- Speaker #0
Si tu vois quand t'as les chiffres de l'INSEE qui sort en mode les 0,1% de personnes qui arrivent à faire une grande école alors que rien ne m'est prédestiné à ça, je fais partie de ce 0,1%. Autant que j'essaye de faire des études et au pire si je me foire, j'ai aucune pression en fait. C'est ça qui je pense a fait ma force tu vois et cette niaque que tu évoquais, c'est qu'en fait j'ai jamais eu de pression familiale en mode écoute il faut que tu réussisses, il faut que tu fasses ci, il faut que tu fasses des bonnes études. parce qu'en réalité j'ai entrepris sans argent en étant mon propre patron sans avoir d'expérience passée ou autre donc tout le monde peut entreprendre après ça dépend les niveaux et les échelles ce syndrome du travail égale corvée égale boulot égale connotation négative mais plutôt en fait plaisir et des choses positives parce qu'en fait le travail tu passes tellement de temps au taf dans ta vie que si tu as un travail Si tu ne prends pas de plaisir et que tu vois que péjorativement, ce n'est pas bon. Pour réussir, vous pouvez accéder à des belles choses. Il faut juste se donner les moyens et toujours être dans un mindset, dans un état d'esprit de se dire que je ne vais pas regretter. Je donne tout ce que j'ai à donner. Et si finalement, ça ne passe pas, ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave parce que j'ai donné la meilleure version de moi-même.
- Speaker #1
Salut Dorian !
- Speaker #0
Hello Claire !
- Speaker #1
Merci de m'accueillir au sein de tes locaux. Écoute, je vais commencer par une question assez directe, mais on a pu échanger un petit peu avant. Donc je sais un peu ce que tu vas me dire, mais j'ai envie que tu le partages ici. Quand tu regardes le Dorian de 12 ans, qu'est-ce qu'il devient spontanément ?
- Speaker #0
Je pense au Dorian qui était toujours fan de foot, mais qui était sur les terrains avec ses copains, qui après ses matchs et ses entraînements a rentré jouer aux jeux vidéo, Minecraft, Call of Duty. C'est les premiers jeux qui me viennent en tête, parce que j'ai le grand passionné de gaming. Et je pense au Dorian qui était dans les terrains à Aubignan, dans le Vaucluse, dans le sud de la France, de là où je suis originaire.
- Speaker #1
Est-ce qu'à une seule seconde, tu imaginais la vie que tu aurais aujourd'hui ?
- Speaker #0
Absolument pas. Vraiment, mon parcours, c'est l'exemple type du... Il y a un chemin, je ne sais pas où il va, mais je prends ce chemin-là, puis ce chemin inconnu me mène vers un autre chemin inconnu. Et en fait, je jonche les chemins un petit peu inconnus. et je découvre des nouvelles choses et chaque mois qui passe, chaque année je pense absolument pas à ça en me disant purée mais j'arrive à accéder à ce type d'opportunités à ce type de choses qui ne m'étaient absolument pas prédestinées à la base donc non, franchement très fier et honoré de pouvoir avoir ce parcours qui j'espère sera encore long et début d'une belle étape
- Speaker #1
Génial, j'adore, bonne introduction Merci beaucoup Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots d'Orient ?
- Speaker #0
Oui, d'Orient Zeroudi, j'ai 26 ans, originaire du sud de la France, je suis entrepreneur aujourd'hui dans le secteur de la head tech. J'ai monté un groupe, Eleven Act, qui rassemble différentes marques, médias et plateformes dans le secteur de l'enseignement supérieur, de l'insertion professionnelle, DRH, avec la mission et l'ambition de former des jeunes, de bien les aider à s'informer également, à bien s'orienter. et ensuite à choisir la trajectoire qui leur convient le mieux par la suite. Donc en somme, Eleven Act, c'est un groupe médiathèque qui va informer et former les jeunes de leur orientation post-bac jusqu'à leur insertion dans le domaine professionnel à l'issue de leurs études.
- Speaker #1
Génial, bravo encore. D'où cette idée t'est venue un petit peu ? Comment tu en es arrivé là à créer tout ça du coup ?
- Speaker #0
C'est le fruit de huit années de dur labeur et de travail. Initialement, je me suis orienté en classe réparatoire. Je pense que c'est là où il y a eu une sorte de renaissance. C'est-à-dire que j'ai fait mon parcours scolaire relativement classique, collège, lycée, élève plutôt correct, bon, sans forcément trop travailler. Et je m'oriente, pur hasard, en classe réparatoire. C'est cette fameuse prof qui, à ce moment-là, m'a... m'a donné ce supplément d'âme, ce coup de pouce qui m'a dit écoute Dorian, t'es bon en éco, en histoire, en maths, t'as une bonne capacité d'apprentissage, fonce en prépa et au pire, si tu ne termines pas ta classe réparatoire, si tu ne réussis pas les concours, tu pourras te réorienter facilement, dans ce sens là ça se fait très bien. Et je me dis, pourquoi pas, je fonce en prépa. Et après un début très difficile où je n'étais pas prêt du tout à... C'est hyper dur à parler. C'est très dur, très intense. Tu sors d'un bon niveau au lycée, tu penses que tu es bon. tu es nul, tu arrives en prépa, tu te prends des claques parce qu'on te met directement, on te confronte aux exigences des concours et en fait, tu n'es pas prêt. Et donc là, à ce moment-là, c'est un peu difficile, tu es loin de ta famille, j'avais 17 ans, j'étais livré à moi-même en autonomie, il fallait réussir à se gérer, gérer les cours, c'était très intense comme changement, comme bouleversement. Et après, à ce moment-là, j'ai commencé progressivement à comprendre un petit peu, je dirais, la prépa, à bien appréhender la prépa, mes résultats ont tout de suite explosé. Et à l'issue de ma prépa, je termine major de promo. Et avec l'ambition de me dire, voilà, j'ai réussi à être major de promo, à avoir des résultats qui étaient très honorables, alors que rien ne me prédestinait à faire une prépa et à intégrer l'une des meilleures écoles de France. Et après ça, je me suis dit, j'ai une mission envers les autres, qui est de rendre ce que j'ai pu apprendre durant ces années de prépa. Et donc, j'avais cette envie de créer quelque chose, mais quoi, je ne savais pas. Et là, c'est le fruit du hasard qui m'a fait rencontrer Benjamin. C'est assez fou parce qu'on s'est rencontrés, on se connaissait de loin sans se connaître parce qu'il avait commencé à lancer un compte sur Snapchat qui s'appelle Mister Prépa. Il a déjà fait pas mal de contenu, même sur YouTube, etc. sur la prépa. Et il venait de développer ce projet-là. C'était un projet qui était embryonnaire. Et ce jour-là, il allait rencontrer la direction générale de GEM, Grenoble École de Management. Et à ce moment-là, je passais mes euros. Et on s'est rencontrés vraiment par pur hasard, on commence à échanger, il s'avère qu'on intégrait tous les deux EM Lyon à la rentrée et qu'on allait donc être dans la même promo etc. On est resté en contact et je me suis dit écoute moi je vais pas créer quelque chose parce que t'as déjà créé quelque chose, viens écoute je te rejoins, j'apporte ma pierre à l'édifice et on voit ce que ça donne. Et de là est né Mister Prépa et le projet qu'on connaît aujourd'hui et après de fil en aiguille pendant huit années on a... façonner ce groupe Eleven Act qui rassemble plusieurs médias aujourd'hui via des nouvelles créations, il y a des rachats, il y a des fusions qu'on a pu créer par la suite.
- Speaker #1
Trop bien, j'ai plein de questions qui viennent. On va le faire étape. Tu dis souvent rien de te prédestiner à faire une prépa, par exemple, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ton enfance et surtout, plutôt, qu'est-ce que ton enfance t'a permis de comprendre et faire en sorte que, je ne sais pas, tu as peut-être eu encore plus l'agnac de te dire je m'en fous en fait, même si... On ne prédestine pas à aller en prépa. Je vais quand même y aller, je vais foncer. Émotionnellement, je vais me relever et on y va. Est-ce que tu peux me raconter un petit peu ça ?
- Speaker #0
Je fais partie, tu vois, quand tu as les chiffres de l'INSEE qui sort en mode les 0,1% de personnes qui arrivent à faire une grande école, alors que rien ne les prédestine à ça. Je fais partie de ce 0,1%. En gros, moi, j'ai grandi seul avec ma mère. Mon père est décédé, j'étais très jeune. Je n'ai pas eu la chance, malheureusement, de le connaître. Donc, j'ai grandi... uniquement avec ma mère, mais avec une famille qui était très aimante, toujours là pour moi, tant mes grand-mères que mes tantes, mes oncles. Une famille qui était vraiment très présente pour moi. Je n'ai jamais manqué de rien, mais je n'avais besoin de rien. C'est-à-dire que moi, j'avais ma Play, on m'achetait un jeu à mon anniversaire, un jeu à Noël, des crompons pour aller au foot. Et franchement, je n'avais besoin de rien. C'est-à-dire jouer au foot avec mes amis, jouer à la console. Et franchement, mes journées se résumaient à ça. Et en fait, je pense que cette valeur travail, tu vois, je l'ai cultivée dans les jeux. Ça peut paraître fou dit comme ça, mais en fait, notamment sur des jeux comme FIFA, en fait, tu avais ceux qui avaient de l'argent et qui, en fait, pouvaient acheter des crédits sur un mode de jeu qui s'appelle FUD, c'est FIFA Ultimate Team. Et en fait, tu composes ton équipe avec des crédits que tu génères ou que tu achètes. Moi, je ne pouvais pas acheter de crédit parce que ça coûtait trop cher et je n'allais pas dire à ma mère, bon, tu bosses comme une folle, donne-moi des sous pour acheter de l'argent virtuel, ce n'est pas fou. Et donc à ce moment-là, tu pouvais faire ce qu'on appelle de l'achat-revente. Donc en fait, tu achètes des joueurs, tu les sublimes, tu les revends à des timings qui permettent de vendre le joueur plus cher pour générer cet argent virtuel. Donc en fait, j'ai commencé un peu à bosser ces stratégies d'achat-revente. Et après, pareil sur Minecraft. Sur Minecraft, en fait, il y a l'aspect créatif que tout le monde connaît, mais il y a aussi des modes de jeu qui s'appellent le PVP Faction, où en fait, le but, c'est de créer son équipe et de créer la meilleure équipe qui remporte les différents combats et différents duels que tu peux avoir de manière ludique. Et en fait, il y a une économie derrière ça aussi, c'est que si tu arrives à avoir des bonnes ressources, du diamant, etc., tu fais des meilleures armures, et derrière tu arrives à être plus fort, etc. Et en fait, moi pareil, très rapidement, j'ai créé des commerces sur Minecraft, où mes équipes, on avait créé une sorte de mini-entreprise. Donc on avait dans l'équipe des mineurs, eux leur objectif c'était de ramener un maximum de ressources, qu'après on allait vendre à d'autres factions. Il y en avait d'autres qui étaient des builders, donc leur objectif c'était de faire directement du farming d'expérience et des armures. Et en fait, on créait un petit business. Donc en fait, j'avais déjà cette appétence entrepreneuriale qui est née ici. Et en fait, moi, c'est ça qui me faisait kiffer. C'était jouer avec mes potes, c'était me divertir, m'amuser au foot. Et après derrière, rien ne me prédisait à ça parce qu'en fait dans le Vaucluse, j'ai été assez frappé en venant à Lyon et après en côtoyant des grandes villes etc. Mais c'est qu'il y a une décorrélation, une déconnexion par rapport au monde des grandes villes, c'est assez fou. C'est-à-dire qu'on nous présente des gens en termes d'études, il y a très peu d'universités, très peu d'écoles dans le Vaucluse. Il y a l'université d'Avignon qui est grosso modo la seule, nous on habitait à 50 minutes, une heure en bus, donc en fait tu as énormément d'étudiants. de jeunes qui à l'âge de 20 ans n'allaient pas partir à Aix, à Nîmes, à Montpellier, ils arrêtaient. Et donc derrière, beaucoup de boulot manuel, beaucoup dans l'agriculture, dans le BTP. Et en fait, mon but, c'était de me dire, écoute, j'ai un de mes oncles qui est plombier, un autre qui est pépiniériste. Quoi qu'il arrive, je sais que j'allais trouver un job, mais je me dis franchement, j'ai quand même un cerveau, j'arrive à le faire fonctionner. autant que j'essaye de faire des études et au pire si je me foire j'ai aucune pression en fait c'est ça qui je pense a fait ma force tu vois et cette niaque que tu évoquais c'est qu'en fait j'ai jamais eu de pression familiale en mode écoute il faut que tu réussisses il faut que tu fasses ci il faut que tu fasses des bonnes études non c'est t'as ton bac t'as eu ton bac avec mention bien franchement c'est déjà super t'as eu une enfance où voilà tu nous as pas causé de problème alors que t'étais fils unique tout seul etc tu n'avais pas forcément de figure paternelle donc t'as été hyper droit dans tes baskets etc Donc pour moi, le checkpoint de ma famille était réussi à ce moment-là. Je n'ai pas réussi à percer en tant que footballeur. Je pouvais percer en tant que joueur de e-sport. J'avais un niveau semi-pro à l'époque et ça venait de se démocratiser le e-sport. Mais je me dis franchement, le foot, si je veux me mettre dedans, une blessure et c'est fini. Le e-sport à ce moment-là ne rapportait pas assez. Et voilà, moi je voulais choquer un petit peu la famille et leur dire on peut sortir d'Aubignon, on peut sortir du village et faire de grandes choses. et m'est venue ensuite la classe prépa, et c'est là où j'étais assez bluffé, c'est-à-dire qu'il y avait très peu d'étudiants qui venaient de tout petits villages, c'est le cas dans certaines prépas de province, mais là vraiment, à Aix, j'ai eu un premier choc culturel, où je vois des personnes qui viennent généralement de bonnes familles, qui connaissaient un petit peu les études, etc. Et donc c'est hyper intéressant, parce qu'ils ne m'ont pas forcément mis à l'écart ou autre, j'ai réussi à directement me fondre dans la masse et apporter finalement cette cette cette petite singularité qui me façonne aujourd'hui. Et après, le chemin de la classe prépa, c'est parti. Je suis rentré dans le moule et j'ai pris le train à grande vitesse.
- Speaker #1
Oui, parce que justement, j'avais posé la question, est-ce que tu t'es toujours senti à ta place ? Est-ce que tu t'es toujours senti bien avec les autres notamment ? Parce que c'est vrai que beaucoup de gens en prépa, c'est aussi un peu les fils d'eux, etc. le sait et du coup comment toi tu t'es sentie face à tout ça parce que je pense que c'est pas toujours simple moi même je viens pas non plus d'une famille riche ou quoi que ce soit et j'ai pas fait les prépas mais j'ai fait quand même des grandes écoles aussi et je trouve que des fois c'est pas simple de te trouver au milieu de tout ça quand tu sors d'une ville comme tu dis moi je viens de Mars donc tu vois le truc pareil plein de campagne et du coup comment tu t'es sentie toi ?
- Speaker #0
En fait, j'avais le sentiment de ne pas être à ma place. Même au moment où j'ai eu mes résultats, c'était assez fou. Pour les grandes écoles de commerce, je touche du doigt le top 5, donc EM Lyon et l'EDEX, des écoles qui sont très prestigieuses. Et en fait, j'avais peur d'aller dans ces écoles-là, parce que je me dis, en fait, je vais être avec des tronches. Je ne me sentais pas légitime. Mais en fait, si j'étais pris en prépa avec du recul, c'est que j'avais le niveau pour aller dans cette prépa. Si j'étais pris dans ces écoles-là, c'est que j'avais le niveau. Mais j'avais vraiment ce sentiment de me dire, En fait non, pourquoi moi tu vois ? Donc je l'ai eu, mais personnellement, mais je l'ai absolument pas ressenti de manière extérieure. Et au contraire je trouve que les profils qui sont un petit peu plus atypiques et qui sont pas dans le moule classique etc. de fils d'eux etc. En fait ils sont beaucoup mieux perçus parce qu'en fait il y a une sorte de mérite supplémentaire. Je dis pas que les fils d'eux n'ont pas de mérite, absolument pas, c'est juste qu'ils ont eu plus d'informations. Et forcément derrière c'est un peu plus classique de se retrouver dans des top écoles et des top parcours.
- Speaker #1
Et à la fois je peux pas te couper mais je le vois à la fois ils ont plus de pression. Tu sens que la famille met une pression folle sur tout ça. Chose que comme tu dis peut-être que quand tu sors d'une famille un peu moins riche. Moi par exemple j'ai pas eu la pression de mes parents au contraire ils sont fiers de tout ce que je fais. Parce que justement comme tu dis il y a déjà eu le bac, il y a déjà eu d'autres trucs et t'es pas bridé. Et c'est vrai que tu sens que des fois... On sent que c'est des profils un peu plus bridés ou qui veulent beaucoup faire plaisir aux parents. Émotionnellement, c'est compliqué. Moi,
- Speaker #0
je l'ai vu. C'était un étudiant de ma promo à M.Lyon. Il était en dépression toute sa première année parce qu'il avait fait une des meilleures prépas de France, dans le top 5 des prépas de France. Et en fait, ses parents lui ont dit « Tu as HEC ou rien » . Ses deux parents avaient fait HEC. Il n'a pas eu HEC. Il a eu aux écrits. Il n'a pas eu aux euros. Et il est quand même à M.Lyon, qui est une belle école. Il était en dépression toute la première année. Parce que derrière, ses parents, en fait, c'est même pas forcément ses parents qui lui ont mis la pression en tant que tel, mais c'est lui qui avait ce sentiment de déceptif de dire, en fait... J'étais pas à la hauteur de ce que mes parents ont fixé, donc c'est malheureusement le cas. Et c'est pour ça que quand tu viens d'un milieu qui est un peu plus modeste, défavorisé, t'as pas cette pression-là et tu peux complètement lâcher les chevaux. T'as pas de bridage qui peut te bloquer.
- Speaker #1
C'est vrai, t'as pas de barrière.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et du coup, tu dis que t'as rencontré ton associé, mais j'imagine qu'au départ, ça a pas tout de suite été ton associé. T'as bossé avec lui. Et comment l'entrepreneuriat est venu à toi ? parce que tu le disais toi-même, même si tu avais un peu une fibre entrepreneuriale petite dans les jeux. Je sais qu'on en avait discuté. Tu ne pensais pas être finalement entrepreneur plus tard. Du coup, comment c'est venu à toi ?
- Speaker #0
En fait, tu vois, j'avais déjà en image le truc de me dire entrepreneur, c'est des responsabilités. Entrepreneur, il faut avoir beaucoup d'argent. C'est les grands patrons, c'est directif. J'avais que des a priori qui étaient erronés parce qu'en réalité, j'ai entrepris sans argent, en étant mon propre patron, sans avoir d'expérience passée ou autre. Donc tout le monde peut entreprendre, après ça dépend les niveaux et les échelles. En fait c'est arrivé comment ? On avait un compte Snapchat, donc Benjamin était le pilote du projet, moi j'étais un petit peu ce qu'on appelle le rédac chef, je coordonnais les équipes et les différents rédacteurs qu'on avait, à ce moment-là on avait une dizaine de personnes qui bossaient pour nous, et en fait c'est des écoles qui sont venues à nous en nous disant ce que vous faites c'est hyper cool, et en fait on aimerait bien faire de la publicité avec vous pour une raison simple, c'est qu'en fait vous touchez une audience qui est cible, qui est niche, Et en fait que les écoles recherchent, c'est-à-dire que même si on ne va pas faire énormément de vues sur nos stories à ce moment-là, en fait les vues qu'on va faire, c'est des vues qui sont hyper qualifiées, très qualifiées, très fraîches parce que l'audience est récente. Et en fait c'est des écoles qui sont venues à nous et en fait on s'est dit à ce moment-là, comment on fait pour être payé ? En fait il fallait créer des statuts. Donc on avait déjà des premiers statuts qui étaient créés, que Benjamin avait initiés, et donc là on a dû vraiment solidifier la structuration, donc on a pris un rendez-vous avec un avocat qu'on nous a recommandé. Et après, Benjamin, à ce moment-là, dit « Écoute, moi, j'ai envie de t'impliquer dans le projet. Viens, on s'associe et let's go, quoi. » Donc, on s'associe, on rédige un pack d'associés et après, on lance notre première structure officielle, donc Mister Prépa, en tant qu'associés tous les deux. Donc, lui en qualité de président, moi en qualité de directeur général. Et après, on a continué à développer plusieurs projets ensemble en gardant toujours cette segmentation président-direction générale pour répartir grosso modo les... les pouvoirs. Et après, derrière, le lancement de l'entrepreneuriat, ça y est, on signe les papiers, il y a marqué notre nom sur le cabis, et là, ça y est, on se dit on est chef d'entreprise à tout juste 19 ans.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ouf. Et ça a toujours été simple ou pas ?
- Speaker #0
Franchement, ouais. Honnêtement, dans l'association, tu veux dire ?
- Speaker #1
Non, plutôt, alors, dans l'association, peut-être, mais je parlais plutôt du côté entrepreneuriat, tu vois, la boîte en tant que telle, parce que là, vous êtes passé de, peut-être, Une asso, vous étiez une asso avant ? Même pas, on était juste un projet. Un groupe de potes, plusieurs, et vous développiez ça. À une entreprise, du coup, comment ça s'est passé ? Les débuts dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #0
Alors les débuts étaient plus complexes, parce qu'autant un projet étudiant, tu peux faire des erreurs, autant quand tu es étudiant entrepreneur, tu peux faire des erreurs, mais là par contre, tu as des responsabilités, parce que tu as des responsabilités notamment juridiques. Et en fait, ce qui est un peu dommage je trouve, c'est qu'en école, on ne nous apprend pas forcément à gérer. réellement administrativement des choses au niveau de la boîte donc nous ce qui a été le plus complexe au début ça a été vraiment de capter par exemple que quand tu signes un contrat t'as la TVA et que cet argent de TVA est un élément tout bête mais en fait tu dois pas le cramer parce que derrière tu vas devoir le payer donc il y a plein d'éléments comme ça mais ce qui était structurant et un apprentissage parce que voilà on était en première année d'école on sortait de prépa, on était très jeunes donc non c'était pas si compliqué que ça parce qu'en fait c'était à la prochaine Le plus dur en entrepreneuriat quand on en parle, c'est le plus dur, c'est trouve ton premier client. Nous, en fait, c'est les clients qui sont venus à nous. On n'a pas prospecté ou autre, donc c'était assez facile à ce niveau-là. Et après, derrière, nous, on a fait ce qui nous passionnait, c'est-à-dire on faisait notre contenu, on aidait les étudiants, on racontait ce qu'on a vécu à des nouveaux étudiants. Et après, on a créé ce cycle-là où à la fin de l'année, on recrute une équipe qui vont parler eux-mêmes à des étudiants, donc par des étudiants, pour des étudiants. C'était notre marque de fabrique pendant énormément de temps, on le cultive encore. Donc il n'y a pas eu de difficulté en ce sens sur le développement de la boîte, c'était vraiment plus sur tout l'à côté qui peut parfois te faire perdre du temps, le fait à la fin d'année de devoir faire ton bilan, du coup tu dois replonger ta tête dans des factures, dans les machins etc. Donc c'est un peu plus cet à côté je trouve qui est prenant et qui est une charge mentale tu vois, quand on commence à recruter nos équipes, faire les contrats de travail et tous ces aspects là, c'est à dire qu'on n'a pas les moyens d'avoir une personne qui gère les RH en interne. Donc tu dois externaliser, tu dois expliquer ce que tu fais, etc. Donc je trouve que parfois, quand tu es jeune, tu veux aller vite, tu as une idée, tu veux la lancer spontanément. Tu peux parfois être freiné par cet aspect cadre réglementaire et juridique qu'il peut y avoir.
- Speaker #1
Et surtout, remettons dans le compte. Tu avais 19 ans, 20 ans, du coup comment t'as géré aussi ta vie étudiante, ta vie de jeune, j'imagine qu'il n'y avait pas que les études, tu faisais sûrement des sorties, des choses comme ça, comment t'as géré ça et en même temps ta vie d'entrepreneur ?
- Speaker #0
Alors en fait ce qui s'est passé, j'intègre mon école en septembre 19, donc très rapidement je prends ce projet là à bras le corps en me disant qu'en fait c'est l'équivalent d'un projet étudiant, d'une asso, sauf que j'ai un impact qui est national. J'ai une vraie utilité, j'avais vraiment ce sentiment-là, sans arrière-pensée financière ou autre.
- Speaker #1
Mais il y avait déjà une audience à ce moment-là, quand tu y arrives, il y avait déjà une audience.
- Speaker #0
Exactement, l'audience est vraiment exponentielle, l'audience à ce moment-là, ça parle de prépa en prépa, de ville en ville, les écoles en parlent eux-mêmes, donc vraiment ça commence à bien exploser. Et en fait, honnêtement, je n'avais pas le temps de me concentrer sur les sorties ou autres. Et après, ce qui s'est passé, c'est que mars 2020, il y a le Covid qui arrive. Il n'y a même pas eu de réflexion à avoir trop longue. C'est-à-dire qu'après, derrière, confinement et tout était complètement bridé à ce niveau-là. Et après, la philosophie qu'on a avec Benjamin, c'est qu'on paye une scolarité qui est quand même assez chère. Et derrière, le but, c'était de se dire, est-ce qu'on va faire des sorties et dépenser de l'argent ? Est-ce qu'on va bosser sur un projet, être utile, se sentir utile ? Et derrière, à terme, potentiellement gagner de l'argent. Et notre choix était aussi celui-ci. C'est-à-dire que moi, je n'avais pas non plus... des sommes d'argent astronomiques à mettre pour des sorties des soirs, etc. Et de base, c'est un peu mon délire aussi, initialement. Et donc, l'idée, c'était surtout de pouvoir s'investir dans un projet qui a du sens. Et donc, finalement, cette vie étudiante, je ne l'ai pas vécue comme d'autres peuvent le vivre ou autres, parce que j'avais aussi ce sentiment de me dire, voilà, j'ai intégré une top école. Maintenant, mon but, c'est d'être parmi les meilleurs de la promo, de faire les meilleures opportunités, en fait, de rentabiliser l'école. Parce que faire une école et t'arrêter à là, moi, je trouvais ça dommage. Donc, mon but, c'était vraiment, voilà, rayer le parquet. Et là, je commence à choquer. On continue, on va choquer encore plus. C'était ça un peu la mentale que j'avais.
- Speaker #1
Et en plus, du coup, vous étiez deux. Et ce qui est chouette aussi, deux avec la même mentalité. Donc, en fait, tu as fait ton chemin et basta. Je trouve que ça aussi, c'est important. Parce que quand tu es dans ces écoles-là, tu es vite pris, je trouve, par plein de choses. Et quand tu es un peu à part, des fois, tu peux vite te sentir un peu seul. Tu vois, style, comme tu dis, rentabiliser ton école. Parce qu'à un moment donné, tu payes cher. Potentiellement, tes parents t'ont un peu aidé. Mais franchement, on trimait pour t'aider à ce moment-là. donc clairement de balancer tout ça dans des soirées je suis total d'accord avec toi mais c'est pas forcément la mentalité à ce moment là et pareil moi j'avais senti un peu ce truc d'être un peu une ovni parmi tous ces gens là de dire ouais je viens pas forcément de ce monde là donc je vais essayer de me créer une petite place aussi mais pas simple quand t'as envie de lancer des projets en parallèle etc.
- Speaker #0
Après t'as plusieurs éléments c'est à dire que honnêtement faire des soirées en école ça peut parfois être hyper cool et en fait en réalité le réseau peut naître de là si t'aimes ça en fait faut pas vouloir te créer un personnage mais t'en as ils sont juste là pour faire un peu les stars à chaque soirée et derrière encore une fois c'est peut-être eux que tu vas contacter pour obtenir un stage ou autre et en fait t'as aussi cet effet là ce qu'on appelle les body c'est ceux qui sont un peu famous dans la promotion t'as les no body ceux qui ont pas d'association t'as aussi des catégorisations qui sont faites Donc après, à toi de trouver, je dirais, ta place. L'idée, encore une fois, et moi, le conseil que je donnerais aux étudiants, c'est de ne pas se travestir et dire, je vais faire des soirées absolument, alors que je ne kiffe pas ça. Ou au contraire, je ne vais pas faire de soirées pour ne pas me donner un genre. Non, en fait, il faut juste te laisser vivre. Et après, je trouve juste se discipliner, c'est-à-dire avoir ses propres objectifs. Et après, se dire, voilà, je sors pour peut-être réseauter, je sors pour kiffer entre amis, pour décompresser. Mais tout dépend de ses objectifs. Il y en a, honnêtement, ils finissent leur prépa, ils ont juste envie de kiffer, de faire la fête. Il y en a, ils sortent de prépa, ils ont envie de rentabiliser, de bosser à fond. Il y en a, ils ont envie de faire un mix des deux. C'est vraiment hyper libre. L'école nous offre énormément de liberté. Après, à chacun de trouver la discipline et de trouver finalement la trajectoire, le parcours qui lui correspond le mieux. Ouais je suis totalement d'accord avec toi et je pense que encore une fois il faut être aligné avec soi même si on aime faire certaines choses qu'on les fasse au contraire ça peut amener des belles opportunités et à l'inverse faisons pas quand on n'a pas envie quoi donc trop chouette ok aujourd'hui tu peux me décrire un petit peu ta vie du coup est ce que donc tu as rencontré ton associé vous avez développé mais je crois qu'aujourd'hui il ya plusieurs sociétés finalement que vous avez créé vous en êtes un peu aujourd'hui
- Speaker #1
Aujourd'hui, Elevanag, c'est un groupe média qui rassemble des médias de l'orientation post-bac jusqu'à l'intégration dans les entreprises et le parcours en entreprise. On va avoir premièrement des médias et des plateformes sources, on qualifie ça. C'est les médias comme Mister Prépa, comme Objectif AST, des plateformes comme Prépa Plus où l'ambition ici, c'est de préparer les étudiants de la classe réparatoire, des concours AST jusqu'à l'intégration en grande école. Donc on va informer les étudiants et les former à intégrer les grandes écoles via les différents concours qui sont accessibles. Concours prépa, concours post-bac, concours AST. Ça c'est les médias sources. Ensuite on va avoir une audience de grandes écoles. Cette audience de grandes écoles, on va la nourrir notamment via Planète Grandes Écoles qui est un média référent aujourd'hui, le leader en France, sur l'actualité des grandes écoles, sur les opportunités accessibles après les grandes écoles. L'enjeu de Planète Grandes Écoles, c'est de pouvoir montrer tout ce qui se passe. Les classements, les différentes nominations. les signatures de partenariat, les opportunités internationales, les opportunités pro, ce qui se passe après l'école, dans l'entreprise aussi. Et à ça, on va avoir la plateforme Trainee qui va nous permettre de préparer les étudiants de manière globale et multisectorielle à différents métiers. Donc ici, on collabore avec des entreprises, avec des écoles pour faire des modules de formation et accompagner les étudiants gratuitement à se former sur différents secteurs d'activité. Les étudiants peuvent obtenir des certifications, peuvent échanger sur un forum qu'on a mis en place. donc vraiment un maximum d'outils et complémentaires à ce que les écoles peuvent faire, et multi-écoles aussi, c'est ça qui fait notre force, multi-écoles, multi-entreprises, pour permettre aux étudiants de se former au mieux. Et aujourd'hui, sur la plateforme Trainee, il y a plus de 16 000 étudiants qui se forment au quotidien, donc c'est un pool assez conséquent d'étudiants. Et pour ça, les boîtes veulent bosser avec nous, forcément, parce qu'on touche des talents qui sont parmi les leaders en France, donc c'est assez puissant. Et à côté de ça, on a la plateforme Slingshot, qui va permettre aux étudiants et aux jeunes diplômés En fait, de renseigner des informations sur leur entreprise, comment se passent les entretiens, comment se passe la vie dans l'entreprise, renseigner surtout leur salaire. C'est vraiment la plateforme de référence ici sur la transparence salariale et en fait, ça permet notamment aux étudiants d'avoir une transparence sur cette information-là, de la symétrie, non pas de l'asymétrie, mais de la symétrie d'informations sur ces enjeux-là. Réglementairement parlant, la France est en train de travailler sur justement ces enjeux de transparence salariale. Et nous, c'est aussi un levier assez intéressant de négociation pour les étudiants et surtout de non-mensonge, de non-bullshit sur des salaires qui peuvent parfois être décorrélés de la réalité. Et enfin, on va avoir à côté de tout cela, NextGen Partner, NextGen Insight, qui est notre cabinet d'études ici, qui est spécialisé sur justement la collecte de data d'Insight auprès de ces audiences-là. Par exemple, tu as une entreprise, tu veux lancer un graduate programme, Tu as une entreprise, tu veux savoir comment les étudiants perçoivent ton secteur d'activité, est-ce qu'il est attractif ou pas. Tu vas commander une enquête chez nous et nous, on va pouvoir interroger un pool d'étudiants. On a une communauté de plus de 60 000 étudiants qu'on va pouvoir interroger. Pareil, il y a des enjeux politiques qui arrivent. Il y a énormément de politiques qui nous contactent pour justement faire des sondages auprès de cette audience qui est très niche et qui a énormément de valeur.
- Speaker #0
Ok, hyper complet. du coup vous êtes combien à gérer tout ça ? Parce que ça fait quand même des sacrées journées je pense.
- Speaker #1
Ça fait des sacrées journées, des sacrées semaines, mais c'est vraiment que du kiff. Et donc là aujourd'hui on est une quinzaine de collaborateurs répartis entre Lyon et Paris et chaque équipe comporte différents pôles. Un pôle journalisme, un pôle vidéo, un pôle communication pour justement travailler au service des différentes marques qu'on a pu créer ou racheter.
- Speaker #0
Et j'ai une question qui vient parce que du coup donc tu as 26 ans, il y a aujourd'hui 15 collaborateurs, j'imagine qu'ils sont à peu près de ton âge ou des fois plus âgés du coup tous tes collaborateurs. Comment tu vis tout ça ? Comment tu manages justement tes équipes ? Est-ce que tu peux te décrire en tant que manager par exemple ?
- Speaker #1
Moi je suis le manager que j'aurais kiffé avoir, c'est-à-dire à la fois il y a une relation qui est très informelle avec mes équipes, il y a bien sûr l'aspect hiérarchique qui est présent parce qu'il faut. Il faut un capitaine du bateau, mais c'est hyper bienveillant. Il faut bosser, parce que derrière il y a un enjeu. Nous on est bootstrap, on n'a pas fait de levée de fonds, on n'a pas de dette. Chaque euro qu'on investit, c'est des euros de notre poche à nous. Il faut avoir cette valeur-là, cette valeur travail et ce ROI qui est en tête. Mais vraiment bosser dans des bonnes conditions. Les équipes bossent sur les horaires qui leur conviennent. sur une plage horaire qui est relativement cool on essaye d'avoir des bureaux qui sont vraiment hyper cool où on se sent bien et qu'il n'y ait pas aussi ce sentiment de mal-être au travail c'est-à-dire que vraiment pour moi, tu te lèves le matin, tu vas au travail c'est pas dans une logique de je vais bosser, c'est chiant, c'est long etc non, je suis content, je vais voir mes équipes je vais voir mes collaborateurs, on a des projets qui sont super cool, qui sont très ambitieux et c'est ça un petit peu ce que j'ai envie de véhiculer à mes équipes c'est vraiment pas de non-dit, pas de climat qui peuvent parfois être un peu austère ou on va faire ou bridant, je dirais, en entreprise. Nous, on a cet avantage-là d'être jeunes, d'être de petite taille, de bien se connaître. Et derrière, c'est vraiment d'être hyper sympa avec les équipes et avoir quand même la partie taf, mais la partie aussi à côté qui est plus sympa.
- Speaker #0
Oui, tout à l'heure, je suis arrivée et je vois Skyjo et tout.
- Speaker #1
C'est ça, donc tu vois, l'ambiance, c'est pas du pipo.
- Speaker #0
Non, mais justement, c'est hyper intéressant parce qu'aujourd'hui, alors moi, c'est peut-être que j'ai ce biais-là avec Réseau Clavier où on étudie beaucoup les générations, etc. Mais on voit que la nôtre, elle bouscule beaucoup les codes et tu viens de le dire dans toute la description de comment tu es avec tes collaborateurs, etc. Et ça ne veut pas dire que finalement, vous ne travaillez pas. Bien au contraire, je pense que l'entreprise tourne bien et au contraire, je pense que vous déployez de plus en plus de projets. Donc c'est chouette aussi de l'entendre.
- Speaker #1
Ah non, ça bosse bien. Et en fait, moi, ce que j'apprécie, c'est quand mes collaborateurs me parlent de leur expérience passée. Ou alors, on a aussi de plus en plus d'anciens collaborateurs qui étaient en stage alternant chez nous, qui sont partis faire leur début d'expérience ailleurs et qui reviennent chez nous parce qu'en fait, ils nous disent franchement, les gars, c'était tellement cool. On bossait peut-être un peu plus, certes, parce qu'on bosse vraiment. Mais derrière, par contre, l'expérience est tellement cool. C'est-à-dire qu'en termes de responsabilité chez nous, tu as des responsabilités triotes très rapidement. Tu as des enjeux d'éducation, d'orientation qui sont nationaux et qui sont une pierre angulaire de la croissance d'une personne. Et en fait, moi, ce qui me bluffe à chaque fois, c'est les retours de mes salariés qui me disent franchement, en fait, vous n'avez rien à envier à des grosses boîtes. Je parlais récemment à un de nos collaborateurs qui est parti dans une boîte d'Hécatlon pour la cité. Il m'a dit franchement, c'est trop cool. mais en termes d'agilité, de flexibilité, etc., on n'est pas au rendez-vous de ce que vous proposez. Et ça, c'est cool, parce que moi, je n'ai pas ce regard-là. Moi, ma première boîte, fondamentalement, c'est celle-là. Avant, j'ai bossé avec mes oncles, mais je veux dire, ce n'est pas comparable, ce n'est pas du tout le même type de boîte. Et donc, c'est cool et ça me fait plaisir d'avoir ces retours-là, de voir que voilà, ici, on bosse plus peut-être, mais derrière, en termes d'enjeux, d'impact et surtout de reconnaissance du travail, ici, c'est assez fou. Et en fait, moi, c'est ça, la promesse que j'ai envie de faire à mes équipes, et... vous bossez mais derrière il y a une reconnaissance parce que vous touchez tangiblement ce que vous faites directement c'est à dire vous allez faire un article l'article il va sortir vous allez faire une vidéo la vidéo elle va être vue par des milliers de personnes et ça c'est hyper intéressant en termes de responsabilité pareil moi mon but c'est de dire vous prenez des responsabilités le plus rapidement possible et des décisions très tôt et en fait c'est ça aussi l'entrepreneuriat donc réussir à fédérer une équipe autour de soi qui voilà a envie de faire de belles choses et en tout cas c'est pas le sujet le plus simple les... les recrutements et les RH, mais après réussir à créer une équipe de foot. Tu n'as pas forcément les 11 meilleurs avec toi sur le terrain, mais on le voit, ce n'est pas tout le temps les 11 meilleurs qui gagnent tous les trophées, mais c'est les 11 qui arrivent à jouer en osmose au bon moment. Il y en a un qui va avoir un coup de mou, ce n'est pas grave, on va réussir à compenser sa faiblesse pendant un moment. Il y en a un qui va avoir un pic, un qui va se révéler, et en fait c'est ça le but, c'est de réussir à créer une osmose avec toute l'équipe.
- Speaker #0
Trop chouette, le foot revient tu vois. même dans notre nom Elevanac c'est pas anodin j'avoue tu parles beaucoup de rythme intense est-ce que tu peux nous dire un peu ton rythme toi ?
- Speaker #1
mon rythme il est assez dense là en ce moment le rythme que j'ai pour prendre le parallèle actuel c'est une vie où je bosse généralement de 9h ou 10h à 20h environ ça dépend c'est à dire que je suis libre de finir quand je veux et de commencer quand je veux Moi j'aime bien commencer plutôt au milieu de matinée, tranquillement, parce que j'adore me coucher très tard. En fait je n'arrive pas du tout à un couche-tôt. Donc je vais bosser la journée sur plein de sujets. Des fois je vais partir en tournage extérieur, des fois je vais partir à l'étranger. Généralement je vais bosser au bureau aussi, ça arrive. Donc là par exemple, un rythme classique, je vais faire mes réunions, je vais bosser sur des sujets de fond, des sujets très opérationnels avec mes équipes. Il y a une deuxième journée qui commence pour moi sur la dernière tranche horaire, je dirais de 17h-18h jusqu'au soir. C'est le moment où le rythme est un peu off, c'est-à-dire que les partenaires, les équipes bossent moins à ce moment-là. C'est un peu un rythme plus calme, donc moi j'en profite ici pour vraiment bosser sur des sujets hyper strates, hyper de fond, pour vraiment prendre de l'avance et aller de l'avant. Après, de 20h-21h jusqu'à 22h-23h, je vais au sport. soit je vais au foot avec des copains soit je vais à la salle me vider la tête exactement mais c'est une deuxième discipline parce que quand tu enchaînes une journée de taf hyper intense et que tu dois encore être à fond pour le sport et après je rentre, je mange petite pause soit je me détends, je me déconnecte j'ai besoin de ce moment off de 2-3 heures pour complètement déconnecter soit je joue aux jeux je me suis remis un petit peu à différents jeux en compétition ou alors je me déconnecte en regardant une petite série ou autre et après je dors généralement vers 2h du matin 2-3h du matin et après j'ai besoin de 5-6h pour dormir et après on renchaîne donc non un rythme de vie qui est hyper intense mais en réalité que j'adapte c'est à dire que j'ai des périodes où j'ai envie de là je suis dans une période actuellement hyper dynamique et j'ai l'écrou donc je suis au taquet, des fois je vais avoir envie de me poser un peu plus donc je vais lever un peu plus le pied et Des fois, il va y avoir les concours, ça va être un rythme hyper intense, donc on va complètement chambouler l'emploi du temps. Donc en fait, on s'adapte. C'est ça qui est aussi intéressant, c'est que je m'écoute et des moments, j'ai envie de bosser très tôt. Donc je vais me réveiller très tôt pour finir ma journée rapidement et après, va qu'il y a des occupations. Des moments, j'ai envie de prévoir deux, trois jours off et du coup, j'anticipe. donc je suis hyper flexible et j'ai réussi maintenant avec mes équipes, mon associé à créer un cadre qui nous permet de pouvoir avoir cette aisance de prendre le rythme. Ce que je veux préciser, c'est que parfois, il y en a qui me disent « tu bosses comme un malade, tu fais 60, 80, 90 heures par semaine, comment tu fais pour bosser autant ? » En fait, je ne bosse pas, je kiffe. Oui,
- Speaker #0
tu t'es acté et tu es bien avec ça.
- Speaker #1
Carrément. Entre passer du temps des fois juste à regarder une série, à chiller ou à faire des choses sur un projet qui te fait kiffer, je préfère faire un projet qui me fait kiffer, qui va aider les autres, qui va me permettre potentiellement de générer de l'argent. d'autres trucs, de débloquer des verrous en fait je kiffe, c'est à dire que je prends du plaisir à travailler, c'est à dire que quand vraiment je ne prends pas de plaisir à travailler ou alors que je suis fatigué, j'arrête c'est à dire que ça ne sert à rien, je ne suis pas à 300% si je ne suis pas à 300% je ne bosse pas, c'est à dire que vraiment quand je bosse, il faut que j'ai l'envie de tout casser et je le vois quand je suis en mode machine de guerre j'ai une capacité de travail qui est assez folle, donc je profite de ça et si je vois que j'ai un rythme qui est moins soutenu dans ce cas là je ne bosse pas donc ce qui fait qu'en fait j'ai un rythme qui est hyper équilibré dans ma manière de conceptualiser la chose et en fait je peux abattre des quantités énormes de travail parce qu'en fait c'est pas une contrainte en mode boulot corvée mais plus en mode passion, kiff, plaisir.
- Speaker #0
Kiff, plaisir, trop bien et ça fait plaisir de l'entendre parce que souvent on dit un peu que les jeunes veulent pas bosser et ben non, tu vois, tu es le parfait exemple. Nous sommes je pense le parfait exemple. Ah oui,
- Speaker #1
toi aussi carrément.
- Speaker #0
Mais je pense que c'est important comme tu dis de s'écouter et après d'adapter son rythme. Si aujourd'hui ton rythme te convient et que t'adores, ben trop bien, tu vois, et peut-être que dans les années à venir ce sera un autre rythme et ce sera ok aussi,
- Speaker #1
tu l'ajusteras quoi en fait. C'est hyper variable, c'est-à-dire que chaque mois vraiment grosso modo je vois un petit peu les gros sujets, les gros enjeux de la semaine du mois pardon, et après j'adapte en conséquence là par exemple il y a des voyages à l'étranger qui vont se faire pour aller rencontrer des partenaires internationaux donc ça va complètement chambouler le rythme etc donc on anticipe, on s'ajuste et après voilà c'est important d'avoir différents temps c'est-à-dire des moments où on va être un peu plus en mode marathon, des moments où au contraire on va lever un peu plus le pied, des moments où en fait on va bosser plus de chez soi. Moi j'aime bien des fois retourner dans le sud pendant une semaine complète, je retrouve ma famille, mes proches, je passe du temps avec eux, c'est hyper important et très cher à mes yeux. Et à côté de ça, ça me permet de bosser dans un cadre qui est différent, je vais penser différemment, je vais débloquer des verrous que je n'avais pas forcément pu débloquer avant. Donc en fait vraiment j'ai la chance aujourd'hui. d'avoir su créer un cadre qui me permet de m'adapter à ma vie personnelle, enfin de l'adapter à ma vie personnelle et ça c'est assez luxueux.
- Speaker #0
Très chouette et justement tu disais que là tu allais aux Etats-Unis etc. En fait il y a plein de projets qui se construisent autour, c'est lié aussi à toute l'audience que vous avez du coup construit. Tu penses que ça a pris beaucoup de temps ? Est-ce que l'audience elle est venue d'un coup ? Alors oui tu le disais au départ que vous aviez déjà une audience mais je pense que c'est pas la même que vous avez aujourd'hui. Comment ça s'est construit un peu tout ça, cette notoriété ?
- Speaker #1
En fait, nous, ce qu'on a vite compris, c'est la niche. C'est-à-dire qu'en fait, maintenant, devenir mainstream, c'est facile. Tu fais un compte sur TikTok, tu peux vite exploser. Mais en fait, il faut trouver la niche sur laquelle aller, comprendre les codes de cette niche. Et ensuite, tu peux cultiver une audience, construire une audience et voir même une communauté fédérée autour de ça. Nous, en fait, assez rapidement, on parlait de la prépa et tu n'avais quasiment aucun acteur qui existait à ce moment-là. qui parlaient d'étudiant à étudiant, de père à père. Tu avais des journalistes qui en parlaient, mais tu n'avais pas beaucoup ce sentiment d'étudiant qui ont vécu l'expérience, qui vont te parler de leurs choses avec leurs mots, leurs termes, leurs expériences, leurs histoires. Et en fait, je pense que c'est ça qui a vite plu. Et en fait, sur les différents médias qu'on a créés, les différentes audiences qu'on a créées, on a toujours cultivé cet aspect-là d'avoir un contenu qui est 100% adapté. On ne va pas faire des millions de vues sur ce qu'on va faire. Par contre, on va faire peu de vues, mais des vues qui sont hyper qualifiées. et qui ont un réel intérêt pour les partenaires qui nous financent. C'est-à-dire que demain, tu peux très bien payer 60 000 euros ta pub en prime time sur TF1. C'est très bien, tu vas faire 3 millions de vues et c'est génial. Mais est-ce que derrière, avec ces 60 000 euros-là, tu ne peux pas faire une campagne qui est beaucoup plus précise et qui va te permettre derrière de toucher des audiences de niche ? Donc en fait, tu vas investir dans plusieurs acteurs, médias, micro-influenceurs qui vont te permettre d'avoir une audience qui est beaucoup plus qualifiée. Et donc certes, tu vas toucher moins de personnes, mais avec un ROI in fine qui est meilleur. que Notre idée, c'était vraiment de répondre parfaitement à l'audience, d'écouter l'ensemble des parties prenantes de l'écosystème, c'est-à-dire les écoles, les entreprises, les clients, les partenaires, les parents, les professeurs, les étudiants, les candidats, pour vraiment coller au maximum aux attentes. Et donc, c'est en constante évolution. C'est ça la difficulté de notre métier, c'est que ça évolue constamment avec l'IA. On a tout dû réviser dans les process, dans la manière de communiquer, avec l'explosion de la creator economy, de la création de contenu. Pareil, il fallait nous réinventer et trouver des solutions les plus optimales. Et donc, c'est hyper intéressant. C'est un jeu, tu vois, pour reprendre ce syllogisme. Et voilà, c'est vraiment un jeu vidéo géant, grandeur nature. Et en fait, il faut réussir à sacrer les vidéos. Donc c'est plutôt sympa. Mais donc ouais, in fine, pour conclure là-dessus, c'est trouver la niche qui nous correspond et après poncer tous les recoins, je dirais, de cette niche.
- Speaker #0
Trop bien, ok. Et justement... Aujourd'hui, vous êtes plusieurs, donc j'imagine que chacun fait sa part de travail. Mais au début, est-ce que tu peux exprimer par rapport à ça comment tu faisais ? Est-ce que tu faisais plein d'articles, plus plein de posts sur LinkedIn, ou pas, ou autre ? D'ailleurs, c'était sûrement peut-être pas LinkedIn principalement ton audience. Mais est-ce que tu peux expliquer un peu ça ? Parce que je trouve que, je le vois dans beaucoup de personnes qui se lancent dans l'entrepreneuriat, tu as un peu ces phases-là dures de « bon, ok, j'ai la niche, j'ai le truc, mais alors après, il y a une tonne de contenu justement à créer. » Et comment toi, tu t'en es sortie ? Comment vous, vous en êtes sortie face à ça ?
- Speaker #1
En fait, il ne faut pas avoir peur de balancer des postes et de faire du contenu. C'est-à-dire que si je regarde la qualité de ce qu'on faisait il y a 7 ans, on en rigole à chaque fois. Enfin, on se le met au moment des postes avec l'équipe, on se dit « purée, mais on faisait ça, mais c'est fou que ça ait marché » . Mais en fait, encore une fois, il n'y a pas grand-chose qui est fait, tu le fais, tu le fais bien et basta. Et je pense qu'il y a plein de choses constamment qu'on peut améliorer en termes de qualité, de forme, etc. Mais le fond est excellent à chaque fois. Donc c'est à dire que l'idée c'est pas de se dire et de se mettre la pression en mode il faut que je fasse le super beau post avec un peu d'IA, que je retouche ci, que je retouche ça, non on s'en fout parce que si tu fais le plus beau post mais qu'il est pas vu ça n'a aucune utilité. Donc l'enjeu ici c'est de pouvoir produire un contenu qui a une énorme valeur pour l'audience que tu as et après derrière de faire des tests. C'est à dire que nous il y a plein de post qu'on a fait, des post qui ont bien marché, des post qui ont moins bien marché. on appelle ça nous des bad ça a bad, ce n'est pas un bad buzz mais ça a bad ça a moins bien marché mais encore une fois ça peut être intéressant pour l'audience c'est à dire que nous il y a du contenu qu'on va produire dans une logique de viralité, il y a du contenu qu'on va produire dans une logique de valeur ajoutée il y a du contenu qu'on va produire pour du business et en fait ce qu'il faut se dire c'est que chaque contenu va toucher sa propre audience c'est à dire qu'il y a des posts qu'on va faire qui sont à énorme valeur ajoutée on sait qu'ils vont faire peut-être que 30, 40, 50 likes c'est pas grave mais derrière c'est des likes encore une fois dans la niche qu'on a qui touche un segment de la niche qui est bien précis donc le conseil que j'ai à donner là dessus c'est de ne pas avoir peur de faire et en fait c'est en faisant qu'on dit en forgeron ça certes mais qu'on trouve les contenus qui fonctionnent les contenus qu'on aime bien et après il faut toucher à tout c'est à dire que j'ai du faire je pense un bon millier d'articles sur le site donc maintenant j'en fais un peu moins mes équipes me soulagent bien là dessus mais... En termes de vidéos, pareil, je vais en faire, je pense, facilement quelques centaines assez facilement. Et après, c'est ça qui est cool, c'est que du coup, en termes de code, je ne suis pas expert dans ces domaines-là. Moi, je suis expert dans mon domaine qui est l'entrepreneuriat. Par contre, je suis touche à tout dans tous les domaines. C'est-à-dire que j'arrive à communiquer avec mes vidéastes aussi bien qu'avec mes ingés, aussi bien qu'avec mes équipes com que mes journalistes. Donc ça, c'est un luxe parce que du coup, je sais exactement comment tout fonctionne. Je sais comment le site fonctionne, je sais comment le site est codé, je sais comment la vidéo fonctionne et du coup ça me permet de gagner énormément de temps avec mes équipes et aussi derrière d'avoir cette compréhension, cet échange avec les équipes que parfois tu ne peux pas avoir. C'est-à-dire que des fois il y a des éléments techniques, un élément tout bête, quand tu fais un tournage, si tu fais un tournage extérieur et qu'après tu tournes en intérieur, il faut anticiper que tu as un réglage parce que tu vas changer, tu vas mettre un filtre ND, tu vas changer les ISO de ta cam et ça c'est des codes que tu dois maîtriser, connaître, notamment pour gérer ton timing, gérer les projets que tu peux avoir. Donc il faut toucher à tout, ça c'est sûr, pour derrière être un meilleur manager et bien comprendre ses équipes.
- Speaker #0
Et du coup, tu as appris sur le terrain avec les équipes ou finalement tu as appris toi tout seul parce que tu faisais ça tout seul et ensuite après tu as été accompagné par des équipes ? Non,
- Speaker #1
avec Benjamin, mon associé, on a tout appris tout seul sur le tas, c'est-à-dire que lancer notre premier site qui était atroce sur WordPress, mais c'est nous qui l'avions fait. Les réseaux sociaux, la DA, c'est nous qui faisons tout de A à Z, les vidéos, comment on faisait marcher une cam, etc. On ne connaissait pas. En fait, on a tout appris sur le tas. Et après, dès qu'on a vu qu'il y avait un vrai projet, qu'on a commencé à créer les statuts, qu'on a commencé à se professionnaliser et à faire de ça notre job à temps plein, on a commencé à consolider, à recruter des équipes qui ont apporté une part non négligeable de ce qu'est aujourd'hui le projet. parce que derrière ils nous ont dit voilà s'il faut upgrade en vidéo il faut qu'on achète tel et tel type de matos, si vous voulez upgrade sur la partie média il faut qu'on recrute tel et tel endroit et donc progressivement on a laissé de plus en plus de responsabilités aux équipes et aujourd'hui donc la... La direction générale est pilotée par Benjamin et moi-même et accompagnée par des directeurs sur chaque pôle qui gèrent directement leurs propres équipes. Et ça nous permet derrière, un, de déléguer pas mal de travail, de passer ça à des personnes de confiance qui derrière, drivent les équipes, forment et construisent le groupe Eleven Act qu'il y a aujourd'hui.
- Speaker #0
Si tu avais devant toi, je ne sais pas, un jeune là qui sort d'études, qui a 20 ans et qui veut se lancer dans l'entrepreneuriat, tu lui dirais quoi ? Je dirais classiquement qu'il ne faut pas avoir peur de se lancer dans l'entrepreneuriat. C'est des fois des choses... En fait, l'entrepreneuriat, ce qu'il faut resituer, c'est qu'on entend entrepreneuriat à tout va. C'est comme... Je vais faire une transposition. On parle des écoles de commerce, mais en réalité, il n'y a pas des écoles de commerce. Il y a les grandes écoles de commerce et le reste. Entrepreneuriat, pareil, il y a des entrepreneurs et des pseudo-entrepreneurs. Et quand on voit sur les réseaux, et c'est parfois assez chiant de scroller, tu vois, je suis entrepreneur, je suis dans les... classique mais voilà je suis dans les îles génère du cash c'est pipo la réalité c'est que l'entrepreneur c'est très dur c'est pour moi une sorte de de d'extension nous mêmes parce qu'en fait l'entrepreneuriat tu vas apprendre tellement sur toi enfin moi je suis là mais c'est une école de la vie j'ai une re une renaissance en prépa j'ai une nouvelle renaissance je suis déjà né trois fois de film et avec l'entrepreneuriat parce que vraiment j'ai appris des choses sur moi qui était assez folle comment tu gères des choses en situation de crise. Et en fait, je trouve que dans ma vie quotidienne, je la vis avec beaucoup plus de légèreté et beaucoup plus de détachement. C'est-à-dire que, je ne sais pas, ça m'est arrivé de rater un train et donc du coup de complètement tout foirer mon emploi du temps qu'il y a après. Ce n'est pas grave, je l'ai raté, c'est comme ça. Un peu, tu vois, la Kobe Bryant, delete, on passe à autre chose. Et après, let's go, tu vois. Donc en fait, je pense que l'entrepreneuriat, c'est une manière d'appréhender la vie qui est vraiment différente. C'est un mode de vie qui est assez particulier, singulier. C'est-à-dire que... Ça serait mentir de dire à tout le monde que vous pouvez être entrepreneur, que l'entrepreneuriat c'est facile et accessible à tous, ça serait complètement faux. Tout le monde peut être entrepreneur, ça oui, faire des choses et se bouger. Être entrepreneur c'est vraiment difficile et encore plus quand on ne lève pas de fonds, quand on veut être bootstrap, quand on veut être autofinancé, parce que derrière il y a encore plus en France, parce que voilà il y a le cadre réglementaire et fiscal qui est encore plus complexe. Donc il faut être très honnête avec ceux qui veulent se lancer et dire que l'entrepreneuriat c'est pas du tout un long fleuve tranquille et que... Pareil, quand on voit une success story, une entreprise qui est en croissance, c'est génial. Premièrement ça, mais ce n'est pas le même game. C'est-à-dire que là, le game que j'avais il y a quelques années où on n'était que deux avec Benjamin, on n'était que deux à se gérer. Là, je dois gérer une équipe de 15 personnes. Il y a des salaires, il y a des coûts, il y a des taxes, il y a plein de choses. Et en fait, derrière, maintenant, il y a des responsabilités qui sont à un niveau vraiment largement au-dessus. Si je reprends la métaphore FIFA, on commence niveau débutant. pro et après là on est à un niveau champion légende donc en fait t'as pas le droit à l'erreur mais c'est ça qui est intéressant c'est que c'est un jeu vidéo grandeur nature et l'entrepreneuriat je pense que c'est une des meilleures expériences pour pouvoir faire des projets qui nous font kiffer c'est à dire que vraiment nous le maître mot qu'on a avec Ben c'est en fait de faire des projets de lancer des projets qui nous font kiffer et en fait même si derrière c'est pas des projets qui vont générer de l'argent de l'audience ou autre en fait juste non, on prend du plaisir et je trouve que c'est important Pour tenir sur la durée, de vraiment prendre du plaisir dans son travail et ne plus avoir ce syndrome du travail égale corvée égale boulot égale connotation négative, mais plutôt plaisir et des choses positives. Parce que le travail, tu passes tellement de temps au taf dans ta vie que si tu ne prends pas de plaisir et que tu ne vois que péjorativement, ce n'est pas bon.
- Speaker #1
Et puis je pense que c'est plus vous, vous allez prendre du plaisir, plus ça va embarquer les équipes. Comme tu disais, il faut avoir un capitaine du bateau. C'est ça en fait. Si toi tu kiffes, ça les embarque, ça te donne envie. Eux aussi ont des nouveaux challenges, etc. Et mine de rien, ça change beaucoup la donne auprès des équipes et du coup auprès de tout ce qui se fait ensuite. Très chouette. Bah écoute, top. Est-ce que tu avais un truc à partager en plus ? Quelque chose dont on n'aurait pas parlé et que tu aurais eu envie de parler ?
- Speaker #0
Rien de spécifique qui me vient en tête, mais juste de dire que pour moi, la vie est trop courte, je pense, pour se laisser manger, absorber, pour temporiser des choses. Donc, si on a envie de faire des projets, si on a envie de se faire kiffer, si on a envie de voyager, il faut juste, à mon sens, se donner les moyens de réussir. Je pense que c'est facile de dire ça, mais pour parler de mon expérience personnelle, je trouve que les... Au moment où je me suis donné l'envie de réussir et les moyens de réussir, j'ai réussi à accéder à des choses qui étaient largement meilleures que ce à quoi je présageais initialement. Donc en fait, non, vous pouvez réussir, vous pouvez accéder à des belles choses, il faut juste se donner les moyens et en fait toujours être dans un mindset et dans un état d'esprit de se dire, en fait, je ne vais pas regretter, je donne tout ce que j'ai à donner et si finalement ça ne passe pas, ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave parce que j'ai donné la meilleure version de moi-même, ne pas avoir de regrets, vivre sa vie avec des regrets ou des remords. Et après faire des choses qui nous font kiffer. Petite anecdote par rapport à ça, avec Benjamin, on s'est toujours dit ça peut être cool de faire un livre. On a fait un livre. Pendant un an, il y avait un autre livre qui était à la FNAC, c'était un livre sur les prépas, Craquer sa prépa aux éditions Nathan. Très cool, mais on n'a même pas fait ça pour l'argent. On a dû gagner 1000 euros sur l'ouvrage et compte tenu du travail que ça nous a demandé, c'était fou. Pareil, on s'est dit, purée, mais trop cool, il y en a qui passent à la télé. et là c'est venu à nous il y a M6 qui nous contacte et on passe au JT d'M6 c'était pas du tout prévu et donc là pour la famille c'est aussi cool parce que tangiblement ils voient ah t'es passé à la télé c'est fou mais c'est ce qui leur montre aussi que ça y est il a réussi parce qu'il y a certains critères qu'eux voient par rapport à ce qu'ils connaissent aussi la télé c'est la télé tangiblement tu racontes ce que tu fais, c'est pas le même écosystème donc tu perçois différemment la chose Mais du coup voilà mon point c'est le suivant c'est vraiment en fait se faire kiffer, se donner les moyens et en fait derrière c'est pour reprendre Nelson Mandela très classique mais c'est soit je réussis soit j'apprends dans l'idée dans le sens où en fait soit tu réussis en entrepreneuriat et derrière c'est ton projet de vie, nous on touche du bois pour le moment c'est ce qui nous réussit mais si derrière ça a s'arrêter en fait c'est pas grave on a appris tellement de choses que demain en fait on est plus qu'employable et derrière ça nous débloquera énormément de verrous et je pense que voilà on... on pourra accéder à des postes très cool pour poursuivre notre carrière. Donc c'est un peu la philosophie qu'il faut avoir, c'est être proactif, se donner les moyens de réussir. Et généralement, il n'y a pas de mauvaise surprise.
- Speaker #1
Ouais, carrément. Et en plus, on parle beaucoup d'entrepreneuriat, parce que là, c'était aussi un sujet, mais il y a des superbes jobs en tant que salarié, notamment par exemple dans ta boîte, etc. Enfin voilà, on peut être hyper épanoui en tant que salarié aussi. Ah mais une fois,
- Speaker #0
c'est-à-dire... Et même parfois, tu vois, moi je le vois avec pas mal de potes qui aujourd'hui sont tous en entreprise, etc. Ils disent « Mais parfois c'est cool, t'es entrepreneur et tout. » Mais en fait, moi je dis les gars, pour pas la mépote, les gars, des fois, c'est pas si évident que ça. Parce que, tu vois, typiquement là, il y avait ce week-end, j'avais des copains qui étaient venus sur Lyon, ils ont baladé toute la journée, le samedi, bon resto, etc. Moi, à ce moment-là, j'étais en tournage, tu vois. Et j'étais pas avec mes copains. Donc tu vois, t'as des moments où, voilà, tu... Tu dois faire des sacrifices. Moi, encore une fois, je prends autant de plaisir à tourner avec mes équipes et les écoles qu'à être avec mes potes. C'est hyper cool. Mais voilà, des fois, c'est au détriment de quelque chose de perso. Et après, pareil, en termes de responsabilité, quand t'es salarié, l'avantage que t'as, c'est que 17h, 18h, en fonction de quand tu as fini ta journée, tu fermes ton ordi, terminé, tu penses à rien et le lendemain, t'es un renouveau. Toi, t'es entrepreneur, tu dors. Moi, ça m'arrive des fois, je me réveille à 2h du matin, au moment où je vais me coucher. où je me dis purée mais est-ce que j'ai pensé à ci, est-ce que j'ai pensé à ça, j'ai pensé à ça et je me fais des notes juste avant de dormir parce que tu vois j'ai des choses qui me reviennent avant de dormir. Donc en fait tu as une vie qui est complètement différente et c'est difficile de la comprendre quand tu n'es pas entrepreneur. Donc j'envis parfois le salariat à ce niveau-là qui est que en fait en termes de responsabilité, de charge mentale ça peut être plus cool. Donc c'est pour ça encore une fois que je dis que l'entrepreneuriat n'est pas prédestiné à tous et tout le monde ne peut pas être entrepreneur parce qu'il y a tellement de facteurs. exogènes et parallèles qu'on n'a pas en tête et qu'on vit que quand on est dedans donc non le salariat c'est aussi une très bonne chose l'entrepreneuriat c'est quand même mieux
- Speaker #1
Et justement par rapport aux relations là vu que tu parles d'amitié ça me vient en tête finalement aujourd'hui tu as que des potes entrepreneurs ou au contraire tu as gardé aussi peut-être d'autres potes ou des nouveaux potes mais qui sont aussi salariés enfin comment tu entretiens tes relations ?
- Speaker #0
Tout type de potes, j'ai mes potes, enfin soit si on doit strater mes potes par rapport à ma vie en fait, j'ai mes potes d'enfance, donc ceux avec qui j'ai grandi dans mon village natal et aux environs, j'ai mes potes de prépa, donc ceux que j'ai rencontrés pendant mes années de prépa, mes potes d'école, ceux que j'ai rencontrés dans mon école ou pendant mes années d'école à ce moment-là, mes potes entrepreneurs que j'ai rencontrés plutôt pendant mes fins d'année d'école ou ensuite j'ai mes copains aussi de Berkeley parce que j'avais étudié à Berkeley. et après des amitiés là sur Lyon parce que j'habite à Lyon, je suis basé à Lyon et j'ai des potes à Lyon et en fait moi j'adore parce que du coup j'en ai qui sont complètement branchés entreprenariat, grande école etc d'autres qui sont absolument pas branchés ça ma famille pas du tout et du coup j'adore parce qu'en fait ça me permet des fois juste de déconnecter d'avoir la légèreté, de me dire en fait voilà tu vois, juste les basiques t'es avec tes potes, tu joues à un jeu de société moi je suis grand fan de jeu de société aussi et en fait voilà, tu penses à rien Exactement, et donc très chill. C'est surtout des amitiés qui sont très sincères et pas qui sont intéressées. Je trouve que c'est très fake et donc je n'ai pas de relations qui sont intéressées autour de moi ou autre. Généralement, c'est assez automatique. Il y a un bon feeling, il y a un bon match et après derrière, on devient pote et c'est très cool. J'ai plusieurs types de potes et j'essaye d'entretenir toutes ces relations. Pour moi, c'est très cher d'avoir un entourage. sains autour de soi, c'est vraiment hyper important et ça permet encore une fois de pouvoir te déconnecter pouvoir t'aider quand t'as des coups de mou pouvoir décompresser, déconnecter et ça c'est assez cool
- Speaker #1
Ben ouais carrément de t'entourer en fait c'est hyper important surtout dans ces métiers là où des fois comme tu dis c'est très exigeant et l'entourage joue un gros rôle aussi donc chouette Génial, bah écoute c'était une super interview merci beaucoup Dorian pour tous les mots, pour tout ce que t'as dit je pense que ça va plaire et puis au plaisir d'en faire une autre dans quelques années pour que tu nous racontes ton parcours. D'ailleurs, si on n'a pas dit, c'est quoi tes futurs projets ?
- Speaker #0
Oh, il y en a tellement !
- Speaker #1
Si, tu vois, imaginons, on se revoit dans 10 ans, ça serait, t'aimerais être où dans 10 ans ? 10 ans, c'est peut-être beaucoup. 5 ans ?
- Speaker #0
Même, ça c'est la question qu'on se pose constamment avec mon associé. Tu vois, on ne sait absolument pas. Il y a 5 ans, en fait, déjà quand on est rentré en école, quand on a lancé Mister Prépa, On s'est dit, ça va durer un an et c'est bon. Là, j'en parlais à des potes qui avaient vu la naissance du projet. Ils m'ont dit, c'est fou quand on voit l'évolution. Maintenant, c'est un groupe, il y a plusieurs marques dedans, il y a une grosse équipe derrière, c'est un truc de fou, donc difficile. Et on ne sait pas en fait de quoi demain est fait, donc la réponse est très bateau, mais je ne saurais pas dire. Moi, mon ambition, celle qu'on porte avec Elevanact, c'est de devenir vraiment la référence à l'échelle française. Et après, on regardera davantage l'international, mais vraiment de devenir la référence française sur l'orientation, l'information, la transparence salariale et l'insertion professionnelle. Donc ça fait beaucoup de choses, mais l'idée pour nous, c'est d'accompagner les étudiants à intégrer une grande école, puis ensuite à intégrer l'entreprise de leur rêve, le job de leur rêve. et de les accompagner sur toute la chaîne de valeur de manière la plus transparente, la moins chère possible et de manière complémentaire aux écoles. Ça, c'est l'ambition de vraiment être un groupe mastodonte là-dedans. Je pense que c'est bien parti pour. Maintenant, il y a beaucoup de boulot à battre pour continuer ça. Et on verra si le pari est remporté d'ici 5 ans ou pas.
- Speaker #1
Ok, on se fait le challenge dans 5 ans.
- Speaker #0
En tout cas, merci beaucoup Claire pour tes questions, pour ton invitation et au plaisir de retourner avec toi.
- Speaker #1
De rien. A bientôt. A bientôt tout le monde.