- Speaker #0
La citation du jour qui nous vient du dramaturge Georges Bernard Chat. Nous ne cessons pas de jouer parce que nous vieillissons, mais nous vieillissons parce que nous cessons de jouer. Salut Charles
- Speaker #1
Bonjour Caroline Alors,
- Speaker #0
c'est nos prénoms respectifs. On n'est pas habitués de s'appeler comme ça.
- Speaker #1
Non, effectivement. Dans la vie, on est deux amoureux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et notre amour des enfants et de leur bien-être nous amène à vous présenter ce podcast « Scènes et neurones ». C'est notre tout premier épisode complet. Et aujourd'hui, on va vous démontrer à quel point le théâtre n'est pas seulement un art, mais aussi un outil puissant de transformation du cerveau.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Donc, on enseigne tous les deux. Puis, on enseigne les arts dramatiques tous les deux. Moi, ça fait déjà presque 25 ans, ce qui me rajeune pas tellement. J'ai enseigné au secondaire, maintenant j'enseigne au primaire. Je suis aussi comédienne et j'ai mon école de théâtre, le Studio Catarsis, qui est situé à Sainte-Julie.
- Speaker #1
Moi, ça fait moins longtemps que ça que je suis dans l'art dramatique, mais ça fait quand même très longtemps que je suis dans le milieu de l'enseignement. Avant ça, j'ai une formation de biochimiste, donc de là le côté neuroplasticité, sur lequel on élaborera plus au prochain épisode. Mais au quotidien, on voit des enfants qui vivent toutes sortes de problématiques et avec lesquelles l'art dramatique... peut les amener à éclore.
- Speaker #0
Effectivement, on voit beaucoup de jeunes qui ont peur du jugement, qui ont peur de faire rire d'eux, qui ont peur... Mon Dieu. La peur est présente un peu partout. Qu'est-ce que tu vois toi aussi à l'école ? On a peur de se faire juger, de se faire abaisser. On a peur de monter sur la scène parce que c'est un peu un milieu inconnu. On a peur de se tromper. On vit aussi avec des enfants qui ont de plus en plus d'anxiété de performance. On en parlera éventuellement, mais c'est des peurs qui sont réelles. Et par le théâtre, c'est ça qui fait que c'est un peu bizarre. On dirait que c'est contradictoire et non, au contraire. Les enfants qui sont amenés tranquillement, pas vite, à monter sur une scène, à faire de l'art dramatique, ils arrivent éventuellement à passer par une certaine crainte.
- Speaker #1
C'est ça, parce que c'est des problématiques qui ont... toujours existé, mais on le voit amplifier, tu sais, avec tout, justement, l'utilisation des écrans, les réseaux sociaux, on les voit partout et ils se sentent de plus en plus jugés dans les moindres détails. Puis on a beaucoup de jeunes, tu sais, c'est un peu, on a plusieurs exemples qu'on pourrait utiliser. Moi, je pense toujours, l'année passée, j'avais une jeune, elle était toute douce, toute mignonne, une petite de première ou deuxième année, mais qui ne disait pas un mot. Je sais très bien si je savais son nom.
- Speaker #0
Je me souviens.
- Speaker #1
Puis, elle me regardait avec un beau sourire, mais essayer de lui faire jouer quelque chose, de lui faire dire une réplique, c'était une montagne. À travers, ce qu'on fait, c'est d'avoir des petits pas, de bâtir la confiance, puis on en reviendra sur les liens avec le cerveau par rapport à ça. Mais je l'ai vu, je l'encourageais petit à petit, sans y mettre trop de pression. Puis, pour quand ? Il faut quand même évaluer les élèves. Donc, à un moment donné, je disais... Regarde, cette fois-ci, je vais te permettre de venir, ce qu'on fait souvent, parfois au départ du moins, je vais te permettre de venir à récré avec ta partenaire. On va faire la scène, juste vous deux, il n'y aura personne qui va vous regarder, mais la prochaine fois, il va falloir monter d'un cran. Tu sais, peut-être avoir quelques personnes de la classe ou autre. Et première chose que je sais, le cours suivant, je propose pour un petit jeu d'improvisation pour commencer le cours et je demande s'il y a des volontaires.E t la première main qui s'est levée, c'est la petite qui venait de passer par-dessus ses limites, que c'était elle-même mise, puis de voir « Hey, je suis capable ».
- Speaker #0
Dans ce cas-là, en fait, ça s'est fait quand même rapidement. Il y en a que ça prend plus de temps. Mais tu sais, quand on dit un petit pas à la fois, c'est pas juste des belles phrases, mais c'est vrai qu'il faut les mettre en application, et surtout avec les jeunes qui ont ces peurs-là, parce qu'ils ont peur pour vrai. Mais en même temps, il n'y a pas d'attaque de mammouth là que ça vient, mais c'est vrai que ce sont des vraies peurs. Donc, c'est d'arriver à faire la distinction aussi quand on est enseignant, on est parent, quand on est un adulte, entre, je vis réellement une peur, puis ça me tente, je ne sais pas, mais je pense que ça se voit quand même rapidement aussi.
- Speaker #1
On les détecte assez bien, puis comme je disais tantôt quand on préparait ça, c'est un peu comme quand on apprend jeune, ou même des fois moins jeune pour certains. À faire du vélo, par exemple. Bien, sur le coup, t'as à la fois peur de te ridiculiser devant ceux qui te regardent.
- Speaker #0
Bien oui.
- Speaker #1
Puis t'as peur de tomber puis de te faire mal. Mais à force de te pratiquer, d'y aller, à un moment donné, ça devient naturel. Puis c'est la même chose à travers ce qu'on fait avec les élèves. À force de faire des petits pas puis de voir des gains, de voir des victoires, après ça, bien, ils sont lancés puis ils peuvent faire un peu n'importe quoi.
- Speaker #0
Oui, puis il faut mettre de côté que... En art dramatique, ils font un peu, pas n'importe quoi, mais à la limite, ou il y en a qui se disent « oui, mais mon enfant ne veut pas devenir acteur ». Non, mais ce n'est pas nécessairement ça. Il y en a qui veulent, mais nous, ce qu'on veut, c'est les amener à être plus à l'aise, à prendre parole devant un public, parce que... Là, ils sont dans un contexte scolaire où, bon, on a les exposé au rôle, on en reparlera peut-être tantôt, mais éventuellement, ces enfants-là vont grandir, puis ils vont avoir à prendre parole. Il va falloir qu'ils passent par-dessus cette peur-là, ces craintes qu'ils ont. Plus jeunes on commence, mieux ça va par la suite. Donc, tu sais, lors dramatique, il ne faut pas minimiser l'impact qu'on a, je crois, sur la vie de ces enfants-là. Là, je prends ça la vie comme si on... C'est juste nous autres. Mais je veux dire,
- Speaker #1
On fait une différence. Oui, puis tu sais, je me souviens, rencontre de parents cette année, en début d'année, puis tu sais, justement, les parents étaient un peu mi-figue, mi-raisin à propos de ce qu'on amenait. Je leur dis, regarde, c'est ça, on ne fera pas Molière, on ne fera pas Shakespeare, du moins pas en partant. Moi, j'aime ça, oui,
- Speaker #0
Mais bon.
- Speaker #1
Mais tu sais, c'est ça, on va venir travailler sur leur estime, sur leur confiance, développer leur capacité de prise de parole, je veux dire, que ce soit pour le premier entrevue pour un emploi, que ce soit pour s'affirmer dans une discussion, un débat, un conflit dans la cour d'école, de savoir comment écouter l'autre aussi, parce que c'est ça l'art, c'est pas juste de jouer,
- Speaker #0
C'est d'écouter. C'est apprendre à travailler l'imagination, arriver à mettre dans sa tête des images, arriver à bouger, puis à s'exprimer même à travers le corps. On a beaucoup d'enfants aussi qui restent petits. Ou ils jouent avec le visage, je suis heureux, je ne suis pas heureux, je suis en colère. Mais là, quand tu leur enlèves la possibilité de jouer avec le visage, ils ne savent plus quoi faire dans leur corps. Beaucoup restent vraiment figés. On leur apprend à ressentir les choses parce qu'on travaille beaucoup les émotions, à, comme tu disais tantôt, être à l'écoute, à l'écoute de l'autre, à l'écoute de ce qu'on dit, à l'écoute de ce qui se passe autour, de savoir réagir. Ça travaille vraiment beaucoup de choses et ça amène les enfants, surtout, ça a des moyens faits dans tout, mais je suis vendue. Mais les enfants qui vivent de certains cas, un certain niveau d'anxiété, ça les aide lorsqu'ils sont dans un personnage, lorsqu'ils jouent un personnage, de ressentir, de vivre toutes ces choses-là.
- Speaker #1
C'est ça, parce que même cette semaine, j'avais des mises en scène où... on devait jouer quelqu'un de peureux, de courageux, rentrer dans une maison hantée. Il y en avait qui avaient peur, mais qui étaient tout sourires. Ça ne marche pas. C'est de s'imaginer, c'est de faire des parallèles avec d'autres situations qu'ils vivent, qui se connaissent eux-mêmes. Comment je réagirais si je rentre dans une pièce qui fait complètement noir, dans leur maison ou quoi que ce soit, ou dans un lieu inconnu. Donc, c'est de les amener à mieux se comprendre à travers ça, qui va faire la différence en bout de ligne. Puis c'est là où l'art peut les amener à travers un personnage, à mieux se comprendre eux-mêmes par la suite.
- Speaker #0
Oui, puis le fait de jouer un personnage, une fois que l'enfant le comprend bien, que ce n'est pas sa propre personnalité, ce n'est pas lui, c'est comme il prête son corps, ça fait un peu d'autorique, mais quand il comprend qu'il joue un personnage, il y a beaucoup de choses à ce moment-là qui tombent. C'est-à-dire que les gens ne peuvent pas rire de lui, ils vont rire d'un personnage. Donc, ça aide aussi de se mettre dans la peau d'un personnage pour pouvoir aller un peu plus loin. Donc, quand on a fait un certain travail, un certain cheminement, bien, le théâtre, ça nous amène à jouer à peu près n'importe quoi. Puis nous, bien, notre travail, c'est de les amener à comprendre ça, parce qu'après ça, c'est tellement plus simple, plus facile, et ça apporte un calme à l'intérieur.
- Speaker #1
Puis c'est ça, puis les amener à comprendre. C'est là où la neuroplasticité embarque. Qu'est-ce que ça veut dire, la neuroplasticité ? C'est la malléabilité, comment le cerveau peut devenir souple. Mais pour devenir souple, il faut défaire certains nœuds. Plus jeune est l'enfant, plus facile c'est parce que le cerveau, à partir de l'âge de 7 ans, se fixe beaucoup avec les apprentissages jusqu'à ce moment-là. Mais donc, c'est à force de répétition, c'est à force d'exercice, c'est à force de différentes... Ils mettent dans différentes situations variées qui vont venir travailler la posture, qui vont venir travailler le corps, qui vont venir travailler la voix. Pas à pas, de prendre confiance d'une fois à l'autre. Ce n'est pas d'essayer d'arriver en haut de l'échelle complètement tout de suite. C'est justement de faire un barreau à la fois. On va y arriver parce que souvent, le problème où tu parlais tantôt de peur et d'anxiété. C'est qu'ils se voient là et qu'ils s'imaginent qu'il faut se grimper là d'un coup.
- Speaker #0
Oui, puis souvent, je leur dis aussi, n'ayez pas peur de... OK, on redescend un pas ou deux parce qu'après ça, on va pouvoir remonter. Donc, c'est de voir ça pas comme un échec, mais juste, OK, j'accepte de reculer d'un pas ou deux. Oh, la deuxième fois, ça va bien. La troisième fois, je suis plus sûre. C'est pas grave. OK, on recommence. On va y aller doucement. Quand on les écoute, ces enfants-là, quand on est vraiment à l'affût, ça fait une différence. Puis, un exemple que j'ai à te donner là-dessus, tu vois, il y a deux semaines, il y a des enfants qui étaient en panique, qui disaient « Ah non, on a un exposé en oral, on a un exposé oral, je suis stressée, je suis stressée ». Puis là, j'ai entendu, je les entendais dans l'école, moi j'enseigne à toute une école primaire, l'art dramatique, et là, je les ai pris à part, je leur ai dit « Mais c'est comme quand tu fais de l'art dramatique avec moi, c'est quoi la différence ? » Et là, ils ont réalisé, parce qu'ils ont quand même un bagage avec moi, ils commencent à être habitués. Et là, on dirait que ça a diminué l'anxiété. Ben oui, c'est vrai, c'est un peu comme, ben oui, quand tu fais un exposé oral, on dirait que c'est de la neuroplasticité, mais pas dans le bon sens. Ils se sont conditionnés à se dire, c'est épouvantable, c'est la fin du monde, je suis stressée, j'aimerais pas ça, qu'est-ce qui va se passer ? Alors qu'au moment où, là, je leur parlais... Ça fait comme peut-être trois ans, je pense, que j'étais avec ces enfants-là, qui ont réalisé, ah bien oui, c'est comme un jeu de théâtre. C'est comme une pièce. C'est comme un jeu où Caroline nous demande d'aller en avant. J'ai senti une pression descendre. Et c'est là qu'on se rend compte qu'on fait une grosse différence.
- Speaker #1
Puis c'est là aussi que, tu sais, pour faire du chemin, tu sais, à l'âge de tes élèves, je pense que c'était des cinquièmes années que tu me parlais de l'autre côté. Oui, oui, oui. Tu sais, moi... c'était mon pire cauchemar. Puis souvent, on discute avec des profs, puis on se rend compte que jeunes, il n'y a pas un prof qui aurait voulu être en avant non plus. Les exposés oraux, c'était leur pire cauchemar. Et c'était mon cas. Moi, j'étais un petit gars extrêmement timide, extrêmement gêné. J'étais bon à l'école, mais manque de moi de faire une expose orale. C'était comme, je me rongeais les ongles, je voulais me fondre entre la peinture et le mur, puis je voulais m'enfermer dans une armoire. Il n'y a rien. Mais c'était justement... Là où l'art dramatique, que je n'avais pas accès à l'époque, aurait pu m'aider à m'amener pas à pas, au lieu de me dire « mais non, t'es capable, vas-y », puis juste de se faire encourager, mais de les amener à prendre confiance d'une fois à l'autre, puis de faire « ah, c'est bon », puis de souligner les bons points à chaque fois. Moi, ça a été, et ça l'a été. pire en pire, honnêtement. C'est parce que je me répétais, justement, quand tu parlais de neuroplasticité dans le mauvais sens. Oui,
- Speaker #0
bien...
- Speaker #1
Je me répétais, si je ne suis pas capable, je suis pourri. Ils vont juste regarder mes défauts dans mon visage que je me dis...
- Speaker #0
Il y a des fois qu'ils ne savent même pas. C'est juste comme l'anxiété d'être en avant. Plus ils font des jeux d'art dramatique, plus ils se rendent compte aussi qu'à un moment donné, ils font de l'art dramatique. Presque tout le temps. Tu sais, je veux dire, ces enfants-là, quand ils sont dans la cour d'école, c'est ça, ils jouent des rôles. On en a des super timides qui font du Grandeur Nature, du GN. Bien, ils font du théâtre, mais ils ne se rendent pas compte qu'ils font du théâtre. Ça me fait rire.
- Speaker #1
Bien non, ce n'est pas du théâtre. C'est du Grandeur Nature. Si vous ne savez pas des jeux médiévaux, où on se met en guerrier, en champignon, peu importe.
- Speaker #0
Oui, exactement. Donc, bien voilà. Nous, on est là pour être à l'écoute avec eux.
- Speaker #1
C'est ça, puis justement, quand tu parles de ça dans le cours d'école, moi j'en ai une, élève cette année, qui est en troisième année, hyper timide, tu sais, il a tout pris avec ses amis pour qu'elle présente quelque chose, mais je la croise dans la cour d'école quand je surveille, il n'y a pas un plus grand clown dans la cour d'école.
- Speaker #0
Bien c'est ça, il n'est pas dans sa tête en train de faire du théâtre, il n'est pas en représentation, alors que oui.
- Speaker #1
C'est ça, mais... Elle n'est pas devant un public, là, elle n'est pas devant ses parents, mais pourtant, oui. Oui,
- Speaker #0
bien oui, il y en a. Mais bon, plus on va être à l'écoute de ces enfants-là, plus on va les comprendre aussi, plus on va les amener à se développer positivement et d'amoindrir les craintes, l'anxiété et la peur qui sont souvent là pour... J'ai le goût de dire pour rien, dans le sens qu'il n'y a pas de danger imminent. Donc, oui, je pourrais dire pour rien.
- Speaker #1
Tu sais, pour rien, mais tu sais, c'est parce qu'à la base, notre cerveau est conditionné pour craindre le pire. Du temps du mammouth, les hommes des cavernes, les femmes des cavernes, il fallait qu'ils se mettent en mode de protection, en mode survie. Donc, notre cerveau naturellement voit le négatif pour pouvoir réagir et pas faire comme je disais souvent à la blague aux jeunes, le stress, il est bon, il est là pour nous aider à réagir. À la base, c'est la gestion du stress qui est...
- Speaker #0
Parce qu'il n'y en a plus de mammouths. Puis c'est bon quand on est, c'est ça du stress, parce qu'on ne veut pas justement qu'on traverse la rue puis, oups, advienne que pourra, mais non.
- Speaker #1
Le char qui s'en vient, tu lui fais, « Allô ? » Non, ce n'est pas ça. C'est le stress qui va t'amener, avec l'adrénaline, à bouger de là, à te tasser. Mais c'est justement de voir comment le cerveau, c'est normal qu'il soit négatif. En fait, dans toutes les pensées qu'on a dans une journée, puis on en a, parce que notre cerveau continue à ruminer pendant qu'on dort aussi, on a de 60 000 à 70 000... penser dans une journée. Et là-dessus, le ratio, c'est du 80 % négatif pour du 20 % positif. Comme je dis souvent aux jeunes, pour chaque belle chose qu'on va te dire ou que tu vas penser de toi-même, tu vas recevoir un paquet de cochonneries. Tu vas te faire dire « Aïe, mes cheveux sont moins beaux que celui-là. » L'autre, il va te lancer une insulte. L'autre, il va être jaloux de toi. Puis l'autre, il va avoir un plus beau chandail. Qu'est-ce que tu vas retenir ? La belle affaire ou le paquet de cochonneries ? Malheureusement.
- Speaker #0
Oui, mais on est fait comme ça. Je veux dire, même les adultes, on réagit comme ça. Ta journée a super bien été. Oups, tu reviens à la maison en voiture, il arrive quelque chose, bien, ça vient de gâcher ta journée, alors que tout le reste a bien été. Mais je pense que l'humain est fait comme ça. mMis pour des trucs où jeunes... Ou bien moins jeunes aussi, mais là, parce que nous, notre clientèle, c'est les jeunes et les ados. Ce n'est pas des choses qui peuvent… On ne devrait pas mettre le focus sur une petite partie de la journée ou de ce qui s'est passé ou de ce qu'on a pensé, mais d'y aller vraiment vers le positif. Mais déjà, si tout petit, il pense de cette façon-là, il semble que le monde va aller mieux, la planète entière.
- Speaker #1
Ce n'est pas juste d'encenser ton enfant constamment, parce que ça ne l'aidera pas plus. Mais c'est justement de réaliser à quel point il y a des façons de dire les choses qui vont peut-être envenimer la situation, plutôt que de l'aider à moins prendre confiance et autres. Donc, c'est d'amener les choses d'une certaine façon qui peuvent toutes faire la différence. Parce que c'est sûr que si, par exemple, en mathématiques, tu dis « je ne suis pas bon, je ne comprends rien, je ne suis pas bon, je ne comprends rien », les résultats ne seront pas là. Mais c'est la même chose. Avec surmonter ses peurs du jugement, de se tromper ou autre, ou son anxiété d'être devant une foule, devant une classe.
- Speaker #0
Je suis capable. Je suis capable,
- Speaker #1
Je vais y arriver. Et c'est des mécanismes qui vont se faire de plus en plus automatiquement. C'est comme je disais à la base, j'étais très gêné plus jeune, où je me disais, ben non, je ne suis pas capable, je ne ferai pas ça, ce n'est pas moi. Mais juste te dire, je crois que je suis capable. Il suffit d'essayer. Ça ne veut pas dire que je vais tout réussir, mais juste de se mettre en action et de voir, des fois, ça va réussir. Des fois, je ne suis pas supérieur que ça, je ne suis pas pire que d'autres.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
de s'encourager comme ça, des petites victoires, c'est l'échelle. On va finir par la grimper.
- Speaker #0
Clairement. Puis moi, j'ai le goût de vous dire, pas vous laisser en mai, on est presque rendu déjà à la fin de notre podcast. Juste d'essayer un petit jeu à la maison. Puis ce serait le fun qu'à la fin de chaque épisode de podcast, on finit avec un petit jeu, une proposition à faire à la maison avec votre enfant sans lui dire que vous allez faire du théâtre, juste lui dire « Hey, toi là, si t'étais un super héros ultra courageux, comment tu marcherais ? Veux-tu me le montrer ? » Ça là, c'est déjà un petit pas. À la maison, souvent c'est plus facile devant papa et maman, et ça va être tranquillement pas vite d'amener ça plus loin. Mais un jeu comme ça, regarde-le, regardez, observez. C'est fascinant quand même de voir tout ce qui se met en action pour avoir l'air du personnage courageux. Je vous le dis, si vous faites ces petits exercices-là, de temps en temps, vous mettez en place les exercices qu'on va vous donner. Moi, je sais qu'il va déjà y avoir une amélioration. On ne les aura pas avec nous autres physiquement, mais essayez ces petites choses-là à la maison. Donc, si tu étais un pirate, je ne vous dis pas, au moins un pirate… Je l'ai dit encore courageux, mais trouve-moi un autre, un pirate téméraire. Bon, c'est un peu la même chose.
- Speaker #1
T'es quelqu'un qui... Juste de voir les différences de posture, de corps, parce que comme je disais tantôt quand on rentrait dans la maison hantée, t'auras pas la même posture si t'es confiant, si toi tu dis que t'as pas peur de quelqu'un qui est peureux ou qui est anxieux. Les épaules, comme il va être ramassé. Oui, oui. de comment, bon justement, si tu prends confiance que tu es téméraire, tu vas relever le corps, tu vas relever la tête, le menton, puis là tu vas le voir dans la posture. Et ça, c'est quelque chose qu'on peut amener le jeune à faire aussi quand vient le temps de faire une présentation. C'est juste de s'amener, prendre une posture, de reculer les épaules. C'est pas de bomber le torse,
- Speaker #2
de se vanter.
- Speaker #0
Oui, oui. Tantôt, je cherchais aussi d'autres exemples, mais ça pourrait être ce qui m'est venu en tête. Tu es un joueur d'un sport qu'il aime ou tu es une danseuse d'un style de danse qu'elle aime. Puis là, tu gagnes un prix. C'est le meilleur prix. Comment tu te sens ? Comment tu réagis ? Comment tu avances sur le podium ? Bien, tu vois, ça, bien, ça va les mettre tout de suite en action. Vous allez les voir réfléchir. Puis, ça ne peut pas être autre chose que d'avoir un sourire. Donc, vous allez voir, ils sont capables. Puis ça, c'est le premier petit pas. Je pense qu'on pourrait leur demander, à ces enfants-là, d'essayer. Juste devant papa ou maman, ou juste devant papa ou juste devant maman. Tranquillement, pas vite. Vous allez voir. On va faire des petits... petit miracle avec les enfants, puis après ça,
- Speaker #1
on va en faire des plus grands. Pas à pas. Puis c'est ça, là où la neuroplastie entre en jeu. C'est des pas à pas. C'est pas des solutions miracles qui, en une semaine, tout va être changé. C'est vraiment d'insister, de répéter jour après jour, puis c'est là que ça va fonctionner. Dans le prochain épisode, la semaine prochaine, c'est justement ce qu'on va explorer davantage, que je vais davantage vous expliquer justement comment ça va venir fonctionner. fonctionner parce qu'en science, on a longtemps pensé que le cerveau était fixe, qu'il y avait une zone pour le cortex visuel, cortex moteur et autres, mais il y a un principe de base au niveau scientifique, c'est que dans le cerveau, s'il y a quelque chose qui ne sert à rien, bien, ça va être remplacé. Il y a une autre zone qui va prendre la place pour développer d'autres choses. Et non, ce n'est pas à un certain âge que ça arrête, ça. Ça fonctionne moins vite. la transformation rendu un certain âge, mais il continue de se transformer tout au long de notre vie.
- Speaker #0
Donc, la semaine prochaine, je vous parle plus de neuroplasticité.
- Speaker #1
Et voilà.
- Speaker #0
Excellent. Donc, si vous avez aimé notre épisode zéro et notre premier épisode, on vous encourage fortement à vous abonner à notre chaîne de podcast Scène et Neurones, parce que nous, on a bien l'intention de continuer et de vous amener des pistes de solutions faciles pour amener votre enfant d'un... Un du point A au point B et du point B au point C. Et jusqu'à Z, double lettre, triple lettre, peu importe, mais on va les faire avancer.
- Speaker #1
Voilà. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci Charles.
- Speaker #1
À la prochaine.
- Speaker #0
Caroline.