Speaker #0Bienvenue dans Simplifie, le podcast qui est là pour t'aider à simplifier ta vie et bienvenue dans ce cinquième épisode de l'été d'épaulette, l'été où tu t'es choisi. Tu sais ce que j'ai envie de te dire aujourd'hui ? J'ai envie de te dire quelque chose de simple, j'ai envie de te dire quelque chose d'essentiel et en même temps peut-être de renversant pour toi, je ne sais pas. Cette chose c'est que tu as le droit de te choisir en premier. Oui, oui, oui, tu as bien entendu. tu as le droit, le droit de te choisir en premier. Pas en dernier, pas quand tout sera réglé, pas quand tu l'auras mérité, pas quand il restera un peu de temps, un peu d'énergie ou un petit créneau libre entre deux obligations. Non, en premier. En premier, ça veut dire comme fondation, ça veut dire comme point de départ. Et je sais que selon là où tu en es, ça peut peut-être paraître radical pour toi. Mais parfois, ce qu'on croit... Être, une espèce de respect de soi ou d'amour pour les autres, respect des autres, c'est juste une forme polie d'oubli de soi. Est-ce que tu connais cette scène ? Je te fais une petite mise en scène. Tu te lèves, ta journée est pleine, tu as mille choses à faire, tu penses « allez, je prendrai une heure pour moi cet après-midi » et puis des imprévus s'enchaînent. Le boulot, les enfants, la voisine, le coup de fil, les repas, les petits soucis à régler. Et qu'est-ce qui se passe ? Tu t'effaces. Tu te repousses, tu te dis bon tant pis je verrai ce soir, mais le soir, qu'est-ce qui se passe ? T'es fatigué ? T'es vide ? T'as plus de jus ? T'as même pas l'énergie pour prendre soin de toi ? Et encore une journée où t'as tenu mais pas pour toi. Et ça c'est pas un petit oubli, ça c'est une petite trahison quotidienne. Ça fait un peu mal hein. Alors laisse-moi te dire un truc, vraiment, je te le dis tout doucement mais je te le dis clairement. C'est pas quelque chose de noble. de toujours passer après. Ah, je suis désolée. Là, c'est peut-être un petit peu provoque, mais en même temps, je pense que c'est important que tu l'entendes. C'est pas noble de toujours passer après. C'est pas quelque chose d'admirable. C'est pas... C'est pas fort. Moi, j'ai franchement envie de te dire que c'est plutôt tragique. Parce que quand tu deviens l'ombre de toi-même en entretenant un équilibre qui ne tient que si tu t'oublies, Tu veux pas ça en fait. Toi tu veux pas ça. Toi tu veux vibrer, toi tu veux exister, toi tu veux vivre, toi tu veux ressentir, tu veux du temps, du temps pour flâner, du temps pour rêver, du temps pour créer, tu veux des soirées où tu t'écroules pas mais où tu ris, où tu partages, tu veux te sentir vivante, pas juste en train de faire, fonctionnelle. Et ça, ça commence par quoi ? Bah ça commence par te choisir, tout simplement. J'ai longtemps cru, personnellement, que me choisir... C'était quelque chose d'égoïste. Vraiment, j'avais cette énorme croyance. Et si je l'ai eue ? Je sais que tu l'as eue. J'ai cru pendant longtemps que c'était très égoïste, que ça se faisait pas en fait. Que dire non, poser une limite, prendre du temps pour moi... Je vais te choquer peut-être, mais c'était mal. Et je me disais, quand les enfants seront couchés, ou quand j'aurai fini ça, ou quand j'aurai rendu service à telle personne, ou quand j'aurai fait ça, etc. Quand ce sera le bon moment, je le ferai à ce moment-là. Et tu sais quoi ? Eh bien, devine quoi, ce moment, il n'est jamais venu. Voilà. Et à force d'attendre, eh bien moi, je me suis retrouvée vide. Vide, avec plus de plaisir, avec plus d'élan, avec plus rien. Je tenais bon, mais je n'étais plus là. Et du coup, qu'est-ce qui se passait ? Eh bien, je ne supportais plus rien. Je ne supportais plus rien, je ne supportais plus les demandes, je ne supportais plus mes enfants, je ne supportais plus mon mari. Je vivais à côté de moi. Et un jour j'ai compris, j'ai compris que ce que je croyais préserver Mes enfants, ma famille, mon couple, mon travail, ben en vrai ça fait mal, en vrai je l'abîmais. Je l'abîmais en m'abîmant moi-même. Alors j'ai décidé de faire autrement. Pas un grand changement, comme je te le répète souvent, mais des petits gestes, des petits pas. Une balade seule, un café seul, un déjeuner sans téléphone, une vraie pause, un non. que je vais oser dire. Un, je le ferai plus tard, que je dis sans culpabilité. Voilà. Et moi, c'est comme ça qu'en fait, j'ai recommencé à exister. Pourquoi est-ce que c'est si dur ? Pourquoi c'est plus facile de se sacrifier pour les autres que de s'écouter ? Parce qu'il faut que tu sois honnête en fait. En vrai, c'est dur de faire ça. Quand t'as pas appris, quand t'as pas l'habitude de le faire, c'est vraiment difficile. Pourquoi c'est difficile ? Parce qu'on nous a appris qu'en fait se donner, c'était aimer. Là, je sais que ça vient chercher des croix chez toi. On nous a appris que se donner, c'est aimer. Qu'être, allez je vais aller à fond dans les préjugés, être une bonne mère, une bonne épouse, une bonne professionnelle, une bonne entrepreneur, c'était tout donner. Et du coup qu'est-ce qui s'est passé ? On a confondu le don de soi et l'abandon de soi. Quand tu te sacrifies sans t'écouter. C'est pas du don de soi, hein. Faut arrêter avec ça, hein. C'est de l'abandon de soi. Ça n'a rien à voir. Peut-être que tu as vu aussi des femmes autour de toi fonctionner comme ça. Tu as vu... On a vu nos mères fonctionner comme ça, souvent. On est nombreuses à avoir vu ça. On a vu nos grands-mères, même, faire taire leurs désirs. Et personne ne nous a dit à un moment donné, et c'est bon, en fait, t'as le droit de te choisir. C'est OK. Alors aujourd'hui... Eh ben je te le dis, je te le dis, écoute bien, ta valeur, elle dépend pas de ce que tu fais. Ta valeur, elle dépend pas de ton utilité. T'as pas besoin de mériter ta joie. T'as pas besoin. Et tu peux te choisir, même si les autres, bah ils te comprennent pas. Et tu peux te choisir, même si ça dérange. Parce que le monde, le monde, il a besoin... de femmes qui sont pleines, qui sont vivantes, qui sont puissantes et pas vidées. Des femmes qui sont centrées, qui sont alignées et pas des femmes qui sont effacées. Alors je voudrais te poser cette question, pas avec la tête, mais essaye de répondre, petite subtilité, avec ton corps. Cette question c'est... Si tu t'écoutais vraiment là maintenant, qu'est-ce que tu ferais ? Juste écoute ce qu'il te dit ton corps. Essaie de ressentir avec ton corps. Si tu t'écoutais vraiment là maintenant, qu'est-ce que tu ferais ? Pas pour plaire, pas pour bien faire, juste pour toi. Et si tu ne sais pas encore répondre, peut-être pose-toi une autre question. Qu'est-ce que tu fais tous les jours qui t'éteint un peu plus chaque fois ? Et puis la réponse elle est là. La réponse, elle est là. Alors aujourd'hui, pour finir cet épisode, comme d'habitude, je te propose un défi concret. Et là, allez, je vais oser le dire, un petit acte révolutionnaire. Attention, mesdames et messieurs, on enclenche la révolution. Cet acte, c'est Choisis-toi. Choisis-toi. Aujourd'hui. Aujourd'hui. Là, une fois que tu as écouté cet épisode, choisis-toi. Comment faire ? 15 minutes, 30 minutes, 1 heure, peu importe, mais un moment rien que pour toi. Pas un moment productif, pas un moment utile, pas un moment stratégique, juste une bulle où tu fais ce que tu veux. Si t'as envie de rien faire, tu fais rien. Si t'as envie de dessiner, tu dessines. Si t'as envie de sortir, tu sors. Tu veux bouger, tu bouges. Tu fais ce que tu veux, on s'en fout en fait. C'est juste pour toi. C'est gratuit. Pourquoi ? Parce que tu en as besoin. Tout simplement. Voilà. Et parce que tu comptes. Et pas parce que tu le mérites, par contre. Parce que cette histoire de mérite, elle vient souvent aussi nous emmêler les pinceaux dans nos croyances. Non, tu ne te choisis pas parce que tu le mérites. Ça, c'est du bullshit de développement personnel. Tu te choisis parce que tu comptes. Point barre. Et si la culpabilité, elle arrive... C'est probable, hein ? Allez, respire. Tu l'accueilles et tu la laisses partir. Respire. Reste là et recommence demain. C'est comme ça qu'on réapprend à s'aimer, en fait. Tout simplement. J'aimerais, pour finir, te dire, t'encourager vraiment à te choisir. Choisis-toi, encore et encore. Même si c'est inconfortable, même si on t'a jamais appris à le faire. Parce que c'est pas quand tout ira mieux que tu pourras enfin te choisir. C'est... C'est en te choisissant que les choses vont commencer à aller mieux. C'est en posant ce choix que tu vas redonner une direction à ta vie, une direction qui te ressemble. Et du coup quand tu prends la direction qui te ressemble... C'est un bénéfice pour toi, c'est un bénéfice pour ta famille, c'est un bénéfice pour ton conjoint, c'est un bénéfice pour tes enfants et pour tous ceux qui sont proches de toi. Ce message-là, tu le retrouveras dans mon livre Simplifie ta vie. Ce livre, c'est un souffle, c'est vraiment une permission que je te donne, c'est une main tendue, c'est un rappel que tu peux vivre autrement, plus simplement, plus lentement, plus joyeusement. Ce livre, il est disponible en précommande et le lien, il est dans la description. ou dans l'email que tu as reçu. Et si aujourd'hui tu t'es choisi, même un tout petit peu, viens me le dire, ok ? Viens me le dire. Je te lirai, je célébrerai avec toi. Et puis moi je te dis, à dimanche prochain. Ciao, ciao !