Speaker #0Bienvenue dans Seconde Vie Intérieure, je suis Marlène, thérapeute, et j'accompagne les femmes à se reconnecter à elles-mêmes, à traverser leur blocage émotionnel et à se choisir enfin. Si tu m'écoutes aujourd'hui, c'est peut-être parce que tu sens que quelque chose bouge en toi. Même si tu continues d'avancer, même si tu fais ce qu'il faut, à l'intérieur, tu sais que tu arrives à un tournant. Ce podcast est né d'un moment où j'ai compris que même quand tout semble bien, on peut se sentir en décalage et qu'on ne peut plus faire semblant très longtemps. J'ai alors créé cet espace pour déposer, comprendre, respirer et se rappeler qu'on a le droit de changer. Je te partagerai mon vécu, mes prises de conscience et des clés de transformation pour une vie plus animée. La seconde vie intérieure commence le jour où tu te choisis. Je te souhaite la bienvenue dans ce nouvel épisode qui est un épisode qui me tient à cœur et que je souhaitais te partager. Il y a quelque chose dont on parle peu quand on commence à se choisir. On parle de poser des limites, on parle d'oser dire non, on parle du fait de s'écouter, mais on parle moins de ce qui vient juste après. Et ce qui vient juste après, c'est la culpabilité. Et cette culpabilité, elle ne vient pas toujours des autres. On pourrait croire qu'elle est liée au regard extérieur, à ce que les autres... pensent, disent ou projettent même. Mais ces derniers mois, j'ai compris quelque chose. La culpabilité la plus forte, c'est celle que je me mettais moi-même. Celle qui apparaît même quand personne ne dit rien. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ? Alors ouais, pendant très longtemps, je pensais que si je me choisissais, quelque chose n'était pas normal. Comme si je n'avais pas vraiment le droit, tu vois, le droit d'être bien, le droit d'être en paix, le droit de faire des choix qui étaient juste pour moi. Il y avait cette sensation étrange à l'intérieur, comme une petite voix qui me disait « Tu penses à toi ? Ok, mais à quel prix ? » Et cette culpabilité, elle ne s'exprime pas toujours de façon évidente. parfois, elle est très discrète. C'est ce moment où tu hésites avant de dire non, ce moment où tu te justifies alors que tu ressens que c'est juste, ce moment où tu poses une limite et où quelques heures ou quelques jours après, tu te mets à douter. Est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que j'ai été trop dure ? Est-ce que j'aurais dû faire autrement ? Et parfois même, tu reviens en arrière. Je me suis rendue compte que cette culpabilité ne venait pas vraiment des autres. Même quand les autres ne disaient rien, elle était là. Elle venait de ce que j'avais intégré depuis mon enfance, de ce que je pensais devoir être de par mon éducation et de l'image que je voulais continuer à tenir envers la société. Alors oui, on m'avait appris à être disponible, à être présente, à faire passer les autres avant moi. On ne m'avait pas appris à me choisir sans me sentir coupable. Et puis, il y a une culpabilité encore plus profonde que j'ai envie de te partager. Celle liée à mes trois enfants. Parce que oui, je suis mère avant tout et dans mon histoire, j'ai fait un choix. qui n'est pas forcément celui que l'on imagine. Au moment de mon divorce à l'île de La Réunion en 2023, mes enfants ont fait le choix de suivre leur père en métropole et je suis restée quelques temps à La Réunion. Et ensuite, j'ai moi-même suivi quelques mois après, justement par culpabilité d'être loin d'eux. Mais très vite, j'ai senti que je n'étais plus à ma place, que quelque chose en moi s'éteignait. Et j'ai fait un choix difficile. Le choix que j'ai fait, c'est celui de revenir vivre à La Réunion, l'endroit où je me sens alignée, l'endroit où je me sens moi. Et ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire être loin d'eux au quotidien, ne pas vivre... tous les moments. Ne pas être présente comme une mère peut l'imaginer. Et ça, ça vient forcément toucher quelque chose. Il y a un manque, il y a des questions, et il y a parfois cette culpabilité qui revient. Mais en même temps, je sais pourquoi j'ai fait ce choix. Je sais que je leur montre aussi autre chose, une autre façon de vivre. une ouverture, la possibilité de découvrir, de venir sur l'île et de vivre des moments différents autrement. Et surtout, je leur montre une chose essentielle, qu'on peut faire des choix alignés, même quand ils ne sont pas les plus simples. Et j'ai dû accepter quelque chose de difficile. On peut aimer profondément et ne pas être présente comme... On l'aurait imaginé. On peut faire de son mieux et ressentir du manque. Et ce que j'ai compris avec le temps, c'est que la culpabilité n'est pas un signal que tu fais mal. C'est souvent un signal que tu fais autrement. Et parfois même, c'est un automatisme. Tu fais un choix juste pour toi. Et immédiatement derrière, tu te juges. Sans même t'en rendre compte. Et entre ce que tu faisais avant et ce que tu es en train de devenir, il y a un espace. Cet espace te permet d'apprendre à te respecter, à t'écouter, à poser des limites, mais aussi à assumer ces limites sans te justifier. Et tout cela ne se fait pas en un jour. Aujourd'hui... Je sens que mon énergie change, me respecte davantage, je m'autorise de plus en plus à dire non. Mais je vois encore ces moments où je doute, et c'est ok. Ces moments où je cherche les bons mots, et c'est ok. Où j'ai du mal à exprimer clairement mes limites, sans me sentir mal après. J'apprends encore et toujours, petit à petit. Peut-être que toi aussi, tu es... Dans cet espace, tu commences à te choisir, tu poses des choses, tu ressens que c'est juste, mais derrière il y a encore cette culpabilité. Alors je te pose juste une question, est-ce que cette culpabilité est vraiment le signe que tu fais mal ou simplement le signe que tu es en train de faire différemment ? Et si cette culpabilité faisait simplement partie du chemin, le temps que tu apprennes à te choisir pleinement. Parce que se choisir ne devrait pas être quelque chose qui fait douter. Se choisir, c'est apprendre à être en accord avec soi. Alors je te laisse sur cette fin d'épisode avec cette phrase. J'ai le droit de me choisir même si cela bouscule. Je vais te la répéter. J'ai le droit de me choisir même si cela bouscule. J'espère que cet épisode t'aura apporté une respiration, une prise de conscience ou simplement ce sentiment précieux que tu n'es pas seul. Si ce que tu viens d'écouter a résonné, prends un instant pour sentir ce que ça vient toucher en toi. Tu peux partager cet épisode à une femme qui en aurait besoin. Et si tu souhaites apporter ton soutien, n'hésite pas à t'abonner et à laisser une note ou un commentaire. Pour continuer ce chemin ensemble, tu trouveras tous les liens vers mes réseaux sociaux dans la description de ce podcast. J'ai hâte de te retrouver très bientôt pour le prochain épisode. Merci d'avoir été là. Et n'oublie pas, la seconde vie intérieure commence le jour où tu te choisis.