- Speaker #0
Bienvenue sur Super Agent, le podcast qui sort du tumulte de l'IA pour illustrer deux fois par mois un cas d'usage réel. Un indépendant et une indépendante racontent comment un outil a changé sa manière de bosser. Une histoire concrète, une leçon appliquée, le futur du travail incarné. Bon épisode. Salut Stéphane !
- Speaker #1
Salut ! Comment tu vas ?
- Speaker #0
Ça va, je suis content d'être avec toi.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Et d'où que ce soit le printemps. Oui, enfin ! Ça me met toujours la patate, moi. Et puis, comme ton sourire et ta bonne énergie. Merci. Donc, ravi de te retrouver. Le but de ces épisodes de podcast, il est double. Je raconte toujours, comme je te disais, des histoires de personnes. chute. convaincu pour toujours que c'est ça qui compte.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Notamment dans l'écosystème dans lequel on est qui est très technologique mais en fait il y a toujours une histoire de personnes derrière et effectivement d'outils. Il se passe plein de trucs. Du moment où on s'est rencontrés nous il y a un peu plus d'un an à maintenant.
- Speaker #1
Tout a changé.
- Speaker #0
Énormément de trucs. Donc on va parler de tout ça. C'est un peu le but quand on a échangé dernièrement pour que tu viennes. Mais pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, même si dans cet écosystème, je pense que d'une manière ou d'une autre, ils ont dû te croiser, notamment à Paris. Est-ce que tu peux te présenter comme tu veux ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, moi, je suis Stéphane. En deux mots, j'ai un peu tout appris de tout. Je me suis mis un peu dans le bain de l'entrepreneuriat parce que ma famille est dedans. L'entrepreneuriat plutôt du luxe, des diamants. Donc ça a complètement un mood complètement à part. J'ai été un peu jeté sur cette industrie. Et puis très rapidement, je me suis fait un peu ma route de designer, de product manager, puis du growth. Puis aujourd'hui, maintenant, du dev, c'est tout un monde que je découvre. Et puis après, j'ai une histoire avec Berkson. Donc j'ai un chien, je suis marié, j'ai un enfant. Tout ça, j'ai grandi au Liban. Je suis né en Belgique, je suis arrivé sur Paris environ il y a 10 ans. Et depuis, je jongle entre travail, entrepreneuriat, projet perso. Donc voilà, ça c'est un peu mon intro un peu perso.
- Speaker #0
Le résumé, comme ça on va surfer sur tous les endroits. Mais effectivement, ça doit partir un peu de ton début côté design, sans parler de grosses products et aller jusqu'à aujourd'hui. Je ne sais jamais comment dire H-A-Q-Q. Oui, après c'est... Tu te diras mieux que moi. Mais en tout cas, ce que tu fais aujourd'hui côté légal dans l'AI. Et puis généralement, il y a plein de sujets qu'on connaît nous deux aussi sur ce qui se passe pour l'entrepreneuriat maintenant que...
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Pour des gens non techniques, il y a des capacités super techniques.
- Speaker #1
extraordinaire.
- Speaker #0
On ira là tranquillement. Et effectivement, tu as parlé en deux mots et même moi, je n'en sais pas grand chose. Je l'ai entendu même parce que j'ai rencontré quelqu'un de ta famille un jour qui m'a dit « Ah bah oui, mais sa famille, c'est des gens dans le diamant, etc. » Je pense que c'est aussi cool d'en parler un peu parce que tu as grandi là-dedans et tu dis c'est mon bien-être et l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Mon héritage en fait de base. Donc en fait, mon père, il est diamantaire. Ma famille, c'est une grosse famille un peu de diamantaires bijoutiers. qui a été explosé un peu dans tout le monde à cause du génocide arménien. Du coup, mon père est arrivé au Liban par la Syrie. Et en fait, moi, je suis de sixième génération du coup. Et j'ai été un peu jeté dans ce domaine parce que de base, je devais reprendre le business familial. Donc, en quelque sorte, digitaliser un peu cette industrie. Moi qui viens avec tout un bagage un peu nouveau. Du coup, j'ai fait un peu toutes mes études de design, de product design, et puis après je suis allé plutôt dans les designs de bijoux 3D, alors qu'avant c'était vraiment tout un style très différent. C'était sur 3D Max, Bino, donc des outils très manuels, où tu devais tout construire de A à Z. Le bijou est très minutieux, précieux, et donc il y a chaque détail qui compte. Donc c'est un domaine super intéressant. Et d'où vient la partie où j'ai fondé ma propre startup, Exeworld, qui était en fait un genre de chasame de bijoux et de pierres précieuses. Donc tu prends une photo et puis directement, tu avais ton inventaire qui était digitalisé, estimé. On avait créé une sorte d'IA prémature avant.
- Speaker #0
avant le début de cette histoire c'est 8 ans,
- Speaker #1
9 ans donc c'était complètement archaïque à ce moment là le domaine du luxe était très lent de base à se digitaliser donc c'est vraiment aussi j'ai été jeté dans l'entrepreneuriat plutôt je pense dans la mauvaise période le problème de timing mais quand même on a bien marché on est passé de Merci. Donc on a levé 150 000, on est passé à 16 personnes. C'était une très belle boîte, très beau produit. Vous étiez à Paris, hein ? J'étais entre la Belgique, Londres et Paris. Donc j'étais un peu, je surfais cette vague où j'étais un peu nomade, je n'avais pas de femme, je n'avais pas d'enfant ni rien. Donc c'était un peu la belle vie d'entrepreneuriat. J'ai sauté d'incubateur en incubateur. Comme je l'ai dit au début, j'apprends beaucoup de moi-même. et donc j'ai appris un peu sur le tas à être fondateur. J'ai beaucoup aimé la partie sales, donc j'ai dû upskiller un peu ma prospection, les pitches, les démos. C'est là où on a closé pas mal de gros B2B qui étaient encore très en retard sur la digitalisation de leur stock.
- Speaker #0
Il faut bien comprendre. Pour les gens qui nous écoutent tous, toi tu as la tête dedans, tu sais ce que c'est. Le produit, quand on dit Shazam, des diamants, etc.
- Speaker #1
C'était une mobile app.
- Speaker #0
Ouais, à destination de qui ? Parce que là tu dis, je vais signer des B2B, et du coup, qui était l'utilisateur ? Nous,
- Speaker #1
on a lancé en fait, durant le Covid, malheureusement c'était un très mauvais moment. Pour la simple raison, c'est que la partie B2C, donc le Shazam de bijoux pour estimer un bijou ou une pierre précieuse, de base, avec une crise... crise économique, de santé, ce n'est pas le moment d'estimer leurs propres bijoux. Et en fait, j'ai vu toute une opportunité sur la partie B2B, parce qu'en fait, il y a 99% du stock dans le monde. 92, c'était le nombre exact. 92% des bijoux dans le monde n'étaient pas utilisés, portés, recyclés, vendus. Donc en fait, ils étaient derrière, dans la boutique. Très peu liquidés. très peu les liquider. Et donc, en fait, j'ai vu cette opportunité de, au lieu de passer sur du B2C, où on estime un bijou à la fois, pourquoi pas scanner toute une database de base, tout un inventaire sur des fichiers Excel, et en fait, enrichir cette liste et commencer à estimer tout le stock, et pour pouvoir, dans un second temps, réutiliser tous les matériaux des anciennes collections pour pouvoir créer de nouveaux bijoux. Donc, j'ai... J'ai travaillé avec de nombreuses maisons de luxe. Tu vendais aux bijoutiers en fait ? Oui, c'était essentiellement la place Vendôme, tous les bijoutiers, plus aussi des diamantères, donc plutôt en verse, l'Inde, donc j'avais plusieurs robes. Et donc, mon business est parti complètement en B2B, alors que de base, j'avais une B2C, une mobile app, j'avais investi 4 devs dessus. Bref.
- Speaker #0
Pas de lovable à l'époque.
- Speaker #1
Pas du tout. Pas du tout. C'était tout fait à la main. Levé 100 000. C'est complètement un autre délire qu'aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est génial. Et donc, sans partir dans tous les sens sur XJWL, etc. Tu as parlé un peu d'IA avant ChatGPT. C'était quoi comme modèle que tu utilisais à ce moment-là ? C'est un LP, etc. Tu vas raconter. Et la deuxième, c'est... Sur cette aventure-là, si tu avais un truc à refaire différemment, on va dire, maintenant que tu es le grand Stéphane, tu ferais comment ?
- Speaker #1
La seconde question, je vais répondre direct parce que je l'ai fait en fait. Quand j'ai connu le Nervable, j'ai reconstruit Exual en quelques jours, en 7-8 jours avec l'IA. C'était beaucoup plus facile. Mais de base, pour la créer, c'était, on scrappait des bases de données publiques de bijoux et de pierres précieuses. Donc, tu avais le... Le rapport qui est la plus grosse base de données de diamants et de pierres précieuses. Tu avais Amazon, First Dibs, toutes les databases de bijoux de seconde main. Donc, on scrappait manuellement avec des bots toutes les datas pour après avoir, en fait, une fois que tu prends en photo n'importe quel bijou, en fait, on avait un algo un peu fait à la main qui va en fait matcher la photo. Et les identifications, donc si on avait le certificat, on pouvait aller et matcher certains chiffrages. La différence qu'on avait, c'était la transparence du prix. Nous, en fait, de base, on calculait... le prix sur six différentes arguments. T'avais la couleur, t'avais les matériaux précieux, que ce soit le métal ou les pierres précieuses. T'avais l'origine des pierres, l'origine de qui a construit ce bijou, si c'est une marque qui l'a fait ou si c'est un designer. Bref, on avait beaucoup de critères. Mais c'était vraiment un truc fait à la main. Ce n'était pas du tout. Enfin, moi, je l'appelais l'IA parce que c'était un peu l'air du temps, mais ce n'était pas vraiment de l'IA en proprement dit. C'était un algo qui allait fêcher un peu les informations.
- Speaker #0
Et alors, si on va vers l'IA, l'IA, qui arrivera concrètement après à l'endroit où on s'est rencontrés, mais tu as fermé cette porte-là, tu vas nous raconter comment ça se ferme, quelle est l'issue de cette histoire, et puis comment tu arrives à Brainboard, puisque c'est là où tu...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu changes encore finalement côté grosses, etc. Si je comprends bien.
- Speaker #1
Alors, en fait, tout simplement, moi, je travaillais avec Sotheby's, qui était une grosse maison aux Angériens. J'avais un peu, je gérais tout leur stock. Durant le Covid, en fait, funny story, c'était, je devais aller à Singapour dans leur headquarters. Et en fait, le jour où je devais avoir mon vol, tous les vols ont été coupés. Donc, en fait, j'ai raté cette opportunité de scanner toute la database de Sotheby's. Dommage. J'aurais trouvé d'autres choses, peut-être. Mais cela m'a conduit au rachat de Hexjewel, en fait de l'algorithme de Hexjewel, pour estimer n'importe quelle pièce d'art. Donc, ce n'était pas seulement les bijoux. Par eux. Par eux.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
en fait, du coup, ils l'ont réutilisé pour un algorithme d'estimation de pièces d'art. Donc, aujourd'hui, si on estime n'importe quelle pièce d'art, tableau, sculpture... sur Story of the Bees, digitalement, c'est fait par... Enfin, je pense que...
- Speaker #0
C'est la base de ta techno.
- Speaker #1
Voilà, c'est la base de ta techno. C'est trop bien. Donc, c'était un exit acceptable pour moi. Ça m'a permis de payer un peu tout le monde, mon équipe, de me faire plaisir un peu sur le côté faire une pause. Et c'est là où, en fait, j'ai découvert le growth par Germinal.
- Speaker #0
Ouais. qui était très à la mode à ce moment-là.
- Speaker #1
C'était super à la mode. Et en fait, j'ai appris sur le tas. N8N, j'étais vraiment le early user. L'M-List aussi, c'était vraiment des... Voilà, toutes ces techniques de outreach, de inbound, de SEO, de programmatique SEO, c'était un peu des grosses tendances. Et je surfais dessus parce que j'apprenais, je faisais des use cases un peu fictifs. Et d'où ma recherche de job. Et en fait, j'ai fait un bout. Peut-être un peu ma technique growth hack, où ça m'a permis de scraper des bases de données de job. Ça m'a permis de personnaliser tous les CV et les lettres de motivation, etc. Maintenant, du coup, c'est beaucoup plus facile avec l'IA. Mais bon, du coup, avant, c'était un peu plus dur. Et en fait, j'ai appliqué à presque 1200 jobs un peu partout dans le monde. Bien sûr, aux Etats-Unis. je ne suis pas américain, donc j'avais besoin de visa, toutes ces contraintes de job. Ça m'a permis de rencontrer beaucoup de personnes, de challenger un peu ma perspective du growth, parce que je connaissais le marketing traditionnel, mais le growth, c'est complètement une autre perspective. C'est là où j'ai rencontré Shafik de Brainboard. Il m'a fait confiance. Et en fait, en gros, Brainboard, en deux, trois mots, c'est une solution d'infrastructure cloud. une sorte de designer d'infrastructure cloud et tu avais une sorte d'IA qui générait automatiquement le Terraform code. Donc c'est tout un domaine que je ne connaissais pas du tout. J'ai été plongé un peu dans le monde du dev, de l'app. C'est un domaine super intéressant et ça m'a permis de savoir tous les cloud providers, de connaître comment construire l'infrastructure cloud alors que moi je venais du bijou. C'est bien... C'était un endroit vraiment fort. Et c'était du B2B pur. On est arrivé à un million de chiffres d'affaires. Super intéressante journey.
- Speaker #0
C'était arrivé pour qu'on comprenne aussi un peu. Cette boîte, elle était vraiment à ses débuts.
- Speaker #1
Et il y avait deux fondateurs. Il y avait Shafik et Jérémy. On a grossi jusqu'à 20 personnes. Elle existe toujours, d'ailleurs.
- Speaker #0
Elle n'a pas été rachetée par un gros parce que maintenant, on est sur un form et tout.
- Speaker #1
Ils ont levé de l'argent derrière. Donc, ça a bien réussi. Comme la plupart des tools comme ça, on était un peu... On avance à partir de l'heure du temps. Donc le cloud était encore du code pur. C'était du Terraform Code. Nous qui venions avec un peu notre solution visualisation. Et c'était un peu la tendance des no-code, drag and drop. Ce qui était totalement notre... Le no-code de l'infra. Et c'est là où j'ai appris tout le monde de Medium, de Hacker News. toute cette partie YC parce qu'on était une boîte de YC. Donc j'avais l'écosystème de YC aussi que je rencontrais, je côtoyais.
- Speaker #0
YC pour Y Combinator, le plus grand incubateur du monde. De San Francisco.
- Speaker #1
Exactement. Et voilà, ça, ça a pris tout et j'ai géré toute la partie marketing, donc j'étais une sorte de CMO. J'avais développé tout. Toutes les techniques de programmation, de contenu sur les différents réseaux. On avait des webinars, on avait du outreach. On automatisait presque tout pour qu'on soit un peu le minimum possible et imaginable. On avait trois sales, cinq devs, un designer, les deux fondateurs et c'est tout. Donc on était vraiment petit.
- Speaker #0
petite équipe grosse performance grosse performance alors petite équipe grosse performance ça me fait penser encore la suite c'est le prochain chapitre il est resté combien de temps donc en gros à ce rôle là et ça t'amène à quel à quel moment parce que du coup je sais quand j'étais connu etc c'est
- Speaker #1
juste avant qu'on s'est rencontré donc j'ai je suis resté chez Marek Bort pour deux ans et demi à peu près c'était un peu la période où je me mariais aussi Merci. Je voulais un peu changer de rythme. J'ai un peu cette perspective où il faut bien changer pour trouver quelque chose d'autre qui nous intéresse, pour s'enrichir un peu plus. Et sur ma recherche, je testais un peu les modèles IA, les premiers modèles IA qui sortaient. Il y avait GPT qui est sorti, puis Cloud qui est venu. Bref,
- Speaker #0
il y avait tous les modèles.
- Speaker #1
3.5,
- Speaker #0
été 2024, j'essaie de donner la temporalité, c'est ça, c'était été 2024, quand sonné 3.5 sort, il commence à avoir des artefacts, ça fait du code joli.
- Speaker #1
Exactement, et c'est là où j'ai rencontré Anton à partir de son open source project qui s'appelle GPT Engineer, qui était vraiment un truc sur le terminal qui te permettait de donner une prompt et d'avoir ou un site ou une application. C'était vraiment très simple, il n'y avait pas de fonctionnalités, ni de publish, ni de template, ni rien du tout. C'était une interface noir et blanc. Même le site, je me rappelle, c'était du noir et blanc pur et dur. Il n'y avait pas de brand, il n'y avait rien. Ils étaient 4-5 devs dans leur bureau à Stockholm. Et en fait, je me suis pris un peu à cœur de cette solution. J'ai reconstruit Edgewell. Après 7 jours... Je me suis dit, OK, j'ai plus de fonctionnalités qu'avant. Je l'ai fait en sept jours. Je n'ai aucune connaissance de code. Je me suis dit, OK, ça, c'est l'opportunité qu'il ne faut pas rater. J'ai envoyé un... Il y avait un job growth ou product marketing manager, je pense, je me rappelle. J'avais appliqué et j'avais reçu une réponse de Sébastien, qui était mon boss du coup, qui est aujourd'hui, je pense, head of community. Et en fait, ça s'est fait un peu naturellement. mon test. c'était je devais travailler sur le lancement de Loveable.
- Speaker #0
Puisqu'on passe de GPT Engineer à Loveable en novembre 2024. 2024,
- Speaker #1
exactement. Et donc j'ai travaillé sur le launch vidéo, sur le Product Hunt launch, et c'était la troisième fois qu'on lançait sur Product Hunt, alors que les deux fois précédentes, ce n'était pas du tout un succès. Je pense que le succès de Loveable, c'était le bon timing, au bon moment et le bon produit.
- Speaker #0
L'histoire du timing, là, elle est importante.
- Speaker #1
et en fait du coup j'ai rejoint l'équipe à ce moment là on avait 0 millions de chiffres d'affaires je suis resté jusqu'à 75 à peu près millions de chiffres d'affaires tout ce moment là on s'est connu on s'est rencontré on a fait pas mal d'événements ensemble et c'est là où de base le vibe coding a explosé, c'est un peu une grosse partie où bien sûr les modèles se sont améliorés dans Atropique Merci. Et donc du coup, il y a eu plein d'améliorations sur le produit. Il y a eu beaucoup de hackathons, beaucoup, beaucoup, beaucoup de hackathons. La communauté de Loveable était excellente sur Discord. très excellente. Bref, c'est tout un monde que j'ai découvert très rapidement. J'aimais bien une chose que Anton disait, que 99% du monde ne connaissent pas le code. Et j'étais inclus dans ces 99%. Ça m'a permis vraiment, en quelques jours, d'avoir un produit. Peut-être qu'il n'était pas parfait. security wise, bref, tous les défauts du vibe coding, mais de base, j'avais sorti un peu ce que j'avais dans ma tête. Et je me disais, c'est l'opportunité pour que tout le monde puisse construire des choses. Et c'est là où...
- Speaker #0
Oui, c'est transformatif d'un point de vue sociétal, mais il y a finalement plein d'applications, des LLM qui sont, et on parlera après de légal, etc., mais qui sont des... des usages qui sont transformatifs de la société. C'est ça qui est impressionnant. Et ce qui est rigolo, c'est qu'on l'a vécu. J'ai une petite parenthèse aussi, qui est que, je crois que c'est en mars 2025, du coup, c'était il y a un an, j'ai l'impression que c'était il y a 10 ans, on a fait ce premier événement à Paris, où je t'ai dit, moi j'ai cette communauté. Je crois qu'avant, tu avais fait un truc avec Martin Crégus aussi, il avait ce lien-là, où ils avaient build des trucs un peu en mode entrepreneur. Et nous, on a fait cette première soirée ensemble.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Moi, j'avais préparé ça avec une Italienne. C'est rigolo parce que j'ai fait cet événement avec elle. On l'a construit ensemble et puis on s'est jamais revu. Mais en tout cas, ça a lancé un truc pour patch aujourd'hui qui du coup est dans l'écosystème de ce podcast, etc. s'appelle le Playground et qu'on fait toutes les semaines. Donc, tu as aussi lancé ça afin de savoir.
- Speaker #1
C'est cool et surtout que nous, on était au Portugal pendant que je faisais.
- Speaker #0
Dans un offsite. Oui, dans un offsite.
- Speaker #1
dans le off-site de Loveable. Il n'y avait pas de process. Je pense qu'on a fait le live. Moi, je n'étais pas à Internet. Oui, tu as bugué un peu. Bref, c'était Loveable. Si on peut décrire les huit mois que j'ai passés chez Loveable, c'est surprenant. Chaque jour, on apprenait quelque chose. Chaque jour, il fallait compiter sur les 185. autre boîte qui sortait. Tous les jours, il y en avait une. Et avec un autre angle, un autre nom, un autre nom de domaine. Bref, ça a explosé. Et surtout aujourd'hui, maintenant, ça explose sur le Vibe Mobile App. Bref, c'est devenu normal. Oui, c'est devenu normal. Même, il y a Cloudflare qui a sorti leur propre Vibe SDK qui permet à tout le monde de créer leur propre Vibe Coding. Bref, ça a explosé. Et même aujourd'hui, je suis toujours très actif dans la communauté de Loveable. J'utilise Loveable pour presque tout. Et donc, je suis toujours très actif. Et ça n'a pas trop changé parce que le produit est toujours aussi simple à utiliser. Il est plus complet parce qu'il y a beaucoup plus de tools, il y a beaucoup plus de choses qu'on peut faire. Mais ça reste un... Très beau produit.
- Speaker #0
C'est à dire que ce que tu racontes en effet du tout début, il faut imaginer, y compris donc en gros entre novembre et mars, etc. Le produit, il y avait plein de critiques ou de trucs qui sortaient sur Discord, sur la sécu.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Il faut imaginer. Et maintenant, c'est ultra développé parce que c'est une boîte, j'ai l'impression, qui est aussi hyper à l'écoute quand même des feedbacks produits.
- Speaker #1
La communauté, on a constamment des Discord calls. On a beaucoup de feedback loop. On est intégré dans le Slack de la boîte. On peut envoyer à n'importe qui, n'importe quel message. On a toujours du support. On est vraiment bien reçu. Moi, je parle des ambassadeurs historiques. Ce qui est super cool parce qu'ils sont vraiment beaucoup à l'écoute de tous les utilisateurs. Et que ça soit, en fait, aujourd'hui, la verbal est très B2B aussi. On ne peut pas se mentir. mais en général, on peut voir... Vraiment cette communauté de Loveable qui se construit sur LinkedIn aussi, sur X, sur Reddit. Donc, il y a vraiment des groupes qui se font, des hackathons qui se font naturellement. Dont un comme moi, j'ai géré pour le Liban.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, racontons un peu ça à ce côté-là, parce que tu as parlé de ton origine libanaise, qui n'est pas sans actualité en plus. et j'imagine que dans la logistique etc d'organiser quelque chose comme tu as organisé ça ça veut dire que je pose donc ouais nous comment ça s'appelle ça veut dire qu'ils étaient là il ya une deuxième édition non et non et deuxième mais dans un autre en
- Speaker #1
gros en fait je devais toujours comme Comme je travaillais chez Loveable, j'avais toujours mes contacts chez Loveable. Et je me disais, mais pourquoi pas ramener cette tech pour le Liban, pour construire quelque chose pour le Liban. Et donc, je l'ai nommé Yala Lobnan, qui dit en fait, allez vite le Liban. Lobnan, c'est Liban en arabe. Et en fait, du coup, j'ai construit un peu à la va-vite un hackathon de 48 heures où tous les Libanais avaient accès à Loveable ou aussi n'importe quel autre. que ce soit curseurs, bref. Et en fait, ils devaient construire quelque chose pour le Liban. C'était la seule contrainte. Et à partir de ce projet, on avait 10 juges un peu partout du Liban, que ce soit des incubateurs, des accélérateurs, des vicis, des entrepreneurs, des ex-entrepreneurs, des chefs d'État. Bref, il y avait un peu tout le monde dans ce bord de juges. Et en fait, il y a eu... 1500 applications. On a eu 100 projets qui ont été submits, 20 qui ont été retenus et 4 qui ont gagné. Et en fait, tous ces projets ont été présentés au ministre de la Technologie et de l'IA local au Liban pour qu'ils soient implémentés. Et donc il y a certains projets qui ont été implémentés. Est-ce que c'est des plans ?
- Speaker #0
Le hackathon ?
- Speaker #1
C'est carrément décembre 2025.
- Speaker #0
Ça a été très vite. Ça a été très vite au Liban du coup.
- Speaker #1
Ça a été... très très vite et en fait du coup tout a un peu défilé pour la seconde édition en fait on est passé sur plutôt une builder house donc c'est 10 personnes après je sais pas si ça va se faire avec la situation actuelle mais c'est 10 personnes dans une maison pendant une semaine pour construire quelque chose donc 10 personnes, 10 projets avec des intervenants, des tools gratuits, bref il y avait Merci. Il y a tout déjà préparé. Donc, une version un peu différente. Incroyable. Pour la simple raison, c'est qu'en fait, on avait besoin du besoin public, de l'interaction humaine sur place, alors qu'il n'y avait pas. Et là, le plan est complètement digital. Et deuxième chose, c'est qu'en fait, en 48 heures, tu peux construire une bonne idée, mais en fait, tu ne peux pas la ramener et voir si cette idée fonctionne. Tu ne peux pas avoir des utilisateurs. pas Il n'y a pas suffisamment de temps pour en parler. Et donc, en fait, on s'est dit une semaine, c'est bien parce que tu le construis en 24h, 48h. Et puis, tu commences à celle qui est en fait la partie la plus intéressante et la plus difficile. C'est ce qu'il doit être,
- Speaker #0
les grandes semaines sur le marché. Tu as dit au tout début de ton histoire, j'ai upskill sur la prospection.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On l'a tous, moi y compris dans mon quotidien.
- Speaker #1
On l'a tous vécu.
- Speaker #0
Si on ne vend pas, la boîte ne tombe pas. Elle colle, oui, c'est ça. Mais c'est trop intéressant. Et pour la parenthèse aussi, qui est quand même un petit clin d'œil, la communauté de patch qui date de 2022, elle s'est formée par des Hacker House d'une semaine. Donc je plussois ton concept qui va marcher. Bien sûr,
- Speaker #1
j'espère.
- Speaker #0
C'est trop bien. Génial. Et puis avant de fermer un peu cette parenthèse pleine d'aventures de Loveable, Tu vois, au tout début, quand tu parlais finalement de ton début du gros, c'est tout apparaît. Donc, notamment des boîtes comme l'Aimlist, des outils que tu utilises un peu pour... Ma question maintenant, c'est là, tu étais chez Loveable, il y avait tous les outils qu'on connaît avec les LLM et donc d'autres capacités. Qu'est-ce que tu utilisais chez Loveable ? C'était quoi au-delà du côté community ? Pour toi, c'était quoi ton stack technique un peu pour avancer vite avec peu de gens ?
- Speaker #1
Pour faire quelque chose vite, j'étais encore sur OpenAI. Récemment j'ai switch complètement à Mac Cloud Je pense que tout le monde l'a fait J'ai été introduit à Cursor Et le concept du VS Code Je ne connaissais pas du tout Le concept du terminal aussi C'était quelque chose qui me dentait de base J'avais tellement peur de ce terminal Je me disais mais comment Quelqu'un peut utiliser ça Alors que ça appartient un peu Parce que l'avantage de Loveable C'est qu'en fait chaque employé Devait ramener du ARR dans leur boîte ceci première chose et deuxième chose si l'image c'est l'image de l'eau vol chaque employé devait building public donc contester toutes les autres tools ont construit des choses en interne des tools en interne ont remplacé notre crm par l'opc rm bref notre liste et c est en fait troisième chose c'est que on devait être full stack donc un gros n'avait pas besoin d'un du personnes techniques dans l'équipe dev pour construire quelque chose, pour faire une expérimentation. Donc si on voulait faire une expérimentation de pricing par exemple... créer un referral program, on devait pouvoir le faire nous-mêmes, faire le code et push directement dans le repo de Loveable. Donc, tout le monde a accès au repo de Loveable. Ça, c'était en montant. Ça a beaucoup changé. Mais de base, on devait contribuer au code base, même si on n'était pas technique. Et donc, on était obligés de upskill un peu cette partie technique qui me faisait peur de base, qui est aujourd'hui mon quotidien. Et ça m'a changé complètement ma vie et ma perspective de voir les choses. Parce que pour une fois, j'ai un peu le pouvoir d'un développeur. Alors que je ne suis pas dev. Je comprends les lignes de code maintenant. C'est plus du chinois pour moi. Mais en général, sur la partie growth, ça nous permet de faire tellement plus de choses. Et d'être surtout indépendant. Et ça, ça change tout. Dans tout l'aspect.
- Speaker #0
Ça raccourcit le temps de livraison de n'importe quoi. Après, ça n'empêche pas que le travail d'équipe est important. Et quand on doit se mettre quelque chose sur lequel on est honneur.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Maintenant, c'est les groupes d'agents.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est les groupes d'agents. Ok, trop bien. Et pour là, juste pour que les gens se représentent, parce que le V-Ball a énormément grossi au moment où tu y es, par exemple, au tout début, disons, début 2025, il y a combien de personnes dans l'équipe ?
- Speaker #1
On était 7-8 quand je l'ai rejoint. Après quand je suis parti, il y avait 35 personnes, je pense, 38. Et puis aujourd'hui, je pense qu'il y a 130, quelque chose comme ça. C'est un gros score. Ils ont levé plusieurs levées. Ils sont arrivés à 200 millions d'affaires. Ouais, j'ai suivi jusqu'à 200 millions d'ARR. Et après, ça grandit très rapidement.
- Speaker #0
Donc c'est tout à fait impressionnant et c'est génial que tu aies pu un peu parler de... l'intérieur de comment ça se passait à ce moment-là, dans une époque assez folle. Tu as parlé de ton stack technique, tu as parlé un peu de cloud, de ton move actuel. Ça m'intéresse aussi de comprendre ton workflow aujourd'hui, avant de parler de ton taf d'aujourd'hui, et de parler de toi vraiment perso, comment tu utilises l'IA, est-ce que tu as des agents, est-ce que c'est uniquement du cloud code sur ton terminal ? Comment tu bosses aujourd'hui ?
- Speaker #1
Écoute... Sur le stack ?
- Speaker #0
Écoute, c'est...
- Speaker #1
Comme je dis, en fait, tout a changé une fois que j'ai commencé à comprendre le développement. En fait, j'ai fait une session de, je pense, deux heures, trois heures avec un ami, Félix. Et en fait, il m'a ouvert un peu les yeux sur toute la tech stack. On connaît, bien sûr, Lovable, c'est extraordinaire parce qu'il y a l'interface qui est facile à utiliser. Mais en fait, on peut faire à peu près la même chose avec Cursor si on sait à peu près naviguer sur un VS Code. Ou la même chose avec... Warp ou avec n'importe quel autre outil. Et donc, ça m'a permis d'ouvrir les yeux et de comprendre comment je peux construire quelque chose localement sur mon ordinateur, comment je peux avoir des OpenCore agents qui travaillent 24h sur 24 pour moi sur des choses. Par exemple, sur des use cases spécifiques, on va en parler plus tard, mais en général, il y a Cloud Code qui run 24h sur mon site. pour améliorer du ICO et du LLM Search. Sur notre site, on a six langues. On a des agents qui vont traduire chaque page de notre site. On a utilisé Lovable pour reconstruire notre site web, pour être indépendant aux développeurs. C'est un agent qui l'a fait. Ça nous a permis aussi de créer des agents influenceurs, des agents presse, qui nous permettent de scraper des listes de presse. enrichir ses profils pour pouvoir customiser, par exemple, sur 300 influenceurs, customiser des messages directs à ces 300 influenceurs, les préparer dans les drafts de mail pour pouvoir tous les envoyer au moment du lancement. La même chose sur tester Remotion, par exemple, sur des vidéos. Ça, c'était nouveau pour moi. construire localement sur mon terminal et puis aller sur la voir et la publier. Donc ma tech stack, elle a changé parce que je suis parti plutôt sur du type ou whisper versus du drag and drop ou du prompt engineering. Et ça m'a permis de faire beaucoup de choses. Donc ma tech stack, elle a un peu changé, d'où le changement sur cloud. parce que franchement c'est un outil excellent, très puissant, qui remplace la plupart des autres LLM, qui te permettent de faire beaucoup de choses dans différents contextes, que ce soit sur ton téléphone avec Repatch. et puis après tu as Cloud Code ou tu as l'extension Cloud sur ton Chrome bref on a plein d'outils qu'on peut utiliser et une fois qu'on comprend un peu le concept de qu'est-ce qu'on peut faire avec quelle est la différence entre Cowork et Code etc on peut faire beaucoup de choses et enfin je comprends maintenant la hype des open source parce que Maintenant, je peux cloner n'importe quel repo, je peux utiliser une ressource open source.
- Speaker #0
Et la faire tienne pour un usage. Exactement.
- Speaker #1
Donc maintenant, je ne peux pas expérimenter tout ça. Et bien sûr, j'ai des open cloud agents que je gère sur Telegram.
- Speaker #0
On peut en parler à tout le monde dans notre écosystème. Je pense qu'il y a des gens, puis parfois maintenant, on a des gens aussi du B2B qui nous écoutent sur ce podcast. Et donc, on peut expliquer un peu. Il y a eu une énorme trend. Sur laquelle Anthropik essaie, étant donné que la personne qui a créé Open Cloud a été embauchée par OpenAI. Donc même si Framework et Open Source, l'humain, et moi je parle toujours d'humain derrière, et Code Passé chez OpenAI, pendant ce temps, Anthropik, qui va très vite aussi,
- Speaker #1
qui va très vite tous les jours,
- Speaker #0
il est venu chercher grosso modo la possibilité de run des agents Cloud Code 24x24, de pouvoir les appeler depuis par exemple son téléphone. C'est tout ce qui se joue dans... open-clou, mais peut-être tu peux en parler un peu de ce que c'est.
- Speaker #1
Déjà, en fait, il y avait cette partie de sécurité, il y avait cette tendance où on achetait des Mac mini pour avoir un ordinateur complètement séparé pour ne pas avoir les credit cards qui sont lus par les agents. Il y a eu plein d'histoires qui sont passées sur Reddit et X, sur des agents qui prennent le contrôle de ta carte de crédit, qui... commande des trucs sur Amazon. Il y a même des réseaux sociaux d'agents. Bref, il y a toute cette tendance. Aujourd'hui, c'est de plus en plus sécurisé. Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que tout se passe dans ton ordinateur, localement. Une fois que tu ne le donnes pas, la prouve. Il y a un peu ce mime de VibeCoder où il y a trois touches. Il y a la touche pour faire du voice, il y a la touche d'accepter. Et les... les technologies et c'est littéralement ça en fait aujourd'hui si on n'a pas envie de donner n'importe quelle application accès à ton agent tu lui dis non quoi donc c'est devenu beaucoup plus simple aujourd'hui et c'est pour ça qu'il y a beaucoup plus d'acteurs qui rentrent aujourd'hui on a eu pas mal d'autres agents on a OpenAI lui-même qui a construit aussi un truc similaire et puis OpenClock qui a été racheté par OpenAI, je sais que Meta aussi travaille sur quelque chose. Il y a toute la partie open source où il y a eu des agents qui ont été créés pour faire à peu près la même chose que OpenCore. Et en deux mots, ce que OpenCore est, pour les gens qui nous écoutent, en fait, ça te permet de gérer un agent 24h sur 24 à partir de ton téléphone. Donc il a accès à beaucoup de MCP, de tools, pour faire des choses à ta place. Donc, c'est littéralement une interface de messages. Tu lui demandes quelque chose.
- Speaker #0
Sur Telegram ou sur WhatsApp. Sur WhatsApp, on le branche.
- Speaker #1
Et en fait, c'est connecté sur une API key d'un LLM ou d'OpenRouter. Et à partir de là, ça te fait plein d'actions. L'avantage, c'est que tu peux le faire du métro, tu peux le faire de ton bureau, tu peux le faire n'importe où. Et l'avantage, c'est qu'il prend le contrôle et tu peux voir ce qui se fait. ce qui se passe en temps réel, donc littéralement. Et aujourd'hui, même, il y a des fonctionnalités où tu peux apprendre à l'agent quoi faire. Donc tu lui montres en fait, il y a une sorte de screen recording qui se passe dans ton ordinateur. Tu lui montres quoi faire. Une action, il le fait.
- Speaker #0
Il le fait en skills, il se le garde. Exactement.
- Speaker #1
Après, tu peux même aussi upskill ton cloud, donc créer tes propres skills spécifiques à toi qui te permettent de faire des choses comme créer des vidéos 3D. Bref, il y a plein de choses. Il y a même Mirofish aujourd'hui qui te permet de prédire des choses. On l'a commencé à utiliser, c'est super intéressant. Bref, il y a plein de choses qu'on peut faire aujourd'hui avec très peu de connaissances de code et donc un peu de cloud. Mais je conseille aussi d'utiliser Cloud parce que Cloud est très complet aujourd'hui. C'est un LLM qui avance très rapidement. presque chaque jour, il y a des... les nouveaux updates sur des nouvelles fonctionnalités, etc.
- Speaker #0
Sans arrêt. Et alors, tu as parlé un peu du coup, évidemment, de ton taf actuel parce que je t'ai demandé quel était ta stack d'aujourd'hui donc aujourd'hui tu bosses pour une boîte qui s'appelle HAQQ et je ne sais pas comment on dit HAQ HAQ c'est justice en arabe ok simplement du coup je le dis à l'américaine parce que je ne sais pas parler arabe mais il faut que j'apprenne je sais que mon frère prend des cours donc il faudrait que je suive son chemin est-ce que tu peux nous pitcher oui bien sûr ce que vous faites en 20 secondes là si tu veux dire un peu oui bien sûr en fait on est je vais faire en anglais plutôt
- Speaker #1
Une AI-powered practice management solution to digitalize justice. En deux mots, ça veut dire quoi ? On a deux solutions. Un genre de CRM pour la digitalisation de tout ce qui se passe dans une law firm, pour les cabinets d'avocats. Et on a un AI qui est très similaire à celui de Ligora Harvey. On n'est pas sur les mêmes marchés, bien sûr, mais on est vraiment... C'est un IA qui, littéralement... comme il est connecté au Practice Management Solution, qui est littéralement le CRM dans tous les contrats historiques que tu as pu faire à tes clients. Et donc, cette IA comprend la façon d'écrire les contrats, les clauses que tu inclues ou pas, la façon dont tu vas écrire, etc. Et ça te permet de générer des contrats, de review des contrats. Et parenthèse, On lance en avril 2026 une mobile app qui permet de démocratiser l'accès à un AI lawyer, donc qui ne remplace pas les avocats, mais qui ramène à n'importe quel entrepreneur, freelancer, real estate, bref, tout le monde, à avoir en fait 95% du travail déjà fait, alors qu'aujourd'hui, chaque heure avec un avocat peut coûter très cher de temps en temps. Au moins, tu arrives à du 95%, c'est du bulletproof. Et donc, ça te permet d'avoir 10-15 minutes de review par un avocat,
- Speaker #0
par quelqu'un. Ça veut dire qu'on pourra appeler un avocat qui est de la communauté en plus.
- Speaker #1
Exactement. Pour les 10-15%
- Speaker #0
à tenir.
- Speaker #1
Supplémentaire. Aujourd'hui, HAC existe historiquement au Moyen-Orient. À cause de la guerre, on a dû un peu expand... On est sur le Latam, on est en Europe de l'Est, on est en Asie de l'Est. Et donc voilà, on est 35 personnes dans l'équipe. Très belle croissance aussi. On est à peu près à 17 millions de chiffre d'affaires. Quand j'ai rejoint, on était 2 millions. Bref, c'est une très belle boîte, très beau secteur, mais très différent.
- Speaker #0
Donc pareil, tu gères le growth.
- Speaker #1
Je suis head of growth. Et bien sûr, j'utilise tout. ta partie cloud code, tout ça, dans mon taf. Ça me permet aussi de... En fait, ça m'a permis de découvrir tout un monde spécialisé. Parce qu'en fait, tu as la partie développement, donc les développeurs qui font des repos que tu peux utiliser. Mais en fait, quand c'est une personne qui est plutôt dans l'industrie, on peut faire beaucoup plus de choses. Donc, Mirofish, plus du legal, on peut prédire tout ce qui va se passer dans le legal. Ou les... des AI regulations, par exemple, sur des pays. Et donc, ça te permet, en fait, d'avoir plus le focus sur une industrie et comment cette industrie est en train de changer. Et même Claude a publié récemment un rapport.
- Speaker #0
Un rapport avec LegalOscider. Ils ont un
- Speaker #1
Legal Plugin, qui est littéralement des skills, en fait, qui te permet de grafter n'importe quelle chose. Il y a même des repos maintenant avec des lois open source de tout le monde. Bref, il y a pas mal de choses qui se passent sur la partie légale. Parce que, en fait, notamment, pourquoi Vibe Coding a été une tendance de base, pour que tout le monde comprenne, c'est un peu le use case principal du LLM, parce qu'il y a beaucoup de code qui est open source. Donc, AI a beaucoup de ressources publiques. Dans le dataset, il y a beaucoup de code. Exactement. Le légal, il n'y en a pas beaucoup. Et c'est pour ça que les entreprises, les cabinets d'avocats et les entreprises ont beaucoup de data eux-mêmes. Et donc, une fois que tu plogues ça, cette ressource qui est la database, avec un LM qui est super puissant, tu peux faire beaucoup de choses. Tu peux construire des contrats, analyser une data room de 100 000 contrats. Bref, tu peux faire beaucoup de choses qu'on ne pouvait pas faire avant.
- Speaker #0
Pour localiser quand même quand vous... Là, tu as dit, on a du expend avec la guerre, etc. Pour localiser dans certaines régions, certains pays, je pense à la France, tu as quand même des lois qui sont alambiquées, avec trois couches, des trucs et tout. Donc, vous avez aussi besoin d'accéder à cette date publique. aussi quoi, donc pour toi en tant que grosse, tu peux pas aller attaquer un pays si sur un produit comme ça qui est quand même attaqué à la loi,
- Speaker #1
tu dois aussi être légal de base en fait nous on fait des partenariats avec des bar association ou des gouvernements qui nous permettent d'avoir accès à des databases gratuites ou payantes, on scrappe aussi beaucoup de data mais c'est normal, c'est des data publiques qu'on peut scrapper et puis après on a construit notre propre AI engine Merci. qui s'appelle Justinian.
- Speaker #0
J'avais lu ça.
- Speaker #1
Justement, qui est vraiment notre propriété.
- Speaker #0
Un genre de LLM du coup.
- Speaker #1
C'est un layer on top of LLM. On est LLM agnostic, donc on peut plugger n'importe quel LLM. On a une sorte de skills, si tu veux. On a des références, on a des legal matters, donc des databases un peu contraintes de plein de contrats, plein de lois, etc. Et on a nos propres sources aussi qu'on ramène nous-mêmes et qu'on enrichit notre LLM et qu'on apprend. Le seul problème de cette industrie, c'est qu'en fait, on ne peut pas trainer notre LLM sur des databases de nos clients. Alors que des gens comme Loveable, des gens comme Brainboard, ils peuvent. Parce que c'est des choses un peu connues. Alors que l'on ne peut pas voir n'importe quel contrat qui a été fait par n'importe quel... cabinet d'avocats. Oui,
- Speaker #0
c'est plus confidentiel.
- Speaker #1
C'est plus confidentiel. On n'a plus ce post-hoc qui permet de revoir un peu ces sessions de tous les utilisateurs. Ce n'est pas du tout légal. On ne le fait pas du tout. Et surtout, quand on travaille avec des gouvernements ou des compagnies qui sont, par exemple, à Dubaï, nous, on doit avoir le cloud ou le on-prem. On doit l'avoir dans le pays. Et donc, Merci. Ça rajoute une couche de complications au produit pour closer. Et donc, ce qu'on fait pour résoudre ce gros problème, c'est que nos contrats ne sont pas de un an ou de quelques mois. Ce sont des contrats de 3-5 ans.
- Speaker #0
Vous engagez vous aussi et eux dans la durée pour pouvoir avoir des bonnes infras.
- Speaker #1
Exactement. Et ça nous permet aussi d'avoir un ARR plus healthy.
- Speaker #0
Et alors là, tu as un peu de recul sur ton rôle de grosse. Tu dirais que vous avez fait comment ? Parce que c'est une croissance encore rapide. Selon toi, est-ce que c'est encore une fois le facteur externe qui pousse beaucoup ? Est-ce qu'il y a des trucs que tu as mis en place qui ont fait un accélérateur ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai appliqué beaucoup de choses que j'ai apprises chez Loveable. Donc, chaque personne est indépendante sur Ownership, sur leur département. L'équipe aussi, je pense que ça fait une grosse différence. On recrute que des ex-founders. Donc chaque personne, c'est une craque. Littéralement, ils ont leur propre expérience de 15,
- Speaker #0
20 ans.
- Speaker #1
Les fondateurs aussi aident beaucoup parce qu'on a un opérationnel, Antoine, et on a Abbas qui est lawyer, qui est avocat. Et donc, du coup, on a vraiment ces expertises in-house. Et aussi, ça nous permet de très rapidement s'adapter. Donc, si on veut rajouter n'importe quel pays, on doit rajouter toutes les lois du pays, bien sûr, avec tout ce qui va avec. C'est assez rapide, ça prend deux à trois jours. Donc, si on veut expérimenter n'importe quel marché, en deux ou trois jours, on peut le faire. Et c'est des agents qui sont automatisés pour des assets statiques ou vidéo. On a des UGC influenceurs. On a de la presse locale qui est relayée. On a des sales reps qui sont un peu partout dans le monde. Donc, ça nous permet de rentrer sur un marché très rapidement. Je pense que ça, c'est l'adaptabilité. Et comme on est, le deuxième argument, c'est en fait, on est une AI company, AI first company. On a presque un limited budget pour utiliser n'importe quel outil qu'on veut. Donc, on a tous des subscriptions de cloud. le plus gros package, on peut utiliser n'importe quel outil, expérimenter. Et l'avantage d'être webcoder, c'est que tu utilises un outil, le lendemain tu peux changer un outil. C'est le luxe d'être consommateur. Je ne vais pas le dire comme ça. Mais du coup, ça nous a permis vraiment de s'adapter très rapidement. Et le troisième argument, c'est aussi l'adaptabilité sur le marché. L'Igorra. Harvey, qui sont les deux gros acteurs qu'on entend beaucoup, sont tous dans les enterprise firms. Et en fait, il y a tout ce marché de small to mid qui n'existe pas aujourd'hui et que Legora et Harvey refusent d'attaquer. Et donc, tu as tous les autres acteurs de Y Combinator, de bref, plein de legal tech companies qui émergent aujourd'hui grâce à Harvey et Legora, donc grâce à l'existence de ces deux acteurs. Ça démocratise un peu l'accès. Donc, du coup, tous les avocats aujourd'hui, tu dois être surpris qu'il y a certains avocats qui utilisent notre LLM pour faire des tataroum de legal advice. On a des avocats qui s'appellent maintenant des AI lawyers sur LinkedIn. Bref, on a toute cette tendance qui vient aussi, qui aide à la transition digitale. Et il faut savoir que le legal, ce n'est pas une industrie qui a été digitalisée comme toutes les industries avant. Et donc aujourd'hui, quand on introduit de l'IA, on introduit aussi du digital. Donc c'est une grosse transformation. Moi, je l'appelle, je pense, en France, on le dit le change. C'est littéral, mais en deux fois.
- Speaker #0
Et nous, on le voit chez plein de clients. Moi, je m'occupe des trucs industriels. Dans l'industrie, parfois, tu as quelques logiciels, mais ils ont double changement. Et ce n'est pas simple. Donc, c'est bien, il faut accompagner. Et ça se fait petit à petit. Deux, trois questions pour finir cet épisode passionnant. Le premier, c'est si tu devais conseiller à quelqu'un qui démarre là, quelqu'un de non tech comme nous à la base qui veut démarrer, qui veut se lancer à la fois dans l'entrepreneuriat ou dans des jobs comme les tiens quel conseil tu donnerais ? parce que c'est quand même beaucoup de bruit,
- Speaker #1
beaucoup d'infos alors il y a beaucoup de bruit partout sur les réseaux sociaux sur ton feed LinkedIn mais en gros je pense qu'il faut choisir un LLM et rester un peu sur un essayer d'apprendre avec des use case fictif. Bien sûr, si tu as l'avantage de travailler pour une boîte et tu peux utiliser ta boîte comme use case, ça c'est super. Mais si tu ne l'as pas, tu peux en créer. Et pour moi, c'est exactement ce que je conseillerais à tout le monde, c'est fake it till you make it. Pour moi, il faut juste tester plein de choses, voir ce que cette fonctionnalité fait versus une autre. Tu peux tester, l'avantage d'être consommateur, c'est que tu peux tester une tool et le lendemain, cancel ta subscription et être refund presque à la limite et passer sur une autre. Donc, tu peux littéralement aussi bénéficier des free trials de la plupart des tools. Donc, pour moi, il faut... Le seul conseil, c'est d'essayer. Il ne faut pas avoir peur de tout ce domaine du développement qui fait peur de base. Ça m'a permis... Pour moi, ça m'a fait 4 ans pour arriver là. Mais je pense qu'aujourd'hui, je regrette énormément. J'ai même créé mon propre Kanban, littéralement, qui me permet de traquer tout ce que je suis en train d'expérimenter avec le code. Et voilà, ça peut être le premier use case, c'est faire ton propre portfolio. Et puis ton deuxième use case, c'est faire ton propre agent. Puis troisième use case, ça peut faire un groupe d'agents qui travaillent ensemble. Bref, on peut aller de niveau à niveau. Il y a plein de YouTube vidéos, il y a plein d'influenceurs qui font plein de... de contenu en ligne. Il y a des hackathons, il y a des formations, il y a plein de choses. Et voilà, pour moi, c'est...
- Speaker #0
Et conseil à un avocat ou quelqu'un du juridique d'une boîte ou quelqu'un de la profession, de près ou de loin, qui voudrait... Ok, maintenant, j'ai compris que c'est en train de changer avec l'IA, il faut que je lui mette. Ouais. Il commence par où pour un chantier de ce type-là, tu vois ?
- Speaker #1
Je pense que tout LLM sont... sont très bien. Je ne vais pas conseiller HACC, parce qu'en général, bien sûr, je conseillerais HACC à tout le monde. Mais pour moi, il faut en fait comprendre qu'aujourd'hui, l'IA ne va pas te remplacer. Il ne va pas remplacer n'importe quelle personne, il va remplacer la personne qui n'utilise pas. Et donc, si tu n'utilises pas, à un moment donné, tu vas être plus lent à livrer tes contrats à tes clients. Tu vas être très manuel, papier-crayon. Alors qu'aujourd'hui, ton client, il veut... recevoir ce contrat très rapidement, au bout d'une heure, au bout de deux heures. Et si tu ne veux pas pouvoir livrer ça à tes clients, être vraiment satisfait du résultat, et je ne demande pas à n'importe quel avocat de trust à 100% les réponses d'IA. Bien sûr, en tant que professionnel, tu vas avoir le contrôle que tu vas écrire. Et donc, ta prompt, du coup, à ce moment-là, va être beaucoup plus constructive que si moi, j'utilise Hack. ou Cloud plus le Legal Plugin, je vais avoir des meilleurs résultats pour sûr si je suis avocat moi-même. Et donc, il ne faut pas avoir peur d'utiliser l'IA pour essayer. d'expérimenter. On a différents use case où tu veux review un contrat, où tu veux construire un contrat, tu veux construire la cookie policy de ta boîte. Bref, de n'importe quel use case, on peut utiliser l'IA et bien sûr relire chaque document qui est sorti par l'IA. Il y a bien sûr dans les mentions de Cloud, OpenAI ou de Grog. il te le mentionne qu'il faut jamais utiliser, enfin, trust blindly. Bien sûr, une histoire du vibe coding où tu acceptes,
- Speaker #0
C'est un peu le cas.
- Speaker #1
C'est un peu l'ironie. C'est ce que je ne construirais plus.
- Speaker #0
OK, trop bien. Et puis pour terminer, peut-être, c'est nous dire comment on peut te suivre, toi, ou est-ce qu'on peut te suivre, vous, comment on peut te suivre, évidemment, les deux.
- Speaker #1
Bien sûr, j'ai construit, comme je l'ai dit, mon site qui s'appelle stefan.bio. qui est un site que j'avais fait sur Notion avec un frontend on top. Ça, c'est il y a quelques années déjà. Je suis sur Limtini, bien sûr. Et récemment, j'ai créé commandline.lovable.app. Et c'est littéralement un espace personnel où je décris un peu tout ce que je fais comme expérimentation. Vous pouvez voir aussi ma stack actuelle. Vous pouvez voir aussi, vous avez un OS, un operating system que j'ai construit moi-même. Bref, j'ai essayé d'aller un peu dans la folie des grandeurs, de tout ce que je pouvais faire. Et je log chaque expérimentation que je fais, chaque tool, chaque bref. Et je donne des feedbacks sur des choses. Donc ça peut permettre de découvrir des use cases. Et aussi, pour moi, ça me permet aussi de construire des choses un peu différentes. L'OS, je l'ai construit littéralement il y a une heure.
- Speaker #0
Génial. donc Allez-y, on mettra les liens dans la description du podcast qui apparaissent sur toutes les plateformes. Vous pouvez toutes et tous cliquer. Vraiment, allez-y parce que Stéphane, vous l'aurez senti pendant l'heure qui vient de s'écouler, mais il est une des personnes les plus inspirantes que j'ai rencontrées dans l'écosystème. Merci. Qui ne nous a pas raconté du code, mais comment il utilise maintenant la puissance de l'IA pour son cerveau qui était un cerveau créatif. C'est génial. Merci beaucoup Stéphane d'être venu.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ton invitation. Super.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de Super Agent jusqu'au bout. Si ça t'a plu, pense à le partager à une personne prudente ou curieuse de l'IA. Et pour soutenir le podcast, laisse 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Et pense à t'abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. A très vite !