Speaker #0Qui sait qu'elle a pas tué tous ses petits camarades mais qui va quand même aller en prison et devoir se taper avec tout plein de pas beaux vilains ? Bah ouais, c'est qui ? C'est qui ? Bah c'est toi ! C'est mon ganta d'amour ! Bah oui c'est mon ganta, le petit chien-chien du système carcéral ! Salut mes petits geeks ou new ! On se retrouve dans Supplément Geek cette semaine pour parler d'un pauvre petit gars qui a rien fait mais qui écope quand même d'une sac... crépunition, puisqu'on va parler de Dead Man Wonderland. Un manga que je croyais plus connu que ça au moment où je l'ai sélectionné, mais je me suis rendu compte en préparant cet épisode, bah que pas tant que ça en fait. Il est pas inconnu, mais il est clairement pas si populaire, et on va remédier à ça parce que Dead Man Wonderland, bah c'est vachement bien. Et si vous êtes un ou une habitué de la chaîne, vous savez qu'à la fin de chaque épisode, on termine par la dose geek. Aujourd'hui, Summer Ikaru Died, le 7ème tome. et la saison 4 de Moi quand je me réincarne en Slime, enfin saison 4, les 15 premiers épisodes. Mais avant tout ça, on va donc partir se faire enfermer dans cette prison aux airs de fête foraine et rejoindre Ganta, notre chien-chien du système carcéral. Enfin, le système carcéral aimerait bien en faire son chien-chien. Avant d'en arriver là, tout commence super vite lorsqu'un beau jour, ensoleillé, où Ganta et ses amis sont, dans leur joyeux collège, un charmant jeune homme habillé tout de rouge qu'on appelle d'ailleurs l'homme en rouge, vient leur rendre visite. Et son arrivée dans cette classe est plutôt remarquée puisqu'il dézingue absolument tout le monde. Un vrai carnage. Il tire même une balle en cristal rouge en plein milieu du sternum de notre petit bonhomme. Finito la joyeuse classe où tout le monde sourit, place au sang et aux membres découpés. Et il tire pas avec un pistolet, ici c'est un mystérieux pouvoir qui a déglingué nos collégiens. Mais Ganta se réveille quelques jours plus tard, menotté, pris pour le responsable de ce massacre, puis emmené dans la prison privée de Tokyo, Dead Man Wonderland. C'est important de dire qu'elle est privée cette prison, parce que dans une prison normale, beaucoup de choses ne se passeraient pas comme ça. C'est déjà pas la joie, mais alors là, c'est encore pire. Et là, c'est le début d'un long combat pour survivre, puisque dans cette prison, il faut passer des épreuves. Genre des combats contre d'autres prisonniers, ou des sortes de Ninja Warrior version funeste. Et tout ça est retransmis. pour nous, téléspectateurs, et on s'en régale. Mais savons-nous que ceci n'est pas truqué ? Eh ben non, ce qu'on prend pour une mise en scène, c'est juste la réalité la plus crade possible. Au milieu de tout ça, Ganta rencontre Shiro, une demoiselle aux cheveux blancs, qui ne semble pas être sujette ni aux contraintes de la prison, ni aux conventions sociales. Elle évolue là-dedans avec une liberté déconcertante et va guider Ganta vers une aventure bien plus verte. digineuse que prévu. Parce que lui aussi possède des facultés assez dingues. Et détail très important, les prisonniers ont un petit cadeau de bienvenue, un collier autour du cou qui diffuse un poison dans leur corps. Et pour pas mourir, il faut acheter régulièrement un bonbon, une sorte d'antidote, sauf que ce bonbon coûte super cher et s'achète avec des cast points, l'argent interne de la prison. Et comment on gagne des cast points ? En participant aux attractions, aux épreuves, aux combats, bref en se donnant spectacle. Donc le système est parfait, tu joues, tu souffres, tu divertis le public ou tu crèves. Bon là c'est vraiment le tout début de ce manga signé par Jinsei Kataoka et Kazuma Kondo. Et croyez-moi, ça va vachement plus loin que ce petit résumé, mais ça on en parle plus tard. Dead Man Wonderland est d'abord pré-publié en avril 2007. dans le Monthly Shonen Ace de Kadokawa Shoten. Donc pour une fois, ce n'est pas Shueisha ou Kodansha. En 2012, il y a eu un petit arrêt de publication, mais je vous rassure, c'était pour une bonne nouvelle. Jinsei a eu un enfant ! La série revient assez vite, début 2013, pour entrer dans son dernier arc. Et là, je vous laisse tirer vos propres conclusions sur le rythme de travail dans le manga. Même pas le temps pour une pause bébé. Il y aura donc 13 tomes au Japon, la série prenant fin en août 2013. Et on en aura autant chez nous ou en France, chez Kana dans la collection Dark Kana du 8 octobre 2010 au 4 juillet 2014. Et non, je ne suis toujours pas Sponso Kana, mais je reste ouvert. Parce que ça commence à faire beaucoup d'oeuvres chez Kana dont je parle. Et l'histoire ne s'arrête pas là, puisqu'au Japon, entre le 17 avril et le 3 juillet 2011, on a eu le droit à une version animée. Si vous avez bien retenu, le manga se termine en août 2013. Voyez peut-être le problème. Mais ça aussi, on en parle plus tard. Pour comprendre Denman Wonderland, on va déjà explorer qui sont ses créateurs. Et en vrai, je l'ai appris en préparant cet épisode, mais ces deux-là, c'est une sacrée histoire. C'est un peu les Bonnie and Clyde du manga, ou Astérix et Obélix, genre Tic et Tac, Mickey et Minnie, Eric et Ramsey. C'est un duo, quoi. Un bon duo. Et ce duo, il ne fonctionne pas comme dans d'autres mangas. Impossible de vous servir un truc facile du genre Jinsei, elle est au scénar, et Kazuma, il est au dessin. Bah non, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Je vais quand même essayer de faire simple. Pour vous, mes petits guicoudiou d'amour. Oh mes petits guicoudiou là. Au départ, ils décident du plot ensemble. Puis Jinsei Kataoka fait le storyboard et Kazuma Kondo prépare les décors d'univers, les concepts et les designs. Et parfois même, Jinsei touche à l'ancrage. Donc clairement, ils ne sont pas simples scénaristes d'un côté et dessinateurs de l'autre. Pour résumer, Kataoka c'est plutôt la structure, le découpage, le cœur narratif. Kandu, c'est plutôt le design, l'impact graphique et les silhouettes. Mais les deux pensent l'histoire et les deux touchent au dessin. Donc leur signature, c'est vraiment une signature de duo. Et franchement, je trouve ça méga stylé. Et ça, c'est pas que sur Dead Man Wonderland. Retropolis Scratch, Smoking Parade, Eureka Seven, c'est aussi des mangas de notre petit duo. Et finalement, c'est presque plus dur de trouver des œuvres où ils ne sont pas ensemble. Nos deux petits loustiques. Alors oui ! Il y a des one-shots, il y a des travaux de jeunesse surtout, où ils ne sont pas crédités l'un d'un côté de l'autre. Mais force est de constater que, depuis plusieurs années, ils sont inséparables. À part Livingstone, un seinen surnaturel en 4 tomes, où là, Jinsei travaille avec Tomohiro Maekawa, au scénario, sans Kazuma, j'ai pas trouvé grand-chose. Et s'ils aiment tant travailler ensemble, c'est peut-être lié au fait qu'ils sont mari et femme. Alors j'ai pas fouillé leur livret de famille. Mais l'info venant de leur page respective sur Mangapédia, je pense que c'est à prendre au sérieux. Et d'ailleurs, le manga qui va les lancer, ou en tout cas les mettre sérieusement sur les rails, c'est Eureka Seven en 2005. Et comme ils aiment rien faire comme les autres, ils commencent par l'adaptation d'un animé original vers le manga. C'est quand même assez rare dans ce sens pour le notifier. Donc début tranquille, adaptation d'un gros projet animé, tranquille peut-être pas, méca, science-fiction, romance avec un ado... Un peu perdu dans un monde trop grand pour lui. On n'est pas encore dans la prison spectacle, où des détenus se découpent à coups de pouvoir sanguin. Mais on sent déjà un goût pour les personnages enfermés dans des systèmes qui les dépassent. Et ce qui m'intéresse chez Jinsei Kataoka, c'est que dans ses œuvres, il y a quand même souvent cette idée du corps ou peut-être de l'âme, qu'on essaye de comprendre, de contrôler et de réparer. Et dans Dead Man Wonderland, évidemment, il y a le corps enfermé. souvent blessé, transformé en arme et la culpabilité qu'on colle sur Ganta, comme une sorte d'étiquette qui n'est pas vraiment facile à arracher. Donc Jinsei Kataoka, je la vois vraiment comme une autrice qui aime mettre ses personnages dans des cages, qu'elles soient physiques ou mentales ou même sociales. Et ensuite, elle regarde comment ils se débattent à l'intérieur. Alors que Kazuma Kondo, lui, il est plus dans le mouvement. Alors oui, il faut bien qu'il enferme les personnages qu'ils ont créés ensemble, mais les... corps qu'il dessine, il les fait avec une certaine liberté, et c'est ça qui est beau, ils sont complémentaires. Enfin, je le vois comme ça en tout cas. Il a une certaine appétence pour les corps modifiés. Il cite comme influence un certain Masamune Shiro. Pas très connu ça, non ? Bon non, c'est juste Ghost in the Shell. Bon, il cite aussi des classiques, du genre Dragon Ball ou Okuto no Ken, ou des noms liés aux jeux vidéo. Donc ça explique le chara-design qui peut faire très jeu de baston parfois. Et dans Dead Man Wonderland, ça se ressent grave en fait. Franchement, tous, je les vois trop dans un jeu, justement à la Tekken ou à la Bloody War pour les plus anciens. Ils sont stylés, tous avec un truc qui leur appartient, et on peut même les booster un peu par moment. Je pense à Senji, un personnage très graphique, petit tatouage sur le sourcil, pouvoir très corporel, musclé et sec. Et en face, on peut avoir Ganta, le héros, petit, pas sûr de lui. mais assez balèze pour tirer dessus avec son Gantagon. Donc oui, il y a une palette de persos très différente, qui clairement pourrait être au bout de ma manette. Les personnages sont beaux, violents, parfois dérangeants, parfois franchement racoleurs aussi, mais ils restent en tête. Leurs deux derniers projets en date, c'est Retropolis Scratch, un battle shonen en trois tomes autour de Kyoto et des tatouages, puis Higa Shimai, leur projet le plus récent, qui les emmène cette fois vers l'horreur contemporaine. Dead Man Wonderland, je trouve que c'est intéressant parce que je pense que ce n'est pas juste une œuvre edgy qui met du sang. Un peu partout parce que le sens est cool. Jinsei Kataoka explique que, pour elle, la prison représente d'abord la privation de liberté. Mais non. Et le cœur du manga, c'est de voir comment des personnages peuvent se battre pour retrouver une forme de liberté dans un endroit qui est justement fait pour leur retirer. Un autre truc que j'aime bien, c'est leur franchise. Quand on leur parle de folie dans Dead Man Wonderland, Kataoka reconnaît que c'est aussi un thème qui se vend bien, donc ils ont un vrai fond, mais ils savent aussi... très bien dans quelle industrie ils bossent. Et les gros lolos, ça vend bien aussi, donc la commandante Makina fait un bon égé. Des gros nénés pour vendre du papier. C'est un manga qui utilise à fond les codes du shonen sombre de façon assumée. C'est gore, c'est violent, il y a des personnages stylisés, mais aussi des combinaisons très moulantes et parfois du fan service de culottes un peu vislard. Moi je trouve ça fascinant parce que justement c'est contradictoire. C'est un manga qui critique un monde qui transforme les corps en attractions, tout en transformant lui-même certains corps, notamment féminins, en images que je dirais racoleuses. Alors oui, il y a des mecs torse-nus tout le temps aussi, mais on va dire qu'ils sont quand même vachement moins sexualisés. Est-ce que c'est voulu ? Est-ce que c'est pour dénoncer, imposer, ou juste est-ce que c'est hérité des codes du genre ? Honnêtement, je n'ai pas trouvé de réponse claire des auteurs. Donc je vais rester franc, on ne peut pas l'affirmer, mais à la lecture, ça se ressent quand même pas mal. Je vous rassure, j'en parle parce que ça existe, mais Dead Man Wonderland, c'est loin d'être que ça. Ne retenez pas seulement les nénés, s'il vous plaît. Bref, Dead Man Wonderland, c'est ultra efficace, ultra marquant, mais pas totalement innocent non plus. Et en vrai, si vous connaissiez déjà Dead Man Wonderland quand Togen Anki est sorti, vous avez dû ressentir un petit goût de déjà vu. Pas l'histoire, mais les pouvoirs liés au sang, c'est plus ou moins leur seul point commun. Mais visuellement, c'est assez marquant pour le noter. Une fois qu'on est dans cette prison, Ganta est incarcéré dans une aile, je ne peux pas dire classique, mais les pensionnaires sont dénués de pouvoir. Et lui, il se rend compte qu'il possède un petit truc en plus. Mais Denman Wonderland, c'est aussi une prison à deux visages. Il y a la partie visible, celle que le grand public peut voir, une prison parc d'attractions, avec des détenus normaux, des épreuves spectaculaires, des mises en scène vendues comme du divertissement. Le public croit regarder un show violent presque truqué, alors que les prisonniers jouent vraiment leur peau. Et puis, il y a la partie cachée, l'aile des dead men. Là, on n'est plus dans le spectacle pour petites familles venues manger des churros devant des détenus qui se font broyer. On est dans un monde secret, réservé à une élite qui sait qu'elle regarde de vrais monstres, de vrais pouvoirs, de vraies mutilations. Les civils ne connaissent pas l'existence de ces prisonniers capables de manipuler leur sang. Il ne voit que... La partie émergée de l'asberg. Et là, le spectacle porte un nom, le carnival Corpse. Et le perdant doit jouer une partie de son corps à la loterie. Un œil, un rein, un bras. Finalement, Ganta va accéder à ces endroits cachés de cette prison et découvrir un monde encore plus impitoyable que ce qu'il avait connu jusque-là. Y'a pas de chance Ganta quand même. Quand je dis impitoyable, il y fait aussi des rencontres qui vont lui sauver la vie, lui remonter le moral, l'entraîner pour devenir plus fort, et même lui raviver. ses convictions profondes. Et des personnages, il y en a tout un tas, donc je ne veux pas vous les présenter un à un, juste les principaux pour que vous puissiez vous faire une idée plus claire de ce qui se passe derrière les barreaux, même s'il n'y a pas de barreaux dans Dead Man Wonderland, et qui sont quand même vachement libres de circuler, je trouve. Mais bon, ils ne sont pas libres non plus. Ganta, je vous l'ai déjà présenté. Il commence tout peureux, puis va s'émanciper au fur et à mesure. Il a toujours peur, mais il avance quand même. C'est un peu le... Propre des héros de shonen quoi. Et petit père, il découvre donc qu'il peut envoyer des balles de sang. Et comme c'est un shonen, le but ça va être de comprendre l'origine de ce pouvoir, de l'augmenter et de s'en servir pour la bonne cause. Et il veut se venger de l'homme en rouge, bien évidemment. Dans cette prison, il rencontre donc Shiro, la fille aux cheveux blancs, avec qui il va se relier d'amitié. J'en dis pas plus pour pas spoiler, mais il semblerait que Ganta ait des souvenirs enfouis qu'elle va réussir à faire ressurgir. Val est rigolote, très enfantine. Elle veut partager son goûter avec lui, mais on sent très vite qu'il y a un secret autour de ce personnage. Malgré son sourire, il y a une part d'ombre qui traîne pas très loin. Et dans les Amis de Ganta, il y a aussi Yo, qui lui est peut-être le plus normal de tous les personnages. Je vous dis pas pourquoi il est en prison, faut le découvrir en lisant le manga, mais s'il est là, c'est pas pour rien. Et donc, il y a les Dead Men, quand même. C'est dans le titre, donc forcément, ce sont ces personnages qui ont des pouvoirs, chacun avec le sien. Senji, le corbeau. et le premier que va affronter notre petit héros bien malgré lui, qu'on appelle d'ailleurs le Pivert, soit dit en passant. Et leur destin va être lié à partir de là. La liste est longue, donc je ne vais pas tous vous les citer. Ce que je dois citer maintenant, c'est Makina et Tamaki. Makina, c'est la gardienne en chef de la prison. Elle n'a pas de pouvoir, mais derrière son côté dur à cuire, elle a l'air de se méfier, elle aussi, de son patron. Elle est impitoyable, et si on ne fait pas ce qu'elle demande, le coup d'épée peut vite partir. Et son patron, celui qu'elle nomme le Renard, c'est Tamaki. Un homme horrible qui profite des Denmen pour faire des expériences inhumaines, les donner en spectacle pour une élite qui veut toujours plus de sensationnels. Et pour le coup, lui, il est ultra malsain. Il y a un autre personnage, un vieux monsieur, mais celui-ci, je vous laisse le découvrir soit en regardant, soit en lisant. Et forcément, plus Ganta avance, plus on découvre que Denman Wonderland, c'est pas juste des prisonniers avec des pouvoirs qui se tapent dessus. Il y a Scar Chain. Les Denmen rebelles menés par Nagi, alias le hibou. En face, les croque-morts formés pour écraser les rebelles et neutraliser leurs pouvoirs. Et plus tard, Tamaki pousse encore le délire avec les Ninben, des Denmen artificiels créés par des expériences humaines bien immondes. Donc oui, il y a beaucoup de monde, beaucoup de factions, et le manga va bien plus loin que son adaptation animée qui coupe ou réécrit certains personnages importants. Et justement, l'animé, parlons-en. Comme je vous l'ai mentionné, l'animé sort en 2011. 12 épisodes avec une vraie fin d'arc. Mais pas la fin de l'histoire. Parce que de son côté, le manga se termine en 2013, en 13 tomes. Donc oui, l'animé n'est pas totalement fidèle et surtout, il ne va pas très loin. En gros, il adapte les 5 premiers tomes. Donc forcément, il faut couper des passages, réécrire des trucs et faire disparaître certains personnages, pour mon plus grand malheur. Et en vrai, moi, j'ai regardé l'animé quand il est sorti. Et j'avais vraiment beaucoup aimé. Et quelques années plus tard, je me suis dit, « Allez, découvrons l'œuvre originale. » Et je me souviens, dès le premier tome, m'être dit, « Ah ouais, ça va vite ! Un tome, c'est déjà trois ou quatre épisodes. » Et effectivement, en lisant le manga, j'ai découvert que l'histoire allait beaucoup, mais alors beaucoup plus loin. C'est même là que j'ai compris un truc sur les adaptations animées. À l'époque, très souvent en tout cas, l'animé servait aussi de vitrine pour vendre le manga. En gros, c'était parfois une énorme bande-annonce de luxe. On te donnait un arc, une ambiance des personnages, et si tu voulais la suite, direction la librairie, mon petit pote. Aujourd'hui, je pense que la logique a un peu changé avec l'ampleur internationale de l'anime. Si une série marche, on va plus facilement essayer de la faire durer. Et parfois, il faut surtout un bon animé pour vendre tout l'écosystème qu'il y a autour. Les mangas, toujours, mais aussi les figurines, les goodies, Décollable et tout le bazar. Bref, revenons-en à Dead Man Wonderland. L'animé est réalisé par Feu, le studio Manglobe, dont on parlait il n'y a pas très longtemps, puisque c'est aussi eux qui avaient fait Samurai Champloo. Allez voir l'épisode sur Samurai Champloo, il est vachement bien. Et je dois dire que c'est très propre. Si on met de côté le fait qu'il manque plus de la moitié de l'histoire, l'arc qu'il raconte est vraiment bien adapté. Esthétiquement, c'est carré, les pouvoirs prennent vie, les combats sont impressionnants, les décors sont beaux, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Franchement, 12 épisodes s'astorchent en une ou deux soirées. Par contre, là je l'ai revu et il y a un truc qui m'a saoulé. En France, au moment où j'enregistre, il n'est que sur Prime. Sur ma version, j'avais accès seulement à la VF. Je comprends totalement qu'on regarde en VF, il n'y a aucun souci là-dessus, mais moi je préfère la VO. Et ne pas avoir le choix, ça m'a gavé. Donc Prime, mettez la VOST s'il vous plaît. Et si possible, une version un peu moins censurée aussi. Parce que bon, si vous avez The Substance ou Evil Dead dans votre catalogue, je pense que Dead Man Wonderland, ça devrait aller, franchement. On est grand, enfin on est traumatisé, mais on est grand. Et niveau produits dérivés, Dead Man Wonderland a eu quelques petits bonus officiels. Il y a un OAV sorti en 2011 avec l'édition limitée japonaise du tome 11, disponible en France seulement en DVD, centré sur Senji et son passé. Il y a aussi deux light novels écrits par Akira Mutsuzuka. avec notre joli petit couple crédité à l'œuvre originale et aux illustrations. Et il existe même un Other Deadman Wonderland, un spin-off beaucoup plus léger, dessiné par Mizuno Moto. Donc il y a eu quelques extensions, mais clairement pas assez pour combler le manque d'une vraie saison 2. Et donc au final, est-ce que Deadman Wonderland, ça vaut le coup encore aujourd'hui ? Bah oui, clairement oui. Ça va vite, il y a de l'action, les personnages sont hyper stylés, leur pouvoir aussi. Et ça raconte un vrai truc au travers de cet emprisonnement qui n'est pas toujours juste et de la recherche de liberté. Ça a une identité visuelle très forte et un univers qui va beaucoup plus loin que ce que l'anime laisse imaginer. Donc, si vous ne connaissez Deadman Wonderland que par l'animé, vraiment, allez lire le manga. L'anime est cool, je l'aime encore beaucoup, mais c'est une porte d'entrée. Le vrai voyage, il est dans les 13 tomes. Et si vous ne connaissez pas du tout, préparez-vous, c'est violent, c'est crade, c'est parfois un peu gênant, mais c'est aussi généreux, intense. et franchement marquant. Dead Man Wonderland, c'est pas une petite promenade au parc d'attractions, c'est le grand 8, sauf que t'as pas de ceinture, le public applaudit quand tu te fracasses la gueule et à la fin, bizarrement, tu veux quand même refaire un tour. Ça c'est quand même un gage de qualité. Avant de passer à la dose geek, je dis pas non, je dis même carrément oui. Pour un pouce levé ou 5 belles étoiles, un abonnement à la chaîne et de jolis commentaires s'il vous plaît, et n'hésitez surtout pas à partager à votre entourage Sur vos réseaux, au boulot, au sport, avec vos potes. Donnez-moi de la force, mes petits potes. Et on commence la dose geek avec Summer Ikaru Died, le 7e tome de Moku Mokuren. Toujours chez Pika, CNN sorti en VF le 1er avril 2026. Au Japon, la série est pré-publiée comme Dead Man Wonderland chez Kadokawa. À la différence qu'ici, c'est dans le magazine Young Ace Up. Et elle est toujours en cours avec déjà 9 tomes sortis là-bas. Et côté anime, l'adaptation est disponible sur Netflix par le studio. Psy Game Pictures. Avant de parler du tome 7, petit rappel pour ceux qui sont passés à côté de cette pépite. Summer Ikaru Died, c'est l'histoire de Yoshiki et Ikaru, deux amis d'enfance qui vivent dans un village paumé. Sauf qu'un jour, Ikaru disparaît mystérieusement en montagne. Il réapparaît tout aussi mystérieusement, sauf qu'il n'est pas dupe le petit Yoshiki, puisqu'il comprend assez vite que ce n'est plus vraiment son ami qui est là. Il a la même apparence, les mêmes souvenirs, le même sourire, mais à l'intérieur, c'est autre chose. Et le truc fou c'est que Yoshiki le sait. Il sait que son ami est mort, il sait que Ikaru n'est pas humain, mais il choisit quand même de rester avec lui. Peut-être parce qu'il l'aime, parce qu'il ne veut pas le perdre encore, ou alors parce que c'est mieux que de faire réellement le deuil. Allez savoir. Au fil des tomes, leur quotidien continue, mais le village commence à se dérégler. Des phénomènes étranges apparaissent, des adultes semblent savoir des choses, on parle du seigneur No Unuki, du village de... Kubitachi, du crime des hindous, et plus on avance, plus on comprend que le remplacement de Ikaru n'est pas juste un cas isolé. Dans le tome 6, l'arrivée d'un certain Tanaka, on était arrivé avant mais là il prend de la place, sorte de détective de l'occulte accompagné de son fidèle hamster de l'occulte, fait vraiment basculer l'enquête. On découvre que des portails de l'occulte relient le monde humain à un autre monde et que ces ouvertures provoquent des manifestations surnaturelles de plus en plus inquiétantes. C'est occulte quoi. Bref, on partait d'un drame intime entre deux garçons et on se retrouve avec une catastrophe folklorique qui menace de déborder partout. Et donc là, dans le tome 7, ce qu'on appelle les souillures se multiplient, les trous vers l'autre monde s'ouvrent un peu partout et la campagne japonaise commence franchement à sentir le portail démoniaque qui pourrait laisser passer ce qu'on n'a pas envie de voir. Faut peut-être refaire l'isolation quoi. Donc forcément, Yoshiki et Ikaru tentent de refermer ces ouvertures Merci. Mais le problème, c'est que l'opération doit se faire depuis l'autre côté. Et Kalu décide donc de passer dans cet espace parallèle, en comptant sur le lien étrange qui l'unit à Yoshiki pour pouvoir revenir. Pendant ce temps, une de leurs camarades, Asako, accompagnée du fameux Tanaka, l'homme au hamster, essaye une autre méthode, négocier avec les souillures, pour qu'elle referme elle-même les trous. Et là, ça s'accélère vraiment pas mal. On en apprend enfin plus sur Tanaka. Il était temps. même sur son hamster tout choupinouille, et Asako nous montre qu'elle en a une sacrée paire. Le style, c'est toujours ce mélange très fort entre tranche de vie rurale, horreur organique et folklore japonais. Il y a des sourires, des silences, des moments presque tendres, puis d'un coup, tu sens qu'un truc ancien, sale, pas vraiment humain, pas humain du tout, vient de respirer derrière ton épaule, c'est pesant, mais jamais gratuitement glauque. Il y a une belle ambiance de malaise lancinante, très intime, où l'horreur sert autant à parler de deuil, d'attachement, d'identité et de désir que de monstre. Certains peuvent trouver le rythme lent ou très slow burn, je ne sais pas si on a une expression similaire en français. En gros, ça monte doucement en pression, mais moi je trouve que c'est précisément ça qui fait sa force. Et ce tome 7 me confirme ça, j'ai toujours l'impression qu'on arrive au bout du concept, que l'histoire va se refermer, que je vais être un peu deg que ça se termine, Et en fait non, Moku Moku Lens trouve toujours une nouvelle façon de relancer l'attention. Là en plus, on passe un vrai step dans l'horreur et le folklore. avec ce côté esprit, souillure, presque yokai, avec cet autre monde. Et moi, franchement, j'adore toujours autant. L'anime est très cool, d'ailleurs. Si vous voulez aller plus loin, c'est bien avec le manga qu'il faut embarquer. Mais regardez l'anime, il est bien. Et justement, j'ai vu un anime très cool aussi, d'un manga tout aussi cool, puisque j'ai regardé les 15 épisodes dispo au moment où j'enregistre, de moi quand je me réincarne en slime, la quatrième saison. A la base, c'est pas un manga. c'est un light novel écrit par Fuse et illustré par Mits Va. Le manga est dessiné par Taiki Kawakami, publié au Japon chez Ausha et chez nous chez Kurokawa. Le 30e tome est d'ailleurs sorti assez récemment. L'anime, lui, est produit par le studio 8-Bit et cette saison 4, je la regarde sur Crunchyroll, comme très souvent pour les animés. N'est-ce pas Crunchyroll ? Je veux toujours être sponsor. Petit rappel des saisons précédentes. Satoru Mikami meurt et se réincarne dans un monde de fantasy. en slime. C'est complètement con, mais il devient très vite Limul Tempest, un être capable d'absorber des pouvoirs, de nommer des monstres, de fédérer des peuples et de bâtir un pays. C'était pas gagné en partant d'une boule de slime. Au fil des saisons, Éveillemulu, mais on va continuer à l'appeler en français, Limul, rassemble gobelins, loups, ogres, orques, humains, démons et dragons autour de Tempest, la ville qu'il a bâtie, qu'il veut bâtir avec ses nouveaux compagnons. Il affronte bien des épreuves, combat des royaumes hostiles, devient roi démon, puis essaye de faire reconnaître sa nation dans un monde où humains, monstres, églises, démons et puissances économiques, et oui, il y a de la politique, jouent tous leur propre partie d'échec. Fin de Go, on est au Japon. Dans cette saison 4, on reprend notamment avec la Grande Tour, érigée à Tempest, une sorte de parcours pour chevaliers, pèlerins, mages, monstres et démons qui voudraient se mesurer au lieu, franchir les paliers. et prouver leur force. Mais assez vite, on revient aussi sur ce que la fin de la saison 3 annonçait. La menace Mariabelle. Sale gamine, là. Et pour le coup, dans cette première partie de saison, elle est vraiment menaçante. On est beaucoup dans la négociation, les alliances, les rapports de force, mais derrière les sourires et les réunions, on sent bien que certains gros jaloux n'ont qu'une envie, faire tomber Limule et sa bande de gentils monstres. Et en vrai, j'ai l'impression que l'animé va aussi vite que le manga. Pire. il va même plus vite, et ça me fait un peu mal au cul, puisque l'animé vient de dépasser le tome 30, qui tourne justement autour de Mariabelle, du clan Rozo, et des conséquences politiques au cours de Tempest. Et au Japon, ils sont qu'au tome 32. Enfin, qu'au, ça fait tellement fade déjà, 32 tomes. Ce que je veux dire, c'est que le 32e tome sera forcément dépassé après la fin de cette saison 4, ou même avant. Donc je pense que c'est plus l'adaptation du light novel, fini en 23 volumes. C'est énorme, ça veut dire qu'on est à peine à la moitié du manga, il y a déjà 30 tomes. Et truc assez dingue, je me permets d'en parler maintenant même si la saison n'est pas finie, parce qu'elle devrait être méga longue cette saison. La saison 4 a été annoncée en 5 parties. Les deux premières sont diffusées consécutivement, et si chaque partie garde un format d'environ 12 épisodes, on pourrait tourner autour d'une soixantaine d'épisodes pour la saison 4. Donc oui, Slime, ça aime bien prendre beaucoup de place. Dans ma bibliothèque par exemple. Ce que j'aime le plus, manga ou animé, c'est l'ambiance dans cette série. Réussir à mettre de l'action dans un truc ultra good vibes, il se passe vraiment des choses, il y a des menaces, de la surenchère, des combats stylés, mais en même temps, c'est reposant de voyager dans un univers bienveillant. Enfin bienveillant, surtout du côté de l'imule et de ce qu'il arrive à instaurer dans sa communauté de monstres. De l'autre côté, il y a quand même pas mal de gros rageux qui veulent s'en prendre à lui. Mais on va dire que 60% du temps... C'est positif, c'est chaleureux, c'est constructif. Et franchement, ça fait un bien fou. Et je pense que c'est ça que les gens aiment dans l'univers de Slime. Les personnages, le côté construction de royaume, la montée en puissance de Tempest, et voir une petite communauté devenir une puissance mondiale. Alors j'ai pu lire d'ici de là, une critique qui revient, c'est que ça peut être très bavard, avec beaucoup de réunions et de négociations. Mais moi, ça ne me dérange pas tant que ça, parce que c'est aussi l'identité de la série. Ce n'est pas juste un héros qui casse des bouches, c'est aussi comment tu construis un pays, comment tu négocies, comment tu crées un endroit où des montres peuvent vivre ensemble, en harmonie, sans se faire chasser à la fourche. Et moi, j'aime trop cette ambiance, cette légèreté et ces personnages. En fait, c'est confortable et réconfortant, c'est stylé. Et quand ça décide d'envoyer du lourd, ça sait très bien le faire. et rien que pour ça je vous conseille d'aller voir cet animé. Et voilà mes petits geekouniou, on se retrouve la semaine prochaine. Pour un nouvel épisode, on repart sur du comics. Vous avez compris la mécanique, hein ? Une semaine manga, l'autre comics. Et on parlera d'une bande de justiciers costumés qui ressemblent moins à des super-héros qu'à des gens profondément brisés, persuadés de sauver le monde, alors qu'ils participent peut-être plus à le rendre malade. Si vous l'avez, hop là, en commentaire. Et d'ici là, mes petits geeks et mes petites geekettes, geekez bien vos geekeries. Bisous,