Speaker #0C'est parti pour une nouvelle journée de ton calendrier de l'Avent. Aujourd'hui ça va être un épisode un peu méditatif, contemplatif, je suis un peu de cette humeur là. Et puis en fait là je suis tout simplement chez moi, dans ma cuisine, face à la fenêtre. Et il y a une particularité très forte dans notre nouvelle maison, c'est que cette fenêtre qui est dans la cuisine, juste au-dessus de l'évier, donne sur les Pyrénées. donne sur les montagnes. Et les Pyrénées aujourd'hui sont complètement enneigées. J'ai un spectacle absolument grandiose en face de moi. En plus, avec l'hiver et avec les températures plus froides, en fait, je ne connais pas le principe scientifique de la chose, mais les montagnes paraissent beaucoup plus près que ce qu'on a pu observer en été. Et j'ai un spectacle devant moi qui est juste grandiose. On est face au pic du Midi. Alors, elles sont loin quand même, mais on les voit très, très bien. Le pic du midi en face de moi, c'est enneigé, le temps est clair. Il y a du soleil sur certains versants. Il y a déjà de l'ombre sur d'autres versants. Parce que le soleil commence déjà à descendre. C'est juste incroyable, ce spectacle. Et j'éprouve une reconnaissance infinie à être là, devant ma fenêtre, à pouvoir observer ce spectacle, alors que mon chat fait ses griffes sur son canapé. Wow ! Non mais oh ! Ça va bien ? Il est en train de tout gâcher ! Non mais ça va pas ? Tu vois pas que je fais un vocal là ? Que je fais un épisode du calendrier ? Il faut pas venir me déranger, en plus c'est un épisode contemplatif ! Non mais oh ! Donc tu vas peut-être l'entendre miauler. Donc ! Hum... Ah voilà ! Bah voilà ! Vas-y, incruste-toi dans le calendrier de l'Avent ! Je te présente Plouf. Plouf le chat, le vieux chat qui passe son temps à miauler maintenant. Ouais. Il est vieux, il a plus une grande forme. Voilà, couche-toi, c'est bien. Donc, je reprends mon épisode méditatif. Donc, je suis face à ces montagnes et j'éprouve une infinie reconnaissance, une infinie gratitude vraiment. Tu sais, la gratitude, c'est une émotion. Je ne sais pas si tu savais ça, que la gratitude, c'est une émotion, c'est quelque chose que tu ressens, que tu vis dans le ventre, en toi, dans ton corps. Et là, je le sens vraiment, cette gratitude de... Oh là là ! J'ai tellement attendu ça. J'ai tellement attendu ça. À chaque fois que je suis devant ces fenêtres, que je regarde ça, je me rappelle notre vie à Toulouse. Et je me rappelle notre appartement où on habitait. On a habité 12 ans dans cet appartement. On n'y a habité que tous les deux avec mon mari. Après, on a accueilli nos 3 enfants. On vivait à 5 dans ce petit 75 mètres carrés. Et je, devant mes fenêtres... En fait, il y avait notamment certaines fenêtres, pas toutes, mais les fenêtres de la cuisine, une des fenêtres qui donnait sur un balcon, une espèce de loja qu'on avait. En fait, il y avait des barreaux, notamment dans la cuisine. Et c'est quand même extrêmement fort. Je me rappelle quand on est arrivé dans l'appartement, au début, ça m'a tellement pesé. Le fait qu'il y ait des barreaux devant ma fenêtre parce qu'on était au premier étage, c'était question de protection. On vivait en plus... Dans un quartier plutôt difficile, on va dire. Donc voilà, il y avait pas mal de barreaux partout pour protéger les maisons. Et c'était une surprence pour moi d'être derrière ces barreaux. Et derrière ces barreaux, il y avait quoi ? Il y avait des immeubles. Des immeubles. Des voitures. Du béton. Voilà. Il se trouve que... En fait, l'atout qu'on avait dans cet appartement, c'est qu'en fait, on était au niveau des arbres. Et qu'en fait, on n'avait pas de vis-à-vis direct. avec des voisins, mais en fait, on était entourés d'arbres. Du coup, on avait peu de soleil, on était complètement orientés au nord, très peu de soleil, mais ces arbres, en fait, ils amenaient vraiment de la vertu, de la verdure, et dans ce contexte béton, quartier difficile, ambiance de quartier, etc., je me souviens que je m'accrochais à ces arbres, à ces feuilles d'arbres verts devant ma fenêtre. Moi, je suis assez contemplative. regarder un paysage pendant un long moment et puis juste me laisser inspirer comme ça. Et je sais que regarder les feuilles des heures bouger, j'avais une énorme gratitude pour ça. Et pendant des années, j'ai appris à me contenter de ça, j'ai appris à me contenter de ce que j'avais et à ne pas rester sur cette frustration de choix que des barreaux, des barreaux, du béton, des immeubles. J'ai appris à lâcher là-dessus parce que si je lâchais pas, je déprimais en fait. Je déprimais vraiment le... Le lieu de vie dans lequel on habitait, alors vraiment, il y a 100 fois pire. Il y a 100 fois pire là où on était. Mais ce n'était pas évident et c'était surtout un environnement qui ne me correspondait absolument pas, auquel je me suis adaptée pendant des années et des années. Et puis... Je me souviens qu'un jour, on était allés voir nos amis à Pau, en week-end, j'étais partie me balader sur les hauteurs de Jurançon, et puis il y avait une vue sur les montagnes juste dingue ! Et là, il y avait dans les champs, il y avait des vaches qui étaient là, qui baissaient comme on dit, je sais pas, c'est ça le mot ? Qui broutaient ! Et puis, j'ai regardé ces vaches, et je te promets, tu vas halluciner quand je vais te dire ça, j'ai... Et tout d'un coup, j'ai un sentiment de jalousie vis-à-vis de ces vaches qui est montée, de me dire, mais en fait, ces vaches, elles, elles ont le droit d'avoir une vue comme ça, de vivre au milieu de l'herbe fraîche et de brûter toute la journée, devant un spectacle grandiose. Mais pourquoi pas moi, en fait ? Un sentiment de jalousie, mais dingue ! Et à ce moment-là, une conviction très forte qui est arrivée. Et puis... Toutes celles qui écoutent depuis longtemps, et peut-être que si ce n'est pas ton cas, tu vas le découvrir, mais j'ai une foi en Dieu qui est là, qui est forte, qui est très présente. Et c'est vraiment quelque chose que je vis dans le cadre d'une relation avec lui forte. Et puis à ce moment-là, j'ai vraiment cette conviction, tout d'un coup, comme si j'avais... Ouais, c'est vraiment une pensée extrêmement forte qui arrive, de me dire, mais en fait, Géraldine, tu vaux plus que ces vaches. À l'évidence, waouh, la révélation divine ! Non, t'es en train de rigoler, je suis sûre, mais en vrai, je te promets que moi, j'en étais là, en fait. Je me suis tellement suradaptée à un contexte dans lequel je me sentais mal, que cette pensée, cette conviction hyper forte de je mérite bien plus que ces vaches et j'aurai bien plus que ces vaches ça s'est ancré en moi. Et puis, à partir de là, je me rappelle qu'elle est vraiment née. Cette envie, cette envie et ce rêve de me dire ok en fait je veux m'autoriser à rêver à une maison qui a la vue sur les montagnes. Et de là où j'étais, de là où j'habitais, on n'était même pas encore engagé dans le projet dans lequel on est, on n'avait aucune idée du fait qu'on allait un jour décider d'aller déménager dans la région et tout. Ce rêve il est né de me dire ok, le rêve de déménager était là depuis longtemps, mais le rêve de me dire je voudrais une maison avec une vue sur les montagnes, il est né là. Ça a été... un moment marquant pour moi, pour que je t'en parle aujourd'hui, et à chaque fois qu'aujourd'hui je regarde ces montagnes, face à moi, je pense à ces vaches, et je me dis, waouh, c'est un truc de malade, c'est un truc de malade. Quand tu t'accroches à tes rêves, quand tu les gardes en ligne de mire, en direction, que tu les laisses pas tomber à terre, mais que tu les cultives, que tu les arroses, que tu les perds pas de vue, Un pas après l'autre, un pas après l'autre, tu t'en rapproches. Et un jour, tu regardes le chemin et tu te dis, attends, mais oh, est-ce que ce n'est pas juste ce que j'avais toujours rêvé en fait ? C'est un truc de malade, c'est vraiment un truc de malade. Et puis, on n'a pas, au moment de chercher une maison, on n'a pas cherché intentionnellement une maison avec la vue sur les montagnes. Loin de là, parce que pour moi, c'était vraiment la cerise sur le gâteau, c'était le bonus. Je n'étais pas encore au stade de m'autoriser à me dire, alors déjà, on va chercher une maison, donc pour moi, c'était... oufissime. Et alors en plus, le luxe, je voudrais qu'elle ait une vue sur les montagnes. Et si elle n'a pas la vue sur les montagnes, on ne va pas la prendre. Mais jamais de la vie. C'est comme le cadeau qui m'a été fait. Le cadeau de... Comme un petit signe divin de... Tiens, t'es précieuse pour moi. T'es importante pour moi. Et ça, c'est pour toi. C'est ton cadeau pour toi. C'est ouf ! C'est ouf ! Et puis... Vraiment de mesurer qu'en fait aujourd'hui j'ai vraiment le sentiment que je vis dans mon environnement naturel aujourd'hui. Que pendant des années j'ai vécu dans un environnement qui n'était pas adapté à moi. Qu'aujourd'hui je suis simplement dans mon environnement naturel. Là où je suis faite pour vivre, là où je me sens bien, là où mon corps va bien, là où je me sens bien. C'est juste un délicieux. C'est absolument délicieux à vivre et je suis tellement heureuse d'avoir cru. dans... cru dans mon rêve d'avoir cru sur la montagne et encore d'avoir surtout en fait cru dans le fait que c'était ok de déménager, c'était ok qu'on puisse avoir une maison, de nous donner les moyens et de viser ça comme objectif, ça ne m'a jamais quitté à chaque fois que... qu'on avait des enjeux, des défis avec l'entreprise et des enjeux de chiffre d'affaires. J'avais toujours ça en ligne de mire. Je sais qu'en fait, ma famille a besoin de déménager et on va se donner les moyens. J'ai rien lâché jusqu'à ce que ça arrive. Et puis du coup, ma question aujourd'hui, c'est Ok, maintenant que je suis au don, j'espérais, du coup, c'est quoi mon prochain objectif ? C'est quoi ma prochaine carotte ? C'est quoi la prochaine chose qui va me stimuler ? Puis je suis en plein travail là-dessus, notamment dans le cadre du projet qu'on vit, du projet d'habitat partagé qu'on a rejoint. Mais je suis en pleine recherche de ça parce que... Je sais que dans nos vies, avoir un objectif stimulant, avoir un objectif attrayant, c'est fondamental pour nous aider à avancer. Si tu n'avances pas dans ta vie, s'il n'y a pas de petits pas qui s'enclenchent, si tu as l'impression de faire du surplace, questionne-toi sur deux choses. Sur le sens de ce que tu vises, est-ce que vraiment ça a du sens pour toi ? Et questionne-toi sur est-ce que l'objectif que tu vises est assez attractif pour toi ? Est-ce qu'il est assez stimulant ? Est-ce qu'il te fait vibrer ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui te porte ? Est-ce que tu sens que c'est un moteur intérieur fort ? Un objectif concret, je ne te parle pas d'une mission, non, un objectif concret que tu veux atteindre. Et une fois que tu as ça, ne le lâche pas. Et avance un pas après l'autre, et un jour tu te retourneras et tu te diras Waouh, mais en fait on y est, on l'a fait. Voilà. Allez, je te laisse avec ça, et je te dis à demain. Ciao, ciao !