- Speaker #0
Ça s'appelle Papayoux, tu la crées tout seul et tu continues l'aventure seule.
- Speaker #1
Pour l'anecdote, c'est que je ne pensais pas qu'il y avait un cadre réglementaire à tout ça. Je suis allé voir mes banquiers et je leur ai dit, je voudrais lancer un business de financement participatif, de canyote en ligne. Comment on s'organise ? On ouvre un compte pro et je reçois les dons sur votre compte pro. Et puis les gens me regardaient d'un air bizarre et me disaient, attendez, je vais me renseigner avec mes responsables.
- Speaker #0
Tu fais tout ça tout seul ?
- Speaker #1
Je travaille beaucoup,
- Speaker #0
oui. Bientôt avec des agents IA.
- Speaker #1
J'ai à cœur d'automatiser tout mon business, depuis le début, même avant l'IA. Le plaisir que je tire dans cette activité, c'est l'automatisation.
- Speaker #0
Il semblerait que tu aies trouvé la martingale parce que moi j'ai pensé que sans budget marketing tu pourrais croître de 10-15%. J'ai regardé tes chiffres, non t'as fait beaucoup mieux, tu as multiplié ton business par 7 en 10 ans. La dernière année t'as fait plus de 45%.
- Speaker #1
Je dis souvent que Papayoux est résilient à traverser l'épreuve du temps parce qu'il y a eu tellement d'évolutions réglementaires depuis le début.
- Speaker #0
Bienvenue sur Show Me the Money, le podcast européen de la finance alternative. Je m'appelle Damien Guermonprez, je suis président exécutif de l'Emonway, l'établissement de paiement au service des places de marché. Nous allons ensemble tenter de décrypter la finance alternative à travers ceux qui la vivent au quotidien. Vous allez voir, ça bouge beaucoup, donc installez-vous confortablement, c'est parti ! Bonjour Sébastien Durand.
- Speaker #1
Bonjour Damien.
- Speaker #0
Fondateur de Papayoux.
- Speaker #1
Exactement, ravi d'être là.
- Speaker #0
Merci. Tu es le solo entrepreneur le plus incroyable que je connaisse. Tu l'as démarré il y a 12 ans, tu as 160 000 actifs, enfin dons, excusez-moi, cagnottes, avec plus d'un million de donateurs j'imagine, depuis 12 ans. Ça s'appelle Papayoux, tu l'as créé tout seul et tu continues l'aventure seul. Et donc c'est ça que je veux expliquer à nos auditeurs. Mais avant ça, on va, si tu veux bien, présenter le personnage.
- Speaker #1
Ok, très bien.
- Speaker #0
Voilà, Sébastien Durand.
- Speaker #1
Je m'appelle Sébastien Durand, je suis entrepreneur multi-casquettes et je suis fondateur de plateformes de financement participatif, dont Papayoux qui est dédiée aux événements festifs. Il y a aussi Papayoux Billet Free, qui est un peu plus confidentiel, c'est un outil de ticketing en fait. Et il y a aussi une troisième plateforme qui s'appelle Oui Solidaire qui est dédiée aux projets solidaires, à l'associatif, à l'entraide. et qui offre d'autres fonctionnalités et qui a une politique tarifaire un peu différente.
- Speaker #0
En fait, tu as fait quel genre d'études ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai fait des études d'économie, de finance, d'informatique à Dauphine.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que tu as bien été consultant ? C'est toi qui as été consultant pendant 15 ans ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça, exactement. Et ensuite ?
- Speaker #0
Unilog, Sopra, Sterea, etc.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. plutôt Capgemini, etc.
- Speaker #0
D'accord. Et ensuite, au bout de 15 ans, tu décides de créer ta propre entreprise.
- Speaker #1
Exactement. Au bout de 15 ans, ça me trottait dans la tête depuis un certain temps puisque je me revois en parler à mes collègues. J'avais envie d'une aventure entrepreneuriale, de ne plus travailler pour le compte d'une personne, mais de ne plus avoir de lien de subordination, de ne plus avoir de patron, mais de rendre des comptes qu'à mes clients et surtout créer quelque chose à moi dont je suis totalement responsable et qui... qui serait en fait quelque chose d'appréciable, satisfaisant dans ma vie. Vraiment un projet personnel qui pourrait à la fois m'éclairer, mais m'épanouir également.
- Speaker #0
Là, tu as gagné parce que tu n'as pas d'investisseur, tu n'as pas de patron, tu n'as même pas de collègue. Tu as Léa de Papayoux qui est un avatar.
- Speaker #1
Alors Léa a existé dans le passé. J'ai racheté les droits de Léa.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que je trouvais ça cool, parce que ça a créé une sorte de fil rouge. Non,
- Speaker #0
mais elle est très bien.
- Speaker #1
Et voilà, et effectivement, je n'ai pas d'investisseur, parce que j'ai toujours souhaité ne pas être dilué, ne pas perdre le contrôle, et surtout ne pas remettre en cause, si j'avais eu des investisseurs, l'identité de Papayoux. Parce que je suis sûr qu'on me l'aurait peut-être remanié. Parce que Papayoux est un...
- Speaker #0
C'est bien d'où ce nom Papayoux ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Papayoux est tiré de la Papayoux, le fruit. D'accord. D'ailleurs, les fruits qui, à une certaine époque, ont donné des noms à un certain nombre de solutions techniques. Au premier rang desquels, Apple. Mais il y a eu Orange aussi. Et il y a eu Blackberry, il ne faut pas oublier. Il y a Raspberry également. Après, il y a eu Lemonway, il y a eu Mango Pay, il y a eu Lemonway. Il y a même, je crois, un Lemonway Squeezie aux Etats-Unis qui a été racheté par Stripe.
- Speaker #0
Explique-moi, il y a un Leetchi. C'est Leetchi qui t'a donné l'idée ?
- Speaker #1
Il y a Leetchi aussi. C'est vrai que je vais garder le meilleur pour la fin, mais il y a Leetchi, effectivement. Et Leetchi, oui, parce que c'est parti de cela. C'est que moi, j'étais un gros adepte de Leetchi, un gros utilisateur. Et puis un jour, je me suis dit quand même, l'ITCHI, ça n'a pas l'air compliqué, ce qu'ils font. Et pourtant, la politique tarifaire me paraît un petit peu assommante. Je me suis lancé un défi. Je me suis dit, je suis persuadé que côté IT, je peux faire quelque chose, un espèce de MVP en quelques semaines, et proposer un tarif beaucoup plus accessible. Et c'est ce que j'ai fait. Et sachant qu'à cette époque-là, il n'y avait pas de concurrence. Il y avait le pot commun. Il n'y avait personne d'autre. Je me suis lancé là-dedans en me disant que je pourrais faire MVP en quelques semaines. La vérité, c'est que j'ai mis plusieurs mois à sortir quelque chose. Pour l'anecdote, je ne pensais pas qu'il y avait un cadre réglementaire à tout ça. Je suis allé voir mes banquiers et je leur ai dit « Ecoutez, je voudrais lancer un business de financement participatif, de cagnotte en ligne. Comment on s'organise ? On ouvre un compte pro et je reçois les dons sur votre compte pro. » Et puis les gens me regardaient d'un air bizarre et me disaient « Attendez, je vais me renseigner avec mes responsables. » J'ai vu la caisse d'épargne, par exemple, qui était totalement interloquée. Et puis, il y a une personne, je crois, du CIC, qui m'a rappelé une personne des affaires un peu spéciales, qui me dit « Mais en fait, votre activité, elle est totalement réglementée. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Vous devez vous adresser à un établissement de paiement. » Et donc, je me suis dit « C'est quoi un établissement de paiement ? » Et je suis allé sur les forums, et il y a une personne à bon samaritain qui m'a répondu, qui m'a dit « Je crois qu'il y a une boîte comme ça. » qui me rappelle quelque chose, s'appelle l'Emanuele, et qui est établissement de paiement, vous devriez la contacter.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est vrai que nous travaillons ensemble depuis 12 ans.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Depuis le début, c'est incroyable. D'ailleurs, je te demande, qu'est-ce qu'on n'a pas encore fait pour toi ?
- Speaker #1
Ah ah ah ! Qu'est-ce que vous n'avez pas encore fait pour moi ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on devrait développer pour toi ? Pour te satisfaire pleinement.
- Speaker #1
Si je devais être un peu impertinent, je dirais alléger les contraintes réglementaires.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Ce n'est pas de votre ressort. Et surtout, améliorer l'innovation sur les paiements.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça, c'est vraiment hyper important. Parce qu'aujourd'hui, quand je vois mes concurrents, il y en a certains qui ont, par exemple, qui ont basculé sur Google Pay, Apple Pay et d'autres solutions de paiement assez modernes. Pour l'instant, bon...
- Speaker #0
Mais ça, on l'offre.
- Speaker #1
Je sais, mais je suis dans le pipe.
- Speaker #0
D'accord, ça, du plus tard.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
c'est dans les cartons. Alors, comment fait-on pour diriger une entreprise ? Je ne sais pas comment tu fais. Lorsque la tech déraille, lorsque les clients ne sont pas contents, lorsqu'il y a une cagnotte à fermer, tu fais tout ça ?
- Speaker #1
Je travaille beaucoup, oui.
- Speaker #0
Bientôt, bientôt avec des agents IA.
- Speaker #1
Oui, oui. Alors, j'ai à cœur d'automatiser tout mon business depuis le début, même avant l'IA. En fait, moi, le plaisir que je tire dans cette activité, c'est l'automatisation. Moi, j'adore. J'étais consultant avant, donc mon boulot, c'était d'automatiser les process, optimiser les process et tout, et c'est ce que je fais. Et donc, je ne suis pas développeur. J'ai fait un peu d'informatique avant. Je ne suis pas développeur de métier, mais j'ai appris sur le tas, j'ai appris en marchant. Et j'ai effectivement multi casquettes puisque je fais un peu tous les boulots. Après, parfois, j'embauche des collaborateurs, plutôt des stagiaires, parce que je n'ai pas encore les reins et solides pour... embaucher des CDI. Et donc, ces personnes-là qui sont dévouées, plein de bonne volonté, m'aident pour à la fois le marketing, la communication, mais parfois aussi l'opérationnel, le design. Mais les sujets de crise, c'est moi qui les gère. Une fraude, un plantage, la plateforme qui crache, mon hébergeur qui crache, ça arrive. Voilà, Lemonway, l'API qui... qui tombe en rade et tout. Là, c'est brin bas de combat et je suis sur le pont, même le week-end. Enfin, voilà. En fait,
- Speaker #0
tu as des alarmes.
- Speaker #1
Oui, j'ai des alarmes dans tous les sens, bien sûr. Mais surtout, je regarde tout le temps. Moi, je suis un obsessionnel de ce que je fais, de mon business. Donc, je regarde tous les jours. Je regarde tous les jours si tout va bien.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ça marche bien.
- Speaker #1
Ça marche bien,
- Speaker #0
ouais. Moi, tu vas me dire comment tu recrutes tes clients parce que, honnêtement, tu n'as pas beaucoup de budget marketing.
- Speaker #1
Non, j'en ai un petit peu. Je n'ai pas beaucoup de budget marketing. Mais en fait, le problème, c'est que dans le B2C... Je pense qu'allouer trop de budget de marketing, c'est brûler, c'est mettre l'argent par les fenêtres. Parce qu'en B2C, le client se recrute, pour moi, c'est mon avis personne, via la réputation, le référencement naturel, et puis un petit peu de marketing, un peu de communication, bien sûr. Mais ça ne se recrute pas comme du B2B, en fait. On ne fait pas de phoning. Je n'ai pas une armée de commerciaux qui appellent.
- Speaker #0
Ce que tu dis est extrêmement important pour moi. En tant que business angel, membre de 50 Partners, je discute avec beaucoup d'entrepreneurs qui se lancent, parfois dans B2C. Je leur dis que c'est les vrais, c'est honnêtement très compliqué. Et il semblerait que tu aies trouvé la martingale parce que moi, j'ai pensé que sans budget marketing, tu pourrais croître de 10-15%. J'ai regardé tes chiffres. Non, tu as fait beaucoup mieux. En 10 ans, tu as progressé, tu as multiplié ton business par 7 en 10 ans. La dernière année, tu as fait plus 45%. en fait, tu te développes très bien. C'est ça qui est étonnant. Et tu n'as pas changé ton site de façon extraordinaire.
- Speaker #1
Non, non, mais pas de façon extraordinaire, mais il évolue quand même pas mal. Il offre une meilleure expérience utilisateur tous les jours. Tous les jours, il y a des améliorations, on ne les voit pas tout de suite. Mais l'an dernier, tu vois, c'est marrant ce que tu me dis, parce que 45%, oui, ça paraît considérable. Mais l'an dernier, j'ai eu deux stagiaires en marketing digital, marketing et marketing digital et réseaux sociaux. Elles ont fait un travail formidable, elles ont bien bossé. Et j'en ai vu les fruits tout de suite.
- Speaker #0
Il y a peut-être un investissement à faire. Oui,
- Speaker #1
il y a quand même un investissement à faire. Et donc, cette année, on recommence.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et effectivement, voilà.
- Speaker #0
Très bien, bravo. Tu as continué. Tu peux me parler du marché ? Parce que tu m'as dit au début, l'Ichi, le Pocoma, toi, il y a eu beaucoup d'autres qui ont disparu. C'est vrai. Pourquoi ont-ils disparu déjà ?
- Speaker #1
Alors ?
- Speaker #0
Et puis ensuite, quelle est la taille du marché ? Quels sont les profils des créateurs de cagnottes, des donateurs ?
- Speaker #1
Ce que j'ai envie de dire en premier, c'est que dans le domaine des financements participatifs, plusieurs plateformes peuvent coexister, contrairement à par exemple Doctolib, La Blackart ou Gateron ou The Winner Taxitool. Là, on a quand même la chance. On a quand même un ou deux gros acteurs qui prennent quand même 80% du marché. Et le reste, c'est partageant le reste du marché, mais ce qui est déjà pas mal. Donc ça, c'est une première chose. Les concurrents, j'en ai vu pas mal. J'ai vu pas mal de gratuits aussi qui lançaient leurs produits d'appel. Gratuit, il y a eu Paypal, il y a eu Lydia, il y a eu Morning, il y a eu même un...
- Speaker #0
Banquise, tu ne connais pas celui-là ?
- Speaker #1
Oui, si, bien sûr. Banquise, ils ont fermé au moment où je suis arrivé. J'avais rencontré d'ailleurs le patron de
- Speaker #0
Banquise. Un banquier d'affaires.
- Speaker #1
Oui, exactement. Il m'avait dit « je retourne en banque d'affaires » . Je lui ai dit « pourquoi ? » . Il m'avait dit « c'est plus excitant la banque d'affaires que les collectes » . Je lui ai dit « bon, très bien » . Je crois que c'est la société générale. Et donc, oui, j'en ai vu passer. La conclusion que j'en tire, c'est que c'est un marché assez difficile, avec des faibles marges, parce qu'il y a tout l'aspect réglementaire qui coûte beaucoup, beaucoup d'argent et beaucoup d'investissement en termes de dev. en termes de contrôle opérationnel, en termes d'ETP, ça coûte de l'argent. Et tous les modèles gratuits avaient peut-être de l'espoir en se lançant ce modèle gratuit pour effectivement conquérir une grande part du marché. Mais ils ont pris conscience que ça ne marchait pas comme ça et que le coût du contrôle coûtait tellement cher qu'il ne pouvait pas être gratuit. Donc, PayPal a jeté l'éponge. Il y avait l'IFPAY aussi, jeté l'éponge aussi. Morning, ils sont morts de leur belle mort. Morning, ça me fait marrer parce qu'à l'époque, c'était un concurrent quand même de poids. C'est énormément de marketing. Ils crémaient du cash, Il y a eu des tours de table. Et puis un jour, ils ont confondu les comptes de cantonnement avec leur trésorerie. Et là, la CPR leur est tombée dessus. Ils ont fermé. Je me suis dit, waouh, quand même.
- Speaker #0
Là, on peut expliquer qu'en effet, tu dois faire appel à un tiers de confiance, qui est un établissement de paiement, qui va collecter pour le compte de tiers. qui va. collecter l'argent des donateurs et qui va créditer les cagnottes que tu vas créer. Exactement. Les clients de cet établissement de paiement seront uniquement les créateurs de cagnottes, les autres étant des utilisateurs.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Le marché, à quelle taille, en France, par an, il y a combien de collectes à peu près ?
- Speaker #1
C'est super difficile à dire parce qu'en fait, les plateformes ne communiquent pas du tout sur leurs chiffres. Je sais par exemple que GoFundMe qui est une grosse plateforme américaine eux ils font des milliards et des milliards de flux, c'est impressionnant parce que la taille en fait elle est mondiale
- Speaker #0
On ne sait pas à combien ils font en France ils ne vont pas apparaître dans le baromètre FPF
- Speaker #1
En France ils peuvent, si ils apparaissent effectivement dans le baromètre FPF mais je n'ai pas les chiffres en tête et je sais que voilà il y a Il y a du potentiel, énormément de potentiel, mais en tout cas, ça se mesure en milliards de flux.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que le créateur de cagnottes est plutôt masculin ou féminin ?
- Speaker #1
Alors... Il est 50-50.
- Speaker #0
50-50.
- Speaker #1
Les deux, en général.
- Speaker #0
Est-ce que tu vois une différence entre WE Solidaires et les autres Papayoux ?
- Speaker #1
En termes de...
- Speaker #0
En termes de profil de créateur de canut.
- Speaker #1
En termes de profil de client. Il y a un tout petit peu plus de personnes morales et d'associatifs sur WE Solidaires. Mais la plupart du temps, ce sont les mêmes. Parce que d'ailleurs, mes anciens utilisateurs de Papayoux, parfois quand ils ont des obsèques ou une canut de Solidaire à faire, ils basculent sur WE Solidaires. Les deux sont connectés. Il y en a un qui fait du marketing pour l'autre.
- Speaker #0
Oui, Solidaire, par contre, est gratuit.
- Speaker #1
Oui, Solidaire fonctionne sur un modèle de pourboire facultatif.
- Speaker #0
Comme Eloasso.
- Speaker #1
Comme Eloasso, effectivement.
- Speaker #0
À ceux qui te disent Eloasso est gratuit, tu dis quoi ?
- Speaker #1
Non, Eloasso n'est pas gratuit, comme quelques autres qui ne sont pas gratuits. Parce qu'aujourd'hui, il y a une jungle des tarifs. Eloasso a fait ce qu'on appelle du nudge. C'est-à-dire qu'ils vont ancrer sur une proposition de pourboire qui est plutôt assez élevée, entre 5 et 10 %. Et après, les gens mettent ce qu'ils veulent. Mais à la fin, le but, c'est qu'ils laissent quand même un petit quelque chose pour financer les coûts. Parce qu'effectivement, chaque paiement coûte de l'argent. Parce qu'on donne de l'argent à Visa Mastercard, on donne de l'argent à la banque, on donne de l'argent à l'établissement de paiement. Donc, il y a toute une chaîne comme ça d'intermédiation qui coûte. Et pour survivre, en fait, on est obligé de se financer par un moyen ou par un autre. Si ce n'est pas la pub, ce sont les commissions. Si ce n'est pas les commissions, ce sont les pourboires. il n'y a pas de secret dans ce métier, c'est pour ça que tous les gratuits ont jeté l'éponge.
- Speaker #0
Tu fermes beaucoup de comptes ?
- Speaker #1
Oui, je ferme pas mal de comptes, un certain nombre de comptes, pas énormément, j'en ferme un certain nombre par prévention, avant le sinistre, en général. Je pense que 80% j'ai réussi, parce que j'ai un outil de machine learning, un outil d'IA machine learning qui me permet en fait de qualifier des Merci. les collectes qui sont suspectes ou qui ont un schéma qui peuvent mener à une collecte atypique, voire frauduleuse. Donc en général, je les arrête avant. Et puis quand la fraude a lieu, après, c'est d'autres procédures. Mais j'en ferme un certain nombre. Mais sur l'ensemble, j'en ferme assez peu finalement, parce que j'ai quand même pris conscience au fil des années que les tentatives de fraude avaient baissé quand même au fil des temps.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
À mesure que l'univers crypto augmentait, les plateformes de financement participatif, qui sont quand même hyper régulées, subissaient moins de fraude et moins de tentatives de fraude.
- Speaker #0
C'est incroyable la diversité des cagnottes.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
il y a d'autres fraudes. Et les gens inventent plein de choses pour se faire remarquer. C'est vrai, il y a la photo, il y a le texte. sensible aux petits messages donnés par les bienfaiteurs, les donateurs. Certains recueillent beaucoup et d'autres rien. Il y en a un qui dit actuellement je charge 20 000 euros pour me changer la vie ou je ne sais pas quoi, mais tu n'as pas forcément envie de le croire. Oui, ça va. C'est compliqué.
- Speaker #1
Il y a des collecteurs qui cherchent de l'argent. C'est plus ou moins authentique, je n'en sais rien. La plupart du temps, s'ils ne fédèrent pas leurs proches, leur entourage, il ne se passe rien. Si vous mettez sur la page publique une collecte, je cherche 20 000 euros parce que je suis dans le besoin, vous n'aurez personne. On peut avoir des dons, par exemple, sur des plateformes comme Ulule ou Feu Kiss Kiss Bank Bank ou Feu Wissid, mais sur des plateformes comme la mienne, non. Personne ne passe pour être le bon samaritain de leur prochain. Non, ça ne marche pas comme ça. Il faut, lorsque vous lancez une collecte, il faut avoir des proches, il faut avoir des relais. Il faut avoir du réseau.
- Speaker #0
Est-ce que les Français sont généreux ?
- Speaker #1
Oui, très généreux.
- Speaker #0
Par rapport aux autres pays ?
- Speaker #1
Oui, oui, carrément. Très bien. Il y a des élans de générosité. Moi, j'ai vu des trucs formidables. Quand il y a des cagnottes, effectivement, qui touchent. Par exemple, je pense à des catastrophes naturelles, des incendies. Il y a eu pas mal de catastrophes naturelles et d'incendies ces derniers temps en France. Des agriculteurs aussi qui ne s'en sortent pas. Il y a tout un élan de générosité qui se met en orbite autour de... de ce type de collecte. Ça, ça marche bien.
- Speaker #0
Alors, tu as trouvé honnêtement la martingale. Enfin, je veux dire, ça fonctionne depuis 12 ans et ça grossit énormément. Pourquoi est-ce que les ONG qui collectent pour des œuvres charitables n'ont pas pris ton modèle ? Elles continuent de dépenser beaucoup d'argent en marketing. Nos boîtes aux lettres sont pleines d'enveloppes avec des cadeaux, des tonnes de choses.
- Speaker #1
Alors, elles ont leur propre page de paiement, ces ONG, ces associations. Si on veut donner, par exemple, à la Croix-Rouge, on peut donner en direct. Oui,
- Speaker #0
mais ça marche moins bien.
- Speaker #1
Ça marche moins bien.
- Speaker #0
Non, mais elles ont continué tout de même de dépenser beaucoup d'argent.
- Speaker #1
Oui, en fait, quand on va dans la rue et qu'effectivement on se fait arrêter par des jeunes qui nous disent, est-ce que vous voulez pas cotiser mensuellement à la Croix-Rouge ? C'est comme ça que ça marche, en fait. En fait, ils font du street marketing.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais non, en tout cas, elles n'utilisent pas les...
- Speaker #0
Quand je prends le ratio de ce que tu as dépensé par rapport à la collecte, tu as le meilleur ratio du monde. Oui,
- Speaker #1
absolument. Je savais de toute façon que si je dépensais des sommes considérablement marketing, j'allais brûler l'argent.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Parce qu'il y a un petit côté, c'est le gagnant qui prend tout. Et comme il y avait déjà des acteurs qui avaient une grosse part de marché, qui avaient une visibilité énorme, il aurait fallu peut-être lever de l'argent et dépenser des sommes faramineuses. au moins égaler le leader. Mais d'autres l'ont fait. PayPal a essayé de le faire. J'ai aussi des présécesseurs qui ont mis la clé sous la porte et qui ont essayé de le faire, qui ont mis du budget de marketing.
- Speaker #0
Il y avait le coût réglementaire aussi. Là, c'est incroyable. C'est qu'en 2012, quand tu te lances, tu te lances dans le don. Et justement, tu n'as pas besoin de statut de PSFP qui est arrivé récemment.
- Speaker #1
D'IFP, exactement.
- Speaker #0
À l'époque, IFP, oui, pour le don. Mais ensuite, il y a eu beaucoup plus dur pour ceux qui faisaient de l'equity et le lending, puisqu'ils devaient devenir PSFP qui t'auraient coûté une blinde.
- Speaker #1
Un statut européen qui m'aurait coûté du temps, peut-être un an ou deux ans de ma vie, une blinde, effectivement. Donc pour l'instant, je suis exonéré.
- Speaker #0
Absolument. Je trouve que tu ne le savais pas à l'époque, mais finalement, tu as tiré la bonne carte.
- Speaker #1
Oui, je suis passé à travers les mails du filet, effectivement. Et après, peut-être que ce sont des activités qui sont moins risquées que l'equity. ou le prêt rémunéré. On a vu qu'avec les plateformes immobilières, les plateformes de financement partif immobilière, on a vu que c'était un exercice assez risqué, puisque certains en laissaient des plumes.
- Speaker #0
Oui, la crise immobilière.
- Speaker #1
La crise immobilière, l'os des tours a fait son œuvre.
- Speaker #0
Dis-moi, revenons sur l'indépendance de minutes. Est-ce que tout de même, l'indépendance n'a pas une limite ? Est-ce qu'il n'y a pas des moments et des jours où tu te dis j'aimerais bien avoir plus de collègues, un associé ?
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Pas forcément des actionnaires, mais des investisseurs.
- Speaker #1
Pas forcément des actionnaires. La liberté et l'indépendance, c'est vrai que c'est génial, on va dire les premiers temps. Ensuite, oui, j'aspire à avoir plus de collègues. J'y travaille d'ailleurs. Si je devais refaire cette aventure, je pense que je prendrais un associé. Parce que la solitude de l'entrepreneur, parfois, me pèse un peu. Surtout dans les décisions stratégiques. J'ai besoin de confronter ces décisions avec d'autres personnes. Donc, je le fais avec mon entourage. Mais ces personnes ne sont pas aussi impliquées qu'un associé le serait.
- Speaker #0
Dis-moi, Lemonway un peu de l'international. Je sais que tu as traduit ta plateforme en plusieurs langues, six langues. Est-ce que ça fonctionne pour autant à l'étranger ?
- Speaker #1
Oui, oui. Alors ça, c'était une des plus grandes erreurs, je pense. c'est de ne pas avoir opté pour l'international au début. Je me suis concentré sur le marché français, qui était déjà saturé quand même à l'époque, par un seul acteur qui prenait vraiment tout le marché. Et puis, quand je suis arrivé chez... Quand j'ai appelé pour la première fois les Manouets, je suis tombé sur l'ancien fondateur, Sébastien Durand Burlet, qui m'avait reçu, etc., qui m'avait parlé, qui m'avait dit, si j'ai un conseil à te donner, lance-toi tout de suite sur l'international. Mets des petits drapeaux sur ton site. Et je lui dis, mais pourquoi ? Il me dit, t'inquiète, c'est un conseil de Pierre Kosciusko-Morizet. Il m'a dit, si tu lances un business, vois grand, vois tout de suite européen. Et donc, je ne l'ai pas fait. Et quand je me suis rendu compte que le marché était saturé et puis que les autres plateformes, ils sont tous intelligents, ils ont tous du talent, ils ont tous peut-être des budgets qui sont supérieurs aux miens, ils arrivaient à saturer le marché. je sentais quand même que... La compétition était rude. Je me suis dit, il n'y a qu'en France qu'on voit des solutions, des plateformes de financement participatif. Quand on regarde en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en Espagne, ça ne fait pas autant floresse. Vous en avez une ou deux. Et quand vous y allez, vous vous sentez que ce n'est pas non plus la technologie 3.0. Il y a quelque chose à faire. J'avais déjà des contributeurs. espagnol, italien, allemand qui venaient, ou même une diaspora française qui payait en euros, en dollars canadiens, en monnaie singapourienne, en baht thaïlandais, etc. Je me suis dit... Pourquoi ça ne serait que des contributeurs, que la diaspora française qui pourrait utiliser Papayoux ? Et si j'adressais aussi les collecteurs, c'est-à-dire les organisateurs, à la fois espagnols, italiens, allemands, et si je traduisais le site en six langues, qu'est-ce que ça donnerait ? Et effectivement, c'est un énorme boulot parce qu'en fait, il faut faire le marketing digital six fois, parce qu'il y a six langues, mais ça commence à porter ses fruits, c'est-à-dire que j'ai... Ça fait deux ans seulement que le site est traduit. Traduire un site, c'est une tannée. Parce qu'en fait, il faut trouver les mots justes à chaque fois. Et vous avez des expressions dans le monde du digital, dans le monde de la cagnotte, qui sont participatives. Parfois, quand ils sont impropres, ça ne fait pas le sérieux. Si vous traduisez, prenez un outil de traduction basique, il va y avoir plein de fautes en allemand, plein de fautes en italien, etc. Donc ça, c'est un gros... En fait, il faut donner quand même l'impression à tous ces Européens que... La plateforme, en fait, elle est native. Native de l'Italie, native de l'Espagne. Et ça, c'est mon but. Donc, j'ai commencé à avoir des clients purement italiens, purement espagnols, purement anglais, purement autrichiens, allemands, etc. Portugais aussi.
- Speaker #0
Ça progresse.
- Speaker #1
Oui, oui, ça progresse. Bravo.
- Speaker #0
Et pour revenir à Sébastien Durand Burlet, tu as raison, Sébastien Durand avait recruté comme toi des stagiaires. Je me souviens d'une quinzaine de stagiaires au début. 15 stagiaires, c'était presque interdit parce que c'était la limite. On avait dépassé la limite autorisée. Et tu as beaucoup de stagiaires qui ne trouvaient pas de stage en France, qui étaient étrangers, donc danois, d'Amérique latine, etc. Et en fait, ils nous développaient le site dans leur langue locale.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Donc, on s'est retrouvé avec des clients baltes, danois, allemands, très vite.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'était très intéressant. Et dis-moi, pour revenir sur le marché, Comme tu sais, Leetchi a été vendu 2-3 fois. Au départ, c'est des crédits mutuels ARCA, puis Advent International, et puis c'est devenu un fonds qui s'appelle 21st Invest. Et puis, ils se sont rapprochés de Dysers, de E-Risers, non ? Enfin, ils se sont rapprochés d'une autre cagnotte, E-Riser. Et ensuite, le pot commun, lui, a suivi une autre trajectoire. Ils ont été rachetés par le BPCE. vendu au fondateur j'ai regardé leur compte ces derniers gagnent 200 000 euros par an de résultats nets tous les ans, c'est pas mal pour une petite équipe je voulais savoir si quelqu'un t'avait approché pour te racheter non,
- Speaker #1
non, jamais une fois, Leetchi s'était rapproché de moi pas pour me racheter mais pour en fait racheter euh euh racheter ma base client en fait tu aurais dû mettre une croix sur ton site il voulait tuer un concurrent il voulait que j'arrête le site et que chaque utilisateur qui passait par mon site soit redirigé un peu comme un apporteur d'affaires sur le site et en fait les conditions on n'était pas les seuls on a tous reçu le même mail à l'époque les compétiteurs et j'ai dit non parce qu'effectivement les conditions n'étaient pas du tout intéressantes et on sentait que Merci. Et moi, surtout, je prends énormément de plaisir à diriger cette boîte. Donc, je n'avais aucune envie d'arrêter. Mais non. Mais la grande époque où les banques rachetaient des fintech dans le financement participatif...
- Speaker #0
Est révolue.
- Speaker #1
Est révolue parce qu'elles ont toutes perdu de l'argent, déjà.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'était la fausse bonne idée de l'époque. Mais à l'époque, tout le monde rachetait des fintech parce que c'était l'effet de la récence.
- Speaker #0
Donc, tu n'es pas vendeur. Tu vas continuer l'aventure. Non,
- Speaker #1
je ne suis pas vendeur. Mais je pense que je ne suis pas vendable.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que je ne suis pas...
- Speaker #0
En tout cas, tu n'es pas malheureux.
- Speaker #1
Je n'ai pas de relais managériaux. Je ne suis pas structuré comme une société. Je ne fais peut-être pas assez de volume aussi. Je suis assez serein là-dessus. Je n'aurais pas ce dilemme de stop ou encore.
- Speaker #0
Pour moi, tu arrives au bon moment parce que tu vas t'entourer d'agents IA. Ça va être extraordinaire. Tu es l'homme orchestre, donc tu vas pouvoir orchestrer tous ces agents.
- Speaker #1
Je suis devenu orchestrateur d'IA maintenant. Avant, je développais un peu.
- Speaker #0
Si on se projette dans 5 ans, tu es à quelle taille ?
- Speaker #1
Dans 5 ans, j'espère que la croissance sera toujours aussi porteuse. Le but aussi, là où je prends du plaisir, c'est d'innover, proposer d'autres offres, proposer d'autres services.
- Speaker #0
J'ai un produit pour toi bientôt.
- Speaker #1
Par exemple, sur WE Solidaires, je viens de lancer un nouveau produit. qui est en fait un challenge d'entreprise qui est en fait un concours de cagnotte
- Speaker #0
Ça se passe dans une entreprise, vous avez plusieurs équipes, et chaque équipe est constituée de collègues, de collaborateurs, et chaque collaborateur crée une collecte et va essayer de fédérer les dons, collecter des dons auprès de leurs proches et de leurs familles, et à la fin, c'est l'équipe qui aura récolté le plus de dons qui a gagné. C'est un challenge, et le but, évidemment, la récolte va à une association caritative, et tout ça, c'est prévu à l'avance.
- Speaker #1
Alan fait ça très bien avec des challenges sportifs inter-entreprises.
- Speaker #0
C'est pas mal. C'est un peu le même concept. Je l'ai testé auprès d'une société qui collecte pour le compte d'une association caritative qui intervient notamment en Afrique. Cette solution est en cours d'amélioration et je compte bien la vendre à d'autres sociétés. Puisqu'aujourd'hui, le mécénat, le caritatif, tout ce qui est ESG, toutes ces bonnes valeurs-là, ça fait floraison l'entreprise. Je pense qu'il y a quand même du potentiel avec ce type d'offres. Donc voilà, j'essaie toujours d'innover, d'améliorer la plateforme, d'améliorer les fonctionnalités, et également d'améliorer l'expérience utilisateur. C'est vrai que je dis souvent que Papayoux est résilient, il a traversé l'épreuve du temps, parce qu'il y a eu tellement d'évolutions réglementaires depuis le début. Quand j'ai commencé, il n'y avait quasiment pas de cadre. Et puis après, il y a eu les lois Macron qui ont encadré le truc. Mais avant, c'était un peu open bar. Et c'était vraiment très, très, très confortable pour tout le monde. Il n'y avait pas de formalité administrative et tout. Aujourd'hui, on est arrivé à un niveau de contrainte. Je dis souvent, c'est quand même dommage, parce que notamment avec les dernières évolutions, avec la liveness, on demande des choses, on demande de faire des choses à des collecteurs. pour des pots de départ qui font 30 euros. Et là, c'est très mal vécu par la communauté. Et donc, moi, ce que j'avais demandé à une époque, c'est, OK, vous faites la liveness, vous faites un produit, one size fits all. Et ensuite, est-ce que ça ne peut pas être modulé, finituné en fonction des enjeux, en fonction de la politique de risque ?
- Speaker #1
La CPR dit toujours que le crowdfunding don est dangereux. dès que tu regardes, les montants ne sont pas considérables non,
- Speaker #0
la plupart du temps c'est des petites fraudes les tentatives c'est des petites fraudes, c'est les pieds nickelés avant on pouvait les repérer parce qu'ils faisaient plein de fautes, aujourd'hui avec l'IA ils font moins de fautes, mais ils laissent un truc, c'est marrant parfois comme ils copient tout ce que dit le charge-GPT, ils copient aussi la mention de charge-GPT, voici une version un peu plus professionnelle donc quand je dis c'est les pieds nickelés c'est les petites fraudes les grands blanchisseurs ils vont pas là Les grands blanchisseurs, ils vont chez Monero, qui est en fait un cryptoactif complètement. C'est un peu comme Telegram, totalement anonyme, totalement crypté, intraçable et tout. Aujourd'hui, effectivement, Lemonway stablecoins, etc., des crypto-monnaies, est encadré. On ne peut pas dire que ce soit les grandes blanchisseries, parce qu'il y a eu les avancées réglementaires. Il y a Mika, il y a Lamla, etc. Mais il y a quand même des plateformes qui passent à travers le maillot du filet. Et notamment, Monero, c'est vraiment le Darknet, en fait, Monero. Et donc, quand tu es anonyme, intraçable et que tu ne peux même pas geler les fonds, nous, demain, tous les jours, les gens qui font leur KYC, ils sont traçables, en fait. Avec la carte bancaire, vous êtes traçables. Et demain, en un clin d'œil, je gele les fonds. Ce qui n'est pas du tout possible sur les plateformes de cryptoactifs.
- Speaker #1
Est-ce que justement le fait que tu ne sois pas visible, c'est une volonté de te protéger ?
- Speaker #0
Alors oui, absolument. Exactement. Pour être heureux, vivant caché.
- Speaker #1
Tu devrais faire de la crypto.
- Speaker #0
Je me dis souvent, moi en tant qu'entrepreneur, je n'ai pas envie d'être exposé. Parce que la camionnette en ligne, ce n'est pas comme la crypto, bien sûr. Mais la canette en ligne, parfois, quand il y a des fraudes, il y a des gens qui vous menacent et tout, je préfère rester un peu anonyme, loin de tout ça. Parce qu'à la limite, je serais une boîte de 200 personnes. La responsabilité serait diluée. Quelqu'un qui voudrait me trouver pour me demander des explications, il serait perdu avec 200 salariés, il ne saurait pas où trouver. On s'en prend à qui ? À l'actionnaire, au dirigeant, à l'investisseur ? On n'en sait rien. alors que moi comme je suis solopreneur on va directement vers moi donc moi j'aime bien ne pas trop apparaître et Léa est pour moi mon avatar l'avatar derrière lequel j'existe et je fais incarner d'ailleurs un personnage très sympa, Léa est vraiment hyper sympa Et elle est d'un très grand secours. Elle est prête à rendre des coups de main, etc. Elle répond, elle est polie. Elle sauve les gens, tire les gens de mauvaises situations. On fait tout pour...
- Speaker #1
Bravo. Bravo Sébastien Durand de Papayoux pour ce témoignage très intéressant.
- Speaker #0
Merci de m'avoir reçu.
- Speaker #1
À très bientôt.
- Speaker #0
À très bientôt, au revoir.
- Speaker #1
Et voilà, c'est terminé pour cet épisode de Show Me the Money. Si le contenu vous a éclairé, partagez-le auprès de ceux ou celles qui pourraient être intéressés et abonnez-vous pour ne pas louper le prochain épisode. A bientôt pour le prochain décryptage.