- Speaker #0
40% des cancers sont évitables. 40%. Ce chiffre, c'est l'Inca qui le publie, pas un naturopathe sur Instagram.
- Speaker #1
Il y a eu un essai rendez-vous l'année dernière qui a été publié dans le New England Journal of Medicine qui dit clairement que de pratiquer une activité physique encadrée avec un peu de renforcement musculaire et du cardio, par rapport à ceux qui étaient en roue libre, ces patients-là avaient une amélioration de leur survie globale et une diminution du risque de récidive.
- Speaker #0
Pourtant, dans nos consultations, on laisse passer des comportements à risque. pour nos patients tous les jours. Pas par négligence, peut-être même pas par manque de temps, peut-être par habitude parce que personne ne nous a vraiment appris à le faire autrement.
- Speaker #1
Clairement, notre société ne nous aide pas. Dans la politesse et le côté social, on va avoir des coupes de champagne, on va faire l'apéro et on va dire santé avec de l'alcool. Les gens, limite, ils ne veulent pas trinquer avec les personnes qui prennent un soft.
- Speaker #0
Dans cet épisode, Idriss Troussier, oncologue, radiothérapeute et créateur du compte doc.anticancer sur les réseaux, va nous dire. exactement ce qu'il voit en bout de chaînes. Ce que nos consultations fabriquent en silence sur plusieurs années, souvent à notre insu. Est-ce qu'un médecin généraliste peut changer en 3 minutes chrono dès demain matin ? Vous êtes bien sûr super docteur, le média des soignants qui veulent soigner autrement. Est-ce qu'il y a selon toi des comportements qu'on banalise un petit peu, qu'on tolère ? Peut-être c'est le cas de l'alcool, tu vas me dire ce que tu en penses, parce que je pensais que les rocos étaient à zéro, mais tu me dis que non. Est-ce qu'il y a comme ça des comportements qu'on banalise alors qu'en fait, Il pèse. sur le risque de cancer. Tu vois, des comportements un peu border qui ne sont pas vraiment dans les recos, ou peut-être qu'ils y sont, mais que les patients ont tendance un petit peu à trop négliger.
- Speaker #1
Après, clairement, notre société ne nous aide pas. C'est-à-dire que, déjà, de 1, on aime être poli et social. On est un être social. Et dans la politesse et le côté social, dans le... Qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir des coupes de champagne, on va faire l'apéro et on va dire santé avec de l'alcool. Les gens, limite, ils ne veulent pas trinquer avec les personnes qui prennent un soft, avec un deck. Ah non, ça peut porter malchance de trinquer avec un verre d'eau pétillante.
- Speaker #0
Je ne connaissais pas ce comportement. Oui,
- Speaker #1
Moi qui bois très peu, ça m'est déjà arrivé. Non, non, il faut faire au réfrigérateur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Après, bon, c'est des caricatures, mais par exemple, c'est pareil, la salariée ou personne, sa collègue qui va apporter un beau gâteau dans le bureau rempli de farine, de sucre et d'aliments qui peuvent être inflammatoires. Alors après, si c'est un gâteau fait maison, ça va, mais bon, malgré tout, si c'est la répétition, la répétition crée l'exposition et cette répétition, tous les jours, on est exposé à cette... Cette nourriture qui est trop abondante, souvent très sucrée, avec de la farine blanche. On va créer des septiques glycémiques. Cette inflammation qui va, ou ce stockage, c'est pas terrible. Après, là aussi, ce qui m'a beaucoup... Il y a un point que je n'étais pas souligné, c'est que dans l'activité physique, finalement, moi, j'étais très cardio, axé cardio. Donc, je viens du... Disons que j'ai toujours fait un peu de running depuis mes études parce que je trouvais ça très rentable de faire une petite heure de course à pied et que je trouvais que c'était vraiment ça ou faire un peu de natation ou du vélo. Le sport de triathlon, d'ailleurs, j'en ai fait quelques-uns. Et j'étais que focus là-dessus. Et pour moi, ceux qui étaient à la salle de sport, c'était vraiment des extraterrestres ou comme on dit, des bodybuilders sous stéroïdes et que je ne comprenais pas l'intérêt. Mais en fait, quand on regarde les études scientifiques, il y a quand même l'idée que la musculation et les muscles sécrètent là aussi des cytokines, des myokines, on appelle ça myo comme muscle. Et ces myokines, elles ont un effet anti-inflammatoire, contrairement au gras viscéral, et que ça a des effets bénéfiques. Et puis en plus de ça, c'est des éponges à sucre, parce qu'il y a des récepteurs au glucose, et ça réduit la glycémie. et en fait d'avoir... plus de muscles. C'est vrai que même hormonalement, déjà il y a des études qui ont montré qu'il y avait une amélioration au niveau cognitif. Plus on a un quadriceps, le périmètre du quadriceps est important. Ils ont montré ça chez des jumelles. La jumelle qui avait le plus gros quadriceps avait au niveau de l'IRM cérébral et au niveau des tests cognitifs, de meilleure performance que celle qui avait génétiquement la même génétique mais moins de muscles. Donc en fait, les muscles ont des effets bénéfiques à la fois pour le cerveau, c'est pas que esthétique, et aussi au niveau anti-inflammatoire. Donc c'est vrai que de faire du renforcement musculaire, c'est quelque chose qu'on peut parfois négliger en se disant « non, mais la salle de sport, ça sent pas bon » . quand il fait beau l'été, ça ne donne pas envie, ainsi de suite. Mais je pense qu'une à deux fois par semaine, c'est important de le faire. Parce que quels que soient les sports d'endurance, on n'arrive pas à faire un sport d'endurance qui va muscler l'ensemble. Par exemple, les muscles du dos, quand on fait du running, on ne va pas muscler son dos, on ne va pas muscler ses bras non plus. Donc c'est vraiment important d'avoir cette complémentarité. Et la musculation, finalement, c'est complètement différent du sport d'endurance et très complémentaire. On ressent aussi les bénéfices. On sent moins les endorphines ou les sensations de plaisir qu'on peut avoir quand on va courir dans la nature. Mais on le ressent a posteriori après avoir fait la séance. Pendant la séance, ce n'est pas forcément le plus agréable. Mais après, il y a des bénéfices et je pense que c'est important de le souligner.
- Speaker #0
Absolument. Et ça, c'est un concept assez récent, le fait de développer du muscle. C'est vrai que pendant un moment, il y avait une caricature des gens à la salle de sport. Et tu as vu qu'il y en a de plus en plus. Et c'est une bonne chose parce qu'on sait et ça, c'est à quand même quelques années, que faire de l'hypertrophie musculaire, en fait, c'est bon pour la santé et ça améliore la survie globale. C'est assez incroyable. En fait, tu te fais un capital musculaire qui va forcément décroître avec l'âge, mais si tu pars avec un capital plus important et que tu l'entretiens, même plus vieux, ça va forcément décroître, mais un peu moins vite et ta survie va également être améliorée. La quantité musculaire est corrélée avec la survie, ce qui est assez incroyable. c'est une... Une très bonne chose de le préciser. Donc en fait, l'activité physique idéale pour le commun de nos patients, c'est à la fois une activité d'endurance couplée à une activité de force et accessoirement, si c'est possible, s'ils peuvent faire d'autres séances, c'est aussi de la souplesse. Tout à fait, la mobilité. Notamment pour éviter le risque de blessure. Et on sait que quand on est souple... À âge égal, quand une personne âgée de 75 ans est plus souple que sa copine de 75 ans, qu'il est beaucoup moins, il y a beaucoup moins de risques de chute, beaucoup moins de risques de trauma, d'hospitalisation, etc. Ok, super intéressant. Du coup, est-ce que tu peux me conseiller des choses simples à prodiguer en consultation comme ça ? On a parlé de l'alimentation, de l'activité physique, de l'arrêt des toxiques, ou au moins assez peu d'être... occasionnel dans la consommation des choses nocives, tu me parlais de notre capacité sociale, c'est vrai que c'est difficile quand au bureau quelqu'un amène un gâteau pour son anniversaire, c'est quand même hyper difficile de dire non et peut-être que ça fait du bien pour la santé au moins sociale, de partager un moment collectif aussi, c'est aussi très intéressant tant que ça reste très occasionnel est-ce que tu as d'autres comme ça, petits tips que tu peux me donner sur le mode de vie du quotidien que tu connais très bien ?
- Speaker #1
Après, il y avait aussi cet effet mode dont on a souvent, d'ailleurs c'est souvent et ça reste encore un effet très important, c'est le jeûne intermittent. Il paraît que les gens qui pratiquent ce jeûne intermittent et qui se sentent bien avec le jeûne intermittent, moi je pense que le jeûne intermittent, je n'ai rien contre pour ceux qui se sentent bien avec ça. De toute façon, moi-même je l'ai pratiqué à un moment. J'ai pratiqué un moment, mais je me sentais vraiment amégré. Disons, j'ai perdu de la masse musculaire liée au jeûne intermittent, parce que peut-être que j'étais trop rigide et que j'en faisais trop. Mais ce que l'on voit quand même dans les études, c'est qu'il y a quand même l'idée que ça peut aider à perdre du poids et que c'est, on va dire, équivalent au régime hypocalorique. par rapport, disons, de diminuer de manière, ses calories de manière modérée. Évidemment, quand on fait deux repas ou de trois, forcément, on apporte moins de calories. Après, dans les études, les dernières études, elles montrent que, idéalement, c'est bien de faire le petit déjeuner et le déjeuner. Et pourtant, ce n'est pas si simple que ça parce que souvent, on n'a pas faim le matin. Mais en fait, le café va réveiller... Ce qu'on dit, c'est que le café réveille notre cerveau, ça nettoie la délosine, on se sent mieux. Mais il faut aussi apporter, on sort d'un jeûne qui est la nuit et qui peut être prolongé si on a dîné tôt. Et c'est ce que je recommande plutôt parce qu'on a une meilleure nuit, on dort mieux si on dîne tôt, en fin d'après-midi, pour ceux qui ont envie de faire justement un jeûne. Et par contre, de prendre un petit déjeuner protéiné, c'est hyper important d'apporter des bons signaux le matin parce qu'après, c'est vrai que... Le midi, ça peut être compliqué quand on est au travail, de trouver, d'avoir accès. Alors, soit on cuisine soi-même, on apporte au travail, mais ceux qui ne le font pas, c'est vrai qu'on se retrouve face... C'est sûr que ce que l'on retrouve dans Uber Eats et ainsi de suite, on ne contrôle pas en fait, quand on ne cuisine pas nous-mêmes, les quantités d'huile, les quantités de calories qu'il peut y avoir dans les aliments qui sont cuisinés. Et dans la restauration, c'est vrai que ce n'est pas la même chose quand nous, on met une cuillère à café ou une cuillère à soupe d'huile d'olive versus finalement un plat qui a été commandé, on ne sait pas quelle huile a été mise et ça se trouve beaucoup plus que ce qu'il ne faut, beaucoup plus de sel. Je pense qu'il faut faire très attention à ça et aller sur des petits déjeuners protéinés, des avocats, des œufs. Ça peut être le midi, ce qui est pas mal aussi, c'est de manger des petits poissons, des sardines, des légumineuses. Je pense que c'est aussi important. Et surtout, après, moi, je me force, c'est comme se brosser les dents, je me force à aller au moins une demi-heure à la salle ou alors sortir et courir, mais trouver une demi-heure où je donne du temps pour... Pour faire cette activité physique avant de rentrer, ça me permet de décompresser, de lâcher. C'est un moment où justement je n'ai pas le téléphone, je ne regarde pas le téléphone. Les gens vont attendre une demi-heure avant de répondre. Parce qu'en fait, c'est vrai qu'on est sans cesse, il y a une interruption sans cesse par rapport aux tâches qu'il y a à faire. Il y a souvent des services qu'on nous demande de rendre. Il faut essayer de trouver des moments pour soi où on peut se focus. avoir un petit moment, comme tu dis, sur la mobilité, sur le renforcement, sur éviter d'être sédentaire, et voilà. Et je pense que ce... Il y a eu des... Il y a des études qui ont été publiées, et je trouve ça tellement logique, mais de se balader dans la nature, c'est quelque chose qui, quand on a un peu de stress ou d'anxiété, ça fait vraiment du bien. Tout de suite, ça permet un peu de... D'aller trouver un parc, quand on est dans une grande ville, ou... Moi, j'ai la chance d'être à Nice, donc d'aller au bord de mer, c'est vrai que c'est une vraie différence.
- Speaker #0
Absolument, absolument. C'est Kyle Newport, je crois, qui a baptisé ça la solitude des privations, le fait d'être privé de notre solitude, en fait. Et il a démontré qu'avant l'avènement du smartphone, il date ça de 2012, la question ne se posait pas parce qu'on s'embêtait. dans les files d'attente, dans les queues, en attendant le médecin, à la caisse, etc. Et en fait, depuis le smartphone, l'ennui n'existe plus. On est sans cesse rassasié de notre ennui. Et si spontanément, on a l'impression que c'est une bonne idée, en fait, ça ne l'est pas du tout parce qu'on prive notre cerveau de son mode par défaut, qui est le mode où tu divagues. Et quand tu divagues, tes pensées s'assemblent, tu penses au sens... profond de ton existence, de la vie, tu alignes les idées ensemble, et tu n'es pas en train de consommer du contenu ou des idées d'un autre de façon passive, où ton cerveau est dans tout à fait un autre mode. Et je suis sûr que dans les années à venir, on va connaître de plus en plus ces systèmes cérébraux, et notamment cette fameuse privation de solitude, et je suis sûr que ça explique beaucoup, beaucoup de problèmes, au moins de santé mentale. Je te remercie beaucoup de le rappeler. Idriss, est-ce qu'il y a des choses que tu croyais dans ta discipline il y a quelques années et dont tu as changé ton point de vue récemment par la littérature, dont tu fais que tu la veilles régulièrement ?
- Speaker #1
Le sommeil, je pensais que c'était un peu facultatif. D'ailleurs, l'anecdote, c'est que la première année de médecine, je me suis dit que ça ne sert à rien de dormir. Il faut dormir quatre heures par nuit et travailler jusqu'à deux heures du matin, plus que les autres, et c'est comme ça qu'on va y arriver. Je suis passé pas très loin, mais je ne l'ai pas eu, ce concours. cours, à l'époque, on pouvait le faire deux fois, on pouvait doubler. Et la deuxième première année, j'avais bien avancé, j'avais bien travaillé, j'avais essayé mes annales bien en avance l'été et ainsi de suite. Et j'ai quand même bien dormi. J'allais me coucher vers les 22h30, 23h. Je n'allais pas jusqu'à 1h ou 2h du matin. Quand même, c'est une grosse différence parce que pour encaisser tous les cours ou tous les TD ou tout ce rythme, c'est quand même bien de faire attention à ça. Maintenant, on a les montres connectées ou les bracelets connectés. Je trouve que c'est pas mal. Il ne faut pas non plus aller dans la rigidité et être fixé sur ça, mais je trouve que c'est intéressant parce qu'on peut voir selon si on a fait un gros dîner, selon si on a bu de l'alcool, selon si on a pris une supplémentation du magnésium bisque des cinates. trouver une petite supplémentation qui fait qu'on va avoir un sommeil plus optimal. Après, c'est à chacun de faire sa cuisine, mais il y a quand même quelques données. Il y a eu des avancées là-dessus sur la micronutrition où on voit que c'est vrai que quand on a un sommeil efficace ou si on dort 7 heures, mais qu'on a fait quand même notre quota de sommeil profond ou de sommeil paradoxal. C'est vrai qu'on se sent beaucoup mieux, on se sent bien le matin, on est prêt. Moi, le matin, ça m'arrive, comme le soleil se lève très tôt, d'aller faire de l'activité physique avant d'aller au travail. Donc, c'est une énergie complètement différente que si on est dans un sommeil qui n'est pas si bon. Donc, je pense que c'est important de travailler là-dessus. Les molécules qui m'ont aidé, c'est la glycine également. C'est un acide aminé, la glycine, qu'on retrouve dans le collagène. et qui a un goût sucré d'ailleurs, donc c'est assez sympa de mettre avec ses fibres, comme les graines de chia dans un yaourt, ou du skir, skir, graines de chia, un peu de glycine. Le magnésium bisglycinate, ça m'aide bien. Après les autres, c'est un peu anecdotique, ça peut être... Après c'est selon chaque personne, il y en a qui aiment bien le gaba, il y en a qui aiment bien la chouaganda. Après il y a, attention, tous ces trucs-là, il faut bien vérifier qu'il n'y ait pas de... de problèmes au niveau du foie. J'ai vu aussi des études sur la mélatonine au long cours que ce ne serait pas bien. Donc bien sûr, tout ce qu'il dit de faire de la micronutrition, c'est aussi de faire attention à ce que, primum non nocere, que ça ne nous nuise pas. Donc de bien contrôler sa bio pour voir s'il n'y a pas de soucis si on part sur une supplémentation. Parce que c'est vrai qu'on a moins de contrôle quand ce n'est pas un médicament. On n'est pas sûr que c'est la bonne molécule ou la bonne marque ou est-ce que l'on a, est-ce que c'est une bonne chose pour notre corps ou pas.
- Speaker #0
Très bien, merci. On va arriver à la fin de notre entretien, je te remercie beaucoup. Si un médecin généraliste devait retenir un ou deux réflexes simples de ce dont on vient de parler ensemble pour prévenir ses patients d'un éventuel cancer ou prévenir d'une rechute, qu'est-ce qu'il fait demain en consultation ?
- Speaker #1
C'est un des points clés, je pense que c'est la nutrition. il y a quand même on a eu très peu de notions, je pense, pendant nos études de médecine, et les patients s'en sont moins au courant, donc il y a quand même pas mal de pièges. Je pense qu'il y a l'industrie du tabac, l'industrie de l'alcool, donc ça c'est vraiment tabac zéro, alcool le minimum possible, d'évaluer la consommation d'alcool et de la faire réduire au maximum chez les personnes. Et après, dans l'alimentation, ça va favoriser si on est en excès calorique, avec des excès de sucre et de gras, ça va favoriser le surpoids et l'obésité qui vont arriver. qui vont amener à beaucoup de complications. Donc, il faut vraiment travailler sur cette alimentation et éviter la troisième industrie qu'on dit après tabac-alcool, on en a parlé, c'est les aliments ultra transformés, industriels, avec ces nutriscores qui sont catastrophiques. Et ça, c'est vrai qu'en plus, ça ne coûte pas cher, mais en fait, il y a tellement de pièges. Je regardais la dernière fois une marque très connue, je prends un praliné. Au praliné, on se dit, bon, le praliné, c'est un mélange de noix. C'est très bien pour les gâteaux et ainsi de suite. Donc, c'était pour cuisiner. Et en fait, je mange le gâteau et je me rends compte qu'il est… Alors que normalement, je n'avais pas mis de sucre, qu'il est rempli de sucre. Et en fait, après, je vais revoir la composition. En fait, il y avait dans ce praliné 50% de sucre. Alors qu'un praliné, j'étais persuadé que c'était un mélange de noix. Donc, en fait, c'est comme ça. C'est des petits pièges à chaque fois. Et il faut faire hyper gaffe. Et on se fait tous piéger régulièrement par… quand on va au supermarché ou quand on va consommer. Même d'aller, comme je dis, quand on n'a pas le contrôle, c'est compliqué. Comment on peut savoir si au restaurant, il n'a pas mis, je ne sais pas, cinq ou six cuillères d'huile dans notre plat ? On n'a aucun contrôle là-dessus. Donc c'est vrai qu'il y a de l'huile en plus. Bon, je pense que c'est important de faire attention à ce que l'on met dans son assiette. Ça, c'est sûr. Et puis, dès qu'on voit que si le corps se transforme, c'est qu'on manque... sûrement d'activité physique, qu'on est trop sédentaire et qu'il faut remettre un peu de cardio, remettre un peu de renforcement musculaire. Et puis après, si on est dans un état de fatigue, je pense que c'est important de bien voir son sommeil, bien traquer son sommeil, voir si on a un sommeil efficace, rechercher par exemple le syndrome d'apnée du sommeil, obstructive du sommeil, l'ALS-AOS. Ça arrive, il y a des patients qui ne sont pas forcément en surpoids, il ne faut pas hésiter à envoyer chez le pneumo. Et après, comme on l'a dit au départ, et ça je ne le dirai jamais, ce qui sauvera des vies, ce n'est pas forcément de faire tout ce truc-là dans le mode de vie, parce qu'on peut avoir un mode de vie parfait et quand même avoir un hasard biologique, on n'est pas protégé à 100%. Après, l'idéal, c'est quand même d'avoir un suivi médical régulier et que les patients ne viennent vous voir, qu'il y ait une bio qui soit faite au moins une à deux fois par an pour voir comment ça va au niveau des différents marqueurs, marqueurs inflammatoires, la glycémie, l'HbA1c, le cholestérol. et un bilan cardio chez les personnes un peu plus âgées. En fait, finalement, les deux gros facteurs de mortalité, c'est la mortalité cardiovasculaire et la mortalité par cancer. Participer au dépistage organisé, voir individuel s'il y a des signes cliniques. Je pense que ça, c'est les points clés. Et après, c'est important aussi de voir, dès qu'il y a les personnes âgées, elles peuvent avoir aussi des troubles neuro. Et ça, ça peut être aussi des carences en vitamine, la vitamine B, la vitamine D, les oméga-3. Et puis après, ne pas hésiter à envoyer au neurologue aussi pour faire des tests. Parce que lui aussi, c'est un fléau, les dégénérescences et les maladies liées à la démence, maladies d'Alzheimer ou autres démences liées à des dommages liés à la micro-circulation. Donc voilà, ça c'est vraiment les trois points sur lesquels on sait que les démences, il y a des études, elles ont montré, j'ai lu ces études scientifiques, le mode de vie a un réel impact également. Et les cancers, l'Inca a dit que c'était... 40% sur son dernier pourcent, 40% qui pourraient être liés au mode de vie. Et je pense que les démonstres aussi, on est entre 20 et 40% liés au mode de vie. Et je pense que la mortalité cardiovasculaire, il faut aussi dépister des ennemis invisibles comme la tension artérielle, le cholestérol, c'est des points de pied.
- Speaker #0
Pour finir, est-ce que tu veux me parler de ton travail ? Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Et puis me parler du projet que tu m'as parlé en début d'épisode.
- Speaker #1
Sur les réseaux sociaux, je suis sur Instagram, TikTok et YouTube. Je suis connu sur doc.anticancer. L'idée, c'est trois vidéos par semaine et à chaque fois de parler des dernières études scientifiques sur le mode de vie pour faire de la prévention primaire ou secondaire pour le grand public. D'ailleurs, cette revue de la littérature, c'est vraiment basé sur les dernières... et moi-même j'apprends des choses en préparant ces vidéos et par la suite en effet c'est toujours à chaque fois un angle donc c'était important aussi d'avoir un peu un résumé des dernières données scientifiques et ça me tenait à coeur j'ai terminé un livre science-based, basé sur la science sur qu'est-ce qu'on peut faire dans notre mode de vie pour mettre le maximum de odds donc de probabilités Merci. pour diminuer les maladies, que ce soit les maladies cardiovasculaires, l'apparition de risques de cancer ou de maladies neurodégénératives. Il y a des facteurs protecteurs et des facteurs de risque. Et c'est vrai que dans une société moderne, on peut se faire piéger, comme je le racontais sur le sachet de praliné que j'avais acheté et qui était à 50% rempli de sucre.
- Speaker #0
Super, on va suivre ça de près. Il ne me reste qu'à te remercier chaleureusement, mon cher Idriss. Je vous recommande à tous de vous abonner à Doc. point anti-cancer sur les réseaux. Je te dis à bientôt. C'était la deuxième fois que tu passais sur le podcast. C'est toujours un grand plaisir. Et puis, je te dis à bientôt. Salut Idriss.
- Speaker #1
À bientôt. Salut Mathieu.
- Speaker #0
Trois choses à retenir de cet épisode. En un, une plainte qui dure depuis plus de deux semaines, un mois, et bien ça se bilante. Changement de transit, tout chronique chez un fumeur, altération de l'état général. Idriss nous dit que c'est là, dans cette fenêtre, que le Medjet a le plus de pouvoir. Avant le stade avancé. avant le scanner de débrouillage, dans la consultation ordinaire. En deux, l'alcool, c'est le facteur de risque cancérigène le plus socialement accepté et donc le plus sous-estimé. Pas de seuil sans risque, chaque verre produit de l'acétaldéhyde qui crée des mutations. C'est pas un discours moralisateur, c'est de la biochimie. Et évaluer la consommation d'alcool à chaque consultation, c'est de la prévention primaire concrète. Et enfin trois, le muscle est anti-inflammatoire. pas de la culture physique, c'est de la médecine. Les myokines sécrétées par le tissu musculaire ont un effet protecteur démontré. Conseiller deux séances de renforcement par semaine à nos patients, c'est une ordonnance. Elle ne coûte rien et elle améliore la survie globale. Dans cet épisode, on a vu que 40% des cancers étaient évitables et que les leviers sont souvent dans nos consultations, pas forcément dans les services d'oncologie. Maintenant une question pour vous. Dans votre pratique, est-ce que vous évaluez la consommation d'alcool de façon systématique ? Ou seulement quand le contexte l'impose ? Dites-le-moi en commentaire, je suis très curieux de savoir où est-ce qu'on en est collectivement. Et puis, si ce sujet vous intéresse, j'ai un épisode sur les interventions non médicamenteuses, les INM, qui va directement dans le médecins. Je le mets juste ici. Et puis, si vous n'êtes pas encore abonné, chaque semaine, un épisode comme celui-là, avec des médecins qui pratiquent et qui ont des choses à dire. Rejoignez les confrères déjà abonnés, le bouton est juste en dessous.