- Speaker #0
Bienvenue sur Rider Radio, le podcast des aventures moto. Je suis Richard et je vous emmène à la découverte de celles et ceux qui font le monde de la moto. Avant de te laisser avec mon invité du jour, je tenais à vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à écouter Rider Radio. Je vais donc avoir besoin d'un petit coup de pouce pour continuer à faire connaître le podcast et donner envie à des passionnés toujours aussi inspirants de venir nous raconter leurs aventures. N'hésite donc pas à prendre une minute pour laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify et à partager tes épisodes préférés. Si tu suis Rider Radio, tu sais qu'on était au Salon du Deux Roups et qu'on a fait des rencontres de dingue. Voici cette nouvelle série spéciale où chaque épisode te plonge dans leur univers. Un grand merci au Salon du Deux Roups pour cette opportunité. Maintenant, place à notre invité du jour. Parfait, magnifique clap. Bienvenue Doris sur Rider Radio et OS2R ici à Lyon. Grâce au Salon du Deux Roups, on se rencontre. J'ai appris beaucoup de choses sur toi. parce que tu as fait différentes choses dans le voyage, ce qui est quand même assez important. Donc, je suis très honoré. Je suis très fier de t'avoir ici.
- Speaker #1
Merci,
- Speaker #0
merci. On est sur un podcast d'aventure. On parle d'aventure et tu respires l'aventure. Et moi, ce que j'aimerais savoir, et c'est une question qui est très, très importante sur Rider Radio, c'est pour toi, quelle est ta définition de l'aventure ?
- Speaker #1
L'aventure, la vie en elle-même est une aventure. Et chaque vie est une aventure. Donc je fais partie de la vie et donc ma vie est une aventure. Et j'ai eu plusieurs vies et plusieurs aventures qui seront le sujet de mon prochain livre.
- Speaker #0
Est-ce que dans cette définition, tu te sens aventurière ?
- Speaker #1
Complètement. Surtout depuis que je roule à moto. C'est un sentiment de liberté totale. Toute ma vie, j'ai été un petit peu hors normes, si on peut dire, de par mes différents métiers. Mais là, avec la moto, c'est l'explosion de la liberté.
- Speaker #0
En quelques mots, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, on va apprendre à te connaître aujourd'hui. Est-ce que tu peux te présenter en deux, trois mots ?
- Speaker #1
Mon premier métier, j'étais danseuse étoile. Je voulais être vétérinaire primatologue et plus tard parachutiste. Mais mes parents n'ont jamais voulu. Donc, ma mère m'a dit, tu danseras, j'ai dansé. Voilà. Et puis après, j'ai été bergère dans les Halles de Haute-Provence. Je gardais les moutons par amour.
- Speaker #0
Par amour des moutons ?
- Speaker #1
Oui. Et puis après, pendant 30 ans, j'ai été professeure de danse aussi. Je me suis occupée beaucoup de personnes handicapées, d'enfants à problème. Et mon dernier métier, j'ai créé, fondé une école de cirque. Parce que j'ai un fils qui est prestidigitateur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Champion de France, premier prix de magie. C'est un grand bonhomme. Donc, j'ai créé cette école pour lui. Voilà.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et maintenant, après être marché, j'ai beaucoup marché.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et maintenant, je roule la moto.
- Speaker #0
Et maintenant, tu roules la moto. Est-ce qu'on peut te demander ton âge ?
- Speaker #1
Oui. C'est public maintenant. Alors, je peux le dire, j'ai 83 ans.
- Speaker #0
83 ans. Et ce que je sais, c'est que la moto, tu n'es pas si vieux que ça. Du coup, tu l'as passé il n'y a pas. Tu as appris à faire de la moto il n'y a pas très longtemps.
- Speaker #1
Ça fait deux ans.
- Speaker #0
Deux ans. Incroyable. Donc pas d'âge pour apprendre la moto. Non,
- Speaker #1
il suffit de savoir faire du vélo. Quand j'étais en Inde, je roulais à mobilette. Donc voilà, la mobilette, la moto, c'est à peu près pareil.
- Speaker #0
Et comment, après avoir vécu toutes ces vies, donc danser aux étoiles, créer une école, s'occuper des enfants handicapés, tout ça, comment on se décide de passer le permis moto ? Pas le permis moto, tu n'as même pas le permis moto en plus.
- Speaker #1
Mais non, parce qu'avec une 125, il n'y a pas besoin de permis.
- Speaker #0
Comment on décide, à ton âge, je veux rouler en moto, je roule en moto ?
- Speaker #1
C'est sur un pari.
- Speaker #0
T'as perdu un pari ou t'as gagné un pari ?
- Speaker #1
J'ai fait un pari avec un copain.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Avant, je faisais des treks. J'ai fait l'ascension du volcan Popocatepec au Mexique. J'ai roulé. Je l'y suis déjà. Non. J'ai marché au Grand Canyon du Colorado, la falaise de Bandiagara au Mali et... Mon plus grand trek, c'est j'ai remonté le fleuve Sénégal sur 1700 kilomètres à pied toute seule. Et puis, vu que le temps y passe très vite, je discutais avec un ami et je lui disais, il faudrait que j'aille un peu plus vite si je veux voir du pays. Et il m'a dit, prends donc une mobilette. Je lui ai dit, c'est ridicule une mobilette, une mobilette sur les pistes africaines. J'ai dit non, je vais acheter une moto. Et voilà. Et c'est mon fils qui m'a offert ma moto.
- Speaker #0
Non, mais c'est génial. Et c'est quoi ? C'était en fait cette envie... J'imagine d'aller un peu plus vite que marcher, c'est peut-être d'aller en voir un peu plus, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça. C'est rencontrer des populations, différents pays. J'ai fait toute la boucle du golfe de Guinée.
- Speaker #0
Alors c'est ça qui m'intéresse, c'est que tu as décidé d'acheter une moto au Sénégal.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors elle t'a été offerte par ton fils. Ton fils, pareil, il t'a motivé du coup. C'est trop bien de soutenir sa maman comme ça. Et donc, ça a commencé comme ça, cette envie. de remonter en France en moto. Quel a été l'itinéraire ?
- Speaker #1
Je suis partie de Dakar.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et je suis allée jusqu'au Bénin. Et au Bénin, j'ai dit, qu'est-ce que je fais ? Je ne vais pas laisser ma moto, je rentre en France avec la moto. Donc, j'ai refait par d'autres circuits tout le parcours jusqu'en France. Et maintenant, je ne vis qu'avec ma moto.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
D'ailleurs, je suis venue au salon sans ma moto et je suis très malheureuse. Triste.
- Speaker #0
Ça a été quoi tes premières sensations à moto ? Parce que toi, tu ne connaissais pas la moto, tu connaissais bien sûr le vélo, le deux roues, tout ça. Mais comment c'est arrivé pour toi, devant la moto, de dire ok, je veux une moto, je veux remonter et je veux refaire l'itinéraire comme ça sur la côte ouest ? Mais on se rappelle tous de nos premiers tours de roues. Et toi, comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Ce qui est le plus drôle, c'est quand j'ai acheté la moto. J'étais à la concession Yamaha à Dakar. Et puis, une fois que j'avais choisi ma moto, j'avais l'équipement que j'avais jeté en France. Et je dis au concessionnaire, je dis, vous pouvez me faire voir comment on passe les vitesses ? Le frein, il se trouve où ? Bon, et dans l'arrière-cour de Yamaha, il y avait un espace. Je lui dis, je vais m'entraîner un peu là. J'ai fait trois tours. Il y avait de l'eau, il y avait de la boue, il y avait des cailloux. Et après, j'ai dit, c'est bon, au revoir. Je suis partie comme ça.
- Speaker #0
Ça durait combien de temps ? Comment ? Ce petit test, ça a duré combien de temps ?
- Speaker #1
5 minutes. 5 minutes.
- Speaker #0
Donc 5 minutes pour apprendre à la moto et traverser l'Afrique.
- Speaker #1
20 000 kilomètres m'attendait devant.
- Speaker #0
Pas de stress, pas de crainte ?
- Speaker #1
Non, non, non. Bon, ça n'a pas été rose tous les jours non plus. Parce que sur 20 000 kilomètres, j'ai traversé 11 pays. Et les frontières, tout ça, c'est quand même pas...
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est très facile.
- Speaker #0
Là, je suis avec toi. Imagine que je suis avec toi, je suis dans ton casque, tu vas enclencher la première pour te lancer sur ces 18 000 kilomètres. Qu'est-ce qui se passe dans ta tête ?
- Speaker #1
J'étais très heureuse. Oui ?
- Speaker #0
La joie, c'est de la joie qui arrive. Oui, oui.
- Speaker #1
Et puis, c'est surtout ce sentiment de liberté. Moi, je chantais à toute tête, toute seule dans ma moto, j'étais là-bas. Non, c'était extraordinaire. Et puis, surtout de rencontrer les populations, d'aller dans des villages. Et puis, oui, de rencontrer des gens.
- Speaker #0
Tu donnes indirectement la définition, je trouve, moi, à titre personnel, de la moto. Pour moi, c'est un outil formidable d'exploration. Oui. Tu vois, quand tu dis que tu peux t'arrêter où tu veux, sentir l'air. En fait, je le dis souvent, j'en ai parlé avec Anne France d'Audeville hier, c'est pour moi le meilleur moyen d'être à la rencontre des gens, de la population.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Parce qu'on peut s'arrêter. Si on est en train de rouler et qu'un... petite ou une fermière qui nous fait coucou, c'est facile de s'arrêter. Et puis elle nous voit. C'est pas comme quand on est dans un 4x4, enfermé, et se dire, bah tiens, maintenant je vais pas lui parler à cette personne-là. C'est un vrai outil d'exploration et je comprends ce que tu dis.
- Speaker #1
Et en tant que femme, et de rouler seule, ça ouvre encore plus de portes.
- Speaker #0
Pourquoi ça ouvre plus de portes ?
- Speaker #1
Parce que les gens sont intrigués, d'abord, intéressés par pourquoi je suis là.
- Speaker #0
Ça les surprend, en fait.
- Speaker #1
Complètement. Même les policiers, parfois, m'arrêtaient. Ça, c'était au Togo, je crois. Simplement pour voir pourquoi j'étais là et mon passeport français. C'était ça. Autrement, tout le monde était sympa.
- Speaker #0
Il y a peut-être une double surprise. Il y a peut-être le fait que tu sois une femme et puis aussi l'âge. Parce que sans te faire... Surtout l'âge. Surtout l'âge. Plus que d'être une femme. Oui. Oui, oui. Parce que sans te faire offense, mais moi, les personnes qui ont 80 ans que je connais... sont souvent sur un canapé, ils ont un peu mal au dos, ils ont un peu mal aux jambes. Il y a des jeunes de 30, 40, 50 ans aussi qui ont ce même mot et qui restent plutôt devant la télé. Donc forcément, j'imagine qu'en Afrique, c'est aussi la même surprise. Oui,
- Speaker #1
alors il y a des gens qui s'imaginaient que, au Ghana surtout, ils croyaient que j'étais un homme.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Alors il fallait que j'enlève mon casque, tout. Mais non, mais t'es un homme. J'ai dit, mais attends, regarde mon passeport, c'est écrit dessus. Non, je n'étais pas un homme parce que je n'avais pas de boucle d'oreille.
- Speaker #0
Ah, d'accord. Pour eux,
- Speaker #1
il faut avoir des boucles d'oreille.
- Speaker #0
On avait des boucles d'oreille. Tu as remis des boucles d'oreille après ou pas ?
- Speaker #1
Après,
- Speaker #0
je n'ai mis que des petits anneaux parce que des boucles d'oreille comme ça avec le casque, ce n'est pas pratique. Donc là, ça y est, je suis avec toi, je suis sur les premiers kilomètres. Quelles ont été tes premières sensations ? Tu parlais de joie. Et quelles ont été tes premières galères, les premiers moments importants ? Parce que dans une aventure comme celle-ci, en étant débutante à moto, tu avais cinq minutes d'expérience, tu m'as dit.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Donc, qu'est-ce qui s'est passé en fait ?
- Speaker #1
Je suis partie... Sans penser. Je savais un but, je voulais aller au Bénin.
- Speaker #0
Il fallait avoir un peu d'inconscience ?
- Speaker #1
Peut-être, mais je suis très prudente.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le truc le plus rigolo qui m'est arrivé, c'est que je connais l'Afrique depuis 25 ans. Donc je connais bien ce pays. Je suis arrivée à la sortie de Dakar, je devais bifurquer. J'ai raté l'embranchement pour Kaolac. Il y avait un policier, je lui ai dit « Comment je fais ? » Il m'a fait remonter l'autoroute à sens interdit. Non. Sur le côté. Ah, c'est pas... Et il m'a dit, après, tu coupes et tu rejoins l'embranchement.
- Speaker #0
Tout simplement.
- Speaker #1
Ce que j'ai fait, nos problèmes.
- Speaker #0
C'est la fric.
- Speaker #1
C'est la fric.
- Speaker #0
C'est la fric. Et c'est quoi le quotidien d'une rideuse, d'une aventurière comme toi ? Le matin, le soir, on dort où ? On mange où ? C'est quoi un peu les petites anecdotes du quotidien que tu as pu voir ?
- Speaker #1
C'est très différent de quand j'étais bâtie. chaque pèqueuse que je marchais, et maintenant que je roule la moto. C'était totalement différent. Mais on a toujours un petit pincement au cœur parce que je roule jusqu'à 16h, jamais après. Parce qu'après, il fait nuit de bonne heure et je ne veux pas rouler la nuit. Donc, savoir où je vais dormir. Je ne pouvais pas camper, malgré que j'avais tout le matériel, parce que je ne suis pas une spécialiste en off-road, les petits chemins de brousse et de forêt, tout ça, toute seule. C'est un peu difficile.
- Speaker #0
Pour camper, il faut aller chercher un peu.
- Speaker #1
On ne peut pas relever ma moto.
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est intéressant. Tu me fais une petite transition qui est intéressante. On a parlé, tu es allé chez Yamaha, mais tu ne nous as pas parlé de la moto. C'était quoi cette moto ? Du coup, c'est une 125 ? C'est un modèle qu'on trouve en Afrique ?
- Speaker #1
C'est une moto qui est fabriquée en Inde et distribuée en Afrique.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est l'équivalent de la YBR, mais moins puissante.
- Speaker #0
D'accord, je vois.
- Speaker #1
Moins puissante.
- Speaker #0
Et tu l'as choisie ? Parce que c'est une 125, mais parce qu'elle était légère.
- Speaker #1
C'est quelqu'un qui m'a dit ça.
- Speaker #0
Parce qu'elle était rouge, peut-être. Oui,
- Speaker #1
c'est moi qui ai choisi le rouge. Ça se voit de loin.
- Speaker #0
Tu lui as donné un nom, souvent, les motards, souvent, on leur donne un nom, souvent, les rôtures. Est-ce que toi, tu lui as donné un nom ?
- Speaker #1
Elle a un nom, elle a un petit nom. Mais ça, ça serait l'occasion d'un autre podcast, parce qu'elle s'appelle Castor. Ce n'est pas du tout pour le castor, l'animal. C'est que l'huile de ricin, ça se dit en anglais castor oil. Et je soigne avec l'huile de ricin.
- Speaker #0
J'en ai entendu parler. Est-ce que d'ailleurs, ce voyage t'a permis de pouvoir rencontrer...
- Speaker #1
Oui, j'allais dans les dispensaires de Brousse et je soigne les brûlures.
- Speaker #0
Donc, ce n'était pas qu'un voyage pour toi. Non. Tu l'as fait aussi pour les autres.
- Speaker #1
Je ne suis pas guérisseuse, je ne suis pas infirmière, je ne suis pas coupeuse de feu. Mais je soigne les brûlures avec deux produits. qu'on trouve en Afrique noire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est du lusuricin et une vomade antibiotique. Voilà. Et j'ai soigné jusqu'à des troisième degré. C'est fabuleux. C'est fabuleux. Un jour, on fera une conférence là-dessus parce que je pense que pour les motards, ça pourrait être intéressant.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
On se brûle quand même à moto. Moi, ça ne m'est arrivé pas avec celle-là, mais avec la voiture.
- Speaker #0
C'est tous brûlés déjà au minima avec le pot d'échappement parce qu'on était garé trop près de quelqu'un.
- Speaker #1
Puis,
- Speaker #0
on s'est brûlé sur le... Sur le goût de... Ça, c'est le père.
- Speaker #1
C'est extraordinaire. Je pourrais vous en parler.
- Speaker #0
On l'a dit, on a déjà pris rendez-vous pour parler un peu plus longuement de tout ça. Mais en fait, il y avait aussi un but dans ce voyage. Mais je trouve qu'il y a deux philosophies. Parfois, quand on voyage, on n'est pas forcément obligé d'aller chercher un but. C'est juste cette fameuse liberté. Mais qu'on l'associe aussi à un objectif et qu'on fait du bien. Je parle souvent, j'avais parlé avec un rider que j'avais interviewé, Thierry Florek. qui disait qu'on n'était pas obligé de consommer que des kilomètres quand on voyage. C'est-à-dire que traverser un pays que par ses paysages, ce n'est pas suffisant. Je pense que s'arrêter, passer du temps, c'est la meilleure chose qu'on peut faire quand on voyage. C'est vraiment de s'arrêter, de discuter avec les gens. Et ce que toi, tu as fait, c'est encore plus, c'est aider en plus.
- Speaker #1
Oui, et par exemple, mon trek au long du fleuve Sénégal que j'ai remonté, Mon but, c'était la protection de l'environnement et des chimpanzés. Je suis passionnée de primates. Et en Guinée, entre autres, ils tuent les chimpanzés. Donc ça, c'était mon but. Et là, mon raid, c'était les brûlures.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter quelques actions que tu as faites ?
- Speaker #1
Au sujet des brûlures ?
- Speaker #0
Juste des mots en moto, comment tu t'arrêtes, comment tu rencontrais les gens justement qui avaient besoin, tu t'arrêtais un petit peu par hasard dans les dispensaires ?
- Speaker #1
C'est toujours du hasard. Toujours du hasard ? Si le hasard existe, pour moi il n'existe pas.
- Speaker #0
Il y a une destinée ?
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est clair comme ça. Souvent je m'arrête au bord de la route et je demande à quelqu'un où est-ce qu'il y a un petit restaurant, où est-ce qu'il y a un petit hôtel et tout, et on me l'indique et j'y vais. J'ai jamais eu de problème. problème, jamais.
- Speaker #0
Les rencontres, comme je dis, on se souvient des paysages, mais on se souvient quand même plus des rencontres, je trouve.
- Speaker #1
Ça ne m'intéresse pas forcément d'aller faire des kilomètres pour voir une cascade ou une montagne. Je préfère la monter avec la moto. Mais je ne suis pas blasée, mais j'en ai vu beaucoup. Et tout est beau. Par exemple, j'ai adoré le Togo. Je crois que c'est le pays qui m'a le plus marqué. Il y a la chaîne de la Tacora. Et des montagnes et des forêts absolument. Là, oui. Là, c'est différent de tout ce que j'avais pu voir.
- Speaker #0
Captain Morgan, qui va passer tout à l'heure à 18h, m'avait aussi parlé du Togo. Et ça me donne vraiment envie d'y aller.
- Speaker #1
Lui, là, je ne sais pas quel pays il n'a pas fait. C'est vrai.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une rencontre dans ces fameux 18 000 kilomètres ? J'imagine qu'il y en a beaucoup. Mais est-ce qu'il y en a une qui t'a marqué plus qu'une autre ?
- Speaker #1
Une rencontre qui m'a marquée plus.
- Speaker #0
Une marque importante qui t'a touchée ?
- Speaker #1
Non. Toutes les rencontres sont spéciales. Je n'en ai pas une en particulier qui m'a le plus marquée. J'ai fait attention de voir beaucoup de monde, même dans des tout petits villages, parce que je pense que je ne retournerai plus en Afrique noire. Pourquoi ? Parce que ça fait 25 ans que j'y vais, pratiquement. Et j'avais envie de changer. Donc là, je suis en train de préparer mon prochain grand road trip.
- Speaker #0
Ce serait quoi ?
- Speaker #1
Est-ce que je le dis publiquement ?
- Speaker #0
Donne-moi une exclusivité, s'il te plaît.
- Speaker #1
Je voudrais faire le tour de la Méditerranée à moto.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Toujours avec le but de soigner.
- Speaker #0
D'accord. Toujours dans cette continuité.
- Speaker #1
Évidemment, il y a tout l'Est où on ne peut pas aller. Je n'ai pas encore bien étudié. Mais j'ai ma petite idée.
- Speaker #0
D'aller jusqu'à pratiquement Turquie, tout ça, en passant par les Balkans.
- Speaker #1
Oui, arriver en Turquie, de passer à Chypre. Et on m'a dit, Morgane m'a dit, qu'on ne peut pas aller en Égypte à moto, par exemple. Je trouvais ça bizarre.
- Speaker #0
Oui, parce qu'après, tu voudrais remonter. Alors après,
- Speaker #1
je ferais la Libye, Tunisie, Algérie.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Et là, je pars du Maroc.
- Speaker #0
Ça serait bien que tout le monde puisse faire un petit bout avec toi. Ça serait cool. On se donne rendez-vous. Moi, je viendrai peut-être sur une petite partie.
- Speaker #1
Tout le monde est bienvenu. Ah voilà, c'est ça que j'attendais. J'ai jamais vu personne. C'est comme lorsque je marchais le long du fleuve Sénégal. Oui, oui, on va venir te rejoindre. Non, jamais personne n'est venu marcher avec moi.
- Speaker #0
C'est ça qui est assez fort aussi dans ce que tu as réussi à faire. Je disais en rigolant tout à l'heure qu'à 83 ans, il y avait aussi des gens qui ont 50, 60, 30 ans, qui ont mal au dos et qui ont déjà du mal à sortir un peu du canapé. Sur les premiers kilomètres, déjà, comment tu as marché beaucoup ? Donc, tu es sportif, tu fais beaucoup de choses. Mais la moto, c'est un peu différent. Les mouvements se font un peu différemment. Comment ton corps a réagi après ces 18 kilomètres ? Ou même, si on parle de la moitié, comment tu as supporté ça ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais eu de problème physique, sauf que je suis tombée, comme tout le monde. Ma première gamelle, c'était au bout de trois semaines. Je me suis cassé l'homoplate.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
retour en France, rapatriement et tout. Et je suis revenue, j'ai repris ma moto et je suis allée jusqu'au Bénin.
- Speaker #0
Ça ne t'a pas vaccinée ? Non, non. Pas les normes, termine.
- Speaker #1
Non, non. Mais j'ai gardé, j'essaye de garder une forme physique. Je fais de la musculation, je marche. La danse et le cirque m'ont beaucoup aidé pour l'équilibre.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander. Est-ce que tu as réussi à faire des corrélations entre... Ton ancienne vie de danseuse étoile, le cirque, est-ce qu'il y a des corrélations entre la moto et ces anciens métiers ?
- Speaker #1
Oui, la souplesse, les réflexes.
- Speaker #0
Les réflexes ?
- Speaker #1
Oui, et puis l'équilibre. J'ai évité beaucoup de gamelles grâce à l'équilibre que j'ai naturellement.
- Speaker #0
D'accord, tout à fait.
- Speaker #1
Mais c'était les pistes qui étaient les plus dures pour moi parce que n'ayant jamais fait de piste, par exemple en Guinée forestière, en Guinée, 100 km de piste de toutes sortes de pistes comme vous dites dans le jargon motard très technique au bout de 75 km je suis tombée je me suis fait une élongation à l'intérieur du genou soignée à l'Ulzerissa,
- Speaker #0
deux jours après je suis repartie tu t'es soignée directement sur place là ?
- Speaker #1
oui
- Speaker #0
Il n'y avait rien qui pouvait t'arrêter, finalement.
- Speaker #1
Pas vraiment. Et maintenant, j'ai qu'une envie, c'est d'apprendre à rouler en dehors du bitume. Ce que je fais déjà. Mais toute seule, c'est difficile parce que si je tombe, je ne peux pas relever ma moto. Ça, c'est... Elle est toujours chargée.
- Speaker #0
Eh oui, forcément.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, je suis partie trop chargée.
- Speaker #0
Trop chargée. On part toujours trop chargée.
- Speaker #1
Trop fou. J'en ai distribué beaucoup en cours de route.
- Speaker #0
Il y a quelque chose qui... Ce qui est assez commun à tout ça, c'est qu'on voyage et qu'on est chargé, on a peur d'oublier quelque chose. On se dit qu'on va avoir besoin de telle et telle chose. Pour toi, quelle a été la chose la plus importante à avoir et la chose la moins importante ? Tu te traînais tout le temps.
- Speaker #1
La plus importante, un gonfleur pour pneus.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, mécaniquement, il t'est arrivé des choses ?
- Speaker #1
Non, en 19 000 kilomètres en Afrique, j'ai eu... zéro panne.
- Speaker #0
Vivian Marr.
- Speaker #1
J'avais des pneus tubeless. J'ai pas pris un seul caillou, une seule pierre. J'ai changé les pneus il y a un mois au Maroc.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Depuis deux ans, ils ont roulé où ils étaient un peu lisses.
- Speaker #0
Il y a une question qui m'intéresse aussi, c'est sur ta condition physique. Est-ce que c'est parce que tu continues toujours à faire des choses, à jamais t'arrêter, qui fait que... Tu es en forme, tu es en pleine bonne santé, etc. Ou c'est peut-être un peu de la chance ou aussi génétique qui fait que tu peux faire ce genre d'aventure ?
- Speaker #1
Je ne suis pas d'une famille de voyageurs. Pas du tout. Mais je crois que la forme physique, c'est le plus important. Le plus, vraiment le plus important.
- Speaker #0
Plus que le mental, tu dirais ?
- Speaker #1
Il faut la volonté aussi. Si on n'a pas la volonté d'aller jusqu'au bout, je ne regarde jamais derrière moi, je vais toujours devant. Ça, c'est un truc que j'ai depuis très longtemps. Parce que parfois, dans ces raides motos, le matin, il faut se lever à 5h ou 16h. Je ferais bien rester un peu au lit.
- Speaker #0
Surtout en Afrique, vu que le soleil se couche tôt, il faut partir tôt. Oui,
- Speaker #1
il faut partir tôt. Mais là, même actuellement, je vis au Maroc actuellement. Je me force tous les jours à me lever. Sinon, je serais là. Et puis, c'est bon, quoi. Non, parce que si on se laisse aller, le moindre petit jour sans rien faire, c'est foutu.
- Speaker #0
Le secret, c'est ça. C'est jamais...
- Speaker #1
Faut pas s'arrêter.
- Speaker #0
Faut pas s'arrêter. Faut toujours continuer. Et ça permet de rester jeune ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, mais il faut essayer.
- Speaker #0
Là, on est en Afrique. Tu as parlé de la Guinée avec ses pistes assez difficiles. Comment... Tu disais que c'est grâce aussi à ton expérience en équilibre, en tant que danseuse étoile. Mais le off-road, il y a des gens qui mettent beaucoup de temps à appréhender ça. Tu parlais que tu n'avais jamais peur. Est-ce que c'est l'âge qui fait qu'on n'a pas peur ?
- Speaker #1
Si, j'ai eu peur.
- Speaker #0
Tu me rassures quand même. Elle est humaine cette personne, elle est humaine.
- Speaker #1
Mais je suis passée par-dessus ma peur grâce à ma volonté.
- Speaker #0
Et donc on revient au fait que le mental a...
- Speaker #1
Une fois que tu es dedans la piste, tu ne vas pas en arrière, ni à droite, ni à gauche. Tu es obligé d'aller devant.
- Speaker #0
Il n'y a plus le choix. Il n'y a pas le choix.
- Speaker #1
Alors parfois, je trouvais un jeune motard local et je lui disais, tu me fais ma trace et je te suis. Bon, ça marchait une fois sur deux.
- Speaker #0
J'ai dit qu'il y a une forme de fierté aussi d'avoir passé tous ces moments.
- Speaker #1
Non, je ne réalise pas.
- Speaker #0
Tu ne réalises pas encore ?
- Speaker #1
Non. C'est vous tous qui me faites réaliser qu'il se passe quelque chose. Je n'ai pas fait ça pour rien. Il y a des gens qui font des voyages pour se trouver eux-mêmes, une spiritualité, savoir où ils en sont dans leur vie. Moi, j'ai passé l'âge pour tout ça. Je roule pour m'amuser. J'ai qu'une envie, c'est de rire.
- Speaker #0
Je crois que c'est l'objectif, en fait. Être heureux, de rire. Je pense que c'est un bon leitmotiv pour partir.
- Speaker #1
Quand ta vie est passée, où tu en as bien mavé, où tu as fait plein d'autres choses, les enfants, les petits-enfants, tout ça, allez, hop, maintenant...
- Speaker #0
je m'amuse donc là où vous arrivez enfin tu arrives tout doucement près de l'Europe c'est quoi un peu tes sensations de te dire que là ça y est t'arrives en France le voyage se termine tu disais que tu regardais pas trop derrière mais tu dis quand même ouais j'ai fait 18 000 kilomètres t'es dans le bateau t'arrives en France qu'est-ce qui se passe dans ta tête voilà j'étais un peu fier ah ouais un tout c'est pas fier le mot c'était contente
- Speaker #1
heureuse d'avoir accompli ma mission c'est surtout ça non fière je ne suis pas fière mais j'étais contente puis j'ai un de mes fils qui est venu m'attendre à l'arrivée alors là c'était encore plus beau j'imagine
- Speaker #0
Est-ce que dans la vision, tu me parlais de ton fils qui te soutenait parce que c'est lui qui a acheté ta première moto. Quel est le sentiment et la vision qu'ont tes amis, ta famille de ce que tu fais ?
- Speaker #1
Alors eux, ils sont fiers par contre.
- Speaker #0
Ils n'ont pas peur pour toi par exemple ?
- Speaker #1
Bon, ils ne me l'ont jamais dit.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ils te préservent de leurs propres émotions, leurs propres sentiments ?
- Speaker #1
Mais les amis sont en admiration. Mais moi, je leur dis, mais bougez-vous. Il suffit de partir à pied, en vélo, à moto. Il faut avoir envie aussi. Moi, j'avais envie de finir ma vie en bougeant, en rigolant et en découvrant des tas de choses, des gens, des pays, des cultures différentes.
- Speaker #0
Et là, tu arrives en France et je sais que tu as eu un petit comité d'accueil.
- Speaker #1
ton suivi un grand comité d'accueil un grand comité d'accueil ouais vous étiez combien là à l'arrivée ouais on a fait de Montpellier à Castres où j'habite chez mon fils on était au moins une quarantaine de motards et de motardes une quarantaine de motards il y avait la FFMC de mon département 81 qui était là aussi d'accord c'était incroyable c'est incroyable et ils ont fait les derniers kilomètres avec toi ouais ouais génial génial ah oui ils bloquaient les ronds-points pour qu'on passe ah ouais la star quoi Je n'ai jamais autant rigolé, mais je ne me rendais pas compte de ce qui... Tu me demandais tout à l'heure le moment qui m'avait le plus impressionné ou ému. C'est quand je suis arrivée à Montpellier, en revenant d'Afrique, et qu'il y avait toutes les deux rangées de casques qui m'attendaient.
- Speaker #0
Une sorte d'héloïne.
- Speaker #1
Une héroïne avec les casques. Alors là, je ne m'y attendais pas du tout, ça m'a... Ça fait quelque chose, là. Là, ça fait quelque chose.
- Speaker #0
On va passer un peu au rider quiz. C'est les questions un petit peu comme ça, un petit peu à la volée. Tu as parlé un petit peu de l'objet qui était un peu utile. Mais est-ce qu'il y a un objet, des fois, moi, ça m'arrive, un objet que tu traînes sur tous tes voyages, mais qui est carrément inutile ?
- Speaker #1
Il pèse quelques grammes. Alors, ça va ?
- Speaker #0
Ça va, oui. Mais c'était quoi, cet objet ?
- Speaker #1
C'est un gris-gris. Je suis très gris-gris. Ayant vécu 25 ans en Afrique, je suis très gris-gris.
- Speaker #0
Mais il n'est pas inutile, du coup. Il t'a sans doute protégé.
- Speaker #1
C'est un porte-bonheur.
- Speaker #0
Ah ben voilà. Voilà. OK. Il y a une question que j'aimerais bien poser à ta moto, mais tu vas peut-être répondre à sa place. Si elle parlerait, qu'est-ce qu'elle te dirait ? Qu'on a abusé, peut-être ? Que c'était un peu trop ? Qu'est-ce qu'elle te dirait, cette moto ?
- Speaker #1
Oh, je crois qu'elle est contente.
- Speaker #0
Elle est contente aussi.
- Speaker #1
Oui, parce que toutes les deux, on forme un duo inséparable. Et je ne veux plus la quitter. dans 15 jours à la fin du ramadan je vais passer mon permis moto au Maroc taille au dessus tu vas passer sur plus gros mais toujours léger toujours chaud sur sa moto et je crois que ce jour là je serais très fière parce
- Speaker #0
que tu sais que c'est vrai qu'il y a beaucoup de moi le premier on a une relation avec la moto avec sa moto qui est quand même particulière on a des fois des difficultés à la vendre On n'a pas trop envie de se séparer parce qu'on vit beaucoup de choses avec cet objet-là. Je compare souvent avec le bateau. Le bateau, les marins, ils donnent un prénom à leur bateau. Il y a des relations qui se font avec cet objet-là. C'est plus qu'un objet.
- Speaker #1
Moi, je ne m'en séparerai jamais de ma moto. Bien sûr, ce n'est pas possible. Si je n'ai pas les moyens de m'acheter une autre moto, je resterai avec elle.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une phrase qui te... qui t'aide à aller toujours plus loin ? Une phrase qui te motive, que tu te répètes un petit peu dans la tête quand c'est un peu dur et qui te permet d'avancer ?
- Speaker #1
De jamais regarder derrière soi.
- Speaker #0
Jamais regarder derrière soi.
- Speaker #1
J'ai pensé ça quand je marchais. Maintenant, avec la moto, c'est pareil. Jamais.
- Speaker #0
Tu découvres ce monde de la moto. Tu vois, il y a plein de gens qui sont venus t'écouter, qui t'écouteront sur Rider Radio et sur YouTube aussi. Qu'est-ce que tu penses de ce monde ? C'est quoi ta... Ta vision du monde de la moto, tu le connais depuis quelques semaines, quelques mois ?
- Speaker #1
J'ai découvert une famille extraordinaire. Alors là, partout où je suis passée, quand j'ai croisé, rencontré des motards, ces discussions de motards. Et puis ce qui m'a beaucoup impressionnée, c'est que malgré ma petite moto, et que je sois une femme d'un certain âge, si ce n'est un âge certain, on m'a toujours considérée comme une motarde. Et ma moto, c'est une moto. Même si c'est une petite 125. Et ça, ça me fait plaisir. Puis j'adore saluer les gens.
- Speaker #0
C'est génial. Qu'aimerais-tu, alors on est sur ce podcast, si il y a une personne que tu aimerais écouter dans ta voiture, le moins possible, le but du jeu c'est de faire de la moto, mais ou dans ta cuisine, en train de bricoler la moto justement, en écoutant un podcast qui est Raider Radio, qu'aimerais-tu écouter sur ce podcast ? Comme personne.
- Speaker #1
Comme personne ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Capitaine Morgan, j'aime beaucoup l'écouter, puis toutes ses vidéos et tout. Ouais, c'est génial. Parce que... C'est pareil, lui, il ne fait pas un voyage comme ça que pour voir des cascades ou des chimpanzés. Chaque pays qu'il traverse, il y va à fond. Il descend dans les mines, il va dans les mines de diamants. C'est extraordinaire.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu'un qui aimerait vivre ce genre d'aventure, qui justement se plaint un peu qu'il a mal au dos, que l'Afrique c'est loin, que c'est dangereux peut-être, avec tous les a priori qu'on entend parce qu'on regarde trop la télé. Il y en a des a priori. Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil pour que les gens aillent à l'aventure comme toi tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Déjà, il ne faut pas avoir peur. Peur de la vie, peur de la mort, peur de la maladie, de tomber. Si on a peur, on reste chez soi. Ce n'est même pas la peine d'essayer quoi que ce soit. Et puis, aller de l'avant toujours. Une fois qu'on a pris une décision, on y va. Sinon, si on se pose des questions pendant six mois, ce n'est pas la peine. Surtout quand on prend de l'âge pour se dépêcher.
- Speaker #0
Merci Doris.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
C'était un vrai honneur de t'interviewer.
- Speaker #1
Moi, j'étais très heureuse aussi. Merci. Merci beaucoup et merci à toi.
- Speaker #0
On va retrouver l'épisode de ce podcast sur Rider Radio très bientôt sur toutes les plateformes d'écoute, Spotify, Apple Podcast et aussi sur YouTube. Donc, n'hésitez pas à suivre Rider Radio et Doris. Merci encore Doris. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci.