Speaker #0Salut à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de Sous le cadran, le temps raconté autrement. Je suis Alan et ici on prend le temps, le temps de parler d'horlogerie autrement, de raconter des histoires, de décrypter l'actualité, de comprendre les montres, mais surtout de comprendre pourquoi elles nous passionnent autant. Alors que vous soyez collectionneur, amateur curieux ou simplement sensible aux beaux objets, ce podcast est fait pour vous. Ici, pas de discours élitiste, pas de jargon inutile, juste une passion commune racontée avec sincérité. Comme d'habitude, l'épisode est structuré très simplement. Un petit tour de l'actualité horlogère, une micro-rubrique, puis un sujet principal. Allez, c'est parti ! Et cette semaine, on va parler d'Aude Marpiguier. En effet, cette semaine a été riche de nouvelles sorties pour la marque du Brassus. Rappelons-le, elle fête ses 150 ans l'année dernière, sous le thème du Crafting Time. Cette célébration, ce n'est pas seulement un hommage au passé, c'est une véritable démonstration de force technique où le savoir-faire séculaire dialogue avec des technologies de nouvelle génération. Audemars Priez nous a gâtés, avec plusieurs pièces. Son chef-d'œuvre absolu, tout d'abord, une montre de poche 150 héritages. Pour marquer ce siècle et demi, AP a frappé un grand coup. Une montre de poche ultra compliquée en platine de 50 mm de diamètre. C'est une véritable cathédrale mécanique. Le mouvement ? Le nouveau calibre 1150 à remontage manuel, qui compte 1099 composantes, pour animer 47 fonctions, dont 30 complications. On y retrouve par exemple une grande sonnerie, une super sonnerie, une répétition minute, un tourbillon volant, un chronographe à rattrapant de flyback. L'innovation du calendrier universel, visible au dos de la montre. Ce mécanisme indépendant est un calculateur mécanique qui suit les cycles solaire et lunaire. Il peut afficher 9 fêtes culturelles et est synchronisé jusqu'en 2099. Petite exclusivité, cette pièce est limitée à seulement 2 exemplaires uniques au monde. Deuxième sortie, vous l'avez vu sur le Instagram, la Néofram Jumping Hour, l'élégance rétro-futuriste. Inspirée par le style streamline moderne des années 20, cette pièce rectangulaire en or rose bouscule les codes de la lecture traditionnelle. Elle inaugure le calibre 71-22, le... tout premier mouvement automatique à heure sautante de la manufacture. Alors, Audemars Piguet avait déjà sorti un modèle similaire, mais à l'époque, ce n'était pas un mouvement manufacture. Pour garantir l'étanchéité de ce cadre métallique, Interne a fixé la platine du cadran directement sur le versaphie. Un système d'absorption des chocs breveté empêche le disque des heures en titane de sauter accidentiellement en cas d'impact. La collection iconique Royal Oak n'en est pas en reste, avec des mises à jour majeures. Dans le chronographe 38 mm, après 5 ans de développement, Le calibre 6401 remplace enfin le calibre 2385. Pour la première fois sur ce diamètre, le mouvement est visible à travers un fond saphir. Le cadran gagne en symétrie avec une date repositionnée entre 4 et 5 heures. Un cantier perpétuel tout à la couronne. Grâce au nouveau calibre 71138, AP propose une ergonomie révolutionnaire à toutes les fonctions du calendrier. Jour, date, mois, lune, qui se règle directement par la couronne, sans outils. Une version spectaculaire en céramique bleue, le bleu nuit nuage 50, porte cette innovation. Le retour au cadran en pierre est marqué par des Royal Oak en or jaune paré de malachite naturel en 37 et 41 mm et des versions mini quartz de 23 mm avec des cadrans onyx noir ou nacre. Côté code 1159, on retient le nouveau tourbillon volant automatique avec un cadran ivoire au motif de cercle concentrique réalisé avec l'artisan Jan von Kennel. Également, une version quantième perpétuelle squelette avec le calibre 71-39, voit le jour dans un boîtier bicolore or gris et céramique noir du plus bel effet. Côté Royal Oak Offshore, la ligne Diver 42mm s'anime avec des couleurs vitaminées, comme le turquoise ou le rose vif. En 43mm, un nouveau chronographe en céramique bleue intégrale avec un cadran beige vient enrichir la collection. En cette année de célébration, Audemars Piguet prouve qu'elle reste maîtresse incontestée du mariage entre les métiers d'art traditionnel, gravure, main, émail grand feu, et l'innovation micromécanique la plus pointue. Nous avons publié quelques modèles sur le TikTok et le Instagram, mais je vous invite vraiment à consulter le site d'Aude Marpiguier pour voir la totalité des nouveautés. Passons maintenant à la rubrique Le Saviez-Vous, et continuons sur Aude Marpiguier. Comme nous l'avons vu précédemment, ce nom évoque l'excellence absolue, le luxe discret, l'horlogerie dans ce qu'elle a de plus pur. Mais derrière cette image de perfection suisse se cache une histoire bien plus rebelle, bien plus radicale qu'on ne l'imagine. Une histoire faite de paris insensés, de refus catégoriques, et d'un culot monumental. Accrochez-vous, parce que ce que vous allez découvrir va changer votre regard sur cette légende de l'horlogerie. Alors nous sommes en 1875 dans la Vallée de Joux en Suisse. Au cœur des montagnes, dans un petit village appelé Le Brassus, deux hommes, Jules-Louis Audemars et Édouard-Auguste Piguet, fondent une manufacture horlogère. Une de plus, pourrait-on penser. Sauf que près de 150 ans plus tard, cette maison est toujours là. Et surtout, elle est toujours détenue par les descendants des familles fondatrices. Pas de rachat par un géant du luxe. Pas de fusion stratégique. Pas de fonds d'investissement. Audemars Piguet reste indépendante. Et ça, dans le monde impitoyable de l'horlogerie de luxe, ou presque, tout a été avalé par un conglomérat, c'est devenu aussi rare qu'une comète. C'est presque miraculeux. 1972, Audemars Piguet s'apprête à présenter une montre qui va tout changer, son nom, la Royal Oak. Mais attention, à sa sortie, elle détonne. Une montre de luxe, oui, mais en acier, pas en or, comme ses concurrents. Son design, brutal, anguleux, avec des vis apparentes sur la lunette, comme un hublot de sous-marin. A l'époque, c'est considéré comme une hérésie. Résultat. les premières Royal Oak restent des mois en vitrine. Le succès est mitigé. Beaucoup diront qu'elle n'a pas marché, mais sur 1000 modèles produites, beaucoup ont été vendus. Donc, on va parler d'un succès mitigé. Aujourd'hui, cette montre est l'une des plus désirées au monde. Des listes d'attente de plusieurs années. Le prix sur le marché secondaire complètement délirant. La Royal Oak est devenue une icône absolue. Derrière ce design révolutionnaire, il y a un homme. Gérald Janta. L'anecdote est devenue une légende. En 1971, Aude Marpidier, le contact en catastrophe. Ils ont besoin d'un nouveau modèle pour le salon de balle, qui ouvre dans quelques jours à peine. Janta accepte, et il dessine la Royal Oak, en une seule nuit. Une nuit, un carnet, un crayon. Il s'inspire d'un casque des scaphandriers, avec 8 vis apparents pour assurer l'étanchéité. Il imagine un boîtier octogonal, une lunette intégrée au bracelet. Un concept jamais vu, radical, presque violent. Et ce croquis greffonné dans l'urgence va devenir l'un des designs les plus copiés et les plus célèbres de l'histoire de l'horlogerie. Année 70-80, l'industrie horlogère suisse traverse sa pire crise, la crise du quartz. Les montres japonaises à piles envahissent le marché. Les manufactures suisses s'effondrent. Même les plus grandes maisons capitulent et se mettent au quartz. Mais pas Audemars Piguet. La direction prend une décision folle, presque suicidaire. Refuser de produire des montres à quartz en série. Rester fidèle à la mécanique coûte que coûte. C'est un pari insensé, et pourtant ce pari va payer. AP renforce son statut de gardienne de la tradition, de l'excellence et de l'artisanat. Elle devient un symbole de cette résistance. Même si nous l'avons vu dans le précédent podcast, beaucoup d'emplois ont été perdus. Vous connaissez ce motif guilloché si particulier sur les cadrans de la Royal Oak ? Ce relief géométrique hypnotique que l'on appelle tapisserie. Eh bien, il n'est pas réalisé au laser moderne, non. Il est encore produit aujourd'hui sur des machines centenaires datant du début du XXe. Des outils d'un autre temps que seuls quelques artisans savent encore maîtriser. Chaque cadran est unique, chaque relief est le fruit d'un savoir-faire ancestral presque mythique. Et Aude Marpiguier, c'est ça. C'est l'alliance du moderne et de l'ancien, de l'audace et de la tradition. Pendant des décennies, Aude Marpiguier était une maison de l'ombre. Elle créait des mouvements ultra compliqués pour d'autres grandes marques horlogères. Et souvent... ces créations ne portaient même pas le nom de Marpiguet. Certains des montres les plus rares des collectionneurs cachent en réalité des mouvements conçus par AP. Mais seuls les initiés le savent. C'est le propre des vrais maîtres. Brillé dans l'ombre. Contrairement à la plupart des maisons de luxe, Audemars Piguet a fait un choix différent. Produire peu. Volontairement ou non. Résultat, une rareté organisée et une désirabilité extrême. C'est une stratégie qui transforme chaque montre en trésor. Chaque achat en privilège. Vous voyez, derrière une montre iconique comme la Royal Oak, il n'y a pas que du design ou du savoir-faire. Il y a des choix radicaux, des paris insensés, des refus catégoriques, du caractère, beaucoup de caractère. Et chez Audemars Piguet, le caractère, ça ne manque clairement pas. Alors la prochaine fois que vous verrez une Royal Oak au poignet de quelqu'un, souvenez-vous que ce n'est pas juste une montre, c'est une rébellion devenue légende. Voilà, on a fait le tour de notre Saviez-vous sur la découverte des fun facts sur Audemars Piguet. Maintenant... Passons à notre thème principal. Alors notre thème principal, c'est la sortie de la Baltic MR Moissonnite. Alors je vous entends encore râler, encore une Baltic ? Oui, mais je suis victime du calendrier. En effet, Baltic m'a envoyé son kit de presse et la sortie de cette pépite est aujourd'hui. Donc je devais de vous en parler. La MR Moissonnite de chez Baltic est présentée officiellement le 12 février 2026 à 16h. Donc il y a quelques heures les amis. avec une mise en vente le lendemain dès le 13 février. Pensée par le designer Jass, cette montre est bien plus qu'un simple garde-temps. C'est un hommage flamboyant à la collection MR de chez Baltic. Avant qu'elle ne tire sa révérence, elle laisse place à une version entièrement revue. Selon Jass lui-même, tout repose sur le contraste, à la fois haute et basse, raffinée et provoquante, habillée et irrévérencieuse. Cette montre puise son aspiration dans l'élégance classique des années 40, qui fait face à la créativité opulente des années 70. Une approche maximaliste où la forme prend le pas sur la fonction et où le design se veut audacieux et décomplexé. Son design rappelle furieusement les anciennes Patek Philippe Calatrava de la fin des années 90. Soyons clairs, Baltic ne prétend pas faire du luxe traditionnel. La marque s'approprie les codes de la haute joaillerie pour créer, selon les Ausha, une pièce qui ne devrait pas exister. C'est une irrévérence qui fait tout le charme de cette MR moissonnite. La grande star de cette édition, c'est évidemment sa lunette certie de pierre taille baguette en moissonnite. Pour ceux qui ne connaissaient pas, la moissonnite, c'est une pierre synthétique qui représente ce qui se fait de mieux en termes de dureté et de brillance. C'est l'alternative la plus fidèle au diamant. Ses joyaux apportent du raffinement à la montre sans jamais tomber dans l'ostentatoire. Deux cadrans noirs brillants sont disponibles, accompagnés de cette lunette étincelante. Dans sa version classique, le cadran brillant et ses appliques polies se fondent harmonieusement avec les pierres, créant une profondeur captivante. La deuxième version roulette, avec un secteur brossé, ronde délibérément l'harmonie, amenant une contraste saisissante entre la base brillante et la lunette éclatante. Niveau spécificité technique, un boîtier au format intemporel de 36 mm en acier 316L. Épure et élégant qui met en avant l'essentiel. Les cornes polies prolongent l'éclat de la lunette, tandis que le profil de 44 mm de corne à corne donne un équilibre parfait à la composition. Question épaisseur, seulement 8 mm sans le verre. 9,9 avec ce petit Ezalide bombé. Un vrai tour de force de l'élégance au poignet. La MR moissonnite est animée par le calibre... Hangzhou, calibre 500A à micro-rotor, offrant 42 heures de réserve de marche. Mais attention, Baltic ne s'est pas contenté d'intégrer ce mouvement tel quel. La platine et tous les ponts ont été entièrement retravaillés avec des finitions exclusives. Le fond transparent et la masse oscillante, placées sur le même plan que les autres composantes, permettent au cœur de la montre de se dévoiler dans son intégralité, offrant une vue imprenable sur les rouages en action. C'est du sp... spectacle horloger à l'état pur. Niveau cadran, deux personnalités distinctes avec des cadrans noirs brillants, comme nous l'avons vu précédemment. Que vous choisissiez les aiguilles feuilles polies de la classique ou les aiguilles dauphine facettées et polies de la roulette, chaque modèle a son caractère. Niveau bracelet, elle est disponible sur un cuir de veau italien pour l'élégance intemporelle ou sur un bracelet métal grinderie droit pour un look plus intégré. Et bonne nouvelle, tous les bracelets baltiques en cuir et caoutchouc sont compatibles avec cette montre. Niveau étanchéité, on est sur une montre habillée. 30 mètres, 3 ATM, suffisant pour le quotidien, mais cette montre n'est clairement pas pensée pour la plongée, mais plutôt comme un bijou. Et voici le point qui va faire vibrer les collectionneurs. Cette pièce est limitée à 200 exemplaires seulement, avec chaque boîtier numéroté de 1 à 100 par modèle. C'est une vraie pièce de collection. Côté tarifs, Baltic reste fidèle à sa philosophie d'horlogerie accessible. 1 320 euros TTC sur bracelet cuir, 1 392 TTC sur bracelet acier. Pour une montre certie de moissonnite avec un mouvement à micro-rotor exclusivement retravaillé, c'est un positionnement qui défie toute concurrence. Pour conclure, soutenue par Andreo Casalagno et sa communauté depuis le début, la MR moissonnite n'était initialement pensée que comme une pièce unique, une preuve de concept. Mais l'engouement a été tel qu'elle est devenue une montre de série, à la fois une montre bijoux et une affirmation de confiance à un symbole de goût. Cette édition finale est un dernier tour de piste spectaculaire avant que la collection MR ne se réinvente. C'est la preuve que la créativité horlogère n'a pas besoin de coûter des dizaines de milliers d'euros pour être percutante, audacieuse et désirable. Voilà qui conclut notre épisode. S'il vous a plu et que vous souhaitez rester à jour sur les dernières sorties horlogères, les éditions limitées et les bons plans monde 2026, n'oubliez pas plusieurs choses. De vous abonner à notre podcast, sur votre plateforme préférée, Spotify, Apple Podcasts, Deezer, YouTube, pour ne manquer ainsi aucun épisode sur l'actualité horlogère. Laissez 5 étoiles et un commentaire si le contenu vous a plu, cela nous aide énormément à faire découvrir l'univers des montres. Nous suivre sur les réseaux sociaux, Instagram, TikTok, YouTube. Mais aussi partagez cet épisode avec vos amis passionnés de montres, de design et de belles mécaniques. Votre avis compte beaucoup pour nous. Dites-nous, quelles montres aimeriez-vous voir présentées dans les... prochain épisode. La Baltique et mer moissonnide vous fait-elle craquer ? Dites-le nous en commentaire ou sur les réseaux sociaux avec le hashtag Sous le Cadran. Merci de nous avoir écouté jusqu'au bout. Prenez soin de vous, prenez soin de vos montres et surtout, prenez le temps !