Speaker #0En deux ans et demi, j'ai fait 51 dates et à l'ère du modern dating, je vais tous vous les raconter. Bienvenue dans Romance, un podcast où je vous raconte les histoires de rencontres avec les mecs d'aujourd'hui. Des histoires parfois drôles, parfois folles, parfois fucked up, mais toujours résolument humaines. Je suis Laurence et vous écoutez Romance. Romance Express, c'est tout l'été, c'est des épisodes plus courts qui prouvent qu'on n'a pas toujours besoin d'une relation pour avoir une bonne histoire à raconter. Cette soirée de date-là, qui est quand même une des plus catastrophiques que j'ai fait, je crois. En fait, le gars a une super belle tête, un peu mystérieuse, il y a un truc dans les photos de son fils, un peu vintage, voilà. On dirait un peu des... photos de Belmondo jeunes mais modernes. En fait, il y a un look, il y a un truc un peu rétro. Le gars est full, un peu vintage dans les images qu'il a sur cette appli, sur Inge d'ailleurs. Et je me dis, il y a un truc du coup assez rétro mais contemporain dans la manière de prendre ses images. Je trouve ça assez cool, il a d'assez belles photographies de lui. Et du coup, il y a un truc esthétique que je trouve intéressant. Et donc là, on commence à discuter, le feeling a l'air sympa. J'ai plus aucun souvenir en vrai de ce qu'on s'est dit à l'époque, j'ai plus de souvenirs de ça. Mais voilà, je me rappelle qu'on convient de se retrouver, boire un verre et dîner ensemble. J'avais l'image d'un mec assez massif sur ces photos. Après c'était parce qu'il avait une tête un peu J, de genre je sais pas pourquoi, j'imaginais un Belmondo. Référence de Boomer, même de plus que Boomer la vache, mais bon. Il y avait un truc un peu comme ça. Et donc... Je le retrouve dans le bar et déjà je me dis, il n'est pas comme j'imaginais. Il a ce côté un peu rétro dans le style. Il a une veste en cuir un peu croppe, un peu courte. Il y a un truc un peu années 70 qui se dégage, qui est sympa. Il n'a pas trop le même visage un peu mystérieux, aventurieux, je ne sais pas quoi que j'avais repéré. Mais bon, le gars est sympa et on a un bon fit. On n'avait pas beaucoup échangé par écrit, mais c'est vrai qu'on a un bon fit ensemble. La conversation est sympa, plutôt fluide et ça se passe bien. Et on passe du temps ensemble dans ce bar. Puis, il avait réservé un resto comme prévu. Et donc, on va manger ensemble dans le resto. Et déjà, il se passe un truc que je n'ai pas relevé sur le moment. Si tu as l'habitude de mes histoires en podcast, tu sais qu'il me faut toujours un temps pour enregistrer l'info, l'assimiler et ensuite me dire « Mais attends, il y a un truc qui ne va pas. Je ne réagis pas du tac au tac. Il me faut toujours un petit temps. » temps d'assimilation. Et donc là, sur le moment, je sais pas quoi répondre pendant le dîner quand on parle de ça, mais avec le recul, je me dis que j'aurais dû le balancer mon assiette de pâtes à la gueule. Mais c'est pas grave. On parle, et on parle, je sais plus pourquoi, de taille, de poids, ou de porter un truc, ou de porter son propre poids. Je ne sais plus ce que c'était, la discussion était assez rigoloque. Et moi, je lui dis un truc du genre, en même temps, ça fait 57 kilos à porter. Je lui parle de mon poids, de mes 57 kilos. Et là, il me regarde et me dit, tu fais 57 kilos ? Mais tu mesures combien ? Je lui dis, je mesure 60. Et il me dit, mais tu es en surpoids ? Tu devrais avoir 10. Et en fait, je lui dis, je ne sais pas si je suis en surpoids, je te laisse juger en fait, je ne percute pas. Et on passe à autre chose. Et sur le moment, je n'enregistre pas le truc. En fait, je pense que je ne l'enregistre pas. Je n'enregistre pas l'info. Je ne réponds pas et on enchaîne sur une autre conversation et je passe outre. Je me dis, il est con, mais en même temps, c'est un moment de ma vie où je me sens très bien dans ma peau. Et du coup, je pense que ça ne m'affecte pas. C'est-à-dire que ça ne me blesse pas, ça ne m'affecte pas. Je me dis juste sur le moment, elle est con, ça remarque. Et je passe à autre chose, en fait. C'est ça que je me dis. Je me dis, c'est con ce qu'il me dit. Et j'enchaîne sur un autre truc. Et donc, voilà. Et le gars, je vois qu'il boit. Il boit bien pendant la soirée. Il arrose bien le dîner. Ça ne me dérange pas plus que ça. Lui, ça lui fait un petit peu monter la température. Et là, on sort dans la rue. On va se balader en dessous de marché. Il fait chaud. En vrai, la soirée, au-delà de cette remarque de merde... que mon cerveau n'a pas enregistré tout de suite. La soirée était très agréable. Le moment était cool et on se balade dans la rue. Et il fait beau, on marche, on se marre dans la rue, j'ai ce souvenir-là. Et à un moment, il se tourne vers moi et il m'embrasse. Une quête. Un truc de... Une machine à la... Je ne sais pas quoi dire. Une catastrophe. Je n'avais plus mon sortir. Une galère. Et donc là, je me dis, je savais plus trop. En fait, je trouve pas ça hyper sexy. Mais bon, je l'accompagne chez lui. On monte chez lui. Et là, je me dis, je suis pas sûre d'avoir envie de rester vraiment. Il me dit, attends, on monte, on boit un petit coup à la maison. Je dis, si tu veux, mais je reste pas longtemps. Ça peut être sympa. En fait, je pense qu'il faut le temps que je me dise, non, vraiment, je vais rentrer. Ça a pas le fait. Et là, on arrive chez lui et j'entends une voix. J'entends une voix d'homme qui parle. Je dis, il y a du monde qui nous attend. Je ne suis pas trop sûre de vouloir rentrer. Donc en fait, je recule d'un pas. Après, chez lui, il me dit, ah non, mais c'est la radio. En fait, je travaille dans la radio. C'est vrai que ça, il me l'avait raconté. En fait, il travaille dans une grande radio. Et il me dit, la radio en continue chez moi. Donc déjà, j'arrive chez lui et il y a la radio en continue. Et je me dis, mais qu'est-ce que c'est que cette galère ? Et ça me fait un peu bizarre d'entendre cette voix. Je réalise en effet que c'est la radio. Et surtout, j'arrive chez lui, et là, il y a tout un mur du salon, qui est un peu alambiqué, mais bon, l'appartement est plutôt joli, c'est un appartement parisien. Il y a tout un mur du salon qui est tout en miroir. Et là, ça me fait hyper bizarre, parce que c'est face au canapé. Donc il n'y a pas une grande profondeur de champ, mais on est face au canapé. Et il y a ce miroir et je me dis, j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un derrière ce truc. En fait, ça me faisait bizarre. Je me dis, mais c'est un miroir sans teint ou quoi ? Assis face au canapé. Je n'arrivais pas à me détacher de ce truc. Je me dis, quand même, c'est bizarre. Il me dit, non, mais en fait, on avait fait ça avec mon ex. Parce que comme il n'y avait pas beaucoup de profondeur, que l'appartement est un peu alambiqué, on se disait qu'il faut faire ce mur de miroir. Ça permettrait... Je fais, ouais, ok, pourquoi pas. Je ne suis pas trop convaincue. Et puis là, il refait une deuxième approche. Et il me re-emballe avec sa machine à laver. Et là, je me dis, non, ça ne va pas le faire. Et au moment où il m'embrasse comme ça, il lève la tête et me dit, putain, ce n'est pas possible. Et il s'arrête. Il se fige. Et là, je lui dis, mais qu'est-ce qui t'arrive ? Il me dit, il y a une araignée. Ah non, il me dit, je ne peux pas, il y a une araignée. Je lui dis, mais ça va, elle est loin. Il me dit non, je suis arachnophobe. Je suis arachnophobe. Et il s'énerve comme ça. Je dis ok, si tu veux, je t'enlève cette araignée. Il me dit ok, mais ne la tue pas. Il ne faut surtout pas la tuer, il faut la mettre sur le balcon. Donc Mevlapa, à minuit et demi, debout, sur un tabouret, posé sur une table, pour lui enlever sa putain d'araignée du sopalin. Elle la met sur le balcon et me dit, mais là, bien, chez la voisine, pour être sûre qu'elle ne revient pas, mais là, bien sur le côté. Elle a jeté l'araignée dehors. Et là, je pose le truc et je lui dis, écoute, tu es délivrée de l'araignée. Je vais moi-même me délivrer. Je vais m'en aller. Et voilà, je suis partie. Avant de vous laisser, je vais conclure chaque épisode par une lettre. Une lettre fictive adressée au protagoniste de cette moderne dating story. Un endroit pour dire ce que je n'ai pas su dire sur le moment et ce que cette histoire m'a appris. Cher toi, je me demande encore comment j'ai réussi à ignorer autant de signaux d'alerte en si peu de temps. Les miroirs s'entinrent face au canapé, la radio allumée en continu, cette remarque sur mon poids. A chaque détail, mon intuition me soufflait. Laurence, il y a un truc qui cloche. Et pourtant, je suis restée. Sans doute par politesse ou par curiosité. Ou parce qu'on essaie toujours de se convaincre qu'on se fait des idées et qu'en fait, non, c'est sympa. Heureusement que cette araignée est arrivée. Je ne pensais pas qu'un jour, je remercierais une araignée de m'avoir aidée à quitter un appartement. Comme quoi, les héroïnes prennent parfois l'allure qu'on ne suppose pas. Alors merci, petite araignée. Toi, au moins, tu as su me mettre sur le bon chemin. Avant de partir, pense à laisser un commentaire sous l'épisode sur Spotify et à laisser un commentaire sous l'émission sur Apple Podcasts. C'est nécessaire pour faire vivre le podcast. Merci !