- Speaker #0
La citation du jour, l'imagination est plus importante que la connaissance. Et c'est de Albert Einstein. C'est mon qui tourne.
- Speaker #1
Bonjour Caroline.
- Speaker #0
Allô Charles.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, on va voir qui contrôle réellement votre esprit. Parce que souvent, on a l'impression de prendre des décisions de notre propre chef, que tout est, c'est nous qui décide, puis c'est pas les autres. Mais est-ce réellement le cas ? Parce que quand on regarde les neurosciences, puis qu'on regarde ce que ça nous dit, on voit bien que tant nos enfants que nous-mêmes, il y a bien de l'influence externe. En fait, 95% de nos décisions dans un quotidien, puis il y en a beaucoup, on le disait la dernière fois, il y en a 70 000 passées dans une journée, 95% des décisions qu'on prend sont faites par notre subconscient, par nos expériences vécues, par ce qu'on s'est fait répéter par ses parents. un plus jeune âge, beaucoup plus. Et souvent, c'est pour ça qu'on voit des gens qui deviennent un peu comme leurs parents, même si ils sont là après leur parent, toute leur vie. Et donc ça, ce surconscient-là, c'est 95%, pour faire clair, c'est 19 fois sur 20. C'est presque à toutes les fois. Donc, c'est influencé par nos expériences vécues, par ce qu'on a aussi, les gens qu'on côtoie, les lieux qu'on va voir, et nos croyances qu'on a développées à force de répétition. Puis c'est ça, la neuroplasticité. Et c'est ça qu'on va voir comment venir retravailler pour vraiment prendre davantage contrôle parce qu'on ne l'aura jamais totalement.
- Speaker #0
Non, effectivement, comme tu disais, c'est qu'on peut reprogrammer. Puis déjà de prendre conscience qu'on n'est pas totalement maître de nos décisions. On aime bien le dire, mais c'est vrai qu'on est souvent sous l'influence de plein de facteurs qui sont extérieurs.
- Speaker #1
Quand on parle de décision, ça n'a pas besoin d'être « ok, quel carrière je vais faire ? » Ça peut être juste « par quel pied je vais débattre du lit ? » Ce que je dirais, c'est « allonger cinq minutes de plus si je me lève sous un trait. » C'est toutes des choses qui inconsciemment se font, puis on ne s'en rend plus compte.
- Speaker #0
Effectivement. Donc, on ne parle pas juste que c'est symbolique, ce qu'on est en train de dire, que c'est une métaphore, mais c'est vraiment biologique. C'est ça, c'est intégré à l'intérieur de nous. Donc souvent les parents qui ont des enfants qui vivent, bon on revient encore un peu avec l'anxiété, la confiance en soi qui n'est pas toujours là, la difficulté à se concentrer. Mais les parents, et c'est normal, vont aller chercher de l'aide souvent à l'extérieur, vont aller chercher quelque chose au niveau académique, vont aller voir peut-être des aides extérieures des professionnels. Il faut pas minimiser là-dessus parce que nous, on n'est pas deux psychologues. On est des enseignants. On a quand même une bonne expérience. Il faut quand même le dire aussi. Mais par moments, le jeu théâtral peut aider beaucoup les enfants qui ont certaines difficultés. Ce n'est pas à minimiser. Le théâtre, on en a déjà parlé, mais ça ne fait pas que des acteurs. Ça ne forme pas que des acteurs. Oui, on a du plaisir, oui, c'est le fun, mais si on va au-delà de tout ça, il y a tellement de positifs, il y a tellement de choses qu'on vient travailler chez l'enfant. C'est important de le savoir parce que nous, ce qu'on veut, c'est d'avoir un impact positif sur tout le monde. Mais là, on sentit aux enfants, aux adolescents qui vivent certaines problématiques qui font en sorte qu'ils ont de la difficulté à vivre au quotidien.
- Speaker #1
Oui, puis quand tu parles de jeu, tu sais, le jeu... que ce soit le théâtre, que ce soit au niveau cinéma ou autre, c'est des techniques, des pratiques. Puis, tu sais, apprendre les répliques et tout, donc c'est beaucoup de répétition. Le couper, qu'on entend souvent au cinéma avec le clap, tu sais, on voit le résultat final quand on regarde une série télé, quand on regarde un film ou autre, mais dans les faits, ça peut en avoir été 70 fois avant qu'il arrive.
- Speaker #0
Oui, pour un plat.
- Speaker #1
Pour un plat. Donc, c'est beaucoup justement de la répétition, de voir comment on améliore d'une fois à l'autre. Bon, il y a peut-être des fous rires à travers le monde.
- Speaker #0
Oui, oui, je l'ai vécu.
- Speaker #1
C'est ça, tu as été mieux placé que moi pour le savoir. Mais c'est vrai, donc on peut, tu sais, oui, on peut aller chercher de l'aide moi-même, en tant que parent, je l'ai fait quand j'étais plus jeune, quand j'étais plus agité, puis à un moment donné, tu es dépassé, tu es fatigué, tu cours après ton temps, on connaît ça. Puis bon, on va chercher de l'aide. J'avais vu un travailleur social à l'époque. Ça m'avait beaucoup aidé à mieux comprendre certaines réactions et à aider. Mais le jeu peut également venir drôlement aider les enfants.
- Speaker #0
À cette époque-là, tu ne le savais pas.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu le sais et tu vois les bienfaits. Pour vrai, on voit les bienfaits du théâtre. Puis c'est une autre approche qu'on... On pense souvent pas... Mais on est là pour l'expliquer.
- Speaker #1
Non, puis quand on parle justement de neuroplasticité, tu sais, moi, l'exemple probant que j'utilise toujours, tu sais, c'est... J'ai commencé à travailler à 13 ans, mes étés, avec mon père. Et mon père s'est bien excusé en prenant sa retraite, puis j'ai dit, non, non, pas... Excuse-toi pas. Tu m'as fait un beau cadeau sans le savoir, parce que mon père était un bourreau de travail. C'était un paysagiste. Au Québec, tu fais ton argent dépendamment des régions. À Québec, c'était de mi-avril, début novembre. Il fallait que tu fasses de l'argent pour l'année. C'était sa compagnie. Donc, beaucoup de pression. Mon père se levait à 6 heures du matin et il n'arrêtait pas avant 8 heures du soir. C'était la peine s'il prenait une gorgée d'eau. Je n'exagère même pas. Mais, à un moment donné, tu viens à mimer dans un sens les gestes que tu fais de ton père. Surtout, tu sais, non. Des fois tu vas être un peu rebelle quand t'es ado, mais si tu travailles pour lui, tu vas prendre certaines décisions.
- Speaker #0
De toute façon, excuse-moi, mais ça te rattrape plus tard. Parce que si, quand t'es ado, tu fais « non, ça m'intéresse pas » , mais plus tard ça revient parce que tu l'as vu, vu, vu, ou entendu, Fait que même si tu fais la sourde oreille quand t'es jeune, ça entre quand même.
- Speaker #1
C'est ça. Il y avait une discipline extrême, mon père. Le meilleur exemple que je peux te donner, je pense que j'avais 18 ans, fin juillet, il faisait... chaleur accablante toute la journée, quand on avait commencé à 7h et on quittait toujours un terrain d'une manière impeccable. C'était pas de la terre un peu partout dans l'entrée, c'était speak and span. Et quand je me souviens, c'était autour de 4h10 cet après-midi, la langue à terre, tu sais, pas beaucoup arrêté. Et là, je me fais apostrophé par mon père. Envoyez sur le balai. Je te paye pas moins cher avec la travail que je te payais à 7h du matin. Go Sinon, va-t'en à la maison. C'est mon père, mais c'est aussi mon boss, puis ça faisait des années que je travaillais pour lui. Et ça, ça m'a donné, veut, veut pas, même si j'avais un petit peu de ressentiment à l'époque de m'être apostrophé de même, ça m'a donné une éthique de travail. Oui,
- Speaker #0
c'est ce que tu viens de savoir aujourd'hui, qu'est-ce que t'en veux dire ?
- Speaker #1
C'est ça, c'était quelque chose de vraiment impactant dans ma vie, à quel point dans n'importe quel emploi par la suite, dans n'importe quelle tâche, je vais au bout. Moi, faire les choses à moitié, oublie ça, puis il faut que ça soit bien fait jusqu'au bout. Et naturellement, c'est plus tard, à travers, quand je me suis intéressé davantage à la nouvelle société, que j'ai vu d'où ça venait tout ça. Et c'est comme je vous, en intro, à l'épisode zéro, je vous parlais brièvement de mon ami et mentor Emmanuel Jal. C'est comme lui, à un âge, à un moment donné, il est arrivé à un événement et sa mère lui a dit, Et si je me dis la vérité, je vais te confier un secret qui va te servir toute ta vie. Maintenant, tu as 5 ans, tu vas écouter ta mère. Et après avoir un petit peu dévié la vérité pendant quelques fois auparavant, il a fini par dire que oui, c'est lui qui avait fait quelque chose. Et elle lui a dit, à toutes les fois que tu entendras quelque chose de négatif envers toi-même, tu penseras quelque chose de toi-même qui est pas agréable.
- Speaker #0
Pas agréable,
- Speaker #1
peu importe. Elle a dit, répète-toi 10 choses positives.
- Speaker #0
Pour essayer de renverser la vapeur ?
- Speaker #1
C'est renverser la vapeur et même plus.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et Jal, pendant une trentaine d'années, a gardé ça pour lui. C'est un secret. Ah oui,
- Speaker #0
ben oui
- Speaker #1
Mais dans toutes ses expériences, il l'a toujours appliqué. Et vous pourrez googler, en bon québécois, mais Emmanuel Jal, J-A-L, C'est un ancien enfant soldat avec une histoire d'horreur. Aujourd'hui, c'est la personne la plus heureuse de cette planète que je connais. Il sème le joint de bonheur autour de lui.
- Speaker #0
Parce que ? C'est répété ?
- Speaker #1
Tout ça, tout au long de sa vie. Même quand il pillait une maison, parce que c'était ça qu'on lui demandait de faire à 8-9 ans avec son AK-47 dans les mains, il s'excusait en 47 volumes à la famille qui arrivait. Et ça l'a vraiment façonné. à devenir quelqu'un de tellement plus positif. Et moi, c'est ce qui m'a sidéré quand je l'ai rencontré, de voir comment quelqu'un pouvait être comme ça.
- Speaker #0
Mais tu vois, j'imagine que Jal, étant en France, s'il n'avait pas eu ce secret-là, peut-être qu'il serait juste entré dans ce moule-là d'enfant-soldat où c'est correct de faire ça. Mais tu sais, peut-être qu'il y aurait... En fait, ce que je veux dire, c'est qu'il aurait gardé le négatif de tout ça et il aurait pu faire comme tous les autres et continuer dans cette voie-là. temps donné. que probablement, tu sais, il se répétait continuellement des meilleures choses après chaque... Ouais, mais probablement que ça l'a aidé à passer à autre chose. Et il est ce qu'il est aujourd'hui.
- Speaker #1
Effectivement, parce que j'en ai rencontré d'autres qui ont passé de porte-parole d'application internationale. J'ai été ici pendant plus de cinq ans. Et ils ont tout pu être là. Il y a des gens qui restent avec des grandes blessures. Mais le fait est aussi qu'il y a eu ce secret-là et qu'il a commencé à l'appliquer en bas âge. Parce que le cerveau est, on dit hautement, plastique, malléable, qu'on peut le façonner, surtout jusqu'à l'âge de 7 ans. C'est là qu'il y a vraiment comme une éponge. C'est pour ça qu'on dit, entre autres, l'apprentissage des langues, plus on commence jeune, plus c'est facile d'être bilingue, polyglotte ou peu importe le nombre de langues. Parce que rendu à un certain âge, plus tu avances en âge, plus c'est difficile. Si tu essaies d'avoir une nouvelle langue à 65 ans, il va falloir que tu t'y mettes et que tu mettes quatre fois plus d'efforts. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Il manque une facilité.
- Speaker #1
Il manque six ans. Et ça, ça s'explique parce qu'il y a une compétitivité. une bonne compétition dans le cerveau pour avec l'âge qui avance et ça rend beaucoup plus difficile donc la neurodécision est toujours là il y a toujours moyen de changer nos pieux et plis mais
- Speaker #0
plus on avance en âge plus il va falloir fournir d'efforts et plus il va falloir persévérer effectivement je comprends et tu sais que on en parlait aussi il y a trois trois programmes dans le cerveau. C'est bien ça. Il y a trois piliers.
- Speaker #1
Trois façons de stimuler la neuroclassification, de faire en sorte qu'elle est plus efficace et qu'elle s'en va dans le sens que tu veux aller.
- Speaker #0
Oui, oui, je comprends. Premièrement, tu me corrigeras, mais il y a la curiosité.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
La première chose, c'est la curiosité. Parce que si on n'a pas d'intérêt ou si on ne cherche pas à connaître, si on n'essaie pas, Déjà à la base,
- Speaker #1
c'est pas winner. Ça te pousse à apprendre de nouvelles choses, à apprendre de nouvelles approches. Et là, les connexions neuronales se font davantage.
- Speaker #0
Parfait. Puis là, il faut être souple, avoir une bonne souplesse. OK, parfait.
- Speaker #1
Pour accepter ces changements, accepter ces nouvelles façons de faire.
- Speaker #0
Et quelque chose qu'on a faite de nous répéter, un sommet réparateur. C'est vrai que ça a une influence sur le cerveau.
- Speaker #1
Tout à fait. OK. En fait, même les plus grands... sportif, tu prends LeBron James au basketball, qui en est à sa 28e, sa deuxième saison, à l'âge de 41 ans, il dort, il le dit, 12 heures par jour. 12 ? Pas nécessairement tout d'un trait, mais dans sa routine très rigoureuse, puis tu sais, pour quelqu'un de 41 ans, physique, c'est fascinant. Même Tom Brady au football qui a gagné ses 7 Super Bowls, il y avait aussi un régime avec un sommeil très stricts, les plus grands dorment énormément parce que ça tend au niveau mental, souvent on pense au niveau physique, mais au niveau mental, on le voit, quand on ne dort pas, tous les effets. Oui, c'est clair. Mais le sommeil, donc, plus il est réparateur, plus ça va favoriser justement les belles conditions.
- Speaker #0
Là, tu sais qu'au théâtre... Mais le théâtre, c'est bon parce que justement, ça répond à certains besoins où justement on met en action le cerveau. Exemple, la mémorisation. Juste d'apprendre des textes, on est déjà en train de travailler le cerveau parce qu'on répète, Puis il faut s'approprier le texte. Il y a aussi toute la portion de l'imagination où on amène le cerveau à... s'imaginer une scène, s'imaginer un environnement, de voir la scène, de comprendre le personnage, d'aller plus loin, de lui inventer aussi une vie. On a les émotions qu'on travaille aussi au théâtre qui vont rentrer aussi là-dedans. Il y a le langage, il y a tellement de choses que ça ne peut pas faire autrement qu'étant donné qu'on peut travailler avec les jeunes. Tu sais qu'au studio, on les prend à petit à petit. On travaille avec les jeunes différentes approches comme ça. on va leur dire, par exemple, « OK, là, on va faire une scène. » Et là, tu es triste. Tu en as fait dans ton cours aussi. Tu es triste, tu es très triste. Des fois, ils sourient. Ils sont tristes avec un sourire. Mais non, là, tu n'es pas triste. Mais on répète, pour que, finalement, on ne veut pas qu'ils soient tristes toute la vie, mais de façon à ce que ça puisse influencer les émotions, travailler différemment. Viens, tu as l'écoute aussi des autres. Tu as un personnage qui est triste. Toi, tu es à côté. Qu'est-ce que tu fais ? Là, on est lent à le dire. Ça fait bien du sens ce que je dis.
- Speaker #1
Ça te demande.
- Speaker #0
En tant que prof de théâtre.
- Speaker #1
Souvent, on voit même des entrevues avec des acteurs, puis je pense que tu l'as vécu toi aussi, où tu as tellement bien joué ton rôle, tu as tellement bien joué les émotions, qu'à vrai dire, on pense que c'est toi.
- Speaker #0
Oui, ça c'est vrai. On se souvient juste de... Oui, les acteurs, dans le temps de... Les belles histoires de... Un pays d'en haut, ils envoyaient des tartes à Donald Duck, de la nourriture, mais mon Dieu qu'on l'haïssait là C'est raffin poudrier. C'est raffin poudrier. Puis on le voyait dans la rue, les gens le voyaient, mais tu sais, on rit de ça, mais encore aujourd'hui, on est un peu comme ça. Puis quand tu es un acteur aussi, il faut que tu fasses attention, étant donné que ton corps, c'est ton outil. Là, on parle de plus pousser des acteurs professionnels. Quand tu joues deux, trois rôles en même temps, il faut qu'ils fassent attention de se retrouver là-dedans. Tu sais, c'est important parce que oui, tout ça a un impact sur nous.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est un exemple de neurocité, à force de répéter ton texte, à force de te mettre dans le personnage, à force de vraiment t'immiscer et devenir quelqu'un d'autre le temps du tournage.
- Speaker #0
Ou de la pièce de théâtre, ou la comédie musicale, ou l'improvisation.
- Speaker #1
Bon, l'improvisation, ça dure moins longtemps. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Mais tout ça fait en sorte que ça transforme ton cerveau, ça t'amène ailleurs, ça t'amène peut-être à t'ouvrir dans une autre sphère de ta vie sur quelque chose. Mais en même temps, ça te transforme sur qui tu deviens en tant que personne aussi. Oui,
- Speaker #0
mais tu sais, on vient juste de rire de l'improvisation, mais l'improvisation, d'avoir le sens de ta contact, la réplique rapide, ça, là, c'est excellent aussi. Parce que des fois, tu te fais dire quelque chose par quelqu'un, tu ne sais pas trop comment t'en sortir, tu ne sais pas quoi répondre, puis tu t'en veux. Des fois, tu t'en veux après, mais l'improvisation, à force de faire, à force de faire et à force de faire, on devient meilleur. On a le sens de la répartie plus... efficace, plus rapide aussi.
- Speaker #1
Tu parlais de choses qu'on se moquait un peu. À la blague, oui. À la blague, la semaine dernière, on a lancé une boutade à propos du gène, du grandeur nature, des combats médiévaux. On rigole, mais en même temps, nos deux ados qui en font et qui trippent leur vie là-dedans...
- Speaker #0
Mais qui ne font pas de théâtre.
- Speaker #1
Mais qui jouent des personnages. Bon, ton ado est beaucoup plus extraverti. que le mien, si vous trouvez... C'est le moins qu'on peut dire. Mais, tu sais, moi j'avais... Bon, le plus connu au Québec, c'est le duché de Bicolline à Saint-Mathieu-du-Parc, mais il y en a plein d'autres. Et mon garçon vit justement... C'est une bonne gang qui va. Et à un moment donné, quand je suis retourné... L'année passée ou deux ans, quand je suis retourné, je cherchais une fin de semaine de deux, trois jours où il y a pas assez là avec des amis, plein d'autres passionnés. Et là, je suis arrivé et c'était pas mon garçon que j'ai vu.
- Speaker #0
Non, c'est juste...
- Speaker #1
C'était là, ce fois-là, puis c'était vraiment quelqu'un d'autre que je t'avais rencontré. Dans le sens, il s'était tellement embarqué dans son univers, dans son personnage, qu'il avait arrivé à s'extérioriser pour une fois, ce qui arrive très peu avec mon garçon. Il est très introverti. Et c'était fascinant de voir ce fois-là.
- Speaker #0
Oui, ça les aide aussi. Des fois, on a l'impression que moi, je ne peux pas. faire ça et là on les voit dans un contexte de jeu qui est différent. Mais là on a ça comme exemple, il y a autre chose là. Et oui, ils sont capables, mais c'est juste qu'il y a eu la curiosité dès le départ aussi, puis d'avoir le goût. Puis lui, il y a cet intérêt-là, mais pour lui, c'est pas du théâtre. Mais oui, tu joues des personnages, ton personnage vit des émotions, puis tu embarques là-dedans et ça lui fait un bien fou aussi.
- Speaker #1
C'est ça, c'est pas nécessairement quelque chose qui est de grandeur nature ou autre, mais ça peut être n'importe quoi. quelle autre expérience qui permet de tisser un parallèle après ça à l'enfant pour l'aider à mieux se comprendre. Bien, si t'es capable de faire ça, regarde.
- Speaker #0
Oui, bien, tu vois, ça pourrait peut-être m'amener au jeu que je pourrais vous proposer au parent. En fait, pour cette semaine, ce qu'on aimerait vous proposer pour que vous puissiez essayer à la maison, puis que vous puissiez vous voir et constater. La dernière fois, on parlait de posture, on parlait de démarche. Bon. Cette fois-ci, vous allez demander à votre enfant, si tu étais un personnage, un explorateur qui vient de découvrir un trésor, une île, et là, il est heureux, il est fier de lui. Comment ? Qu'est-ce qui va se passer dans son corps ? Comment il va être ? Et là, l'enfant, clairement, il ne va pas être comme ça. Je suis heureux. C'est sûr que spontanément, il va se passer quelque chose. Ça va être quoi ? Est-ce qu'il va s'applaudir ? Est-ce qu'il va avoir un grand sourire ? Est-ce qu'il va bomber le torse ? Regardez-le, laissez-le aller. Là, c'est un exemple explorateur. Allez-y avec ce que vous voulez. Puis après ça, ayez une discussion avec votre enfant. Dites-lui, vois-tu que ça, c'est du bonheur, c'est de la pierre. Alors, ta mère, ta père, va te demander quand tu te sens moche, tu te sens pas bien. Il y a des amis qui ont dit des choses qui t'ont blessé. Rappelle-toi du personnage qu'on a joué ensemble, comment il était. Puis des fois, juste le fait de faire ça. On amène l'enfant dans une autre émotion, un autre état d'esprit. Si c'est juste d'applaudir, on ne demande pas à l'enfant d'être belle. veut, mais devant les autres, mais qu'est-ce qui l'amène à changer, d'être dans un autre thinking, faire un autre thinking, puis faire, ok, oui, c'est vrai, quand j'ai joué ça, la dernière fois, avec mes parents, quand j'étais fière, j'ai fait ça, et là, on va essayer de renverser la vapeur, comme on disait au début, et pas d'amener les commentaires négatifs de façon positive, mais comment ça peut, le moins possible, t'atteindre.
- Speaker #1
Donc, on parlait des petits pas, de voir haut d'échelle la dernière fois, de comment, fois à l'autre, d'amener des petites fiertés, des petits gains. Je suis sûr qu'il y en a plusieurs qui nous écoutent, qui ont des enfants qui sont branchés régulièrement sur leurs écrans. Et tu sais, c'est ça. Pourquoi ? Bien, entre autres, parce que, à travers toutes les récompenses qu'ils ont dans leur jeu ou autre, ça amène une dose de dopamine au cerveau et qui les stimule et qui en amène encore plus. Mais c'est ça, mais si on les stimule avec de la dopamine autrement, tout en les mettant en action, parce que souvent le problème avec les aigrants, c'est qu'ils sont beaucoup plus consommateurs. Ils reçoivent. Ils reçoivent sans être en action. Mais en les mettant en action et en ayant cette petite dose de dopamine-là, ça va stimuler la confiance et ça va leur permettre de comprendre des choses qu'ils ne sont peut-être pas capables de faire.
- Speaker #0
Exactement. Puis ici, ça vient d'eux. Donc, qu'est-ce que ton personnage est ? ferait s'il était ultra heureux, s'il était fier. Montre-moi physiquement. Il y a plus de chances qu'il s'en souvienne parce que ça vient de lui. Donc là, il va se positionner et c'est ça que maman, elle veut. Elle veut que tu aies comme attitude quand il se passe quelque chose de pas le fun à l'intérieur de toi. Souviens-toi de ton personnage. Qu'est-ce qui est venu en premier ? Et là, essaie de changer ton... Ça va aider parce que sinon, ça finit plus de finir. peuvent mâchouiller ça longtemps, Ce ne sont pas des émotions qui sont agréables. Et souvent, ce n'est pas nécessairement vrai les méchancetés qu'ils reçoivent. Donc, il faut qu'ils arrêtent de se faire attaquer et de prendre ça comme si c'était la vérité, mais de voir les choses autrement.
- Speaker #1
Et écoutez, c'est transformer le cerveau de votre enfant. Je suis des fois un peu à la blague, un neurone à la fois. Mais oui Je ne sais plus combien de dizaines de milliards qui disent qu'on a dans notre cerveau, mais un à la fois, pas à pas. Puis, quand je disais en entrée de jeu de qui contrôle notre esprit, qui contrôle nos décisions, bien, plus qu'on prend confiance, plus qu'on arrive à faire des petits pas, des gains, et à voir le positif, bien, on l'a. prendre le contrôle puis là on peut amener l'enfant à prendre le contrôle et à pas juste suivre ses amis pour pas déplaire, pas être capable d'exprimer ses opinions, pas être capable d'exprimer ce qu'il a envie, mais de l'amener à se réaliser.
- Speaker #0
Oui, et plutôt on va les prendre plus au renfort des adultes qui sont bien dans leur peau, qui sont capables de prendre des décisions. et qui savent reconnaître les moments où ça, ça ne m'appartient pas. Je retravaille à avoir mon positif, mon côté de fierté à l'intérieur. Donc, ça se termine là-dessus pour aujourd'hui. Si vous avez aimé ça, on vous encourage à vous abonner à notre chaîne Sainte-Énuronne. Et puis, on se souhaite de passer une excellente semaine. On vous dit à la semaine prochaine
- Speaker #2
au dessus bye bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous bisous-pisos-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix-pix Tout à coup elle hausse la voix, il improvise, il se trompe, mais le dévise. Là-haut, à force de jouer quelqu'un, il découvre qu'il vaut bien plus qu'il ne croit. C'est une neurone, ça bouge là-haut, des mots qui tournent dans leur cerveau. Ils apprennent la vibranche ou en déroulent. Calmez l'orage qui serre le dos, scène des neurones, les cœurs sont pleins, la peur s'incline leur main dans le...