- SUEUR D'ESPOIR
Nous sommes le samedi 11 juillet à Chamonix. En haut des montagnes, l'atmosphère est calme et paisible. Mais plus bas, sur la place du Mont Blanc, l'ambiance est différente. Ce jour-là, Chamonix accueille la quatrième étape de coupe du monde de difficulté. La seule en France cette année et la dernière avant les championnats d'Europe qui auront lieu fin août. Dans le précédent épisode. J'ai pris un peu de hauteur avec Héloïse pour comprendre l'athlète au pied du mur. Son parcours, son histoire, et la raison de cette absence de plus de 3 ans des compétitions internationales. Aujourd'hui, c'est sous un autre prisme que je vais vous parler de la vie de grimpeuse de haut niveau. Comment fonctionne une saison de coupe du monde, ce que cela demande en termes d'entraînement, les difficultés de cette vie si particulière, et ce qu'Héloïse met en place pour garder le cap. Au fil de mes échanges avec Héloïse... J'ai compris que son entourage était un pilier essentiel dans ses performances actuelles. Alors dans cet épisode, j'ai interrogé son compagnon et entraîneur pour avoir ce précieux double regard. Leur complicité pendant cet échange ne laisse peu de doute sur le fait qu'ils sont en train de construire quelque chose de fort, tant humainement que sportivement. Et vous verrez au long de cet épisode que ces deux aspects ne peuvent pas exister l'un sans l'autre.
- Antoine KAUFFMANN
Avec Elo, j'ai vite senti justement que c'était ce genre d'athlète qui en voulait autant que moi j'en avais envie et du coup où c'était sain de pouvoir pousser. On sent vraiment que c'est un mur de briques qu'on construit petit à petit. C'est aussi ça qui est amusant et paradoxal, c'est que moi je l'ai aidé à construire cet équilibre comme un copain et j'en ai récolté les fruits comme un entraîneur.
- Héloïse DOUMONT
Être sportif de haut niveau, ce n'est pas être un robot, c'est aussi être... Un être humain qui a des émotions et qui ressent les choses. Même dans la prépa, quand tout se passe bien, d'avoir des petits moments de down, c'est juste normal. Et c'est juste que pendant ces moments-là, les questionnements sont plus présents et on se demande vraiment si ça va marcher, si ça va aller, est-ce que j'ai le niveau ? Et c'est à ce moment-là qu'on commence un peu à psychoter. En fait, en Chine, j'avais tellement peur que ça avait détruit la confiance que j'avais.
- Antoine KAUFFMANN
Je pense aussi qu'il y a eu des choix qui ont été faits en début d'année que je ne regrette pas parce qu'il fallait les faire je pense, mais qui ont fait que la prépa n'était pas la plus adaptée et qu'elle est en train de devenir de plus en plus adaptée. En fait c'est évident que les 8 meilleurs ou les 10 meilleurs, ils ont une bien meilleure gestion de leurs émotions ou de leur capacité à faire face dans la difficulté, ils ont une confiance qui est plus inébranlable.
- Héloïse DOUMONT
Je suis arrivée ici à Chamonix en mode... Non mais c'est bon, je vais tout casser, je me sens trop bien.
- SUEUR D'ESPOIR
Un peu de magnésie sur les mains, un scan de la voix de bas en haut, puis une grande inspiration. C'est parti ! Au pied du mur, une série en trois épisodes autour de la saison d'Héloïse Dumont jusqu'au championnat d'Europe. Un projet rendu possible grâce à son sponsor RGENtec, qui accompagne Héloïse dans sa quête des sommets. Si vous ne connaissez pas encore cette marque, RGENtec produit des soins utilisables avant, pendant et après le sport pour résoudre les problèmes de peau que l'on connaît bien chez les sportifs. Zone irritée, brûlure, ampoule, frottement ou lèvres gercées, Vous trouverez forcément une de leurs crèmes, rollers ou sticks pour venir soulager et réparer. Alors allez faire un tour sur leur site après l'épisode, leurs produits sont incroyables et sans mauvais jeu de mots, toute l'équipe sont vraiment des crèmes. Merci à eux et bon épisode. Pour commencer, je trouvais important de bien expliquer comment se déroule une manche de Coupe du Monde en difficulté. Car entre les qualifs, les demi et les finales, beaucoup de choses changent.
- Héloïse DOUMONT
Il y a toujours 6 étapes de Coupe du Monde avec 1 an sur 2 en alternance le Championnat du Monde ou le Championnat d'Europe. Ici cette année, on est dans une année où c'est le Championnat d'Europe qui aura lieu fin août. Et donc en tout... En tout cas, pour moi, je vais réaliser cette compétition. Donc, six Coupes du Monde plus le championnat d'Europe. C'est un gros objectif, que ce soit pour la fédération, pour l'ADEPS, etc. On mise là dessus et puis c'est un bon indicateur aussi pour l'épreuve des JO. Ça c'est les étapes qu'il y aura durant l'année. Après une étape de coupe du monde ça se déroule par deux voies de qualification où les voies de qualification du coup sont flash donc on a la veille au soir normalement des vidéos de démonstration. On a un ordre de passage qu'on respecte. Le top 20 va passer dans Les 20 premiers d'office, quoi qu'il arrive, mais de façon aléatoire. Donc ça, dans un sens, c'est un avantage puisqu'on sait plus ou moins quand est-ce qu'on va passer. On sait que ça va être dans les premiers. Le désavantage, c'est qu'il faut se lever à 5h30, mais c'est pas grave, c'est OK. Ensuite, de là, sont sélectionnés les 24 meilleurs pour aller en demi-finale. Les demi-finales, comme les finales, c'est une seule voie à vue. Donc on ne peut pas voir les autres gens grimper, on n'a pas de voix de démonstration. On a 6 minutes pour lire la voix avant le départ de la compétition. La grande nouveauté aussi depuis 2 ans, je pense, c'est qu'il y a une photo de la voix de demi-finale en isolement. Donc ça veut dire qu'avec les coachs, on peut lire un peu mieux, puisque la lecture se fait vraiment uniquement avec les athlètes. Et puis en demi-finale, en finale, et puis en finale, on prend les oui meilleurs. Et là, c'est le même principe que pour les demi-finales. Donc, lecture de 6 minutes avant le début de toute la compétition, avec une photo dans l'isolement, voilà. Donc, quand on arrive sur le site de la compétition, le jour de la qualif', normalement, tout le monde aura déjà vu les voies de qualification et la démo. Et du coup, tout le monde sait quelles voies ils vont avoir, avec quelles méthodes il faudra faire. Donc c'est toujours des nouvelles voies, de qualification, de compétition en compétition. Demi et finale, c'est à chaque fois des nouvelles voies. Les ouvreurs nous proposent à chaque fois des nouvelles voies. Normalement, je crois qu'il y a un peu une tournande aussi d'ouvreurs différents pour chaque compétition. Peut-être parfois c'est les mêmes parce qu'il y a quand même six étapes à chaque fois. Donc c'est quand même beaucoup.
- SUEUR D'ESPOIR
En 2025, Héloïse a fait une saison record. Elle a vécu ses premières finales en Coupe du Monde, terminé septième mondiale. et 6ème au classement général de la coupe du monde. Un vrai tour de force qu'elle avait pour but de confirmer en 2026. Sauf que le début de saison ne s'est pas du tout passé comme prévu. Elle qui ne visait rien d'autre que les finales cette saison, ne passe même pas les demi lors des premières étapes. Entre stress et changement dans sa grimpe, le timing tombe mal, car fin août, elle devra sortir un gros résultat au championnat d'Europe pour espérer décrocher un statut adepts, une aide financière cruciale dans sa quête vers les Jeux Olympiques de Los Angeles dans deux ans.
- Héloïse DOUMONT
Mais je crois que c'est un peu ce que les entraîneurs avaient vu, que ma technique de grimpe n'était pas top, dans le sens où je grimpe un peu, pas de manière stable. Donc avec les débutants, on explique qu'il faut grimper en triangle et qu'il faut que le centre de gravité soit bien au centre de chaque... Partie des pieds quoi, pour que tu puisses être le plus stable possible en fait. Et on s'était rendu compte avant, mais ce qu'il y a c'est que je pense qu'il y avait trop de choses à travailler, donc c'est difficile de tout travailler en un an, c'est impossible, donc on a plus travaillé sur le relâchement, sur être bas dans les épaules, etc. Ici cette année, comme ces points d'acquis, enfin comme ces techniques-là, être relâchée dans les épaules sont acquis ou presque 100% acquis, On est en mode, ok, bon, on voit que c'est bon, le niveau il est là, les entraînements sont bien passés, mais tu grimpes trop mal en fait, donc il faut vraiment qu'on gère ce truc, parce que tu grimpes mal, tu fais des mouvements de façon hyper dure, alors que tu peux mettre juste un triangle justement avec tes pieds, et c'est rando le mouvement. Rajouter à ça le fait que psychologiquement, j'ai quand même des attentes de résultats qui sont plus élevées que... Toutes les saisons que j'ai pu avoir dans le passé, il faut dire ce qui est quand même parce que j'ai vraiment une attente maintenant de refaire vraiment ce que j'ai fait l'année dernière. Ça fait que je grimpe encore un peu différemment parce que, en tout cas ce début de saison, j'avais fort la pression aussi. Et du coup, je grimpe un peu plus crispée, donc tu rajoutes le fait de grimper un peu plus crispée, plus le fait de grimper avec à chaque fois les deux pieds du même côté, donc aucune stabilité. Plus, en fait, ça fait un effet boule de neige négative, donc ça va pas. On s'est vraiment dit, bon, on va essayer de grimper correctement. Donc, ici, ça fait deux semaines et demie où on est en mode. On va grimper en triangle, c'est l'objectif. Et je crois que c'est déjà un peu mieux. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça m'a donné un peu plus de confiance dans mes pieds. Donc je sens que là ici, j'ai osé pousser plus dans des petits pieds, alors qu'avant, j'aurais eu un peu peur de pousser dedans. En tout cas, ça a déjà fait un petit truc, un petit effet. En fait,
- Antoine KAUFFMANN
c'est le bon moment pour changer, parce que l'année prochaine, c'est les championnats du monde, et l'année d'après, c'est les OQS et les Jeux Olympiques. Donc finalement, s'il y a un moment pour tester, c'est quand même maintenant qu'il faut tester. Mais ce que je dirais aussi, c'est que... Ce changement est plus réactif que proactif. On a travaillé plein d'aspects de la grimpe d'Héloïse. On a beaucoup mis le focus sur qu'il faut être plus fort et plus résistant avec des bons résultats. Et en fait, les résultats de l'année dernière, qui sont finalement le fruit de ses acquis physiques, mais qui ont eu des effets qui ont déconstruit sa qualité de grimpe et sa gestuelle. Et donc en fait l'idée c'est pas tellement de changer sa grimpe, c'est de retourner à la qualité de grimpe qu'elle a pu avoir dans le passé, en conservant les acquis physiques en fait. Donc c'est pas tellement un espèce de truc qu'on essaie de sortir de son chapeau, mais plutôt « Oulala, on a bien travaillé là, mais en chemin on a oublié qu'on a perdu tous ces aspects-là, vite remettons-les ! » C'est peut-être pas très glorieux, mais c'est quand même un peu plus ça la démarche.
- SUEUR D'ESPOIR
Ça, c'est Antoine Kauffmann. Coach d'Héloïse et son compagnon également. Aux côtés d'Héloïse lorsque tout allait mal, il a été un acteur majeur dans son retour au sommet. Aujourd'hui la vie est belle et bien moins tourmentée. Main dans la main, l'objectif est clair, permettre à Héloïse de réaliser son rêve d'enfant en devenant olympienne à Los Angeles.
- Antoine KAUFFMANN
En début d'année, en début de saison, on essaye de fixer des objectifs, des objectifs qui sont... de processus et des objectifs de résultats. Donc on aimerait que Hello, par exemple, atteigne trois finales cette année, soit top 10 au classement général, par exemple, et des objectifs de processus qui seront des objectifs qui vont, s'ils sont remplis, donner des résultats et qui sont plutôt des objectifs type qualitatifs. Donc il faut, par exemple, réussir à améliorer sa fluidité, sa pose de pied, réussir à grimper. En étant dans des positions qui sont plus stables, ce genre de choses-là, ça on essaie un petit peu de, peut-être pas de les chiffrer, mais de les objectiver. On va essayer de les implémenter autant que possible, de manière aussi pertinente que possible, au sein d'une macro-planification qui, elle, sera une planification qui tourne plus autour des filières. Donc on pourra se dire pendant une première partie de l'année, on va travailler beaucoup plus ce qui est la force, et ensuite on va... aller petit à petit vers de la résistance. Et tout au long de l'année, on va garder en filigrane ces objectifs de processus, par exemple de relâchement, de rythme et de pose de pied, disons. Et alors, en fonction de l'année, au fur et à mesure de l'année, on réadapte les objectifs en fonction de ceux qui pourraient nous donner des meilleurs résultats, ou parce qu'on se rend compte que l'un est acquis, ou parce qu'un a besoin d'être reconsolidé, et donc on se réadapte comme ça. Et alors le jeu c'est de réussir à trouver des voies ou des structures qui nous permettent de travailler à la fois cette continuité physique et à la fois cette continuité technique qu'on va traverser tout au long de l'année. En fait on fait du testing tous les ans, une à deux fois par an, normalement en tout début de saison. Et alors on fait du testing, on check toutes des variables d'entraînement, force, force dans les doigts, explosivité, puissance, et alors aussi des variables physiologiques comme le lactate dans des efforts. de résistance ou comme la désaturation avec le NIRS pour voir à quel point on est capable de récupérer dans les voies. Là, on l'a fait aussi parce que cette année, on a voulu implémenter deux nouveaux types d'entraînement. Peut-être que d'ailleurs, c'était un peu trop d'essayer deux choses à la fois. On a essayé de faire du BFR, donc Blood Flow Restriction, donc des bandes qui viennent comprimer pour que le sang passe moins bien, pour qu'il y ait moins d'oxygène, donc on est un peu en anoxie. et ça a beaucoup d'effets métaboliques. Et donc ça, on a pris des taux de lactate dans des voies proches du niveau maximum. On s'est entraîné pendant deux mois et puis on a vérifié le taux de lactate et le taux de désaturation de l'oxygène pour voir si l'entraînement marchait bien. Avec des résultats OK, OK moins. Donc un petit peu déçu. A priori, c'est un entraînement qu'on ne gardera pas. Et par contre, ce qu'on a fait aussi, c'est qu'on a travaillé en hypoxie. Donc dans une salle hypoxique de l'université qui simule 4000 mètres d'altitude pour faire des suspensions. Là j'y crois déjà plus, peut-être qu'on doit revoir le protocole pour faire un petit peu mieux. On essaye de traquer autant sur du testing physique deux fois par an, j'aimerais faire trois, et sur du physiologique si on veut tester un nouvel entraînement. Moi je crois qu'il faut assumer le fait que je crois que le début de saison un peu difficile pour moi c'est beaucoup de l'aspect mental de ah il faut performer cette année, j'ai super bien performé l'année précédente, je veux faire aussi bien. D'ailleurs c'est un grand classique de quand on est un outsider et qu'on devient favori, si pas favori en tout cas attendu, c'est assez classique d'avoir du mal à performer derrière. Pour moi, ça, c'était le plus gros nœud qui fait que le début de saison était difficile. Mais je pense aussi qu'il y a eu des choix qui ont été faits en début d'année que je ne regrette pas parce qu'il fallait les faire, je pense, mais qui ont fait que la prépa n'était pas la plus adaptée et qu'elle est en train de devenir de plus en plus adaptée. Et pour moi, il y a deux choses en même temps. On est en train de lever un blocage mental d'un côté et la prépa est enfin telle qu'elle doit être.
- SUEUR D'ESPOIR
Les briques commencent à s'imbriquer car avant Chamonix, Héloïse rentre en demi-finale à Innsbruck. Un vrai soulagement car lors de ses premiers mouvements, la remise en question était forte. A-t-elle le niveau mondial cette saison ?
- Héloïse DOUMONT
En fait en Chine j'avais tellement peur que ça avait détruit la confiance que j'avais. Alors pourquoi est-ce que j'avais peur ? Sûrement parce que c'est la première de la saison, parce qu'il y a très fort la question de est-ce que l'entraînement a été bon. Est-ce que j'ai toujours le niveau parmi les finalistes de Coupe du Monde ? Est-ce que je vais le refaire ? C'était beaucoup de questions. Avoir fait cette bonne deuxième voie à Innsbruck, ça m'a directement redonné de la confiance en moi déjà. Parce que j'ai pu voir que c'est bon, j'ai quand même le niveau et la prépa a quand même été bonne. Parce que ça a vraiment fait... À Innsbruck, il y a vraiment une... Je fais 50 dans la première voie et en descendant de la première voie, j'étais en mode... Je n'ai pas le niveau. Vraiment, c'est ce que je me suis dit. Je n'ai pas le niveau. On a fait réunion avec les coachs pour discuter de ça direct après la première voix. Et du coup, on a essayé de mettre déjà un truc de... OK, bon, ça va être chaud les demi. On va essayer de travailler un truc déjà pour les championnats d'Europe et tout. Dans la deuxième voix, OK, on va mettre un objectif de processus. Donc déjà, il y a un objectif de processus et plus un objectif de résultat. Donc déjà, ça, c'est mieux psychologiquement. T'es plus focalisé sur un chiffre, mais sur quelque chose à faire, et donc c'est juste mieux.
- Speaker 1 Coupe du Monde Chamonix
Allez, Hélo, allez ! Celui-là, c'est vraiment un moment décisif. Ouais,
- Speaker 2 Coupe du Monde Chamonix
super bien engagé en tout cas. Allez Hélo, allez !
- Héloïse DOUMONT
En fait, ça s'est bien passé, et encore j'ai fait des grosses erreurs, donc ça aurait pu être mieux. T'as fait ce truc de... En fait, c'est beau. La prépa était bonne, mais juste la gestion de ma grimpe ou la gestion de ma pression n'est pas bonne actuellement. Donc, il faut travailler vraiment sur ça. Depuis Innsbruck à aujourd'hui, les entraînements se passent assez bien, je dirais même plutôt vraiment bien. Et du coup, ça crée de la confiance en fait. Et donc, ça a donné la confiance de sentir que je me sens bien, j'arrive à faire un move dur. Je me sens bien, j'ai eu facile dans le mouvement dur et donc ça a vraiment recréé une confiance. Et donc je suis arrivée ici à Chamonix en mode, non mais c'est bon, je vais tout casser, je me sens trop bien, j'ai envie de grimper.
- SUEUR D'ESPOIR
La preuve que le mental est une partie essentielle de la performance. Sans confiance, les compétences physiques sont complètement diminuées. Et ça, Héloïse en est bien consciente.
- Héloïse DOUMONT
Je sens que ça m'a beaucoup aidée, le contact avec la psychologue du sport, on match assez bien. Du coup, je crois qu'elle a les bons mots pour que j'arrive à comprendre ce qu'elle veut me faire comprendre ou même elle arrive à remettre les bons mots sur ce que je ressens parfois. Elle m'a beaucoup aidée à explorer de nouvelles pistes ou à être juste plus ouverte sur certaines pistes aussi parce que parfois on pense que c'est acquis en fait. pas spécialement, donc c'est bien parfois juste d'être ouvert et de remettre un peu en question. Je pense qu'on a encore beaucoup de choses à travailler, surtout l'aspect mental, parce que l'aspect mental, déjà c'est hyper complexe, et puis d'une fois à l'autre, ce n'est pas la même chose. Bref, c'est vraiment complexe et il y a beaucoup à travailler. Je crois qu'en compétition, l'aspect mental doit être là dès le début. C'est pas quand on a acquis les compétences physiques que l'aspect mental doit arriver. Je crois vraiment que l'aspect mental, il doit même arriver avant les compétences physiques. Parce que si t'es pas là mentalement ou prêt à t'entraîner ou prêt à forcer au bon moment, etc. En fait, tu sauras pas faire les compétences physiques, je pense. Mais c'est pas facile d'accepter d'aller voir quelqu'un pour t'aider sur l'aspect mental. Parce qu'il y a très fort... Dans notre culture, je pense, le fait de... Quand tu vas voir quelqu'un, un psychologue, même s'il s'est réécrit psychologue du sport, c'est comme si ça n'allait pas bien. Or, en fait, tout le monde devrait pouvoir aller voir un psychologue, ça ferait juste du bien à tout le monde. Enfin, c'est juste, ça te permet juste de faire le point sur ta vie, où tu en es. Et dans le sport aussi, où est-ce que j'en suis dans mon sport ? Comment ça se passe ? C'est quoi mes sensations ? Qu'est-ce que je ressens ? Ah, j'ai ressenti cette émotion-là, pourquoi j'ai ressenti ça ? Ah, mais c'est peut-être parce qu'en fait, il se passe ça et ça. Et donc je crois que c'est important de pouvoir travailler ça dès le début, le plus tôt au mieux, puisque plus t'es jeune, plus tu peux essayer de creuser et du coup être plus performant plus tôt. J'ai aussi travaillé avec Leonardo, un spécialiste de tout ce qui est un peu sophrologie, respiration et visualisation. Pour la gestion du stress, je fais plus de la respiration. Est-ce que je visualise quelque chose ? Non, en fait je visualise juste l'air qui rentre et essayer de respirer avec mon ventre. Parfois j'essaie de mettre une couleur sur l'air qui rentre, de la visualiser qui rentre dans mon corps, parfois c'est plus facile. Mais sinon pour la gestion du stress, c'est vraiment la clé, c'est la respiration globalement, c'est essayer de s'apaiser, etc. Ce que je fais beaucoup, c'est me parler à moi-même aussi pour me rassurer ou pour avoir juste des mots réconfortants, pour être positive envers moi-même. Moi, quand il y a l'approche des compétitions, souvent je suis un peu, comme ils diraient tous, une drama queen, dans le sens où dès que je ressens une petite douleur, une petite gêne, c'est plus une gêne. J'ai l'impression que je suis blessée et que c'est grave et que ça ne va pas aller. Peut-être que c'est lié à mes traumas, ma rupture des ligaments croisés. C'est vrai que là ici, cette année, c'est comme si avant la Chine, pour la saison 2026, c'est comme si j'avais un peu des blessures de partout, j'avais mal à l'épaule, j'avais mal aux doigts, j'avais eu mon genou. Ouais, c'est un peu comme si j'avais mal de partout, alors qu'en fait j'avais rien puisque j'ai parlé avec la psy, elle m'a dit screen un peu ton corps pour voir déjà qu'est-ce qui... Quelle émotion tu ressens aussi actuellement ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose ou pas ? Puis je ne sais pas, le lendemain, j'étais en mode, ok, je n'ai plus rien. Donc c'était vraiment, je crois juste qu'il y a un peu de la parano parce que ça ne va pas très bien et du coup, j'avais des doutes. T'as les doutes et donc tu commences à screener un peu plus ton corps dans tes doutes et tu te dis « Ah mais je sens un petit truc ici » . Sauf que comme je suis un peu drama queen, ça fait « Ah je sens un petit truc » . « Ah non mais peut-être je suis blessée en fait, peut-être qu'il faudrait que j'aille voir quelqu'un » . Et en fait, en fait, y'a rien. C'est juste, ouais, les doutes et cet aspect un peu négatif qui fait que tout devient grave comme ça. En tout cas, chez moi, j'ai ça assez fort.
- Antoine KAUFFMANN
Pour moi, le physique et le mental, ils s'entre-influencent dans les deux sens mutuellement. Et donc, en fait, c'est évident que les oui meilleurs ou les dits meilleurs, ils ont une bien meilleure gestion de leurs émotions ou de leur capacité à faire face dans la difficulté. Ils ont une confiance qui est plus inébranlable, mais elle est aussi construite sur des faits. Les faits qui le fait qu'ils soient plus solides. Et moi, je vois ça un petit peu comme des leviers ou des verrous. Il faut au minimum avoir cette capacité-là pour être dans le top 10. Il faut au minimum avoir cette capacité physique-là pour être dans le top 10. Et après, on peut un petit peu se niquer si on grimpe très bien un jour ou si un jour, on a très fort la confiance et ça nous convient bien ou on est vraiment dans un pic de forme. Donc, il y a quand même une forme de fluidité. mais si on veut être vraiment dans le noyau, Il faut et être fort, et être bon mentalement, et l'un influence l'autre.
- SUEUR D'ESPOIR
Dans les leviers qu'Antoine et Héloïse aimeraient essayer, il y a celui de la grimpe en falaise. Si l'escalade en falaise n'est pas une discipline olympique, elle se rapproche grandement de la difficulté. Dans une discipline où s'entraîner à grimper à vue est primordial, Les possibilités qu'offre l'extérieur sont infinies.
- Antoine KAUFFMANN
Quand on est en falaise, il faut fort décrypter les mouvements. Mais c'est une falaise, donc c'est gris, c'est bleu, il y a des strass partout, on ne voit pas très bien. Donc il faut accepter cette incapacité qu'on a à lire la voix depuis le sol et plutôt essayer de retrouver une fluidité dans la grimpe, une acceptation de notre incapacité à deviner ou décrypter les mouvements immédiatement. Et donc en effet, ça travaille pas mal le caractère instinctif, à condition qu'on ait cette capacité à avoir ce déclic en fait. Parce qu'on peut retrouver justement des gens qui, quand ils vont grimper en falaise, ça les bloque complètement. Ils grimpent très très statiques, ils essayent de tout contrôler, ils ont un peu plus peur, il y a plus d'engagement. Et c'est un peu ça qu'on a vu chez Elo l'an dernier, quand on a pu aller en falaise ensemble. Justement, j'ai pas du tout vu quelqu'un qui était fluide et qui prenait des risques et qui apprenait à vraiment développer... ses capacités de prise de décision mais je pense que c'est parce que c'est juste le... le froid n'est pas tombé c'est un feeling que tu n'as peut-être pas que l'autre n'a peut-être pas dans son bagage et donc quand elle va en falaise elle ne peut pas se dire je vais attraper ce feeling de fluidité de prise de risque etc mais c'est aussi un feeling que tu avais moins dans la grimpe en général même en salle, et que maintenant on commence à retrouver. Donc je pense que ce sera d'autant plus facile, et c'est pour ça que je pense que la falaisse c'est un super outil, parce que c'est une très bonne école de cette prise de risque, de cette recherche de la fluidité, de cette adaptabilité, et aussi ça fait des centaines, des milliers, et une infinité de voies à vue de haut niveau. Du coup, grimper à vue, c'est quand on se lance pour la première fois dans une voie avec aucune autre information que celle qu'on peut avoir du sol et éventuellement celle qu'on a échangée avec quelqu'un mais qui n'a pas été lui-même dans la voie. Donc on regarde avec des jumelles, on essaye de décrypter, on discute avec quelqu'un qui n'a pas été dans la voie et puis on essaye du premier coup. Et si on tombe, on a échoué. Si on réussit, on a enchaîné à vue. Et il faut quand même bien se rendre compte que... Si on veut faire des voies d'un haut niveau à vue, on va à Innsbruck, on en a 40 pendant 6 mois, on revient 6 mois plus tard, on en a de nouveau 40, ça fait 80 à l'année. Donc si on tourne un petit peu dans toutes les bonnes salles qui existent, on peut espérer faire 120 voies à vue sur l'année, et encore je suis vraiment super gentil, mais 120 voies c'est rien pour ce que la falaise a à nous offrir. offrir. Donc je pense que là, il y a vraiment un intérêt, ne serait-ce que parce qu'en termes de voix... C'est infini quoi.
- SUEUR D'ESPOIR
Lorsque la saison n'a pas commencé, Héloïse s'entraîne 30 heures par semaine, en plus d'un travail à côté. Lorsque les compétitions débutent, en plus des voyages, décalages horaires, etc., elles s'entraînent entre 15 et 20 heures. Un rythme de vie qui n'est ce que très peu de place au moment pour souffler alors qu'en plus tous ces efforts n'aboutissent pas aux résultats escomptés il devient compliqué trouver du positif dans tout ça malgré une saison 2025 exceptionnelle pour eloïse la face cachée derrière les résultats et qu'il y a eu des moments moins facile et des envies de rentrer chez soi et ça à la télé ou lors des compétitions ce ne sont pas des choses que l'on voit ouais bah c'est comme
- Héloïse DOUMONT
C'est un entraînement et c'est un quotidien comme n'importe quelle personne qui vit au quotidien, dans le sens où être sportif de haut niveau, ce n'est pas être un robot, c'est aussi être un être humain qui a des émotions et qui ressent les choses. Se lever tous les jours pour aller à l'entraînement, pour essayer d'apprendre quelque chose, et parfois on est fatigué et du coup on n'arrive pas comme ce qu'on voudrait, ou du coup on n'est pas performant comme on voudrait, ou on n'y arrive pas comme on voudrait. On n'a pas le niveau qu'on voudrait juste. Parfois ça fait juste reposer des questions sur ok est-ce que je fais bien de le faire ou on est un peu fatigué ou en fait on se rend compte qu'il faut faire quand même beaucoup de concessions pour que ça marche bien d'être sportif de haut niveau. On ne peut pas aller faire la fête tous les week-ends, ce n'est pas possible. Et du coup parfois juste tu te mets les doutes sur est-ce que ça va marcher, est-ce que ça en vaut la peine, est-ce que ça arrive à tout le monde d'être... Même dans la prépa quand tout se passe bien d'avoir des petits moments de down c'est juste... En fait, c'est juste normal, ça s'appelle juste être un être humain qui vit. Et c'est juste que pendant ces moments-là, les questionnements sont plus présents et on se demande vraiment si ça va marcher, si ça va aller, est-ce que j'ai le niveau ? Et c'est à ce moment-là qu'on commence un peu à psychoter parce que parfois, ce moment un peu de down peut durer, je ne sais pas moi, une ou deux semaines. Et du coup, on se demande si ça va vraiment aller, est-ce que j'ai le niveau ? Pas vraiment.
- SUEUR D'ESPOIR
Pour l'aider à surmonter ses moments de moins bien, elle sait qu'elle peut compter sur un entourage solide qui est là pour elle et qui ne la laissera pas tomber.
- Antoine KAUFFMANN
Si je la regarde avec un regard sportif, je pense que c'est quelqu'un qui en veut vraiment, qui est très professionnel, qui est très carré, qui a vraiment cette volonté d'apprendre, vraiment cette volonté d'apprendre. Moi, quand j'ai commencé à travailler avec Héloïse, je me suis tout de suite dit, il ne faut pas la lâcher, j'ai enfin quelqu'un qui veut faire autant que moi, j'ai envie de faire. Parce qu'en fait, c'est souvent le problème quand on commence comme entraîneur. Les athlètes, ils n'ont pas envie de sacrifier leur vie pour être des athlètes de haut niveau. Quand on s'entraîne un petit jeune de 14 ans, tu ne peux pas lui dire, sacrifie ta vie, entraîne-toi 30 heures par semaine, va voir un nutritionniste, ça n'a pas de sens. Et avec Elo, j'ai vite senti justement que c'était ce genre d'athlète qui en voulait autant que moi j'en avais envie. Et du coup, c'était sain de pouvoir pousser. C'est aussi quelqu'un qui est fort à l'écoute, où on a pu travailler. sur des tonnes d'aspects, finalement, depuis des années. On sent vraiment que c'est un mur de briques qu'on construit petit à petit. On propose un nutri, ah oui, peut-être, je ne sais pas, hop, tac, nutri, on propose un préparateur physique, ah oui, peut-être, tac. Et petit à petit, en fait, on est vraiment en train de construire quelque chose parce que Hélo, c'est quelqu'un avec qui on peut vraiment construire. Mais sur le plan personnel, moi, je pense que Hélo, c'est quelqu'un qui sait vraiment... qui sait vraiment s'écouter, qui se connaît, et je pense que c'est un de ses plus grands avantages. C'est pour ça qu'elle se blesse très peu, voire pas. C'est pour ça qu'elle sait quand c'est trop. Et c'est aussi quelqu'un, du coup, grâce à ça, à qui je arrive à travailler bien, parce qu'en fait, j'ai confiance dans son analyse en elle-même. Et quand elle me dit « c'est trop » , je dis « ok, c'est trop, et on fait moins » . Et en fait, cette confiance que j'ai dans sa capacité à se connaître, c'est vraiment un super atout dans l'entraînement, parce qu'il y a des gens qui... ont une très mauvaise analyse d'eux-mêmes et donc tu peux pas leur faire confiance totalement comme entraîneur mais d'un autre côté ne pas faire confiance en tant qu'entraîneur à ton athlète c'est un peu red flag aussi et du coup il y a un espèce de cercle vicieux comme ça où on est obligé d'accorder sa confiance à l'athlète tout en ayant une conscience ou un sentiment que l'athlète se trompe peut-être dans son analyse qui rend vraiment l'entraînement assez complexe parfois et avec Elo on est presque pas là-dedans, il y a toujours un peu ça parce que On ne peut pas être toujours 100% sur la même longueur d'onde. Si c'était le cas, il n'y aurait pas besoin de coach, j'ai envie de dire. Mais du coup, cet aspect-là, il est pour moi primordial. Et à côté de ça, je pense que Hélo, c'est quelqu'un qui est vraiment fort équilibré dans sa vie. Et je pense que c'est ça aussi qui lui permet maintenant de performer. C'est que la vie, elle roule. On sait comment ça fonctionne. Elle s'entend bien avec sa famille, elle apprécie son travail, nous on a une chouette relation, du coup... Finalement, tous les à-côtés permettent de faire que l'escalade, c'est la cerise sur le gâteau d'une vie qui roule plutôt bien. Et je pense que ça, c'était une des grosses constructions qui ont permis à Héloïse de performer et de s'améliorer. Et c'est aussi ça qui est amusant et paradoxal, c'est que je pense qu'elle avait besoin de cet équilibre pour devenir une athlète de très haut niveau. Et moi je l'ai aidé à construire cet équilibre comme un copain, et j'en ai récolté les fruits comme un entraîneur.
- SUEUR D'ESPOIR
A Chamonix, Héloïse réalise une première voie de qualif, comme elle n'en avait jamais fait auparavant, se classant 4ème. En demi, elle se classera finalement 17ème, un peu trop juste pour la finale. Si les résultats ne sont pas encore là, le processus, lui, est en cours, et le travail commence de plus en plus à porter ses fruits.
- Héloïse DOUMONT
Du coup, dans la première voie, ça se passe assez bien. Dans la deuxième voie, il y a encore des trucs à gérer. Mais on ne peut pas refaire le monde en deux semaines et demie, ce n'est pas possible. Donc je crois qu'on doit continuer sur ce qu'on est en train de faire là. Continuer avec la psychologue aussi. Du coup, là ici, je lui fais des vocaux au fur et à mesure de la journée pour expliquer mes sensations et comment je me sentais. Parce qu'il y a un truc à en tirer, quoi qu'il arrive. Et donc, il faut travailler là-dessus. Prendre tout ce qui est positif ici, le prendre et vraiment se servir de ça parce que je pense que c'est une bonne ligue directrice pour moi. Sachant qu'en 2025, j'avais aussi très fort un objectif de processus et un peu moins un objectif de résultat. C'était plus, je viens, je vais grimper et mon objectif ici ça va être, je vais enchaîner la voie, je veux aller le plus haut possible. que quand j'ai commencé la saison, c'était... Non mais je vais être dans le top 8 en fait.
- SUEUR D'ESPOIR
Côté français, Chamonix avait une saveur particulière cette année. Car cette Coupe du Monde était la dernière de Manon Hilly, multiple championne de France en difficulté et médaillée en Coupe du Monde. À côté de ce palmarès déjà immense, Manon est une redoutable grimpeuse en falaise. Grimpeuse qui se qualifie d'instinctive, c'est une athlète dont Héloïse se sent proche. dans la manière de voir la grimpe et la vie.
- Héloïse DOUMONT
J'aime vraiment beaucoup Manon Hilly, je trouve que c'est une chouette grimpeuse avec un chouette état d'esprit, une bonne vibe, une chouette mindset et tout, elle est vraiment top. Et ouais, je la rejoins assez fort pour ça, j'ai l'impression que juste... En fait, parfois en compète, il faut juste aussi se laisser un peu aller et se faire confiance sur ce qui est bien et ce qui n'est pas bien. Et si tu as une bonne confiance en arrivant à la compète, Je pense que tu peux vraiment te faire confiance, je crois. Parce que du coup, tu vas t'écouter, tu vas te laisser aller, tu vas vivre aussi pleinement la compétition, tandis que si t'es un peu trop dans ton truc, il faut faire ça à ce moment-là, c'est important, je dois faire ça, être pressée par tout ce qu'il faut faire. Mais je crois que tu passes aussi un peu à côté de ce que la compétition va t'offrir.
- SUEUR D'ESPOIR
Quand une carrière s'arrête, elle laisse la place à de nouvelles têtes. L'escalade connaît un vrai boom ces dernières années. et dans l'autre ses nouveaux pratiquants, il y en aura sûrement certaines ou certains qui se retrouveront un jour place du Mont Blanc, non plus pour encourager, mais pour participer à cette étape de coupe du monde qui fait tant vibrer.
- Héloïse DOUMONT
S'ils rêvent de pouvoir faire quelque chose, il faut juste y aller, il faut juste essayer de mettre toutes les choses en place. S'ils ont X cartes à pouvoir mettre en place, d'essayer de mettre toutes les cartes possibles dans ce qu'ils souhaitent accomplir, de croire en eux surtout. et d'essayer d'être accompagné par le plus de monde possible, parce que plus on est, mieux c'est, et de juste s'amuser, grimper, vouloir apprendre encore et encore.
- SUEUR D'ESPOIR
Pour ma part, les cartes que j'ai en main pour que ce podcast soit de plus en plus écouté sont de vous demander de vous abonner et de lui mettre 5 étoiles sur vos plateformes d'écoute préférées. C'est la fin de cet épisode, j'espère qu'il vous aura plu. Encore un immense merci à Argentech, qui soutient cette série audio au pied du mur. Allez voir leurs produits, ils sont vraiment fabuleux. Personnellement, je vous recommande vraiment la crème anti-friction, vous verrez, l'utiliser c'est l'adopter. Merci pour votre écoute, c'était Sueur d'Espoir, et à bientôt pour un nouvel épisode.