Speaker #0Bonjour à toutes, on se retrouve pour un nouvel épisode de podcast, un petit peu improvisé parce que j'étais en train de rédiger un poste dans lequel j'expliquais qu'à la naissance de mon premier fils j'étais tout simplement une baby mama. Alors c'est un petit mot un peu mignon mais en fait l'envers du décor c'est que c'était pas du tout mignon ce que je vivais à l'intérieur de moi j'entends. Donc baby mama, ça veut dire quoi et pourquoi je vous parle de ça aujourd'hui ? Alors baby mama, en fait ça veut dire que j'étais maman, mais j'avais la maturité émotionnelle d'un bébé. Oui, j'ai pas honte de le dire, ça fait peut-être bizarre dit comme ça, mais voilà, c'était il y a 8 ans, maintenant j'ai beaucoup de tendresse pour cette version de moi d'il y a 8 ans, donc, enfin peut-être un petit peu moins, et qui... et qui pouvaient parfois venir me rechercher de temps en temps. Donc aujourd'hui, je vous parle de ça. Tu vas peut-être te dire, ah bah ça me parle, ça fait quoi en moi ? Ou au contraire, pas du tout. Mais laisse-moi aller jusqu'au bout de ce podcast, et comme ça, tu pourras bien comprendre de quoi il s'agit. Et aussi pourquoi je te parle de ça aujourd'hui. Donc, comme je disais, c'est un mot un peu mignon que j'ai inventé. Franchement, je ne l'ai entendu nulle part, je ne sais pas. Je ne sais même pas si ça existe ailleurs, mais en tout cas. Ça m'est venu comme ça tout à l'heure quand j'ai rédigé le poste. En fait, pourquoi j'ai eu l'idée d'écrire sur ça ? Parce que j'étais là, dans mon fauteuil, après mes séances, où j'ai vu deux clientes, et je me suis dit, « Punaise, de quoi je pourrais bien parler aujourd'hui sur Insta ? » J'ai plein de postes dans mes notes, mais j'avais envie de parler d'un truc un peu plus perso. Je me dis, ben... Je me suis dit, en fait, il y a beaucoup de monde déjà qui fait du contenu sur le développement personnel, la connaissance de soi, la maternité et tout. Et des fois, je suis un peu, on va dire gentiment, un peu saoulée parce que je me dis, qu'est-ce que je peux bien raconter de plus finalement ? Je ne vois pas. En fait, il y a déjà tellement de choses sous tellement d'angles différents que je ne vois pas. qu'est-ce que je pourrais apporter de plus ? Là, quand j'identifie ce discours-là à l'intérieur de moi, déjà, je me dis c'est quoi cette peur à la noix ? Qu'est-ce que ça vient dire ? De quoi tu n'oses pas parler ? Donc je creuse, je creuse gentiment et je me dis, ah ouais, c'est peut-être en fait parce que j'ai envie d'aborder des choses un peu plus perso mais que je n'ose pas trop le faire parce que je me dis bon, est-ce que c'est vraiment pertinent ? Est-ce que ça va être utile pour les personnes qui me suivent ? Et tout. Bon, et là, je me suis dit, allez, c'est bon, arrête de te poser sans cette question. Écris-le, ce post. Et là, bim, j'ai ce sujet-là qui m'est venu. Donc, ce truc de, avant, j'étais une baby-mama. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, j'étais maman de mon premier fils, donc il y a 8 ans. Et en fait, émotionnellement parlant, j'étais complètement dérégulée, comme un bébé, quoi, comme un jeune enfant. qui ne sait pas quoi faire de ses émotions, qui ne les comprend pas, qui se sent submergée par elles, qui ne sait pas quoi faire quand elles arrivent. Vraiment, je n'étais vraiment pas bien. J'avais ces émotions-là qui me traversaient et je ne savais pas quoi en faire. Et c'était douloureux, c'était désagréable. Et après, je me sentais coupable, je me sentais nulle. Je me disais, mais je suis la seule à ressentir ça. Je dois être une maman chelou, en fait. Ou peut-être que je ne mérite pas d'être maman. Peut-être qu'en fait, je n'étais pas prête. Peut-être qu'en fait, c'est à cause de moi si mon fils est comme ceci ou comme cela. Peut-être que c'est à cause de moi qu'il a tel ou tel comportement. Et donc voilà, je rentrais dans un truc super négatif parce que je n'étais absolument pas régulée émotionnellement. Parce qu'en fait, quand il commençait à avoir ses premières frustrations, ses premières crises, de la colère, des oppositions, ces émotions qui le traversaient lui... Quand c'était à un certain degré, ça allait, je l'accompagnais, ça passait. Mais quand il s'agissait de violence, d'agressivité verbale, de choses comme ça, de coups, ça me heurtait profondément. Et en fait, s'il était triste, s'il vivait une grande tristesse, j'étais triste avec lui. S'il était dans une colère immense, je me mettais en colère. S'il était frustré, ça me frustrait. Enfin, voilà, c'est vraiment... J'étais en miroir de ses émotions, je fusionnais avec ses émotions. Et c'était douloureux et je me disais, mais mince, c'est pas comme ça que je devrais l'accompagner. Mais le problème, c'est que je n'arrivais pas à faire autrement. J'avais conscience que ce n'était pas super super, parce que déjà, moi, à ressentir à l'intérieur de moi, c'était vraiment douloureux de fusionner avec lui. En plus de ça, je me sentais impuissante parce que je voyais que mon attitude ne l'aidait pas à se réguler lui, forcément. Donc voilà, je ne savais pas faire autrement. C'était désagréable à ressentir, pour moi comme pour lui. En plus, c'était une période où j'étais un peu maman solo. Enfin, j'étais seule à m'occuper de lui, en tout cas une grosse partie de la semaine. Parce qu'il allait chez son père qu'une journée et demie par semaine. Donc en fait, moi, je me retrouvais seule face à ces émotions-là. Et je me suis dit, waouh, mais ce n'est pas possible. Je ne me souviens pas que ma mère ait vécu ça. en même temps nous on était... enfin... Moi, j'étais super discrète, je ne faisais pas trop de vagues. On m'avait bien appris à rester à ma place et tout, parce que sinon, c'était fessé ou autre. Donc, moi, je ne comprenais pas qu'un enfant puisse avoir des émotions aussi intenses, parce que je ne me souvenais même pas des miennes à l'époque. Je pense que je n'ai pas pu les exprimer beaucoup. Enfin bon, ça, c'est un autre sujet. Mais voilà. Donc, j'essayais de tenir mon rôle de maman. J'essayais quand même d'avoir une certaine forme de... Alors, je n'aime pas ce mot autorité, mais de... J'essayais de faire au mieux, clairement. Je tentais de montrer que c'était quand même moi l'adulte, que j'avais de l'autorité, mais sans... J'ai jamais été dans un truc d'autorité brutale, punitive et tout. C'est pas mon délire. Mais voilà, il y avait des règles à la maison, il y avait des choses. J'essayais de tenir le cadre, mais dès qu'il y avait une émotion, dès que mon fils se mettait dans un état émotionnel que je comprenais pas... qui l'envahissait lui, et bien ça m'envahissait aussi, et parfois on se mettait tous les deux à pleurer, je le regardais, j'étais démunie, je ne savais pas comment l'aider, enfin c'était vraiment compliqué, et puis ça m'agitait beaucoup aussi à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur, c'est-à-dire que j'avais beau essayer ça, je me dis tiens je vais essayer telle méthode, je vais essayer telle méthode, tiens j'ai lu tel conseil, j'ai lu tel livre, j'ai écouté tel podcast, bam j'essayais de faire ma popote dans tout ça. parce que je recherchais en fait à l'extérieur cette stabilité intérieure que je n'avais pas. J'essayais de trouver des méthodes qui allaient me donner ce calme, cette consistance, cette stabilité, parce que je ne l'avais pas à l'intérieur de moi, donc je la cherchais à l'extérieur. Et là, si vous me connaissez un peu, vous pouvez vous imaginer que ce n'était pas la bonne méthode. Mais à l'époque, avec mon niveau de conscience que j'avais, c'était ce qui me paraissait logique. Donc voilà, j'ai fait ça. Et c'est parce que je vous en parle aujourd'hui, parce qu'aussi je l'observe régulièrement auprès de clientes que j'accompagne. Et en fait, elle le transforme plutôt bien au fur et à mesure de l'accompagnement. Mais c'est quand même un sujet. C'est qu'en fait, quand on devient parent, ça nous met face à nos émotions, à des nouvelles émotions qu'on n'avait jamais ressenties avant. On n'a jamais ressenti, on n'a jamais vu, forcément on n'a jamais eu d'enfant avant. On ne sait pas ce que c'est qu'un petit être qui vient de notre chair, ressemble des choses intenses. En fait, on a envie de prendre sa douleur, on a envie de compatir, on est prise d'empathie et tout. Donc on essaye de faire au mieux avec tout ça. Et puis ça ne va pas. Un coup, on est hyper permissible. Le lendemain, on se met dans une autorité un peu plus ferme. Et puis on oscille comme ça, de méthode en méthode. Sur les réseaux sociaux, on n'a que ça, des méthodes miracles. Trois astuces. pour limiter les crises de ton enfant ? Comment être une mère machin machin en une semaine ? Enfin voilà, on en a plein des conseils tout faits comme ça. Je suis tombée dedans, j'ai acheté des programmes divers et variés, j'ai lu plein de livres, enfin voilà. Et jusqu'à peut-être à un moment donné, me déconnecter de moi, me déconnecter de mon fils. me déconnecter de l'éducation que j'avais envie de lui transmettre et me sentir encore plus mauvaise, encore plus nulle, encore plus perdue. Donc voilà, j'ai envie de vous parler de ça aujourd'hui parce que je pense que ça concerne certaines femmes. Parfois, on ne se l'avoue pas sur le moment. Clairement, je me serais dit ça il y a 8 ans. Ouais, t'es une baby-mama, t'es pas mature émotionnellement. Je me disais, mais qu'est-ce qu'elle me raconte, elle ? Bien sûr que je suis mature émotionnellement, bien sûr que je gère. Bien sûr que je ne suis pas une débit-mama, je suis une super-mama, et machin, et machin. Et en fait, pas du tout. Je me voilais un petit peu la face. En même temps, personne ne m'avait dit ça à l'époque, mais je pense que si on me l'avait dit avec ce ton-là, je n'aurais pas du tout compris. J'aurais même trouvé ça bizarre. Mais en même temps, j'ai énormément de tendresse et de compréhension pour cette version de moi, cette femme que j'étais à l'époque. Cette baby mama, parce que tout simplement, je n'avais pas d'autres connaissances, d'autres ressources. Je faisais de mon mieux avec ce que j'avais comme connaissances et comme compétences à l'époque. Et surtout, je faisais ce que je pouvais avec mon niveau de conscience. Et c'était déjà beaucoup pour moi à l'époque. C'était énorme. Je me disais, mais j'ai l'impression de faire énormément, de m'investir beaucoup dans ma parentalité, dans ma maternité. Et en fait, mes fils ont toujours des crises. a toujours des émotions hyper intenses et je ne comprenais pas pourquoi. Et voilà, il y a encore une personne que j'ai vue aujourd'hui me parler de cette sensation-là. Et que voilà, son fils est difficile et voilà, donc on a évoqué ça. C'est vrai qu'on parle beaucoup des émotions des enfants, qu'il faut accueillir leurs émotions et tout, mais ok, mais comment on fait avec les nôtres ? Qu'est-ce qu'on fait de nos émotions, nous, de parents en fait ? Et je pense que c'est primordial, pour moi en tout cas, de se connaître, de connaître son fonctionnement. Connaître ses émotions, sa manière qu'on a personnelle de les traverser, pour accompagner au mieux son enfant dans son accomplissement personnel. C'est pour ça que je pense qu'être parent, c'est vraiment un apprentissage, un chemin. Il n'y a aucune honte à reconnaître d'où l'on part aussi. Parce qu'en fait, ça ne sert à rien de se mettre dans la culpabilité. Oui, j'aurais dû faire ci, j'aurais dû faire ça. Non, je n'aurais pas dû faire ci ou je n'aurais pas dû faire ça. Je ne savais même pas que ça existait. Je n'avais même pas cette conscience que je pouvais faire autrement. C'est venu plus tard. Donc, la culpabilité, elle est inutile. Elle ne sert à rien à part entretenir le cercle vicieux de la victime. Ce qui est intéressant, en revanche, c'est de se dire, qu'est-ce que je fais de ce passif ? Qu'est-ce que je fais de ça à partir du moment où j'ai mis de la conscience dessus ? En fait, je prends ma responsabilité. Cette responsabilité, elle ouvre un chemin. C'est, ok, j'ai fait ça avant, c'était pas l'idéal. Mais bon, j'avais pas d'autre choix. En tout cas, j'ai fait au mieux, ce que je pensais être le mieux. Maintenant, je prends ma responsabilité sur ça. Est-ce que j'ai toujours envie de transmettre ça ? Est-ce que j'ai envie de transmettre autre chose ? Est-ce que j'ai envie de continuer à agir de la même manière ? Est-ce que j'ai envie de faire différemment pour moi, pour mon enfant, pour mon entourage, mon couple, etc. ? Parce que ce que je vous dis là, finalement, je l'ai appliqué là, à l'exemple concret de mon fils, mais ça marche aussi pour d'autres sphères de sa vie. Vous pouvez l'appliquer dans la sphère qui vous parle. Donc voilà, l'idée, c'est de reprendre cette responsabilité-là. Cette responsabilité qui ouvre un chemin, qui fait... fait de la place à quelque chose de nouveau. Et puis, c'est aussi de se dire, maintenant, je m'engage à prendre la responsabilité de mon système nerveux, à commencer à le comprendre, à commencer à l'analyser pour avoir du contrôle dessus, pour reprendre ce pouvoir-là. Mais pas un pouvoir qui est toxique, pas un truc qui écrase, mais vraiment un beau pouvoir sur notre système nerveux, sur notre... Et d'être autonome dans cette régulation, donc ça peut passer par un accompagnement, on peut aussi le faire soi-même, mais c'est vrai que parfois, il faut quand même être honnête, en étant accompagné, on va peut-être plus vite et plus en profondeur, parce que quand on le fait par soi-même, on va là où on veut aller, alors que quand on est accompagné par un thérapeute, on va là où on veut aller, mais le thérapeute nous amène aussi là où on ne veut pas voir, donc c'est aussi intéressant. Voilà un petit peu ce que je voulais vous dire sur ça aujourd'hui. c'est un petit partage improvisé n'hésitez pas à me dire si vous avez vécu ça si ça vous parle ou si vous pensez que vous êtes dans cette phase là dans ce cas là je vous envoie toute ma tendresse et j'ai confiance en vous je sais que cette phase va passer déjà si vous écoutez cet audio et que ça vous parle c'est que probablement il y a déjà quelque chose qui est en train de bouger à l'intérieur de vous donc écoutez cet élan et voilà ce que j'ai à vous dire c'est que vous méritez Merci. d'être bien, d'offrir la meilleure éducation possible à vos enfants et de vous sentir le mieux possible. Donc ça passe par comprendre le fonctionnement de son système nerveux, de ses croyances, de se connaître. Et à partir de là, il y a plein de choses qui s'ouvrent, plein de belles choses qui s'ouvrent. Et puis ensuite, ça sera un travail régulier de cultiver cette nouvelle identité, cette nouvelle version de vous qui veut fonctionner différemment. Mais j'ai confiance en vous, je sais que vous êtes capables. Voilà, je vous laisse là-dessus. En tout cas, n'hésitez pas à me dire si ce partage vous a parlé. On peut s'écrire sur les réseaux sociaux ou sur mon site internet. Voilà, je vous dis à très vite !