- Speaker #0
Vous écoutez bien Memory Lane, secret de scène et des studios. Bienvenue dans ce nouveau segment de Rhythm & Talks. Rhythm & Talks, c'est notre série de conférences musicales pour débattre de vos artistes préférés et écouter de la bonne musique live. Après le succès des R&B Talks, qui a vu le jour à la Commune, l'un des plus grands footcourts de Lyon, la rédaction fait vouluer son concept, plus proche de son cœur éditorial, et devient Rhythm & Talks pour un espace libre de discussion où le hip-hop, le funk, la soul et le jazz s'entremêlent pour débattre. apprendre et s'amuser, toujours en détente. Notre équipe de journalistes challenge les connaissances du public, sa culture musicale et donne la parole à la jeunesse sur des sujets de société importants, comme l'image des femmes dans le R'n'B et le hip-hop, la représentation des Noirs dans le divertissement, le métissage, la culturation ou encore la culture hip-hop et sa place dans l'art. Pour les fans de soul, hip-hop, R'n'B, jazz, c'est le rendez-vous pour se retrouver entre passionnés, profiter de l'eau à gagner et apprécier de la bonne musique live. Et enfin, pour les artistes, les labels et tous ceux qui travaillent dans la filière musicale, c'est aussi l'occasion de rencontrer leur public autour d'une avant-première, d'une projection, d'une soirée d'écoute exclusive ou d'une signature de livres et de vinyles.
- Speaker #1
Enjoy et bonne écoute. On va parler musique noire et on va parler histoire noire également. Comment que quoi ? La musique, elle est jusqu'au toit les gars. Elle a raison Virgina, c'est criminel d'arrêter la musique comme ça en plein milieu. Sortez un petit peu en concert ici, qui va un petit peu en festival. Ouais, qu'est-ce que c'est ? Personne sort en concert, personne ne sort en festival ! Ah, quand même ! Si je vous dis Lutte Fourvière, ça vous parle ou pas ? Si je vous dis Jazz Vervienne, ça vous parle ? Qui est la Jazz Vervienne ? Super, Si je vous dis Londres, est-ce qu'il y en a qui ont voyagé un petit peu en Angleterre à Londres ? Il y a quelques UK ici ? Quelques londoniens ? Si vous tournez votre tête de ce côté-ci, toutes les photos que vous avez exposées ont été capturées dans ces beaux festivals. Ok, avec classe. La classe est dissipée. Ok, ok. J'aime vous avoir avec nous comme ça, chaud. Du coup, je vous disais. La soirée a commencé avec cette exposition que vous pouvez continuer d'apprécier tout au long de la soirée et qui ont été prises sur les festivals que vous avez pu visiter aux Nuits de Fourbière, à Jazzavienne, dans les rues de Londres, dans certaines salles de spectacle à Paris, au Cabaret Sauvage. On peut commencer déjà à lancer l'enregistrement de cette soirée parce que le talk va commencer et pour les curieux qui seront intéressés de réécouter toutes les références musicales qu'on va partager ce soir. Vous pourrez les recruter sur notre podcast qui s'appelle Memory Lane, scène et studio, qui est disponible partout sur YouTube, Spotify, Apple, Deezer, partout. Et du coup, ces photos ont été capturées dans ces beaux événements et ont été capturées par deux personnes ici présentes, avec qui j'ai la chance et le bonheur de travailler, Anne-Sophie Benoît. à la photo et Léana Dupont. Est-ce qu'on peut les applaudir très fort ?
- Speaker #2
Je vais vous lever pour qu'on sache c'est qui quand même. Anne-Sophie,
- Speaker #1
Léana.
- Speaker #2
Des photos de qualité.
- Speaker #1
Ces artistes-là, parce que parmi ces artistes-là, beaucoup font partie de leur coup de cœur. On a des Georgia Smith affichés, on a des Masego, on a Yamé, on a... Je ne sais même plus qui. On a des belles personnes. Du coup, peut-être qu'Anne-Sophie, Léana, vous pouvez... nous dire un petit peu ce que vous aimez chez les artistes que vous photographiez qu'est-ce que vous aimez aussi comment est-ce que vous aimez les mettre en valeur dans vos photos,
- Speaker #3
juste ça et puis on continuera la soirée ensuite je sais pas moi ce que j'aime c'est l'énergie qu'ils donnent en concert toutes les personnes qu'on a photographiées elles avaient chacune leur univers et c'était ultra intéressant et toute l'énergie qu'ils donnent toute la Toute la scéno, toute l'équipe aussi autour, c'est super intéressant parce que si on regarde les photos, chaque concert, il y a vraiment une ambiance complètement différente. Il y a des artistes qui sont très lumineux, il y a des artistes qui ont un mood un peu plus sombre. Donc je trouve que tu vas à un concert et tu ne sais jamais à quoi t'attendre en termes de DA, de tout. Et je trouve que c'est ça qui est kiffant.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Est-ce que tu peux me dire une des artistes, parce que tu as beaucoup d'artistes féminines, une des artistes qui t'a le plus marqué ou du moins dont tu voulais vraiment voir sur scène ? Ou même un rappeur, je ne sais pas, mais c'était qui tes coups de cœur parmi eux et elles ?
- Speaker #3
J'ai kiffé IMDb en concert. IMDb, yes. Je ne sais pas, déjà, elle est trop belle. Elle était trop stylée. Et j'étais grave surprise par The Sacred Souls. The Sacred Souls, oui. Je ne m'attendais pas à autant d'énergie. Je ne sais pas ce qu'il prend, mais c'est incroyable.
- Speaker #1
Pour anecdote, le gars, c'était au Théâtre Antique, c'est ça, de Vienne ?
- Speaker #3
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et c'est son marathon qui t'a marqué ?
- Speaker #3
Il est monté tout en haut du théâtre antique. Il courait dans tous les sens. Il a couru jusqu'au bout du théâtre antique en chantant. Vraiment.
- Speaker #1
Référent super beau, le gars. Oui,
- Speaker #3
c'est vrai. C'était impressionnant.
- Speaker #1
Il y avait le côté de Friend aussi qui t'avait beaucoup apprécié, que tu as pris. C'est déjà pas mal. Adi Oadis que tu avais photographié enceinte sur scène. Voilà. Toi Léana, même question du coup ?
- Speaker #3
Là, des artistes qui sont exposés ici, j'ai vraiment beaucoup aimé photographier Yamé et Massigo. Je ne sais pas si certains étaient là. Mais vraiment pareil, une énergie de fou. Ça change toute la salle, toute l'énergie. Et c'est incroyable en fait. Mais comme dit Anne-Sophie,
- Speaker #2
on s'adapte vraiment à l'ambiance qu'il y a en face. Et c'est que du bonheur.
- Speaker #1
Merci beaucoup Léana. On vous plaît d'abonner très fort. Pour vous donner une autre idée, Sons Beautiful, c'est un magazine web qui existe depuis 2013 et qui met en avant les artistes néo-souls qui existe depuis une sortie d'études. Et depuis que je l'ai lancé avec Anne-Sophie, on se suit, elle fait les premières photos des premiers événements et elle continue encore. Donc c'est hyper important pour moi et pour nous. présenter ce travail-là. Et Léana, ça fait peut-être 5 ans à peu près, 5 ans qu'on se suit de concert en concert. Elle photographie en shooting, comme sur scène du coup, les artistes, elle les accompagne, elle les aide sur leur DA, elle les aide pour avoir confiance en leur musique et la partager sur les réseaux. Et voilà, elle a pu prendre des artistes comme Mahalia, qu'elle surkiffe, prendre des artistes comme... Alors, tu m'as parlé d'yamé, comme Michael Kiwanuka aussi, ceux qui kiffent la soul de Londres. Donc voilà, vous pourrez voir tout ça. Et tous ces artistes-là ont pour point en commun qu'ils chantent tous des chansons d'amour, entre autres, et des chansons d'amour qui font du bien pour tous ceux qui peuvent s'identifier à la culture noire. Donc, juste avant d'aller plus dans le détail de ce qui est Black Love, est-ce que vous pouvez vous me dire les chansons d'amour qui font votre nostalgie, avec lesquelles vous avez grandi ?
- Speaker #2
Je ne veux pas lâcher le micro. Non, Casey et Jojo, All My Life.
- Speaker #1
Casey et Jojo, OK. Celle-là, je n'ai pas la référence. Je vais essayer de voir si je peux... En tout cas, peut-être que je la connais de nom. Je crois que je la connais d'écoute comme ça. All My Love, All My Life. Eh, pardon.
- Speaker #2
All My Life, si, si.
- Speaker #1
Ah.
- Speaker #2
Oui, Un classique. Surtout pour les mariages.
- Speaker #1
Ok, ok, donc on est dans les grands événements. Ok, d'accord.
- Speaker #2
On a un autre titre par ici.
- Speaker #4
Moi, je disais Brian McKnight. Back at One, par exemple.
- Speaker #1
Back at One ?
- Speaker #2
Back at One. Bon, il a un peu été cancel dans Brian McKnight. Il est un peu bizarre, hein ? Il est un peu bizarre. Mais...
- Speaker #1
On aime sa voix. Un vocaliste incroyable. T'as pensé à ça, David ? Quoi d'autre ? Là-bas, là-bas ?
- Speaker #2
J'arrive.
- Speaker #5
Alors, je ne sais pas si vous connaissez As Yet, Last Night.
- Speaker #1
Last... Moi, j'ai des petits dits dans la tête.
- Speaker #2
Rudy, tu as dit As Yet, Last Night. Ah, ça ne me parle pas.
- Speaker #1
Tu l'as écrit comment, As Yet ?
- Speaker #2
As Yet.
- Speaker #1
C'est des old school, my boy ! Et puis, il l'a dit, c'est bien, c'est bien ! Ok, de ce côté, on a quoi ici ?
- Speaker #2
On a des titres français, on a parlé de Poetic Lover.
- Speaker #1
Ah, ok.
- Speaker #2
Attends, j'ai même déjà oublié le titre. Redis-moi le titre ! J'ai oublié. Ah, voilà. Mais comment vous saviez que c'était ça ? Il n'y a qu'un seul titre de Poetic Lover ?
- Speaker #1
Il n'y a qu'un seul titre ?
- Speaker #2
Ok prenons notre temps apparemment ça va faire mais qui sort ok
- Speaker #1
On est fiançailles ça
- Speaker #6
Il ya aussi une femme policier tu veux nous chanter la chanson si tu veux nous chanter la chanson my love west live and My last cry, Brian McKnight.
- Speaker #1
Alors, on va aller sur West, parce que Brian, on l'a déjà écouté. Je prends une dernière chanson et on avance.
- Speaker #6
C'est ça, my last.
- Speaker #1
C'était vraiment des chœurs en chou-flamme.
- Speaker #7
Let's go.
- Speaker #1
Nous sommes vraiment des canards. Ok.
- Speaker #2
On peut applaudir Saint-Plicio qui est un très, très bon chanteur.
- Speaker #1
Allez, une dernière chanson de Nostagie avec laquelle vous avez grandi comme chanson d'amour.
- Speaker #2
Ah, il n'a jamais parlé. Voilà, effectivement. Oui, c'est comme ça.
- Speaker #7
Alan Cave, c'est pas poudate.
- Speaker #1
Oh, il faut m'éplacer ça.
- Speaker #2
Il va falloir me redire parce que je n'ai pas du tout entendu. Ni l'artiste, ni le titre.
- Speaker #7
Alan Cave, c'est pas Poudate.
- Speaker #1
Attends, quelqu'un appelle.
- Speaker #2
Et le titre, c'est ?
- Speaker #1
Pas tous à la fois. Non, mais donnez le micro à la personne qu'elle appelle. Donnez le micro à la personne qu'elle appelle. Virginia. Eh, Virginia, pardon.
- Speaker #2
Ça, ça crée des soucis, hein ? Cette soirée va être longue
- Speaker #1
C'est une idée... du club On est de quel côté de l'île là ?
- Speaker #2
Haïti.
- Speaker #1
On applaudit fort.
- Speaker #2
On a vite fait un dernier titre parce qu'elle n'a pas parlé et que j'ai entendu que c'était très intéressant. Tu disais ? Music's old child ? Il y a Half Crazy ou Distance. Half Crazy c'est une dinguerie cette chanson. Que ça parle à quelqu'un ? qui a été repris d'ailleurs, est-ce que quelqu'un sait qui a été repris par moi ? Effectivement oui, à un moment donné effectivement de ma vie. Mais qui a été repris par Lucky Day, c'est ce que tu allais dire ? Ça c'est Music Soulchild, l'original, et la reprise c'est Lucky Day, le titre c'est Half Crazy.
- Speaker #1
Ça fait comment déjà Lucky Day son titre ?
- Speaker #2
Bonne question. La version de Lucky Day, j'ai oublié le titre, je ne sais plus. Ah, c'est Over, effectivement.
- Speaker #1
Ah oui, Over. Incroyable. Ok, on a un bon public. C'est bon, le test de productionnement est validé. Applaudissez-vous. Alors, en chanson de nostalgie, il y avait plein de choses que vous n'avez pas pensées. Écoutez. Oui, c'est qui ça ? Merci, Barry White ! Can't get enough of your love babe ! Regarde ce lover, il a confiance en lui ! Ensuite on a...
- Speaker #7
C'est l'évidence ! Ça passe à toutes les jams ça ! Oh vous êtes beaux,
- Speaker #1
Hein ?
- Speaker #7
Voilà ! DJ SSB ! Let's go ! Je suis chécon ! Vous l'avez vu ou pas ?
- Speaker #1
Mais on a d'autres choses, là c'était les steaks, on a d'autres choses, on a d'autres choses. On a aussi du reggae, on a aussi... Voilà, universal love, universal love, très important ça. Vous voyez venir, vous voyez venir. Ok, ok, vous l'avez, Ça marche beaucoup en jam aussi. Et puis dernier.
- Speaker #7
C'est trop grave ! Voilà ! Amour, amour Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît ! Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît !
- Speaker #1
Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît ! Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît !
- Speaker #7
Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît ! Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît ! Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît ! Un peu ton combat congolais toi-même s'il vous plaît !
- Speaker #1
Je crois qu'au Congo on a les plus belles chansons d'amour.
- Speaker #2
Non, je valide, je valide.
- Speaker #1
Mais pas trop d'objectifs. En tout cas, on approche sur tout ça. Alors, question pour vous, parce que c'est un talk, ce n'est pas une conférence académique. Je voudrais aussi savoir ce que vous en pensez. Quel est pour vous le black love ? Est-ce qu'on peut faire passer le micro ? Est-ce qu'il y en a déjà qui ont déjà entendu parler de ça ? Et est-ce que ça peut...
- Speaker #5
Deux personnes afro, tout simplement.
- Speaker #1
Deux personnes afro, tout simplement ?
- Speaker #5
Tout simplement.
- Speaker #1
Ok, on peut commencer par là. D'autres personnes, si je vous dis Black Love, qu'est-ce que vous voyez, qu'est-ce que vous pensez ?
- Speaker #2
Pour moi, ce n'est pas forcément un homme et une femme, ça peut être un noir qui aime d'autres noirs, qui aime ce que le noir représente dans sa culture, dans la musique, dans tout ça. C'est mettre en avant le potentiel et les capacités du noir.
- Speaker #1
Ok, super, super, hyper intéressant. Effectivement, c'est plus le côté communauté du coup et côté... Juste aimer être en groupe. OK. Quoi d'autre ? Oui, là-bas. On a Célia.
- Speaker #2
Oui. Avec plaisir.
- Speaker #1
Ah, oui. Tu peux répondre. Tu as le droit d'avoir ton avis aussi.
- Speaker #8
Je pense d'abord que le concept, il vient des États-Unis.
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #8
De base. Parce qu'il faut d'abord rappeler ça. Je pense que ça vient des États-Unis. Je pense qu'ils ont révolutionné par rapport à l'histoire, à la communauté afro-américaine. Et je crois que, comme disait Arco, c'est plus aussi pour montrer que nous aussi, la communauté noire peut aimer, contrairement à ce que l'on part sur l'effet historique. C'est vrai que quand on regarde généralement la télé, quand on parle d'amour, c'est toujours plus l'image du blanc. Je pense que ça part aussi de là.
- Speaker #1
Hyper intéressant. Eh bien, écoutez, il y a quelqu'un qui en parle très bien, un journaliste, il s'appelle Someboy, on le voit parfois à la radio, et il a un média qui s'appelle Histoire Crépue.
- Speaker #2
Juste avant que tu mettes la vidéo, t'inquiète, c'est Lya qui avait sa définition.
- Speaker #1
Ma bête !
- Speaker #9
Je vais faire rapidement, donc pareil pour les autres, c'est la définition historique du Black Love.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #9
C'est en confrontation à notre histoire, qui peut être douloureuse, mais qui est une histoire de résilience. C'est aimer nous-mêmes, aimer notre culture, aimer toutes les personnes dans la diaspora noire, de toutes les sous-divisions, de toutes les marginalités, parce que nous sommes déjà en marge, mais il y a aussi des gens en marge dans nos communautés. Et c'est par rapport à notre histoire et à la néocolonisation. avancer ensemble en tant que diaspora et aussi en tant que peuple.
- Speaker #1
Yes. Merci, on a fait un bon chat.
- Speaker #2
On peut le dire sa réponse. C'est très vrai. Bon, il fallait pas la cut. Elle avait des choses intéressantes à dire.
- Speaker #10
Déjà, de quel noir on parle ? Le black love, c'est l'amour entre les personnes noires. Mais c'est quoi une personne noire ? Pendant des siècles, le concept de race n'existait pas. Il y avait des personnes de différentes couleurs de peau, issues de différents peuples, qui se mélangeaient ou se rejetaient pour des raisons religieuses, guerrières ou culturelles. C'est seulement à partir du début des conquêtes coloniales européennes que le concept de « race noire » est inventé. J'ai déjà raconté ça en détail dans ma vidéo sur l'histoire du racisme, si ça vous intéresse. Mais il faut bien...
- Speaker #1
Voilà, vous pourrez regarder sur YouTube la suite, mais en tout cas... Ça résume bien finalement ce que tu nous dis, Célia, ce que vous avez un petit peu tous dit. Et du coup, il y a un petit contexte historique. C'était un sujet qui était assez important pour le média d'en parler parce qu'on est toujours en février. C'est le mois de l'amour, mais c'est aussi le mois de l'histoire des Noirs. Ça vient effectivement des States, Black History Month. Ça a été exporté aussi en France à partir de 2015. Bordeaux était la première ville à exporter ça. Et du coup, c'est intéressant de pouvoir comprendre ça. Et vu que vos artistes préférés chantent. autour de cette thématique-là, ça permet de comprendre un petit peu plus la chose. Effectivement, l'idée, c'est réapprendre à s'aimer dans un contexte un petit peu difficile. Tout à l'heure, vous parliez justement des différentes diasporas. Il y en a qui ont crié quand on a entendu un petit peu de zouk, de zouk, parce qu'on parle du coup des diasporas caribéennes. Tout à l'heure, on parlait des diasporas afro-américaines. Et puis, on a aussi, nous aussi qui vivons ici en France, les européennes. Ce n'est pas quelque chose qui va concerner les Noirs d'Afrique, parce qu'on est tous Noirs là-bas, du coup il n'y a pas trop cette question de réussir à se réapproprier l'intime, l'intimité, le sensuel, etc. entre les familles, entre nous. Par contre, c'est plus quelque chose que l'on peut avoir du mal à assumer parfois. Parfois il y a quelques tabous, quelques clichés que l'on peut avoir, et ce n'est pas toujours évident de tacler ces questions-là. Et il y a un artiste, Michael Kaunuka, qui est justement exposé dans la galerie. Donc voilà. Petite question du coup, parce que j'ai vu qu'il y a des mecs qui ont levé les drapeaux quand on a sorti un peu de rumba congolaise, d'autres quand on a fait quelques zooks. Quelles sont vos plus grandes fiertés de votre propre culture à vous ? C'est un petit micro-trottoir. Moi, par exemple, je renoute depuis très récemment, finalement, avec mes propres origines. qui sont du coup et congolaises et centrafricaines, république centrafricaine. Et c'est que très récemment que ma mère m'a expliqué la signification du drapeau de la république centrafricaine. Par exemple, il y a le bleu pour le ciel, il y a le blanc pour les champs de coton, il y a le doré pour les richesses qui sont enfouies sous le sol de la terre, il y a le rouge pour le sang des révolutionnaires contre les colons. Et ça m'a fait comprendre plein de choses par rapport à la beauté de la langue, par rapport à plein de choses. Nous, au Congo, on peut être très fiers, par exemple, de notre patrimoine musical, tout ce qu'on a pu apporter musicalement ailleurs. Donc je ne sais pas, est-ce qu'il y en a d'autres qui pourraient dire ce dont ils sont fiers, que ce soit la langue, que ce soit la nourriture, que ce soit les danses. Qu'est-ce que vous trouvez beau dans vos origines, dans vos cultures à vous ?
- Speaker #2
Moi, il y a un truc que je trouve très beau. Je suis congolaise du Congo Kinshasa. Et au-delà de la musique qu'on met vachement en avant, de la danse qu'on met vachement en avant, ou de tout ce qui est la cuisine, les arts culinaires, je pense que ce qui me rend le plus fière, c'est la résilience. Parce que le peuple congolais, on peut parler du Congo avec un grand K, c'est un peuple qui a beaucoup souffert. Mais quand on y va, on voit effectivement la souffrance, mais ça reste un peuple qui n'est pas belliqueux. Ça reste un peuple qui a le sourire, qui sait donner le sourire, qui sait rire des situations des fois qui sont désastreuses et qui trouve toujours un moyen d'avoir du renouveau et de se battre. Et cette résilience, on la voit au pays, mais ceci est quelque chose, une certaine fierté qui est vachement transmise. dans les familles, assez naturellement. Je trouve que c'est très beau pour un peuple qui galère autant. Je ne sais pas si d'autres ont des choses à partager un petit peu ?
- Speaker #5
Oui, Marcus.
- Speaker #1
Dis-moi.
- Speaker #5
Tu es chaud ? Je suis chaud.
- Speaker #1
Est-ce que tu es chaud ? Est-ce que je suis chaud ?
- Speaker #5
Est-ce que tu es chaud ?
- Speaker #1
Dis-moi. Moi, je suis toujours chaud en soi.
- Speaker #5
Parfait. En fait, il y a un truc qui est intéressant. Je viens du Gabon. Est-ce que si tu tapes le mot mariage coutumier gabonais, est-ce que tu as la possibilité de le faire ?
- Speaker #1
Alors, je vais chercher tout de suite.
- Speaker #5
C'est pour ça que je suis demandé si tu étais chaud.
- Speaker #1
Ok. Je suis là.
- Speaker #5
Applaudissez pour lui, s'il vous plaît. Applaudissez pour lui. Applaudissez. Applaudissez. Applaudissez pour lui.
- Speaker #1
Mariage gabonais ?
- Speaker #5
Mariage coutumier gabonais.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #5
En fait, le Gabon partage plein d'éléments socioculturaux avec le Congo dont vient de parler la dame.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #5
toi aussi, la Centrafrique, etc. On a des représentations qui sont du style vestimentaire. Et je trouve que le raffia, c'est quelque chose qui n'est pas assez mis en avant. C'est quelque chose qui est fait à base de branches de palmiers. Et ça donne une esthétique vraiment particulière. Mais comme ici, les gens ne connaissent pas, je voulais que tu puisses mettre ça devant, s'il te plaît. En image ? Oui, en image, pour qu'ils puissent voir en fait.
- Speaker #1
Ok, ça marche.
- Speaker #5
Avec moi, 5, 4, 3...
- Speaker #1
Deux.
- Speaker #5
On recommence, je blaguais vous aussi. Même Google connaît. Pas sur l'image seulement, juste sur l'image. Souvent en termes de fierté, je trouve que l'esthétique ça pète.
- Speaker #1
Oui, il y a ça au Gabon.
- Speaker #5
Il y a ça au Gabon, t'entends. En fait, le Gabon, le Congo, le Cameroun, la Centrafrique, on partage plein de choses. On est frontaliers. Et souvent, les pays frontaliers, on a plein de choses à partager. C'est cette image.
- Speaker #1
Afrique centrale, c'est magnifique.
- Speaker #5
Merci, merci, merci.
- Speaker #1
Magnifique. Eh bien, maintenant que je google l'image, s'il y en a d'autres qui veulent illustrer encore des choses dont ils sont fiers de leurs origines, c'est maintenant. Oui, derrière.
- Speaker #2
Mais tu es en retard, le monsieur. Tu es en retard, vraiment. Tu veux vraiment parler.
- Speaker #1
Il faut donner le micro, par contre.
- Speaker #2
Voilà. Le carnaval en Guadeloupe.
- Speaker #1
Oh, le carnaval en Guadeloupe. OK, oui, très oui. Ça s'applaudit.
- Speaker #2
Je vais également préciser que la Miss qui nous a représentées à Miss Univers n'est autre qu'Ophélie Maisineau. Vous avez pris le temps de regarder la tenue, s'il vous plaît. Tape, Ophélie Maisineau.
- Speaker #1
En fait, c'est un tournée contre moi.
- Speaker #2
Pour sa tenue, tu tapes Lambie. Voilà, c'est ça. Regardez-moi la tenue. Et il y a une vidéo.
- Speaker #1
Il y a une vidéo.
- Speaker #2
Prends le temps de regarder la vidéo.
- Speaker #1
Ok. Miss Univers 2025. Merci Virginia. On applaudit. On applaudit fort.
- Speaker #2
Il me semble qu'il y a deux dernières participations. On va faire très court comme ça. Est-ce qu'on doit passer à la suite ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #4
C'est le Cameroun.
- Speaker #1
Le Cantina.
- Speaker #4
Le Cantina. Moi, ça veut dire diversité du Cameroun.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #4
c'est-à-dire ? On sait que c'est un pays qui contient plus de 200 langues. Je ne sais plus combien. Avec aussi beaucoup d'ethnies. Et que malgré ça, il n'y a pas eu beaucoup d'affrontements, etc. Bon, on a un président qui est là depuis 50 ans, mais bon, ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Passons, passons. Passons.
- Speaker #4
Mais ouais, c'est un pays qui est très diversifié, et du coup, qui se voit aussi du haut dans la nourriture. Et c'est vrai que manger des choses très, très différentes, en passant du nord au sud, ça, c'est vraiment une fierté. C'est colossal.
- Speaker #1
200 langues. Et pas des Daleks, vraiment, des langues en tant que telles. C'est important de le préciser. C'est important de le préciser. Et c'est important de le préciser à quel point c'est colossal parce que les cartes de la map-land qu'on a ne sont pas forcément très fidèles aux échelles. Si vous regardez la carte de l'Afrique, elle est très petite par rapport à l'Europe. Mais en vérité, quand on parle du Congo, ça représente 11 fois la France. Mon petit pays, la République centrafricaine, fait 5 fois la France. Le Cameroun, le continent, il fait combien ? Je ne sais pas combien de fois la France, mais il fait beaucoup.
- Speaker #4
Je ne pense pas beaucoup plus grand. Un ou deux fois la France.
- Speaker #1
Ok, d'accord. En tout cas, c'est vraiment des échelles, comme si on devait parler des Etats-Unis qui sont un continent à lui tout seul en soi. C'est assez colossal. Merci d'avoir joué le jeu de partager avec nous vos cultures. Parce qu'on a quelqu'un, c'est notre invité de la soirée, que j'aimerais qu'on puisse accueillir fort. Il se passe sur Lyon pour valoriser en tout cas les diversités culturelles de toutes sortes. Et il a aussi bien sûr un point fort sur les cultures africaines. Du coup, on peut applaudir s'il vous plaît et accueillir avec moi Stéphanie. Présidente de l'association La Cour d'Or.
- Speaker #2
Bien, nos abonnés ont trouvé leur prochaine lecture. Et vous, vous cherchez des livres qui reflètent la diversité culturelle ? Vous souhaitez transmettre à vos enfants le goût de la lecture à travers des histoires inspirantes ? Notre bibliothèque est faite pour vous. Un samedi par mois, on vous ouvre les portes. Rejoignez-nous !
- Speaker #0
Voilà, un apôtre fort, il marche, il est chaud. Merci. Comment vas-tu Stéphanie ?
- Speaker #1
Ça va super et toi ?
- Speaker #0
Écoute, ça va super aussi. Tu n'es pas sentie dans l'ombre, tu trépignais pendant le blind test ?
- Speaker #1
Non, pendant le blind test, j'étais à fond, mais bon, effectivement, j'étais dans l'ombre, j'aurais dû m'asseoir avec le public et je pense que j'aurais gagné. On ne va pas… On va recommencer.
- Speaker #0
On ne va pas réveiller les conflits encore. Mais en tout cas, merci d'avoir accepté l'invitation. Quand j'ai vu ton projet La Cour d'Or, je trouvais ça super. Parce que j'ai tout de suite pensé aux familles qui essaient de transmettre des belles histoires à leurs enfants sur leurs origines, d'où ils viennent, leur héritage, et avoir une vision positive, pas forcément les clichés que nous on a pu avoir quand on a grandi dans les années 90, qui n'étaient pas toujours très très faciles. Du coup, en quelques mots, peut-être que tu peux présenter en tout cas, pourquoi tu as fait la Cour d'Or, combien de temps ça existe et puis voilà, en quoi ça consiste.
- Speaker #1
D'accord, donc la Cour d'Or, c'est un projet qui a débuté fin 2019, en réalité. C'était une initiative qu'on avait mise en place comme ça et qui a continué en fait, puisqu'il y avait un manque. Il y avait un manque au niveau de la représentation, notamment dans les livres. Et pourquoi est-ce que j'ai créé la Cour d'or ? En fait, tout simplement, en réalité, c'est une idée qui m'est venue comme ça parce que je suis passée devant un bibliobus. Je ne sais pas si ça parle à quelqu'un, les bibliobus qui sont... Ah ouais,
- Speaker #0
l'ancienne, les bus de bibliothèque, du coup... Ouais,
- Speaker #1
mais ce n'était pas il y a si longtemps que ça. Je ne parle pas du tout.
- Speaker #0
Je dis à l'ancienne parce que moi, ça me rappelle mon enfance, c'est pour ça.
- Speaker #1
Oui, moi aussi.
- Speaker #0
Je ne sais pas, on est jeune, mais ça me rappelle, ça fait longtemps que...
- Speaker #1
Voilà. Donc voilà. Je passais devant le bibliobus en 2019. Et je me suis dit, ça me rappelle quand j'étais petite, moi j'aimais beaucoup lire. Et je me suis dit, pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas la même chose, mais avec des livres qui présentent des représentations avec des personnages afro. Et c'est comme ça que la Cour d'or est née. C'est comme ça que la Cour d'or est née, tout simplement. Et le pourquoi... Comment est-ce que ça impacte les jeunes ? C'est qu'il y a un manque quand même de représentation, même encore aujourd'hui, dans tous les domaines et notamment la littérature, puisque c'est le cœur de ce sujet. Et nous, ce qu'on souhaite, c'est que tous les enfants puissent avoir des représentations variées, qui leur ressemblent. loin des stéréotypes. Et aussi, nous, la force qu'on a, c'est qu'on arrive à rassembler des personnes de différentes origines, qui sont toutes noires, bien évidemment, mais qui sont d'origines différentes et qui ont grandi sur des territoires différents.
- Speaker #0
OK,
- Speaker #1
c'est-à-dire ? Moi, par exemple, j'ai grandi ici, en France, en Europe, et des personnes qui ont grandi au pays. parce que tout à l'heure tu avais rapidement parlé de ça puisque c'est deux constructions de l'identité noire qui sont différentes donc pour moi c'est important c'est important ça mais le point commun c'est que tous nos enfants du coup grandissent ici et ont besoin de ça moi même je le sais j'ai grandi ici donc à un moment donné tu te rends compte que il y a ce manque là et que ça devient problématique à un moment donné merci beaucoup on peut encore saluer ça
- Speaker #0
S'il y a des questions, n'hésitez pas. S'il y a des remarques. Est-ce qu'il y en a qui connaissaient déjà la Cour d'or parmi vous ? Qu'est-ce que vous pouvez vous en dire de la Cour d'or, par exemple ? Que dit bien ? J'ai cru comprendre que vous faisiez pas mal d'événements en plus. C'est ce qu'on voyait ici.
- Speaker #1
Oui, alors on ouvre une fois par mois. D'ailleurs, notre prochaine date, ce sera le samedi 7 mars.
- Speaker #0
Notez ça.
- Speaker #1
Là où il y aura un conte avec Pauline Adjélé-Wilson à 14h. À partir de 5 ans, c'est un public familial. Les activités, généralement, ce sont des contes. Ça peut être aussi des ateliers ludiques. Par exemple, dimanche 15 février, on a eu un atelier manga avec Arpénéos. D'ailleurs, il y a quelqu'un dans le public qui a participé qui pourra peut-être gérer un mot.
- Speaker #0
Super, super.
- Speaker #1
Et voilà, des ateliers ludiques, des découvertes littéraires. découvertes musicales, tout ce qui tourne autour des différentes cultures afro, pour englober vraiment tout le monde, pour aller dans la continuité de ce qu'on propose dans les livres, mais de manière hors les livres.
- Speaker #0
Plus ludique et plus interactive. Voilà,
- Speaker #1
plus interactive et les enfants retiennent très bien. Franchement, je suis vraiment contente.
- Speaker #0
C'est des enfants, ça démarre à quel âge quand ils viennent en général ?
- Speaker #1
Généralement, les plus petits actuellement sont en maternelle.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Donc, 3 ans, 3-4 ans.
- Speaker #1
Oui, voilà. Après, pour les livres, on n'a pas besoin d'attendre que l'enfant grandisse pour lui mettre un livre devant les yeux. Illustrer, etc. Oui, voilà. Les illustrations parlent d'elles-mêmes. Mais voilà, la majeure partie des enfants sont... J'ai un maternel primaire maintenant puisqu'ils ont grandi. Trop bien.
- Speaker #0
Alors, quelqu'un a pris le micro là-bas ? Oui, Zibi.
- Speaker #2
Déjà, je voulais déjà, si on peut applaudir très fort pour le boulot que Steph fait depuis 2021. Franchement,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #2
Je ne peux que te remercier. Moi, je te suis depuis tes débuts. On se connaît depuis. Et franchement, je peux te dire merci par rapport au boulot que tu fais. Moi, j'ai vu le début, comment tu as commencé tes activités, c'était par rapport à la lecture. Aujourd'hui, c'est très, très diversifié. Et surtout, on apprend beaucoup de choses. Moi, je parle notamment de nos enfants. Moi, je suis arrivé en France en tant qu'étudiant. Et c'est vrai que quand tu viens d'Afrique et que tu arrives ici, tu découvres beaucoup de clichés. Des fois, tu tombes de haut, tu te dis, on te pose la question, comment ça se fait que tu parles français, sans accent, des trucs comme ça, bref. Et l'initiative que tu as mise, franchement, moi, mes enfants sont nés ici, elles sont françaises, mais je sais que plus tard, par rapport à la réalité, parce que certes, elles sont françaises sur papier, mais elles vont être confrontées à un certain nombre de choses, donc c'est bien de savoir où elles viennent, de savoir aussi leur histoire, surtout dans la lecture. Et je trouve ça très important l'initiative que tu as mis. Moi, de toute façon, tu connais mes filles. Et puis qu'elles sont toutes petites, elles le font. Et franchement, moi, je vois l'évolution. Aujourd'hui, ma petite fille, elle est fière d'être noire. Elle est fière des dessins qu'elle fait à l'école. C'est sa représentation à elle. Et c'est notamment grâce à l'énorme travail que tu fais. Parce que quand elle voit les bouquins des filles qui lui ressemblent, elle se sent aussi, elle commence à s'aimer elle-même. Je prends l'exemple des cheveux.
- Speaker #0
Les cheveux,
- Speaker #2
les coiffures. Elle va préférer parce qu'elle a des bouquins. Elle voit des différentes coiffures. Elle se dit, au moins, j'ai une représentation. Je tiens encore à te remercier pour l'énorme boulot que tu fais.
- Speaker #1
Merci à toi et merci à tout le public. Pardon, excusez-moi. Tout le public de la Cour d'Or qui est là, merci pour votre soutien, merci pour votre régularité, pour les partages réguliers aussi sur les réseaux, parce que ce n'est pas évident de se faire connaître quand on a une initiative qui n'est pas subventionnée, qui n'est pas soutenue par des grands organismes. Donc franchement, merci à chacun d'entre vous et merci pour la confiance aussi. Voilà, donc merci Patrick pour ton intervention.
- Speaker #0
Tout ce qu'a dit Patrick, on va essayer de le décortiquer, de le partager ensemble. Et c'est vrai que ça fait du bien. Le black love, ou le côté politique dont on a parlé, c'est déjà plus d'humanité. Et il y a un chanteur qui a donné un vrai gain de symbole d'humanité avec sa sensualité. On va s'en écouter un petit extrait pour continuer. Ça vous dit quelque chose cet extrait ? Alors oui, J'ai entendu quelque chose qui m'intéresse. Il a été samplé par qui, vous dites ? Attends, on va donner le micro. Est-ce qu'on peut redonner ? Le micro, le micro. C'est enregistré, je vous le rappelle.
- Speaker #3
Ça a été repris par Kendrick Lamar. Yes, tout à fait. The Hard Part 5.
- Speaker #0
Ah, il sait, il sait. The Hard Part 5. Oui, il y a encore une main levée là-bas.
- Speaker #4
J'arrive, j'arrive.
- Speaker #0
Le blattest est fini, mais on peut continuer à donner des sources.
- Speaker #3
Alors, ça a été aussi samplé par Montel Jordan.
- Speaker #0
Ah, alors ça, je ne vais pas...
- Speaker #3
Je ne m'appelle plus du titre. Ça,
- Speaker #0
je ne connais pas ça.
- Speaker #3
C'est dans le... Je crois que c'est dans l'album de Anything. Où il y a Anything.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #0
que le même début c'est un morceau qui est un des morceaux les plus successifs de l'artiste Marvin Gaye c'est Marvin Gaye qu'on entendait ici Marvin Gaye il est très connu pour ses chansons sensuelles, ses chansons d'amour Sexual Healing What's Going On etc cette année c'est les 50 ans de ce morceau qui a effectivement été repris par Kendrick Lamar juste avant la sortie de son album Mr Morale and the Big Steppers Merci. et le titre s'appelle I want you ça te disait quelque chose ?
- Speaker #1
la musique me disait quelque chose mais je ne connaissais pas le titre je ne sais pas où est-ce que j'ai entendu ça
- Speaker #0
Marvin Gaye, est-ce que tu en as beaucoup écouté ? je sais qu'il passait souvent la radio sexual healing bah oui est-ce que quelqu'un connait un peu l'histoire de Marvin Gaye ou du moins sa musique qu'est-ce que vous pouvez nous dire de Marvin Gaye ? Je lui ai une petite tête à qui je vais.
- Speaker #5
Tu entends le but de oui, Paris ?
- Speaker #0
Oui, oui. Flo, qu'est-ce que tu sais de Marvin Gaye ? Attends, on t'apporte le micro.
- Speaker #6
Il a tué pour faire reconnaître le droit des afro-américains, les droits civils, civiques. Civiques, oui. Voilà. Il a fait beaucoup pour la communauté afro-américaine. Oui,
- Speaker #0
afro-américaine complètement. Au même titre que des artistes comme Nina Simone, par exemple, ou d'autres. Pour en savoir un petit peu plus sur ça, pour le morceau « I want you » , c'est décrit comme une déclaration, une vraie déclaration d'amour, de désir même. Et il est tiré d'un de ses albums les plus sensuels de tous les temps, de sa discographie on va dire. La peinture aussi, la pochette de l'album est très évocatrice aussi parce que ça représente le désir à l'état pur, l'intime, le sensuel à l'état pur. Et à cette époque-là, c'était quelque chose d'assez tabou finalement, parce que c'était, on va dire, comme tu le disais, les droits civiques n'étaient pas encore au beau fixe pour les Noirs. Se marier et construire une famille, c'était parfois criminalisé, c'était assez oppressé, quoi, opprimé. Donc ça fait partie de ces pochettes d'albums qui ont fait vraiment parler. Plus exactement, c'est inspiré par Janice Hunter, du coup, la future femme. de Marvin Gaye, et c'est un album qui mixe tout ce qui est funk, soul, rock, etc. Donc, Black Love, c'est une manière pour nous de redonner un peu d'humanité à des familles noires qui ont été privées pendant la partie colonialiste, ou la partie esclavagiste, où on n'avait pas forcément trop de possibilités de pouvoir en profiter.
- Speaker #1
Je pense que ça se... perpétue à peut-être un autre niveau un peu, je trouve, quand même de nos jours. Puisque je trouve que quand... Enfin, j'en ai déjà parlé à d'autres occasions. En fait, le fait de s'aimer nous-mêmes déjà, en tant qu'individus, comme l'avait dit Ako, ça peut être mal perçu. Parfois, souvent, on va nous taxer de communautaristes juste parce qu'on va prôner l'amour de soi. Et l'amour... entre soi, même si pour moi, entre soi, ça reste quand même vague parce que, comme je le disais, quand t'es né ici, quand t'es né là-bas, c'est pas pareil. Même si on est noir, on n'a pas la même construction, on se comprend pas forcément. Et souvent, quand tu es en couple entre noirs, tu peux avoir des questions de la part d'autres communautés du pourquoi est-ce que... Moi, ça m'est déjà arrivé plusieurs fois, c'est pour ça que j'en parle. Du pourquoi est-ce que tu choisis un partenaire noir ? Mais pourquoi est-ce que c'est une question ?
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Pourquoi est-ce que c'est une question en fait ? Si je m'aime, c'est normal que je puisse...
- Speaker #0
C'est un choix comme un autre ? Oui,
- Speaker #1
c'est même le... C'est légitime ? Oui, c'est un choix qui est légitime en fait. Si je m'aime et que j'aime une personne qui me ressemble, ça ne doit même pas être une interrogation ou quelque chose de considéré comme ça.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
à plusieurs reprises. Quand on te demande oui, après c'est des questions au lycée, etc. Mais c'est là aussi que les...
- Speaker #0
que les enfants se construisent micro micro micro elles disent encore aujourd'hui c'est encore aujourd'hui bien sûr ok ok merci pour le commentaire et est-ce que si je mets cette bande son vous allez deviner le film
- Speaker #7
Jango Unchained raconté en torontino avec Jimmy Foxx, Kerry Washington Leonardo DiCaprio Samuel L. Jackson Christopher Waltz Le son, c'est « Freedom » par Anthony Hamilton et une autre femme qui est très belle.
- Speaker #0
Mais que dire de plus ? Sur l'album de Django, il y a Mr. Jodjie,
- Speaker #7
Des Brown et Tupac. The Payback. The Payback.
- Speaker #0
Il va faire toute la soundtrack.
- Speaker #7
Je vais gagner avec des anecdotes. Rose Django est un remake de film italien des années 70. Et je pense que j'ai fini, voilà.
- Speaker #0
Yes, go, let's go. Alors, Django... Alors, il y avait un clip dessus, mais par... Par... Comment dire ? C'était trop violent, je ne pouvais pas le mettre ici. Parce que Tarantino. Mais... Qui a vu le film Django ici ? Ah, quand même, Est-ce que vous vous rappelez... Je n'ai même pas fini ma question. Est-ce que vous vous rappelez de l'histoire entre Jamie Foxx et Kerry Washington, justement ? Django et Bruno Hilde. Plus personne ne se rappelle ? Ah, si, Bah, dites-moi alors.
- Speaker #5
Ils ont dit oui, déjà.
- Speaker #0
Ils ont dit oui, mais c'est tout. OK. Ouais, mais qu'ils me racontent.
- Speaker #5
Est-ce que quelqu'un a quelque chose à raconter sur cet amour entre ces deux personnages ?
- Speaker #0
Attends, quelqu'un d'autre que Célia. Ah, à côté. Oui ?
- Speaker #5
Oui. Alors, le personnage de Jamie Foxx est vendu en tant qu'esclave.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #5
Et le personnage de Kerry Washington, elle aussi, est vendue en tant qu'esclave, mais dans une autre plantation.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #5
Et avec l'aide de Christopher Walls, le personnage de Christopher Walls, ils vont en fait... prendre d'assaut la plantation dans laquelle est retenue prisonnière en fait sa partenaire Kerry Washington
- Speaker #0
Kerry Washington, enfin Bruno Hilde mais ouais ok alors c'est bon t'as tout bien résumé, merci beaucoup on peut applaudir l'intervention, merci pour aller un petit peu plus loin effectivement il y a une question qui porte, tout comme la question que tu as relevé peut interpeller du style pourquoi est-ce que tu vas choisir quelqu'un qui te ressemble il y a une question dans le film qui interpelle on a Christophe Aurore qui demande à Django tu crois dans le mariage toi ? vous étiez mariés, les esclaves croient dans le mariage et du coup effectivement à l'époque de l'esclavage et du colonisme avec les lois loi qui régissait les droits des Noirs, le maraîche n'était pas encore légalisé et dès qu'un Noir voulait être avec une Noire, on les séparait et n'était juste qu'à copuler pour produire de nouveaux futurs esclaves. Donc c'était quelque chose de très systémique. Et la notion du Blacklock, outre le fait de s'encourager à s'assumer et s'aimer ensemble, c'est aussi quelque chose qui, historiquement, documente des stratégies de résistance, des actes de romantisme et des actes politiques Merci. pour résister. D'où mon sous-titre ici, Aimer, c'est résister. Et c'est finalement toute la crame du film. Django va faire plein de stratégies pour se réapproprier finalement son mariage. Oui,
- Speaker #1
résister aussi, quand on partage des cultures qui sont similaires, aussi, on peut se comprendre plus facilement.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et développer ensemble des réflexions qui peuvent aider à... résister, subsister dans la société dans laquelle on vit face aux discriminations qu'on peut subir, des stratégies qu'on doit mettre en place dans différents domaines de la vie quotidienne, au travail, dans la rue, comment se comporter, ou par exemple si on parle des violences policières par exemple aux Etats-Unis, on entend souvent les Américains, enfin, pas qu'eux, mais ils disent oui voilà en France aussi, mais en fait c'est parce que je pensais à une interview. de Gabriel Union qui disait qu'elle expliquait à ses fils comment se comporter. Comme tu es perçu comme une personne dangereuse, voilà comment tu dois te positionner, comment tu dois mettre tes mains, comment tu dois enlever ta capuche, etc. Il faut avoir moins de risques, ce n'est pas dit que ce soit carrément évité. Point de risque, on te shot directement.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #5
J'ajouterais juste une petite anecdote, vu qu'on est dans le film. Je ne sais pas s'il y en a qui ont vu le film The Hate U Give. Genre Thug, quand on prend chaque première lettre des mots. Et justement, il y a cette scène un petit peu où on voit une famille et où il y a cette fameuse discussion qu'on voit aussi, que ce soit dans des sitcoms ou dans d'autres films, mais cette discussion que tu as à avoir avec ton enfant. Parce que tu sens qu'il a grandi et c'est les moments où tu penses que certaines réalités vont le frapper. Et tu dois justement le protéger de ce monde-là. Ce n'est pas une conversation que tu veux avoir avec ton enfant, mais c'est une conversation que tu es obligé d'avoir pour le protéger. Donc c'est vrai que c'était super intéressant ce film. Si vous ne l'avez pas vu, c'est avec Amandla Steinberg, si je ne dis pas... C'est ça ? Oui. Très très intéressant, très touchant.
- Speaker #0
Et dans ces règles-là, moi je me rappelle à 13 ans, à 14 ans, ma mère qui me disait à chaque fois des choses qui se paraissent pourtant évidentes, mais qu'on est obligé de nous rappeler parce qu'on fait parfois passer des injustices. Quand le policier te parle, tu restes le plus courtois possible. Quand tu sors dans la rue, il faut que ta coiffure soit comme ça. Pense à toujours sortir avec ta petite identité sur toi. Plein de petites choses comme ça. Effectivement, ce n'est pas tout le monde qui a cette éducation-là. Donc, c'est plein de petites stratégies de survie et de résistance. Aimer, ce n'est pas que résister. Aimer, c'est choisir, comme tu le disais tout à l'heure. Et on a des artistes, du coup, qui vont choisir leur joie, qui vont choisir leur bonheur. Et je ne sais pas si vous connaissez Aja Monette, c'est une poétesse actuelle, elle vient de sortir un album et dans cet album, il y a un morceau qui s'appelle Black Joy. En fait, on a trois artistes. qui ont sorti un morceau qui tourne autour du Black Joy. Donc regardez,
- Speaker #8
Aja Monette. Hums in harmony is the blues It's a song in a cotton field It was central booking on a crowded subway Joy is a song anyway Joy bees in the...
- Speaker #0
Donc ça, c'était pour Black Joy. On a une poétesse et rappeuse, Akwa Naru, qui m'inspire beaucoup, moi, personnellement, et qui a collaboré avec Eric Bennett. Pour les gossips, je crois que c'était l'ex de Halliberry. Bon, ça, on s'en fiche. Mais elle a un album qui s'appelle The Blackest Joy. Et Akohanaru, c'est une rappeuse que j'ai eu la chance d'avoir en interview et qui m'expliquait que pour elle, la joie noire, son sourire et célébrer ou danser, c'était aussi un acte de révolution. Et du coup, elle va utiliser un morceau qui s'appelle Made It et qui va célébrer du coup tous ceux qui auront résisté, tous ceux qui vont en tout cas se réunir dans... Je vous encourage à aller streamer ça. Et puis, alors ça, c'est une photo prise par, encore une fois, Sophie Benoit. pour la couverture d'un livre de poèmes que j'ai sorti il y a quelques temps, en 2019, justement. C'est l'année, vraiment. Un recueil de poèmes qui s'intitule Poétique Lyons, et un recueil de poèmes que j'ai mis en musique avec l'aide, je ne sais pas si elle est déjà arrivée dans la salle, d'un pianiste de jazz sur Lyon qui s'appelle Sam Casgrin, qui a composé toute la musique de l'album pour habiller mes poèmes. Et l'un de ses poèmes s'intitule Black Joy justement, qui est inspiré des différentes interviews que j'ai pu avoir avec ces artistes soul et jazz, et qui essaie de nous rappeler que black is beautiful aussi. Et ça donne ça. Black world, black genius, confidence independence, royalty, black queens, all about black beauty.
- Speaker #5
Oh non, t'as enlevé ma partie.
- Speaker #0
Faudra se remettre du coup.
- Speaker #5
Allez regarder, allez regarder. Écoutez.
- Speaker #0
Alors, maintenant, très rapidement, je voudrais qu'on puisse faire le point sur tout ce qui nous empêche finalement, réellement d'aimer. J'entends ici,
- Speaker #5
parlons-en.
- Speaker #0
Donc, on va parler un petit peu de tout ça. Et je pense que dans ta bibliothèque, à la Cour d'or, il y a un gros sujet sur ce qu'on appelle le colorisme. Est-ce que certains d'entre vous ont déjà entendu parler du colorisme ? Oui, je vois des têtes acquiescées un petit peu. Alors, on a des artistes, en tout cas, qui vont nous encourager à aimer la couleur de notre peau, quelle qu'elle soit, qu'elle soit claire ou foncée. Et parmi ces artistes, on a India Aré.
- Speaker #9
You know I love your brown skin I can't tell where yours begins I can't tell where mine ends
- Speaker #0
No spoil. Et puis on a aussi un de mes artistes préférés, Kendrick Lamar, qui s'est joint avec Rapsody sur le titre Complexion, qui en anglais veut dire justement la complexion, le métissage.
- Speaker #1
C'est un sujet qui touche toutes les communautés noires partout dans le monde, je pense, qui va avec également la détermination par rapport à la texture et par rapport aux traits. Le colorisme, c'est la hiérarchisation des couleurs de peau. Plus tu es foncé, plus tu es considéré comme en bas de l'échelle. Effectivement, ça énerve. Je pense que chacun pourra raconter ses anecdotes. Et c'est vrai que ça... On dit que... Enfin, pardon. Enlevez-le, on dit. Ça provient effectivement de l'histoire et c'est perpétué aujourd'hui dans les familles. Et raison pour laquelle aussi c'est important pour moi d'avoir des livres qui vont représenter toute notre diversité. pour que les enfants puissent développer un amour de soi, quel que soit ce qu'ils vont entendre déjà à la maison et ensuite dehors. Et j'insiste sur le « à la maison » puisque on est perpétue. Des fois, on peut entendre certaines remarques envers des enfants qui sont plus faussés, qu'on ne va pas entendre envers des enfants qui sont plus clairs.
- Speaker #0
Ou alors même les cheveux.
- Speaker #1
Ou alors même, par exemple, le fait de faire certains compliments, et bon, ça vaut aussi pour les cheveux, faire certains compliments aux uns et pas aux autres. Du coup, celui qui est considéré comme en bas de l'échelle, il intègre qu'aux yeux de sa micro-société, donc qui est sa famille, qu'il est déjà en bas de l'échelle.
- Speaker #0
C'est grave ça. Et c'est vrai en plus, c'est une réalité.
- Speaker #1
C'est une réalité.
- Speaker #0
C'est internalisé et puis on le rend ordinaire avec l'humour. Je crois que dans les années 2010, on avait beaucoup de comédiens, de stand-upers qui font beaucoup de blagues sur notre communauté et qui vont toujours mettre des clichés et on va se dire qu'il a raison, etc. Donc ça va encore plus renforcer tout ce cliché-là. Je ne sais pas s'il y en a dans le public qui veulent dire à moi encore là-dessus.
- Speaker #5
J'ai un petit mot sur le lien global avec des slides sur lesquels on a déjà discuté. C'est moi qui parle. À ta droite, Stéphane. Encore plus à droite. Je suis... Tu me vois pas ? Je suis là. Vous me voyez quand même depuis tout à l'heure. C'est pas grave.
- Speaker #0
C'est le reflet.
- Speaker #5
D'accord, d'accord. Je voulais revenir sur un petit peu la globalité de ce qu'on a dit, mais tout à l'heure, on parlait de représentation et... Là, on parlait du fait d'internaliser certaines choses qu'on a apprises. Et ça va avec la représentation. Quand on grandit et on voit que la beauté est liée à une couleur de peau qui revient tout le temps. On voit les princesses, elles sont toujours blanches. Tu vois dans les histoires qu'on te compte le soir, toutes les personnes qui sont minces, elles sont d'une certaine façon les jolies cheveux. D'ailleurs, il y a un épisode, par exemple, des Total Spies, où tu vois la fille qui a un petit peu d'eau sur ses cheveux. Du coup, ses cheveux... reviennent à leur état naturel et elle est catastrophée. Et nous, on était là, on rigolait, etc. Mais en fait, c'est des choses, on ne s'en rend pas compte, mais on les internalise. Et ensuite, en devenant des adultes, en ayant des enfants, comme tu dis, dans une même fratrie, tu peux avoir un enfant qui est plus clair, un enfant qui est plus foncé, et tu vas reproduire ça, parce que toi, tu as grandi comme ça. Et c'est ça, le pouvoir de la représentation. Quand tu grandis en voyant une variété de beauté, que ce soit dans la texture des cheveux, dans la couleur de la peau, même des fois des façons de s'habiller et j'en passe, justement derrière c'est comme ça qu'on casse un petit peu ces cycles. Et dernière chose aussi que je voulais rajouter parce que j'aime parler c'était sur India Hari qui parlait du colorisme et India Hari elle a aussi une chanson très connue qui est I'm not my hair qui parle justement du texturisme, donc du coup en parallèle avec le colorisme qui est sur la couleur de la peau mais qui parle aussi de cette hiérarchisation des textures de cheveux qu'on peut voir un petit peu qui est un peu dans... Comment dire ? À jour.
- Speaker #0
qu'on voit un petit peu plus aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci beaucoup. J'enchaîne encore sur le colorisme du coup, et les personnes français qui sont en bas de l'échelle dans cette catégorisation-là. Ça peut conduire à la mésogie noire du coup. Il y a certaines chanteuses qui vont chanter des chansons qui vont valoriser du coup les femmes noires. Il y a le titre Pink Black Girl, en anglais UK, Pink, c'est... attractives, belles femmes. Et du coup, Georgia Smith et la rappeuse Annie vont énumérer tout ce qu'elles aiment chez leurs girls.
- Speaker #2
C'est sur
- Speaker #1
Colors. tu voulais dire un truc tout à l'heure Stéphanie par rapport au colorisme,
- Speaker #3
la misogynoire oui en fait je voulais juste te dire que c'est vrai que ces dernières années il y a quand même pas par rapport à la misogynoire par rapport au colorisme il y a pas mal de personnes qui prennent la parole sur par rapport à la revalorisation des teints les plus foncés mais j'ai l'impression que ça reste un phénomène de réseaux sociaux Et pas un réel phénomène de société en tant que tel. Enfin, ça, c'est une impression que j'ai. Après, je ne sais pas si des personnes peuvent confirmer, infirmer.
- Speaker #1
Je ne sais pas. Toujours par rapport au colorisme, tu veux dire ?
- Speaker #3
Oui, c'était par rapport au colorisme.
- Speaker #1
C'est quand même quelque chose qui est très internalisé, du coup, sans mettre de termes péjoratifs, je l'observe surtout côté communautaire. On va plus avoir le terme « mésogénoir » qui va être plus démocratisé parce qu'il y a de grandes campagnes virales sur les réseaux sociaux et en dehors. Il y a un traitement médiatique de certains artistes, que ce soit Ayanaka Mura ou que ce soit Teodora, qui sont... qui sont encore d'actualité. Et s'il fallait définir ça très rapidement, c'est tout ce qui désémanise finalement la beauté des femmes noires, tout ce qui désémanise leur identité dans les médias, dans les oeuvres culturelles, et qui sont exposées et vulnérables face à toute violence verbale ou physique ou institutionnelle. Donc c'est un vrai sujet, et du coup c'est beau d'avoir des artistes qui essaient de redonner un peu de pouvoir là-dessus.
- Speaker #0
On a l'intervention ici ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bonsoir. Je voulais dire, je vais rebondir par rapport à ce que tu disais. Je pense qu'en vrai, les représentations, elles sont très importantes et le travail se fait petit à petit. Je pense que c'est des travaux, du moins, comme les tiens ou comme on peut dans notre quotidien, qui font avancer un peu les choses et je ne pense pas que ce soit uniquement à travers les réseaux sociaux. Personnellement, j'ai travaillé en tant que professeur des écoles et le seul fait d'être et d'exister en tant que professeur des écoles noires, c'est un travail qui semble petit mais qui fait avancer les choses. Ma tante Trice m'a demandé quel livre je pouvais lui proposer pour avoir des représentations dans la bibliothèque qu'elle avait dans mon dernier stage et juste ça c'est... C'est partager et faire des micro-travaux pour faire avancer les choses et pas juste faire un travail de surface et pas faire le travail en fond. Je voulais rebondir aussi sur le colorisme. Les représentations sont hyper importantes aussi parce qu'en tant que petite fille noire, j'ai grandi en Martinique et le fait de ne pas avoir de représentation... J'ai une anecdote qui me fait beaucoup rire aujourd'hui, mais qui m'attriste un peu. C'est qu'il y a une dame que j'avais rencontrée qui m'a dit, je lui ai dit que je pensais être blanche parce qu'il y avait ce manque de représentation. Je voyais des personnes noires autour de moi, mais pourtant je pensais que la beauté c'était ça, c'était être blanc. Et aujourd'hui je suis totalement fière d'être noire. Aujourd'hui il y a beaucoup plus de représentation et c'est ce qui m'a fait grandir aussi en tant que personne noire. c'est d'avoir des représentations.
- Speaker #1
Ça fait du bien.
- Speaker #0
Je pense que le travail est fait. On avance petit à petit,
- Speaker #1
mais c'est là. Merci beaucoup. On partage vraiment tout ça en plus simplicité. Ce n'est pas un sujet qui est facile parce qu'il faut pouvoir assumer de le dire publiquement et c'est toujours quelque chose qui est un petit peu tabou. Il y a des artistes qui savent que ce sont des choses qui ne sont pas forcément faciles à verbaliser, à partager sans crainte. qu'on se dise qu'on veut faire un mouvement politique ou faire de la victimisation. Parce que c'est juste un sujet ordinaire en soi, mais qui est intéressant de le partager. Et on a ce rappeur que j'aime beaucoup, qui vient de Chicago, Chaz the Rapper, qui va parler de tabous, racialisation, peur de victimisation, et va affronter finalement... ce problème noir, ce qu'on appelle le negro-problème, et qui, encore un penchant historique, je vous laisserai faire des recherches dessus, mais en gros, c'est banaliser un petit peu et marginaliser, on va dire, tous les problèmes auxquels fait face la communauté noire en disant, ok, dans la communauté noire, on n'a pas beaucoup d'accès à l'éducation ou à la santé ou hum ou à ceci ou à cela, ou au mariage, etc., la représentation, et le fait de le vocaliser, parfois on va nous faire comprendre que c'est un problème à régler entre nous, etc., alors qu'en fait, à l'époque de la ségrégation, etc., s'unir, s'aimer entre nous, et c'est documenté, c'était vu comme un danger, comme... un foyer de potentiel danger ou de délinquance. Donc il y avait vraiment des lois qui régissaient comment est-ce que nos communautés pouvaient vivre en société. Et tout ça, même si on a enfin, depuis Luther King, etc., eu accédé à tous ces droits-là, c'était quand même en 64, donc c'était il n'y a pas si longtemps que ça, c'était il y a à peine 70 ans. Et bien c'est encore des choses, comme tu l'as dit tout à l'heure, qu'on essaie de se réapproprier petit à petit. Et on a du coup Chanzer Rapper qui chante dans son dernier album. qui pour moi aurait dû avoir un grémy, mais c'est pas grave The Negro Problem
- Speaker #4
Malpractice, we still can't file em All know the number but we just can't dial em The doctor said nurse, I don't see no problem The world said yup, that's the Negro problem
- Speaker #1
Avec un sac de Anita Baker,
- Speaker #4
Sweet Love The Negro Problem Je vais avancer un petit peu pour pouvoir pas prendre trop de retard sur la fin de soirée
- Speaker #1
Il y a un autre artiste que j'aime beaucoup. Qui connaît Mos Def ici ? Il a fait un album qui est hyper important qui s'appelle Black on both sides et qui a tous les gros classiques hip-hop. Le titre hip-hop, le titre mathematics est dessus et le titre Mr. Neg. Et dans ce titre, du coup, il cumule tous les clichés que l'on peut avoir sur le black cool, le black du quartier qui va avoir sa grosse stéréo dans sa voiture, qui va... avoir son baguette, etc. mais qui finalement peut parfois gêner s'il prend la parole un peu trop haut et va être vu comme un criminel. Il y a une phrase très forte dans son couplet. Il dit, si un homme blanc a réussi, on va dire que c'est du succès. Si un homme noir a réussi, on va dire que c'est suspect. Plein de petites analyses comme ça qui vont finalement dénoncer cette époque post-ségrégation. où les foyers noirs étaient criminalisés, étaient vus comme un problème, comme un danger. C'est pour ça qu'il y avait d'ailleurs des organisations comme le Club Luxembourg qui vandalisaient du coup les appartements, les foyers, et qui faisaient des lynchages, enfin bref, etc. Donc, Mr. Nega. Mr. Nega. Nega, Nega.
- Speaker #5
He got the fleekers in the trunk with the bass all fucked. Who be riding up in the high-rise elevator other than this little brain ? It ain't the new table, Mr.
- Speaker #4
Nega.
- Speaker #1
Et ça fait des années que j'écoute ce son hyper funky, je danse dessus, j'avais jamais réalisé vraiment les paroles. Et c'est en regardant vraiment les paroles et le sens de ce qu'il dit que j'ai pris une claque.
- Speaker #3
C'est ce que j'allais dire en fait, je pense qu'il y a d'autres chansons aussi comme ça où on écoute, on se dit ouais c'est cool tout ça, mais en fait c'est profond quoi. Il y a beaucoup d'artistes engagés qu'on écoute juste comme ça en surface. Je pense qu'il faut faire un peu plus d'attention.
- Speaker #1
C'est ça qui est fort et que j'adore chez ces artistes-là. Et du coup, finalement, ce qui nous empêche d'aimer notre identité, c'est cette perte d'identité et cette haine de soi. Si on entend des personnes qui essaient de s'adapter vraiment dans leur monde européen ou américain, ils vont... avoir une sorte d'aliénation et parfois même oublier qu'ils sont racisés ou racialisés. On a eu très fortement, enfin très fort, le dernier exemple très éloquent de Karen Lemarchand. Voilà.
- Speaker #3
Oui, oui, on a vu sa vidéo.
- Speaker #1
Elle est étonnée de voir tous ces noirs dans le RER en oubliant elle-même qu'elle est noire.
- Speaker #3
En oubliant elle-même qu'elle est noire.
- Speaker #1
Voilà, il y a un petit souci. Et du coup, on a qu'André Clamart, j'en parle encore. King a dans le morceau I Love Myself fini avec un a cappella où il redéfinit la définition du n-word avec n-e-g-u-s qui est en fait une référence à des anciens noms de rois et de souverains en Éthiopie donc
- Speaker #6
on écoute
- Speaker #1
Et voilà. Et je termine avec ces deux derniers petits slides.
- Speaker #3
Je voulais dire quelque chose par rapport à la perte d'identité. D'où, en fait, justement, l'importance de travailler non seulement la représentation et le fait d'avoir des conversations aussi dans les familles ou entre amis sur ces problèmes de société-là, d'éviter, enfin, pas forcément d'éviter, mais de parler des masques qu'on est obligé de porter parce qu'en fait, à force de le porter, finalement, on a l'impression qu'on devient ça.
- Speaker #1
qu'on devient ce brigand c'est pour ça qu'il y a des sketchs comme on parlait d'humoristes qui n'arrangent pas la situation comme Chris Rock qui va dire I love black people, I hate niggas et du coup qui va finalement renforcer ces clichés que l'on a des delinquents etc on termine ce talk merci pour votre écoute aussi à Cédille vous pouvez vous applaudir c'est pas un sujet qui est facile On va vite passer aux réjouissances avec un live pur hip hop, pur R'n'B. On reste dans l'ambiance, sachez que c'est peut-être des chansons d'amour mais l'amour c'est aussi politique. On a Robert Glasper qui... qu'il a fait avec Her, avec des titres comme Better Than I Imagine dans son titre Black Radio. On a des André 3000 qui en parlent et qui vont mettre en scène des mariages. On parlait de mariages que tu as mis tout à l'heure. Pour anecdote, ça fait 10 ans que je fais le travail d'Anne-Sophie qui est exposée aux côtés de Léana Dupont sur l'exposition. Mais elle est passée par plein de courants photographiques. On parlait des cheveux tout à l'heure. Elle a fait un super projet édito qui s'appelle Don't Touch My Hair qui met en valeur d'ailleurs nos cheveux, on peut applaudir ça aussi. Et avant de faire de la photo dans la musique pour des concerts, pour des artistes en shooting, et avant de faire aussi de la photo de mode et de beauté, au début, elle faisait des photos de mariage. Elle n'en fait plus. Elle faisait des photos de mariage et elle me faisait une remarque qui disait que dans tous les mariages dans lesquels elle va, elle voit très peu de mariage noir au final. Très peu de représentation, donc elle voulait essayer de faire de représentation. Tu me dis si je dis une bêtise, mais en tout cas je me rappelle qu'on avait discuté de ça à peu près c'était assez peu quoi ou alors c'était sinon plutôt métis quoi enfin plutôt mixte je veux dire et là du coup c'est beau de voir des rappeurs qui mettent en
- Speaker #7
scène ça donc voilà
- Speaker #1
Encore une fois, on va passer au showcase, mais encore une fois, on a l'exposition ici de photos de concerts avec des artistes qui parlent du black love, comme Kaya L'Oreal, qu'on est allé voir dans les rues de Londres et qui chante ce genre de morceaux. Ok. Je suis parti loin. C'est ça. Et qui chante ce genre de morceaux. Non, mais il ne veut pas, en fait. Je vais le faire sur ce truc Tac Et d'accord Ici un content by Sarp Euh... Your love stories Très bien justement Euh... Il documente Langues de famille Et plein d'amis Dans le monde Il se retrouve dans les rues de loin Ok Vous avez pas entendu ce que je disais ? Ah, pardon. Kaya L'Oriel, cette londonienne, c'est la musique qu'on a entendue tout à l'heure. Elle a sorti un compte Instagram qui s'appelle Your Love Stories. et qui documentent du coup des couples noirs, des familles noires dans les rues de Londres. Donc je vous encourage à aller la voir. On a fait une interview exclusive, shooting photo et interview pour elle. On a Masségo, que Léana a photographié à Jazzavienne, qui a sorti le titre Black Love. On a Sampa de Gret qui connait Sampa de Gret ici. Yes, quelques-uns, quelques-uns. C'est une rapuse qui vient de la Zambie. On va poser une musique sur la création. Et puis, côté The Friends, un des rappeurs affichés également, dont on parlait tout à l'heure,
- Speaker #8
est un lyriciste que je respecte énormément. Là, c'est un sujet très important d'ailleurs,
- Speaker #1
qui, quand on n'a pas... Quand on n'a pas les opportunités données, comment en tout cas se les procurer d'elle-même, comment se débrouillard finalement et rechercher le savoir, le knowledge par soi-même pour continuer de progresser dans cette société. Et bien sûr, on a JustS que vous allez retrouver tout de suite. On peut accueillir s'il vous plaît sur scène JustS et son équipe avec qui on va commencer du coup. Le showcase. Merci beaucoup, Stéphanie.
- Speaker #3
Merci à toi pour l'invitation. Merci d'avoir permis de m'exprimer sur le Black Love et de présenter la Cour d'Or. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Avec plaisir. Merci. On va appeler David avec nous. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui se lève la main ? Oui ? Ah, on a le micro. Est-ce que... Oui, passez le micro. Oui,
- Speaker #9
Marcus. Merci pour tout ce que tu as fait ce soir.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #9
Vous êtes timide. Merci pour ce que tu as fait ce soir. Merci à toute l'équipe. C'était carré.
- Speaker #1
Merci beaucoup. J'apprécie.
- Speaker #9
Et merci à Stéphanie, bien évidemment.
- Speaker #1
Alors, si ça vous a plu, je vous invite à rester à l'affût.
- Speaker #9
Tu restes à l'affût ? Nous aussi, on reste à l'affût parce qu'on proposera un événement du côté du Café Wasai.
- Speaker #1
Ah, magnifique.
- Speaker #9
Qui connaît le Café Wasai, ici ?
- Speaker #1
Moi, je connais bien, du coup. C'est un très bon café que je n'ai pas encore goûté, mais dont j'ai entendu parler.
- Speaker #9
Le 21 mars, on va aussi parler du Black Love avec une autrice afro-américaine.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #9
qui a écrit autour du Black Love, justement, autour de la communauté afro-américaine. Elle va venir nous faire part de ses études, de son ouvrage, etc. Et il y aura une autrice historienne panafricaine qui sera là pour faire la traduction. Et il y aura donc aussi un Café Talk. Donc venez nombreux le 21 mars de 18h à 20h.
- Speaker #1
Merci beaucoup. C'est 21 mars. Merci à toi, Marcus. La Cour d'Or, parfait.
- Speaker #9
On est ensemble.
- Speaker #1
Ce talk est enregistré, il sera disponible sur le podcast MemoRéline, secret de scène et de studio. On a tous nos autres Redomain Talk que vous pouvez réécouter allègrement. Le prochain événement, il est déjà prévu. Je pense qu'ils sont des prochains rendez-vous, on se retrouve à la commune le 16 avril pour un prochain Redomain Talk. On n'a pas encore annoncé le thème. En attendant, on vous invite à suivre notre chaîne YouTube, la chaîne YouTube de Science Beauty, pour voir nos émissions interviews, pour voir nos live sessions. Si vous aimez Color, Stanidesque, on fait aussi des live sessions à RENVY, etc. C'est notre concept pour ce nuit. Et ça, ce sont les interviews avec des artistes gospel de la scène lyonnaise, etc. Les gospel, c'est tout dire. N'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube. Et en termes de prochains rendez-vous, suivez toutes les actus sur le site internet sensitivityfor.net. Vous pouvez visiter notre studio podcast si vous avez l'envie de passer au micro, si vous avez des revendications, si vous voulez faire juste du son avec nous. Et voilà, on se retrouve le 16 avril prochain. Et c'est tout pour nous. les totbags que C'est que Nevisan n'a pas gagné. C'est Ako qui l'a gagné. Ils sont disponibles ici. Si vous voulez soutenir le média, ils sont en vente. On a une série très limitée d'un peu plus de 10 tote bags à 15 euros pièce, illustrées par Just S, que vous pouvez applaudir dès à présent. Et le showcase va commencer.