IvaBienvenue à toi qui m'écoutes et qui prête l'oreille de ton cœur à mon témoignage.
Bon, j'espère que tu as passé un très très bel été, que ta rentrée s'est passée avec douceur. Et pour ceux qui ont été beaucoup plus patients et sont partis en vacances en septembre, j'espère que vous en avez bien profité. Changement de température, changement de saison, et nous rentrons dans le mois de la balance. Alors... A tous les natifs de ce signe, je souhaite un très très bon anniversaire. Bon, je ne pousserai pas la chansonnette, mais je te promets, le cœur y est. Alors, où que tu sois dans le monde et quoi que tu fasses en ce moment, j'espère que tu vas bien. Pour ma part, j'ai choisi de te faire ce témoignage sous la forme d'un podcast. Mon tout premier podcast en solo. Alors, je te préviens, ce sera du nature peinture, fait avec les moyens du bord. Donc, j'espère que... tu seras indulgent et que tu l'accueilleras avec bienveillance. Parce que si j'ai choisi ce format, c'est aussi pour être plus proche de toi. Enfin, toi je ne te verrai pas, mais je reste persuadée que par la grâce de l'Esprit Saint, je pourrais ressentir ta présence, parce que Dieu sait déjà qui écoutera ce message, à qui ce témoignage est destiné. Et donc j'ai voulu nous créer une petite bulle intemporelle dans laquelle être comme à la maison. et que tu puisses déjà sous sentir en connexion quand tu m'écouteras.
Alors aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'une découverte inattendue qui est née d'un moment très sombre et difficile de ma vie. Franchement, je ne te cache pas que cette expérience-là, je ne la souhaite à personne. Mais cette découverte qui a bouleversé toutes mes croyances les plus intimes, a changé ma manière de donner et de recevoir, a renouvelé ma foi chrétienne en transformant... ma relation avec Dieu, et elle m'a même fait redécouvrir la vie. Et c'est pour toutes ces raisons que je vais te faire ce témoignage en deux parties. Alors dans la première partie, je vais te faire voyager dans le temps. Et dans la seconde partie, tu comprendras je pense, enfin j'espère, pourquoi et comment cette expérience-là m'a menée à faire cette découverte extraordinaire, cette découverte inattendue. Alors peut-être que ça te parlera, peut-être que ça ne te parlera pas, mais au moins j'espère que tu passeras un bon moment avec moi. J'espère beaucoup, tu vois. Il y a beaucoup de j'espère dans ce message. Allez, c'est parti ! Parce que là, je t'emmène faire un bond de 9 ans dans le temps.
Nous sommes en mai 2016, le printemps touchait à sa fin et l'été promettait d'être très chaud. A l'époque, j'exerçais le métier de comédienne et un an auparavant, un agent artistique m'avait découvert. Ah, j'étais trop contente ! Bon, il démarrait, il débutait, c'était un ancien prof de théâtre. Donc il était vraiment très proche de ses acteurs, de ses comédiens. Il attendait beaucoup de moi et moi, j'attendais beaucoup de lui. Et donc, en cette fin de printemps 2016, je m'apprêtais à tourner dans un court-métrage dont j'avais décroché le second rôle. Les choses se mettaient en place doucement, ça roulait plutôt pas mal pour moi. J'aurais dû être aux anges, mais en fait j'étais au bout de ma vie. Alors on dit que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Bon ben moi à ce moment de mon existence, j'ignorais complètement les besoins et les raisons de mon cœur. C'est simple, c'est comme si ma joie de vivre avait complètement fichu le camp et que je ne ressentais qu'un immense vide à l'intérieur, une immense tristesse. J'ai à l'esprit l'image de ces personnes qui souffrent de constipation chronique. Moi, je me tapais des phases de dépression à répétition. Et Dieu sait que pendant des années, j'avais été l'incarnation même de l'optimisme à toute épreuve. La nana qui cherchait tout le temps à assister l'autre dans sa quête, dans sa construction du bonheur, qui s'est effacée complètement. Peut-être que c'est ce qui avait atrophié mon cœur. Des années à m'occuper de l'autre, l'autre pouvant être un frère, une sœur. Un ami, un amour, pourquoi s'occuper de soi quand on peut s'occuper de l'autre ? Pourquoi recevoir quand on peut donner, sans jamais recevoir ? Et s'il n'y avait eu que ça ? Et peut-être que des années à nourrir mon cœur, des preuves bien humiliantes, des déboires sentimentaux, d'échecs professionnels, et à chaque fois ressentir des bouts de mon cœur mourir un petit peu plus, ça aussi ça a pas mal aidé. Mais à les savoir comment, j'arrivais à sourire, à donner le change. Ah, faut dire que j'avais pas choisi mon métier de comédienne pour rien. Et si je n'étais pas douée pour la comédie, en tout cas je l'étais pour bien jouer le jeu de la vie. Jouer à celle qui ne voit pas son mal de vivre, qui n'entend pas la souffrance de son cœur. Et surtout, continuer de faire semblant, continuer de sourire à la vie.
Alors je ne sais pas si tu connais cette histoire biblique des vierges folles et des vierges sages, dans Matthieu 25, verset, bon je te laisserai chercher le verset toi-même si ça t'intéresse, mais pour te la faire courte, C'est l'histoire des vierges folles qui cherchent l'huile pour que leur lampe ne s'éteigne pas. De ce que j'ai compris, l'huile représente les préparations aux épreuves de la vie. Et la lampe, qui devait continuellement brûler, la présence de Dieu qui brûle continuellement. Donc clairement, je manquais d'huile. Je manquais cruellement de préparation aux obstacles, aux épreuves de la vie. Et ma lampe... Ma lampe s'éteignait petit à petit, parce que je n'arrivais plus, par la prière, à ressentir la présence de Dieu brûler dans mon cœur, raviver ce feu intérieur en moi. À tel point qu'une nuit, je me souviens avoir prié tellement fort que j'en ai pleuré. Je me suis endormie dans mes sanglots, et là, là j'ai rêvé.
Je rêve que je suis dans mon appartement, assise dans mon balcon, face au soleil qui me réchauffe le visage, et je remarque que mes cheveux sont plus longs que d'habitude. Alors je les touche, et je m'aperçois que c'est de la laine. De la laine, mais noire. Beaucoup plus foncée que le noir qu'on connaît, nous, dans notre réalité. Je me précipite dans mon appart pour me regarder dans la glace, et en passant devant mon bureau, je vois qu'à la place de mon ordinateur, il y a une tonne de médicaments. Une montagne de boîtes de médicaments qui recouvrent pratiquement tout le sol de mon appart. Et là, je me réveille. J'étais tellement choquée par ce rêve qu'au lieu de faire ma prière du matin, je tape comme ça, tu vois. Je cherche de ma main avec les yeux encore un peu collés. Je cherche mon tel. Je l'allume. Google est mon meilleur ami. Je tape d'un doigt. Rêve de cheveux en laine. Et là, je lis. Signification de rêve de cheveux en laine. Longue maladie. Wesh! Comme dirait ma sœur. Tu sais quoi ? J'ai coupé le téléphone et j'ai dit à Dieu pardon. J'aurais dû faire ma prière en premier. Et zapper tout ça. Bah c'est ce que j'ai fait. J'ai refait ma prière, j'ai zappé ce rêve, je l'ai complètement occultée de mon esprit, parce que pour moi c'était du gros n'importe quoi. Et j'ai vaqué à mes occupations. D'autant que l'une de ces occupations était le démarrage du tournage dans lequel je jouais une journaliste. Et la deuxième préoccupation, c'était cette espèce d'angine à répétition que je faisais. Malgré les traitements antibiotiques, cette angine ne me quittait pas. J'avais du mal à en guérir. Et je me disais, mais qu'est-ce que ce mal me dirait s'il avait une voix ? Pourquoi t'es là, angine ? Ah, je l'entends d'ici. Mais alors ma petite Iva, quelque chose te serait resté en travers de la borge ? Je ne sais pas, je suis trop occupée à ne pas t'entendre. Et puis s'il n'y avait que ça, j'avais aussi remarqué une espèce de boule qui commençait à me pousser dans l'aine, et qui ressemblait d'ailleurs plus à un oeuf qu'à une boule, à tel point que j'ai été consulter mon médecin. Et lui aussi d'ailleurs il a trouvé ça curieux, un oeuf dans l'aine. Du coup, il m'a envoyé faire une écho. Bon, je ne te cacherai pas que cet oeuf là logé dans l'aine commençait sérieusement à me causer du souci. A tel point que durant le tournage qui avait commencé à la toute fin du mois de mai 2016, je faisais tout pour que mon anxiété ne se remarque pas. Comme je jouais le rôle d'une journaliste, je portais un tailleur serré, enfin un tailleur avec une jupe droite bien serrée, et donc j'avais trouvé l'idée de porter une culotte de grand-mère gainante pour camoufler ce neuf neuf là et faire que rien ne se remarque. Bien sûr j'avais l'impression que tout le monde ne voyait que ça, un peu... Comme quand on a un bouton sur le nez, tout tout petit, et qu'on a l'impression que tout le monde ne voit que ça. Alors que pas du tout. Et c'est dans cet état d'esprit-là que je rentrais le soir et qu'avant de m'endormir, je me confiais à Dieu dans la prière pour qu'il m'aide à apaiser ce stress grandissant. Et c'est là qu'une nuit, je vais faire un autre rêve. Ah les rêves, très très récurrents durant cette période.
En tout cas, cette nuit-là, j'ai rêvé de feu mon papa. décédé depuis plusieurs années et que j'avais très rarement vu apparaître dans mes rêves. Il se tenait debout devant la porte d'entrée de mon appartement, vêtu d'une chemise bleue, bleu ciel. Je m'en souviens parce que ce bleu contrastait avec l'obscurité qui régnait dans mon couloir. Il restait là, debout, sans bouger, à m'observer, et il me souriait. Je me souviens qu'à mon réveil, j'ai pensé... Merde, un mort qui vient me visiter, Seigneur ? J'espère que c'est le bon augure. En tout cas, ce rêve-là, j'ai eu du mal à l'occulter pendant un bon bout de temps.
Arrivé au début du mois de juin 2016, en sortant de mon échographie prescrite par mon médecin, j'ai commencé à ressentir quelque chose qui grandissait en moi, quelque chose d'autre que cet œuf. Quelque chose qui ressemblait beaucoup plus à de la peur.
Alors, ce soir-là, j'adresserai à mon Dieu une plus longue prière. Et en m'endormant, je ferai un troisième rêve.