- Speaker #0
CPTO de We The Good, la plateforme pionnière dans quoi ?
- Speaker #1
Dans l'investissement en partage de revenus, dans la structuration de financement de startups et de PME à impact en partage de revenus, en revenu sharing, c'est notre innovation.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
- Speaker #1
On s'est dit que ça n'allait pas assez vite, qu'il y a une grande part des entreprises, des PME, des startups qui étaient sous-financées ou mal financées, pour lesquelles les modèles très traditionnels français, actions, prêts, obligations. ne suffisait pas et donc on a eu envie d'innover. On a un petit peu l'impression que c'est un modèle nouveau et donc compliqué, mais en fait, c'est presque plus simple à comprendre, je dirais, pour le grand public, qu'une action et comprendre comment on fait la valorisation d'une entreprise. En fait, c'est très simple. Si vous êtes investisseur, vous investissez en échange d'un pourcentage du chiffre d'affaires de l'entreprise, de la société financée.
- Speaker #0
Tu es militante, mais chef d'entreprise.
- Speaker #1
Oui, j'ai commencé par être militante.
- Speaker #0
Et alors, tu as envie de casser la baraque ? Quand je t'écoute, il n'y a plus de limite, là ?
- Speaker #1
Complètement. Le revenu sharing, le partage de revenus, le RBF, comme on l'appelle. Il faut évangéliser. Il faut l'évangéliser. Il faut parler,
- Speaker #0
il faut communiquer. Tu communiques pas mal.
- Speaker #1
Je commence.
- Speaker #0
Bienvenue sur Show Me The Money, le podcast européen de la finance alternative. Je m'appelle Damien Guermond-Pré, je suis président exécutif de l'Emonoé, l'établissement de paiement au service des places de marché. Nous allons ensemble tenter de décrypter la finance alternative à travers ceux qui la vivent au quotidien. Vous allez voir, ça bouge beaucoup. Donc installez-vous confortablement. C'est parti. Bonjour Anaïs Boucher.
- Speaker #1
Bonjour Damien.
- Speaker #0
CPTO de We The Good, la plateforme pionnière dans quoi ?
- Speaker #1
Dans l'investissement en partage de revenus, dans la structuration de financement de startups et de PME à impact en partage de revenus, en revenu sharing, c'est notre innovation.
- Speaker #0
Donc on va parler de ça, mais avant tout on va parler de ton profil. Ingénieur, super héros, plus un master à l'X et tu t'associes avec un autre tronc. Chant de tronche, je voulais dire. Qui lui, bref, et à deux, vous créez
- Speaker #1
Érable. Exactement.
- Speaker #0
Et à une époque, avant ça ou pas ?
- Speaker #1
Non, une époque dans les grands groupes, dans le conseil, en Strat.
- Speaker #0
Mais vous vous êtes rencontrés où alors ?
- Speaker #1
Eh bien en conseil, en Strat. On était consultants dans des grands groupes plutôt côté financier, donc dans des banques.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
- Speaker #1
On s'est dit que ça n'allait pas assez vite, qu'il y a une grande part des entreprises, des PME, des start-up qui étaient sous-financées ou mal financées. pour lesquels les modèles très traditionnels français, actions, prêts, obligations, ne suffisaient pas. Et donc, on a eu envie d'innover. Et c'est ça, en fait.
- Speaker #0
Alors, vous créez Érable.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et Kinest vient après ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et pourquoi avoir deux structures ?
- Speaker #1
Alors, Érable, c'est notre première structure avec le but d'innover en finance, d'innover dans les moyens de financement des entreprises.
- Speaker #0
Alors là, ça va tout azimut, je vais dire, parce qu'on y voit encore du latin. tokenisation,
- Speaker #1
mais avant ça,
- Speaker #0
il y a eu des étapes qu'on appelait... Qu'est-ce que vous avez fait, par exemple ?
- Speaker #1
Alors, on a fait du... Pour financer des petites boîtes à impact, on a fait d'abord de la tokenisation d'actifs, en effet. On a innové sur la technologie sous-jacente, donc blockchain, ou économie traditionnelle, finance traditionnelle, ainsi que sur les modèles, puisqu'on a fait du financement d'actifs, de la garantie sur les inventaires, sur les stocks des entreprises. On a commencé à développer ce modèle en partage de revenus déjà chez ERABLE. Et en fait, la création de Kinesse intervient un an et demi plus tard, deux ans. Ça,
- Speaker #0
c'est créer un club d'investisseurs ?
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est une rencontre avec Team Fort de Planète d'abord, avec un fondateur Team Fort de Planète. On se dit qu'il faudrait faire vraiment un véhicule, un endroit pour des investisseurs de Team Fort de Planète pour vraiment spécifier l'investissement dans les climate tech avec un modèle adapté. Et c'est là où intervient la création de Kynest, dans laquelle aujourd'hui, d'ailleurs, Érable n'est plus que minoritaire. Et c'est un club deal ? C'est un club deal, aujourd'hui, je dirais, Kynest.
- Speaker #0
Donc ça ne réclame pas beaucoup de cadres juridiques ?
- Speaker #1
En effet. C'est assez léger. Exactement.
- Speaker #0
Vous vous limitez à 50 investisseurs ?
- Speaker #1
Côté Kynest, oui, c'est ça, c'est moins de 100 investisseurs. Encore une fois, je suis plus majoritaire dedans, plus opérationnel dedans. Donc Kynest, c'est... On est très heureux d'avoir accompagné tout le début, d'avoir lancé cette initiative. Et aujourd'hui, elle vole de ses propres ailes.
- Speaker #0
D'accord. Et là, vous trouvez l'opportunité de racheter WeDoGood.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est vous qui avez démarché ?
- Speaker #1
C'est un commun. C'est, on va dire, les coïncidences de l'entrepreneuriat. Nous, on avait déjà commencé à financer certaines sociétés avec ce modèle de partage de revenus, qui était un petit peu différent à ce moment-là de notre côté. Et on rencontre les ex-fondateurs de WeDoGood. Ça fait presque dix ans qu'ils sont dans le milieu. Ils ont éprouvé plein de modèles. Au début, ils étaient partis par du don en 2013. Ils avaient fait plein de petites choses. Et ils avaient atterri depuis quelques années. Ils avaient déjà une plateforme de financement en partage de revenus.
- Speaker #0
Ils avaient déjà 8000 investisseurs ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. A peu près 8000 investisseurs, exactement.
- Speaker #0
Ils avaient une plateforme qui fonctionnait. Est-ce qu'ils avaient une licence PSFP ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Pas encore.
- Speaker #1
Justement, le modèle de partage de revenus, on pourrait y revenir, mais c'est un vrai débat. Ne réclame pas de partage de revenus, puisque le PSFP est vraiment très action ou obligation uniquement.
- Speaker #0
Alors, parlons du RBF.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Revenu Based Financing. Moi, j'ai regardé, j'ai découvert que c'était né aux Etats-Unis. Donc là, c'est pour partager du revenu. Pour expliquer à ceux qui nous écoutent, c'est pour partager la top line, le chiffre d'affaires, le revenu.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que finalement, ceux qui ont créé ce concept se disent... Entre le revenu et le résultat net, il y a tellement d'étapes que finalement, l'investisseur, on peut jouer avec.
- Speaker #1
Il perd en fait en traçabilité.
- Speaker #0
Donc ça marche bien par exemple pour les loyers. Le RBF fonctionne bien pour les loyers parce qu'on partage le loyer. Et en vous, ça marche comment ? Parce que c'est complexe, parce qu'il faut expliquer ça.
- Speaker #1
Complètement. Ça reste finalement assez...
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on partage ?
- Speaker #1
On a un petit peu l'impression que c'est un modèle nouveau et donc compliqué, mais en fait... C'est presque plus simple à comprendre, je dirais, pour le grand public, qu'une action et comprendre comment on fait la valorisation d'une entreprise. En fait, c'est très simple. Si vous êtes investisseur, vous investissez en échange d'un pourcentage du chiffre d'affaires de l'entreprise, de la société financée.
- Speaker #0
Combien en général ?
- Speaker #1
Tous les trimestres. Alors, ça va dépendre de combien l'entreprise lève de fonds et combien elle fait de chiffre d'affaires. Combien elle prévoit de faire de chiffre d'affaires. En général, les entreprises, parce qu'après, du coup, notre vraie expertise, c'est de faire la structuration de ce modèle, d'émettre ce produit financier nouveau pour les entreprises qui viennent se financer via ce modèle. En général, les sociétés partagent entre 2 et 5 % de leur chiffre d'affaires à leurs investisseurs. Pas plus, parce que sinon, ça vient trop empiéter leurs marges.
- Speaker #0
Donc, un hypermarché, ce serait 1 %. Donc là, je vais attendre combien de temps ? Là, on va caper le multiple, parce que sinon, ce n'est pas éternel, cette histoire.
- Speaker #1
Oui, en dessous et en dessus. On fait 1,5, deux fois.
- Speaker #0
Un peu plus.
- Speaker #1
Un peu plus.
- Speaker #0
Sur combien d'années ?
- Speaker #1
Oui, nous, nos horizons, c'est 3 à 5 ans.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Sur 3 à 5 ans, le projet vous partage trimestriellement ses revenus. On a un cap selon le risque de la société. Pour des sociétés très en amorçage, très jeunes, on va valoriser quand même le risque qui est pris par l'investisseur.
- Speaker #0
Oui, parce que l'entreprise pourrait disparaître avant d'avoir remboursé.
- Speaker #1
C'est un risque plus supérieur, donc on va faire un cap à souvent x3, x3,5. Et pour des entreprises un peu plus en croissance, qui font déjà quelques millions de chiffres d'affaires, dans ce cas-là, on fait des caps à à peu près x2,5, x2, x2,5.
- Speaker #0
Et alors, les résultats ?
- Speaker #1
Les résultats ?
- Speaker #0
Combien d'entreprises financées ?
- Speaker #1
Plus de 300 entreprises financées aujourd'hui.
- Speaker #0
Combien ont remboursé ?
- Speaker #1
Combien ont remboursé ? Alors, sur celles qui, ça fait déjà 5 ans, du coup, on a celles qui sont en cours de remboursement. Combien ont remboursé ? Je dirais aujourd'hui sur tout le portefeuille, puisque ça a augmenté ces dernières années, mais je pense qu'une dizaine de pourcents du portefeuille a déjà tout remboursé.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Largement, on a des jolis cas d'usage où on a des jolis x3 pour les investisseurs. avec un impact assez fort terrain qui est arrivé.
- Speaker #0
Tu saurais donner un TRI ou quelque chose ? Oui,
- Speaker #1
pour des entreprises en croissance qui faisaient déjà quelques millions de chiffres d'affaires, c'est un peu ça qu'on caractérise, on va chercher un TRI qui est entre 15 et 18% en cible. Et aujourd'hui, sur les quelques cas qui existent, on a fait un joli x3 qui remonte énormément, mais en moyenne, on est autour de 15% TRI. très positif.
- Speaker #0
3,2 en 5 ans.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, exactement.
- Speaker #0
Donc ça, c'est bien si j'ai un coût du risque qui est maîtrisé. Mais si la moitié qui part au tapis, ça ne va pas. Donc, quel pourcentage d'entreprises qui vont survivre ?
- Speaker #1
On a à peu près... Sur 5 ans. Oui, sur 5 ans, notre taux de casse, il est environ... Je l'ai calculé il n'y a pas longtemps. Je vais dire un tiers. Un peu moins. On a 18% de taux de casse, de liquidation. 18% ?
- Speaker #0
18%. Oui,
- Speaker #1
de taux de casse. Après, il y a les projets qui sont en retard. Mais ce qu'il faut vraiment retenir avec ce modèle, ce qui est très intéressant, c'est qu'en fait, l'entreprise a déjà partagé son chiffre d'affaires des trimestres avant, évidemment, sa liquidation. Donc, il y a déjà une sorte de liquidité qui arrive pour les investisseurs antérieurs.
- Speaker #0
Moi, ce que je retiens, c'est que c'est rapide.
- Speaker #1
Plus, exactement, plus le fait qu'il y a une créance qui est déclarée. On est quand même créancier de la société au moment, si évidemment ça se passe mal. Et on vient au tribunal de commerce pour négocier notre créance pour les investisseurs en tant qu'intermédiaire.
- Speaker #0
Tu le fais, ça ?
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
oui. Pour les investisseurs.
- Speaker #1
Oui, on fait du recouvrement pour les investisseurs.
- Speaker #0
Sinon, ils ne reviennent plus.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On est d'accord.
- Speaker #1
Non, il y en a des jolis cas. Parfois, on arrive à tout recouvrer.
- Speaker #0
Est-ce que c'est plus rentable pour les investisseurs que le crowd equity ? Est-ce que vous avez une comparaison ?
- Speaker #1
Oui. En fait, aujourd'hui, le crowd equity, c'est tellement disparate en France que… Parce qu'il n'y a pas beaucoup d'exits. Voilà. En fait, la vraie comparaison qui peut arriver, c'est la liquidité.
- Speaker #0
C'est-à-dire que dans le crowd equity, on pourrait dire qu'il y a peut-être peu d'élus, mais dans ce cas-là, c'est des très beaux multiples. Et vous, ce sera un bon multiple, très bon, parce que si Thierry est en effet de 15...
- Speaker #1
En effet, on va chercher des rentabilités qui sont inférieures à celles du Croc d'Equity. Mais le vrai avantage, c'est la liquidité qui arrive beaucoup plus tôt. Tout de suite. Tout de suite, dès le premier trimestre après l'investissement.
- Speaker #0
En moyenne, une entreprise qui se lance, il faudra attendre 8, 7 ans, 10 ans. Et en Équity,
- Speaker #1
on est plutôt sur des 10 ans que des 5 ans sur les fonds.
- Speaker #0
Donc ça, c'est très intéressant. Alors pourquoi, si ça marche si bien, pourquoi est-ce qu'il y a peu de gens qui se lancent dans l'RBF ? C'est un concept qui... Pourquoi ? Parce qu'il faut éduquer le marché ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a une vraie pédagogie financière à avoir. Déjà en France, je dirais qu'on est un petit peu en retard. Tout ce qui est hors action, obligations, et même les produits très structurés qu'on connaît tous en France, l'assurance-vie, le livret A, Le reste est un petit peu exotique en France.
- Speaker #0
Tu sais que ce podcast, un des objectifs de ce podcast, c'est d'éduquer. Parce qu'on veut comprendre, partager cette finance qui est nouvelle. Finance alternative.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Alors, allons plus loin. Donc, j'ai bien compris qu'il y a des projets qui... On dit que le RBF est anticyclique. Tu peux expliquer ça ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça veut dire anticyclique ?
- Speaker #0
Anticyclique, c'est-à-dire que si l'entreprise voit moins bien...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Elle va payer un peu moins et du coup, elle supporte un peu moins le coût de la charge.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est pas mal.
- Speaker #1
Exactement. En fait, si je passe du côté casquette, porteur de projet, entrepreneur, le RBF a énormément d'avantages. Il s'indexe à leur activité réelle puisque le chiffre d'affaires, c'est peut-être l'indicateur qui suit le plus l'activité réelle de l'entreprise. Oui. Et donc, un mois où l'entreprise fait un peu moins de chiffre d'affaires, notamment s'il y a de la saisonnalité, Là, c'est un entrepreneur qui partagera moins, tandis qu'un mois meilleur, c'est un entrepreneur... l'entrepreneur qui partagera plus à ses investisseurs. Et en fait, ça, sur une durée limitée, avec un plafond et un plancher pour l'investisseur, ça protège à la fois l'investisseur et l'entrepreneur. Ça lui permet d'avoir un modèle de financement assez intéressant pour lui.
- Speaker #0
Alors, ce que je cherchais tout à l'heure, c'est de dire, c'est incroyable, parce que non seulement vous avez été pionnier, donc, oui, de goût de pionnier dans le RBF, mais en plus, vous n'investissez que dans des projets...
- Speaker #1
Impact.
- Speaker #0
Impact.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Vous vous êtes mis deux sacs à dos à la fois.
- Speaker #1
En fait, c'est assez lié. Parce qu'en fait, on s'est rendu compte que les projets à impact, ils avaient des modèles, ils n'avaient ni des ambitions de valorisation d'entreprises qui étaient assez scalables pour aller toucher certaines fois des VCs. Vous avez des entreprises de l'économie circulaire, qui ont des modèles hyper intéressants, d'économie de la fonctionnalité, etc. En fait, tout ça, quand c'est mis en place, ce n'est pas la valo de l'entreprise qui va exploser. C'est plutôt son chiffre d'affaires. Et du coup, dans ces modèles-là, C'était des modèles qui étaient peu adaptés pour le VC, un peu risqués et trop nouveaux potentiellement pour des banques, très souvent, et puis en manque de fonds propres. Et donc, le RBF, il répondait très bien. Et c'est d'ailleurs grâce à vraiment notre concentration sur les boîtes à impact, les boîtes de l'économie circulaire, notamment les boîtes sociales, qu'on a vraiment trouvé ce besoin et ce besoin de ce modèle, qui convient aussi maintenant à d'autres entreprises, d'ailleurs.
- Speaker #0
Donc, le crowdfunding fonctionne bien avec ça ?
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Et alors, jusqu'où les gens vont accepter un rendement faible, mais pas faible, mais avec une prise de risque, disons, parce qu'il y a de l'impact ? Moi, ce qui m'intéresse,
- Speaker #1
c'est... Ah, je ne suis pas d'accord avec ça. J'ai des boîtes à impact. D'ailleurs, les boîtes qui font x3, celles que j'ai en portefeuille et celles qui perdent par le mail, elles ont toutes un impact très fort.
- Speaker #0
D'accord. Moi, j'ai eu une mauvaise expérience parce que j'avais investi 30 000 euros dans Babyloan. Mon banquier m'a dit... Pas de souci, social business, tu n'auras pas de dividendes, mais tu ne perdras pas ton argent, et puis ça n'aura du sens à ton capital. Moi, j'ai investi dans une société de crowdfunding, et puis elle faisait du financement, du microfinancement à travers le monde, et finalement, elle a disparu. Donc, je n'ai pas eu les dividendes et l'entreprise a disparu.
- Speaker #1
Après, tout dépend du modèle. Le microfinancement, ou par exemple, les sociétés qui ont un pacte d'actionnaires qui est vraiment écrit noir sur blanc que par... par décision sociale, il n'y aura pas de dividendes. C'est en effet des modèles qui sont vraiment posés, un petit peu parfois, en effet, à l'opposition avec la rentabilité d'un investisseur. Nous, on a quand même vraiment voulu faire un modèle qui était un modèle de financier. Nous, d'ailleurs, mon associé et moi, on est des financiers à la base. On vient chercher un produit d'investissement qu'on va pouvoir faire scaler, qu'on va pouvoir partager à travers à la fois des investisseurs individuels des privés et aussi des investisseurs institutionnels. Et pour ça, il faut respecter les règles du marché, c'est-à-dire aller chercher des vraies théories, des vraies rentabilités.
- Speaker #0
Ce que tu veux me dire, c'est que vous n'êtes pas des naïfs.
- Speaker #1
Qu'importe derrière les boîtes, il faut que le produit marche. Sinon, c'est un obstacle trop fort, en fait. Si l'investissement de l'impact, c'est considéré comme un don, ça sera un obstacle trop fort et l'impact ne sera pas financé.
- Speaker #0
Tu es militante, mais chef d'entreprise.
- Speaker #1
Oui, j'ai commencé par être militante.
- Speaker #0
Moi, c'est cet aspect-là qui m'intéresse énormément. Tu casses un peu tous les codes ici ce soir, parce que non seulement tu es militante, tu es femme, ici on reçoit beaucoup d'hommes CEO, toi tu es CPTO. Tu peux expliquer ça ?
- Speaker #1
Oui, opérationnellement je suis directrice produits et tech, je suis ingénieure financière à la base, donc je finis mes études d'ingé en étant... en spécialisation en finance. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est construire un produit et la technologie sous-jacente qui permet l'utilisation de ce produit. Donc ici, le partage de revenus. Et c'est moi qui gère tout ça. Donc aujourd'hui, on a quand même le pendant de ce modèle. C'est que ça veut dire que tous les trimestres, nos 300 porteurs de projets viennent déclarer et partager leurs revenus avec leurs investisseurs. Avec un rapide calcul, ça veut dire que tous les trimestres, on a entre 30 000 et 60 000 transactions qu'on doit faire partir. Et tout ça, grâce à les mots de nom, tous les trimestres, au 1er avril, 1er juillet, 1ère...
- Speaker #0
Tu m'apprends quelque chose. Donc tu fais des P2P rapides sur les wallets des investisseurs.
- Speaker #1
Exactement. Parce que le portant de projet, lui, il n'a pas du tout envie. Enfin, lui, il fait un seul versement. Et moi, je m'occupe de tout le split, toute la déclaration, toutes les déclarations fiscales aussi. Donc parfois, un P2P égale deux, s'il y a de la fiscalité. Et tout à peu près en même temps, à la même période de tous les trimestres.
- Speaker #0
Alors revenons sur ce rôle de CPTO. Moi, il m'intéresse énormément aussi parce que je suis membre du bureau de la FEPAM, qui est l'association des établissements de paiement en France. Déjà, on est huit et il y en a trois sociétés d'établissements de paiement qui n'ont plus de CTO. Ils ont un CPTO comme toi. Et alors, je trouve ça extraordinaire parce que toute ma vie, j'ai vu le produit essayer d'expliquer à l'informatique ce qu'on voulait faire. Et désormais, il y a un seul boss pour les deux équipes. Donc honnêtement, ils sont obligés de se parler.
- Speaker #1
En effet, complètement.
- Speaker #0
Et on fait des économies en plus.
- Speaker #1
Complètement. Au-delà de l'économie, si on veut que ça représente, parce qu'il faut quand même qu'il y ait une équipe tech assez forte, en fait, mon rôle, c'est de... Je ne développe pas, mais je saurais développer. Je sais lire du code, je sais parler à des techs. Et à la fois, j'ai cette vision business. Je suis à l'intersection entre le produit, les utilisateurs, les besoins business, les besoins métiers.
- Speaker #0
Et si tu te projettes un peu plus, est-ce qu'avec l'IA, le CPTO s'impose ?
- Speaker #1
Oui, pour moi, complètement.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Il faut qu'il y ait un lead dev derrière qui s'occupe de la qualité de code, etc., qu'on pourrait appeler aussi CTO. Mais en fait, c'est surtout le rôle de CPO qui a besoin d'être assez implanté côté tech. Parce que sinon, on continue d'avoir cette opposition qui est d'ailleurs consommatrice de temps énormément entre le produit et ses besoins métiers et la réalité tech. Plus ce rôle réussit à être tout en un, notamment aider de l'IA potentiellement pour des gens qui feraient du produit sans avoir une formation d'ingénieur, ou inversement des ingénieurs qui ont quelques lacunes côté métier, business. En fait, on gagne un temps énorme et on fait des économies énormes.
- Speaker #0
Très bien. Et alors, tu as envie de casser la baraque ? Non mais, quand je t'écoute, il n'y a plus de limite là ?
- Speaker #1
Ah non, complètement. Il faut ce produit-là, le revenu sharing, le partage de revenus, le RBF comme on l'appelle. Il faut évangéliser, il faut parler,
- Speaker #0
il faut communiquer. Tu communiques pas mal.
- Speaker #1
Je commence.
- Speaker #0
Et plus que ton associé, nous, pas ?
- Speaker #1
Ouais, je suis plutôt moi la vitrine.
- Speaker #0
Il prend pas au brage, non ?
- Speaker #1
Non, non, il a une plus grosse posture côté porteur de projet. Il évangélise plutôt côté porteur de projet, en se rendant énormément dans les incubateurs, etc. Parce qu'il y a les deux côtés à évangéliser. Il y a les entrepreneurs qu'on va financer.
- Speaker #0
C'est une base de marché, il faut faire marcher les deux côtés.
- Speaker #1
Exactement. Et les investisseurs. C'est vrai que je suis un peu plus visible. J'aime bien raconter aussi mon histoire. Toi,
- Speaker #0
tu es plus visible du côté investisseur et lui du côté projet. C'est ce que tu expliques.
- Speaker #1
Oui. Du coup, sur les réseaux, c'est vrai que publiquement...
- Speaker #0
Mais on est tout à fait d'accord. Il faut créer une communauté d'investisseurs.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Moi, je vois bien que le site de financement participatif qui fonctionne ont à leur tête des gens qui communiquent beaucoup.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
En fait, c'est du B2C.
- Speaker #1
Je vais défendre tes exemples, mais complètement.
- Speaker #0
Il faut créer une marque, il faut attirer les investisseurs.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Il faut les informer, il faut les rassurer.
- Speaker #1
Oui, mais l'investisseur... C'est le grand mot avec un grand I. Ce n'est pas un utilisateur classique. C'est difficile de créer du B2C avec de l'investisseur. L'investisseur, c'est quelqu'un qu'on doit chérir. C'est quelqu'un qui a un petit peu de différence.
- Speaker #0
Ils ont quel profil chez vous ?
- Speaker #1
Historiquement, WeDoGood avait un profil avec des très petits investisseurs. Beaucoup, mais petits. Nous, on essaie de se tourner de plus en plus pour évangéliser vers des plus gros investisseurs. Donc, Business Angel, Club de Business Angel, institutionnel, conscience de gestion de patrimoine, etc. Et on ne parle pas aux mêmes personnes quand on fait ça. Et en fait, du coup, il y a toute une pédagogie différente à apporter. Et ça, c'est vraiment ce qu'on développe depuis la reprise, depuis deux ans.
- Speaker #0
D'accord. Vous commencez à parler au CGP.
- Speaker #1
Oui, CGP complètement. CGP déjà pas mal. Pour la première fois, on a déployé le modèle avec un institutionnel, un gros organisme l'année dernière, qui a positionné 7 millions presque via WeDoWood dans des sociétés.
- Speaker #0
Ça m'amuse que ce n'est pas régulé, cette histoire. C'est pas encore régulé par un cadre européen comme le PSFP.
- Speaker #1
Ah, j'aimerais bien. Ah, j'adorerais que ce soit... D'accord,
- Speaker #0
tu es prête à faire bouger les lignes là aussi.
- Speaker #1
En fait, dès lors que les modèles, ça laisse place à l'innovation et que justement, chaque paramètre est écouté et qu'il n'y a pas un cadre global unique pour tout le monde qui empêche, qui enlève toute possibilité d'innovation. Oui, évidemment. Moi, je trouve énormément de défauts au PSFP. On ne rentre en plus pas dedans. Mais en effet, on est clairement...
- Speaker #0
Et alors, rappelle-moi un peu, quand vous prenez la boîte, vous rachetez l'entreprise, comment ça se passe le premier jour ? J'adore ces histoires. Le premier jour, on arrive.
- Speaker #1
On est naïfs. On est des jeunes entrepreneurs. On se dit qu'une opération de M&A, non, non, on va gérer tout seul. Pas de problème.
- Speaker #0
Donc, le premier jour, est-ce qu'on garde le CEO déjà ? Le fondateur ? Non. Alors là,
- Speaker #1
cas particulier, les fondateurs voulaient sortir.
- Speaker #0
Très bien. Les ex-fondateurs voulaient sortir.
- Speaker #1
Ils voulaient récupérer toute l'équipe parce qu'il y avait aussi une expertise. Vous l'avez gardée ou pas, finalement ? Oui, on a gardé toute l'équipe. Ils sont toujours là ?
- Speaker #0
Oui. Ça s'est bien passé.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Et alors, pourquoi tu dis qu'on était naïfs ?
- Speaker #1
Naïfs parce que le nombre de choses administratives... reprendre une New Deal de M&A, se dire qu'on la faisait tout seul, on l'a fait avec des accompagnés.
- Speaker #0
On n'a pas eu de surprise dans les placards ? Toujours un peu ?
- Speaker #1
Non, mais un truc très intéressant, on a mis en place un modèle de partage de revenus à l'intérieur de notre opération d'exit, puisqu'il n'y avait pas de modèle de earn-out possible, donc d'incentive des fondateurs, puisqu'ils sortaient. En fait, on leur a mis un modèle de partage de revenus, là, sur les... Vous payez encore ? Et on paye encore, une partie de l'exit, une partie du rachat. et étant partage de revenus, ce qui les incentive à ce que la société poursuive et poursuive de la meilleure des manières. C'est ce qui a permis une bonne collaboration.
- Speaker #0
Je n'ai pas compris pourquoi il n'y a pas d'ornout possible.
- Speaker #1
Les fondateurs étaient sortis.
- Speaker #0
Ils voulaient partir de l'aventure complètement. Tu peux aussi m'éduquer sur cette histoire de tokenisation. Parce qu'on parle tout le temps de tokenisation d'actifs. Et les chiffres sont vertigineux. Mais ce sont des institutionnels qui le font finalement. Alors que je pensais que ça partirait peut-être de la base, du crowdfunding, du financement participatif. Finalement, ça a été l'occasion de tokeniser des actifs comme des immeubles, n'importe quoi, le découper en morceaux, et puis trader ces morceaux à travers des bourses, de nouvelles bourses. Et la blockchain, ça permettait d'arriver d'un marché secondaire.
- Speaker #1
C'était la grande ambition des années 2020.
- Speaker #0
Mais qu'est-ce qui manque pour réussir ça ?
- Speaker #1
L'autorisation de le faire.
- Speaker #0
Vraiment ?
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Il faut être Mika maintenant ?
- Speaker #1
Oui, mais même en étant Mika, il y a eu énormément de réglementations qui sont tombées sur les cinq dernières années. En 2020, il y avait vraiment cette explosion des modèles. Mais du coup, pour le bien et le moins bien, parce qu'il y a eu plein de modèles un petit peu complètement délirants, où des gens ont perdu de l'argent.
- Speaker #0
Si je te pose toutes ces questions, c'est parce que je veux voir... Est-ce qu'il y a quelqu'un de la businesswoman au-delà de la militante ? Tu vois ce que je veux dire ? C'est parce qu'en fait, si tu n'es que militante, ça ne peut pas tirer à terme. Parce que le discours est un peu dangereux dans le sens où... Moi, je veux bien te suivre aussi, si je suis sûr que tu es aussi businesswoman.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
complètement. Ok, tu vas t'occuper de mes sous.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça. C'est ce que je te disais tout à l'heure. En fait, d'abord, on crée un produit d'investissement au-delà de... qui ont financé...
- Speaker #0
Donc la tokenisation, comment on l'aborde demain ? Parce que je pense que c'est important que ça existe.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il faudrait pour réussir ? Aujourd'hui, ça a une vraie pause côté érable en tokenisation parce qu'en fait, l'accessibilité, elle n'est clairement pas là. La marge est trop élevée ? La marge est immense. Pour qu'un investisseur particulier investisse sur la blockchain, il faut passer d'abord par un échangeur centralisé. Binance n'a pas été Mika, mais du coup, tous les autres. Transfert d'abord de l'argent fiat, donc de l'argent de la monnaie réelle. en monnaie, en crypto-monnaie, souvent un stablecoin, etc. De cette monnaie puisse venir ensuite sur notre plateforme. Mais nous, on n'a pas le droit d'opérer comme un changeur centralité. Investisse. Et pareil pour le chemin inverse, avec des transactions qui sont assez compliquées, des signatures.
- Speaker #0
Tu ne peux pas trouver quelqu'un pour le faire.
- Speaker #1
Ça va être de l'on-ramp et de l'off-ramp. Et en fait, ça, c'est ce qui a été interdit. C'est pour ça que c'est super vérifié. C'est plus dur que dans l'économie réelle. En fait, c'est ça qui a été pour moi un énorme frein. Aujourd'hui, c'est plus dur que dans l'économie réelle. Je vous incite à aller essayer d'acheter... J'ai bien compris.
- Speaker #0
J'ai investi dans Bitstack et Mika.
- Speaker #1
Oui, mais par exemple, Bitstack. Si jamais tu voulais investir dans un projet alternatif sur la blockchain, il faudrait d'abord que tu passes sur Bitstack, que tu fasses ton échange dans une monnaie USDC, par exemple, qui fait déjà un petit peu peur à l'économie réelle. Si je parle au grand public du SDC et que j'écris tout en SDC au lieu d'écrire en euros, déjà, il y a quelque chose d'acculturation à faire. Mais bref, à partir de là... Il faut ensuite transférer vers un wallet décentralisé, type un Metamask, quelque chose qui est hors d'un échange centralisé, donc dans un portefeuille décentralisé. Et ensuite, se connecter au smart contract que moi, j'aurais fait. Ça, à la limite, c'est le processus d'investissement, mais c'est déjà très long en termes de conversion. On perd déjà les trois quarts des gens, vraiment, et je suis gentil. Et inversement, le retour est très compliqué.
- Speaker #0
Ce serait un troisième sac à dos.
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Oui. Alors, en même temps, on sent qu'il y a de la confiance. En même temps qu'on sent qu'il y a du potentiel.
- Speaker #1
On reste vraiment en surveillance sur le sujet.
- Speaker #0
Il est peut-être normal que le Web 3 soit supervisé, régulé.
- Speaker #1
Ah, complètement.
- Speaker #0
Autant que le Web 2. Ce que tu ne comprends pas, c'est pourquoi ça devient plus compliqué.
- Speaker #1
Oui, c'est plus compliqué.
- Speaker #0
Et tu sais, parfois, nous, établissement de paiement, c'est plus compliqué pour nous de travailler que pour les banques.
- Speaker #1
Je pense, oui. Donc,
- Speaker #0
on a la même interrogation. Mais je pense que le régulateur se protège. avec des nouveaux entrants qui sont forcément plus petits, qu'il faut davantage réguler. Maintenant, le problème, c'est outre-Atlantique, tu as à faire un mouvement inverse. Là, il y a une dérégulation. Et donc, quand je vois Binance qui n'est même plus intéressé de venir en Europe... Alors qu'il avait fait de Paris son hub en écoutant notre président, j'imagine. Oui,
- Speaker #1
il fait très très bien.
- Speaker #0
Oui, c'est assez étonnant. Mais moi, je pense que la tokenisation d'actifs devrait arriver. Pourquoi ? Parce que... Le marché secondaire est important. La liquidité que tu apportes est importante. Donc c'est sympa de pouvoir faire du marché primaire et du secondaire pour venir apporter la liquidité.
- Speaker #1
Je pense qu'aujourd'hui en Europe, ça passera par les institutionnels qui ont eux une force de lobby hyper forte. On voit la Société Générale, les grandes banques déjà s'y mettre. Je pense que c'est via des technologies qu'ils développeront eux et qui s'adapteront aux régulations et leurs forces de lobby. permettra une accessibilité grand public un jour. Mais aujourd'hui, pour un petit acteur, même les petits acteurs, venir faire de l'investissement, au-delà de juste l'échange et le trading de crypto, entre crypto, comme sur un Bitstack, avant Binance, du coup, pour la semaine dernière, Binance, je pense qu'il va falloir encore un peu de temps. Et j'aurais aimé que ça aille plus vite.
- Speaker #0
Très bien. Je vais être un peu cash. D'autres plateformes à impact ? Merci. je pense à l'Endosphère, l'Endopolis, Enerphip, ont atteint des montants colossaux. Donc l'Endosphère et l'Endopolis à deux, c'est 800 millions déjà de financement. Enerphip, c'est pareil sur beaucoup de pays. À travers aussi des acquisitions, ça ne les a pas empêchés de faire de l'impact et du volume. D'accord ? Est-ce que vous, vous avez vraiment ce calibre-là ? Vous êtes des dirigeants, vous avez acheté votre première entreprise. Qu'est-ce que vous pourriez faire pour aller au-delà et plus vite ?
- Speaker #1
Un, se faire connaître. Deux, faire connaître le partage de revenus. Et en fait, on remarque sur ces plateformes-là, si je me compare à des concurrents que j'adore d'ailleurs, mais ils ont énormément de conseillers en gestion de patrimoine, de sociétés qui investissent dans chaque levée, qui leur permettent de couvrir déjà une grande partie des levées de fonds. Ça, aujourd'hui, le partage de revenus étant peu connu, ce n'est pas du tout encore parfaitement établi. On est vraiment en travail là-dessus. Ça fait une boucle avec être connu. Et puis...
- Speaker #0
Et vous êtes sûre de ne pas vouloir acheter un PSFP et copier les autres ? Non, mais pour essayer d'accélérer.
- Speaker #1
Peut-être un jour.
- Speaker #0
Un des possibilités.
- Speaker #1
Parce que vous avez un savoir-faire maintenant,
- Speaker #0
c'est de racheter l'entreprise et de la faire marcher.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Honnêtement.
- Speaker #1
Ouais, ça va. Très honnêtement, c'est dans le roadmap. C'est de pouvoir faire petit à petit de la blended finance, c'est-à-dire faire potentiellement sur des levées. à la fois de l'équity et du partage de revenus, pour avoir les avantages de l'équity et du partage de revenus dans la liquidité. Pareil sur potentiellement des formats obligataires et titres participatifs. Pour ça, en effet, il faudra trouver une solution pour avoir un paie SFP. C'est complètement quelque chose qui est dans les tuyaux.
- Speaker #0
Bravo. En tout cas, vous avez deux personnalités qui vont bien ensemble. Savoir reprendre une entreprise et bien s'entendre avec son associé, c'est clé pour réussir. Vous en avez conscience ?
- Speaker #1
Oui. Après, ça fait 5 ans, je pense que j'ai vu quelques cas...
- Speaker #0
Tu as vu des associés se disputer ?
- Speaker #1
Évidemment. Même dans des cas où je n'aurais jamais imaginé, par naïveté entreprétale encore du début, mais oui, bien sûr, on a vu des cas tristes d'ailleurs, à mourir.
- Speaker #0
Et si tu devais maintenant, pour terminer, recruter, attirer une personne ? Quelles seraient en quelques phrases ce que tu lui dirais pour t'accompagner, pour te projeter, pour la faire venir chez toi ?
- Speaker #1
Je dirais que chez nous, on innove, on est encore une petite équipe et on a la chance de travailler tous ensemble, d'avoir une grosse force d'innovation, de changement. On fait des trucs que personne d'autre ne fait, très franchement.
- Speaker #0
Je confirme. et ça donne en fait une force de frappe à développer des nouvelles choses à tenter des nouveaux modèles et ça professionnellement c'est très enrichissant merci Anaïs merci pour ton énergie à bientôt merci beaucoup Damien et voilà c'est terminé pour cet épisode de Show me the money si le contenu vous a éclairé partagez-le auprès de ceux ou celles qui pourraient être intéressés et abonnez-vous pour ne pas louper le prochain épisode à bientôt pour le prochain décryptage