- Speaker #0
Robert McKee a dit, un artiste, c'est quelqu'un qui transforme le chaos en sable.
- Speaker #1
Bonjour Caroline.
- Speaker #0
Salut Charles. Alors aujourd'hui, on se demande, et si le TDAH de ton enfant était un plus ? Si c'était un atout dans sa vie ?
- Speaker #1
Oui, parce que je trouve ça comme quelque chose de très négatif ou quelque chose de lourd.
- Speaker #0
Oui effectivement.
- Speaker #1
Il y a plus de recherches.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on peut arriver à canaliser l'énergie du TDAH si on trouve son... Si on arrive à trouver ce qui va faire vibrer les enfants qui ont un trouble déficitaire de l'attention avec de l'hyperactivité, à ce moment-là, on vient canaliser cette énergie-là. Puis, dans le théâtre, c'est une belle approche pour justement les enfants qui ont dans la tête des idées qui vont plus vite que tout le monde. Le théâtre fait en sorte que ces idées-là peuvent être exploitées et mises à profit pour des pièces de théâtre, pour une créativité d'écriture, pour une communauté de jeunes qui font aussi du théâtre. Donc, c'est un plus dans certaines situations.
- Speaker #1
Oui, parce que souvent, on rencontre des parents de nos élèves qui marchent sur des oeufs un peu par rapport à ça. Ils voient leur enfant comme « Ok, dérange-tu trop ? » etc.
- Speaker #0
Bien oui.
- Speaker #1
Mais c'est ça. Et parfois... je ne sais pas pour toi, mais moi-même, en tant qu'enseignant, par moments, tu sais, des fois, sans savoir nécessairement, en tant que spécialiste, tous les diagnostics de chaque enfant, on n'est pas au courant, est-ce que c'est juste un enfant qui est énervé, ou s'il y a autre chose, comme un PDH, donc la première approche n'est pas toujours la meilleure non plus, en tout cas.
- Speaker #0
Oui, parce que on est des humains, quand ça bouge beaucoup, puis tu essaies d'expliquer quelque chose, bien, tu as tout. toutes sortes de petits êtres humains devant toi qui ont chacun leur différence, qui ont chacun leur goût. Là, à un moment donné, ça devient difficile, puis je comprends. Et pourtant, je suis moi-même diagnostiquée TDAH et mon fils aussi. D'ailleurs, il a été avant moi, et c'est en lisant sur le trouble déficit de l'attention avec hyperactivité que je me suis retrouvée et que je demandais à aller passer des tests, et bien, c'est sorti positif. Je ne passais pas Les gens autour de moi me disaient « Ben oui, clairement. » Et tu vois, moi, je ne veux pas ça, je ne veux pas que je l'ai fait. Bon, alors voilà, c'est dit. Mais moi-même, le théâtre a fait une grande différence dans ma vie parce que justement, les textes, on les apprend rapidement. Ce n'est pas écrit de la même façon qu'un roman. Il y a des choses qui se passent différemment. Et quand tu te retrouves entre personnes qui ont cette excitation-là d'hyperactivité, de bougeotte, parce que j'en vois beaucoup, mais là, tu vois... on arrive à les amener dans leur univers créatif, puis là, on les amène à parler, à discuter, et c'est là qu'on a leur attention, et c'est sûr que je suis bien placée pour le comprendre étant moi-même une maman d'un enfant TDAH et moi-même TDAH. Voilà.
- Speaker #1
Moi aussi, tu sais, j'ai toujours su que j'étais hyperactif, tout le monde me l'a toujours dit, j'ai épuisé tout le monde, sans même me poser la question, je pense un jour, jusqu'à temps que je te rencontre.
- Speaker #0
Voilà, bien sûr.
- Speaker #1
Est-ce que je suis TDAH ? Ah non, c'était juste, j'arrête pas, je bouge, je fais plein d'activités, j'ai fait ça, ça me prend vite, pas que j'en ai plein.
- Speaker #0
Mais c'était la même chose pour moi au départ, t'sais, comme toi, même chose. Ben non, voyons. J'ai toujours dit, si moi je suis capable de le faire, tout le monde peut le faire. Ben non.
- Speaker #1
J'ai pas de temps à poser la question comme tu l'as faite autour de toi, puis avoir la réaction, mais t'sais, dans l'esprit de tout le monde, ça a toujours été évident que je l'étais aussi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est ça, c'est des réalisations des fois qu'on fait plus tard, mais c'est sûr qu'à notre époque, comparé à aujourd'hui, où les agnostiques sont plus fréquents, les démarches sont plus fatales. Mais tu sais, c'est ça, on le voit, on le comprend, puis nous-mêmes, comme je disais, parfois on dit aux enfants,
- Speaker #0
arrête de bouger,
- Speaker #1
concentre-toi, sois plus calme, parce que ça nous étourdit aussi, puis ça étourdit les autres autos parfois aussi qui essaient, eux, d'écouter. Mais tu sais, il y a comme un effet domino. en classe, bien souvent. On le voit beaucoup. Mais c'est ça, c'est de le voir, d'être rassuré. C'est bien correct. On lisait encore, il y a quelques jours, des études qui ont démontré au Kenya, je pense, en Afrique de l'Est, qui démontraient à quel point, depuis la nuit des temps, ça a été même... C'est là, depuis 50 000 ans, le TDAH. Le cas de la musique à l'époque. mais qu'on voyait que ceux qui avaient tendance à être plus hyperactifs et autres avaient un meilleur taux de survie parce qu'ils n'essayaient pas de... tout enlever d'un buisson avec quelques petits fruits, mais ils pensaient, oh, quel autre méthode. Oui, oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Donc, on le voit que ça peut devenir un atout, c'est de placer nos enfants dans le bon contexte.
- Speaker #0
Oui, dans le bon contexte, de voir qu'est-ce qui les intéresse aussi. C'est sûr que nous, on ne prêche pas notre paroisse, mais au niveau de l'improvisation, au niveau de la création d'idées, au niveau du jeu. Moi, je trouve ça fascinant quand je les laisse jouer, les amener à trouver des histoires entre eux, puis de voir qu'est-ce qui émerge de ça. Et là, pour une fois, on les laisse aller et on les écoute. Et c'est là qu'il se passe quelque chose. Puis souvent, ces enfants-là ont tellement d'idées et ça fait tellement de sens. Mais c'est parce que l'école n'est pas faite pour tout le monde. Ça fait longtemps qu'on en parle. Mais c'est parce que quand tu es enseignant, puis tu as 20 cas qui élèvent, il y en a un qui fait... Tu sais, tu as mené le vélo, tu fais... Le vélo, le velcro.
- Speaker #1
c'est terminé fais-le une dernière fois ok c'est fini il y a l'autre à côté qui replace sa chaise une plus fois qui n'est pas capable puis l'autre qui ouvre son pupitre puis qui la referme en deux minutes ça c'est puis il y en a un autre qui est couché sur le bureau on est super bien placé parce qu'on est enseignant je
- Speaker #0
suis bien placé comme je l'ai dit parce que je le suis j'ai un enfant aussi mais ça reste qu'on est des êtres humains puis qu'il y a des moments où c'est ça ok mais j'en peux juste plus même si je comprends tout ça mais comment on arrive quand même tu sais dans un autre contexte, dont les soirs, les fins de semaine, le matin peut-être, de bouger avant l'école, de stimuler la créativité de ces enfants-là pour que justement, le trop-plein évacue d'une certaine façon. Il y a le sport, mais tout ce qui émerge au niveau des histoires, de la façon dont ils vont créer des personnages, mais ça, c'est aussi intéressant de voir comment le cerveau bouge vite. C'est le fun de les voir créer. Il y en a une petite ici qui vient là. Tu te dis de qui je parle ? Tu te dis de qui je parle ? Mais elle a une imagination. Excusez-moi, et elle ne connaît pas, vous êtes dans mon salon. Ah bon, d'accord. Puis moi, j'ai embarqué dans le jeu. Ah d'accord, on s'excuse, mais est-ce qu'on peut avoir du thé ? Voici votre thé, est-ce qu'il est trop chaud ? Puis elle dit, bien voyons, d'où c'est que ça sort tout ça ? Mais c'est là, c'est toujours là, c'est juste que ça roule continuellement dans leur tête et on n'a pas le temps des fois de les écouter. C'est riche, vraiment. C'est un beau cadeau. Il faut juste le ramener dans un bon contexte.
- Speaker #1
On voit souvent des parents qui amènent leurs enfants ici pour la première fois et qui marchent sur des eaux. C'est là qu'ils bougent beaucoup. Est-ce vraiment possible que... Mais c'est ça, c'est de leur offrir un espace bienveillant, sécurisant, qui leur permet de se libérer de... trop plein, mais d'une autre façon, à travers leur créativité, qui devient de plus en plus stimulant. Puis, c'est comme, présentement, je fais de l'improvisation et que mes... Ça,
- Speaker #0
c'est génial.
- Speaker #1
Et je découvre des jeunes qui ne sont pas nécessairement tous TDAH, là, il y en a à travers, mais il y en a un couple, je suis comme, OK, c'est lui, ça ? Ou c'est elle, ça ? C'est comme... C'est ça. Donc, quand tu mets les jeunes dans le bon environnement... qui répond à leurs besoins. Les besoins, il y en a pour toutes sortes.
- Speaker #0
Tu vois, la session passée à l'école, on faisait de l'improvisation. Et à la fin, c'est que les jeunes affrontaient, les joueurs étoiles choisis par leur classe affrontaient les joueurs étoiles d'une autre classe. Et j'avais demandé d'avoir le gymnase. Je lui ai dit, oui, les autres vont aller. Tu sais, les classes, on ne peut pas venir voir. Et j'avais beaucoup d'enseignants qui étaient réticents. Ils disaient, non, mais là, tu sais, je dirais, c'est pas Raphaël, c'est pas... Non, mais ça va être l'enfer. Non, justement. Il y a un cadre, parce que l'improvisation, il y a des règlements. C'est vraiment chouette de les voir aller, parce que là, ils respectent les règlements, parce que c'est vraiment calqué, d'ailleurs, sur le hockey. Ils respectent les règlements, c'est compétitif. Il y a des enfants qui sortent. Habituellement, tu es toujours là, je ne sais plus ce que je vais faire avec, arrête pas de bouger, ils s'obstinent. Et là, d'un coup... Écoute, là, on le voit, ils sont pleins de potentiel. J'ai des enseignants, des membres du personnel qui sont venus me voir en me disant, « OK, mais je ne pensais pas que tu allais, de un, y arriver. » Je savais parce que je sais comment je structure tout ça. Puis de voir aussi les enseignants fiberglastés devant des élèves, de faire, « Bien, voyons, je ne peux pas. C'est Sam, ça ? » « Oui, bien, Sam qui ne dit jamais un mot. » Ou l'autre, « Bien non, lui qui fait toujours le clown, mais ce n'est jamais drôle, mais il y a une suite dans les idées. » Bien oui, parce que là, on le met dans un contexte où il... peu, c'est compétitif. Et là, tout ce qu'il a dans la tête, d'habitude, qu'il est obligé de retenir, il peut le laisser aller. Et puis, ils ont du vocabulaire, parce que ces enfants-là, ils ont un sens d'observation et de l'écoute. On a l'impression qu'ils ne sont pas là parce qu'ils font d'autres choses. Ça rentre en petit. C'est fascinant.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Tu le vis depuis très longtemps, parce que tu le disais toi-même tantôt, tu es un jeune qui est lui-même bien TDAH, je le vois aussi. Il y en a des choses qui se passent dans cette tête-là, puis à travers l'acting, à travers les auditions, les moments qu'il y a, on le voit aller aussi, puis on le voit à quel point cet environnement-là... vient lui permettre d'éclore, parce qu'il ne trouve pas toujours sa place non plus dans notre groupe. Tu sais, il détonne.
- Speaker #0
Oui, oui. Puis là, il a trouvé sa niche, c'est ça. Puis j'ai beaucoup d'enfants qui, des fois, sont un peu plus excentriques. Fait que déjà, juste au visuel, ah, les chaussures pas de la même couleur, les chandails, ils se promènent des plumes, tu sais, ils sont heureux là-dedans, mais c'est ça, c'est un parmi, je ne sais pas... peut-être pas toute une école, mais mettons un cycle ou deux cycles au primaire. Et là, on les amène tous dans le même endroit. Et là, ça se retrouve ensemble. Tu sais, ces petits êtres humains-là qui font « Hey, moi, d'habitude, je suis propre, mais moi aussi, mais... » Ils sont tous égales. C'est pas « Hey, c'est tout le temps moi qui se fais chicaner à l'école. » Non Ils sont tous ensemble. Puis là, ils sont « Hey, OK, mais on se comprend, nous autres. » Puis ils ont une prof, moi, qui les comprend aussi. J'en ai des enfants. qui ont de l'hyperactivité.
- Speaker #1
Donc, c'est de les encourager sans constamment les corriger, tu sais, c'est de leur laisser...
- Speaker #0
Puis de leur expliquer qu'il y a des règlements, puis qu'il y a quand même pas en arrière des réseaux. Puis là, ils savent. Puis là, au début, tu sais, honnêtement, les répétitions, c'est plus difficile, tu sais, parce que, bon, ça bouge, ça bouge, mais ils ont des idées. Puis là, je mets ça sur papier, puis en disant au spectacle, il y a de quoi qui se passe. Il y a vraiment une magie qui se passe. On dirait que tout ce qu'on a mis en place, Ça s'est passé sur quelque chose. Et là, ils vivent le feeling de le public, au bon moment. Donc, ils se font voir. Ils se font voir pas pour les mauvaises choses. Ils se font voir pour les bonnes choses au bon moment. Parce que là, on les a mis dans un contexte puis leur sien.
- Speaker #1
On pense souvent justement à cause de la scène puis que c'est leur cerveau qui poppe de l'un puis de l'autre. Si vous ne le saviez pas, le cerveau est très... d'un jeune TDAH ou d'une personne TDAH, peu importe, est très rapide.
- Speaker #0
Mais pas vraiment une vieille personne.
- Speaker #1
Non, pas vraiment. Il est très rapide, imaginatif, créatif. Donc, souvent, ces jeunes-là, sur scène, si, pour une raison quelconque, ils oublient une réplique ou quoi que ce soit, ils vont avoir le réflexe beaucoup plus que quelqu'un qui ne l'est pas et que là, va avoir... plus avoir tendance à figer, puis ne pas reprendre au bon, ne pas improviser pour suivre la scène comme si de rien n'était.
- Speaker #0
Ah oui, oui, c'est les meilleurs pour ça, pour être capable de sauver une scène, parler fort. De toute façon, ces enfants-là, ils parlent souvent. Curieusement, ils parlent souvent fort, plus fort que les autres. Mais pour nous, c'est parfait, là. On s'est durs à travailler la projection. Ça va, ça va, ça va. Puis, tu vois, j'ai une autre petite anecdote qui me pop en tête. Tu vois, j'ai... On est présentement en train de monter un spectacle, puis j'ai fait les auditions. Je leur ai demandé aux élèves quel rôle ils aimeraient jouer dans cette pièce-là. Et je regarde tout ça, ils passent leur audition. Ça, c'est à l'école. C'est pas à mon école, c'est pas au studio catharsis. Et j'ai une jeune qui me donne trois rôles, mais c'est pas un premier rôle, ce sont les deuxièmes rôles. J'ai envie qu'ils veulent les premiers rôles, puis je fais « non » , parce qu'elle, qui est une hyperactive ? Tu sais que quand même, tu sais que certains, comment on dit ça, certains défis, je suis pas mal sûre qu'elle, le premier rôle, est capable. Puis, depuis le début de l'année, j'en vois aller, puis tu sais, c'est ça, c'est, l'élève, t'es pas toujours facile, tout ça. Et là, je me suis lancée, je me suis fait du zone premier rôle. C'est incroyable, là. Tu sais, autant, je pense que mais à bout des profs, là, par son impulsivité aussi, parce que souvent, ça va avec. par sa façon de répondre, par qui elle est. Mais là, elle a tellement pris ça au sérieux. Premier rôle, je pense qu'il y a 79 répliques. Elle a commencé beaucoup la 5e, 6e année. Et elle n'a pas fait une faute de français. Elle est tellement fière que je lui ai dit, écoute, je ne sais pas si tu es d'accord, mais je te donnerai un premier rôle. Je sais que tu veux un deuxième, je te donnerai un premier. Je sais que tu peux. Je suis tellement tombée, là. Je l'ai découvert, ça fait deux... Bien non, peut-être plus que ça, mais... que j'arrive à mettre le doigt sur des élèves qui ont fait « Ah non, c'est pas qu'il n'y a plus rien à faire, mais je t'aboutis. » Que là, je les déniche. Écoute, c'est une satisfaction personnelle, mais ces enfants-là, t'imagines-tu que là, ils partent de... l'estime correcte, mais là, wow Ils me donnent ça, puis moi, je rentre là-dedans et je fais « Ah oui, let's go, c'est bon » Fait que là, plus je leur dis, plus... C'est pas l'égo, mais ils en prennent puis ils veulent être fiers, ils veulent qu'on soit fiers de ça aussi.
- Speaker #1
C'est ça, parce qu'ils sont dans un environnement qui est sécurisant, sécuritaire pour eux, puis à travers ça, bien, ils réalisent que c'est beaucoup plus le théâtre qui s'adapte à eux que l'inverse.
- Speaker #0
Clairement, oui.
- Speaker #1
Et donc, c'est un environnement qui change notre regard sur l'enfant, sur le jeune. Ça sera la même chose avec les vôtres. Et qui transforme donc le développement. Parce que si on change notre regard, on va changer notre approche, on va changer notre attitude envers l'enfant. Puis, c'est la même chose qu'on vous propose. C'est d'essayer de voir, prendre du recul et de les mettre dans différents environnements. Parce que, tu sais, pour faire une analogie par rapport à ça, tu sais, moi... côté plus neurosexuel. Oui, oui,
- Speaker #0
ben oui,
- Speaker #1
ben oui Il y a une expérience qui m'a toujours fasciné d'un chercheur très connu, Bruce Lipton, qui avait fait beaucoup de recherches sur les cellules souches, cellules qui partent, donc on peut régénérer tout. Et sur les cellules souches, il avait pris un lot de départs, il les a multipliées, il les a mis dans trois milieux différents. Au laboratoire, on appelle ça des pétriques. C'est des cultures pour les alimenter. Et il y a un tiers qui s'est développé en cellules musculaires, naturellement, un tiers en cellules osseuses, puis un tiers en cellules graisseuses. Donc, naturellement, ça a été ça. Et là, pour faire des tests avec ses assistants et tout, bien là, ils ont pris, par exemple, une portion, du moins, des cellules musculaires. OK, on va échanger d'environnement, voir ce qui se passe. Et rapidement, c'est tombé... malades et on voyait qu'ils dépérissaient. Et les assistants ont fait « OK, qu'est-ce qu'on devrait rejeter ? Qu'est-ce qu'on devrait faire pour qu'ils reprennent...
- Speaker #0
Vie ou pas,
- Speaker #1
pas. Qui reviennent saines. Et Bruce Lipton leur a simplement dit « Retournez-les à tout ce qu'il y a. Remettez-les dans l'environnement qui était sécurisant, qui était...
- Speaker #0
Dans lequel il était bien, en tout cas, pour se développer.
- Speaker #1
Pour se développer. C'est un peu la même chose quand on a de la verdure à la maison. Une plante, parce qu'on a un nouveau meuble, on la déplace quelque part, puis là, tout d'un coup, un peu moins de soleil ou trop de soleil, puis là, elle est périte, puis si on la replace à l'endroit initial, au bout de quelques temps, elle va de nouveau croître et verdir. Donc, c'est ça qui se passe. Quand on place un jeune dans l'environnement approprié pour lui, on peut faire de la magie.
- Speaker #0
On en fait de la magie, mais c'est beau de voir ça et de constater quand l'enfant fait. Écoute, il se passe quelque chose. Et de positif, là. On n'est plus dans le négatif, là. On est dans le positif, thumbs up, là. Écoute, il y a des choses qui se placent. Puis oui, c'est comme de la magie.
- Speaker #1
Et, tu sais, puis moi-même, tu sais, tantôt, je parlais que jeune, je n'avais pas de diagnostic et tout, mais je réalise en revisitant dans ma mémoire tout ce qu'est toute ma jeunesse et même lui, à quel point cette hyperactivité-là, bien, tu sais, j'avais énormément de... capacité de concentration en classe. Je me prenais toutes sortes de trucs pour le faire.
- Speaker #0
Tu compensais ?
- Speaker #1
Je compensais. Pas pour déranger, mais je trouvais d'autres façons de m'occuper de l'esprit. En écoutant, ça allait. Mais par ailleurs, je m'en créais des univers parallèles. Que ce soit à l'école, que ce soit à la maison, que ce soit avec les amis, le nombre de choses que j'ai inventées de jeux, de... personnage fictif, pas parce que j'étais seul, mais parce que je me sentais bien là-dedans, je réalise à quel point avoir eu l'art dramatique dans ma jeunesse m'aurait aidé à ce que le déclic soit beaucoup plus rapide que la capacité de m'exprimer comme je le fais aujourd'hui, d'avoir une classe qui n'a pas toujours été le cas. J'étais extrêmement gêné jeune et c'était un peu les murs. Mais ça m'aurait aidé à me propulser de manière beaucoup plus fulgurante. Aujourd'hui, je le réalise parce que je n'étais pas dans un environnement pour du cyber. Oui,
- Speaker #0
oui, oui, effectivement. Puis, tu sais, les gens ne cherchent pas nécessairement des cours de théâtre parce qu'ils disent « Ah, c'est pour les jeunes acteurs » . Tu sais, les jeunes acteurs, ici au studio, on en forme. Dans le sens qu'on fait des coachings, on les prépare pour les auditions. On le fait. Mais on a tout un autre côté où, justement, Tu peux être acteur, mais tu as le goût d'être dans cet environnement-là et de jouer. On te laisse toute cette belle opportunité-là de façon à encadrer avec des thèmes. On se répète, mais un cadre sécurisant. On a vraiment deux aspects. Souvent, c'est en explorant et en essayant qu'ils font « Attends, je pourrais peut-être en faire... Pourrais-tu faire des auditions ? » Oui, tu pourrais faire des auditions. Maintenant, il va falloir que tu arrives sur un plateau de tournage et que tu sois concentré. Mais ils y arrivent parce qu'ils sont intéressés. Du moment où tu t'intéresses à un jeune qui est captivé, c'est merveilleux. Il ne se mettra pas à sauter partout sur le plateau de tournage. Ça ne se peut pas. Je ne les enverrai pas, de toute façon. Ils sont capables de le faire. Et mon garçon, c'en est la preuve, d'ailleurs. Il est capable. Il fait ce qu'il a à faire. Quand c'est fini, il revient, il se trouve des amis. Il retourne sur le plateau. C'est ça.
- Speaker #1
C'est ça. Il faut trouver des moyens en mettant les jeunes dans l'environnement qu'ils veulent. Et beaucoup, j'y reviens, mais j'insiste, en changeant notre regard, en prenant un pas de recul, puis en essayant de mieux comprendre le jeune au lieu de lui imposer ce que tout le monde essaie d'imposer. C'est ça. Souvent, aussi, en milieu scolaire, c'est la quantité de jeunes et tout, puis le temps qui manque, là, mais...
- Speaker #0
À un moment donné, faire des mathématiques en faisant du théâtre, c'est pas donné à tout le monde non plus, tu sais. Non, mais c'est vrai. Bon. Mais, par contre, moi, je dis que c'est important de les écouter et d'écouter l'univers qu'ils ont à nous raconter. Souvent, on n'a pas le temps, mais si vous preniez le temps, c'est fascinant. Fait que, je peux proposer le jeu de la semaine, dans le fond. Donc, là, le jeu de la semaine, un, ça va être de les écouter. leur proposer, on va se raconter une histoire, on va créer une histoire ensemble. Je vais dire une phrase, je vais commencer, il était une fois deux enfants sur un trottoir qui regardaient le soleil. Toi, tu continues. Quelle est la phrase à toi ? Là, on s'échange les phrases. J'en dis une, tu en dis une. Si on est trois, on fait le tour comme ça pour que ça crée une histoire. Et là, vous allez être obligés d'être à l'écoute. Il faut prendre un temps, c'est vrai. Mais là, en famille, vous allez créer des histoires et ça peut devenir un moment super chouette, même avant le dodo, sans que ça devienne un point d'excitation. Juste d'avoir un parent, premièrement, qui les écoute et de voir dans qu'est-ce qui se passe dans sa tête, comment c'est fascinant l'univers qu'il peut y avoir là-dedans. Et souvent, ils ne cherchent pas longtemps, les enfants. Ça vient assez spontanément. Ils ont déjà tout ça en banque. Ça attend juste de sortir et de voir le jour. Fait que, essayez ça. Je recommence. Tu continues jusqu'à temps qu'on arrive à une fin. Bon, là, ça fait une demi-heure. Vous pouvez mettre une fin à ça. Vous êtes quand même maîtres du jeu, OK, en tant qu'adultes. Mais je vous encourage à le faire. C'est vraiment, vraiment chouette. On peut commencer avec juste... Je te dis un mot. Tu me dis un mot. C'est peut-être penser à quoi ? Une suite de mots logiques. Ça commence avec l'histoire. Ça va bien le faire.
- Speaker #1
Puis donc, ça va pas mal conclure notre épisode de cette semaine.
- Speaker #0
On va prendre du décharge.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
ça va vite.
- Speaker #1
La semaine prochaine, on va aller un peu dans un autre... mais toujours dans le bien-être du jeune. Ben oui,
- Speaker #0
c'est ça que je voulais dire.
- Speaker #1
De voir comment l'image corporelle est formée beaucoup plus jeune qu'on pense. Il y a des études qui m'ont, quand j'avais fait des recherches il y a plusieurs années là-dessus, m'avaient jeté à terre. Et de voir comment, à travers encore là, l'art dramatique et autre et la scène, on peut amener le jeune à se sentir bien dans son corps grâce au mouvement et en amenant toutes sortes d'exercices.
- Speaker #0
Effectivement. donc la semaine prochaine. Donc là, moi je vous invite à regarder un petit peu notre site web le Studio 4R6. On offre toutes sortes de choses. On offre des cours, on offre des coachings puis à l'occasion, une fois par mois, deux mois à peu près, on fait des jeux d'évasion en famille. Donc si vous avez un enfant TDAH qui a beaucoup de créativité, vous allez le voir si vous essayez le jeu. Quand vous venez ici dans notre univers, on prépare ça. spécialement pour nos jeux d'évasion, qu'on fait pour les familles. C'est vraiment les familles avec des enfants à partir de 6 ans qu'on peut faire les jeux d'évasion. Nous, on est sur place, on dirige le jeu. Vous allez voir aussi comment c'est le fun parce que, de un, on les voit s'émerveiller devant des univers. Moi, je crée avec toi des univers le fun à chacune des pièces. Vous allez voir que c'est chouette ces moments-là. Puis en même temps, ça vous permet de voir le studio. Des fois aussi, ça peut être une crainte. Là, ça va vous permettre de voir le studio. Donc, suivez-nous parce qu'on l'annonce, quoi, à peu près un mois avant ?
- Speaker #1
Ça dépend des fois.
- Speaker #0
Au gestionnaire des affaires plates. À peu près. Puis, ça se boucle quand même rapidement parce qu'on fait une journée de 10 heures. On prend 10 familles. Puis, je vais commencer avec vous.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Hé Chouette Bien oui, à la semaine prochaine
- Speaker #2
Dans le noir de la salle, une voix qui s'emballe, un enfant qui respire, prêt à se laisser tirer. Elle tremble sur la réplique, son cœur court, sa gorge pique, on lui dit regarde-moi. Tout à coup, elle ose la voix, il a un gros... Puis ils se comptent, mais le risque, la honte, la force de jouer quelqu'un. Ils découvrent qu'il vaut bien plus qu'ils ne croient. Scènes et neurones, ça bouge là-haut. Des mots qui tournent dans leur cerveau. Mais apprennent la vie, branche ou en déroule. La calme et l'orage qui serrent le dos. Scènes et neurones, les cœurs sont pleins. La peur s'incline, l'eau...