- Speaker #0
Comédienne, humoriste et auteur, j'ai eu un cancer du sein à 30 ans. J'en ai fait un spectacle, qui s'appelle K, surprise, après avoir publié un livre, Sarah, 30 ans, mon cancer, même pas peur. Suite à mon cancer, j'ai eu mon plus bel arc-en-ciel, un bébé. Sans pluie, pas d'arc-en-ciel, un titre inspiré de ma grand-mère adorée, Mamé. Grâce au récit de mes invités, vous serez, je l'espère, inspirés, reboostés, emplis d'espoir pour ne plus attendre, vous affirmer dans votre voix et donner tout pour réaliser vos rêves. Ronsard écrivait « C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière » . L'épreuve est une occasion donnée pour donner une nouvelle direction à sa vie et réaliser ses rêves. Sans pluie, pas d'arc-en-ciel. Aujourd'hui, je reçois Cyrielle Alsugarat. Cyrielle est la fondatrice et déléguée de l'association Les Battements d'Ailes, créée en 2021. Elle a trois grandes filles de 36, 31 et 27 ans et trois petits-enfants de 11, 10 et 7 ans. Cyrielle vient nous parler de sa tempête. Son cancer du sein, diagnostiqué à 47 ans en mars 2020, après avoir elle-même découvert une grosse vergéture sur son sein qui lui paraît suspecte. Son opération est reportée à cause du Covid, le bloc étant réservé aux urgences. Le chirurgien lui explique que ce n'est pas trop grave, une petite tumeur. Cyrielle raconte cette période d'attente du premier confinement, ses deux mois sans prise en charge psy et médicale, comment elle a haussié entre réassurance du fait qu'on lui avait dit que ce n'était pas une urgence et l'incertitude angoissante de cette période du début du Covid. Ce qui l'a aidé, la communauté sur les réseaux sociaux, ses rencontres en virtuel de personnes qui vivaient la même chose partout en France, et le soutien de sa famille et de ses amis, qui a organisé des apéros à distance dans leur jardin, à chaque veille d'examen ou d'intervention importante pour lui changer les idées. Elle revoit son chirurgien dès la fin du confinement. La tumeur a évolué et le protocole sera donc plus lourd qu'initialement prévu. Opérations, chimiothérapie, radiothérapie et hormonothérapie. Aujourd'hui, elle est guérie. Son arc-en-ciel, le rapprochement avec ses filles, et la création de cette association Les Battements d'Elles, qui accompagne les femmes pendant leur traitement et la première année de rémission, pour redonner à chacune sa place de femme, tout simplement, en dehors de la maladie. Son conseil ? D'y croire, de toujours y croire. On peut avoir des moments où on baisse les bras, et c'est normal, mais aussi se dire que ça va changer, que forcément, à un moment, Ça va changer. Cyrielle Al-Sugarat. Dans la vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, mais d'apprendre à danser sous la pluie.
- Speaker #1
Bonjour Cyrielle.
- Speaker #2
Bonjour Sarah.
- Speaker #1
Déjà, merci beaucoup d'être avec moi.
- Speaker #2
Merci à toi de m'avoir invitée. sur ton podcast.
- Speaker #1
Je suis très heureuse et surtout que la distance ne nous a pas fait peur. On a réussi, Cyrielle a une super installation de son côté, moi je suis en studio et on a réussi à se retrouver quand même parce que quand c'est important, on trouve toujours des solutions et des moyens de faire les choses. Est-ce que pour commencer, Cyrielle, je peux te demander de te présenter ?
- Speaker #2
Alors, je m'appelle Siri Alal-Sugarat, j'ai 53 ans le mois prochain. Je suis la fondatrice et déléguée de l'association Les Battements d'Aile, que j'ai créée en 2021, après, à la fin de mon parcours de soins pour un cancer du sein, pendant le premier confinement. c'est-à-dire en mars 2020, où je n'ai pas été prise en charge parce que malheureusement la COVID était prioritaire et à ce moment-là mon cancer ne l'était pas. donc j'ai créé cet asso plus tard à la fin de mes traitements quand j'étais sortie d'affaires on va dire et voilà et j'ai trois filles trois grandes filles qui ont respectivement cette année 36, 31 et 27 ans et j'ai trois adorables petits-enfants qui ont aussi 11 ans, 10 ans et 7 ans.
- Speaker #1
Super, belle famille ! Oui ! Je rebondis, on en parlera plus tard après que tu nous racontes ta tempête, mais pour les battements d'ailes, c'est les battements d'ailes D'E2LES. Je le dis pour les personnes qui nous écoutent, après ça se trouve elles connaîtront déjà l'association et je trouve que c'est un super projet. Cériel vous en parlera tout à l'heure après avoir raconté la tempête et que j'ai eu la grande chance. Qu'on se rencontre et de jouer pour les femmes de l'association. C'était un moment très fort, mais je laisse la parole à Cyrielle. Mais voilà, je voulais préciser ça. Est-ce que, avant qu'on parle de ta tempête un peu plus en détail, est-ce que tu te rappelles à quoi tu jouais quand tu étais enfant ?
- Speaker #2
Alors, quand j'étais enfant, on habitait une maison à Garitz, parce que j'habite la côte basse. J'ai cette chance-là et on avait une maison à Biarritz avec mes parents et on avait un chien, deux Ausha, un jardin, voilà. Trop bien ! Je jouais beaucoup avec mon chat, un de mes Ausha qui était hyper docile et qui s'est prêté au jeu de la poupée. Donc, que je promenais dans les petites poussettes, que je mettais dans les landaux, voilà. Donc, je jouais pas mal avec ce chat qui était vivant pour le coup. Donc, pour jouer à la poupée, c'était pas mal. Surtout, je l'étais vachement sympa. Et donc, beaucoup à ça. Et puis après, j'aimais beaucoup quand on était dans le jardin avec ma maman. J'adorais quand elle était sur un transit, jouer au docteur. lui coller plein de petits papiers partout sur le corps. J'étais docteur et donc je mettais des pansements partout sur ces bobos que j'imaginais.
- Speaker #1
Voilà, comme quoi quand on me demande les liens, pourquoi je demande des questions sur l'enfance, moi je trouve qu'il y a toujours des résonances avec là où on est aujourd'hui. Moi j'en vois beaucoup là. Je vais laisser les personnes découvrir ton parcours, mais j'en vois beaucoup là de liens. Et est-ce que tu avais des rêves d'enfant ? Est-ce que tu rêvais pour plus tard de certaines choses ?
- Speaker #2
Qu'est-ce que... Mes rêves d'enfant, je n'en avais pas particulièrement. Je pense qu'à notre époque, sans que je sois trop vieille...
- Speaker #1
Non,
- Speaker #2
tu n'es pas vieille. Je n'ai pas le souvenir qu'on rêvait vraiment de quelque chose. On vivait le moment présent. On n'avait pas d'Internet, pas de réseau, pas de tout ça. Donc vraiment, on vivait le moment présent. Et je ne me rappelle pas avoir rêvé de quelque chose pour plus tard.
- Speaker #0
Tu ne voulais pas être maîtresse, non ?
- Speaker #2
Non, pas du tout. Non, je n'avais pas d'idée particulière sur un métier que j'aurais aimé faire. Non, vraiment, je n'ai pas le souvenir de rêve pour plus tard. Peut-être parce qu'on n'avait que des livres d'enfants, des jouets, un jardin, des copains à vélo et voilà.
- Speaker #1
Vous étiez bien occupée dans le moment présent pour ne pas forcément penser à plus tard.
- Speaker #2
Exactement, oui, tout à fait.
- Speaker #1
C'est vrai qu'à une époque, son téléphone et les réseaux sociaux, c'était pas mal pour ça. Il faudrait y revenir un peu.
- Speaker #2
Alors en même temps, ça a développé notre imagination.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #2
Sur le moment présent toujours. Oui, c'est ça. Et pas forcément...
- Speaker #1
Oui, je vois ce que tu veux dire. Pas forcément en projetant autre chose pour plus tard. Et on va parler de ta tempête maintenant. Tu nous l'as dit un tout petit peu en te présentant. Alors on parlera après de l'arc-en-ciel, bien sûr, parce que sans plus pas d'arc-en-ciel. Mais pour commencer, qu'est-ce que tu peux nous dire et nous raconter sur ta tempête ?
- Speaker #2
Alors, ma tempête, je vais plutôt dire mes tempêtes, parce que finalement, j'ai été touchée par un cancer du sein, comme je l'ai dit tout à l'heure, en 2020, en mars 2020. Donc vraiment pendant le premier confinement. Et j'avais perdu aussi ma maman d'un cancer. Je suis désolée. Et à la fin de mon parcours de soins vraiment et du parcours de ma maman, de mon parcours. Deux ans après, c'est mon mari qui a été touché par un cancer métastatique issu d'un mélanome qui avait été enlevé en 2019. Donc, vraiment en tout moment.
- Speaker #1
Vraiment complètement en même temps.
- Speaker #2
Un tempête se transforme en mes tempêtes. Parce que le cancer a fait partie pendant plus de six ans de notre vie à part entière. Voilà, donc ça serait plutôt mes tempêtes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Mais en ce qui concerne la mienne, ça a été un parcours un peu plus atypique avec ce confinement, cette pandémie mondiale.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On ne savait pas grand-chose en plus. Et donc, toi, ça a retardé le diagnostic, en fait ? Comment tu avais été diagnostiquée ? Non, pas du tout.
- Speaker #2
Le diagnostic, en fait, j'ai pu faire tous mes examens. Ça a été une découverte personnelle où j'avais comme une grosse vergiture, une peau d'orange, un aspect peau d'orange sur le sein. Et ça, depuis le mois de peut-être décembre 2019. Et puis au mois de janvier, vraiment, ça m'a perturbée parce que je ne voyais que ça dans le miroir quand j'étais allongée sur mon sein. Et du coup, j'avais un rendez-vous chez le gynécologue prévu pour mon contrôle annuel en mars, justement. Mais j'étais trop inquiète et je me suis dit, tant pis, je vais aller chez la généraliste, voir si vraiment c'est grave ou pas, si je m'inquiète pour rien. Et effectivement, elle a constaté comme moi qu'il y avait quelque chose qui n'était pas normal. Donc, elle m'a envoyé faire une échographie, mammographie-échographie, puisque j'avais 47 ans. Je n'avais pas encore passé de mammographie dans le dépistage organisé, puisque c'est à partir de 50 ans.
- Speaker #1
Ah, c'est 50 ans, je ne savais pas.
- Speaker #2
Voilà, c'est 50-74 ans. Donc, du coup... Elle m'a envoyé faire cette mammo éco. Et de là, on a bien vu qu'il y avait quelque chose. On m'a dit, il faut faire une biopsie. Et tout ça s'est fait courant février.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Donc, j'ai eu la chance. Nous, on habite une région où on n'a pas vraiment de problème de rendez-vous médicaux.
- Speaker #1
Oui, j'allais dire super que ça puisse se faire rapidement. Enfin, c'est déjà compliqué et dur. Au moins d'avoir des réponses rapidement, parce que l'attente est tellement compliquée dans des tempêtes pareilles.
- Speaker #2
Et c'est vrai que nous, on a des rendez-vous assez rapides quand même, entre 15 jours et 3 semaines, donc c'est quand même rapide. Et du coup, tout le mois de février, j'ai pu faire ces examens-là. J'ai rencontré la radiologue qui m'a donné les résultats semi-officiels, on va dire début mars. Et j'avais rendez-vous le 18 mars avec le chirurgien.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et du coup, évidemment, le 15, 14, 15 mars, les restaurants et bars avaient fermé déjà. On savait qu'il y avait quelque chose. On savait que le président allait parler le lundi soir. On ne savait pas trop ce qui... qui allaient nous tomber dessus quand même. Et du coup, le lundi 16 mars, j'ai eu un appel du secrétariat du chirurgien qui m'a dit « est-ce que vous pouvez venir cet après-midi ? » Alors évidemment, j'étais tout à fait disponible à y aller l'après-midi et du coup, mon mari rentre déjeuner et je lui dis « oh là là ! » Le chirurgien, enfin la secrétaire m'a appelée. J'ai rendez-vous cet après-midi. C'est trop bien, je pense qu'ils vont me prendre en charge cette semaine. Ça s'est avancé. Donc mon mari me dit, est-ce que je viens avec toi ? Je dis non, bon, ça va le faire. Et donc, j'y vais l'après-midi et lui me confirme bien que j'ai un cancer du sein, mais que ce n'est pas très important, très grave, que c'est une petite tumeur. Et du coup, que là, ils ont des directives gouvernementales qui les obligent à ne prendre que des urgences au bloc. Et que là, aujourd'hui, je ne fais pas partie.
- Speaker #1
des urgences. Un cancer du sein, ce n'est pas une urgence.
- Speaker #2
Oui et du coup, il me recontacte dès qu'il savait quelque chose et voilà en me disant de toute façon on attend tous le discours du prétendu soir et voilà et du coup et bien le 17, le lendemain, on était confiés deux mois. Je suis repartie finalement le lundi après-midi en serre et le soir, on a annoncé qu'on était confinés à partir du lendemain. Voilà, donc j'ai passé deux mois de confinement prise en charge, qu'elle soit médicale ou psychologique.
- Speaker #1
Oui, aucune prise en charge, c'est-à-dire que là, en fait, on t'a dit, on vous rappellera et tu as eu zéro nouvelle, enfin déjà c'est surréaliste qu'on te dise que ce n'est pas une urgence, enfin je ne sais pas qu'est-ce qui est une urgence. comme opération. En fait,
- Speaker #2
tu mobilisais tous les anesthésistes pour la Covid.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Pour les détresses respiratoires, toutes les personnes... Oui, après,
- Speaker #1
il y a eu beaucoup de... C'est sûr qu'après, il y avait un encombrement, etc. Mais quand toi, tu es dans la situation où tu es malade et qu'on te dit qu'on ne t'opère pas et sans date ultérieure, c'est un petit peu différent de te dire, c'est dans un mois, tu sais que c'est dans un mois, mais au moins, tu as une date. Là, du coup, tu étais... Comment, toi, du coup, tu as géré cette période ?
- Speaker #2
Alors, pas inquiète au départ, parce que finalement, j'ai fait confiance au chirurgien que j'avais rencontré, en me disant, il me dit que j'ai un petit cancer, bon, ok, il me renvoie à la maison, c'est que ça va. Et puis, au fur et à mesure des jours de confinement, alors en plus, j'ai trois filles, mais il ne m'en restait qu'une à la maison qui était étudiante. Mais les deux autres ne vivaient plus chez nous. Elles étaient installées avec leur mari et leurs enfants. Et donc, ça a fait que je n'ai pas pu voir mes filles avant le confinement. Et du coup, elles ont... eu la confirmation de mon cancer par téléphone. Ils s'en sont obligés de se voir après. Donc, voilà, ça a été plusieurs sentiments, très partagés pendant deux mois, avec des jours où je me disais de toute façon, rien ne peut m'arriver, je suis à la maison, je suis dans mon cocon, je faisais un peu comme tout le monde, je laissais mes courses, c'est mon mari qui allait récupérer au drive les courses. qui allaient faire les courses, on me laissait tout dehors devant la porte pour aérer, je nettoyais les emballages, j'essayais de me protéger comme je pouvais en me disant « bon, on m'a dit que je ne traînais rien, pas plus que les autres, tant que je n'étais pas sous traitement, comme ça, bon, ok, mais quand même. » Donc avec des jours où je me disais, c'était un peu les montagnes russes, des jours où je me disais bien, là, on... rien ne peut m'arriver, je suis à l'abri, je suis protégée. Et des jours où vraiment j'avais la trouille de me dire, mais punaise, j'ai un cancer et je ne suis pas prise en charge. Et j'ai perdu ma maman deux ans avant. Et on sait que le cancer, ça peut aller aussi très vite. On ne connaît pas l'évolution finalement en fonction des personnes, des cancers. Et donc, voilà. Et avec des questions de « est-ce que je vais mourir du cancer ? Est-ce que je vais mourir de la Covid ? »
- Speaker #1
Et donc, deux mois, ils t'ont appelé quand même pendant les deux mois ?
- Speaker #2
Le premier jour du confinement, c'est moi qui ai appelé. Huit heures et demie, j'ai appelé le secrétariat en disant « voilà, le confinement c'est aujourd'hui, est-ce qu'on peut me prendre en charge ? Est-ce qu'on peut m'amener au bloc ? » Et on m'a dit, oui, oui, ne vous inquiétez pas, on vous contacte le plus rapidement possible et on vous prend en charge. Et effectivement, dans la semaine qui suivait, j'étais prise en charge. avec une super équipe. Et voilà. Bon, par contre, évidemment, le petit cancer avait évolué. Donc, la première intervention, il y a eu ensuite l'anapathie. Et là, effectivement, vous avez évolué dans le mauvais sens. Donc, le chirurgien m'a reconvoqué pour me dire que, bon, le protocole initial allait un petit peu changer. qui au départ étaient d'une petite intervention et quelques rayons, et puis six mois après, j'aurais tout oublié, à finalement, on réopère. Alors, je n'ai pas eu de mastectomie, mais on réopère, on enlève tout l'agilité ambiguaire, on fait six mois de chimio, on fait de la radiothérapie, et on fait cinq ans d'hormones. Oui,
- Speaker #1
donc tout à coup, c'était quand même beaucoup plus lourd comme protocole que deux mois avant. Oui,
- Speaker #2
tout à fait. Mais la prise en charge, elle a été tellement… Enfin, vraiment, l'équipe a été incroyable.
- Speaker #1
C'est le bien, ça.
- Speaker #2
Alors, parce que peut-être qu'ils se sont rendus compte que des personnes comme moi n'avaient pas été prises en charge sur des pathologies importantes.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'eux n'étaient pas complètement responsables de la façon dont c'était géré. Et que j'imagine qu'en tant que médecin… Tu vois que déjà, les personnes ont été isolées dans cette période-là où personne ne savait rien. Donc déjà, c'était angoissant pour tous. Mais quand en plus, tu sais que tu es malade et que tu n'as pas été opéré, c'était quand même, j'imagine, encore plus angoissant. Et donc, oui, il devait se sentir assez impuissant par rapport au truc. Et là, il pouvait reprendre la main. Mais heureusement que ça a permis que tu aies une prise en charge meilleure. En tout cas, peut-être plus humaine, si je puis dire. Enfin, voilà, plus entourante.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Et ma belle-mère en a voulu terriblement pendant très longtemps, tu vois, l'équipe soignante et au système de ne pas m'avoir prise en charge. Et moi, finalement, non, parce qu'on était tous, comme tu le dis, on était tous dans le même panier et ce n'était pas une ville, une région, un pays, c'était le monde entier et on ne savait pas finalement où ça allait nous mener. J'en veux à personne. Voilà, ça devait s'écrire et se faire comme ça.
- Speaker #1
Donc pendant les mois entre l'opération, les traitements et tout, est-ce qu'il y a des choses qui t'ont aidé ? Je ne sais pas, est-ce que c'était médecine parallèle ? Est-ce que c'est de parler à un psychologue ou autre ? Est-ce que c'est ton entourage ? Qu'est-ce qui ont été finalement, si je puis dire, tes armes un peu pour traverser cette période ?
- Speaker #2
Alors non, rien de tout ça, puisque encore une fois, on était en 2020 et que tout était quand même fermé majoritairement. Les équipes psychologues et compagnie étaient débordées. Donc, je n'ai pas eu la chance d'avoir un accompagnement sur la côté.
- Speaker #1
D'accord, oui.
- Speaker #2
Côté médical, super prise en charge et top. À côté, rien.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Par contre, j'ai été très, très entourée, malgré tout, par mes proches.
- Speaker #1
Ah, c'est génial.
- Speaker #2
C'est-à-dire ma famille, mes amis. Alors, mes amis, vraiment, ils ont été aussi au top. Parce que, bon, mes filles, ça a été compliqué pour elles. Elles étaient présentes après, mais c'était… plus difficile, puisque la seule expérience du cancer qu'elles avaient vécue, c'était quand leur grand-mère était décédée. Oui,
- Speaker #1
donc ça devait être compliqué, je veux dire, de ne pas associer forcément les deux histoires. Ils ont dû avoir un truc de protection. Oui,
- Speaker #2
tout à fait. Donc, elles étaient là, et la famille a soutenu, était là. Mais les amis, vraiment, ils ont été incroyables. Alors, par exemple, tu vois, malgré les restrictions sanitaires, les confinements, les demi-confinements et tout ça, dès que le confinement a été levé, comme j'ai été prise en charge, il y a plein d'examens, des TEP scans, des scintigraphies, des machins, des trucs. Les copains, chaque veille d'intervention, de gros examens, Organiser dans les jardins des... apéros, pique-niques, tous à distance. Mais voilà, pour être là avec nous, pour nous faire penser à autre chose, tu vois, la veille au soir, pour ne pas se coucher en pensant qu'à ça. Et vraiment, ils ont été formidables. Et donc, à tour de rôle, ils nous demandaient c'est quand le prochain examen, tout ça. Donc, ils ont organisé tout ça. Avec petit four champagne, foie gras et tout. Ils ont fait les fringues. Il n'est pas minuit, tu peux encore manger un bout. Voilà, c'était chouette. Donc vraiment, ils ont été très présents. Et après, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, mais là pendant le confinement, c'est une communauté sur les réseaux. Oui. Instagram notamment et Facebook. qui m'a permis de rencontrer en virtuel quelque part,
- Speaker #1
en attendant de pouvoir se voir.
- Speaker #2
Il y avait plein de personnes qui vivaient finalement à travers la France, la même chose que moi, et on se partageait nos parcours et nos angoisses et nos tips. Et j'ai eu la chance d'en rencontrer plusieurs après. Et c'était chouette parce qu'on avait l'impression finalement de se connaître de tout le temps, alors que c'était la première fois qu'on se rencontrait. Ça a créé un lien particulier avec certaines.
- Speaker #1
Là, pour le coup, la force est le cadeau des réseaux dans ce genre de cas.
- Speaker #2
Pour le coup,
- Speaker #1
c'est vraiment un avantage non négligeable. Et donc là, tu as fini l'hormono ? Tu es encore sous hormonothérapie ? Non, j'ai fini. Tu as fini, d'accord.
- Speaker #2
J'ai tout. terminé, donc je suis en rémission totale. Il y avait exemple ?
- Speaker #1
C'est bien de dire ces mots, parce qu'on ne nous les dit pas toujours, donc c'est important de les dire.
- Speaker #2
Voilà, tout à fait. Mais écoute, quand tu es venu jouer pour l'association, on recevait le lendemain un oncologue pour une table ronde, un oncologue qui a longtemps travaillé chez nous à Bayonne, et qui nous a dit alors de la table ronde, des questions ont été posées. Est-ce qu'un jour, on est vraiment guéri ? Et il nous a répondu que, bah oui, passer cinq ans sans récidive, sans, une fois tout traitement terminé, et passer cinq ans, finalement, on pouvait dire qu'on était guéri et qu'on était au même niveau que toute personne lambda, pas malade. Donc, ça fait du bien de l'entendre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. C'est moi qui pleure. On inverse les trucs. Non, mais ça fait du bien de l'entendre. Ça fait du bien de l'entendre. Voilà. Donc, tu es guérie. C'est beau. C'est fort. Eh bien, écoute, ça me paraît une belle transition pour parler de ton arc-en-ciel. Alors, je ne sais pas si c'est les battements d'aile ou pas, je le supposais, mais peut-être. Peut-être que c'est autre chose qui est liée ou pas, mais qu'est-ce que tu dirais que c'est ton arc-en-ciel après cette tempête ?
- Speaker #2
Mon arc-en-ciel, c'est le rapprochement avec mes filles qui a été encore plus fort, même s'il l'était déjà. Mais ça a été vraiment, voilà, ça a été une émotion. Moi aussi, tu vois, quand je parle d'elles, je comprends. Merci. Ça a été mes filles et puis, qui le sont toujours, c'est toujours mon arc-en-ciel tous les jours. Mais également, effectivement, la création de cet assaut, donc les battements d'ailes qui accompagnent les femmes pendant leur traitement de cancer et tout cancer confondu. Ce n'est pas que le cancer du sang. Et dans la première année de rémission. Oui, parce que je me voyais mal créer une asso en disant, si quelqu'un m'appelait en disant j'ai un cancer gynécologique et lui dire ah ben non, désolé. Non,
- Speaker #1
t'imagines, il y a déjà Octobre Rose qui est vraiment que sur un truc. Non, c'est génial. Du coup, tu les accompagnes avec l'association dans ce fameux après. Oui, alors le pendant quand même. Pendant le pendant, oui pardon, excuse-moi. Le pendant et l'après, en fait, c'est ça. Oui,
- Speaker #2
l'après. Alors, le pendant, on l'a toutes vécu. On n'est qu'une patiente et un numéro.
- Speaker #0
Tout à fait,
- Speaker #1
on peut le dire.
- Speaker #0
Auprès des proches, on est une maman malade, on est ma femme malade, ma collègue est malade, ma belle-sœur est malade. Du coup, on essaie de leur redonner leur place de femme, tout simplement, avec plein d'activités créatives, artistiques, culturelles et sportives adaptées, mais aussi… des soins de support, un accompagnement administratif. Mais c'est leur redonner une place de femme. Isolement social, c'est le mot et le terme un peu à la mode depuis finalement la Covid et tous ces confinements, on dirait l'isolement social. Mais ça a vraiment un sens. C'est-à-dire que... Une femme qui est malade, justement, comme je disais, c'est toujours une malade. Donc, tout tourne autour de la maladie. D'ailleurs, j'ai échangé avec un papa, il n'y a pas très longtemps, la semaine dernière, c'est tout récent, qui m'a dit, mais dans ce que vous me racontez, c'est tellement vrai, parce que quand j'appelle ma fille, je ne sais pas quoi lui dire, à part lui demander où c'est qu'elle en est dans son traitement, si elle supporte, si ça va. Je lui dis, je ne sais pas quoi lui dire d'autre. Et donc, à travers les activités qu'on leur propose, ça leur permet d'avoir, déjà, de ne pas rester toute seule à la maison toute la journée.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Pendant que tout le monde est au boulot, à l'école et compagnie.
- Speaker #1
De moins cogiter. Ça leur permet de…
- Speaker #0
Ah oui, quand on tourne en rond, c'est peu cogiter. C'est pas top. Ça leur permet de découvrir de nouvelles activités, parce qu'on est sans limite chez nous au niveau activité, et de rencontrer du monde aussi, d'autres femmes qui traversent le même parcours qu'elles, ou similaires, de pouvoir échanger, se confier des choses qu'elles ne vont pas dire à leurs proches. ou qu'elles n'oseraient pas dire au public. Et du coup, toutes se comprennent et il n'y a pas de gêne. C'est facile. Oui, c'est facile, il n'y a pas de restriction. Et du coup, ça permet le soir aussi à la maison ou le week-end de parler de plein d'autres choses, de tout ce qu'elles ont pu faire dans la semaine, de tout ce qu'elles ont pu découvrir. Voilà, et bien ça rompt. ça vient rompre vraiment l'isolement social. C'est-à-dire qu'on ne tourne plus autour de la maladie. On papote de plein d'autres choses.
- Speaker #1
De tout, de la vie.
- Speaker #0
Voilà, exactement, de la vie. Donc, c'est ça qui est chouette.
- Speaker #1
C'est un bel arc-en-ciel. Le plus bel arc-en-ciel, c'était Fille, mais c'est un très beau autre arc-en-ciel, cette association.
- Speaker #0
C'était important, en tout cas pour moi, cet assaut. Alors, parce que dans notre région, en 2020, on habite une super région. On a l'océan à 10 minutes, on a le ski à une heure en voiture. Enfin, c'est top.
- Speaker #1
En qualité de vie, on n'est pas mal.
- Speaker #0
Oui, on est très, très bien. On est en vacances toute l'année. Mais ça n'empêche qu'en 2020, il y avait la Ligue contre le cancer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qui existait, bien sûr. Mais c'est tout. C'est-à-dire qu'il n'y avait aucune autre association de
- Speaker #1
PASSA.
- Speaker #0
Donc, tu vois, j'ai essayé de trouver aussi des assos pour m'accompagner, même au téléphone, m'écouter, tout ça. Il n'y avait rien ici. Et du coup, sur Internet, j'ai trouvé plein d'autres assos en France qui faisaient plein d'autres choses. Et je me suis dit, si je me sors de ce cancer, je ferai l'asso. j'aurais aimé trouver. Je suis contente de l'avoir créée et de pouvoir accompagner toutes ces femmes. C'est des rencontres incroyables et c'est une vraie famille. On n'est pas institutionnel. Il y a une vraie âme dans cet assaut. Mais aussi apportée par toutes ces femmes au quotidien.
- Speaker #1
Je peux le confirmer en ayant eu la chance de les rencontrer. Non mais bravo à toi et merci pour tout ce que tu fais pour toutes ces femmes. C'est fort, ça a du sens et c'est au-delà d'utilité publique. C'est ce qui maintient en vie, c'est ce qui ajoute plus de la vie dans la vie et qui donne du sens pour qu'on ait là. Est-ce que tu peux partager avec nous ton mantra préféré ?
- Speaker #0
Alors, il est un peu traditionnel, un peu classique, mais il est tellement vrai. passer mon mantra, c'est, dans la vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, mais d'apprendre à danser sous la pluie.
- Speaker #1
Il est très beau.
- Speaker #0
Et il est très beau, et il est très juste. Voilà, moi, j'adore, alors au printemps, pas en hiver au mois de novembre, mais j'adore marcher sous la pluie au printemps. J'ai l'impression d'être vraiment encore plus vivante. Au final, c'est que de l'eau. Ça ne nous tue pas. Et c'est un élément de la nature qui est incroyable. Et voilà. Donc, j'aime bien danser sous la pluie.
- Speaker #1
Moi aussi. Surtout que je déteste les parapluies. Donc, ça me va bien danser sous la pluie. Et quel est le livre qui a changé ta vie ? C'est toujours un peu fort, mais ça peut être vraiment un livre qui a changé ta vie ou un livre qui t'a marqué à un moment ?
- Speaker #0
Oui. Je ne vais pas dire qu'il a changé ma vie. Voilà, c'est un terme un peu fort. Mais j'ai lu, ma fille m'avait offert un livre qui s'appelle « Demain est un autre jour » de Laurie Nelson. C'est un livre très facile à lire et pas du tout philosophique. mais qui permet de réfléchir dans mon cas, ma deuxième vie, la chance que j'ai eue d'avoir une deuxième vie après la maladie et d'en profiter au max. Donc, c'est un livre très sympa que je conseille et qui est valable dans toutes les situations. que la maladie, mais peut-être d'autres situations familiales qui peuvent être difficiles. Peut-être quand on a l'opportunité d'avoir une deuxième vie, il faut la prendre différemment. Un beau message. Plein de force.
- Speaker #1
Alors, la musique qui te donne la pêche. qui rejoindra, alors figure-toi qu'on a une playlist, je ne sais pas si je t'ai déjà partagé, sur Spotify, qui s'appelle Sans plus pas d'arc-en-ciel, où il y a les titres des invités. Alors c'est très varié, mais c'est vrai que je m'étais dit ça, c'est dommage, on ne pense pas toujours, enfin tous les matins, à se dire tiens, je vais écouter de la musique qui me donne la pêche, qui me fait du bien, et donc je trouvais ça sympa qu'il y ait une playlist avec du choix. Donc lâche-toi, c'est très éclectique, tu verras après, je t'enverrai le lien. Vraiment très éclectique.
- Speaker #0
Alors moi, la chanson qui me donne la patate, je l'entends tous les matins.
- Speaker #1
Ah bien !
- Speaker #0
C'est Don't Stop Me Now de Queen.
- Speaker #1
Génial !
- Speaker #0
Et vraiment, dès que je l'entends, j'ai envie de chanter, j'ai envie de bouger et j'aime bien. J'aime bien cette musique, j'aime bien cette chanson et je l'entends tous les matins parce que je ne démarre pas ma journée sans regarder une heure de télématin sur France 2.
- Speaker #1
Ah !
- Speaker #0
Où du coup, c'est le seul moment de la journée jusqu'à 20 heures où je regarde la télé. Et donc, pendant que je me prépare, petit déjeuner, tout ça, ça me permet d'avoir toutes les infos et c'est l'heure générique.
- Speaker #1
Je ne savais pas que c'était l'heure générique.
- Speaker #0
Voilà, c'est l'heure générique. Donc, du coup, j'ai la patate tous les matins.
- Speaker #1
C'est parfait,
- Speaker #0
ça. Ça peut changer après, au cours de la journée. Mais en tout cas, je démarre ma matinée comme ça, ma journée. Et il se trouve aussi que, dans Télé Matin, une des journalistes, il est là du lundi au jeudi, Emma Yaloke. et qui est notre marraine de cœur de l'assaut. Donc petite dédicace aussi à Maya.
- Speaker #1
Pensez pour elle. Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu'un dans la tempête ?
- Speaker #0
D'y croire. De toujours y croire. On peut avoir des moments où on baisse les bras et c'est normal. Il faut accepter qu'on puisse baisser les bras, qu'on puisse être au fond du seau, mais aussi se dire que ça va changer, que forcément à un moment ça va changer. Et des fois, il faut être patient et s'entourer des bonnes personnes. on s'oblige à faire des choix de personnes, à se dire peut-être que cette personne-là m'apporte plus de mal que de bien et je vais m'en éloigner et découvrir peut-être des personnes à qui vraiment on n'aurait pas fait confiance et qui se révèlent et qui sont là près de nous et qui nous portent. Donc il faut, quand on peut... quand on a cette chance-là, compter sur ces personnes-là, se dire que ça peut prendre un peu de temps, qu'on peut y arriver, qu'on va y arriver. Il faut y croire.
- Speaker #1
Et appliquer ton mantra.
- Speaker #0
Et appliquer, voilà. C'est aussi... Oui, mais je pense qu'au moral, c'est vraiment sortir sous l'appui, marcher, penser à quelque chose de positif. Et je pense que vraiment, ça nous rebooste, ça nous fait se sentir vivants et plus forts, comme si cette pluie allait nous apporter un peu plus de force.
- Speaker #1
Oui, je pense que ça peut régénérer. Je me demande si même physiquement, il n'y a pas quelque chose déjà, quand on sort prendre l'air, quand on ne sent pas bien, ça fait du bien déjà. enfin je trouve que t'as l'impression que tu te régénères et qu'il se passe quelque chose dans ton corps mentalement enfin donc ça c'est vraiment Ça, j'y crois. Et qu'est-ce que c'est ta... Oui, pardon.
- Speaker #0
Non, non, quelle que soit la forme, n'importe quelle forme, ça peut s'améliorer. Il ne faut pas attendre un changement radical ou trop rapide, mais prendre tous les jours un petit peu de plus et un peu plus et un peu plus. Et on se rend compte que finalement, après, c'était peut-être un peu long, mais on y est arrivé.
- Speaker #1
Non, mais c'est bien de se dire ça, parce que c'est vrai que parfois, on a un côté un peu, il faut tout de suite que ça arrive, il faut tout de suite que ça change. Et on est hyper exigeant avec soi, on n'est pas toujours son meilleur ami. Alors qu'à quelqu'un d'autre, on dirait, mais t'inquiète pas, prends le temps. Petit à petit, à chaque fois, on dit, c'est vrai en fait.
- Speaker #0
Mais parce que comme on est dans la tempête, on a envie que ça passe vite.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Des fois, il faut savoir prendre un peu le temps et l'accepter.
- Speaker #1
Et se dire que ça va passer.
- Speaker #0
Et se dire que ça va passer.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ta vision du bonheur aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors, mes visions, c'est toujours mes filles, mes petits-enfants, être avec eux, profiter de la vie avec eux. On part en week-end prochainement, tous ensemble. Donc ça, c'est que du bonheur. Avec mon mari, on a un van. Et c'est partir avec le van et être libre. De se poser au milieu de la montagne, ça j'adore. Parce que j'avoue que la mer, l'océan, comme on l'a tous les jours, j'adore être au milieu des montagnes. et être seule. Donc ça fait partie de mes petits bonheurs, vraiment. Et après, je dirais que c'est de voir les femmes que j'accompagne, qu'on accompagne. Je n'attends pas de reconnaissance envers elles, mais vraiment, les voir s'épanouir entre elles, autour des activités, se soutenir. s'accompagner et ça pour moi c'est le grand des bonheurs c'est de l'or avec les larmes et notre rencontre en a fait partie puisqu'on avait organisé un séjour de 4 jours pour nos filles et on a organisé ce spectacle aussi et du coup c'était top qu'on puisse se rencontrer et elles ont passé une soirée incroyable avec ton spectacle elles ont ri elles ont pleuré et ça c'était chouette Merci pour ça.
- Speaker #1
Merci à toi, c'était très fort pour moi aussi. Très très fort. Voilà, c'est partie des dates qui restent gravées là, dans le cœur.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un petit mot de la fin ou quelque chose que tu n'aurais pas partagé, que tu voudrais partager avec nous ?
- Speaker #0
Dire dans les tempêtes, notamment de la maladie. de ne pas rester seule. Vraiment. Alors, il y a des personnes qui sont plus ou moins seules, on en connaît aussi, mais justement, de se rapprocher d'associations et du coup, de rencontrer d'autres personnes qui vivent des situations similaires. Et puis... Dans les assos, ça peut porter, vraiment. Ça peut vraiment aider. Parce que c'est vrai qu'on n'ose pas se décharger auprès de sa famille. Souvent, on veut le protéger. Donc, c'est une double charge pour nous. C'est-à-dire, c'est notre maladie et puis celle de se décharger. On se charge aussi. de ne pas dire à nos proches.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Du coup, on se surcharge pour les protéger, mais pour soi, c'est important d'avoir un espace et d'avoir des personnes avec lesquelles on peut parler en toute liberté.
- Speaker #0
Avec des personnes qui sont là pour écouter, qui traversent la même épreuve. De s'entourer, de ne pas rester seule. Vraiment, c'est important.
- Speaker #1
Et si vous êtes dans le coin, et pas que, si vous êtes dans le coin, mais c'est plus pratique pour les activités, mais si vous êtes proche du Pays Basque, faites signe à Cyrielle et à l'association pour la rejoindre et rencontrer les personnes et faire des belles rencontres comme ça, qui ont du sens.
- Speaker #0
Oui, on essaie.
- Speaker #1
Eva, merci beaucoup Cyrielle.
- Speaker #0
Merci à toi, Sarlan. J'ai été ravie de partager ce moment avec toi.
- Speaker #1
Moi aussi, ravie et merci à toi pour ta confiance, pour ce témoignage et pour tout ce que tu fais pour toutes ces femmes. Je te le redis parce que c'est important et que ce n'est pas vain et que bravo pour ton engagement. Et pensez pour toutes ces femmes que j'embrasse fort, que j'ai eu la chance de rencontrer et celles que je n'ai pas pu rencontrer la dernière fois. Ce sera pour une prochaine fois avec plaisir.
- Speaker #0
Avec grand plaisir de t'accueillir ici.
- Speaker #1
Oui, il faut que je vienne.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
il faut que je vienne à Bayern
- Speaker #0
Eva prends soin de toi merci à toi merci à toi aussi à bientôt merci d'avoir écouté cet épisode si vous aimez le podcast mettez une super note
- Speaker #1
5 sur 5 sur les plateformes d'écoute envoyez le lien à une ou deux personnes que le podcast pourrait intéresser et aider et partagez sur les réseaux sociaux. Merci pour votre soutien. Tant qu'on est en vie, tout est possible. L'épreuve est une occasion donnée de se révéler et de réaliser ses rêves. Si un bébé après un cancer c'est possible, alors tout est possible. Croyons vos rêves les plus fous et donnez tout pour les réaliser. Sans pluie, pas d'arc-en-ciel.