Speaker #0Salut à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de Soul Cadance, le temps raconté et trué. Je suis Alan et ici on prend le temps, le temps de parler d'horlogerie au train, de raconter des histoires, de décrypter l'actualité et de comprendre les mondes, mais surtout de comprendre pourquoi elles nous passionnent autant. Que vous soyez collectionneur, amateur curieux ou simplement sensible aux beaux objets, ce podcast est fait pour vous. Ici, pas de discours élitiste, pas de jargon inutile, juste une passion commune racontée avec sincérité. Comme toujours, l'épisode est structuré simplement. Une actu rapide, très rapide même, une micro-rubrique, puis un grand sujet principal. Allez, c'est parti ! Mais avant de commencer, je voudrais vous remercier pour votre soutien sur la chaîne. Cela fait super plaisir. Les comptes Insta, TikTok continuent de croître et la commu commence à naître. Je voulais remercier tout particulièrement Aurélien, Mathilde, Christophe Pépé, Ausha Choup, FranzinZin8, ça ne s'invente pas, et tous ceux qui se sont abonnés et qui ont commenté sur les réseaux sociaux. Cela permet d'avoir de la visibilité et au début, c'est primordial pour grandir. Allez, sans plus attendre, passons à l'actualité horlogère. Une actualité horlogère très rapide cette semaine. En effet, le début de l'année était un peu morose en termes de sorties. Pas grand-chose à vous dire. L'actualité principale arrivera probablement aux alentours d'avril avec Watches and Wonders. Justement, dans notre Saviez-vous horloger, on va parler de plongeuse. On parle souvent de boîtier, des lunettes et des mouvements. Mais sur une plongeuse, il y a un élément qui change vraiment le quotidien. C'est le bracelet. Ce n'est pas juste une histoire esthétique. C'est une histoire de confort, mais aussi de sécurité. De résistance à l'eau, de respirabilité. et même de practicité quand on change de contexte. Que ce soit la mer, la piscine, la randonnée, le bureau, la chaleur, l'humidité, tous ces paramètres. Je vous propose un tour d'horizon très clair des types de bracelets qu'on voit sur des plongeuses. Leurs points forts, leurs limites, et dans quels cas ils brillent. Commençons par le bracelet acier, le couteau suisse. Le bracelet acier, c'est souvent l'option la plus polyvalente. Il va sous l'eau, sur terre, en voyage, au travail, on peut littéralement tout faire avec. Et c'est d'ailleurs pour ça que... beaucoup de plongeuses références sont pensées bracelets acier en premier. L'acier se rince facilement, résiste bien à la transpiration et donne une sensation outille, solide et rassurant. Mais il y a deux points à comprendre. Le confort dépend énormément de la qualité de construction. La souplesse des maillons, l'ajustement, le système de micro-ajustement. Un bracelet peut être génial ou pénible si tu n'arrives jamais à tomber sur le bon cran. En plein été, le poignet gonfle. Un bracelet trop serré devient vite très irritant. Côté style, tu as plusieurs familles qu'on retrouve très souvent sur les plongeuses. L'Oyster, 3 maillons, robustes, assez rigides, très tool watch, typique de chez Rolex. Le Jubilé, 5 maillons, plus souples, plus bijoux, souvent très confortables, également très souvent trouvés chez Rolex. Mais aussi le bracelet grinderie, très vintage, souvent très fluide au poignet. On trouve ça notamment sur les Doxa par exemple. Ensuite, passons au caoutchouc, le vrai bracelet fait pour l'eau. Si ton usage principal, c'est l'eau, alors le caoutchouc est difficile à battre. Ça ne boit pas l'humidité, ça se rince, ça se sèche vite, c'est souple et ça ne craint pas les projections. À l'intérieur de caoutchouc, il y a quand même des nuances importantes. Le style tropique, style gaufret vintage, c'est l'archétype historique des plongeuses des années 60-70. C'est respirant, souvent perforé, léger, très dive watch, et on en trouve très souvent sur les mondes de plongée. Point honnête pour le caoutchouc, il est peut-être moins habillé qu'un acier, mais en conditions très chaudes et humides, il est vraiment un allié de taille. Troisième, le natto ou le zoulou, le choix terrain, sécurité et simplicité. Le natto, c'est un bracelet outdoor par excellence, léger, lavable, facile à changer et surtout sécurisant, parce qu'il se passe sous la montre. Même si une pompe lâche, la montre reste accrochée. C'est vraiment... un point important de sécurité en cas d'usage d'aventure. C'est parfait pour la randonnée, le voyage, les activités imprévisibles. Et oui, tu peux nager avec un bon natto, ça sèche très vite. Limite principale, un natto rehausse la montre. Ça rajoute une épaisseur sous le boîtier. En effet, le natto se glisse entre les pompes sous le boîtier de la montre avant d'entourer le poignet. C'est vraiment quelque chose qu'il faut prendre en compte, parce que votre montre de plongée, déjà assez épaisse, va prendre une épaisseur un peu plus importante. Je parlais précédemment du Zulu. En fait, le Zulu, c'est un peu comme un ato, mais plus épais, plus robuste, avec un hardware plus costaud, en somme. Parlons maintenant du perlon. Le perlon, c'est un peu comme un ato, mais sans les avantages. C'est l'arme secrète des beaux jours. Très léger, hyper respirant, micro ajustable. Parce que tu peux fermer la boucle à n'importe quel point de tressage. Le perlon ne se passe pas forcément sous le boîtier. Il existe des perlons avec des pompes que tu peux accrocher sur ta montre. Et donc là, fini le fait de rehausser ta montre. C'est une alternative plus aérienne au nato. Passons aussi au bracelet mesh, milanaise. Alors, je ne l'ai pas mis dans la catégorie métal, parce que c'est un peu différent. En fait, c'est un métal tressé. C'est durable comme un bracelet en métal, mais c'est souvent beaucoup plus souple, et les ajustements du bracelet sont très fins. Le bracelet milanaise, ça donne un côté habillé à une montre de plongée, tout en restant très fin avec un micro-ajustement et une boucle qui se ferme au millimètre près. Contrairement à un bracelet assez classique, qui possède ou non un micro-réglage de... quelques millimètres, le bracelet mèche permet d'être vraiment réglé comme on le souhaite. Si je résume en une phrase, le bracelet, c'est la moitié de ta plongeuse finalement. Il peut rendre une montre plus sûre, plus confortable, plus respirante, ou au contraire, gâcher complètement l'expérience. Allez, passons au sujet principal maintenant. Alors en fait, aujourd'hui, je voulais vous faire un épisode un peu particulier, parce que j'envisage l'achat d'une montre, et je voulais vous en parler. Cette montre, c'est la Baltic Aquascaf MK2. Alors, pour commencer, je vais vous refaire un peu l'histoire de Baltique. Baltique, c'est l'histoire d'une passion devenue une marque. Une histoire récente, mais déjà marquante pour le paysage horloger français. Tout a commencé avec Étienne Malek, un passionné d'horlogerie, bercé très tôt par les montres. Son père collectionne les garde-temps vintage, et Étienne grandit entouré de chronographes anciens, de patines marquées par le temps et de mouvements mécaniques chargés d'histoire. Avant même de créer Baltique, Étienne partage sa passion sur Instagram, où il publie des photos des montres vintage. Rapidement, une communauté se forme. Les échanges sont nombreux, les attentes aussi. Et là, une idée germe. Créer une montre qui reprend les codes du vintage, mais pensée pour aujourd'hui. En 2017, Baltic voit officiellement le jour grâce à une campagne de financement participatif. Le succès est immédiat. En quelques heures, l'objectif est atteint. La marque séduit par une proposition claire. Des montres mécaniques, bien dessinées, inspirées des années 40 à 60, à un prix très accessible. Le premier modèle, la Baltic HMS-001, pose les bases et l'ADN de la marque. Boîtier aux proportions maîtrisées, cadran épuré, aiguilles élégantes et surtout un vrai respect des codes de l'enregistrement classique. Très vite, Baltic enchaîne avec des modèles devenus emblématiques. Le chronographe bicompax, la Aquascape ou encore la MR-01, équipée d'un micro-rotor, une complication rare à ce niveau de prix. Ce qui fait la force de Baltic, c'est cet équilibre subtil entre esthétique no vintage, qualité de fabrication et cohérence. Pas de surenchère, pas de marketing tapageur, juste des montres pensées par un passionné pour des passionnés. Aujourd'hui, Baltic s'impose comme l'une des références de la nouvelle horlogerie indépendante française, capable de parler aussi bien aux collectionneurs avertis qu'aux nouveaux amateurs. Une preuve que dans l'horlogerie, l'histoire ne se mesure pas seulement en siècles, mais aussi en sincérité. Petit focus sur la collection de Baltic. Baltic a développé aujourd'hui plusieurs collections qui incarnent chacune une facette de l'univers rétro-moderne de la marque. La montre Baltic HMS, c'est la collection la plus accessible de Baltic, avec des montres simples et élégantes inspirées des pièces classiques vintage. Les prix se situent dans une fourchette entre 360 et 500 euros. La Baltic Aquascafe, c'est une plongeuse née du succès de Quistarter. Devenue l'un des modèles les plus populaires, elle offre une élégance vintage et une capacité de plongée très sérieuse. Prix débute vers 630 euros et peuvent monter autour de 800 selon les variations et matériaux. Le chronographe bicompax et tricompax. Baltic propose plusieurs chronographes inspirés de designs classiques avec deux ou trois compteurs. L'hermétique, une collection plus casual, sport chic, souvent autour de 500-600 euros. Idéal pour ceux qui veulent une montre originale et polyvalente. Baltic explore aussi des directions plus haut de gamme, avec des modèles comme Scalcaf Collection au prismique, inspirés de cadrans dans pierre naturelle. qui se situe plutôt dans une gamme autour de 1500 euros ou plus, pour un affichage et des matériaux encore plus travaillés. On retrouve donc globalement une entrée de gamme à 360 euros, jusqu'à une collection premium limitée à plus de 1500 euros. Baltic se place comme une micro-marque horlogère indépendante française qui rend des montres mécaniques vraiment accessibles à un public très large, tout en conservant une vraie identité esthétique. Alors, aujourd'hui, je vais vous parler de l'Aquascafe MK2. Pour ma part, c'est ma préférée de la gamme. Et je vous rassure, pour avoir vu pas mal de Baltic, celle-ci respecte bien les codes. Très travaillé, très qualitatif, avec un mouvement qui est un vrai tracteur. Baltic coche beaucoup de cases, une identité claire, des choix cohérents, et une montée en gamme qui ne trahit pas l'ADN. Baltic présente la MK2 comme une version revisitée de leur diver, avec une approche tool watch moderne, à la fois une eau d'eau passée et un regard vers l'avenir. Alors pour commencer, cette Aquascafe, elle est éditée en deux tailles, 39,5 mm et 37 mm. L'avantage, c'est qu'elle pourra s'adapter à tous les poignets. Quelqu'un qui rêvait d'une plongeuse un peu vintage avec des diamètres contenus sera largement satisfait. Parce que je peux vous le dire, des plongeuses de 37 mm, il n'en existe pas beaucoup. Moi, personnellement, je vais opter pour la 39,5. Les deux montres sont proposées au prix de 756 euros. Pour commencer, faisons un petit tour des spécifications. Un boîtier acier 316 L, idéal contre la corrosion. Un cornacorne de 45 ou de 47 mm, qui donne une présence au poignet mais qui reste contenue. Une lunette unidirectionnelle de 120 clics et un verre saphir. On respecte les conditions d'une vraie plongeuse. Le saphir double d'eau mais traité anti-reflet. Les aiguilles sont traitées au Superluminova. Et la réserve de mâche est de 42 heures. En effet, cette montre embarque un Miota 9039 automatique. Alors Miota, vous allez me dire, c'est pas un mouvement suisse. Non, c'est un mouvement japonais. Mais en attendant, c'est un vrai tracteur. On pourrait un peu le comparer à l'état suisse. Fiabilité, bonne réserve de marche. Partout où vous allez dans le monde, si vous êtes un grand baroudeur, vous trouverez quelqu'un capable de réparer ce mouvement. C'est donc un choix qui positionne cette marque dans une bonne gamme de prix, en la rendant universelle, capable d'être entretenue n'importe où. Et une étanchéité de 200 mètres. La montre est proposée en 4 couleurs. Le bleu, le vert, le gris et le blanc-cret. Je vous avoue que j'ai préféré le bleu. Néanmoins, le cadran gris et blanc clair propose un cadran légèrement grainé qui donne un effet de relief à cette montre. Et ça, ce n'est pas négligeable. La montre est fournie sur un rubber classique, de la même couleur que la pièce, mais en option, vous pouvez avoir plusieurs choses. Vous pouvez avoir un bracelet grinderie pour 78 euros ou un flatlink qui ressemble à un bracelet 3 mailles pour 78 euros également. L'avantage de Baltic, c'est qu'elle pense à ses consommateurs. En effet, vous pouvez demander un Ruber de la taille qui vous convient le plus. Baltic a fait le choix de proposer ces deux montres à 756€ comme je vous le disais précédemment. On est vraiment sur une proposition qui vise un public très large. Ceux qui veulent leur première vraie plongeuse, ceux qui veulent une alternative au grand classique. Et même les collectionneurs qui veulent un objet simple, cohérent, bien exécuté, à porter au quotidien. Et moi c'est ça que je trouve intéressant. La MK2 ce n'est pas une montre qui crie « regardez-moi » . C'est une montre qui dit « porte-moi, utilise-moi » . vit avec moi. Et donc c'est une montre qu'on peut porter n'importe où, pour aller à la plage cet été, à Paris, en ville. C'est une montre qui est à la fois élégante, qui est à la fois une vraie tool watch, qui respecte les conditions d'une vraie plongeuse, et vous ne risquez pas de vous la faire arracher. Et vous ? Vous êtes plutôt team 37mm, vintage parfaite, ou team 39.5, polyvalente moderne ? N'hésitez pas à commenter. Et surtout, est-ce que vous préférez une plongeuse Icon ou une grande marque ? Ou cette proposition de micro-marques plus libres, plus honnêtes, et parfois plus excitantes, non ? Si je devais résumer, la Baltic Aquascafe MK2 est intéressante non pas parce qu'elle réinvente la plongée, mais parce qu'elle montre comment on peut faire évoluer un modèle sans le dénaturer. C'est une sortie qui parle de proportion, de détail, de cohérence. Et au fond, c'est exactement ce qu'on aime en horlogerie. La proposition a évolué très subtilement. sans dénaturer le produit de base. Je voulais réellement vous parler de ce modèle pour la simple et bonne raison qu'il m'a touché en plein cœur. C'est clairement une montre que je vais rentrer dans ma collection et je précise que je ne suis pas rémunéré par la marque. Si cela vous intéresse d'ailleurs, je vous ferai un test sur la chaîne YouTube. Merci d'avoir écouté cet épisode de Sous le Cadran, le temps raconté autrement. Si ça vous a plu, abonnez-vous, laissez une note, partagez autour de vous. C'est ce qui aide le podcast à grandir. Je voulais aussi vous rappeler que le podcast est disponible sur YouTube. N'hésitez pas à liker et à commenter via ce support-là. Dans quelques épisodes arrivera la vidéo avec notre première interview de collectionneur. Je tiens également à vous préciser que si vous êtes plus format podcast, le podcast est disponible sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Amazon Music, Podcast Addict et Overcast. Là aussi, n'hésitez pas à laisser 5 étoiles quand c'est possible. On se retrouve très bientôt dans un nouveau sujet, avec toujours la même passion. En attendant, prenez soin de vous et à la prochaine.