Speaker #0Bienvenue sur Super Agent, le podcast qui sort du tumulte de l'IA pour illustrer deux fois par mois un cas d'usage réel. Un indépendant, une indépendante raconte comment un outil a changé sa manière de bosser. Une histoire concrète, une leçon appliquée, le futur du travail incarné. Bon épisode. Salut Rémi. Salut. Trop content de faire cet épisode avec toi. Ça fait un petit moment qu'on s'était... On ne s'était pas croisés en soi. Et la dernière fois qu'on s'est croisés, on était chacun de nous dans une histoire un peu différente. Tout à fait. Mais on s'est rencontrés à l'école. On a fait la même école. Et maintenant, on se retrouve là. Donc, c'est génial. Et pour démarrer cet épisode, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter ? Bien sûr. Déjà, merci pour l'invitation. Très, très content de te retrouver après tout ce temps-là. Donc, je m'appelle Rally. Je suis entrepreneur. J'ai fait une école de commerce, un peu comme toi, travaillé quelques années dans le conseil et très rapidement lancé une startup qui s'appelle Nomadi, donc au lieu de la location de matériel de voyage, court durée, en France et en Belgique. Et depuis un an, je travaille beaucoup dans tout ce qu'il y a et je viens de lancer un nouveau produit, un nouveau projet du coup, qui s'appelle Rovella et c'est le Shopify AI. Donc voilà un petit peu, un petit topo. Trop bien. Oui, non, mais c'est bien. Ça résume quasiment un peu le switch que je veux faire du début de l'épisode à la fin, disons, qui est qu'on regarde un peu ton parcours de ce que tu as fait avec Nomadi au départ, mais aussi tout ce qui s'est passé. Et c'est là où on va passer du temps, parce que c'est le thème de ce podcast. C'est le super agent qui parle d'agentique, qui parle d'automation avec l'IA, qui parle d'outils, qui intègre les LLM plutôt en mode brapper. Et qu'est-ce qui s'est passé dans ton année où tu as fait quand même un switch important lié aussi à cette accélération côté IA générative qui est fort ? Donc c'est ça qu'on va explorer pour démarrer sur Nomadi un peu. Tu en as dit deux mots, mais tu vois, quelle était du coup la boîte ? Qu'est-ce que tu résolvais comme problème ? Est-ce qu'à ce moment-là, dans la boîte, il y avait une stack d'automation déjà à l'époque ? Est-ce que ça démarre de là ou pas ? C'est vrai que c'est un switch ultra paradoxal parce qu'au final, c'était un business très logistique, très consumer et très opérationnel. parce qu'au final, on faisait de l'allocation, on avait stock nous-mêmes, on gérait la logistique nous-mêmes, on faisait beaucoup de choses en interne, donc l'acquisition, etc., qui est un peu plus technique, si on peut appeler ça technique, mais absolument pas de brick tech en propre. On avait un site sur CrestaShop, donc c'est un concurrent de Shopify qui est français, qui est un petit peu ancien, disons. Grosse détechnique accumulée par tout simplement manque de connaissances. On était des débutants avec ma cofondatrice. On est parti sur cette solution qui paraissait simple, pas chère, efficace, mais en scalant le business, en construisant, on s'est rendu compte que la tech, c'était important. Mais à ce moment-là, il y a un dilemme. C'est soit on investit en acquisition et en développement de la boîte, soit on investit en tech, surtout quand on n'est pas tech. Donc, à ce moment-là, pour le coup, on ne se pose pas de questions. Il y a Sajabite qui sort en 2023, 2024, mais franchement, on est pris dans le tourbillon. La boîte, elle est très bien, donc on n'a même pas pris... On l'utilisait beaucoup, l'IA pour tout ce qui était rédaction, mail, SEO, donc des usages que tout le monde connaît, mais jamais sur la partie technique qui demande un peu de temps et une learning curve qui n'est pas si évidente que ça. Donc non, pas de briques techniques directes. On a recruté un CTO à la dernière année, donc on a construit toute notre tech en interne, mais j'ai envie de dire un peu à lancée. Donc on a recruté un très bon CTO qui a construit Front Scratch. Lui, il n'utilisait pas... J'ai utilisé pas mal d'IA, plus pour raisonner, mais il codait lui-même. C'était nécessaire parce qu'on a construit un outil qui stoppe. Mais aujourd'hui, je me rends compte qu'avec les outils qui faisaient le lien de PrestaShop à ton activité très physique, parce que quand on en parle, on peut nous mal dire. Donc en gros, c'est des gens qui te louaient juste pour que les gens comprennent qu'ils ne connaissent pas forcément la boîte. Par exemple, ils ont pu te louer un appareil photo. Ouais, sans partir en vacances. C'est ça. On a eu de la location de matériel de voyage pour la course de jeu. Donc tout ce qui était appareil photo, un gros focus high-tech. GoPro, drone, caméra et une partie accessoire, donc des sacs à dos. des perches, des trucs comme ça. Et nous, on expédie ça chez le client avant qu'il parte en voyage. Et quand il est revenu, il nous renvoie tout ça. Donc, la gestion du stock, les flux entrants, les flux sortants, la tenue de l'inventaire, le remplissage. Il y a une grosse complexité logistique que connaissent beaucoup de loueurs. Mais en courte durée, c'est beaucoup plus intense parce qu'il y a beaucoup plus de flux qu'en longue durée. Par exemple, quelqu'un qui loue une voiture sur des durées comme 12 mois, 24 mois, il connaît un petit peu son inventaire. Alors que nous, il fallait l'optimiser. Puis, il y a la généralité. Donc, on a le besoin d'un outil technique qui nous permette de faire du prix flottant. de faire du temps réel sur le site, etc. On l'a construit et l'idée, c'était de migrer de PrestaShop à une infrastructure entièrement propriétaire. Et donc, ce qu'on a fait à la fin, mais du coup, on a dû arrêter la boîte un petit peu après avoir fait ça, pour d'autres raisons, pour le coup. Mais on n'a pas forcément beaucoup leveragé la puissance de l'IA, qui peut-être aussi n'était pas aussi mature qu'aujourd'hui. C'était l'été 2024, donc c'est déjà bien, mais ce n'était pas aussi mature que ça en termes de sa partie code. Et du coup, c'était un peu ça sur la partie technique de Nomadi. Sinon, le business... ça restait quand même un business complètement, pas du tout technique. Donc, on avait des enjeux qui étaient purement physiques, physiques, logistiques. C'est ça exactement. Logistique, bien sûr, à l'acquisition client, donc de faire en sorte que l'activité soit rentable et tout. Et la tech venait accompagner ça, et plus accompagner le scale qu'accompagner en fait la base de l'activité. Et le propos du coup de l'ordre logistique et de scale, c'est... quand on a parlé ensemble, quand on s'est retrouvé, ton sujet qui t'a fait switcher à ce que tu fais aujourd'hui, à quel moment t'es rendu compte que l'escalabilité n'était pas celle que tu avais attendue au départ ? En fait, il y a deux ou trois éléments qui ont fait qu'on a des arrêtés. Le premier, c'est que paradoxalement, on a fait une super année de 2023, donc on a multiplié par 7 le chiffre d'affaires par rapport à 2022, et donc on a levé des fonds, on a beaucoup investi, d'où l'investissement tech, parce qu'on anticipait une grosse croissance. Et puis en 2024, on plafonne, j'ai envie de dire, on ne fait pas le même chétain, mais on fait un beau multiple par rapport à 2023, mais par rapport à ce qu'on attendait, par rapport aux investissements, on plafonne et puis surtout le coût d'acquisition augmente beaucoup. En fait, souvent il y a une règle dans le consumer, c'est que plus le coût d'acquisition augmente vite, plus le marché est petit ou saturé. Et on s'est rendu compte que du coup, on faisait énormément d'efforts pour ne pas tant de retomber au niveau du marché. Donc au début, on se posait des questions, on se disait est-ce que c'est nous qui faisons mal les choses, etc. Et donc, on arrive à s'entourer de super entrepreneurs, des gars qui font de la location, qui ont des boîtes qui font plusieurs dizaines de millions de chiffres d'affaires. Tous nous disent que ce n'est pas totalement nul ce qu'on a fait, mais que peut-être que le marché n'était pas si grand que ça. Et donc, on commence à se poser des questions et on décide d'arrêter. Peut-être que, enfin, on ne sait pas si c'était la bonne décision ou pas, mais on a décidé d'arrêter suite à ça. Et l'autre point, c'est que c'était une activité extrêmement lourde. Donc avec beaucoup, beaucoup de contraintes physiques, de contraintes opérationnelles, de coûts fixes et une grosse naïveté. Et pour le coup, la dernière année, c'est 2024, on a eu les JO à Paris qui ont fait que les Français sont beaucoup partis en vacances au même moment. Et donc, on a eu un gros bic, mais qui a duré que 10 jours. Alors que l'été, les étés d'avant, on arrivait à avoir deux mois, trois mois. Donc, on arrivait à faire plus d'affaires. Donc, il y a des impacts comme ça qui font que ça met un coup dur à une startup. Et ça demande aussi énormément d'investissements, autant physiques que financiers. parfois des retombées qui sont très long terme et donc on a aussi décidé d'arrêter par rapport à ça, ce qui était un choix assez conscient de notre part. Oui, conscient et maintenant réussi, quelques mois après on va voir pas simple sur le coup bien évidemment pour aller, si on a le temps parler un petit peu de cette partie de closer une entreprise avec des salaires etc mais aujourd'hui bien sûr très content et puis au final dans toute situation il y a des opportunités. Oui, des opportunités, c'est une question de grandir aussi nous, on est quand même des entrepreneurs et t'as besoin à un moment donné aussi d'apprendre et l'échec en fait partie, c'est pas notre culture en France mais Merci. C'est dommage, mais c'est ça. Exactement, ça en fait partie. Et je pense que les plus gros apprentissages, c'est dans les moments de difficulté. Sans dire d'échec de difficulté, dont régler un problème. Réfermer une entreprise, c'est régler un problème. C'est faire face aux investisseurs, faire face aux salariés, faire face aux créanciers, faire face aux dettes, faire face à l'administration, que ce soit fiscale ou même juste les procédures. Et peu de gens parlent de ça, pour le coup, de manière assez ouverte. Mais ce n'est pas une procédure facile. C'est tout. Ce n'est pas facile aussi de trouver des gens qui vous conseillent pendant cette période-là de manière assez bienveillante. Comme je disais, quand tout se passe bien et tout le monde est là, mais quand ça se passe un peu plus mal, il y a un peu moins de monde. Et du coup, c'est là que l'entourage et l'environnement comptent énormément, je pense, dans la vie d'un entrepreneur. Et donc, c'est un des choix importants que j'aurais peut-être pu mieux faire au début de la première, enfin de l'omazie, de mieux m'entourer dès le début. Je suis content de d'avoir fait un moment, mais c'est important. Oui, c'est intéressant. J'allais te demander, alors là, si du coup, tu as répondu à ma question d'un point de vue humain, je me serais mis entouré. Et du coup, d'un point de vue technique, tu as un peu abordé le truc. C'est-à-dire, là, on avait les fonds, on se faisait notre techno propriétaire. Est-ce qu'il y a des choses technologiquement que tu aurais fait différemment si tu recommençais ? Absolument. Aujourd'hui, là, tu recommences. Au moment où on se parle, c'est drôle ce que je veux dire, mais je n'aurais potentiellement pas fait ce business en ayant cette expérience d'entrepreneur que j'ai. Pour des raisons évidentes. Mais je pense que c'est aussi ce qui fait qu'on progresse. Quand on commence, quand on est préentrepreneur, on a la naïveté de se dire « Ah, ça devrait être une bonne idée, j'y vais. » Sans avoir cette clairvoyance de voir qu'il y a plein d'éléments qui font qu'un business peut être bon ou moins bon dans les grandes lignes, bien évidemment. Aujourd'hui, ce business-là, avec du recul, je me rends compte que c'était très compliqué à exécuter et à ce qu'il est, mais que c'était un pari qui était tellement difficile que du coup, avec Héloïse, mon accro-dresse, on est d'accord, c'est que ça nous a permis de nous mettre un standard d'exigence tellement élevé parce que le business était dur. qu'on a vraiment progressé sur plein de choses. Donc aujourd'hui, la bonne nouvelle, c'est qu'on arrive à bien monétiser ces compétences-là et on est, je pense, aussi très contents d'avoir progressé, mais ce n'était pas le business le plus facile à faire. C'est ça. Donc, pour répondre à ta deuxième question sur la partie technique, sur la partie technique, aujourd'hui, avec ma connaissance d'aujourd'hui, bien évidemment que... j'aurais très certainement fait les choses différemment et j'aurais eu beaucoup plus d'autonomie sur la pratique technique. Maintenant, par rapport à ce business en particulier, je pense que ça dépendait pas vraiment de la technique. La technique était vraiment un bon outil pour scaler, mais c'était pas forcément une condition... Je me rappelle, quand on était vraiment en maths, c'était nécessaire, mais pas suffisant. C'est nécessaire, mais c'est pas suffisant. Du coup, c'est un « nice to have » quand on grosit, donc c'est le problème de riche. Par contre, c'est pas indispensable pour commencer. On a commencé sur un Excel et on a géré, je crois, 500 équipements sur un Excel. Donc, on est passé sur une solution propriétaire après avoir fait de l'Excel. Oui, plusieurs centaines de milliers d'euros de matériel. Et on a réussi à faire tenir le business. Ce n'était pas très simple, mais on a réussi. Il y a deux business, c'est-à-dire la tech, c'est juste impossible. Donc, c'est pour ça qu'il y a aussi cette variable-là. Mais ça m'aurait facilité à tâcher. Oui, le basse-colle. Ce n'est pas maintenant le même stack technique, je dirais, ce qui est à disposition aujourd'hui versus ce qui était à disposition il y a trois ans. Absolument. Incroyable. Absolument. Et aussi, la notion d'automatisation, à l'époque, en tout cas en 2022-21, il n'y avait pas tous ces outils de workflow qu'on va aborder plus tard, mais il y avait, il faut coder, un point d'un input qui est un output. Il n'y avait pas, on branche trois briques et on passe quelques minutes ou heures sur chaque GPT et puis ça sort. Et ça, c'est quelque chose... Il y a les deux. Exactement. Et quelqu'un qui n'est pas technique, il ne comprend absolument pas une documentation technique. Et donc, c'était juste pas envisageable de se dire, ah, j'ai automatisé Google Sheets, qui fait ça. Alors qu'aujourd'hui, sans être technique, on peut automatiser des tâches qui, moi, je me rappelle, ça me prenait plusieurs heures par jour de mettre à jour l'Excel, de créer pas mal de petits trucs à la main tous les jours par rapport aux locations de la journée, qu'aujourd'hui, on aurait pu automatiser sans aller jusqu'à construire la brique technique entièrement. Ouais, ouais, au moins, commencer à automatiser les trucs que tu fais, se prenait du temps à la journée. Et si je pousse un peu plus loin... C'était plusieurs heures par jour, moi et mon associé. Ça aurait pu nous permettre de donner des heures pour faire des choses différentes. Peut-être qu'on aurait pu développer d'autres choses. Pour tous les entrepreneurs aujourd'hui, c'est un gain de temps énorme et un besoin de repousser les recrutements qui, d'une part, fait du bien à 13 heures, et puis d'autre part, permet de rester focus. On parle, nous, en tant qu'entrepreneurs, et c'est tout le thème de ce podcast. À chaque fois, j'ai vu des freelances, parce que notre communauté est constituée d'une grande majorité de freelances. qui ont raconté ça. Tu vois, ce truc, quand je dis super agence et toute cette notion, il y a Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn qui a fait ce livre qui s'appelle Super Agency qui parle de l'agency en termes humains. Et quand tu délègues, en fait, cette partie-là à la technologie, ça te libère pour le moment où toi, tu as de la valeur. Robots de valeur et d'humains, pour toi, le déclic qu'il y a eu dans les 12 derniers mois, c'est le déclic de dire je vais devenir technique. Justement, on parlait de technique. Je pense que c'est le cas d'eux. En fait, il y a pour moi un changement énorme dans le futur du travail qui est lié à la progression de l'IA dans les derniers mois, qui est justement ça, qui est l'abaissement, finalement, de la barrière où avant, on avait vraiment passé du temps à apprendre à coder, etc. Toi, t'es devenu technique en 12 mois, en gros, c'est ça l'histoire ? Un peu moins, mais oui. En fait, ce qui est intéressant dans cette histoire-là, c'est qu'aujourd'hui, on a accès au code beaucoup plus facilement grâce à l'IA. Par contre, comme pour toute innovation, j'imagine que la majorité des gens ne vont pas jusqu'à pousser en production, entre guillemets. ce qu'ils font. C'est-à-dire qu'ils vont faire un petit workflow sur un outil de workflow, mais ils ne vont pas l'utiliser. Ils vont écrire une page ou deux pages ou une petite mini web app, mais ils ne vont pas la poser. Et donc, en fait, cet extra mile à ce 20%, c'est lui qui est le plus dur, mais c'est lui qui fait la différence aujourd'hui et qui fait que, pour le coup, son accès est un peu plus amélioré. Voilà, les modèles qui sont sortis il y a quelques jours permettent de réduire drastiquement le nombre d'évents et donc d'aller plus loin. Mais aujourd'hui, ouais, le truc, c'est que je vais raconter un petit peu mon histoire. Je n'ai pas envie de dire que ça m'est tombé un peu dessus, c'est plus de la curiosité. C'est-à-dire que Moi, quand j'ai arrêté la boîte, du coup, période un petit peu compliquée, je me mets en freelance dans ce que je savais bien faire, c'était de l'acquisition client. Donc, j'aide des boîtes consumeurs à ce qu'elle est, faire ce qu'on avait fait nous dans la boîte et qui fonctionne plutôt bien. J'ai un peu de temps à côté et pour un peu faciliter ma vie, je commence à faire des workflows pour créer des campagnes Google Ads. Le premier workflow que je fais, d'ailleurs, c'est un workflow sur N8N qui permet d'appeler l'API de Google Ads et par rapport à certains mots-clés. Faire un export des mots-clés, envoyer ça à Cloud, créer une structure de campagne avec des ad-sets. Et puis moi, je récupère ça et j'étais implémenté. Ça, c'est des choses qui me prenaient peut-être 3-4 jours. Ils n'allaient pas jusqu'à l'implémentation. Ils te donnaient les armes pour créer les campagnes plus rapidement. C'est ça. C'était possible d'aller jusqu'à l'implémentation, honnêtement. Il fallait juste un peu plus d'accès au compte Google du client que je trouvais qui n'avait pas beaucoup de valeur au moment où je le faisais. Mais pour une agence qui fait de l'acquisition, par exemple, ça vaut largement la peine d'aller jusqu'à l'implémentation. Et puis après, il y a quelqu'un qui vient, qui repasse, qui remonte derrière. C'est plusieurs jours de travail, parce que trouver les mots clés pertinents avec les volumes, les trier, choisir les ads, c'est pour ceux qui connaissent, donc c'est des groupes d'annonces dans lesquels mettre ça, puisque le groupe d'annonces conditionne l'annonce, donc il faut faire une architecture un peu compliquée. Ça, c'est des choses qui prennent plusieurs jours aux agences, ou même aux annonceurs qui le font eux-mêmes. Donc à la base, ça a commencé par ça, pour vraiment un peu faciliter, mais c'est pas mal quand même, ça fonctionne bien, c'est assez fiable. Il y a quelques erreurs, mais... Et puis, donc, ça m'amusait un peu, mais à ce moment-là, j'y comprenais. strictement rien au code je voyais que c'était facile de faire du chaînage d'action donc avec un input qui était je sais pas chaussures running France un output 10 000 mots clés qui se tournent autour de ça et une construction de la campagne et donc je pousse un peu ça et je commence à boussiner un projet perso qui est une app de wellness et je construis tous les backends de cette app là sur N8N donc il y avait 15 barcodes qui tournaient avec l'authentification etc et le frontend pareil codé et tout ça avec Cloud donc à l'époque il n'y avait pas encore Cloud Code il n'y avait pas encore des facts quoi C'était même avant, c'était le workbench, la consonne. Donc en fait, c'était vraiment du manuel le plus réduit. Mais en fait, il y a un truc que je disais quand on commence quelque chose qui est bien, quand je trouve que c'est bien, c'est la naïveté, la curiosité, l'obsession. En fait, je ne savais pas que ce n'était pas le bon moyen de le faire. En même temps, je me disais, si ça commence à marcher un peu, c'est que ça peut marcher jusqu'au bout. Et puis, je voulais vraiment progresser parce que je trouvais que c'était vraiment sympa. Et donc, je le fais. Et puis aussi, il y a une notion. Il faut s'engager. Moi, j'aime bien ce truc. Je me suis engagé auprès de la personne qui faisait ce truc de wellness. Te sortir là, je dis non, non, c'est bon, je t'ai codé, t'inquiète. Et il y a des jours, j'ai dit, comment ça va sortir ça ? Mais en faisant, en s'obstinant, on arrive au résultat final et ça fonctionne. Mais sur le chemin, on apprend à optimiser. Et donc, pour revenir au Workbench, c'est un peu ce que c'est. C'était une interface de chat sur Cloud et qui fonctionne via l'API. Donc, en fait, c'était un paiement à chaque call. Il fallait optimiser les calls. tu peux pas lui parler comme une discussion et donc j'avais une documentation en parallèle sur mes notes de mon Mac, une grosse documentation énorme que je mettais à jour après chaque mise à jour de la code base etc c'était bien avant Codeco, bien avant le cloud.markdownfile ou même le codex.md donc au final ça pousse à faire l'extra byte que je disais que peu de gens ont et qui pour le coup fait la différence et donc Là, je me dis que Nathan, c'est bien, il y a plein de workflows. Je vais essayer de le faire en code pur et dur. Et là, je me prends un mur. C'est très compliqué quand on n'a aucune notion de comment le code fonctionne, de comment une web app est structurée, de la créer tout court. Là, il faut se renseigner un peu. Pareil, ce que je dis, c'est que la learning curve, c'est une exponentielle. Par contre, il y a un gros morceau qui est proche du zéro pendant longtemps. Et après, une fois qu'on acquiert les bonnes fondations, ça devient une exponentielle donc j'abandonne en fait sur cette partie là et je comprends parce que c'est pas du tout les simples c'est ça il faut le vouloir et donc je passe par cette phase d'AVS tu veux qu'on creuse un sujet en particulier c'est exact tu le fais naturellement mais le but c'est les 12 mois donc là t'as parlé de la première automation avec les Google Ads et après cette étape de wellness et en gros est-ce qu'après il y a eu d'autres tu vois c'est quoi la étape d'AVS ou alors à quel moment tu te dis ok je suis là je suis capable de construire un produit. En fait, il n'y a aucun moment où je me dis je suis capable de construire un produit. C'est à chaque fois des challenges perso parce que du coup, je fais du freelance à côté sur l'acquisition, ça se passe très bien. La première fois que j'étais à Fon, on a multiplié les chiffres d'affaires par trois quasiment en six mois. Donc, ça se passait plutôt bien et j'avais un peu de temps. Et du coup, cette app de wellness, c'était un peu mon labo. Donc, je me dis, OK, elle m'arrête bien sur un mitaine, mais on va essayer de la faire en dur. Et donc, je commence. C'est à l'époque où Manus venait de sortir. et donc premier mars 2025 c'est ça sauf que c'était à 4 ans exactement mars avril 2025 j'ai réussi à avoir un accident de 6 pépins par un fauteuil exactement et c'était révolutionnaire parce que c'est les premiers à avoir eu cette interface agentique où le gars enfin le gars il y a exécuté la machine exécute des tâches à la chaîne qui aujourd'hui paraît à tout le monde assez limpide mais à l'époque c'était pas du tout le cas il n'y avait que chat GPT en chat et ce truc et donc je teste avec Manus j'y terre pendant peut-être un mois des nuits blanches et ça marche pas ça marche pas je me dis bon les modèles sont peut-être pas assez bons pour te sortir une full app avec des vraies fonctionnalités et donc je repasse sur le workbench donc à l'ancienne avec ma documentation et je finis par sortir une web app qui fonctionne que je déploie du coup buildée entièrement pas encore le back-end et le front-end tout est codé et tu le poses où ? c'est bien j'ai oublié tout est hébergé sur render Merci. pour le coup j'ai pas fait j'ai pas dissocié le back and the tent pour que de simplicité mais c'est une app enfin c'est une en XGS en React assez classique dans ce qui se fait aujourd'hui mais il fonctionne et donc avec l'intégration Stripe avec une base de données avec l'authentification etc et puis surtout c'est un SaaS donc c'est des gens qui passent beaucoup de temps dessus donc il faut que ça soit clean parce que c'est wellness donc coaching et des workouts et tout mais c'était très très time consuming et assez énergivore de construire avec le Workbench et donc là il y a Cloud Code qui sort et donc je prends cette code que j'ai mis dans Cloud Code et je pense que je multiplie par 10 ma productivité parce qu'avec l'adoption que j'avais faite qui était hyper poussée tu l'as fait ouais pour Cloud à ce moment là le côté agentique d'Anthropic ça a fait que ça marchait super bien et donc j'ai fini l'app en un mois même pas même pas trois semaines, on l'a lancé et aujourd'hui elle fait déjà 400K d'ARR. Ça marche bien, franchement j'ai pas eu un ou deux bugs par semaine à régler. La guérison elle se fait plutôt bien, il y a déjà Analytics, il y a tout, Stripe tourne. Et on a réduit, c'était sur Shopify avant pour tout vous dire, on a réduit les coûts d'infra, on est à 1500€ avec tout ce qui tournait. Il y avait du Neten, il y avait du Shopify, il y avait des modules dans Shopify qui coûtaient assez cher. l'acquisition, etc. On est passé de 1 500 euros par mois à peut-être 40 euros par mois, donc il n'y a que Render. La base de données, on est même sur le plan gratuit. Et ça marche encore bien. Et il y a Stripe, après, bien évidemment, mais ça fonctionne plutôt bien. Et c'est là que je me suis dit, OK, donc, avec un très bon framework, on peut construire des apps qui fonctionnent. Bien sûr, on ne parle pas d'apps de l'espace ultra compliquées, on parle d'un SaaS, de Wellness, avec une fonctionnalité e-commerce qui est le Checkout, toute la gestion de l'abonnement qui se plaît au même par Stripe, et ça fonctionne bien. et donc là je me dis ok et je commence à en parallèle tout ça dans mon entourage des personnes qui me parlent des soucis tech qu'ils ont je leur fais une petite démo je leur dis est-ce que je peux que je l'habilite pour toi et tout je nous montre et les gens sont assez bluffés parce qu'en fait en 2-3 heures on arrive à sortir une très belle démo bien sûr avec de la donnée pas clean et un backend pas encore fait mais un bon frontend et donc comme ça je signe 2-3 clients Dans l'entourage, ouais, en freelance aussi, mais sur cette partie code. Et pareil, ça permet de progresser parce que c'est des usages différents. Il y en a, c'était du B2B pur, donc il n'y avait pas cette notion checkout e-commerce. Mais par contre, il y avait des besoins bien différents où il fallait être assez précis sur d'autres choses, utiliser des frameworks différents. Récemment, on a construit un constructeur d'organismes, comme vous savez, pour les trucs de holding, tout ça. C'est un peu le sujet d'actualité en ce moment. Mais du coup, c'est ça exactement. Donc tous ces montages-là, c'est pour une boîte qui fait de la compta. qui vend en tout cas des experts comptables et qui avait besoin de cette schématisation assez facile et donc là ce qu'on avait c'est que le client peut décrire avec l'IA enfin avec la voix la situation de son client mon client a un holding qui s'appelle X une société d'exploitants qui s'appelle B il détient tant de pourcents etc et puis l'IA fait l'organigramme après avec son client il l'itère et donc il lui sort l'organigramme cible et donc pour l'expert comptable c'est une création de valeur énorme parce qu'avant il devait lui dessiner ça lui expliquer et Ça, c'est un super projet sur lequel j'ai taffé. Pareil, c'est une web app en XJS entièrement codée qui a été déployée dans la stack technique du client. C'est des trucs qui sont cools et qui sont partis d'un workflow d'été. Du workflow, tu es passé au dur. Tu as raconté quand tu es arrivé. De toutes ces expériences où tu as appris finalement, tu as changé de business à un peu late technical founder. C'est quoi ton plus gros apprentissage ? Tu as ton plus gros truc, tu te dis, OK, là... Oui, alors, je pense que ce que je parlais d'alerte de curve, c'est important, c'est qu'il y a plein de gens qui ne se rendent pas compte que c'est pas facile de coder, mais c'est pas hyper dur aujourd'hui, quand on a les bons outils. Et deux, et j'ai été le premier, c'est extrêmement frustrant, aujourd'hui, dans 2025, d'avoir un business et de ne rien comprendre techniquement, quel que soit le business, parce qu'on a tous au moins un site. On a tous au moins un petit mini CRM qui tourne sur Google Sheets et tout. Et donc, ne rien comprendre techniquement, c'est aujourd'hui un énorme frein. Et la barre à l'entrée est devenue beaucoup plus faible. Et donc, je pense que mon plus gros claque, si on peut appeler ça, c'est que j'ai des souvenirs, vraiment j'ai des souvenirs, où quand on a setup le site sur CrestaShop, donc en 2022, notre tracking était complètement cassé. Et donc, le métal et l'algorithme des pubs ne recevaient pas les bonnes infos. Donc, on avait des mauvaises perfs. Et on a payé un dev qui nous a coûté plus que le coût du site, du dev du site, pour mettre en place un tracking clean, qui était très gentil, c'est clair, qui était plutôt cher pour nous à l'époque, alors qu'aujourd'hui, je me rends compte que c'est qu'aujourd'hui, avec Cloud Code, en une heure et demie, c'est fait. D'accord. Lui, à l'époque, il a dû le faire à la main. Je ne minimise pas son travail. Mais je me dis que si j'avais eu des bonnes bases ou des compétences ou les outils qu'il y a aujourd'hui, en fait, c'est un gain de temps énorme et surtout, en fait, un coût de boost énorme. Et donc... il y a beaucoup de gens qui sont d'une part sceptiques à l'IA et de l'autre part il y a beaucoup de charlatans dans l'IA et donc c'est normal comme dans tout et les trucs nouveaux en plus c'est ça exactement, tous les trucs nouveaux, il y a des charlatans crypto, NFT, on a passé toutes les phases toutes les vagues et en fait le truc c'est qu'il faut prendre le temps de se renseigner un peu et si on veut faire un business ou si on veut juste acquérir ces compétences il y a les ressources qu'il faut et la première chose pour moi c'est juste de parler à Claude ou à Gémini aujourd'hui qui est devenu très bon et de lui demander d'expliquer. Ça paraît bête, mais c'est... Montre-moi comment... Bon, moi, j'ai appris à utiliser Cloud Code. Parce qu'avant, j'utilisais du coup le Workbench, je faisais... en demandant à Cloudload comment j'utilise le Cloud Code. Et ça parait bien. Mais le truc m'a donné la documentation, il m'a dit tu installes comme ça, tu fais ça, tu fais ça et après, OK, merci. Et en fait, pas besoin de gros tuto autres. C'est la grosse différence par rapport à avant. Avant, il fallait se retrouver quelqu'un qui nous explique, se faire former sur la vidéo YouTube et trouver la bonne vidéo YouTube parce que ça existe pas des vidéos en ligne. Et donc vraiment, pour moi, c'est ça le plus gros, la plus grosse claque, c'est d'avoir compris la vraie valeur ajoutée du code et que la bonne rentrée soit plus aussi élevée. Et alors, là, tu as parlé de quelques tools et tu parles beaucoup de Cloud Code et tout, mais si tu me donnes ta stack, maintenant, je dirais, maintenant que tu as passé cet exponentiel de l'apprentissage et maintenant, autant dans l'activité de free que là, après, on va parler de ta boîte, ta stack technique, les outils que tu utilises le plus. On l'a compris, Cloud Code, je pense que là, tu peux en reparler encore, mais est-ce qu'il y a d'autres outils ? Tu as ta stack à toi, tes outils préférés. Alors, pour le coup, Cloud Code, c'est vraiment l'outil que j'utilise maintenant au quotidien parce que je code en dur, mais par contre, sur ces recettes, période là je passais par beaucoup beaucoup d'outils et n 8 n pas mal j'ai fait pas mal de projets sur un item que son perso ou en fri parce que pour le client en fait c'est plus simple à comprendre à nîtes n que de lui donner une web app les web apps et quand c'est vraiment complexe et que ça sert à rien d'aller faire du work sur une idée mais par contre pas récemment j'étais sur un produit avec un client qui qui vendent ils vendent des produits de seconde main ils ont beaucoup beaucoup de références et ils voulaient mettre de l'ia dans moteur de recherche et donc ce qu'on a fait c'est que le pilote on l'a fait sur N8L mais c'est un seul workflow donc c'est pour ça que c'est et donc ce workflow là une fois qu'on l'a validé qu'on l'a testé avec l'utilisateur on est passé enfin eux ils vont le dev en interne avec leur CTO et le Réactu Technique donc dans ce cas là M-Utens c'est pertinent j'ai utilisé beaucoup Make aussi dans tout ce qui est analytics donc dans une des autres missions que j'ai eu en freelance on a mis en place une grosse stack analytics et donc il fallait transmettre les données de Meta de Google de TikTok etc à Mixpanel Merci. et donc au lieu de le coder en dur et de mobiliser l'équipe technique on a fait uniquement via Make donc c'était 3 workflows par stack et c'était souvent du copier-coller ce qui fait que chaque jour à 6h du matin Make envoyait à Mixpanel toutes les données de tous les comptes publicitaires c'est plus d'un million d'euros par an de dépensé donc très très important de travailler ça de manière assez clean c'est ça et donc il a fallu construire l'API donc ça c'était un peu technique et puis du coup via cette API custom que j'ai construit grâce au token etc. de la boîte Make envoyait et donc ça Pour la personne qui est en analytics, c'est beaucoup plus facile de maintenir un workflow make que de maintenir du code très con en XDS s'il n'a pas passé l'année que tu as passé. Exactement, et puis surtout pour la valeur ajoutée que c'est, ça envoie le budget, les campagnes, etc. Donc c'est exactement ça. Et donc ouais, make, make, c'est make aussi. Très très bon outil, je trouve, un peu moins technique que NUITEN, mais pour le coup, tu le sens très très bien aussi. Bon, la finalité de cette année, on y vient, ton présent et ton futur surtout. C'est ça, exact. Reveille-la. Ouais, c'est ça. Du coup, Rovella, comme je disais au début, c'est le Shopify, mais AI-powered. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? C'est le Vive Shopify. C'est un peu plus poussé. En fait, je vais raconter un peu la genèse de ce projet. C'est que, vous avez pu le comprendre, j'ai beaucoup bossé dans le consumer et dans l'e-commerce. De manière assez... Là, e-commerce, ça veut juste dire site marchand, au final. C'est des prestashops. Prestashops, j'ai bossé sur WordPress, donc la grosse boîte avec laquelle on... On a fait plusieurs mois d'acquisition. Et Shopify, pas mal de projets aussi en particulier. Donc, les trois plus gros aujourd'hui qui existent. Il y a Wix qui revient avec le rachat de Base44, qui est une appli de vibe coding comme le mobile. Mais le point commun à tous ces projets-là, c'est que... Ce sont des super boîtes qu'on a réussi à bien scaler, mais où il y a une énorme technique, tout le temps. Et donc, ce sont des business différents en plus, ce n'est même pas des check-out classiques. Il y en a un, c'est de l'aligène, un autre, c'était du SaaS, etc. Et donc, on devait tweaker, donc customiser tous ces sites-là pour arriver à quelque chose qui fonctionne. En n'étant pas technique, on prend des gens pour le faire. Et donc, en fait, après, dès qu'on forge un petit truc, ça casse tout. Et c'est des usages qui sont simples. Par contre, aujourd'hui, je me suis rendu compte que WordPress, Shopify et PrestaShop sont des énormes machines pour utiliser peut-être 5 à 10 % par rapport à notre opus case. Et prendre des modules extérieurs qui vont du coup devoir faire le taf, etc. Donc là, je me suis dit, vu la puissance de l'IA et aussi la simplicité des use cases dans l'e-commerce, même en étant très gros, on peut avoir un business qui fait 10 000 oscars sur un produit. Donc, il n'y a pas besoin d'une grosse stack de lignes. Il faut juste qu'ils soient adaptés à ce produit. On peut mettre en place une infrastructure... qui permettent d'itérer pour l'utilisateur et d'avoir la main sur son site avec un chat. Comme aujourd'hui, on a sur Lomobol.