- Speaker #0
Il y a des gens qui le dénoncent, mais on est tous pareils en fait. Je dis ça en fait, on fonctionne tous de la même manière. D'ailleurs, ça revient à ce qu'on disait, on met des masques sociaux, on cache, on masque. Donc bien dire aux femmes de tout investir intensément, c'est encore difficile aujourd'hui, parce qu'on n'a pas les conditions réunies et que la charge mentale est encore majoritairement sur les femmes. Et puis peut-être que ce n'est pas faisable tout court en fait. Il y a peut-être des périodes de vie où tu peux investir beaucoup ta boîte, beaucoup ton travail. et moins tes enfants. Je pense que c'est plutôt des briques qui se mettent les unes à côté des autres que tout faire tout bien. Donc en effet, c'est des faux semblants. On est dans une société encore majoritairement de faux semblants. Tu parles des réseaux, tu parles de... de l'image que tu dois renvoyer on est dans une société de fausses enfants on le voit dans des sujets très forts en ce moment les jeunes parents pour beaucoup, ils écoutent des podcasts ils cherchent à comprendre, à changer ils n'ont pas envie de reproduire et d'activer ce qu'ils ont vu que ma mère me dit notamment je t'aimerai toujours peu importe qui tu seras comment tu seras ne cherche pas à te désirer à tout coup vis pour toi et Aime-toi, toi, d'abord. Entoure-toi de gens bienveillants et non. Toi, j'aurais aimé qu'on me dise ça, parce que j'essaie de transmettre à ma fille et à mon fils, d'ailleurs. L'amour inconditionnel. L'amour inconditionnel et de soi-même.
- Speaker #1
Vraiment. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode, je suis ravie aujourd'hui d'accueillir Elodie au micro de ce podcast. Bonjour Elodie.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux te présenter avec tes mots aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors je m'appelle Elodie, Elodie Emo, j'ai 43 ans, je suis maman de deux enfants de 7 et 8 ans, de formation je suis infirmière-péricultrice, j'ai travaillé en PNI, en maternité, néonatologie et je suis devenue chargée de formation il y a 9 ans maintenant. Et au cours de mon parcours, j'ai rencontré pas mal de domaines différents. J'ai fait des diplômes universitaires en psychopathologie du bébé, en psychisme et périnatalité. J'ai fait un master de recherche en psychologie. en sciences de l'information et de la communication. Et puis, il y a quelques années, je me suis beaucoup investie pour les droits des enfants, les droits des infirmières puricultrices aussi. Et donc, j'ai fait partie de plusieurs associations et je suis la fondatrice des cercles des parents, qui existent encore toujours dans une dizaine de départements. On est monté jusqu'à 20, mais là, c'est un peu redescendu. Et qui visent à soutenir les jeunes parents de la naissance aux 3 ans, leur offrant des groupes de pères et d'anses. Parce que c'est un moment qui est assez particulier. Ça m'a montré. je nécessite du soutien. et donc les infirmières puricultrices c'est vraiment une profession qui est à même de pouvoir accompagner les parents mais aussi spécialistes du développement psychomoteur affectif de l'enfant, donc dans une société où on est en pleine remise en question des droits des enfants, on voit qu'actualité aujourd'hui les enfants ne sont pas encore très bien protégés et les parents sont beaucoup laissés seuls face aux nouveaux modes aussi éducatifs donc c'est compliqué et pour les jeunes enfants et pour les jeunes parents donc ça c'est vraiment quelque chose dans lequel je me suis beaucoup investie et dont moi j'aurais pu avoir besoin quand j'ai eu mes enfants en 2017 C'est un 2010. donc voilà pour faire un peu ma présentation peut-être qu'il y a d'autres choses que je pourrais dire et c'est vrai que dernièrement je me suis c'est aussi fondatrice d'un podcast je suis aussi secrétaire générale d'une association qui s'appelle l'association AVI, Action contre les violences infantiles dont la présidente est Aude Laffitte voilà
- Speaker #1
Génial, bravo pour ce parcours. Merci. Qu'est-ce qui t'anime profondément dans la vie ?
- Speaker #0
Je dirais que la vie, ce qui m'animait beaucoup il y a quelques années, est peut-être un peu différent aujourd'hui. Je suis animée aujourd'hui par l'envie de toujours qu'une société soit plus égalitaire, plus juste. Et donc, je dirais que les droits des femmes et les droits des enfants sont intimement liés. Donc ça, c'est toujours quelque chose qui m'anime beaucoup. De transmettre aussi, d'essayer de transmettre un peu. Alors, je trouve qu'on me dit souvent que, voilà, si on est sage, on peut donner beaucoup de conseils. Et moi, je dirais que non, plus on fait d'erreurs. plus on peut donner de conseils, j'ai fait beaucoup d'erreurs et ce qui me permet aujourd'hui d'avoir un certain recul et de regarder un peu avec voilà, alors on me sent de l'introspection bien sûr, mais de regarder un peu le monde avec des lunettes un peu différentes en tant que femme j'ai été beaucoup animée ces dernières années par soutenir les parents protéger les enfants quitte à m'oublier un peu moi-même faut pas oublier que quand tu fais ces choix de vie là c'est que tu cherches aussi à te réparer réparer ton enfance j'ai pris conscience de tout ça je suis très heureuse d'avoir fait ces choix là d'avoir mené ces projets là d'avoir un peu changé la société à mon échelle Et là, ce qui m'anime aujourd'hui, au-delà de toujours cette volonté d'une société plus égalitaire, notamment au niveau des droits des femmes, parce que quand on devient mère, on voit des choses qu'on ne voit pas forcément avant. Mais je dirais que ce qui m'anime aussi aujourd'hui, c'est à une plus petite échelle. En fait, j'étais à une échelle plus grande. Et je dirais que c'est comme si j'avais fait un pas de côté. Et là, je suis animée par le fait de me dire... C'est difficile d'avoir un impact sociétal fort quand il n'y a pas des politiques qui vont avec. Voilà de quoi je me suis rendue compte, notamment avec l'action des 5 parents. Mais aujourd'hui, je suis animée par me dire, l'impact fort que je peux avoir, c'est auprès de mes enfants, à moi. Et je dirais que c'est ça qui m'anime aujourd'hui. C'est non pas que j'ai plus envie de mener ces projets-là, mais peut-être plus autant, de laisser la main peut-être à un plat d'autres gens, mais de me dire dans l'éducation que je donne, dans la présence parentale que je donne à mes enfants, comment est-ce que je peux faire ? faire que ces petites pousses vertes demain changent le monde à leur tour. C'est ça qui m'anime aujourd'hui, tu vois. Après avoir fait des projets où je me disais voilà, le projet je l'ai fait à l'échelle régionale, on est sur une vingtaine de départements, il faut que ça se déploie à l'échelle régionale. C'est comme s'il y avait un pas de côté. Je dirais pas un recul, parce qu'en fait, c'est pas un recul dans le sens où toute expérience que tu fais, t'apprends des choses sur toi et te permet de te repositionner. Après, il y a des périodes aussi de vie d'un peu de retrait, où en fait, tu te repositionnes, tu repenses plus à tes besoins, à ce que tu vis toi, pour peut-être partir sur autre chose après. Mais voilà, c'est toujours les mêmes choses, en fait, mais c'est plus sous la même forme.
- Speaker #1
Ouais, on sent une vraie introspection aujourd'hui que tu vis. si on remonte un peu en avant qu'est-ce qui a changé chez toi en devenant maman ?
- Speaker #0
j'ai eu une enfance avec des parents, un site j'avais un frère, une soeur toute mon enfance j'ai pas eu le sentiment qu'il y avait quelque chose qui différait dans l'éducation des filles ou des garçons vraiment massivement quand moi je suis devenue mère je me suis rendu compte du poids assez lourd que sociétalement que la société en tout cas faisait peser implicitement sur le dos des mères, on pourrait dire, oui, mais les femmes sont libres de changer les choses, de refuser les codes. Oui, certes, mais c'est toujours très difficile pour l'opprimé de se libérer, entre guillemets, puisque je considère que dans la société, quand on... on part des violences faites aux femmes jusqu'en effet aux violences conjugales et alors c'est une forme de violence en fait ce qui se passe d'avoir autant de poids sur les épaules c'est une forme de violence et on peut pas s'en libérer si facilement que ça. Parce qu'en fait, et c'est Virginie Effirin, une actrice, qui disait ça, c'est bien de lutter. Moi, je me suis rendue compte que je faisais. Je luttais à l'extérieur de mon foyer pour plus d'égalité. Mais la plus grande difficulté, c'est commencer à l'intérieur de son foyer par demander plus d'égalité en cherchant. Et en fait, c'est pas pour blâmer les hommes, puisqu'eux aussi sont victimes d'une... Enfin, victimes. Ils ont été éduqués d'une certaine manière, ils ont des modèles... Voilà, le patriarcat est quand même assez prégnant encore dans la... la société. Donc en fait, c'est pas une question de responsable ou de non responsable, mais c'est difficile de changer les choses. Et on voit bien quand il y a des discussions des fois entre hommes et femmes, alors les jeunes générations sont en train de le faire, mais qui accepterait ? Si toi je te dis tu gagnes 5000 euros depuis toujours, et que je te dis maintenant, tu vas faire moite-moite parce que c'est pas équitable tout ça. Tu ne vas pas me dire, ok, pas de problème, bien sûr, non. Donc les hommes ont acquis certaines choses, parce que c'est comme ça depuis des générations. C'est logique que facilement, ils ne se disent pas, ok, on va tout laisser de manière égalitaire. Ce serait utopique de penser que c'est si simple. Donc ce qui pèse sur le dos des mères et ce qui a changé quand je suis mère, c'est que je me suis rendu compte qu'il y avait une inégalité de répartition de charges mentales. On parle beaucoup de charges mentales, mais ça c'est vrai. L'anticipation. J'ai entendu des hommes qui me disaient, bah oui, nous on vit dans le présent, et vous, vous anticipez en permanence. Sauf qu'avec des tout petits, des très jeunes enfants, tu ne peux pas faire autrement. Tu as besoin de penser aux couches, au lait, tout ça. Bon, pour autant, les hommes cadres, ou même d'autres, enfin, je sais pas, quand t'as ton entreprise, ou que t'es menuisé, ou j'en sais rien, tu penses, t'anticipes. Donc c'est pas que c'est infaisable. Mais c'est que les modèles qu'ils ont reçus, et les modèles qu'ils ont autour d'eux. Parce que si c'était un modèle majoritaire, peut-être qu'au bout d'un moment, ça rentrera. Donc il y a des hommes qui essaient de faire bouger les choses, mais même pour eux, c'est difficile. C'est difficile pour eux de partir à 17h des réunions, en disant, bah moi j'ai récupéré mes enfants. À la crèche, c'est pareil. C'est la responsabilité, en fait, des hommes et des femmes. À la crèche, les personnels qui s'occupent... Des enfants, pas majoritairement, mais certaines vont avoir tendance à dire « Alors, vous direz à votre femme que pour aller à la pharmacie... » Moi, j'ai entendu des papas me dire ça. « On appelle plus facilement la maman. » Donc, il y a des femmes qui commencent à... qui travaillent dans le milieu de jeunes enfants, à plus... elles se disent « Non, on appelle le père en premier. » « On fait ça en premier. » Oui,
- Speaker #1
il y a quand même des choses qui changent, mais bien sûr que...
- Speaker #0
Mais ça demande un temps, voilà. Et donc, pour revenir à ta question de départ, quand moi, je suis devenue mère, moi, j'avais... Alors, si peut-être, adolescente, dans les remarques faites vis-à-vis du corps, les premiers échanges. où tu vois bien certaines choses. Mais c'est quand je suis devenue mère où j'ai dit, ah ok. Tu te rends compte de beaucoup, beaucoup de choses. Mais ce système-là, il est très difficile à changer. Et c'est la responsabilité des femmes et des hommes. Et donc là-dedans, on ne peut pas laisser la responsabilité aux femmes de dire « Libérez-vous de ça. »
- Speaker #1
« Travaillez autant que les hommes. » « Oui, mais comment tu gères ? »
- Speaker #0
« Travaillez autant que les hommes. » « Arrêtez de vous occuper de tout et laissez vos enfants. » « Laissez vos maris faire seuls. » Bien sûr qu'il y a une part de responsabilité, ou peut-être, vu qu'on porte un enfant pendant neuf mois, il y a quelque chose de viscéral. ou des fois, fois, on laisse pas forcément toute la place. Les responsabilités sont évidemment partagées, mais on peut pas dire aux femmes voilà. Et donc, c'est ça en fait, qui change. Enfin, moi en tout cas, qui a changé, qui m'a rendu plus féministe que je l'étais avant, je l'étais déjà, mais qui m'a rendu plus féministe. Et on le voit avec un exemple très simple, qui est sur les réseaux. Et moi, je suis pas une féministe du tout extrémiste, enfin comme on peut l'entendre, voilà. Je sais même pas si un féministe est extrémiste d'ailleurs, mais c'est une défense où on voit le masculinisme grandir beaucoup. Mais euh... Quand il y a toutes les histoires de violences sexuelles qu'on entend, il y a beaucoup d'hommes, on pourrait se dire, la première réaction à avoir logique, c'est de dire c'est dégueulasse, il faut lutter contre ça, c'est pas juste, on a des mères, on a des soeurs, on a des filles. La réaction majoritaire chez les hommes qui ne commettent pas ce genre d'actes, c'est oui, mais nous, on ne fait pas ça. Ok ? Parce qu'en fait, avant de vouloir défendre les hommes, c'est normal en fait, ils appartiennent à une catégorie. Donc eux ils disent, oui mais nous on est des mecs bien. Et c'est pareil dans l'équilibre en fait des tâches hommes et femmes. Ça demande beaucoup d'introspection de se regarder et de se dire, il y a les hommes qui commencent à prendre la parole. Il n'y a que comme ça qu'on fera vraiment bouger les choses. Les femmes doivent avoir une certaine prise de conscience, mais les hommes aussi.
- Speaker #1
Les deux, de toute façon l'un va passer en l'autre.
- Speaker #0
de toute façon évidemment ça c'est encore difficile puisqu'ils se sentent possiblement eux attaqués quand on remet les choses en cause. C'est pour ça que je te disais qu'au-delà de lutter au niveau sociétal, en fait, la lutte, entre guillemets, mais l'échange doit se faire aussi au niveau... Je ne sais pas si on dit microscope, pas microscope... Non, mais dans son foyer, déjà, en fait.
- Speaker #1
Son couple, comment tu alignes... C'est difficile, en fait,
- Speaker #0
déjà. Parce que les choses sont tues. Et je parle pas des violences conjugales, je parle pas de ça. Non, non, non. Je parle de choses plus légères. Où se situe le pouvoir ?
- Speaker #1
Genre le linge, genre la bouffe, genre voilà, des trucs de quotidien quoi.
- Speaker #0
Et si je râle, comment c'est pris ? Est-ce que j'ai le droit de me plaindre ? Est-ce que j'ai le droit de dire que c'est dur sans passer pour une femme qui est pénible ? Parce que c'était le rôle attendu par les femmes depuis des millénaires, des générations. Il y a Andy McDevay, pareil, j'ai entendu ça il n'y a pas longtemps. elle a dit, je ne veux plus endosser ce... Alors, elle a 60 ans, elle n'a plus d'enfants à charge. Mais elle a dit, je ne veux plus endosser ce rôle-là. Sauf que quand tu as des enfants, tu n'as pas le choix. En tout cas, un minimum. Donc, évidemment que en devenant mère, je me suis rendue compte de ça. Et que moi, mon conjoint, il fait plein de choses. Il fait les courses, il repasse son linge, d'ailleurs, il lave son linge. Mais, au niveau des enfants... il y a encore des progrès à faire.
- Speaker #1
Est-ce que tu ne penses pas aussi que ça vient avec la connaissance de soi ? Plus tu vas travailler sur toi, plus aussi il y a des choses qui vont se déconstruire et se reconstruire après.
- Speaker #0
C'est extrêmement juste ce que tu dis. Alors, c'est pareil, c'est un peu sexiste. tu pourras l'enlever au montage si c'est trop féministe bien sûr, mais en fait on voit que les femmes elles vont plus chez le psychologue que les hommes évidemment que l'introspection la connaissance de soi amène à bouger amène à changer et donc si tu refuses de te voir d'aller penser tes blessures, d'aller regarder ce qui va ce qui va pas, ce que tu reproduis dans ton modèle parental aussi parce qu'on reproduit malgré nous, mais on reproduit énormément de choses Tu bouges moins. Et donc, statistiquement, vu que les femmes acceptent plus le changement, alors c'est un homme qui m'avait dit ça, qui m'avait dit, il faisait des groupes de papas, de jeunes papas, et il m'avait dit, une fois qu'on arrive à les faire bouger, mais les hommes ont beaucoup plus de difficulté à aller se mouvoir là-dedans, le mouvement psychique qu'oblige la grossesse, parce qu'on sait qu'il y a quand même un gros mouvement psychique avec la grossesse, une fois qu'on a dépassé ça, Il y a les mêmes problématiques que chez les femmes. Il y a les mêmes questions, les mêmes choses. Sauf que contraint aussi petit garçon de masquer les émotions, de devoir être fort, de devoir... Voilà, tout ce qu'on leur impose, et moi je le vois dès tout petit. Je t'avais raconté une fois que mon fils, on lui avait dit les garçons ça pleure pas. Donc ils ont aussi tous cette imposition. Et donc ça, ça les empêche aussi de bouger. Parce que la colère... Il y a un papa qui m'a dit ça il n'y a pas longtemps. Dans notre société, j'ai l'impression que j'ai plus de facilité à montrer ma colère que ma tristesse. Sauf que la colère, souvent, elle masque comme un paravent la tristesse.
- Speaker #1
L'émotion derrière c'est clair.
- Speaker #0
Et donc t'as totalement raison plus on fait d'introspection, plus on accepte de se regarder. D'ailleurs c'est ce problème là dont je parle c'est à dire que oui c'est vrai on doit bouger il y en a qui commencent, c'est pas une majorité plus les hommes accepteront de faire ça et donc ça demande après d'aller regarder pourquoi est-ce que j'agis comme ça, qu'est-ce que moi j'ai reçu comme éducation, qu'est-ce qui m'est imposé est-ce que j'ai encore envie de porter ça aujourd'hui plus les choses vont bouger
- Speaker #1
Très chouette. Je pense que ça bouge en tout cas. En tout cas, je trouve que dans notre génération, la mienne, ça bouge quand même beaucoup. Il y a des choses qui étaient acceptées avant qui sont inconcevables aujourd'hui. Et du coup, ça bouge. Mais après, il faut laisser aussi chacun le temps au temps. Et comme tu dis, ça devient de tellement de schémas familiaux que tu ne peux pas changer la personne du jour au lendemain. Et nous, à l'inverse, parce que tu vois, on dit beaucoup les hommes. Mais soyons honnêtes aussi, nous, on a aussi ce truc un peu instinctif de... porter vite tout sur les épaules, vouloir faire un peu tout parce que des fois, tu vois, voilà, ces schémas-là qui se construisent.
- Speaker #0
C'est pour ça que je l'ai dit tout à l'heure, des fois, de ne pas vouloir laisser la place. Oui, laisser la place. De se faire confiance qu'à soi-même. Il y a plein de choses qui se jouent, en fait.
- Speaker #1
Et justement, toi, je voulais parler de ça. Est-ce que tes schémas familiaux, il y a eu des choses qui se sont répétées, qui fait que tu as compris avec le temps que de travailler sur toi, c'est aussi travailler sur ses schémas familiaux ?
- Speaker #0
Alors, tout à fait. Moi, j'ai une histoire particulière. Ma mère, elle a été abandonnée quand elle était petite. et puis elle est tombée enceinte de moi après plusieurs fausses couches quand elle a recherché sa mère donc voilà j'ai pas fait le choix de m'étudier là par hasard et tout ça mes parents donc ma mère elle était dans le contrôle contrôle de je pense de pas s'effondrer parce que quand t'as des constructions un peu friables et que tu deviens parent à ton tour c'est complexe donc ma mère je pense que j'ai eu une mère dans le contrôle donc je suis dans le contrôle voilà j'en ai conscience et le contrôle ça empêche la dépression ça t'empêche de... profiter de l'instant présent totalement ça t'empêche de plein de choses, ces stratégies Une stratégie de protection, en fait, en soi. Donc oui, j'ai eu une mère comme ça. Et puis, au-delà de ça, ma mère a tout porté quand même. Mais je ne m'en rendais pas compte enfant. Mon père, il nous douchait. Il passait l'aspirateur le mercredi. Ce n'était pas un père ultra macho du tout. Mais elle portait quand même la plupart des choses.
- Speaker #1
Mais comme la génération.
- Speaker #0
Comme la plupart. Et ce dont tu parlais, les choses bougent. En effet, toi, tu as 27 ans. Moi, j'en ai 43. Donc moi, je parle de ma génération. Et en effet, ce n'est pas la même génération. Donc je pense que les hommes... 27 ans, de 30 ans. Il y en a plein qui bougent à 30 ou 40. Je ne voudrais pas que les gens qui ont écouté le podcast se disent que on parle de généralité. On adore les hommes et les femmes, vous inquiétez.
- Speaker #1
Il n'y a pas du tout un sujet là-dessus, contre les hommes. Non, pas du tout. C'est montrer qu'il y a certaines choses qui bougent.
- Speaker #0
Il faut apprécier les choses pour que ça bouge. C'est toujours ça. Mais tu vois, même en discutant, on a peur qu'ils ne prennent pas l'intention de se conduire. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas du tout l'objectif.
- Speaker #0
Mais à un moment donné, il faut regarder le constat et la réalité. Sinon, les choses n'évoluent pas. Mais donc, il y a cette différence de génération. mais en effet dans la génération de mes parents qui ont presque 70 ans voilà elle portait la majorité de la charge mentale et donc oui je reproduis je pense le schéma que j'ai connu et peut-être aussi que c'est lié à un type de personnalité je sais pas après ma soeur qui a eu des enfants aussi énormément portait les choses je connais peu de femmes qui portent pas énormément les choses pendant une quarantaine d'années voilà la vérité c'est ça c'est pour être très honnête et transparente je connais peu de femmes même tout court court qui ne porte pas la majorité des choses. Et puis il y a aussi, de la part des femmes, un déni. C'est-à-dire que sociétalement parlant, ah ben non, pardon, ah ben non, mais moi... Elles vont dire des choses comme ça, alors que quand on voit les choses, c'est pas la vraie réalité. Non mais moi, c'est vraiment totalement 50-50. Ok, ok, super, bah écoute, génial. Mais c'est faux, en fait. Il y a aussi ce déni de la part des femmes de cacher, d'ailleurs. De cacher ce qui se passe à l'intérieur. C'est très féminin, ça.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Ouais, c'est vrai, mais c'est un peu ce truc de... Parce que t'as peut-être pas envie de le dire. Parce que t'es gênée de le dire.
- Speaker #0
Tu veux maintenir une image un peu idéalisée du foyer. Comme tu idéalises l'apparence physique. Voilà. C'est ce truc de la superwoman qui a un mari génial, des enfants parfaits. Il y a ce truc un peu... Non, la vie de couple, la vie de famille, c'est compliqué pour tout le monde, plus ou moins. Il y a des disputes, il y a des conflits. Ça nécessite un travail sur soi. C'est un vrai travail. Voilà, c'est tout. disent autre chose, bien sûr qu'il y a de l'amour bien sûr qu'il y a des choses mais c'est pas c'est pas facile tout le temps mais c'est comme pour tout c'est comme pour la vie de couple pour la vie...
- Speaker #1
Même le travail tout en fait, il y a tout et justement c'est dans ce que je vois c'est que il y a un moment donné t'as beaucoup porté et quand tu disais aujourd'hui ce qui m'anime c'est plutôt voir mes enfants grandir, prendre le temps on sent qu'aujourd'hui, enfin en tout cas de ce que je ressens j'ai l'impression que petit à petit tu déposes certains bagages et t'es peut-être plus un peu dans le moment présent, t'es peut-être moins Merci. à combattre certaines choses qu'est-ce qui a changé là-dessus ?
- Speaker #0
alors ce qui a changé j'ai eu deux enfants avec 16 mois d'écart c'est quand même presque comme des jumeaux c'est quand même difficile j'étais animée inconsciemment quand je suis devenue mère par me réparer ce que j'ai fait, j'ai réparé mon enfant intérieur je pense donc animée par pas abandonner mes enfants être quand même hyper prudente pour eux et aller porter des projets au niveau politique qui m'investirait énormément. d'ailleurs aujourd'hui je ne sais même pas comment j'ai fait ça me prenait énormément d'énergie donc ça ça me fatiguait mais d'un autre côté j'en avais besoin de ça parce que moi je m'épanouissais j'ai toujours aimé mes enfants j'ai aimé les allaiter et tout mais les bains tous les jours les repas tous les jours, les choses très répétitives ne m'épanouissaient pas le faire en fait dans le rôle de mère ne m'épanouissait pas j'aimais les câlins mais la fête mais le voilà le quotidien le quotidien mais comme dans la vie de famille ça m'épanouit toujours pas des masses moi si j'avais les repas à faire un robot il y a qui me faisait les repas qui m'aidait ça m'arrangerait pas c'est pas quelque chose qui m'anime c'est plutôt relou c'est le cas pour beaucoup de gens Des fois, j'aime bien cuisiner quand j'ai le temps. Mais si je ne laissais pas, si j'avais tout ça, j'aimerais bien tout. Mais voilà, il y a la fatigue qui joue aussi. Et donc, j'ai fait ces deux choses-là sans en délaisser l'une ou l'autre. Là où tu dis, j'ai déposé les bagages, c'est que bon, j'ai eu des déceptions à cette échelle-là parce que je me suis rendue compte que quand même, c'était difficile de bouger les choses. Et donc, je pense que je me suis un peu fatiguée. Et puis, j'ai moins envie de mettre de l'énergie puisque j'ai compris pourquoi je mettais tout ça en place. Et c'est très bien, c'est super. Et donc du coup, je me suis dit... En fait, tu ne peux pas investir tous les champs intensément de la même manière. Et moi, j'ai un peu de mal avec les femmes qui disent « Ouais, on peut tout faire. » Ouais, tu peux tout faire, mais pas forcément super bien. C'est faux de dire ça. Ou alors, tu as des aides. Tu as des nourrices. Ouais, c'est clair. Tu as du monde autour de toi. Tu as un village, tu as tes parents, tu as ta famille. Oui, d'accord. Mais quand tu habites dans une région et que tu n'as pas forcément ta famille à côté, moi, je suis désolée, mais tout investir, le travail, l'investissement associatif, tes enfants, le sport, je suis résumée super bien. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas possible. Et ça, c'est des fausses images qu'on met dans la tête des femmes.
- Speaker #1
Qui font culpabiliser, je trouve, quand tu le fais pas. Et notamment les réseaux sociaux. Tu sais, tu les vois tous en ce moment. Bah moi, je fais les gâteaux sans sucre, toute ma cuisine maison et tout. Et je me dis, et que j'ai pas d'enfant encore, mais je me dis... Mais moi, j'arrive pas à faire ça. Tu dois culpabiliser, de dire... Bah toi, en fait, tu lui as peut-être filé le sachet des knuckis et tes paquets de gâteaux. Parce qu'en fait, t'as pas eu le temps. Et il y a plein de belles choses sur les réseaux et dans la société, mais en même temps, je trouve que ça peut être très culpabilisant.
- Speaker #0
C'est des masques sociaux, en fait. C'est tout ce que c'est. Et c'est très peu authentique, au fond, les réseaux sociaux. Et il y a des gens qui le dénoncent, mais on est tous pareils, en fait. Je dis ça, en fait, on fonctionne tous de la même manière. D'ailleurs, ça revient à ce qu'on disait. On met des masques sociaux. On cache. On masque. Donc, des fois, on ne masque pas du tout, donc on fait voir le vrai sur les réseaux. Mais malgré tout, il y a quand même cette image qui reste, même s'il y a des gens qui tendent à faire des sortes de schémas opposés,
- Speaker #1
le masque social il reste même dans ce que tu veux montrer de plus vrai et puis tu vis pas avec eux tu les vois à travers un rils de 20 secondes tu peux pas connaître pleinement la personne t'es pas avec eux la nuit, le jour enfin voilà donc ça
- Speaker #0
et c'est vraiment je pense lié plus aux femmes enfin c'est lié aux hommes mais sur d'autres choses mais ça en fait ça fait peser un poids très lourd parce qu'on nous fait croire qu'on peut tout investir avec intensité et bien et c'est pas vrai après tu peux réussir à monter ta boîte super bien et tout ça tu vas désinvestir un petit peu tout réussir à faire de manière équilibrée c'est un masque social c'est tout c'est ça la vérité c'est qu'on montre pas quand la fille a fait une super conférence le soir et tout, puis qu'elle va rentrer puis que son mari va lui dire il t'a réclamé le soir, il était pas comme ci, ou ce passe là. C'est pas parfait. Donc voilà, bien dire aux femmes que tout investir intensément, c'est encore difficile aujourd'hui, parce qu'on n'a pas les conditions réunies, et que la charge mentale est encore majoritairement sur les femmes. Donc le meilleur des partenaires, le plus soutenant, c'est génial et tout, c'est super. Mais au-delà de ça, la société ne permet pas. Encore aujourd'hui totalement, à mon sens. Et puis peut-être que c'est pas faisable tout court en fait. il y a peut-être des périodes de vie où tu peux investir beaucoup ta boîte, beaucoup ton travail et moins tes enfants enfin voilà je pense qu'en fait c'est plutôt des briques qui se mettent les unes à côté des autres que tout faire tout bien d'un coup et tu vois il y a une question qui me vient parce que j'aimerais bien avoir ton avis là dessus je trouve que aujourd'hui en tout cas dans ma génération ce
- Speaker #1
que je ressens mais ce que je vois ressentir sur d'autres personnes C'est presque l'inverse, c'est-à-dire que demain tu dis j'ai envie d'arrêter de travailler X années, tu vois on en parlait en plus tard, d'arrêter de travailler X années pour être pleinement présent pour mes enfants et c'est ok. Et peut-être que mon conjoint le fera en plus quelque temps, enfin j'en sais rien, mais juste c'est ok. Et bien aujourd'hui, je ressens une culpabilité de l'assumer. Tu vois, d'assumer et de dire...
- Speaker #0
Je pensais que tu allais me dire c'est plus acceptable.
- Speaker #1
Non, parce que je trouve qu'aujourd'hui nous, On a vu votre génération être en mode, bah non, en fait, il faut qu'on se défend, il faut qu'on défende nos droits au travail, etc. Et donc de bosser carrément aussi, d'avoir un job hyper épanouissant et tout. Et du coup, nous, on a vu par nos frères et sœurs, par d'autres personnes, que ouais, ok. Mais ça fait que du coup, à 3 mois, ton gamin, il est allé direct à la crèche ou chez la nounou. Que toi, t'enchaînes 9h, 18h. Et encore, si c'est ça, c'est déjà pas mal. T'es claqué. Ils parlent tous de tunnel du soir. Mais du coup, t'as l'impression que c'est un truc horrible. Enfin, tu vois, parce qu'en fait, tout le monde est claqué. Et tu fais un tunnel. Et je pense que sincèrement, dans ces conditions-là, ouais, je pense que c'est un vrai tunnel compliqué. Et du coup, je me dis, bah nous... En tout cas, moi, avec mes propres yeux, je me dis, tiens, est-ce que ça me correspondrait ? Je ne pense pas. et pourtant je suis dans l'entrepreneuriat pourtant j'aime profondément mon travail mais je suis dans un esprit où je veux absolument un autre équilibre parce que celui-ci me conviendra pas mais parce qu'il convient à personne voilà, non mais c'est clair mais c'est pas encore très agri sincèrement, c'est pas assumé encore que la femme dise du coup je m'arrête peut-être mi-temps bah non,
- Speaker #0
en fait la génération d'avant, c'est à dire la génération de ma mère ou peut-être de ta mère, je sais pas quel âge a ta mère et on va dire des femmes contre... 55 et 70 ans. Elles ont tout assumé sans rien dire, sans se plaindre. Elles pensaient, en nous voyant, moi j'ai eu la remarque de collègues, que nous, tout avait changé pour nous. Et qu'en gros, c'était l'égalité totale et qu'on vivait notre meilleure vie. Et je leur ai dit, mais la seule chose qui a changé avec vous, c'est qu'on se plaint. Et qu'on parle. C'est la seule différence quasiment. J'exagère, parce qu'il y a eu des petits mouvements. Mais je veux dire, fondamentalement, notre vie elle a pas majoritairement changé par rapport à nos mères. Donc en fait, on a vécu la même chose, mais on en parle à... à votre génération. En gros, on commence à en parler. Donc la génération plus jeune, des filles qui ont peut-être 25-30 ans, soit elles disent, non merci, moi je veux pas d'enfant. Alors là, il y en a plein qui disent ça, c'est vrai. Tellement de gens qui disent ça. La privation de liberté est telle qu'évidemment qu'il y a des femmes qui disent, bah non, moi j'ai mon job, ma vie, mes sorties, mes voyages, non merci. Et comme toi, des femmes qui ont un désir d'enfant, de maternité, qui vont dire, ok, mais pas dans ces conditions-là. Mais parce que c'est pas parce que c'est pas tenable. en fait il y a une sociologue qui disait ce qu'on nous fait entre 35 et 55 ans c'est inhumain, elle a employé ce terme là une sociologue, bien sûr que c'est inhumain moi là je bosse à 80% et j'arrive à 7h30, 8h le matin mon mari les dépose à l'école je vais les chercher à 5h30, ce qui fait que je pars à 4h15, 4h20 du boulot, c'est tenable dans ces conditions là, avec des petits avec des jeunes enfants, après quand t'as des ados les choses évoluent,
- Speaker #1
non mais bien sûr là on parle plutôt petit, bas âge,
- Speaker #0
mais en tout cas pour moi pour avoir une bonne qualité d'idée, alors après il y a toutes les femmes qui sont de garde partagée où là t'as quand même Merci. une semaine hyper dense, horrible, et puis une semaine plus cool, enfin horrible, mais une semaine très très dense, c'est pas le terme que je voulais envoyer, mais c'est quand même dur parfois. Non mais c'est dur pour une mère ou un père d'ailleurs, que c'est une bête. Mais en tout cas, moi, alors peut-être que je suis fragile, peut-être que je suis pas résistante, peut-être que je ne veux pas m'imposer ça.
- Speaker #1
Ouais mais tu vois, je trouve que c'est dommage de dire du coup fragile, non je pense pas, je pense que c'est juste à un moment donné, t'es dans le respect de toi-même et de tes besoins, et du coup, et là on parle de la femme, mais comme l'homme, moi ça me choque pas du tout, qu'il dise bah moi aussi je prends 80% et à tous les deux, bah voilà. on va essayer d'assurer. Alors, quand c'est possible ? Parce qu'après, forcément, il y a l'aspect financier qui rentre en compte et aujourd'hui,
- Speaker #0
on est dans une société là-dedans.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, il y a ce risque, je pense, dans les esprits de retourner à l'avant. C'est-à-dire, c'est ça qui fait peur.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est la femme au foyer et le père qui bosse. Sauf qu'en effet, comme tu dis, moi, c'est une question de respect. Moi, je me suis dit, mais non, en fait, je ne veux pas m'imposer ça vu que c'est moi qui porte encore majoritairement la charge mentale. Malgré tout, je ne veux pas m'imposer de bosser autant. Je n'ai rien à prouver. Je m'en fous, je ne suis pas carriériste. À la fin de ta vie, ce qui reste, c'est les relations que tu as eues avec les autres, les moments de plaisir, les moments de bonheur, les moments d'amour. C'est ça qui reste. Ce n'est pas si tu as bossé 10 heures au lieu de 9 heures.
- Speaker #1
Oui, parce qu'au fond, voilà. Mais je pense que tu peux quand même être carriériste dans le sens d'avoir envie d'avoir un projet impact ou faire quelque chose, etc. Oui, bien sûr. Sans bosser. Mais sans bosser et tout. Après, ça se construit, c'est compliqué. Non mais c'est compliqué.
- Speaker #0
Mais dans le salariat, il n'y a rien.
- Speaker #1
Il y a encore beaucoup à bouger. Pourquoi dans les pays du Nord, ils ont des horaires extrêmement... Ils sont extrêmement développés. Et pourtant, ça marche très bien. En France, on n'est en plus pas du tout... En France,
- Speaker #0
en fait, moi, clairement, en 3h30-4h, c'est plus mon rythme de boulot. Par contre, je commence à bosser très tôt, donc je suis efficace toute la matinée. Je prends une pause très courte au niveau du repas. Mais passé 15h, 15h30, je ne suis plus efficace. Sauf qu'en effet, on est de nouveau dans le masque social. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui vont rester au taf, ils vont prendre trois cafés... papoter avec les collègues ils vont rien faire mais ah bah sur la feuille il part à 5h ou 5h30 voilà donc en effet c'est des faux semblants voilà on est dans une société encore majoritairement de faux semblants tu vois tu parles des réseaux tu parles de de ce que l'image que tu dois renvoyer tu parles de ça, voilà, on est dans une société de faux-semblants on le voit dans des trucs, dans des sujets très forts en ce moment si je prends l'affaire Patrick Bruel si je prends l'affaire du périscolaire avec les jeunes enfants, tu vois, moi ce qui m'anime c'est, voilà, violence faite aux femmes et violence faite aux enfants tu regardes les faits, tu vois les faits je vais pas te refaire un détail des faits et tu vois ce qui est mis en place à côté Voilà, t'as rien à dire de plus. On est dans une société qui accepte, qui tolère ce qui est intolérable.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Pour garder des masques sociaux. Ça bouge, évidemment. Heureusement,
- Speaker #1
c'est en train de se dénoncer et tout. On est en basculement, mais ça prend du temps. Après, il faut être patient. Mais il y a certains sujets, t'as pas trop envie d'être patient. Bah voilà,
- Speaker #0
t'as pas trop envie d'être patient. Mais ouais. Voilà. Donc ouais, c'est une société qui... C'est une société. L'être humain est comme ça en fait. Je pense que c'est l'être humain qui est comme ça, qui cache ce qui n'est pas beau.
- Speaker #1
Je ne sais pas s'il n'est pas beau, mais je pense que... Non, non,
- Speaker #0
ce n'est pas l'être humain qui n'est pas beau, c'est qu'il cache ce qu'il n'est pas beau.
- Speaker #1
Ah oui, il cache effectivement certaines choses. En tout cas, quand tu es élevé dans tout ça... Enfin, élevé, là, je ne parle pas du tout des parents. C'est vraiment cette société-là qui... Autre sujet, selon toi, qu'est-ce qu'ils ont besoin, les parents, aujourd'hui ?
- Speaker #0
De soutien, d'accompagnement, d'écoute. Ils ont été éduqués avec la violence éducative, comme nous tous, et on leur demande de faire un mot. En fait, ils ont des quilles rouges en sac à dos, on leur demande de faire des quilles jaunes, enfin tu vois, avec des briques jaunes. C'est hyper compliqué, parce que quand tu... tu deviens parent, viens se réactiver ton propre modèle, tes propres, voilà. Et le cerveau reptilien, c'est le plus rapide, celui des émotions, et donc, quand t'es agacé par un truc plusieurs fois, c'est pas le raisonnement de tout ça. Donc c'est pareil, c'est une déconstruction qu'on leur demande de faire. Un changement anthropologique majeur avec des droits des enfants qui ont complètement évolué. Alors, pas sur le papier, mais pas dans la réalité encore, puisqu'on le voit. Mais les jeunes parents, pour beaucoup, ils écoutent des podcasts, ils lisent des bouquins, ils cherchent en fait à comprendre, à changer. Ils n'ont pas envie de reproduire exactement ce qu'ils ont vécu. Mais on leur donne pas les mots. Enfin, on leur donne... L'État, parce que là, c'est vraiment l'État français, ne met pas en place les moyens suffisants et nécessaires pour qu'il y ait un vrai changement. Tu vois, il n'y a pas de vrai accompagnement. Il y a des petites mesurettes par-ci, par-là, au niveau régional, au niveau des villes, au niveau... Mais à mon sens, en fait, et c'est un sujet qui est lié aux droits des femmes et des enfants, tout ça, parce que tu ne peux pas laisser... Mon mémoire en 2024, je l'ai fait, où est-ce que les jeunes mères vont rechercher de l'information pour l'éducation de leurs enfants et la santé ? Pour te faire un résumé simple, c'est qu'elles allaient sur Internet. Jusqu'à temps de chercher l'approbation, jusqu'à temps de trouver la confirmation de ce qu'elles pensaient. Pendant des heures, jusqu'à temps de trouver l'article qui allait leur dire « Ah ok, c'est bien ce que tu fais » . Parce qu'en fait, entre la théorie et la pratique, il y a un gap. Forcément, toujours, dans tout, comme dans un travail que je te donne, il y a un gap. Et donc, entre la théorie qu'elles lisent, leur propre filtre, il va y avoir un gap avec la mise en application. Donc, c'est quand même dingue de se dire que ce qu'elles cherchent, ce qu'elles trouvent... de manière immédiate, parce qu'il y a ça aussi, c'est Internet. Avec toutes les dérives que ça peut occasionner.
- Speaker #1
Maintenant, tchad, gbt, tout ça, l'NBA et tout.
- Speaker #0
Alors là, ça va être l'IA. C'est vrai que maintenant, ça va être l'IA. Ça, c'est en fait, 2024, c'est déjà Asvin. C'est vrai que ce ne sera plus...
- Speaker #1
Tu as une application qui est justement vraiment centrée aussi. Oui, MySanté, pour le coup.
- Speaker #0
J'ai travaillé un petit peu pour MySanté. C'est une très bonne application.
- Speaker #1
J'aurais bien interviewé la formatrice d'ailleurs.
- Speaker #0
Cécilie a créé, peut-être qu'elle acceptera. Mais du coup, coup, c'est un super truc. Alors, c'est des infirmières puricultrices et des salariés.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est des professionnels de santé, c'est régulé, il y a des ressources extrêmement riches. Je pense qu'elle a toujours la possibilité de faire des vidéos pour les parents qui ont un peu plus besoin, parce que c'est un chat un peu interactionnel en temps réel. Je ne sais plus les horaires, si c'est 7h, 22h ou 8h, 22h. C'est du lundi au dimanche, donc c'est top. C'est vraiment un bon outil. Avec comme seule limite qu'il n'y a pas de présentiel. Et donc l'échange humain quand même, c'est quelque chose qui ne se remplace pas totalement, même quand tu fais des trucs en visio. C'est la limite. C'est génial parce que ça répond à ton besoin tout de suite, ça te rassure. Et c'est des conseils qui sont donnés très vite.
- Speaker #1
C'est un complément en fait d'un accompagnement avec son pédiatre, mais qu'on ne peut peut-être pas avoir tout le temps, ça sèche femme, etc.
- Speaker #0
C'est ça. C'est que les pros de santé, ils n'ont pas forcément toujours le temps. Ça prend du temps d'aller creuser, de vraiment chercher à savoir qu'est-ce qui peut jouer, qu'est-ce qu'il y a comme problématique. Mais au-delà de ça, il y a aussi le fait que des fois, les parents vont sur Internet parce que c'est de l'ordre de l'intime, la parentalité. Et qu'ils n'ont pas envie d'exposer. Et c'est ça qu'il faudra changer, d'exposer, de dire j'ai des difficultés, j'ai du mal, j'y arrive pas. Ils n'arrivent pas à faire ça, les parents, aujourd'hui. Parce qu'on ne leur laisse pas la place de faire ça. Pas suffisamment de dire, mais en fait, quand tu deviens jeune parent, c'est normal de rencontrer des questionnements, que ce soit dur, et les espaces de parole pour... pour parler de ça, ne sont pas si nombreux que ça ou en tout cas si accessibles que ça.
- Speaker #1
Quel conseil, toi, ou notamment un conseil par ton expérience ou un endroit à aller voir ou une personne à aller voir, enfin bref, tu donnerais à une jeune maman ?
- Speaker #0
Alors, moi, je dirais déjà à une jeune maman, le premier conseil que je donnerais, c'est toujours s'écouter. C'est elle l'experte. C'est elle qui sait mieux que les pros de santé. Si elle sent viscéralement qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec son bébé ou qu'elle, elle ne se sent pas bien, Il faut qu'elle s'écoute. C'est le premier des conseils que je donnerais avant de faire l'appel à l'extérieur. C'est d'abord se faire confiance à soi-même et se dire, ok, si je ressens ça, il y a peut-être quelque chose. Parce qu'elle connaît le mieux son enfant, mais parce qu'aussi, il y a des choses qui se jouent dans le lien mère-enfant-parent-enfant. Le deuxième conseil que je lui donnerais, c'est d'aller vers quelqu'un de confiance. En fait, elle peut avoir un professionnel de santé de confiance. mais si elle n'en a pas d'aller voir quelqu'un avec qui elle peut s'épancher avec qui elle se sent en confiance de dire bah c'est dur ou ça va pas parce que cette personne là elle peut être un relais pour après orienter vers des assos vers des pros de santé, vers des lieux ressources à Dijon il y en a plein on a plusieurs délais de ressources donc c'est ça que je donnerais comme conseil, c'est d'abord s'écouter soi-même et en plus d'identifier, peut-être même en amont on devrait peut-être dire ça à toutes les femmes enceintes d'identifier à qui je peux faire la réflexion,
- Speaker #1
sur quel épaulé qui je peux appeler dans ce moment on dit qu'il faut tout un village et on pense vite à sa famille mais peut-être pas que, tu vois il peut y avoir tellement d'autres personnes, puis ta famille s'il y a des choses qui peuvent t'agacer ou des choses peut-être pas guéries, ça peut encore plus des fois être impactant Merci. Je ne sais pas, mais la personne qui va te donner le conseil que tu n'as pas envie d'entendre, à ce moment-là, c'est bien aussi des fois de s'ouvrir à d'autres personnes.
- Speaker #0
C'est quelqu'un avec qui on peut être vraiment soi-même, avec qui on n'a pas peur de tomber le masque, justement, d'ouvrir sa porte et de dire, viens voir. Chez moi, c'est un peu en bazar et j'ai trop à faire. Il faudrait que tu m'aides. Et c'est ça que je donnerais comme meilleur conseil. Avant, je disais, il y a tel asso, il y a tel pro de santé. Mais non, il faut aller plutôt à l'essentiel et se dire, OK, quelle personne de confiance j'ai ? La personne de confiance, elle, elle va... prendre ça et aider à sa manière. Après, évidemment, les sénat de santé, les pédiatres, les sages-femmes, les psychologues aussi, des fois. Alors évidemment, moi j'ai parlé pour ma paroisse, les 5 de parents sur 10 jours, ça peut aussi être d'une grande aide pour les parents qui en ont besoin.
- Speaker #1
Aujourd'hui, pourquoi tu as choisi de transmettre ? Tu transmets notamment en formation auprès d'auxiliaires puriculteurs, puricultrices, on dit.
- Speaker #0
Auxiliaires de puriculture.
- Speaker #1
Auxiliaires de puriculture. Qu'est-ce qui t'anime dans la transmission aujourd'hui ?
- Speaker #0
Changer les choses. C'est ça qui m'a toujours animée d'ailleurs. Changer la société dans laquelle on vit. Et c'est toujours à travers mes enfants, ce que j'espère. Leur donner des valeurs autres que celles de quelqu'un qui disait, on retombe dans un point de basculement où on voit que la force avec certains chefs d'État, reprendre du galon, alors qu'on a cherché depuis la Seconde Guerre mondiale à étouffer ça, si tu veux. Et faire en sorte qu'on s'aperçoive que la violence, la colère... Oui, parfois, c'est nécessaire pour se défendre, évidemment. Je ne suis pas dans un monde de bisounours, mais changer le monde avec les enfants, puisque les enfants, pour moi, c'est l'avenir de demain. Il y a une phrase qui est pas mal, mais c'est le passé, c'est de l'histoire. L'avenir, c'est un mystère, mais le présent est un cadeau. Et pour moi, les enfants, c'est un cadeau. Ils vivent dans l'instant présent. C'est des merveilles, des petits insectes, du vent qui souffle, ce qu'on n'arrive plus à faire, adultes, ou très peu. Donc, c'est un cadeau. de les observer, de les regarder et d'être bienveillant avec eux. Pour moi, c'est le minimum qu'on doit faire. C'est un cadeau qu'on leur donne aussi d'être bienveillant avec eux. Donc changer, transmettre, donc transmettre ça à mes étudiants. Je leur transmets l'introspection, la nécessité d'introspection pour être un bon soignant. Je leur transmets le fait que s'ils ont choisi ce métier-là, c'est pour prendre en soin. Vous avez dit soignant, prendre en soin, ça veut dire que je prends soin de l'autre. C'est pas je donne à manger vite fait, enfin voilà. Attention quand on fait le choix de métier-là. Donc c'est ça que je leur transmets. Et quand je travaille avec des parents, je leur transmets le fait de s'écouter, aussi l'introspection, la même chose, et de transmettre aussi la même chose. Donc ça se recoupe. La transmission, moi, c'est pour avoir des enfants plus heureux, avec plus d'outils pour faire face à leurs émotions. Et on sait qu'après, ça a des répercussions extrêmement importantes sur la vie future. Il y a un prix Nobel d'économie qui dit que les infirmières puricultrices ont plus d'impact que les professeurs d'université. Donc en fait, plus t'agis tôt...
- Speaker #1
plus tu peux changer les choses c'est tout le socle les bases et voilà pourquoi je transmets génial qu'est-ce que tu aurais aimé comprendre plus tôt ?
- Speaker #0
Bah ma propre histoire. J'aurais aimé comprendre ça. Alors oui et non parce qu'en fait je me dis il n'y a jamais de hasard dans la vie. T'es là où tu dois être au moment où tu dois l'être. Oui et non mais je dirais j'aurais aimé avoir plus de clés plus tôt parce que j'aurais évité des relations qui m'abîment. Parce que quand tu te connais mieux, tu peux mieux te protéger. Et puis tu fais d'autres choix. Peut-être que j'aurais pas du tout été un firmier purgultrice si j'avais réussi à me réparer plus tôt. Donc je regrette pas en soi. Puisque je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui. Si j'avais fait d'autres choses, je ne me serais pas réveillée. Peut-être ça, de comprendre. Et puis qu'on me dise, que ma mère me dise notamment, je t'aimerai toujours peu importe qui tu seras, comment tu seras. Ne cherche pas à être désirée. Désirer à tout prix. En fait, vie pour toi. Aime-toi, toi d'abord. Entoure-toi de gens bienveillants. Et moi, tu vois, j'aurais aimé qu'on me dise ça, ce que j'essaie de transmettre à ma fille et à mon fils, d'ailleurs. L'amour inconditionnel. L'amour inconditionnel, mais de soi-même. parce qu'on cherche je pense mais on est beaucoup à fonctionner comme ça l'amour des autres à travers le regard et j'aurais aimé dire à cette jeune fille toutes ces choses là pour qu'elle fasse d'autres choix qu'elle ait d'autres clés qu'elle se protège parce qu'en fait on est dans un monde où il y a des gens géniaux et puis il y a des gens dangereux,
- Speaker #1
il y a des gens toxiques c'est comme ça génial et pour finir aujourd'hui ça veut dire quoi pour toi être soi on est dans le podcast de Sois Toi mais
- Speaker #0
être moi aujourd'hui c'est retrouver de la liberté et de l'apaisement par rapport à ma propre histoire parce que là où je te dis je ne regrette pas d'avoir mis tout ça en place c'était aussi emprisonnant emprisonnant dans l'image qu'on renvoie aux autres dans le besoin de plaire le besoin d'avoir de la reconnaissance et d'être reconnue c'est tout ce que je fais j'ai plus ce besoin là aujourd'hui Nunque. Être moi aujourd'hui, ça va être être sur la voie, le chemin de la liberté et de l'apaisement avec mes enfants, en leur transmettant aussi, parce que quand tu bouges, tu leur transmets aussi d'autres choses. Et ce n'est pas gagner d'avance, parce qu'il faut déconstruire encore des choses, mais que, comme je te disais, c'est un processus dynamique, c'est quelque chose qui se construit, comme de la couture, comme un truc que tu tricotes.
- Speaker #1
donc je n'ai pas du tout fini mais en tout cas c'est ce vers quoi je tends être alignée avec mes valeurs mais je n'y suis pas totalement encore aujourd'hui mais est-ce qu'on peut l'être vraiment je pense que le processus de la vie c'est aussi de travailler on continue sur soi non ? qu'il y a des étapes de vie qui font que ça te ramène à un autre travail tu gravilles un peu sauf juste je pense que tu le fais peut-être plus rapidement moins dans la souffrance mais tu continues de travailler sur toi en tant que femme en tout cas
- Speaker #0
Je peux parler en tant que femme, je peux parler en tant qu'homme, mais je pense qu'il y a la vie et ton corps, tes hormones, qui t'amènent aussi. Il y a beaucoup de femmes qui arrivent, moi j'en suis pas encore là, mais proches de la cinquantaine et qui disent, alors il y a plein de désagréments évidemment à la ménopause, mais je me suis jamais sentie aussi libérée qu'aujourd'hui. Alors je pense qu'en tant que femme, il y a tout ce qui est lié à la maternité, aussi à la séduction, au besoin d'être désirée, dont tu te libères. C'est important de le dire, je pense, parce qu'on est des objets de désir à partir du moment où on est pubert jusqu'à la ménopause. Et ça, ça libère aussi de beaucoup de choses, je pense. On vit plus à travers le regard potentiellement des hommes, de ce qu'on peut représenter. on prend notre rôle et je pense que les femmes qui sont pas encore qui ont moins de 50 ans là vont amener toute cette libération aussi d'être soi d'une autre manière qu'elles ont été avant et peut-être que les jeunes générations le seront plus tôt parce qu'elles verront aussi leurs aînés l'être plus tôt se libérer de tout un tas de choses donc j'en sais rien, j'ai pas de réponse peut-être que t'as raison, peut-être qu'à 70 ans je vais dire je continue d'avancer je pense qu'en soi c'est un processus dynamique
- Speaker #1
Oui mais peut-être que ça tend à diminuer sur certaines choses.
- Speaker #0
Ça diminue, c'est-à-dire qu'on trouve plus facilement l'accord, l'alignement en vie de sang. Après c'est normal, tu deviens aussi normalement un peu plus sage. Et puis les expériences répétées font que tu apprennes. On est des êtres qui apprennent par la répétition. La répétition des échecs, la répétition des expériences. Les entrepreneurs, ils disent, j'ai raté 100 fois pour réussir une fois. La vie, c'est aussi... Arriver à soi, pour moi, c'est aussi ça. J'ai raté 100 fois pour arriver à moi. Tu vois, je pense.
- Speaker #1
Oui, et rater dans le sens appris, s'être relevé comme un enfant qui tombe et qui se relève. Et hop, avant de marcher, il va tomber peut-être 50 fois, 100 fois. En soi,
- Speaker #0
ce n'est pas des échecs. On apprend, en fait.
- Speaker #1
C'est des apprentissages qui te font évoluer. Et donc, tu confirmes aussi que tes schémas, tant que tu ne les as pas travaillés, te suivent un petit peu, se répètent jusqu'à que... Et donc, tu vas peut-être choisir un métier inconsciemment, mais qui va t'emmener à te guérir d'une part de toi. Et peut-être qu'après, tu changeras de métier, tu évolueras, comme en tout cas toi, c'est ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Tu dis qu'en tant que t'as pas réglé, la vie te représente...
- Speaker #1
Devant toi.
- Speaker #0
La même chose.
- Speaker #1
Sur un plateau. Sur un plateau.
- Speaker #0
Bonjour, nouvelle expérience.
- Speaker #1
et voilà il faut le voir comme ça ouais j'aime bien moi le voir des fois en me disant je prends du recul, je prends de la hauteur un peu et je vois la scène comment elle se joue et ok qu'est-ce que j'ai à comprendre là-dessus parce qu'en vérité si ça vient me challenger c'est que je suis capable de le challenge de passer outre par contre je vais peut-être pas passer outre toute seule il va peut-être falloir me faire aider etc mais il y a une clé à comprendre pour ouvrir une nouvelle porte derrière ça c'est alors théoriquement c'est facile à faire c'est vrai que ça demande énormément de maîtrise de soi d'arriver à Tellement.
- Speaker #0
Sur les idées comme ça, souvent, on est dans l'émotion. Mais en effet, plus tu travailles sur toi, plus l'émotion passe vite.
- Speaker #1
Et plus, du coup, tu arrives à prendre cette hauteur. Mais au début, c'est clair que c'est pas... C'est très compliqué, mais c'est clair. Bon, bah top. Merci en tout cas, Elodie, pour tout. Pour ce podcast qui, je suis sûre, a beaucoup plu. Et à bientôt. À bientôt.