dessus très intéressant au sujet de l'IA aussi. Mais c'est vrai qu'en même temps, on utilise IA. Donc, il ne faut pas oublier la sobriété par rapport à l'IA. Et c'est très important. Néanmoins, l'utilisation, l'avancée de l'IA a aussi été postulée du fait que justement l'évaluation, le sujet de l'évaluation ne peut pas continuer sans l'utilisation de l'IA.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, c'est... Dans un monde parfait, comme je l'ai lu un jour, un jour j'irai vivre en théorie parce qu'en théorie tout se passe bien, mais en théorie on devrait effectivement systématiquement produire des éléments d'évaluation, construire des questions d'évaluation, des dispositifs, peu importe, etc. en se basant sur les meilleures pratiques du domaine. Mais ce que l'on a observé aujourd'hui, du fait de l'usage, de l'utilisation de l'IA, C'est qu'il y a beaucoup de... On va dire beaucoup de... Il y a une expression pour ça lorsqu'on parle de « slop » en matière d'IA, mais on crée du contenu qui est médiocre, qui est mauvais. Moi, je vois passer énormément de choses sur LinkedIn où on partage des informations qui sont fausses au sujet de l'évaluation des formations. Alors, j'en parle souvent, mais la définition du REE, mais c'est... Je n'ai jamais vu une définition correcte du REE alors qu'à la base, voilà, encore une fois... Il faut respecter la propriété intellectuelle. Nous, on reprend explicitement comment ça a été présenté par les chœurs Patrick eux-mêmes. On s'est contenté de le traduire, mais on revient au concept de base. Je vois passer des questionnaires d'évaluation qui sont super mal fichus, etc. Et donc, aujourd'hui, on a des gens qui utilisent l'IA, mais qui utilisent l'IA de manière générique en disant « Ah, tchao GPT, Copilot, Cloud, peu importe, bah tiens, vas-y, construis-moi un questionnaire d'évaluation qui permet de faire ça. » Et forcément... L'IA va aller chercher de la matière sur le web notamment, mais qui est parfois de la matière qui a été créée avec des erreurs. Et ensuite, un autre article est recréé avec l'IA en se basant sur ces erreurs. Il y a une forme de consanguinité intellectuelle, je vais dire ça comme ça, qui se crée. Et en fait, sans tenir compte des meilleures pratiques, y compris des pratiques scientifiquement valides. Et donc, nous, notre idée, ici... C'est de cadrer cela en disant, OK, vous pouvez gagner du temps avec l'IA, mais encore faut-il que l'IA se base sur des bonnes informations, sur des bonnes données, sur des bonnes pratiques, etc. Et donc, on a besoin de donner un contexte de qualité pour produire des choses qui ont du sens. Sinon, en fait, vous risquez de faire plus d'erreurs qu'autre chose.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Je ne peux pas ajouter plus parce que je vois la même chose. Je vois aussi que parfois, je sais que Thierry Thiboutet, par exemple, il s'est passé des données qui sont d'IA jusqu'à 6 mois, ou d'IA jusqu'à 3 mois. C'est même pas moderne. Dans un monde qui évolue très vite aussi, il faut aussi faire attention. Créer son propre projet dans lequel on met les très bons documents de source, comme on dit, de contexte, permettrait justement que l'IA soit beaucoup plus efficace et précis dans sa manière de travailler. Et tout ça, on le mettra dans le bootcamp. qui va sortir dans quelques semaines, qui va donc comprendre des modules de formation avec des challenges et des défis à faire pour utiliser l'IA, mais vraiment dans un contexte très strict qui permettrait que le output, comme on dit, les choses qui sortent soient correctes, avec un peu d'aide aussi de la part du journalier à moi de façon qualitative aussi. Donc tout ça, c'est venir, c'est sur le nouveau site. Donc, on a aussi des sessions de formation qui viennent. On a fait trois sessions de Learning Transfer Design cette année. C'était la première année, donc on a mis en place les supports en français. Jonathan, c'est toi l'animateur pour les sessions intra-entreprise. Donc, du coup, c'est moi l'animateur pour les sessions intra-entreprise. Comment ça s'est passé, ton année au niveau d'animateur pour ces sessions ?
- Speaker #1
Ah ben... extraordinairement bien alors d'ailleurs trois sessions inter et plus une session intra ce que serait que toi tu as fait une session intra donc si on compte aussi la session intra ça fait même 4 et franchement génial d'ailleurs je le dis toujours aux participants à chaque fois j'ai trois classes virtuelles sur quatre qui sont programmés le vendredi et moi j'adore terminer la semaine avec cette formation parce que à la fois je vois dans les yeux des participants des participantes Le déclic, le « ah oui, mais bon sang, mais c'est bien sûr, mais ok, j'imagine déjà ce que je vais faire » , on parle de cerveau qui bouillonne. Là, j'ai une participante récemment qui m'a dit, texto, je n'invente rien, ça redonne complètement du sens à mon métier. Je tournais en rond, j'avais l'impression d'avoir fait le tour du sujet. Là, je me reprends des années de to-do list. Tellement, elle se dit, il y a plein de choses à faire, etc. Derrière, elle dit, bon, il va falloir prioriser, donc on les aide à prioriser. Mais très honnêtement. Les résultats sont quand même extraordinaires. Alors, si on parle cœur Patrick, en termes de satisfaction, en termes d'apprentissage, on les voit les déclics aussi en formation. On voit aussi comprendre ce qu'est le transfert, quels sont les freins, quels sont les leviers sur lesquels on peut s'appuyer, quelles sont les bonnes pratiques qui peuvent fonctionner dans mon contexte, etc. Et en termes de résultats... Il suffit de voir aussi ce qui est partagé sur LinkedIn. Lorsque les personnes sont certifiées, au-delà de la certification et de la satisfaction personnelle, de cette fierté personnelle, il y a les résultats derrière. Et on connaît plusieurs personnes qui ont, ne serait-ce que pour des consultants ou des consultantes, augmenté leur business grâce à cette formation. C'est-à-dire que ces personnes sont contactées désormais parce qu'elles sont clairement affichées comme... étant des spécialistes du transfert, à même de générer, de concevoir des formations réellement impactantes, etc. Donc franchement, c'est extraordinaire, c'est du pain béni cette formation.
- Speaker #0
Alors le pari en fait, c'est qu'un jour, l'indicateur de la satisfaction d'une formation sera obsolète. c'est à dire que les gens en tête de la formation, que ce soit des instances politiques ou des commoditaires dans des grosses entreprises, ils vont comprendre que ce qui est important dans une formation, c'est ce qui se passe sur le terrain suite à la formation. Ce n'est pas juste qu'on a fait tant d'heures, on a eu tant de monde dans la formation, on a eu tant d'inscriptions, on a eu tant de taux de complétion et on a des indicateurs de satisfaction qui sont très élevés. Voilà, j'ai fait mon job. Non, ce n'est pas du tout ça. Justement, lorsqu'on parle du sens dans la matière, le sens dans la matière, c'est qu'il y a la transformation sur la poste. Il y a une transformation au niveau des commandements visés sur le terrain et que quelques mois après, lorsqu'on évalue justement, lorsqu'on est à mesure... on peut nous dire, mais véritablement, j'ai une formation qui m'a permis de changer ma façon de pratiquer mon travail. Et dans le transfert, dans le Learning Transfer Design, c'est ça qui permet justement ça. Et les gens ne s'en sortent pas idem. Donc, on a un défi. vidéos sur notre site, on a des témoignages. Ça fait vraiment du bien pour nous en tant que partenaire de cet institut et aussi d'animateur de ces formations, de voir justement pas seulement pendant la formation les gens commencent à voir différemment, mais comme tu dis, après aussi, commencent à changer leur travail. Et je pense que vraiment cette formation, au fur et à mesure, va permettre d'apprécier la formation différemment. J'adore en fait, il y a une petite partie, je me Merci. permet de le dire, mais dans la formation, on parle de la satisfaction, on dit que la satisfaction en fait, n'est pas aussi importante pour nous experts du transfert que la pertinence de la formation. C'est la pertinence qui est importante, c'est pas que la satisfaction. Et rien que ça, les gens y voient différemment. Ils ne vont pas aller chercher la satisfaction en essayant de faire des trucs incroyables ou extraordinaires. Ils vont construire la formation différemment pour vraiment créer des programmes ultra pertinents et ultra utiles pour les postes.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En t'écoutant, je me dis qu'il faudrait peut-être qu'on envoie un code de réduction, je ne sais pas, Voilà. à l'ensemble des personnes qui travaillent dans le monde politique, dans les instances, des organes de la formation, etc., pour venir suivre la formation, je ne sais pas, parce qu'on voit passer les réformes depuis des années, etc., et effectivement, on ne peut pas dire que les choses évoluent réellement quand même. Donc, je ne sais pas. Est-ce que c'est un manque de connaissances sur le sujet ? Je pense qu'il y a un peu de ça. Et moi, je les accueillerai très volontiers en formation.
- Speaker #0
Moi aussi, moi aussi. Donc, du coup, on a une session qui commence avec Jonathan le 24 novembre. Donc, il y a de la place encore. On a ajouté cette session parce qu'on a eu toutes nos sessions qui étaient complètes. On a mis en place aussi la session, le calendrier déjà pour 2027. Donc, vous pouvez aussi vous inscrire sur le site. Et puis, pour Chips aussi, vous avez une session le 23 novembre à Paris. Donc, on va également communiquer là-dessus. Ça, c'est pour tous les concepteurs pédagogiques, tous les formateurs, tous les gens qui veulent vraiment renforcer la conception de leur dispositif à travers les libérations, donc tout ce qui est blended pour vraiment aussi favoriser l'efficacité des formations.
- Speaker #1
Tout à fait. Et je me permets d'ajouter, Joss, pour la session de novembre, exceptionnellement, on fait les classes virtuelles l'après-midi. Et donc, ça rend la formation plus facilement accessible, par exemple. Par exemple, aux Québécois. Alors, pas seulement. Mais je pense aux Québécois qui, je crois, ont 6 heures de décalage. Alors, je crois que ça dépend aussi des périodes. Mais en tout cas, il y a plusieurs heures de décalage. Lorsqu'on commence la formation à 9h30 du matin, ils étaient obligés de se lever à 2h du matin pour suivre ça à partir de 3h, par exemple. Tandis que là, si on fait ça l'après-midi... Pour eux, en gros, ça correspond au matin. Donc, voilà. Appel aux Québécois, Québécoises, c'est l'occasion de venir suivre la formation avec nous. Et à chaque fois, on a des sessions, je le dis toujours en souriant, mais des sessions francophones internationales. Voilà, dans un des derniers groupes que j'ai eus, on avait quand même France, Belgique, Maroc, Bénin, Cameroun. Enfin, voilà. C'est quand même très varié. Donc voilà, c'est l'occasion aussi d'accueillir le Québec.
- Speaker #0
Venez nombreux. Et puis oui, aussi en Afrique, c'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup, mais on a eu des rencontres aussi de la part de ce continent. Ça fait du bien aussi de voir justement cette montée en puissance aussi par ces entreprises. Donc c'est vraiment agréable. Alors, tu as un peu d'actu passo aussi, non ? Bon, là, on a beaucoup parlé de l'offre, du site, etc., le nouveau messaging, mais toi aussi, tu as été un peu partout, là, récemment.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Alors, je voyage pas mal. Alors, virtuellement, c'est-à-dire que je participe aussi à des… Là, j'ai participé à un podcast récemment sur rendez-vous en terre digitale, me consacrer justement au sujet du transfert. Alors, sans spoiler, sans divulgacher, comme disent justement les Québécois notamment, là, c'est une série d'épisodes sur le transfert. Donc, j'ai participé au premier épisode. Donc, vous le retrouverez sur le site Rendez-vous en Terre Digitale ou aussi dans mon infolettre. J'ai mis le lien où je discute avec Clément et Olivier pendant presque une heure du transfert, de bonnes pratiques, etc. Et je sais que dans les épisodes à venir, il va y avoir notamment deux personnes que je salue. Mais je ne veux pas gâcher la surprise, qui vont justement parler de leur expérience pratique, pratico-pratique au sujet du transfert des apprentissages et deux personnes que j'ai eues en formation également, Learning Transfer Designer. Donc voilà, ça vous donnera aussi l'occasion d'entendre réellement ce que donne cette formation sur le terrain parce que voilà, nous on... On peut en parler, on peut essayer de vous convaincre, mais forcément, c'est difficile d'être objectif, même si avec Joss, on a suivi nous-mêmes cette formation avant de l'animer. Mais là, quand ce sont les participants, les participantes qui en parlent directement, forcément que c'est beaucoup plus crédible. Donc, il y a eu ça. Le 15 octobre, jeudi 15 octobre, je participe au Learning Days. Et j'ai une table ronde sur, je crois que le titre exact, c'est « Et si vos formations servaient à quelque chose ? » Enfin, à quelque chose. C'est un titre de ce type, un peu provocant, provocateur. Et pareil, je vais discuter avec d'autres personnes, dont trois qui ont suivi la formation Learning Transfer Designer, Clément, Mélina et Anaï. Donc, on va partager tout un sens de bonne pratique. Donc, ça, c'est pour l'actu en ligne. Et puis, je me suis déplacé. Je suis sorti de ma grotte pour me déplacer à deux occasions. Oui, t'entends, ça arrive. À Lyon, j'ai participé au Learning Meetings, qui est un événement à Lyon avec pas mal d'échanges entre professionnels de la formation, entre prestataires, etc. Donc, de courts rendez-vous. C'est pour ça que le titre de l'événement est Learning Meetings. Et c'est en partenariat avec... C'est à la demande de Sowisoft que j'ai pu animer un atelier sur le ROE, donc le retour sur les attentes. Donc là, j'y suis allé pour animer cet atelier. Il y avait une trentaine de personnes. Enfin, la salle était pleine, donc il a fallu même ramener des chaises de l'extérieur. C'était des petites salles, donc vraiment très, très intéressant. Et puis, pas plus tard qu'hier, au moment où on enregistre cet épisode, je me suis rendu en Belgique au salon Epsilon. C'est pas très loin pour toi, au Belgique. Ah oui. Alors, en théorie... C'est à une heure et quart en voiture, en théorie. Mais souviens-toi, un jour, j'irai vivre en théorie. Hier, il y avait des travaux sur la route. J'ai mis presque trois heures à arriver là-bas. Donc malheureusement, j'ai raté une bonne partie de la conférence d'introduction. Mais par contre, j'étais là tout le reste de la journée. Et franchement, je l'ai dit sur LinkedIn, mais Epsilon, si vous ne connaissez pas, c'est l'association des professionnels de la formation francophone en Belgique. parce qu'il y a aussi une association pour la partie flamande. Mais là, c'est vraiment... À chaque fois, c'est très convivial. C'est à l'image de la Belgique. Très convivial, très sympathique, etc. Et puis avec du fond. Il y a des ateliers, des conférences. Le sujet, évidemment, c'était notamment l'IA. Apprendre à lire de l'IA. Donc vraiment très intéressant. Et moi, ça m'a donné l'occasion de... de voir des personnes alors que je n'avais jamais vu physiquement alors un coucou à Gisèle qui a suivi le programme de certification Carpatrick qui a suivi le programme de certification Learning Transfer Designer donc deux formations ensemble et je ne l'avais jamais rencontré physiquement donc voilà c'était l'occasion et puis j'ai rencontré pas mal de personnes qui c'est assez amusant on en parlait l'infolettre mais Ils sont venus me voir en disant « Désolé, mes chevilles font bien, mais ça fait quand même toujours plaisir d'entendre ça. J'adore ce que vous faites, etc. » J'ai dit « Mais vous êtes qui ? » « Je lis votre infolettre, votre newsletter, telle édition que j'ai adorée, etc. » Avec des personnes qui sont capables de me ressortir le sujet des éditions. Je me suis dit « Waouh, ça c'est génial ! » Je me suis dit « C'est bien, ça fait avancer un peu le chemin public, comme on dit. » Donc, voilà, j'ai... J'ai bougé pas mal, voilà. Et puis, des différentes interventions ici et là. Donc, c'était une rentrée bien chargée.
- Speaker #0
Ça me fait penser à deux choses. Premièrement, si... Alors, sur Substack, malheureusement, au niveau des anciennes éditions, c'est un peu compliqué parfois de les trouver. C'est pour le niveau de tri. Donc, on a ajouté des introductions à chaque fenêtre sur le site Impact avec des filtres. Comme ça, pour un sujet ou tel sujet, vous pouvez aller en trier. les articles et après avoir les liens vers l'article en question peut-être si ça vous intéresse il y a combien d'éditions maintenant Jonathan ?
- Speaker #1
55 ? je regarde justement on en est à la
- Speaker #0
64ème elle a été publiée le 5 octobre d'accord combien d'abonnés ?
- Speaker #1
même chose, c'est du live exactement 4439 actuellement on va faire un petit cadeau au
- Speaker #0
5000ème je pense c'est normal ça peut être pas mal ça et deuxième chose c'est que moi-même je vais en Suisse, Romande le 5 novembre je vais animer la matinée du 8ème forum Romande 2026 comment instaurer une culture de formation continue, je crois qu'il y a 100 places et je crois qu'ils ont déjà 90 places déjà prises donc Si vous êtes en Suisse, Lausanne, et que vous souhaiteriez venir, vous pouvez encore vous inscrire un petit peu avant cet événement-là.
- Speaker #1
Tout à fait. Surtout que la Suisse, je parlais de la Belgique, mais pareil, en Suisse, les événements sont vraiment toujours top. Il y a vraiment du fond, etc. C'est très bien organisé, on est bien accueilli. Pour moi, c'est un plaisir. Je dis que je sors rarement de ma grotte, mais par contre... Quand c'est pour aller en Belgique, là je ne pouvais pas m'y rendre malheureusement en Suisse, mais quand c'est pour aller en Belgique ou en Suisse, j'ai un surplus de motivation d'un coup.
- Speaker #0
Bon, permission de râler, Dr Potier ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi on ne trouve pas ça en France alors ? On est un peu d'accord. Moi je trouve que toujours les conférences en France, ils ne sont pas dédiés au bon sujet. c'est ça en fait toujours technologie,
- Speaker #1
digitalisation on ne trouve pas les sujets qui intéressent là oui on se donne la permission de râler ça fait longtemps j'ai deux hypothèses deux hypothèses la première c'est notre système français de la formation professionnelle qui empêche les gens les professionnels de la formation d'avoir Salut ! temps de se poser les bonnes questions. En fait, j'en veux absolument pas aux professionnels. Vraiment, je l'ai dit dans le podcast « Rendez-vous en terre digitale » et je vais me permettre cette expression qui va faire grincer des dents. Tu connais l'expression qui disait ça ? C'est pas Churchill qui disait « La démocratie est le pire système à l'exception de tous les autres » . Je pense que c'est Churchill qui disait ça. Je dis, le système français de la formation professionnelle est le pire système, et pas à l'exception de tous les autres. Je considère que ça reste quand même un système de dépenses, de gâchis, etc. Super mal organisé, on enchaîne les réformes et jamais il n'y aura de remise en cause profonde, en tout cas peut-être un jour. Mais je continue à dire que c'est une catastrophe. Et quand on regarde l'intégralité des pays du monde, mis à part la France, Tout le monde a un système différent et beaucoup plus léger. Et donc, on serait nécessairement le pays qui va penser à la meilleure solution. D'ailleurs, ça fonctionne tellement bien chez nous qu'il n'y a pas besoin de faire de réformes, il n'y a pas de problème de financement, on n'est pas obligé de passer à 350 euros maintenant au niveau du CPF, de contributions par le collaborateur ou son entreprise, etc., de reste à charge. Donc voilà, pour moi, le système est tellement... j'ose le terminer... Pour souffler, il y a tellement de choses dans ce système que ça nous empêche de se poser des questions pragmatiques, notamment liées à l'efficacité des formations. Parce que si on fait ça sans qu'il y ait d'efficacité, ça ne sert à rien de le faire tout simplement. Donc pour moi, c'est le premier élément. Et le deuxième, c'est je pense que voilà, attention au... À l'ultra technologisation de la formation, on parlait de l'IA, mais quand je m'étais rendu au salon de Learning Tech, je cherchais où était le learning dans Learning Tech. C'est-à-dire qu'il y avait de la tech partout, c'est bien, mais en fait, là pour le coup, on perd vraiment le sens du métier. Soit on a des salons très spécialisés, mais qui oublient effectivement le mot learning, le mot formation, ou alors justement, on reste encore sur des choses où on se fait dépasser par les autres. pays dans les réflexions, parce qu'on est tellement englué dans notre système.
- Speaker #0
bureaucratiques qu'on perd l'essentiel de notre métier. Voilà, c'était encore une fois un joli coup de gueule. Tu es d'accord ?
- Speaker #1
C'est moi qui ai lancé, moi je suis d'accord avec toi. On est beaucoup trop dans l'industrialisation, dans la massification, donc même s'il y avait les MOOC et tout ça il y a quelques années, maintenant il y a l'IA, il y a tout ce qui va avec, les LMS, etc. Mais c'est tout le temps la même chose. C'est toujours sur la technologie, c'est jamais assez sur... qu'est-ce qu'on veut de ce qu'on fait, le sens de ce qu'on fait. Oui, exactement. Ça peut plaisir de le voir ailleurs, justement.
- Speaker #0
Tout à fait. La preuve que l'on peut s'en sortir. On peut, de manière solidaire, collective, on peut s'en sortir de ce système, mais encore faut-il le vouloir, et puis ouvrir sa bouche, pour rester poli. Mais parce que je pense qu'il faut vraiment ne pas se contenter... De subir ce système et de se contenter d'attendre avec impatience la prochaine version du guide de lecture de Calliope, et puis voilà, etc., etc., à un moment donné, il faut dire clairement les choses. Calliope ne s'attaque pas au sujet d'impact des formations. Il s'attaque à d'autres choses, c'est ok, mais en tout cas, on met tellement le focus là-dessus, par exemple, que l'on oublie les questions d'impact. Donc, on peut faire sans tout ça. La preuve, les autres pays y arrivent très bien.
- Speaker #1
Au sein de Linguaid, on a eu 4 audits maintenant avec Allure P. Je crois qu'il y en a eu un auditeur qui a entendu parler de Kirkpatrick. Sur les 4.
- Speaker #0
Ouais, ça, ça fait peur. Ça fait peur ? Ouais, ça fait vraiment peur. Parce que, enfin voilà, qu'on ne connaisse pas parfaitement le modèle, etc. C'est ok, forcément, il y a tellement d'auteurs dans le milieu, etc. Mais voilà, dans le milieu de la formation, si on n'a jamais entendu le nom Kirkpatrick, voilà... Ça en dit long, parce que comme par hasard, Kirkpatrick égale résultat de la formation. Donc ça veut dire qu'on n'a jamais entendu parler de l'auteur le plus connu sur le sujet de l'efficacité de la formation. Eh bien oui, c'est triste.
- Speaker #1
Voilà, voilà. Bon, écoutez, on va mettre un point sur ce côté négatif, parce qu'il y a plein de choses côté positif, y compris l'infolettre. Un bon pari qui a été lancé il y a... Il y a deux ans, je pense, maintenant, avec plus de 60 éditions. Et comme ça se doit dans l'évaluation, il faut mesurer un petit peu. Donc là, on veut faire un petit point rapide sur... Alors, je ne sais pas si le populaire, c'est le bon mot, parce que comme tu disais, c'est un peu compliqué de voir ce qui est populaire, parce qu'avec la montée de nombre d'abonnés, c'est compliqué avec Substack de savoir ce qui est le plus populaire ou pas. Mais en tout cas, on va choisir deux, trois articles pour qu'on sait... beaucoup fonctionné, c'est ça, pour explorer un petit peu.
- Speaker #0
Ouais, tout à fait. Alors, je me suis basé, j'ai fait un classement sur Substack, qui permet de filtrer, etc., de classer un peu en fonction de certains indicateurs, et là, je me suis basé sur le nombre de vues pour classer les trois éditions qui arrivaient en tête. Et c'est pour ça aussi que je te remercie, sur le site, d'avoir effectivement intégré ce classement avec des filtres, des tags, etc., parce que... Bien souvent, lorsque je republie des anciennes éditions sur LinkedIn, il y a beaucoup de personnes qui pourtant sont des abonnés depuis plusieurs mois à l'infolettre, découvrent que tel sujet avait été traité, etc. Donc c'est quand même l'occasion de montrer que justement, cette infolettre s'appelle Impact Formation, ce n'est pas une infolettre dédiée à l'évaluation des formations. On parle de tout un ensemble de sujets liés au transfert, à l'impact, etc. Et celle qui arrive alors... Allez, on va faire en... On va le faire par ordre numéro 3 peut-être d'abord. Sur le podium alors, c'est ça ? Oui, exactement, on va faire un podium. Donc médaille de bronze, on va dire ça comme ça, c'est l'édition qui se nomme « Faire parler les apprenants mécontents pour mieux améliorer vos formations » . Et en fait, l'idée ici dans cette édition, c'est vraiment d'inciter, de donner des exemples pour encourager les apprenants à s'exprimer. même si justement c'est pour avoir des réponses négatives parce que sinon si on met un peu la poussière sous le tapis etc on risque pas d'améliorer nos formations et donc je parle vraiment de pratiques parfois défaillantes qui sont mises en oeuvre et qui vont venir empêcher les apprenants de s'exprimer ou alors qui vont venir biaiser les réponses obtenues donc déjà là on est vraiment sur du niveau 1 et déjà sur le niveau 1 il y a des choses à faire
- Speaker #1
Mais est-ce qu'on doit avoir peur des apprenants mécontents ?
- Speaker #0
Alors non, certainement pas. Je pense que vraiment, il faut accueillir ceux-là parce que... Si on n'identifie pas cela, on ne risque pas de traiter le motif d'insatisfaction. Ce sont les apprenants actuels, y compris l'apprenant qui s'exprime, qui exprime son mécontentement, qui vont être lésés. Ce sont les groupes qui vont arriver derrière, qui ne vont pas pouvoir bénéficier d'une amélioration de la formation tant sur la forme que sur le fond. Donc pour moi, non, non, on doit accueillir cela avec bienveillance, mais vraiment dans une optique d'amélioration. Finalement, je préfère moi quelqu'un qui s'exprime pour émettre une critique, si tant est qu'elle soit constructive, plutôt qu'une personne qui ne va absolument rien dire. Même si elle est satisfaite, je pense qu'il faut vraiment exprimer clairement sa satisfaction. Mais en tout cas, je préfère quelqu'un qui exprime une critique plutôt que quelqu'un qui a des choses à dire, mais ne l'exprime pas par peur de... de me blesser en tant que formateur ou des choses comme ça.
- Speaker #1
Il y a quelque chose d'assez psychologique derrière aussi l'expression de l'insatisfaction. C'est-à-dire que je comprends la posture souvent, lorsqu'on est dans la formation, dans une posture assez basse, dans le sens où on veut faire plaisir aux gens. Dans la formation, on a des gens qui aiment communiquer, qui aiment faire plaisir, qui aiment parler avec les gens. Lorsqu'on sait qu'on a quelqu'un qui est insatisfait, forcément c'est à la rencontre de cette posture-là. Ou on a peur de parler avec quelqu'un qui n'est pas satisfait. Mais je trouve que vraiment, ces échanges sont très, très riches. Parfois, oui, parfois, en fait, même ils ne sont pas satisfaits pour les raisons peut-être qu'ils ont signalées sur le questionnaire. C'est-à-dire que c'est vraiment utile de creuser le sujet plus pour voir qu'est-ce qu'il y a derrière cette insatisfaction. Et une fois qu'on le prend, en fait, justement, la peur baisse parce qu'on sait qu'on peut en faire quelque chose. Donc du coup, je trouve souvent à l'issue de l'échange, on est encore plus positif en fait. Parce qu'un, on a vaincu notre peur, on a parlé avec quelqu'un qui était insatisfait. On voit que cette personne apprécie justement le fait qu'on a été contacté. Ça, c'est vraiment important. Il ne s'attend jamais en fait, quelqu'un qui est insatisfait ne s'attend jamais à être contacté pour discuter de ça. Donc ça aussi. Et puis, ça nous donne des outils et ça nous donne des idées extrêmement importantes pour pouvoir améliorer. Donc là, on est vraiment dans l'amélioration continue de la formation. Et je trouve que ces échanges-là sont souvent les plus riches pour nous aider à améliorer le dispositif.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. De toute façon, il faut que ça sorte. Je veux dire que ce soit quelque chose de positif ou de négatif, il ne faut pas que la personne garde cela. Et donc, c'est là où on a plutôt intérêt à penser aux meilleurs moyens. de favoriser cette expression. Est-ce que c'est l'écrit ? Est-ce que c'est l'oral ? Est-ce que c'est lors d'un tour de table ? Peu importe, mais toute personne ne doit pas s'exprimer, même qu'elle soit introvertie, extravertie, etc. Peu importe, mais on doit trouver le moyen d'aller chercher cette information. Récemment, j'écoutais aussi hier un podcast, un autre podcast qui est celui de Laure Périnelle qui a euh... a accueilli Karim, que l'on connaît bien. Et Karim faisait part de cette expérience en disant, en tant que formateur récemment, il y avait quelqu'un qui, dans sa formation, est arrivé en disant, je ne sais plus exactement quels sont les termes, mais en gros, je n'ai pas choisi d'être ici, je ne voulais pas venir à cette formation. Limite, c'est une perte de temps. Et en fait, dès le début, Karim a questionné la personne, etc. Ils en ont parlé et en fait, à la fin de la formation... personne était dithyrambique en disant mais j'aurais tellement regretté de ne pas venir suivre cette formation etc je serais passé à côté de quelque chose mais s'il n'y avait pas eu on va dire cette action pour dédramatiser va dire crever d'abcès comme on dit pour en parler avec la personne elle aurait peut-être suivi je pense qu'il était une formation pendant deux jours alors peut-être suivi la formation pendant deux jours pour râler grogner ruminer dans son coin etc. sans jamais pouvoir bénéficier de la formation. Et finalement, avoir ce temps, et Karim explique qu'il fait ça, il aménage vraiment un moment au début de la formation où on est au clair sur qu'est-ce qu'on va venir faire dans cette formation, qu'est-ce qu'ils en attendent, comment faire en sorte que ça se passe au mieux pour eux, qu'est-ce qu'ils vont pouvoir en retirer. Et je pense qu'avoir cela, cette espèce de réceptacle aussi aux insatisfactions, y compris dès le démarrage de la formation, est nécessaire.
- Speaker #1
N'ayez pas peur d'aller au franc. Franchement, ça vaut le coup.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
l'argent, le deuxième.
- Speaker #0
Ah, alors en deuxième, nous avons une édition qui alors était un peu... Un peu provoquante, parce qu'elle parle forcément de quelque chose qui peut nous affecter toutes et tous, et j'ai envie de dire encore plus maintenant, à l'ère de l'IA. L'édition se nomme « Évoluer pour rester indispensable comme professionnel de la formation » . Donc en gros, comment faire pour ne pas disparaître en tant que professionnel de la formation. Et là, j'avais... déterrer si je puis dire un conte que j'avais écrit en 2008 donc voilà les gens en 2008 j'ai créé des choses un peu j'ai pas d'air morbide en tout cas voilà je l'avais intitulé à l'époque il était une fois trois petits points comme un conte c'est incondaire le fabuleux et tragique destin de la dame formation est en fait voilà donc je vais pas tout détailler mais En gros, vraiment l'idée, je m'étais basé là-dessus, et vraiment, à l'époque 2008, donc là on ne peut pas me soupçonner d'avoir utilisé l'IA pour ça, mais j'avais vraiment rédigé cela sous la forme d'un compte, avec une dame formation, etc., on parle de magicien, de sort, et puis de choses qui s'automatisent avec les sorts du magicien, etc. Et en fait, ça m'a inspiré cette histoire, parce qu'à l'époque, j'avais une cliente, avec qui je travaillais, que je contactais, etc. Et un jour, je cherchais à la joindre et on m'avait annoncé qu'elle avait été remplacée. Non pas remplacée par une autre personne, mais remplacée à l'époque par un intranet de formation. Donc c'était une entreprise où finalement son job, c'était d'accueillir des besoins ou des demandes de formation, d'un côté des collaborateurs et des collaboratrices, pour les mettre en face de potentiels stages de formation à l'époque. Et en fait, à partir où l'entreprise a mis en œuvre un intranet, où les collaborateurs et collaboratrices pouvaient faire ça en direct, ils ont estimé que finalement, si c'était ça, ça leur avait rajouté de faire du lien entre des demandes et des réponses, des stages de formation, on va s'en passer. Et donc, elle s'était faite remplacer par un intranet. Donc là, tu imagines bien qu'à l'ère de l'IA, ça risque d'être peut-être encore plus le cas.
- Speaker #1
C'est clair. Oui, c'est clair. C'est la valorisation de son métier. On parle de sa propre valeur et ce qu'on apporte comme valeur à l'entreprise.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est pour ça que dans cette édition, au-delà du compte que vous pourrez retrouver sur Substack, derrière, après j'enchaîne en disant l'approche que je suggère, c'est justement et encore une fois, c'est d'autant plus vrai à l'ère de ce développement exponentiel de l'IA. L'approche, c'est cultiver ce qui nous rend irremplaçables. Et donc, se concentrer sur ce que la technologie ne peut pas faire, ou en tout cas, ne peut pas faire correctement. Et là, ça va de l'identification des vrais besoins de formation, donc travailler avec les commandités, les parties prenantes, etc. Concevoir des formations ou travailler avec des formateurs, des formatrices qui sont orientés sur le transfert, à l'évaluer l'impact. analyser les résultats pour ensuite agir, etc. Donc oui, l'IA peut nous aider à analyser les résultats, mais à un moment donné, lorsqu'il faut prendre des décisions, aller sur le terrain, changer des choses, etc., challenger les prestataires, les formateurs internes, tout ce que l'on veut, et bien nécessairement, il n'y a rien, là, on a besoin d'humains, il n'y a rien de plus humain que de faire cela.
- Speaker #1
Systématiquement, sans exception, j'encourage toujours les échanges, les conversations. Toujours. Là, je l'ai fait par rapport à un peu insatisfait. Je le fais à nouveau par rapport aux échanges qu'on peut avoir avec les gens sur le terrain. Les managers, les spécialistes, les référents, les commanditaires, les sponsors. Il faut discuter avec eux. pour... Traverser le pont, il ne faut pas se cacher dans le bureau de la formation, derrière les tableaux Excel, derrière les budgets, derrière l'exécution de commandes. Il faut aller voir les gens et parler avec eux. Ça nous donne vraiment plus une image dans notre tête de ce qui se passe, mais la réalité de ce qui se passe. Et c'est là qu'on se rend utile et crédible. C'est ultra, ultra important. Donc, les qualitatifs, toujours, toujours avec, par rapport à plus que les quantitatifs.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Complètement d'accord.
- Speaker #1
Et donc, notre gagnant, c'est quoi ?
- Speaker #0
Alors, médaille d'or, c'est l'édition, la cinquantième édition, tiens, on en chiffreront. C'était un peu une forme d'anniversaire en plus, qui se nomme « Intégrer une séquence pédagogique dédiée au transfert des apprentissages » .
- Speaker #1
Ah, ça fait plaisir, ça !
- Speaker #0
Là, clairement, on est orienté sur le sujet du transfert. Encore une fois, le transfert, si vous n'avez pas l'habitude d'écouter notre podcast, c'est un chiffre que l'on ressort souvent. Dans ma thèse, j'avais fait une revue de littérature qui recensait pas mal d'études qui montraient qu'il y avait entre 10 et 30% de ce qui était appris en formation qui était réellement utilisé en situation de travail. Et dans un autre site, on parle de pourcentage de contenu, mais il y a aussi Robert Brinkerhoff qui avait fait une étude, qui avait été faite à plusieurs reprises, qui montrait qu'en moyenne, c'était 15% des apprenants qui transféraient leurs apprentissages. Donc une personne sur six ou deux personnes sur douze en moyenne. Et l'idée ici, c'est alors qu'on parle de séquence pédagogique dédiée au transfert, c'est d'intégrer... un module de TEP, donc TEP pour transfert à l'environnement pratique. Et d'ailleurs, on parlait du Québec tout à l'heure, je ne sais pas si ce sont eux qui ont la paternité en tout cas de cette expression, mais moi la première fois que j'ai découvert cela, c'était avec des auteurs canadiens qui sont Roger Laroche et Robert R. Hakoun, donc je les cite sur l'infolette parce que je respecte toujours la... les sources, je cite mes sources et je respecte la paternité, la propriété intellectuelle. Et donc, pour eux, l'idée derrière, c'était d'avoir un module dans la formation, mais qui soit dédié vraiment à la fois à l'évaluation, parler d'évaluation plutôt que de faire une évaluation à 16h58 par exemple. Si la formation doit se terminer à 17h, peut-être qu'on peut s'arrêter à 15h30 et on consacre les 90 dernières minutes à l'évaluation et à la préparation au transfert des acquis. Et ça vraiment, ça fait la différence.
- Speaker #1
Nous, on a conçu ensemble et on anime une formation pour une grande entreprise de façon hybride. Donc, il y a des modules synchrones et des modules asynchrones. Et le dernier module, asynchrone et asynchrone, donc vraiment, c'est un vingtième de la formation. C'est dédié à l'évaluation et la planification, etc. On est d'accord ?
- Speaker #0
C'est ça. Ça fait 20%, oui, c'est ça. 20% de la formation est dédiée à ça. Donc, on a un module dédié uniquement à ça en disant, voilà, effectivement, on va l'évaluer. Sur quoi, comment vous allez travailler ensemble derrière, faire du binomage, votre compagnon, votre buddy, transfert buddy, comme on dit. Comment il ou elle va vous épauler pour passer à l'action, etc. Et c'est vraiment nécessaire d'avoir ça. C'est l'un des douze leviers, d'ailleurs, lorsqu'on parle des douze leviers de l'ITE dont on parlait tout à l'heure. L'un des douze leviers, c'est la planification du transfert. Si on se dit qu'on fait l'évaluation à 16h58 et qu'à 16h59, on dit que vous avez pensé à votre plan d'action, quels sont les trois engagements que vous prenez après cette formation, etc. C'est trop tard. Il faut aménager du temps et il faut vraiment accepter de délivrer moins de contenu, mais par contre de s'assurer que ce contenu va être pleinement utilisé. D'où l'idée du module de TEP.
- Speaker #1
C'est accepter qu'on peut en faire moins au niveau du contenu, on peut faire moins dense, moins riche, et en fait, les gens, ils retiennent plus après. C'est ça, en fait. Ce n'est pas parce qu'on développe et qu'on conçoit énormément de contenu que les gens vont sans un, sans cerveau ou même sans souvenir. Lorsqu'on lit un livre, on se souvient des points peut-être qui nous marquent le plus, mais pas tout le contenu, pas tous les mots. Et c'est pareil dans une formation. Ce qui est important, c'est comment on va le pratiquer sur le poste et on peut se permettre de faire moins et de donner du temps justement à la réflexion individuelle, aux échanges et discussions avec les apprenants et donc justement aussi à cette séquence dédiée à l'évaluation et planification qui permettra de réussir entre guillemets sa formation pour la suite.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Bon, c'était super. Donc trois sujets vraiment utiles, je trouve. Oui, clairement.
- Speaker #0
Oui, oui, et puis voilà, je fais le lien avec le sang de l'Epsilon, et voilà, d'après les lecteurs électrices, voilà, ils me disent à chaque fois, « Ouais, c'est important, c'est la partie plan d'action, franchement, c'est concret, etc. » Donc voilà, c'est des sujets, je pense que c'est important de les traiter, de les couvrir. Voilà, je n'ai pas la paternité du module de TEP, etc., mais voilà, je le fais connaître en citant les auteurs. Si ça peut aider, on va dire, d'autres personnes à connaître ces pratiques, et puis voilà, je propose une manière de le mettre en œuvre. Je ne sais pas si les auteurs avaient pensé cela ainsi, mais en tout cas, c'est un exemple. Et derrière, voilà, l'idée, c'est vraiment toujours de favoriser le passage à l'action, y compris dans la folette.
- Speaker #1
Voilà, écoutez, Jonathan, il va continuer à publier ces infos-là toutes les deux semaines, tous les lundis. Merci beaucoup, c'était super de se retrouver. J'ai un petit regret que ça nous a pris autant de temps pour le faire, mais je pense que ça nous inspire de le faire beaucoup plus souvent, ensemble et puis avec les invités. Et donc voilà, écoutez, bonne continuation à tous et on se retrouve pour le prochain épisode.
- Speaker #0
À bientôt.