- Speaker #0
Somme'Where,
- Speaker #1
plongée auditive pour expérience élective.
- Speaker #0
Il suffit parfois de quelques coups de pagaie pour changer de perspective. Sur la Somme, on ralentit, on glisse sur l'eau, on observe les hérons, les peupliers et les reflets irisés. Et puis soudain, à Picquigny, le calme laisse place aux remous. Ici se cache un lieu unique dans les Hauts-de-France, le seul spot naturel de rafting en eau vive de la région. Mais la base nautique de Picquigny, c'est bien plus que ça. C'est aussi du canoë, du paddle, des projets d'inclusion et une passion contagieuse pour la rivière. Je suis Aurélie Wallet de Somme Tourisme et vous écoutez Somme'Where, le podcast qui vous emmène à la rencontre des lieux et des personnes qui font battre le cœur de la Somme. Et aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Johann Beldame, le responsable de la base nautique de Picquigny, également agent de développement du comité départemental de canoë-kayak. Bonjour Johann.
- Speaker #2
Bonjour Aurélie.
- Speaker #0
On va commencer par parler un peu de toi. Est-ce que tu te souviens de la première fois où tu es monté dans un canoë ou un kayak ? Et à quel moment tu t'es dit « mais c'est sur l'eau que j'ai envie de travailler » ?
- Speaker #2
Alors, je m'en souviens très bien. C'est une longue histoire. Je vais essayer de faire court. J'habitais sur Boves à l'époque et le conseiller technique régional avait organisé une journée tout public sur la rivière l'Avre. Donc j'étais petit, on s'est mis d'accord avec mes parents, avec mon frangin, pour aller faire cette randonnée. Ce qui est rigolo, c'est que sur cette randonnée, j'avais oublié mon pique-nique, j'avais oublié ma serviette, plein de petites choses que je rencontre avec les clients aujourd'hui et qui font que ça reste un super souvenir. Par rapport au métier, j'ai toujours été au bord de l'eau depuis que je suis petit. J'avais un grand-père qui était pêcheur, par exemple, donc j'allais à la pêche, mais forcément je me baignais derrière son dos, des petites choses comme ça. Et petit à petit, quand j'ai commencé à travailler, je faisais de l'éducation à l'environnement. Je voulais lier cette passion avec le sport, l'environnement, le sport, l'eau. Et bien voilà, ça s'est tourné naturellement et par hasard, grâce à une personne du club de Picquigny, il m'a initié au canoë-kayak et ça a été une évidence.
- Speaker #0
Alors tu travailles ici à Picquigny, finalement ton bureau c'est un peu le fleuve Somme.
- Speaker #2
On peut dire ça comme ça, oui. Le fleuve, les bras de vieille Somme et par rapport à mon poste d'agent de développement, tout ce qui est... plan d'eau sur les autres clubs, mais aussi la mer. Donc c'est vraiment un lieu de travail idéal.
- Speaker #0
Et si vous proposez la location de canoë, de kayak, de paddle, lors de sorties encadrées ou en autonomie, est-ce que tu peux nous décrire en quelques mots ces différentes activités ?
- Speaker #2
Pour tout ce qui est location, ce sont des activités qui sont accessibles à beaucoup de personnes. Il suffit de savoir nager, porter des chaussures fermées, réserver son créneau pour être sûr qu'on puisse les accueillir dans de bonnes conditions. Tout simplement, on va vous faire un petit briefing sur le matériel, comment on l'utilise, comment on choisit son gilet. La pagaie, ce n'est pas toujours simple à utiliser. La position dans le kayak, ça c'est super important. Ensuite, on vous met à l'eau, on vous explique le parcours, les risques qu'on peut avoir ou qu'on peut rencontrer. Et on vous laisse une pochette pour votre téléphone, nous passer un petit coup de fil quand vous arrivez à un secteur précis, qu'on puisse après venir vous rechercher en camion. Donc c'est pour ça que c'est bien de réserver. C'est pour qu'on soit disponible pour venir vous chercher après, sinon vous pouvez passer la nuit là-bas.
- Speaker #0
Et plus surprenant, vous proposez également des sorties en rafting. Quand on pense rafting, on imagine plutôt les Alpes ou les Pyrénées. Et ici aussi, on peut vivre cette expérience. Pourquoi trouve-t-on ici un parcours d'eau vive et qu'est-ce qui en fait un site aussi unique dans les Hauts-de-France ?
- Speaker #2
Au sujet du parcours d'eau vive, c'est plus la construction du fleuve qui permet cela. À Piquigny, on a une écluse qui fait barrage. Toute l'eau qui est bloquée au niveau de l'écluse doit repartir quelque part. Donc en amont de l'écluse, l'eau reprend ce qu'on appelle la vieille somme, c'est le lit originel de la rivière, et va après se jeter en aval du barrage dans le fleuve. Et sur Picquigny, on a une pente qui est assez raide, on va dire, et il y a plusieurs îles qui font qu'on a un courant qui s'accélère, mais aussi de remous qui se créent, et qui fait cette particularité. où on peut quand même vite être pris de travers, ou le bateau qui se met en marche arrière, ou même chavirer en tapant un caillou. Donc c'est pour ça que sur Picquigny, il faut quand même faire attention. On n'est pas non plus sur les gros bras de rivière, mais par contre, c'est très technique. Donc il faut quand même savoir où on va.
- Speaker #0
Le rafting ici, ce n'est pas forcément la recherche de sensations extrêmes. Mais comment tu décrirais cette expérience à quelqu'un qui n'en a jamais fait ?
- Speaker #2
Disons que le rafting, c'est vrai que ça paraît assez extrême avec les rochers, les gros remous, etc. Sur Picquigny, ce n'est pas ça. C'est une initiation accessible à tous. On va dire que quand vous sortez d'ici, vous pouvez aller après à la montagne, vous serez complètement rassuré, vous saurez nager en rivière, les règles de sécurité. C'est vraiment une première initiation, mais qui n'est pas calme. C'est-à-dire que selon vos envies, selon vos discussions avec le moniteur, on vous fait faire ou non des exercices justement pour la sécurité, tomber à l'eau, remonter dans le bateau, et tout ça sous forme de jeu. Donc c'est ça qui est super intéressant ici. Il faut vraiment avoir le conseil du moniteur et moi je dirais plus que c'est une immersion dans la somme en fait.
- Speaker #1
Ok, alors nous sommes sur un raft, il y a plusieurs façons de baguiller le bus. Au RAS, ça va être de manœuvrer le bateau et de le déplacer. On a une équipe, tout le monde va pagailler ensemble pour l'amener au bon endroit. Il y en a trois manières de pagailler au bateau. Soit on veut le propulser, donner de la vitesse vers l'avant. Dans ce cas-là, je vais chercher une zone et je tire. Et quand on est là, ça va lui donner de la vitesse. L'idée, ce n'est pas d'utiliser que les bras, c'est d'utiliser tout le corps pour être efficace. Je mets devant, je tire. Ça, c'est pour lui donner de la vitesse.
- Speaker #0
Alors, on entend parler de toupie, de bump ou même de crêpe. Qu'est-ce qui atteint concrètement les participants une fois sur l'eau ?
- Speaker #2
C'est ça un peu, c'est jouer avec le bateau, utiliser les différents courants pour le faire tourner plus ou moins vite, pour le faire chavirer, pour le retourner complètement si on a envie, si on est sportif, ça c'est possible, c'est la crêpe. C'est quelque chose d'assez sensationnel pour les gens qui s'attendent à une balade, en fait c'est pas une balade, donc prenez votre maillot de bain et du change complet, on a des vestiaires, des douches. Vous êtes certains d'être mouillés, même si vous n'avez pas envie d'y aller. Je pense qu'il y a un moment où, avec le fait de voir les amis le faire, vous aurez envie de le faire.
- Speaker #0
En tant qu'agent de développement au comité départemental de canoë et kayak, tu travailles avec les différentes bases nautiques dans la Somme et on a la chance d'avoir des lieux et des pratiques très diversifiées. Est-ce que tu veux bien nous faire un petit tour de reconnaissance des différentes bases de la Somme ?
- Speaker #2
Oui, alors ça, c'est la deuxième partie de mon métier, un peu comme conseiller technique départemental. On a 10 clubs qui font partie de ce comité et qui sont affiliés à la FFCK. Alors on peut longer le territoire, par exemple on peut partir de Ham, Ham qui propose des randonnées super sympas avec les jardines, mais qui sont spécialisées dans une de nos 12 disciplines, c'est-à-dire dans le kayak descente. C'est une course de vitesse, on part du point A au point B sur une rivière, et c'est le premier arrivé qui a gagné. Après si on descend un peu... On va rencontrer le club de Bove qui fait beaucoup de promenades sur l'Avre. On va rencontrer la base nautique de l'Eilly qui est sur un plan d'eau et qui pratique le kayak polo. C'est un peu comme un basket en kayak où on peut jouer avec le ballon, avec la pagaie, avec la main. On a un but qui est en hauteur. Et d'ailleurs ce week-end, ils ont organisé les finales de championnat de France National 2 de kayak polo. Ensuite, on peut aller vers Amiens, où on a le club de riverie, par exemple, en plein cœur des ortillonnages, avec des balades extraordinaires sur l'environnement, la vue de la cathédrale. Ils pratiquent un peu toute discipline. Les clubs pratiquent plusieurs disciplines. Et eux, ils sont spécialisés dans le kayak slalom et le kayak de mer. On n'est pas loin de la mer, il ne faut pas l'oublier. Quand on descend un peu la rivière, on arrive au club des barboteux d'Amiens, avec un club de course en ligne. Donc là, c'est de la vitesse, mais sur au calme, avec des bateaux très, très instables. En descendant un peu plus loin, on arrive à Pichini. Pichini, c'est la rivière, on est spécialisé en kayak slalom. Donc on descend la rivière du point A au point B le plus vite possible en passant des portes vertes en descendant la rivière et les portes rouges en remontant la rivière. Ce qui fait que quand on touche une fiche d'une porte, on a deux secondes de pénalité et si on la rate, c'est 50 secondes de pénalité. Donc c'est assez sportif, c'est des courses qui durent moins de deux minutes maintenant. Et ce club pratique aussi du kayak de mer. Donc, en allant plus loin, on arrive à la mer. À la mer, c'est le kayak de mer, c'est de la randonnée, mais c'est aussi des compétitions. On appelle ça du surfski, par exemple. Le club de Mers-les-Bains va organiser du 4 au 7 juillet les finales de championnat de France océan racing. Donc, on a de la pirogue six places, on a des pirogues monoplace. On a des bateaux d'équipage de deux places et du monoplace en surfski. C'est comme un course en ligne, mais là, c'est à la mer. Donc, il y a des techniques bien particulières pour ces activités-là. Ce club propose aussi du kayak surf. Donc, c'est super intéressant dans le département parce qu'on a vraiment toutes les disciplines. On a le club de la baie des phoques avec les randonnées pour aller contempler la baie, les phoques, les oiseaux, etc. Donc, c'est vraiment une discipline très, très, très riche. où on ne peut pas s'ennuyer en fait.
- Speaker #0
Tu évoquais deux événements qui ont eu lieu ce week-end et qui auront lieu début juillet. Il y en a un autre qui se prépare aussi au mois d'octobre ?
- Speaker #2
Tout à fait. Donc là, on parle de la Samaram. La Samaram, c'est une manifestation ouverte à tous. Donc ouverte à tous, ça veut dire qu'il faut savoir nager 25 mètres, mais ça va de l'enfant... À l'adulte, plus âgé, ça va du néophyte au compétiteur confirmé, parce que c'est à la fois une course qui va être inscrite au calendrier, mais aussi une randonnée loisir pour les familles. Donc une grande découverte du fleuve. C'est ouvert aux personnes en situation de handicap aussi. C'est un parcours qui va faire 8 kilomètres, au départ de Amiens, au club des Barboteux et tout le vie montière. On va avoir un petit portage à faire à Isursom et on va terminer sur le parc de Samara avec un village, village d'activité avec des initiations de canoës kayak gratuites, avec des stands, des food trucks, buvettes, musiques, etc. Ça va être une super journée le samedi 10 octobre, sachant que la veille, le vendredi 9, ça va être une journée spéciale UNSS. Donc là, on va attendre environ 400 jeunes. sur le parc du club des Barboteux à Montierre pour du canoë, du kayak. Et ces week-ends seront... Pour tous les bateaux, monoplace, biplace, on aura des dragon boats de 10 places, des pierogues de 6 places, du stand-up paddle. C'est vraiment une grosse découverte du sport de pagaie et on fédère avec toutes les associations qui veulent participer ce jour-là.
- Speaker #0
Avec le comité et l'aide du département, vous avez aussi créé des itinéraires nautiques pour se balader sur le fleuve en toute autonomie. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ces circuits ?
- Speaker #2
Oui, alors ce qu'il faut savoir, c'est que la totalité du fleuve est équipée. Donc ponton pour embarquer, qu'il soit fixe ou flottant, en amont des écluses ou en amont des barrages, et ponton pour débarquer aussi. Ça nous semblait important parce que le canoë et kayak, c'est une discipline qu'on peut faire en club. Je vous invite tous à prendre une licence dans un club, essentiellement pour avoir des conseils, pour être encore meilleur en autonomie. Parce qu'on s'est rendu compte qu'il y a beaucoup de personnes qui ont leur propre canoë ou stand-up paddle, mais que les sites n'étaient pas forcément accessibles ou visibles. Là, ce qui existe, c'est 10 fiches techniques qui reprennent des circuits avec la difficulté du parcours. Le temps approximatif que l'on peut mettre, les points remarquables, parce qu'on peut s'arrêter aussi, contempler certaines choses, les lieux de rendez-vous, les numéros d'urgence ou les numéros pratiques, comme les offices de tourisme qui ne sont pas loin, les clubs qui ne sont pas loin. Donc je pense que ça a été commencé en 2006, tout ce travail avec le département. Et on a tout mis sur papier. Les gens peuvent partir l'imprimer, puis le plastifier, partir avec. C'est vraiment plus sécurisant. C'est vraiment des conseils qu'il ne faut pas oublier avec choisir aussi son matériel, ne pas oublier son petit bidon, sa bouteille d'eau ou sa crâne solaire. C'est des choses qu'on peut oublier rapidement. Donc il faut vraiment les suivre ces fiches et je vous invite à parcourir ces différents parcours. Pas forcément en autonomie, il y a aussi des clubs qui proposent des superbes randonnées. L'avantage c'est qu'on vous ramène avec notre véhicule et vous n'êtes pas obligé de prévoir une deuxième navette. C'est ce qui est un peu plus compliqué quand on est en autonomie en fait.
- Speaker #0
Tu t'es spécialisé aussi dans le handisport. Pourquoi c'était important pour toi et comment vous adaptez vos activités pour accueillir tous les publics ?
- Speaker #2
Au niveau du handisport, c'était important pour moi parce que quand j'ai commencé le kayak en 1999 au club de bikini, j'avais un ami qui avait la polio, donc une jambe qui n'était pas fonctionnelle. On travaillait avec lui pour qu'il puisse continuer à faire du kayak. Il aimait bien le kayak de mer. Il faisait aussi du kayak sur la rivière, mais c'était un peu plus compliqué à chaque fois. Donc avec le travail, on a décidé aussi de passer une formation pour connaître un peu plus les différents handicaps et puis être un peu plus proche de ces personnes. Savoir s'adapter, c'est du matériel. Des fois, il faut juste avoir une mallette avec des sangles, de la mousse, des idées aussi pour pouvoir s'adapter à tout type de personnes. Ce sont des personnes qui sont formidables, courageuses. Donc, il ne faut pas les oublier. Et puis, il faut leur dire, c'est accessible en fait. Venez voir, venez découvrir nos rivières, nos bassins. C'est vraiment quelque chose que vous allez adorer. Donc, voilà, on s'est spécialisé dans ce domaine-là.
- Speaker #0
Et vous développez aujourd'hui des projets où le rafting devient un outil d'inclusion et même d'insertion ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Donc, c'est un peu l'idea folle, parce qu'aujourd'hui, tous les clubs sont un peu développés quand même, au handisport, on va dire. Grâce notamment au comité départemental en e-sport ou à l'association sport adapté de la Somme, on travaille beaucoup avec eux, ces gens-là pratiquent quand même pas mal l'eau calme. Donc je me suis dit, maintenant, on va passer à l'eau vive. Vous savez, pratiquer en eau calme, allez, on y va. Le rafting, c'est vraiment le bateau adapté, parce qu'on est plusieurs à l'intérieur, on y tisse maximum. Il peut y avoir un éducateur avec un jeune ou moins jeune en difficulté parce qu'il faut être nombreux autour de ces personnes-là qui n'ont pas toutes les mobilités. Et elles peuvent s'asseoir à l'intérieur ou même parfois à l'extérieur. On peut mettre une béquille dans le bateau. Là, on a acheté un hippocampe aussi, c'est un fauteuil roulant tout terrain. On peut l'amener sur le lieu du débarquement pour faire rouler la personne et aller sur le lieu d'embarquement. Quand j'ai eu certaines personnes qui ont vécu l'activité, ils m'ont dit « je ne pensais jamais le faire de ma vie » .
- Speaker #0
Et justement, est-ce qu'il y a un témoignage, une rencontre qui t'a particulièrement touché ?
- Speaker #2
C'est plutôt des témoignages. Comme je l'ai dit, c'est des gens qui sont tellement reconnaissants qu'à chaque fois, c'est un témoignage, en fait. Les pathologies sont différentes. Et le fait de s'adapter autour de ça, c'est vraiment quelque chose qui rend plus fort pour ces personnes et pour nous aussi.
- Speaker #0
On imagine que beaucoup de nos auditeurs vont peut-être se dire « ça a l'air génial, mais ce n'est pas pour moi » . Qu'est-ce que tu répondras à quelqu'un qui n'a jamais osé monter dans un canoë ou dans un raft ?
- Speaker #2
Je lui dirais, viens, on va voir ça. Si tu sais nager, en rafting, tu seras toujours avec un moniteur. Il va te donner confiance, alors vas-y, ose. On va s'éclater, c'est un peu un retour en enfance en fait. On fait des choses qu'on faisait quand on était petit, qu'on n'ose pas faire quand on est grand. Viens, saute à l'eau avec moi, tu verras, c'est génial.
- Speaker #0
Ces activités, elles sont vraiment accessibles à tous, les enfants, les familles, même les grands-parents. Qui peut embarquer avec vous et quels sont les prérequis ? Alors tu l'as dit, il faut savoir nager. Est-ce qu'il y a un âge minimum, l'équipement à prévoir ?
- Speaker #2
Disons qu'il n'y a pas d'âge minimum, mais il faut être quand même assez musclé ou fort pour tenir la pagaie, pour pagailler, diriger le bateau. Donc quand on fait une location, que le petit est devant et le parent est derrière, il n'y a aucun problème. Il faut porter des chaussures fermées, ça c'est obligatoire. Les tongs sont interdites parce qu'on peut se blesser. Après, on vous équipe de gilets qui sont aux normes, qui sont vérifiés tous les ans. Nous, sur Picquigny, on a aussi des casques. C'est vraiment quelque chose qui peut être rassurant et on vit une expérience inoubliable. Et on se dit aussi, la prochaine fois, ça sera encore mieux ou ça sera encore différent. Parce que les parcours ne sont pas les mêmes, parce que la météo n'est pas la même. Parce que le moment est différent, qu'on voit un oiseau qu'on ne verra pas la prochaine fois. Il y a toujours des rapports à l'environnement qui sont forts.
- Speaker #0
Si justement un de nos auditeurs veut tenter l'expérience dès ce week-end, comment ça se passe ? Où faut-il réserver et que faut-il prévoir avant de venir ?
- Speaker #2
Alors pour ce week-end, il vaut mieux réserver je pense, parce qu'il va faire beau. Après chaque base nautique a son site internet avec une réservation en ligne. C'est toujours mieux de réserver pour être sûr d'avoir son camion, son chauffeur, son moniteur, etc. Après, il y a des bases nautiques où on peut ne pas réserver. Je pense à une base comme le Y, l'après-midi, on y va, c'est un plan d'eau, donc sauf forte affluence, mais il y a toujours un bateau disponible à un moment ou un autre. Donc réservez votre séance, surtout si c'est un moniteur, surtout si c'est en mer, parce qu'il y a aussi des horaires à respecter. Les horaires de marée, par exemple. Nous, on n'y peut rien, donc il faut respecter ça. Ce qu'il faut prévoir avant de venir, c'est un change complet. C'est toujours mieux. On est toujours mouillé dans un bateau, même si on ne le veut pas. Il y a des gouttes d'eau avec la pagaie. On prenait un change complet, les bases sont munies de vestiaires. On a des douches, on a des parkings, on a vraiment tout ce qu'il faut. Il ne faut pas hésiter. Il faut prendre une collation, une bouteille d'eau et c'est parti.
- Speaker #0
Pour une première découverte, tu conseillerais quelle activité ?
- Speaker #2
Peut-être commencer sur un plan d'eau calme. Du cas d'eux, on dirige le bateau ensemble, on peut essayer le kayak monoplace ou le stand-up paddle. Comme ça, on comprend la direction. Pour tourner d'un côté ou de l'autre, c'est plus simple. Ensuite, si vous voulez être rassuré, faites le raft. Vous êtes dans un bateau, ou même la pirogue en baie de Somme. On est dans un bateau avec un moniteur. Il nous guide, il nous donne des conseils. Là, on est rassuré, il ne va rien se passer, c'est des embarcations qui sont très stables, sauf si on vous dit de sauter à l'eau en raft, sinon vous n'allez pas tomber comme ça par hasard. Après, soyez plus autonome, donc osez la location de canoë sur une rivière. Faites un beau parcours, un parcours simple, comme de piquini en geste sur sable, c'est très familial, c'est sur le fleuve. Ensuite, vous changez, vous pouvez faire aïe sur somme piquini, donc là, vous rentrez par l'eau vive. Donc c'est un peu plus sport sur la fin. Et pour terminer, faites la boucle de piquini en eau vive. Là, vous payez à l'heure. Donc, vous prenez un K2 pour voir un petit peu le parcours quand même, qui est technique, on l'a dit tout à l'heure. Après, vous prenez un kayak monoplace. Et puis, si vous êtes vraiment téméraire, vous finissez en paddle. Donc là, c'est vraiment les sensations assurées. Et surtout, quand vous réservez, n'hésitez pas à demander aussi, quand vous êtes des groupes par exemple, si on a un barbecue à disposition, si on finit plus tard, si on fait des... On fait toujours des petites sorties apéro ou des choses particulières. Donc, passer un petit coup de fil et demander ce qui est possible pour les comités d'entreprise, les enterrements de vie de garçon, des choses comme ça. Il y a toujours des choses qu'on peut faire différemment, inviter un food truck. Tous ces clubs accueillent des centres de loisirs. Prenez rendez-vous avec les centres de loisirs, les scolaires, les collèges. On accueille vraiment tout type de public. Le mieux, c'est de demander avant nos disponibilités.
- Speaker #0
On sait aussi que tu es un homme de projet. Sur quoi tu planches actuellement ?
- Speaker #2
Beaucoup sur la Samarab. Sinon, les projets, on est encore dans l'insertion, l'inclusion. Le dossier rafting, c'était insertion, inclusion. Je remercie au passage le département et le Crédit Agricole qui nous ont financé le matériel, mais aussi le projet sur lequel on peut faire des tarifs réduits. Par exemple, la première séance, elle est à 80 euros. Et si vous en faites trois, c'est 150 euros. Donc ça fait 50 euros la séance pour 10 personnes. C'est vraiment très accessible. Et pour l'année prochaine, le but, c'est d'acheter un Dragon Boat. C'est un canoë 10 places, barré par un moniteur, encore une fois. Et on peut l'utiliser pour l'insertion et l'acclusion. Donc là, cette fois-ci, on est au calme. Il sera basé essentiellement à Montierre et Touvis, parce que le fleuve est vraiment calme là-bas. C'est pour toute personne en situation de handicap, que ce soit léger, que ce soit lourd, que ce soit sensoriel. J'ai déjà accueilli des personnes non-voyantes ou malvoyantes en rafting. On s'adapte. Tout est faisable, on va dire, tant qu'on est prévu à l'avance. On travaille sur le projet en amont, que ce soit même pédagogique ou quoi. Tout est faisable. Donc voilà, c'est le projet à venir, on va dire.
- Speaker #0
Avant de se quitter, une dernière question plus personnelle. Tu connais la Somme comme ta poche. Est-ce que tu partagerais avec nos auditeurs ton endroit préféré ? Celui où tu poses la pag et quelques secondes juste pour regarder le paysage.
- Speaker #2
Je ne sais pas si je dois lire parce qu'après il va y avoir trop de monde. Ce sera moins secret. Ça sera moins secret. Le secteur que j'apprécie beaucoup, c'est l'Avre, qui malheureusement manque d'entretien. On travaille quand même avec les services de l'État pour déblayer tous les arbres qui tombent tous les ans parce que les propriétaires ne font pas leur travail. Il faut savoir que c'est aux propriétaires de couper leurs arbres en bord de somme et de la nettoyer parce que ça dégrade aussi leur berge à eux. C'est leur propriété. Ça fait des embâcles, ce qui peut provoquer des inondations. Et les canots et kayaks ne peuvent plus passer. Donc, c'est un peu dommage, mais c'est une très, très belle rivière avec des méandres qui est ombragée par moments. Ça, c'est mon coup de cœur. Après, j'aime bien me promener sur la Somme, sur tout ce qui est bras de vieille Somme, surtout, avec la Vallée d'Acon et puis les marais des Cavins. Et quand on est plus aguerri, ce qui est exceptionnel, c'est d'avoir son kayak de mer et puis de naviguer en mer, en fait. Mais là, il faut être aguerri ou accompagné. Ce sont des... plusieurs endroits en fait, on ne peut pas choisir un site je pense en canoë et kayak tellement c'est un sport magnifique
- Speaker #0
La Somme peut être paisible, sauvage ou pleine d'énergie, ici elle se découvrera de l'eau paguée à la main, entre nature préservée sensations partagées et rencontres humaines Merci beaucoup Johann pour cet échange et pour cette invitation à voir la vallée autrement
- Speaker #2
Merci à vous et j'espère la prochaine fois te voir sur un canoë du coup
- Speaker #0
On essaiera. Vous venez d'écouter Somme'Where, le podcast de Somme Tourisme. Si cet épisode vous a plu, laissez-nous des étoiles, partagez-le autour de vous et surtout, venez vivre la Somme au fil de l'eau. A très bientôt pour une nouvelle aventure.