- Speaker #0
Bienvenue dans cet épisode de Profil d'Acheteur, une émission du podcast Préto, le courtier en ligne qui vous accompagne de la simulation jusqu'à la signature de votre prêt immobilier. Dans chaque épisode, je reçois un courtier ou une courtière qui décortique un dossier réel qu'il ou elle a accompagné. On regarde les profils, les contraintes, les solutions trouvées et on définit ensemble la bonne stratégie pour aider cette personne à devenir propriétaire. Retrouvez tous nos épisodes sur YouTube et abonnez-vous sur votre plateforme préférée pour ne rien manquer. Bonne écoute ! Bonjour à tous et soyez les bienvenus dans ce nouvel épisode de Profil d'Acheteur. Alors je vous rappelle le concept, on prend un cas client qui a été accompagné par Préto, on analyse son dossier, son patrimoine, ses revenus et bien sûr son projet et on regarde quelle était la bonne stratégie à mettre en place pour lui faire obtenir son crédit immobilier. Pour ce faire, j'ai toujours la chance d'être accompagné par... T'en bégaies maintenant, t'en bégaies ! J'en perds mes mots ! On ne te présente plus Charlotte.
- Speaker #1
Salut Philippe.
- Speaker #0
Salut Charlotte. Alors aujourd'hui on va regarder un dossier un peu spécial, ou une typologie de profil un peu spéciale, c'est les chefs d'entreprise, qui est aussi une de tes expertises, parmi toutes tes nombreuses expertises, tu fais en plus les chefs d'entreprise.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc tu vas nous présenter un dossier que tu as accompagné récemment, c'est ça ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok, juste avant, une petite précision, même quand on prépare ensemble cet épisode. La différence entre un chef d'entreprise et un indépendant, aux yeux des banques, c'est pareil ou c'est différent ?
- Speaker #1
Ça dépend. Ça commence bien. Je commence déjà avec mes réponses de normand. Parfait. Tous les chefs d'entreprise sont considérés comme des indépendants par les banques. En revanche, tous les indépendants ne sont pas des chefs d'entreprise. Indépendant, c'est un peu comme la grosse marmite. Ils vont adorer que je dise ça. Et dedans, tu retrouves plein de petites marmites avec des statuts un petit peu différents. dans les indépendants, tu as les chefs d'entreprise, les micro-entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, les médecins, les avocats. Voilà, ça recoupe pas mal de choses. Et là,
- Speaker #0
ce qu'on va se raconter sur les chefs d'entreprise, est-ce que c'est valable aussi pour d'autres micro-entrepreneurs ou auto-entrepreneurs ou c'est un peu particulier ?
- Speaker #1
J'ai fait les choses bien, je t'ai choisi un cas qui peut s'appliquer de manière un peu générale à en tout cas le plus de catégories possibles. Or, médecins, avocats qui sont encore une autre catégorie. Là, j'étais pris un cas où ça parle à pas mal de monde.
- Speaker #0
Donc si vous êtes auto-entrepreneur, micro-entrepreneur et tout ça, vous pouvez rester. Évidemment, la vidéo va vous parler. Alors vas-y, on y va.
- Speaker #1
Aujourd'hui, j'ai choisi le profil de Jean-Luc et Marie qui sont primo-excédents, qui habitent en Normandie et qui déménagent en Bretagne.
- Speaker #0
Ok, ça marche.
- Speaker #1
La particularité, c'est que Jean-Luc, ils ont 41 et 40 ans.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ce sont des primo-accédants. Donc,
- Speaker #0
ils louaient jusque-là ? Oui, ils étaient locataires. D'accord.
- Speaker #1
Ils étaient locataires. Et la spécificité de Jean-Luc et Marie, c'est qu'ils sont tous les deux indépendants.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Top. Monsieur, il est chef d'entreprise.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça va te parler, il est directeur marketing. Donc il fait du conseil en marketing, il accompagne les boîtes, mais il ne le fait pas sous le format CDI. Il le fait vraiment sous le format indépendant et donc il rentre en mission pour des entreprises. Et madame, elle est photographe.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Donc pas de CDI.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. En fait, on est d'accord que finalement, c'est ça qui va marquer la plus grosse différence. Ce sont des gens qui n'ont pas de CDI. Tu n'as pas de CDI. Tu ne peux pas montrer un contrat de travail à une banque. Rien.
- Speaker #1
J'ai pas de CDI, pas de fiche de paye.
- Speaker #0
Ok, c'est ça.
- Speaker #1
Donc sans filet.
- Speaker #0
Ok, ça marche.
- Speaker #1
Enfin sans filet, pour la banque. Le premier truc qu'il faut savoir quand tu achètes en tant qu'indépendant, c'est qu'il te faut de l'ancienneté. C'est-à-dire que quand tu te lances, généralement ils le savent, mais quand tu te lances, les banques te demandent d'avoir un minimum d'ancienneté.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
La règle, c'est trois ans, puisque la plupart des entreprises que tu montes, si jamais elles doivent faire faillite, elles font faillite dans les trois premières années. D'accord, c'est ça. En fait, la banque, c'est assez horrible comme truc, mais elle se dit, en gros... Si, en tant qu'indépendant, tu survis 3 ans...
- Speaker #0
Ça devrait aller, ou tu minimises les risques.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc déjà, ça c'est un peu le premier conseil, là si on doit écrire quelque chose sur la vidéo. Attendez 3 ans, ou 2 ou 3 ans d'ailleurs. Voilà, je vais te dire, top. En tout cas, vous ne précipitez pas. Ce n'est pas parce que tu as fait une année que tu peux te dire c'est bon, il faut emprunter. C'est exactement ça.
- Speaker #1
La première règle, c'est que tant que tu n'as pas un premier bilan, il ne faut pas y aller. Il ne faut pas y aller, parce que comme tu n'as pas de fiche de paye, et que tu n'as pas de contrat de travail, si tu n'as pas de bilan pour montrer que ta boîte va bien, et donc globalement tu ne vas pas faire faillite dans les trois mois qui arrivent,
- Speaker #0
compliqué d'expliquer à la banque. La banque ne se raccroche jamais à un projet où genre, t'as pas beaucoup d'ancienneté mais j'aime bien ce que tu fais, donc je peux te dire que ça va marcher. Ça, ça marche pas comme ça. Non, ça,
- Speaker #1
ça marche pas. J'aime beaucoup ce que vous faites, mais non. Ça, ça marche pas. Ça n'a jamais fonctionné. J'ai essayé. Ça fonctionne pas.
- Speaker #0
De défendre un beau projet comme ça, de dire juste ça peut marcher. Ouais,
- Speaker #1
on pourra en faire une autre vidéo, mais on a des profils très stylés qui arrivent et on adore ce qu'ils font. En fait, c'est des profils atypiques. La banque, tu le dis, on va sortir du sujet, mais c'est pareil, c'était un indépendant qui était scénariste, qui scénarisait notamment une grosse série française et j'ai réussi à le faire financer parce que la banquière était fan de cette série, mais c'est le seul truc. D'accord,
- Speaker #0
mais c'est Serra. Ok, donc déjà, patience pour les entrepreneurs indépendants.
- Speaker #1
Patience et mer de sûreté.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En tout cas pour eux. Donc, ce n'est pas comme un CDI où effectivement, tu passes la période d'essai et tu peux emprunter direct. Non, là, il faut à minima un premier bilan, sachant qu'on ne va pas se mentir, dans l'idéal, il en faut quand même deux.
- Speaker #0
D'accord. Donc, le 3 que tu nous disais tout à l'heure, c'est un peu la base.
- Speaker #1
Oui, 3, c'est…
- Speaker #0
Si tu es bien accompagné par un courtier ou après, tu m'en raconteras comment est-ce qu'on fait pour convaincre un banquier. Deux. On dit deux.
- Speaker #1
Non, on dit trois. On dit trois, d'accord. À la limite, dans certains cas… si c'est deux on appelle Charlotte si c'est deux et que tout va bien d'accord tu vas nous expliquer exactement deuxième règle un peu de base c'est que du coup comme t'as pas de CDI la banque elle va baser ta finançabilité sur la finançabilité de ton entreprise de manière un peu générale ce qui est quand tu y réfléchis assez logique donc elle va regarder tes bilans si tes bilans si tes trois premiers bilans sont déficitaire, c'est compliqué. C'est-à-dire que si au bout de 3 ans d'ancienneté, tu continues de te payer grassement, mais que ta boîte a un chiffre qui est dégueulasse, le banquier va me dire, ok, c'est reculé pour mieux sauter, mais en fait, la boîte va couler. Ok,
- Speaker #0
d'accord. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce que c'est qu'un bilan ? Même pour moi, indépendamment, je pense que les indépendants savent de quoi tu parles. C'est intéressant.
- Speaker #1
Pour les gens lambda, on va faire un appel à nos cours de compta. Tu sais qu'il y a plaisir. Ça s'adapte un petit peu. Passif,
- Speaker #0
actif, c'est des trucs comme ça.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Il faut équilibrer, il faut que ça fasse zéro. Il ne faut pas que ça fasse zéro. Non,
- Speaker #0
il faut que ce soit pareil.
- Speaker #1
Non, ça c'était tes cours de compta. Il fallait que tu retrouves les mêmes trucs. Mais dans la vérité, il faut que ton actif, donc ce que tu fais rentrer, soit supérieur à ton passif, ce que tu dépenses. En gros, c'est comme ton compte en banque. C'est ça que tu regardes. C'est exactement la même chose que sur ton compte bancaire. Ton bilan, c'est ça. C'est les débits de ta boîte et le crédit de ta boîte.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
ça marche. Ton chiffre d'affaires en fonction de ce que tu fais, de ce que tu vends, etc. Et les dépenses que tu as à côté. Ce n'est pas mieux, c'est fortement recommandé d'avoir évidemment une entreprise qui est dite bénéficiaire. Comme ton compte bancaire. Et là,
- Speaker #0
quand tu dis que c'est recommandé, c'est...
- Speaker #1
C'est un... C'est un prérequis.
- Speaker #0
C'est un prérequis. C'est-à-dire que là, on ne va même pas essayer aussi de parler aux gens qui auraient des bilans qui ne sont pas bénéficiaires.
- Speaker #1
C'est toujours la même chose. Tu vas me pousser dans le truc de l'exception. Tu as des rares cas où c'est possible, mais il faut avoir une bonne excuse, avoir une bonne raison, et on accompagne des... Parce que je ne suis pas toute seule à faire ça, mais on accompagne des chefs d'entreprise, et tu as des cas de figure où on arrive à le faire. Maintenant, si tu as un cas de figure... où tu gagnais de l'argent il y a trois ans et où ça fait deux ans que ton activité se casse la figure, oui, non, ça va être compliqué. En fait, il faut juste que ce qu'on va raconter à la banque et aux banquiers de manière générale le rassure. Donc, comme un profil CDI classique, si t'arrives que t'as toujours super bien géré ton argent en mettant de côté, etc., en étant le profil parfait pour la banque et que deux mois avant d'acheter, tu commences à faire n'importe quoi, tu claques tout et tu pars à Las Vegas. Exactement. Sur la gestion des comptes, par exemple, le banquier va te dire « Philippe, ça ne va pas. » Et donc, il va te dire « Non. Si tu as toujours été parfait et que tu te mets à faire des tapes de crédit à la conso parce que tu ne peux plus suivre ton train de vie, forcément, il y a un truc qui s'accroche. » Donc,
- Speaker #0
il ne va pas regarder uniquement ce que tu te verses toi en tant qu'indépendant qui serait un peu l'équivalent de tes revenus.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais il va regarder aussi l'état de santé de ton entreprise en général. Oui,
- Speaker #1
ce que nous disent généralement les chefs d'entreprise quand ils arrivent, c'est « je me verse tant » . Et la première question qu'on leur pose, c'est « ok, mais depuis quand ? » . Et généralement, et ce que je comprends, on me répond « depuis janvier » parce que c'est depuis janvier que j'ai le... L'envie d'acheter, quoi. Oui,
- Speaker #0
exactement. Donc, il me faut un salaire et autre. D'accord.
- Speaker #1
Exactement. Il ne faut pas forcément de salaire. Ça, c'est un mythe. Donc, ce n'est pas parce que tu ne te verses pas de salaire que la banque va me dire non. D'accord. Moi, je préfère largement un indépendant, quel qu'il soit, qui arrive avec trois ans de revenu stable parce que son activité est stable et donc… Il a pu se payer régulièrement et tout ça. Exactement. Il a pu se payer régulièrement. J'ai trois ans de dividende. Du coup, c'est que ça tourne bien. Enfin, pas de sujet. Plutôt qu'un indépendant qui… qui s'est versé et qui se dit à partir de maintenant, pour acheter tant, il faut que je me verse tant. Et du coup, j'ai eu une irrégularité sur les revenus. Donc en fait, il vaut mieux continuer dans votre stratégie qui est continuer de garder du cash sur la boîte et avancer comme ça, plutôt que de tout changer en se disant, le banquier va pas regarder. Si, le banquier va regarder. Aujourd'hui, la première chose qu'ils font...
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Aujourd'hui, la première chose qu'ils font, c'est taper votre nom sur Papers. Si jamais ça ressort, Papers, c'est un logiciel formidable qui te permet de retrouver le numéro de sirène, etc.
- Speaker #0
Et d'avoir un peu la sortée de l'entreprise. Exactement,
- Speaker #1
c'est le nouveau société.com. Ils le font automatiquement. Donc si votre nom ressort, c'est sûr, ils vont vous poser la question.
- Speaker #0
Ok, ça marche.
- Speaker #1
Donc ça ne sert à rien d'arriver avec des fiches de paye. On regarde même l'échelon.
- Speaker #0
D'accord. Déjà, ce qui veut dire que j'imagine que tu as affaire à des banquiers.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
vraiment bon et expert dans ce domaine-là. On ne parle pas d'un portail de banquier quand il s'agit d'adresser un profil de chef d'entreprise.
- Speaker #1
Moi, j'ai arrêté de le faire parce que j'aime bien... Avec tout le respect qu'on doit, évidemment, les amis banquiers, toujours. Évidemment. Sur ces profils-là, tu as effectivement des banques qui savent mieux faire que d'autres. À chaque fois, on va se dire, mais Charlotte, elle déteste les banques en ligne, c'est vraiment une énorme boumeuse. Non. Mais la banque en ligne, par exemple, elle ne sait pas faire. et elle n'est pas là pour faire. Donc en fait, la banque en ligne, si tu es chef d'entreprise depuis moins de 5 ans, ce n'est même pas la peine de déposer ton dossier.
- Speaker #0
Mais ça, c'est clair. C'est même dans leur politique, exactement. Ce qu'on appelle les TNS, les travailleurs non salariés, c'est ça ? Oui, c'est les indépendants. Oui, exactement. Donc quand ils disent qu'on n'accepte pas les TNS...
- Speaker #1
Quand ils mettent refus TNS... Exactement, c'est ça. OK,
- Speaker #0
donc il y a des banques qui ne le font clairement pas, donc ça ne sert à rien de passer la porte. Ça ne sert à rien,
- Speaker #1
mais c'est... Tu peux toujours essayer. Si tu as du temps à perdre. Mais de manière générale, ils refuseront le dossier. C'était le cas de Jean-Luc et Marie. En plus, ils étaient full clients banque en ligne. Et la banque en ligne avait dit, non, on n'ira pas. On n'ira pas, on ne sait pas faire. On n'a pas envie de dédier des ressources, de former des conseillers, etc. Donc, on n'ira pas.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Et avant qu'on rentre dans le détail des calculs et autres, toi, les banques vers lesquelles naturellement tu t'orientes, tu as envie d'orienter ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Je dirais... Alors, ça dépend des régions. C'est toujours la même histoire. Je ne bosse pas au niveau national avec les mêmes banques et les mêmes pros en fonction des endroits. De manière générale, et on était en rendez-vous avec eux cet après-midi, le crédit agricole est plutôt très bien sur les pros.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Dans certaines régions, notamment le Grand Ouest, la Banque Populaire, je vais les citer, est remarquable. et d'ailleurs ils ont une entreprise sur deux dans le Grand Ouest donc il y a un moment où tu n'as pas de hasard non plus là-dessus localement la caisse d'épargne moi je bosse pas mal avec les mutualistes parce qu'ils ont leur propre organisme de caution et du coup ils ne travaillent pas avec Crédit Logement qui est pour le coup plus en kikinant avec ça donc ça ne marche pas et puisque je pense que tu vas me demander avec quelle banque je ne travaille pas puisque évidemment le nom fait toujours La banque postale.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
La banque postale, ils ne savent pas faire les pros. Enfin, ils savent faire, mais très à la marge, etc. Ils ne savent pas faire les pros 5 alvers.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Non, ça, ça le mérite d'être clair. Oui,
- Speaker #1
la banque postale.
- Speaker #0
Donc, il y a en effet un petit peu les bases, comme tu disais, sur l'ancienneté. Il y a des banques, il faut aller chercher des banques qui savent gérer ce type de profil. Est-ce que tu peux nous illustrer tout ça avec Jean-Luc et ma aide d'adaptement ? Comment ça marche ? Qu'est-ce qu'ils prennent réellement en compte pour calculer les taux d'adaptement et autres ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est ce qui m'intéresse.
- Speaker #1
Jean-Luc et Marie, ils arrivent vers moi, donc ils veulent quitter la Normandie, ils veulent partir vivre en Bretagne, ce que je comprends tout à fait. Et ils cherchent à acheter une maison parce qu'ils n'ont pas envie de redevenir locataires, etc. Ok, la particularité de Jean-Luc, c'est qu'il a changé de statut.
- Speaker #0
D'accord. Si c'était trop simple, Vincent ne ferait pas cette vidéo.
- Speaker #1
Exactement, mais en fait, Jean-Luc, il était... en micro-entreprise. En fonction de ton seuil de chiffre d'affaires, tu peux rester sur un statut fiscal qui est plus avantageux. Et c'est tout le malheur qu'on lui souhaite. Il a explosé le plafond de la micro-entreprise. Il a été obligé d'ouvrir une autre structure. et du coup d'arrêter le système fiscalement intéressant de la micro-entreprise. Donc ça veut dire que sur le papier, son entreprise, elle a un an et demi.
- Speaker #0
D'accord, parce qu'il a changé de statut. Exactement.
- Speaker #1
Mais, et ça, il faut le dire, quand tu changes de statut et que tu restes dans le même domaine, le fait d'arrêter d'être en micro ne pose aucun problème. C'est même plutôt bon signe. Donc il ne faut pas paniquer quand je dis qu'il faut trois ans. C'est plus, il faut trois ans. De son activité ? De ton activité, exactement. Si tu as passé deux ans en micro-entreprise et que du coup, tu exploses les statuts et que tu veux ouvrir une plus grosse structure, si j'ose dire, tu peux.
- Speaker #0
Ok, très clair.
- Speaker #1
Et ça ne t'empêche pas d'acheter. Dans tous les cas, tu peux, mais juste ça ne t'empêche pas d'acheter. Et donc, la particularité, c'est que Jean-Luc, cette année, il a tout explosé. Donc, le cas où je te disais, dans l'idéal, il faut être régulier, etc. Pas de pot. On n'est pas du tout là-dedans. Ah oui, c'est ça. D'accord. Non.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous donner un peu quelques chiffres ?
- Speaker #1
Oui, je vais te donner les chiffres.
- Speaker #0
Combien ça gagne un chef d'entreprise ? Combien ça gagne un chef d'entreprise ? Que j'aille voir un peu.
- Speaker #1
Il a deux ans. Oui. Je te prends sur trois ans. Il y a trois ans, il a gagné 17 000 euros.
- Speaker #0
Début d'activité.
- Speaker #1
Non, il a monté son entreprise, si je ne te dis pas de bêtises. Attends, c'est peut-être ça. En vrai, je suis peut-être juste désagréable avec Jean-Luc. Il a monté son entreprise en février 2023.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, en plus, je prends un truc qui n'est pas du tout représentatif parce que du coup, à ce moment-là, il faisait autre chose. Donc, je suis bien désagréable. En 2023, il a gagné, donc la première année, début d'activité, il a gagné 12 000 euros.
- Speaker #0
Quand tu dis il a gagné, c'est... Il s'est versé ou son chiffre d'affaires était 2 ?
- Speaker #1
C'est ce qu'il a déclaré aux impôts.
- Speaker #0
C'est ce qu'il a déclaré aux impôts. Oui,
- Speaker #1
parce que le problème de la micro-entreprise, j'ai l'impression de faire un truc de fiscalité. C'est intéressant. C'est une catastrophe. Le principe quand tu es en micro-entreprise, c'est que c'est très avantageux pour toi parce que les impôts prennent un énorme abattement. En fait, c'est un abattement qui fait que tes revenus sont quasiment divisés par 2. Donc fiscalement, le rêve. Sauf que quand tu veux acheter, la banque ne te fait pas de cadeau. Elle ne prend pas le brut. Elle prend le net.
- Speaker #0
D'accord. Donc,
- Speaker #1
quand tu veux acheter et que tu es en micro-entreprise et que vous faites une simulation sur Preto ou ailleurs, ne mettez pas votre chiffre d'affaires. La banque ne retiendra pas ça. Vous allez être hyper déçus. Et on n'est jamais content de vous le dire. Ce n'est jamais un bon moment. D'accord. Bon point, ça. Mais il faut toujours mettre le net après abattement. On sait, c'est super difficile. Ce n'est pas une partie de plaisir et ce n'est pas représentatif. On le sait. On en est désolé. Mais c'est ce que va retenir la banque. Pour les fameux 35% dont tu me parlais, la banque, elle va retenir ça. Et donc, avec mon histoire de 3 ans, l'année suivante, sa deuxième année d'activité, il a gagné 56 890 euros.
- Speaker #0
Très bien, donc ça va clairement dans le bon sens.
- Speaker #1
Donc ça va clairement dans le bon sens, ce qui m'a fait mes affaires. Et Marie, en l'occurrence, elle est photographe, mais elle m'explique qu'elle bosse assez peu, et donc que ses revenus ne pèseront pas très lourd dans la balance. Le principe avec mon histoire de 3 ans, c'est que du coup, et je vais faire un comparatif après, la banque elle fait une moyenne. Elle regarde ce que tu as gagné sur les 3 dernières années et en fonction, elle retient un net, qui est ce qu'elle retient dans le calcul de ton taux d'endettement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Oui, mais oui, tu es en train de me regarder comme ça. D'accord. Ce que je comprends, c'est exactement, et c'est ce que j'explique à mes clients, comme ces gens qui en 2024, pour les Jeux Olympiques à Paris... ont loué leur appart en Airbnb. Est-ce que ton revenu de cette année-là où tu as loué ton appartement sur Airbnb pendant les Jeux Olympiques de Paris est représentatif de ce que tu as gagné cette année-là en Airbnb ? Bof.
- Speaker #0
Ok, je comprends.
- Speaker #1
Du coup, c'est la même histoire. Et donc, pour vérifier que c'est cohérent et qu'il n'y a pas de sujet, elle prend...
- Speaker #0
Les préférences allemandiennes ?
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #0
Ok. Même si naturellement, on se doute qu'il va gagner de plus en plus ou que le 17 000 était vraiment la première année. Du coup,
- Speaker #1
c'est un peu raide aussi. On sait.
- Speaker #0
C'est un calcul normal.
- Speaker #1
C'est un calcul normal. C'est ce que font les banques.
- Speaker #0
Si moi-même, je veux calculer dans mon coin mon taux d'endettement, c'est la moyenne qu'il faut que je fasse.
- Speaker #1
Exactement. D'où l'importance d'avoir des banquiers qui comprennent. Parce que dans la vie d'une entreprise comme dans la vie en général, il y a des années cool et il y a des années moins cool. On peut tout à fait défendre le dossier sur différentes années. C'est-à-dire que, je te dis 3 ans parce que c'est le calcul un peu random, on peut tout à fait, si jamais tu as eu une année difficile, je l'ai déjà fait et ça se défend très bien, faire une moyenne sur 5 ans. En gros, on peut tout à fait dire, je te reprends un exemple, le restaurateur. il est chef d'entreprise, clairement. Après le Covid, comment tu fais ? Quand tu fais une moyenne sur 3 ans, sachant que t'as été fermé un an et demi, ça se corse un peu. Et du coup, on défendait les dossiers sur 5 ans.
- Speaker #0
Donc c'est pas juste les 3 derniers bilans, c'est les bilans que vous avez, remontez tous les historiques que vous avez, ou au maximum les historiques.
- Speaker #1
En gros, on regarde. On est ouvert d'esprit. On est capable de regarder. On est capable d'analyser. On est capable de vous dire, OK, pareil, mesdames, arrêtez de stresser parce que vous êtes indépendantes et que vous avez eu un bébé. Ce n'est pas grave.
- Speaker #0
D'accord. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave d'avoir un bébé.
- Speaker #1
Ce n'est pas grave d'avoir un bébé. Déjà. Exactement. Ce n'est pas grave d'avoir un bébé. Ce n'est pas grave d'être indépendante et d'avoir un bébé. Et non, on ne retiendra pas.
- Speaker #0
Par contre, c'est grave d'avoir un bébé indépendant.
- Speaker #1
Oui. C'est bon dessus. Au-delà de ça, arrêtez de flipper pour ça je vous promets, c'est pas grave, il se passe rien on retient pas cette année-là et quand on l'explique de toute façon c'est corrélé avec votre livret de famille encore une fois, d'où l'importance de parler à un banquier qui comprend, mais normalement si en face, il a rattaché les bons wagons, il a compris que cette année-là n'est pas représentative parce que vous avez été enceinte, ou arrêtée, ou en congé maternité etc. Il n'y a pas de problème. Ça se passe très bien. La banque, elle ne vous dira pas non pour votre crédit immobilier parce que vous avez eu un bébé.
- Speaker #0
Ok, très clair. Ok, ça marche. Globalement, la différence du salarié qui vient avec juste ses fiches de paie des trois derniers mois, et là, globalement, c'est ça, rien que tu racontes une histoire sur toutes tes carrières.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Là, en effet, à minima, on va dire deux ans, si je devais essayer de résumer, deux bilans, même trois, tu as raison de la taille. on va dire 3 j'ai des problèmes mais venez avec un maximum d'histoire en tout cas oui pour expliquer votre activité son évolution et tout exactement mais dans tous les cas il y a une moyenne c'est à dire que jamais on ne retiendra par contre que la dernière année qui est ta meilleure année c'est pas là dessus qu'on va être ah non jamais voilà jamais c'est important même si on se dit ah oui mais c'est la base mais je sens que maintenant je vais faire qu'améliorer non quand même pas ok très bien sauf
- Speaker #1
si vous avez un banquier qui n'a pas vu que vous étiez indépendant et auquel cas ouais ça marche ok bon mais sinon non non non Donc là,
- Speaker #0
Jean-Luc, on fait la moyenne des 17K, des 17 000 euros et des 54 000.
- Speaker #1
Exactement. Et je leur donne leur capacité d'emprunt en me basant là-dessus.
- Speaker #0
Donc tu fais la moyenne. Je fais la moyenne. Et c'est la même règle des 35 % d'endettement ?
- Speaker #1
C'est la même règle que les 35 % d'endettement. C'est la même règle de rester à vivre. C'est tout pareil.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est tout pareil. Quand tu disais les trois dernières fiches de paie, je me disais que la banque avait quand même un truc avec le truc 3. Je ne sais pas pourquoi. Tu as raison. Tu es en train de me dire que c'est beaucoup de 3 quand même. Mais la particularité, c'est que le reste du dossier est nickel. J'ai de l'apport, de l'épargne résiduelle, pas de découvertes, de choses comme ça, pas de crédit à la conso.
- Speaker #0
Donc là, il va regarder les mêmes choses que pour n'importe quel profil.
- Speaker #1
Tout pareil.
- Speaker #0
Comment tu gères tes dépenses indépendamment de ton bilan d'entreprise, comment tu gères ton quotidien et autres.
- Speaker #1
Il regarde comment tu gères ta boîte et comment tu gères ta vie.
- Speaker #0
Voilà, comment tu gères ta vie. mais de la même manière que pour un... Donc c'est de l'apport et tout ça, ils apprécient.
- Speaker #1
Exactement, exactement.
- Speaker #0
S'apprécient les profils de chefs d'entreprise ? On a envie de croire que, je ne sais pas, par définition, c'est des meilleurs profils ou... Je ne sais même pas. Non, en fait, est-ce que c'est différent ? Est-ce que c'est vu différemment par une banque ? Ou au contraire, c'est très galère et...
- Speaker #1
Tu as un truc très ingrat pour les chefs d'entreprise, enfin pour les pros de manière générale, c'est que... La banque, elle n'est pas réticente, mais elle a plus de mal à se plonger dedans. Tu as moins de conseillers pros que de conseillers part. Déjà, généralement, tu en as un par agence. Ce sont des mecs qui ont des énormes portefeuilles, donc ils sont beaucoup plus demandés, etc. La banque, elle n'est pas plus réticente. Elle va être plus regardante sur ton épargne résiduelle. Elle va vouloir que tu en aies plus, parce que si une année, tu as un coût dur, potentiellement, tu n'as plus de revenus. qui font un peu plus d'épargne résiduelle, etc. Mais sur le reste, elle n'est pas particulièrement plus enquiquinante. Ce qui est très frustrant, c'est qu'en revanche, elle va chercher, parce que, il faut le dire aux indépendants, la banque adore les comptes pro, parce que c'est un retour sur investissement qui fonctionne très bien, parce que comme en plus tu peux le sortir de tes charges, globalement c'est quelque chose qui peut être neutre pour eux. tu peux leur facturer plus cher.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Donc là, ils vont t'embarquer. C'est quoi ? C'est un peu une histoire de contrepartie ? C'est exactement la même histoire.
- Speaker #1
C'est une histoire de contrepartie. Et il faut vous dire que la banque qui va vous financer, bien sûr, elle sera ravie de récupérer la partie particulière, etc. Ce qu'elle va vraiment venir chercher... C'est la partie pro. Pour un commerçant, c'est une mine d'or. On peut dire si,
- Speaker #0
en tant qu'indépendant ou chef d'entreprise, tu vas avoir une banque, attends-toi ou sois prêt mine de rien dans l'obtention de ton prêt. Elle te dit à un moment, il va falloir que j'ai cette banque pour mon compte pro.
- Speaker #1
Oui, si vous ne voulez pas changer vos comptes pro, ça arrive, moi j'en ai. Juste, il faut nous le dire tôt parce qu'on va axer notre stratégie sur une banque. qui se fout de récupérer le pro.
- Speaker #0
Ok, très bien. Il faut qu'on ait l'information. Réfléchissez un petit peu en amont, est-ce que vous seriez prêts à changer de banque pour le compte pro ? Oui,
- Speaker #1
les banquiers c'est comme les assureurs, c'est-à-dire qu'à partir du moment où ils ont vu le compte pro, il n'y a pas un monde où tu leur dis, tu les rappelles en disant non mais en fait on est prêts à prendre un crédit un peu plus cher mais du coup on ne veut pas bouger les comptes pro. Non, il va te dire ah bah non.
- Speaker #0
Ok, ça marche.
- Speaker #1
donc il faut faire attention à ça si vous voulez pas le faire encore une fois c'est ok, il faut nous le dire juste si vous pouvez le faire sachez qu'on a des énormes possibilités de dérogatoire de taux quand on est capable de dire ok on va prendre les comptes pro d'accord donc ok ça marche ça c'est intéressant donc c'est un énorme levier de l'ego et tu parles de combien ? avec une banque on ne citera pas pour un dossier que j'ai en ce moment pour un client qu'on ne citera pas il y a un compte pro Euh... L'offre est à... Je ne sais pas quand est-ce que sortira la vidéo, donc on s'en fout, mais sur une offre promotionnée, donc le marché est plus ou moins à 3,50, je vais réussir à aller lui chercher du 3% sur 25 ans.
- Speaker #0
Du 3% parce que compte pro ? Parce que compte pro. C'est-à-dire que naturellement, il aurait eu 3,40 ou 3,50, non pas ?
- Speaker #1
Non, j'avais bien négocié. Déjà à la base, vous avez déjà négocié, exacteur. J'avais du 3,20 puis du 3,10, exactement. Très bien négocié. Mais j'avais du 3,20 ou du 3,10, je ne sais plus. 3,10, je crois. Et j'ai 3% là. Ok,
- Speaker #0
d'accord. Donc c'est quand même un bon levier. Donc si vous êtes vraiment en quête de performances sur vos taux, soyez prêts. C'est quand même un bon conseil. En gros,
- Speaker #1
c'est ça. Jean-Luc et Marie, ils achètent et ils font des travaux. Ils font une cuisine, en l'occurrence. Ils mettent un petit peu d'apport et on garde de l'épargne résiduelle. On garde 10 000 euros d'épargne résiduelle. Et c'est ça où je te dis, la spécificité, c'est que comme ils achètent en Bretagne, C'est bien parce que j'ai cité la Banque Populaire Grand Ouest au début. Je n'ai pas du tout terminé le dossier chez eux, donc je suis désolée. Je l'envoie à une banque mutualiste qui est le Crédit Mutuel de Bretagne, en l'occurrence pour ne pas les citer, qui à l'époque... C'est une catastrophe. Tu vas comprendre. Qui à l'époque a un système de calcul des revenus. Ils ont changé depuis, malheureusement. Et c'est pour ça que je l'envoie au Crédit Mutuel de Bretagne, qui est qu'ils ne prennent que le net fiscal sur un an.
- Speaker #0
Ah, ok. D'accord.
- Speaker #1
Mais qui a un atypisme total dans tout le paysage bancaire. Ça n'existe pas.
- Speaker #0
Même le sapin.
- Speaker #1
C'est-à-dire que pour la petite histoire, ils ont arrêté depuis. Parce qu'ils se sont rendus compte que...
- Speaker #0
Ça marche, c'est bizarre qu'ils soient les seuls à faire ça.
- Speaker #1
Je pense qu'ils ont commencé à se dire, c'est bizarre, on est les seuls à faire ça. Et à mon avis, ils ont dû avoir des bricoles qui sont revenus sur un truc où maintenant ils font des moyennes. Mais à l'époque, ils n'en font pas.
- Speaker #0
D'accord. Donc, toi, tu as réussi à lui faire retenir que...
- Speaker #1
J'ai réussi à lui faire retenir que sa dernière année. Mais dans ces moments-là, il faut être très clair, et je le suis avec Jean-Luc et Marie, en leur disant, en fait, si ça ne marche pas, on n'aura pas 50 solutions. Oui. C'est-à-dire que là, sur ce budget-là et sur ce calcul-là, on fait ça, parce que... Et je leur donne, tu vois, le... les bonnes raisons. Oui, je comprends. Mais d'un point de vue,
- Speaker #0
c'est même pas... Je ne sais pas si c'est complètement aussi leur rendre service. C'est-à-dire que, comme tu dis, la vie d'un entrepreneur fait qu'il a des bonnes années et potentiellement des bonnes bonnes. L'endetter sur sa top dernière année, dans tous les cas, je ne sais pas si c'est le conseil qu'on a envie de donner aux indépendants et aux entreprises de dire, prenez votre top année.
- Speaker #1
La vérité,
- Speaker #0
c'est qu'on sait tous qu'il y a des cycles.
- Speaker #1
Voilà, c'est exactement ça. C'est ce que je te disais de façon un peu factuelle. C'est la vie. Exactement. et tu as des années qui sont bonnes et tu as des années qui sont moins bonnes.
- Speaker #0
Donc soyez un peu prudent en général en tant que chef d'entreprise.
- Speaker #1
Oui, soyez un petit peu prudent et faites attention. Ne montez pas au 33%. En plus, la banque va préférer que vous restiez autour de...
- Speaker #0
Toi, ce que tu préconises, c'est...
- Speaker #1
Ça dépend depuis combien de temps, etc. Mais moi, je déconseille de monter au 33%. Je ne suis plus...
- Speaker #0
à l'aise avec le fait de leur dire gardez-vous de l'épargne, restons autour de 31-32, enfin tu vois on n'a pas besoin d'être à 25 mais en tout cas soyez un peu large parce que si à un moment ça va moins bien je ne le souhaite à personne si à un moment ça va moins bien, si à un moment ça se passe moins bien, bah en fait vous serez content de ne pas être endetté au ras du ras du ras parce que si on part sur 25 ans sur votre budget maximum et qu'à un moment, on en parlait avec Jean-Luc qui est directeur marketing, il était multi-client, mais si demain tu perds ton plus gros client,
- Speaker #1
exactement, bien sûr, parce qu'il recrute en intérieur. Comment on fait dans ce cas-là d'ailleurs ? Imaginons, tu as calculé sur une moyenne à 40 000 euros, par exemple pour Jean-Luc, il fait une année qui est moins bonne, est-ce que là aussi il peut discuter de modulation de ses gestes séances ? En tout cas, c'est ce que tu recommandes ?
- Speaker #0
Il a les mêmes offres de prêt. Ce qui change, c'est son étude de dossier. Mais le reste, après, ça ne change pas. Les offres de prêt, ça ne change pas.
- Speaker #1
Exactement. Il peut modifier ses échéances. Il peut reporter le remboursement de ses échéances.
- Speaker #0
Mais de toute façon, l'anxiété financière liée à un crédit immobilier, c'est un truc que je ne souhaite à personne. C'est un truc qu'on ne recommande pas de manière générale. C'est... C'est atroce comme truc. C'est ton toit sur la tête. En l'occurrence, quand tu te retrouves en défaut de paiement, c'est quand même compliqué. C'est un truc que je ne recommande à personne. Sur ce type de profession, à part... On a eu quelques chefs d'entreprise un peu connus, donc je ne les citerai pas. À part quand ta boîte tourne vraiment bien, que tu as vendu une partie de tes parts, donc globalement, tu es à l'aise parce qu'avec ce que tu as cédé, T'es assez tranquille. Non. Ok,
- Speaker #1
ça marche.
- Speaker #0
Gardez-vous. Gardez-vous, soyez précautionnés là-dessus. C'est exactement ça. Ça marche. Et donc, je préviens Jean-Luc et Marie en leur disant, écoutez, j'ai une banque qui fait ce calcul-là et par rapport à ce que vous voulez emprunter et au budget que vous visez, on ne va pas avoir 36 options. Donc, j'ai…
- Speaker #1
Ils voulaient acheter combien ?
- Speaker #0
Ils voulaient acheter 300 000 en tout.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
300 000, ouais, c'est ça. 300 000 et surtout, et c'est là-dessus qu'il faut s'écouter. C'est terrible, j'ai l'impression qu'on se raconte la même chose à chaque fois. En fait, ce qui compte, on a parlé de taux, c'est de te fixer une mensualité. Et eux me disent mensualité max, 1 400. Et ils ne veulent pas aller au-dessus. Donc, moi, je me base là-dessus. Et donc, on cherche le financement. Donc, ce qui est... J'ai l'impression, mais c'est terrible, de faire... C'est une annonce des mauvaises nouvelles comme ça. Parce que quand tu empruntes en tant que pro, je te l'ai dit, il y a un conseiller pro par agence, etc. Tu arrives chez un conseiller particulier. Enfin non, je te fais le truc classique. Tu arrives chez un conseiller particulier qui te dit « Ah mais oui, mais ce n'est pas moi qui vais calculer vos revenus, c'est notre chargé pro. » Donc lui commence sa tambouille en interne, etc. Tu vas lui rendre tout dans l'ordi, machin. Il prémonte le dossier. Et après, il va envoyer le dossier au chargé pro. Et le chargé pro, il va dire... Oui, je suis d'accord avec les revenus. Non, je ne suis pas d'accord avec les revenus.
- Speaker #1
C'est lui qui va regarder les bilans. C'est lui qui va regarder les bilans.
- Speaker #0
C'est lui qui va dire si j'ai raconté des âneries dans ma carcasse. C'est lui qui va tout regarder. Et si le chargé pro dit, c'est d'accord, je suis d'accord avec les revenus de la courtière, très bien. Si le chargé pro dit, je ne suis pas du tout OK, moi, je ne retiens pas ça parce que j'ai regardé et que globalement, il y a quand même un risque que ça se casse la figure. Donc, je... Je ne sais pas, je te raconte une bêtise. Je choisis de ne prendre que 80%. Ou je m'ignore ce truc-là. Ou j'ignore cette année-là parce qu'elle n'est pas représentative. Tu l'as dans l'os. Et alors ça, ça dépend du chargé pro. Il y en a un à qui j'en fais beaucoup, comme tu peux l'entendre à ma voix. Je me suis tendue d'un coup. C'était un chargé pro, dans le Nord en l'occurrence, alors que la boîte de ma cliente se portait extrêmement bien, qui avait porté un jugement de valeur. Je ne sais pas le nom de la banque pour le coup. Mais du coup, j'étais très fâchée.
- Speaker #1
Est-ce que ça veut dire que là aussi, dans les conseils qu'on peut donner, c'est prenez vos temps, en tout cas, essayez d'estimer un temps un peu plus long entre le moment où vous faites votre offre d'achat, en tout cas, où vous allez l'accepter.
- Speaker #0
Heureusement que tu es là, parce que c'était exactement mon point. C'était ton point. C'est exactement mon point. Heureusement que tu es là. C'est exactement mon point. Prévoyez des conditions suspensives, si possible un petit peu plus longues. Si jamais ce n'est pas le cas, ce n'est pas très grave. Juste, ne perdez pas de temps. Parce que... Deux mois, en fait, le temps que Jean-Michel soit dispo pour étudier le dossier, alors qu'il en a 40 autres à regarder. Exactement.
- Speaker #1
Prévoyez un peu plus de temps.
- Speaker #0
Prévoyez un peu plus de temps et prévoyez un dossier complet, de chez C'est-à-dire trois derniers bilans, trois derniers avis d'impôt. Si vous pouvez, si vous sentez que machin imprévisionnel de votre comptable.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
De votre comptable. Parce que celui sur Excel... Oui,
- Speaker #1
sur Prémissionnel. Voilà,
- Speaker #0
exactement. Non, ça, ça ne marche pas. Trois derniers relevés de compte perso, trois derniers relevés de compte pro. Si jamais il y a des modifications dans les statuts, les PV d'AG, etc. En gros, genre...
- Speaker #1
Tout, ta vie d'entreprise et ta vie... Toute ta vie et toute ta vie de la boîte.
- Speaker #0
Toute la vie de la boîte, histoire d'être bien sûr. Mais oui, effectivement, prévoyez un peu plus de temps. Parce que dans le cas de Jean-Luc et Marie, j'ai le souvenir que, effectivement... on avait attendu, et puis on ne comprend pas forcément parce que du coup, le dossier est accepté. C'est le millefeuille des décisions. Donc d'abord, tu as le conseiller part, ensuite tu as le conseiller pro, ensuite tu as le directeur d'agence qui doit valider, etc. Ensuite, tu as la garantie.
- Speaker #1
C'est ce que j'étais demandant, comment ça marche là-dessus ? Est-ce que pour les chefs d'entreprise, c'est différent ?
- Speaker #0
Ce n'est pas différent, c'est juste la probabilité d'avoir un accord automatique est beaucoup plus mince que dans le cas d'un CDI. Parce qu'en gros, elle va faire une interrogation plus approfondie.
- Speaker #1
Ok, donc là aussi, un peu plus de temps. Exactement. D'où le prévu plus de temps.
- Speaker #0
Exactement. Ensuite, tu as la garantie. Donc là, tu te dis, ça y est, enfin. Non. Quelle horreur. Ensuite, si ce n'est pas ta banque, tu pars en rendez-vous avec la banque. Si c'est ta banque, normalement, ils n'en ont pas besoin. Et ensuite, ça part à l'édition des offres. Donc, tu sais, c'est le truc, service conformité, machin. Pareil, ça prend du temps. et en fonction du temps que ça prend, c'est pareil, tu peux reprendre une semaine.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc prévoyez un peu plus large.
- Speaker #1
Voilà, donc soyez un petit peu patient.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
La partie assurance emprunteur, c'est différent aussi ?
- Speaker #0
Tu dois le déclarer, que tu es travaillant non salarié.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Tu as un système de franchise qui peut être plus court. Pour les fonctionnaires, c'est plus long, généralement. Pour les salariés, en moyenne, c'est 90 jours. Et pour les indépendants, on peut s'adapter, on peut mettre 30 jours.
- Speaker #1
Ok, ça marche.
- Speaker #0
Mais sinon, ça ne change rien.
- Speaker #1
Mais ça ne se joue rien ? Ce n'est pas des assurances plus chères ou différentes ? Non.
- Speaker #0
En vrai, toi et moi, on est en CDI. Demain, on veut mettre une franchise de 30 jours. On peut aussi. C'est juste que ça nous coûte un peu plus cher.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Donc non, Pour le reste, j'ai l'impression d'avoir égréné les mauvaises nouvelles et qu'en fait, rien n'est pareil. Non, mais tu vas me dire,
- Speaker #1
on va finir cette vidéo sur le fait que Jean-Luc et Marie sont devenus propriétaires. Ils sont devenus propriétaires. Donc tu as réussi à leur trouver le prêt.
- Speaker #0
Dans la bonne banque.
- Speaker #1
Dans la bonne banque.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'ils ont pris en compte leur dernière année uniquement.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Qui est un petit peu le truc atypique qui n'existerait plus. Exactement,
- Speaker #0
qui n'existe plus. Et pour la mensualité de 1400 euros, assurances comprises, juste, et je les avais prévenus, ils ont la nouvelle banque à récupérer tous les comptes pro et tous les comptes perso. Exactement, en termes de contrepartie. Et ça n'a pas été négociable.
- Speaker #1
De toute façon, c'est utilisé, il faut être prêt à le faire. S'il fait que tu arrives à leur chercher un meilleur taux, tu aurais eu avec un particulier normal ou pas forcément ? Ou est-ce que le côté, finalement, ils ne prennent qu'une année ou le fait qu'ils n'aient que deux bilans pénalise quand même un petit peu le taux ?
- Speaker #0
Oui, dans ce genre de cas, tu cherches un financement plutôt qu'un taux.
- Speaker #1
Donc là aussi, c'est un conseil qu'on peut donner, c'est amis entrepreneurs, ne cherchez pas absolument...
- Speaker #0
Non, quand tu sors des cases, de manière un peu générale, quand tu sors des cases, il ne faut pas chercher à tout prix un taux. Est-ce que ce qui compte, c'est le taux ou est-ce que ce qui compte, c'est le financement ? Point. Un taux, ça se renégocie.
- Speaker #1
Toujours pareil.
- Speaker #0
Exactement, toujours la même histoire. Si vous êtes dans les cas, que vous avez trois bilans bénéficiaires, vous avez tout à fait le droit de chercher un taux. Mais quand ça ne fait pas trois ans que vous avez un bilan qui tire un peu la tronche, que je ne sais pas, qu'est-ce qu'il peut y avoir d'autre ? C'est déjà pas mal, mais dans ce cas-là, non. Ce qu'on va chercher, c'est...
- Speaker #1
C'est déjà bien de trouver une banque qui est capable de...
- Speaker #0
C'est surtout un banquier qui comprenne. et qu'ils soient en mesure de financer malgré tout. Malgré tout, c'est horrible dit comme ça.
- Speaker #1
Au moins, réussir à financer dans tous les cas,
- Speaker #0
c'est des bonnes mades. Et voilà, ils sont propriétaires. Et donc,
- Speaker #1
c'est tout bon, ils sont dans leur banque. Tout à fait. Et son activité se passe bien.
- Speaker #0
Il faudrait que je lui passe un petit coup de téléphone. Il va arriver à la vidéo, bien sûr. Je lui enverrai, bien sûr. Son activité se passe très bien. Et la dernière fois que j'ai eu des nouvelles, ça se passait très bien. Et ça se passait très bien avec la banque. Donc, tant mieux.
- Speaker #1
Voilà. Si cet épisode vous a plu et que vous avez appris des choses grâce à nous sur l'immobilier, je vous invite à nous laisser une note ou un commentaire sur les plateformes audio, Deezer, Spotify ou Apple Podcast. Merci de nous avoir écoutés et à très bientôt pour un prochain épisode de Sans Compromis.