- Speaker #0
Bienvenue dans Rétournel, le podcast où des femmes se confient en paroles et musiques. Aujourd'hui, je reçois Enora Malagré. Bonjour Enora.
- Speaker #1
Bonjour des femmes.
- Speaker #0
Je vais vous... vous voyez.
- Speaker #1
Oh !
- Speaker #0
Je sais.
- Speaker #1
Oh mince !
- Speaker #0
Sur Wikipédia, vous êtes chroniqueuse, comédienne, animatrice de radio et de télévision française. J'en suis. Est-ce que c'est le portrait que vous souhaitez qu'on donne de vous ou il y a d'autres choses, d'autres...
- Speaker #1
Non, c'est déjà assez, je pense. C'est bien assez.
- Speaker #0
Vous avez évidemment d'autres qualités.
- Speaker #1
Bien sûr, comme la joie.
- Speaker #0
La joie dont on a bien besoin. Alors dans ce programme, on va parler de musique, naturellement. L'enfance, c'est en Bretagne. C'est quoi les premiers bruits, les premiers sons ? Avant de parler des premières musiques.
- Speaker #1
Oui, la mer, évidemment la mer, qui est vraiment, j'ai un rapport fusionnel avec l'océan. Très très vite, les balades sur la plage avec mon grand-père et le bruit de cette mer qui répare, qui apaise.
- Speaker #0
C'est quoi vos mistral gagnants, vos bonbons d'enfance, les madeleines de Proust ?
- Speaker #1
Le lait chaud sucré que ma grand-mère me faisait avant de m'endormir. Et les huîtres que j'ai commencé très tôt. Et puis les odeurs, quoi. Les odeurs de la cuisine de mon grand-père qui faisait beaucoup la cuisine. Le parfum un peu trop fort de ma grand-mère.
- Speaker #0
C'est marrant parce que je suis en train de me dire qu'il n'y a pas beaucoup de chansons... Avec le mot huître à l'intérieur.
- Speaker #1
Non, je vous suggère d'en écrire une.
- Speaker #0
On va demander à Lya, il va nous faire un truc très classe, très poétique.
- Speaker #1
Et puis, les premières musiques bretonnes, très présentes dans ma famille, les Bagades, le Bagade de Quimper, Alan Stivel, qui est un ami de la famille, Dan Arbraz, Denis Prigent.
- Speaker #0
Et cette chanson qui s'appelle Maroma, Mestres, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, Mestres, qui est l'histoire d'un ami qu'on a perdu. qui est une chanson très importante en Bretagne, très importante dans le répertoire d'Alan Stivel et qu'on chante régulièrement à la maison et qui est une chanson qui me fait pleurer pratiquement instantanément quand je l'écoute.
- Speaker #0
Vous chantiez à la maison en famille, la musique était là ?
- Speaker #1
Mes parents avaient un groupe de musique bretonne avec mon oncle, ma tante, etc. La musique a toujours été extrêmement présente dans ma famille. Mon père, mélomane absolu, qui connaît tout sur tout, qui a fait l'île de White. Certains ont fait Woodstock dans la famille. Donc vraiment, la musique est présente. Et eux-mêmes pratiquaient certains instruments. Les cuillères pour mon oncle, l'accordéon pour ma tante. Enfin, vraiment, ouais.
- Speaker #0
Et vous ?
- Speaker #1
Moi, je chante.
- Speaker #0
Vous chantez ?
- Speaker #1
Je chantais. Je chante encore un peu. Mais la musique très présente partout, tout le temps, à tous les dîners. Et ça chantait parfois aussi un peu faux, parce qu'en Bretagne, on boit.
- Speaker #0
Alors rien à voir avec la Bretagne mais il y a une chanson de Gilberto Gil qui va marquer très très vite votre enfance c'est ça ?
- Speaker #1
Oui c'est mon premier souvenir très précis musical j'ai je crois 6 ans peut-être pas plus et j'entends les premières notes de cette chanson et mes parents qui dansent dans le salon et donc tout de suite c'est l'amour la joie, ce couple qui s'adore et qui vraiment danse au son de cette musique hyper exotique pour moi, avec en plus une langue que je ne comprends pas, où j'ai l'impression pendant le refrain qu'il dit « il dort tout habillé » alors que pas du tout. Et des éclats de rire. Et donc cette chanson est restée et encore aujourd'hui pour moi une chanson importante et qui m'émeut, quoi. Que je porte à mes parents.
- Speaker #0
Alors, il y a le départ de la Bretagne pour aller à Trappes, c'est ça ? Là, c'est deux salles, deux ambiances quand même.
- Speaker #1
On passe du bleu clair au béton. Ce n'est pas pareil. Après, je ne peux pas dire que j'ai eu une adolescence contrariée. Parce que tout de suite, beaucoup d'amis. On n'est pas du tout dans... On a un train de vie sympathique. Tout va bien. Mais en tout cas, le décor n'est pas le même. Le décor est sinistre.
- Speaker #0
Et le son n'est pas le même, pour le coup. Et le son, les bruits et les musiques. C'est quoi les musiques ? C'est le rap tout de suite à ce moment-là ?
- Speaker #1
Tout de suite le rap. Tout de suite que... Je ne connaissais pas vraiment. Et le rap américain, pour ma part. Notorious Big en particulier, qui est, je dirais, mon premier point d'entrée dans le hip-hop.
- Speaker #0
Oxmo plus tard, mais c'est français.
- Speaker #1
Oxmo un peu plus tard. Oxmo qui a été le premier rappeur français que j'ai écouté et qui m'a amenée à lire vraiment, parce que sa poésie quand même est folle. Les textes sont assez exigeants, assez pointus. Je découvre les premiers oxymores, les premières métaphores.
- Speaker #0
L'enfant seul.
- Speaker #1
L'enfant seul en particulier, des textes qui résonnent en moi, le spleen, la revendication, le militantisme aussi qui démarre pour ma part en écoutant du rap.
- Speaker #0
La musique, à ce moment-là dans votre vie, elle joue un rôle important ? Elle est quotidiennement dans votre vie ?
- Speaker #1
Elle est thérapeutique. Moi, j'étais une enfant plutôt en colère, je voulais un peu en découdre, j'étais très très colérique. La musique m'apaise, je me souviens aussi d'avoir écouté beaucoup de métal à un moment, ça peut être du corne, ça peut être... enfin j'ai tout écouté, la période un peu des Red Jogging The Machine, etc., où je faisais semblant de faire du skate, je portais des baguilles, mais du coup la colère que j'avais en moi exultait à travers la musique, et puis les premiers concerts. Moi ça, être dans le collectif, ça m'a toujours beaucoup aidée, et écouter de la musique. collectivement avec des gens vibrés à l'unisson sur de la musique, moi, c'est mon meilleur médicament.
- Speaker #0
Et des musiques très différentes, le grand mix. D'ailleurs, on va y venir à Yonova. Est-ce que c'est la confirmation en plus que vous allez pouvoir peut-être vivre de la musique et donc d'une partie de votre passion ?
- Speaker #1
Je crois, oui. Je crois que je n'ai pas atterri à Yonova par hasard.
- Speaker #0
A quel âge et comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Ça s'est passé dans une soirée très avinée où en fait... Bon. je ne peux pas tout dire j'étais dans une soirée on peut tout dire je faisais des petites bêtises dans une soirée une femme a tapé sur mon épaule et m'a dit mais vous avez une voix de radio qui êtes-vous ? Je me retourne et c'est Fadia Dimergile, une des co-fondatrices de Radio Nova moi je savais qui c'était parce que j'étais déjà fan de Radio Nova que j'écoutais déjà beaucoup et je me dis mais c'est pas possible et là je sais que ma vie va changer je ne faisais pas grand chose à ce moment-là je faisais plutôt des bêtises je faisais un peu semblant de faire du droit Ah bon ? j'étais un peu paumée et je me dis là c'est le moment où ta vie bascule je le savais, je le sentais et elle m'a donné rendez-vous le lundi matin à Radio Nova pour faire des voix de pub et j'ai rencontré Jean-François Bizot etc.
- Speaker #0
et ma vie a changé Bizot qui est le père fondateur de Nova si on devait faire juste une mise au point sur les plus belles images de votre vie de ce début de vie jusqu'aux 18 ans, ce jour-là il est important les deux autres jours marquants les deux autres jours où La petite musique de votre vie était merveilleusement belle, c'est quoi ?
- Speaker #1
Quand j'ai été prise au cours Simon, ça c'était un peu avant du coup, où pareil, j'étais un peu paumée, et je savais que j'avais quelque chose à faire avec le théâtre, et je rentre dans ces cours Simon, je passe une audition, et je suis prise, et au moment où je sors de l'école pour appeler ma mère, pour lui dire que je suis prise au cours Simon, pensant qu'elle n'allait peut-être pas être très contente, en fait elle a vraiment crié de joie, J'ai pleuré et je me suis dit, c'est génial, je vais être enfin moi-même, je vais enfin faire ce que je voulais. Et puis après, je dirais la troisième, c'est il n'y a pas si longtemps, quand j'ai démissionné de Touche pas à mon poste.
- Speaker #0
Vous parliez de votre maman. À l'instant, si votre maman était une chanson, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
Woodstock de Johnny Mitchell.
- Speaker #0
Une chanson qui vous fait pleurer ?
- Speaker #1
Oui. Une chanson qui vous fait pleurer ? Oui, d'amour. Surtout la fin, quand Johnny Mitchell part dans ce... dans ses aiguilles.
- Speaker #0
Ça a 4 minutes 26 pour être très précis sur la chanson. Ah, waouh !
- Speaker #1
Vous êtes trop fort ! Où elle commence vraiment dans une espèce de trance chantée, déjà parce que maman lui ressemble beaucoup, et puis parce que ma mère a une voix divine, et que je l'entendais, je fredonnais ça, il y a quelque chose de très douce, de très enveloppant, et de très onirique, et ça c'est tout ma mère.
- Speaker #0
Et papa, ce serait quoi comme chanson ?
- Speaker #1
Papa, ça serait Gimme Shelter des Rolling Stones, très clairement.
- Speaker #0
Ah, c'est groc.
- Speaker #1
Ah ouais, papa, c'est un puits de science de musique. Il m'a absolument tout appris. Il connaît tout sur tout. Ça et, je dirais... Non, mais ça, c'est bien déjà.
- Speaker #0
Mais dans la famille, il y a eu une transmission. C'est ça, le papa, il dit écoute les Rolling Stones. Oui, oui.
- Speaker #1
Mais c'était pratiquement... D'ailleurs, quand j'étais jeune, c'était assez désagréable. C'est-à-dire, le dimanche, c'était blind test. Alors, c'était d'abord blind test de musique classique. C'est-à-dire qu'ils me mettaient, par exemple, du Purcell. Je devais reconnaître. Il a un côté assez exigeant. Et puis après, il s'est un peu détendu, voyant que ça ne fonctionnait pas très bien.
- Speaker #0
On va passer aux Stones.
- Speaker #1
Et là, il m'a transmis toute sa culture musicale de ces années-là, puis le jazz, puis la musique française. Par exemple, Alain Bachung, je pense qu'il est un artiste que j'aime beaucoup. William Scheller, que sais-je, même un petit Francis Cabrel.
- Speaker #0
Alors, à Bachung, il y a une chanson qui vous tient particulièrement à cœur, qui s'appelle ?
- Speaker #1
aucun express parce que je trouve
- Speaker #0
L'album fantaisie mini.
- Speaker #1
Exactement. En fait, je ne sais pas, il y a un espèce de son derrière l'ensinant répétitif qui est de l'ordre, pour moi, du cantique. D'ailleurs, il a écrit plus tard le cantique des cantiques avec sa femme. Je trouve presque religieux. Et puis les textes. Moi, le texte de Bachung...
- Speaker #0
C'est une question un peu difficile à laquelle je pense maintenant. Qu'est-ce qui vous fait aimer la musique ?
- Speaker #1
En fait, c'est la vibration que ça me provoque dans le corps qui fait que j'ai l'impression d'être au bon endroit quand j'entends de la musique. Je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est le seul moyen d'être au bon endroit. être moi quand j'entends de la musique, que ça me réaligne tout de suite.
- Speaker #0
On va faire un questionnaire Jean-Jacques Goldman. Est-ce qu'un matin, ça ne sert à rien ?
- Speaker #1
Ah ouais, alors là franchement, c'est une torture de se lever. Moi je suis tellement heureuse dans mes rêves en plus, il se passe tellement des choses super.
- Speaker #0
Alors une question qui vous touche particulièrement, est-ce que vous auriez pu faire un bébé toute seule ?
- Speaker #1
Non, je ne crois pas. Je l'ai pensé à un moment et puis je ne crois pas.
- Speaker #0
L'endométriose est un de vos combats principaux ?
- Speaker #1
Je ne peux pas en avoir, mais à un moment donné, ça a été une obsession. Et je me suis dit, peu importe qui est dans ma vie, allez, on essaye tout. Et si ça marche et que je suis tout seul, tant pis. Mais je crois que mon histoire n'était pas celle d'être maman. En tout cas, le train est passé, je suis en train de faire le deuil du fait de ne pas être mère. Et c'est OK, mais ça a mis du temps. Mais je crois que mon endroit n'est pas là. Et il y a d'autres façons de transmettre en plus.
- Speaker #0
Est-ce que vous êtes allée, comme Jean-Jacques Goldman, au bout de vos rêves ?
- Speaker #1
Ouais, franchement, ouais. C'est triste, non ? Ah non,
- Speaker #0
Bah c'est génial, c'est triste. Non, non,
- Speaker #1
mais il y en a, évidemment que j'en ai encore, mais en fait, mes rêves de petite fille, j'entends, ça va à peu près. Maintenant, j'ai mes rêves d'adulte.
- Speaker #0
Quand vous étiez petite fille, votre rêve, c'était quoi ? Enfin, vos rêves ? Bah,
- Speaker #1
c'était d'être comédienne. C'était de faire du théâtre, fond la caisse et tout. Ça, c'est bon. Je voulais faire de la radio, c'est OK. Maintenant, j'ai des nouveaux rêves. des rêves d'adultes alors c'est quoi les rêves d'adultes ? ah bah moi je voudrais ah bah moi je voudrais un bonnet non non moi je voudrais dans l'idée peut-être je sais pas m'occuper d'un orphelinat ou en fait quelque chose qui a trait de prêt le service à la personne je sais pas comment dire j'ai envie et loin loin loin loin dans un autre pays
- Speaker #0
L'herbe est toujours plus verte ailleurs ? Oui,
- Speaker #1
c'est parce que j'en ai soupé là, j'ai envie de partir.
- Speaker #0
Vous parliez de radio qui était un de vos premiers rêves, donc il y a eu Radio Nova. En 2006, alors là c'est différent, vous bossez avec Coé, qui a fait, puisqu'on parle de musique, Zidane y va marquer. Ah bon ? Même pas, ok. C'était la deuxième fois qu'une parodie parvenait au sommet du top 50, et Zoubida de la gaffe. Donc on est dans le haut du panier. C'était comment cette période-là ? Parce que d'un coup, vous... Vous commencez à fréquenter des personnalités, à fréquenter le business. La musique de Nova est celle de... Je ne sais plus si c'était sur NRJ ou sur Europe 2. Je ne sais plus quelle radio c'était.
- Speaker #1
Oui, mais en même temps, je vais vous dire, moi, ça ne m'a pas impressionnée. Parce que moi, j'ai rencontré mes idoles à Nova. J'ai rencontré les Wu-Tangs. J'ai rencontré, je ne sais pas, Iggy Pop, que sais-je, MC Solar. J'en passe. Donc, en fait, quand j'arrive à NRJ, moi, ce n'est pas la musique que j'écoute, NRJ. Donc, je ne sais pas. Bruno Mars que j'ai pu rencontrer qui est un artiste absolument impressionnant que j'ai d'ailleurs dragué sauvagement, c'était très gênant cette vidéo mon dieu que je regrette mais du coup je ne suis pas hyper impressionnée par les artistes que je rencontre au sein d'Energie en revanche là où vous avez raison c'est la vie showbiz en dehors des plateaux moi je l'ai embrassé moi n'importe quoi tout ce qui est caricatural les beuveries extrêmes, les comportements outranciers Au revoir. Oui, j'y suis allée à fond la caisse, j'ai tout fait.
- Speaker #0
La musique, c'était en tout cas sex-drugs et rock'n'roll.
- Speaker #1
En plus, comme j'avais une fascination un peu pour le côté rock'n'roll, j'ai vécu la vie des Stones, oui, je crois. Oui, donc j'y suis allée à fond la caisse.
- Speaker #0
Et vous avez aussi partagé la vie d'un musicien ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
cut-killer, pour ne pas le nommer. C'est comment de vivre avec un musicien ? Est-ce que c'est génial pour les gens qui nous écoutent et qui se disent que ça doit être une vie de rêve ? C'est pas toujours facile non plus.
- Speaker #1
J'ai quand même bien aimé. Évidemment, l'absence est difficile. Le fait qu'il parte souvent, il faut quand même se dire qu'on passe beaucoup de moments seul aussi. Mais moi, d'avoir quelqu'un qui a les platines dans le salon et qui m'apprend l'existence d'un artiste quasiment tous les jours... C'est un truc de fou, quoi. Moi, j'ai vraiment... Il a parfait ma culture musicale. Puis c'est quelqu'un de formidablement sympathique. Et donc, vraiment, j'en garde que des souvenirs extrêmement joyeux. Non, non, c'était une très belle histoire. C'est un très bon ami. Ouais, ouais, ouais. Non, non, puis c'est vraiment quelqu'un que j'admire toujours, qui est toujours à la page. Et puis, il faut l'entendre parler de musique, quoi. C'est merveilleux.
- Speaker #0
Et l'histoire, elle s'est finie cut, comme les chansons d'aujourd'hui. Paid out.
- Speaker #1
Dans la douceur et dans le respect.
- Speaker #0
On va parler de TPMP, parce que c'est un moment important de votre parcours. Pas grand lien avec la musique là-dessus, mais quand même un petit peu. Imaginons que Hanouna est une chanson. Il est quelle chanson ? Petit chef de PM, qui est une chanson qui passait beaucoup sur Nova. Pas d'amis comme toi de Stéphane Echer. Ou On est des dingues de Patrick Sébastien.
- Speaker #1
Un peu les trois. Trois. Vraiment, pas d'amis comme toi, parce que mine de rien, c'est toujours... Mais ça a été un ami très, très proche. Ouais, non, un peu les trois.
- Speaker #0
Petite amie d'argues, alors ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais, vraiment, quoi. C'est quelqu'un d'imprévisible, mais qui sait très, très bien où il va, il sait très, très bien ce qu'il fait, c'est ça qui est fou. Il n'est pas si dingue que ça, en réalité.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, dans votre vie, il se passe quelque chose qui... qui n'est pas normale en fait, c'est la sur-médiatisation. Et ça, pour le coup, la petite musique qui est dans votre tête à ce moment-là, elle est plutôt joyeuse, elle est hard rock ? C'est l'amphithéâtre,
- Speaker #1
c'est Titi Piaf. Vous voyez Titi Piaf, c'est un sou. Non, non, c'était vraiment des... Alors c'est marrant parce que je l'ai pourtant, j'ai la sensation de l'avoir un peu cherché, et comme je vous l'ai dit, de l'avoir embrassé un peu à un moment, mais après on n'est jamais prêt à ça, surtout quand on fait de la télé. Quand on est un artiste, quand on est un musicien, un acteur, Donc, qu'on fait quelque chose de valable, je ne dis pas. Là, on ne fait que de la télé, ce n'est pas valable, ce n'est pas intéressant, il n'y a pas de fond. Et on se retrouve à être tout aussi idolatriés, mais vraiment, pendant un court instant, ce n'est plus le cas maintenant, mais pendant quelques années, c'était l'hystérie. Moi, je ne faisais pas deux pas dans la rue, ça n'a aucun sens, je suis chroniqueuse. Donc ça, ça a été très violent, je l'ai mal vécu, je n'étais pas préparée. Donc ça aussi, j'en ai fait un peu n'importe quoi. J'ai commencé à pas mal picoler pour m'anesthésier un peu, parce que ça me faisait très peur. Voilà, j'en garde pas un souvenir très ému.
- Speaker #0
Est-ce que votre nom figure dans les chansons ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Niro. Niro ? Ouais, le rappeur qui a fait une punchline parce que j'avais fait cette interview désastreuse et maladroite de Pharrell Williams et qui avait mis « Je n'ai pas la maladresse de m'allonger comme Enora Malagré devant Pharrell Poulop » et qui avait eu l'élégance de me prévenir avant et du coup j'ai joué dans le clip.
- Speaker #0
Je me suis parodiée.
- Speaker #1
Super, ouais.
- Speaker #0
Je précise qu'en lien, on mettra la playlist de toutes les chansons dont on est en train de parler. Pour que les gens retrouvent ce qu'ils parlent. Quand on est très connu comme ça, tous les rapports sont faussés. L'amour particulièrement, les gens ne vous aiment peut-être pas pour les bonnes raisons. Est-ce que ça a été difficile d'aimer et d'être aimé à ce moment-là ?
- Speaker #1
Oui. Oui, à partir de ce moment-là, d'ailleurs, parce qu'en fait, je me suis séparée avec Cut Killer, c'était le début de l'immense notoriété que j'ai eue, qui n'a pas duré non plus 107 ans, et toute cette période-là, j'ai eu, je dirais, 5 ans de désastres amoureux, de désastres sentimentaux et amicals. Les parasites, les faux amis, les rapports amoureux, je me souviens d'avoir été amourachée d'un jeune homme qui n'était là que pour le pognon, Ils sont... que des trucs caricaturaux. Et puis comme moi, quand même, petite fille qui a très envie d'être aimée, moi, je plongeais à chaque fois. Donc on en ressort encore plus meurtrie, encore plus fragile. Donc on n'est pas un bon candidat pour l'amour après. C'est un cercle vicieux, ça ne s'arrête pas ce truc-là.
- Speaker #0
On va faire le questionnaire d'Yann Tell. Si vous étiez un homme, est-ce que vous lui offririez de beaux bijoux et des fleurs pour son appartement ? Oui.
- Speaker #1
Ah ouais ? Moi, je découvre que j'ai plein de copains qui aiment les fleurs et les bijoux. Je trouve ça chouette.
- Speaker #0
Si vous étiez un homme, est-ce que vous l'appelleriez tous les jours, rien que pour entendre sa voix ?
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
On ne s'appelle pas tous les jours. Non, non, non,
- Speaker #1
il ne faut pas déconner. Non, non, non.
- Speaker #0
Il y a des gens maintenant, j'ai vu ça récemment, qui ont leur localisation respective sur leur téléphone pour savoir où est l'autre.
- Speaker #1
Non, non, je sais que c'est dur de nos jours, je parle comme une vieille dame, mais la petite part de mystère, elle n'est quand même pas désagréable.
- Speaker #0
A priori, oui.
- Speaker #1
Oui, franchement.
- Speaker #0
Et est-ce que vous pensez que la vraie vie de l'amour... ça peut être aussi beau que les textes de Francis Cabrel. Est-ce que dans la vraie vie, on peut vraiment vivre dans une chanson de Francis Cabrel ?
- Speaker #1
Ça peut être bien, mais je ne crois pas. Non. Ça ne marche pas.
- Speaker #0
C'est devenu une chanson de corne. Plus. Éventuellement.
- Speaker #1
Éventuellement.
- Speaker #0
Mais ça ne marche pas. Alors, à la télé, il y a eu TPMP, effectivement. C'est vous qui décidez de dire, au meilleur moment d'ailleurs, je pense.
- Speaker #1
C'est il y a presque dix ans, oui.
- Speaker #0
Je vais faire d'autres choses, je vais vivre d'autres passions. Est-ce qu'à ce moment-là, la petite musique intérieure, est-ce qu'elle est inquiète de savoir, mais est-ce que je ne vais pas être toute ma vie la meuf ? de TPMP et je ne suis pas condamné à être ça.
- Speaker #1
Il n'y a plus de musique, il y a du silence sur tout ça. Ça ne sonne plus, même le téléphone ne sonne plus. Puis soi-même, le quotidien passe de un quotidien complètement hystérique, le métier nous envahit, on fait plein d'interviews, ça ne s'arrête jamais, à on est chez soi, dans un silence et puis le silence face à soi-même aussi. Qu'est-ce qu'on va devenir ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Et là, il faut écouter le silence. Et pour justement remettre une nouvelle playlist.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a une chanson pour vous qui résume cette période-là ? Est-ce que quand vous écoutez une chanson, vous vous dites « Ah, ça me rappelle cette période un peu compliquée » .
- Speaker #1
J'écoutais en boucle à l'époque « Toriyamos » « Under the Pink » , c'est l'album. Et... une chanson qui s'appelait Cornflakes Girl.
- Speaker #0
Géniale cette chanson.
- Speaker #1
Je l'adore.
- Speaker #0
Magnifique. C'est une piste de Kate Bush pour ceux qui ne l'accueillent pas. Voilà, exactement.
- Speaker #1
J'adore cette chanson. Et en fait, c'est la seule chanson qui est arrivée à me faire sortir de mon lit, pour vous dire. Parce qu'il y a un truc très entraînant, la guitare du début et tout. Et sa voix, je ne sais pas. J'ai un rapport assez fusionnel avec Tori Amos. C'est la seule musique que j'écoutais tous les jours en boucle, qui m'a un peu sauvé la mise.
- Speaker #0
Alors, il y a la télé, puis ensuite il y a le théâtre. Il y a d'autres envies, écrire des livres, mais la musique, en revanche, il n'y a pas l'idée de se dire tiens, je vais faire un album.
- Speaker #1
Non, parce que j'ai une trop haute estime de la musique, je crois.
- Speaker #0
La plupart des gens... Non, mais c'est bien,
- Speaker #1
j'ai pensé, en fait, moi, je suis fan de jazz, j'ai chanté un peu et tout, mais je crois que je n'aurais pas les ouverts.
- Speaker #0
Il y a le théâtre, en tout cas, déjà monté sur scène.
- Speaker #1
Déjà, c'est vachement bien. Et dans des... dans les pièces de théâtre que j'ai faites. J'ai chanté, par contre, la Monde Crevette. La dernière pièce que j'ai faite, Vive le Vent, je chante. Donc, si j'arrive à, déjà, à chaque fois, incruster un petit peu de chant, c'est bien.
- Speaker #0
Pour votre prochaine pièce, je vous laisse 5 sièges au premier rang de gens disparus. Que des artistes ? Il y a qui ?
- Speaker #1
Alors, très bonne question. Il y a Prince, il y a Nina Simone, il y a Marilyn Monroe, parce que moi, j'adore sa voix de chanteuse de jazz, qu'elle me rend dingue. Il y a Schubert parce que j'aimerais bien savoir s'il était sympa ce gars-là. Il y a quand même vachement de musique qui perdure. Et je dirais Notorious Big.
- Speaker #0
La chanson que vous adorez et que peu de gens connaissent ?
- Speaker #1
Par exemple, moi j'écoute Lorena McKennitt.
- Speaker #0
Je ne connais pas par exemple.
- Speaker #1
Personne ne connaît et moi j'adore. C'est une chanteuse qui chante un peu... C'est très celte. Elle a une voix de dingue. un peu à la quai de Bouches, un peu à la Torriamos. Une jeune fille absolument sublime et qui a une voix complètement elfique qui me transporte dans des contrées que j'ignore moi-même.
- Speaker #0
La chanson que vous aimeriez pour votre mariage ?
- Speaker #1
Ah, c'est une bonne question ! Oh, un peu de Saul, je ne sais pas. Non, ou du Éric Abadou, j'aime bien Éric Abadou.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
plus ça. Un truc un peu cool, un peu qui glisse, un peu moelleux.
- Speaker #0
Je ne fais pas un truc assez classique. Ah non, non,
- Speaker #1
c'est pas le genre de la méchante. Ou alors, je mets corne.
- Speaker #0
On va avoir une question très très gaie. Pour votre enterrement, on écoute quoi ?
- Speaker #1
Soit on y va vraiment dans la chialade et on met les paradis perdus, tu vois, de Christophe et on y va à fond. Soit on prend un contre-courant. Non, mais en vrai, c'est hyper cliché, mais moi, j'aimerais le baguette de Quimper. Moi, je veux un truc breton à mort, du bignou, on y va.
- Speaker #0
Pas mettre allumer le feu, par exemple, sauf si c'est une incinération. Ça marche très bien. Il y a celle de son fils, pour le coup. Tu ne m'as pas laissé de temps. C'est une chanson qui est très jouée dans les enterrements. C'est vrai ? Oui, bien sûr. Il y a des histoires comme ça. En Angleterre, par exemple, Imagine de John Lennon, elle est interdite à cause de la phrase Imagine there's no heaven. On ne peut pas jouer cette chanson dans le sacre. Je ne savais pas.
- Speaker #1
Je vais prendre celle-là alors. Juste pour les faire chier.
- Speaker #0
La chanson de la honte. Celle qu'on écoute, les fenêtres fermées en bagnole.
- Speaker #1
Que tu reviennes, Patrick Fiori.
- Speaker #0
Ah, j'adore.
- Speaker #1
Ben ouais, mais moi, je n'assume pas. Je peux vous dire que c'est à tue-tête qu'elle y va, la haineau. Je l'adore.
- Speaker #0
Ça, on l'écoute seule.
- Speaker #1
On l'écoute tellement seule.
- Speaker #0
La chanson que vous détestez, ou la voix que vous détestez. Moi, par exemple, les crèmes mérises, j'y peux rien.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est vrai ?
- Speaker #0
Je ne peux pas.
- Speaker #1
Eh ben moi, je ne suis pas hyper fan de Jared Leto. Second Second Suit, c'est tout marrant. Le gars m'agace. Je ne sais pas, pourtant, il n'a pas une voix particulièrement reconnaissable.
- Speaker #0
C'est peut-être un petit peu prédentieux, ce qu'il fait parfois.
- Speaker #1
Je trouve. Il m'agace. J'ai envie de lui dire, redescends et va mettre un pantalon.
- Speaker #0
Le disque de référence, ce serait quoi ? Le 33 tours, comme on dit.
- Speaker #1
Le 33 tours de référence ? Il y en a un que j'adore, que je vénère, qui est chez moi, qui est Odessa des Big G's. Que j'aime énormément. Je ne sais pas pourquoi. J'ai en plus une édition très limitée en velours rouge. J'idolâtre ce 33.
- Speaker #0
Les Big G's, qui est un groupe assez rare dans l'histoire de la musique, parce qu'ils ont fait deux carrières avec deux voix différentes.
- Speaker #1
Ça, c'est quand même assez dingue. Et ça, je ne sais pas. J'aime beaucoup.
- Speaker #0
La pochette ? De rêve ?
- Speaker #1
Ah, la pochette de rêve ?
- Speaker #0
Oui. Est-ce qu'il y a une pochette ? Vous vous dites, tiens, celle-ci quand même. Moi,
- Speaker #1
j'aime bien la pochette de l'album, vous savez, de Christopher Cross. Ah oui, tout le temps. La manrote. Mais oui, parce qu'en fait, on sait tout de suite. En fait, c'est un espèce de... Déjà, c'est l'enfance. Je ne sais pas, je la trouve complètement rien à voir avec la musique. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Vous l'écoutez beaucoup en ce moment ? En ce moment, oui.
- Speaker #1
C'est pour ça que je vous parle de ça. Parce que je trouve qu'en fait, moi, la première fois que je l'ai vue, cette pochette, je me suis dit, qui c'est ? La maman rose, elle est blanche avec le vert autour. Et je me suis dit, mais qu'est-ce que c'est que cette musique ?
- Speaker #0
Ah oui, c'est Right Back The Wind, tout ça.
- Speaker #1
Mais je me suis dit, qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur de ce disque ? Ce flamant rose, c'est quoi ? C'est des musiques, je n'en sais rien. Et en fait, immense artiste.
- Speaker #0
Immense artiste. Et petite anecdote, au début de sa carrière, il avait une voix géniale. Mais quand le disque est sorti, son premier disque, il était tellement, il avait un physique tellement particulier qu'on envoyait à sa place sur scène des gens faire du playback parce qu'on ne voulait pas le voir lui chanter.
- Speaker #1
Quelle horreur.
- Speaker #0
Après, avec cet album, il a eu 7, 8 Grammy Awards. Oui,
- Speaker #1
ça m'a craqué le ventre.
- Speaker #0
Oui Christopher Croce Forcément ça ça fait du bien surtout Actuellement c'est une musique qui réchauffe Le cœur, c'est très très beau La chanson qui vous fait pleurer On en a parlé, on a parlé de Johnny Mitchell Woodstock
- Speaker #1
Il y en a plein Je sais pas pourquoi mais par exemple Je cours tout seul, William Scheller J'en sais rien qui est pas pourtant Sa chanson la plus La plus mélancolique Mais les paroles me bouleversent Je pleure Merci.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il vous reste à découvrir en musique aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous attendez ? Est-ce qu'avec l'âge, avec notre disque dur qui se remplit, on a moins de place pour se dire « Waouh ! » ? Non, mais le jazz,
- Speaker #1
le jazz c'est infini.
- Speaker #0
Le jazz.
- Speaker #1
Le jazz, moi, là ça y est, 44 ans, toute ma vie sera consacrée à la connaissance du jazz et de la musique classique, je dirais. Le reste, j'ai l'impression de connaître et tout, je ne m'en lasserai jamais. Mais le jazz, en fait, c'est vraiment mettre le doigt dans un engrenage. infinie et magnifique, tellement c'est puissant et nos limites.
- Speaker #0
Mais vous n'avez pas l'impression... Je comprends parce que je commence à écouter du jazz et je me dis je suis trop mauvais pour ça. Je ne peux pas me prendre.
- Speaker #1
C'est qu'au début, on se dit ça. Et en fait, il y a des moments où ça se débloque. Ça y est, je comprends. Ça y est, je ressens. Et en fait, c'est génial. C'est que des paliers, le jazz. Il y a des choses que je n'écoutais pas avant et maintenant que j'idolâtre, etc. C'est génial. Il n'y a que de la progression.
- Speaker #0
Si je vous dis... Allez Nora, je vous crée votre festival. Il faut créer l'affiche, le titre du festival, le lieu, les 4-5 artistes qu'on met sur l'affiche. On met qui dans ce festoche ?
- Speaker #1
Ça s'appellerait le Poney Festival.
- Speaker #0
Ouais, pas joli.
- Speaker #1
Avec le mot Poney quand même. Ouais, très Poney. On met quand même les Stones, histoire d'avoir quand même un truc très sacré.
- Speaker #0
Peut-être Poney Poney Run Run alors ? Ah ouais, pas mal ! Je vais te mordre !
- Speaker #1
Pas mal, j'avais oublié. On met... Alors, personne ne viendra, parce que ça va être chiant de ouf. On met Brad Mendo, qui est quand même pour moi le plus grand pianiste de jazz du moment.
- Speaker #0
Attention à la parité, Nora.
- Speaker #1
Oui, oui, je sais, je sais, je viens de me rendre compte. On met Tori Amos, que j'aime infiniment.
- Speaker #0
Parce qu'il y a besoin de Tori Amos en ce moment, peut-être aussi.
- Speaker #1
Il y a cette fille moderne là, que j'arrête pas d'écouter en ce moment, qui s'appelle Burning. Comment elle s'appelle ? Vous connaissez forcément, je vais vous dire exactement ce que c'est maintenant. Sinon,
- Speaker #0
il y a Patrick Fiori, il est au maquillage.
- Speaker #1
l'enfer Teams tu vois T-E-M-S T-E-M-S Teams elle fait un son qui s'appelle Burning qui me rend dingue elle ouvre elle est en début de soirée ouais elle ouvre exactement ah puis on rappelle Bachound d'entre les morts et on le fait où ce festival ? on le fait en Bretagne à Concarneau monsieur comme je n'y avais pas déjà on le fait sur le port non on le fait dans la ville close Mais je me rends compte qu'il est claqué au sol, mon festival. Personne ne viendra. Mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
De quel groupe aimeriez-vous faire partie ? Et vous feriez quoi dans ce groupe ?
- Speaker #1
Nirvana et je serais le batteur.
- Speaker #0
Alors, on arrive pratiquement au terme de ce programme musical, en parole et musique. S'il y avait un titre de chanson à donner à votre état d'esprit actuel, ce serait quoi ?
- Speaker #1
En ce moment, ce n'est pas mal. En ce moment, un truc sur le surf, je ne sais pas.
- Speaker #0
Sur une USA ? Oui,
- Speaker #1
un truc comme ça. Ou alors, je prends un adasurf.
- Speaker #0
Dans l'idée de surfer la vague, d'être dans une bonne énergie ?
- Speaker #1
Dans une goût d'énergie. Et puis, parce que je sors d'une semaine de surf, alors du coup, c'est cohérent. J'ai envie de continuer à dérouler de la wave. Alors, regarde ! La tata gênante !
- Speaker #0
On va finir par une question, c'est la seule question où je putois l'inviter. Comment te dire adieu ?
- Speaker #1
Déjà, tu ne me dis pas adieu. Tu me dis à bientôt. Il n'y a jamais d'adieu dans nos métiers. Il y a des à tout à l'heure, on vous dit à bientôt.
- Speaker #0
A tout de suite. Merci beaucoup, Enora.
- Speaker #1
Merci, Steph.