Speaker #0Il y a un petit gars qui traîne dans le quartier des fanatiques de Pulp. Je ne sais pas ce qu'il manigance, mais il semblerait qu'il en sache beaucoup plus sur l'araignée en noir que ce qu'il veut bien nous dire. Je me rends garde sur son cas, et je vous dis s'il peut vous balancer des infos. Salut les Geekouneus ! Aujourd'hui dans Supplément Geek, on va parler de Spider-Man noir. Et pas seulement du personnage qu'on a. Redécouvert grâce à Spider-Man Into the Spider-Verse, avec sa dégaine de détective dépressif ? Non, aujourd'hui, on revient à la base, le comics. Mais bien sûr qu'on parlera de tout le reste autour de cet énigmatique personnage, tout droit sorti d'un film de Fritz Lang. Puis, à la fin de l'épisode, comme toujours, la dose geek, avec cette semaine un film que j'ai enfin réussi à voir, et qui est largement aussi bien que ce que la plupart des gens en disent, Obsession. et un CNN dystopique qui enlève les droits des humains avec Mujina in to the deep. Pour tout vous dire, j'ai déjà filmé cette vidéo la semaine dernière, mais pas entièrement, pour la simple et bonne raison que mon appareil photo a lâché à cause de la chaleur. Et oui, parce que comme vous le voyez, j'habite sous les toits, donc je le crie plus fort que les autres. Hein, Yann ? Et donc, comme j'ai pas de clim comme Yann, et bien mon appareil photo a dit, allez ! Ciao la Terre, je m'en vais vers d'autres contrées. Donc j'ai dû attendre de choper un autre appareil pour pouvoir filmer cette vidéo. Ou j'ai une casquette parce que je me suis pas rasé le crâne et je trouve ça très moche. Alors à partir de là, on va pouvoir commencer la vidéo. Vous savez tout, je vous ai tout dit, je suis transparent. Et donc aujourd'hui, on va parler de Pete, de Spidey, notre araignée bien-aimée, qui se voit donc évoluer dans un New York bien différent que celui qu'on connaît. Déjà, moi, j'ai la version Marvel Deluxe de Spider-Man noir. et j'ai celle qui est plutôt jeune, puisqu'elle était sortie en 2012. D'ailleurs, la colle de la relure s'en va, ça m'embête un tantinet. Du coup, dans cette édition, ça regroupe deux mini-séries principales de cette époque. Spider-Man Noir, les illusions perdues, publiées aux Etats-Unis entre décembre 2008 et mars 2009. Puis Spider-Man Noir, les yeux sans visage, publiés entre décembre 2009 et mars 2010, chacune ayant en VO 4 issues. Donc on va parler de ces deux-là dans cet épisode. Quand je découvre ça, bon, toujours, je suis comme un fou. J'avais lu Marvel 1602, qui m'avait pas mal retourné le crâne aussi, mais qui était vraiment plus farfelu. Alors là, Spider-Man noir, le ton en mode polar des années 30, l'époque qui colle trop bien avec le journalisme, la version Peter plus vénère, moins lisse. Franchement, ça m'a direct parlé. Et ces deux mini-séries sont écrites par David Hine et Fabrice Sapolsky. et dessiné par Carmine Di Giandomenico. Alors, pour vous, c'est peut-être un perso qui sort du film d'animation Spider-Man Into the Spider-Verse, mais en fait, il existait dans les comics, et même un peu dans les jeux vidéo, avant d'être dans ce film. Et donc maintenant, en série live, dont on parlera un peu plus tard dans l'épisode. Et le personnage de Spider-Man noir, et pas Spider-Noir comme le nomme la série justement, il s'inscrit dans la ligne Marvel Noir, une collection qui transpose plusieurs héros Marvel dans des ambiances de polar, de crimes organisés, de grandes dépressions et de films noirs. Oui, j'ai ma petite serviette pour m'essuyer quand je transpire. Parce que là, comme vous pouvez le voir, j'ai chaud. Un yann. Et petite précision, parce que moi-même, j'avais un doute avant d'écrire cet épisode, Spider-Man noir, c'est pas le premier titre publié dans cette petite collection de spin-off. Et là, je vous apprends peut-être quelque chose, ou pas. Je sais qu'on a pas mal de passionnés dans le coin, mais il y a vraiment eu plusieurs héros. qui ont eu le droit à leur version clope, flingue, impaire et Fedora bien vissée sur la tête. Et c'est X-Men Noir qui ouvre le bal aux Etats-Unis le 3 décembre 2008. Deux semaines avant Spider-Man Noir, sorti le 17 décembre de la même année, donc en 2008. Mais créativement, Spider-Man Noir fait clairement partie du noyau de départ. En fait, Fabrice Sapolsky raconte que l'idée ne vient pas d'une commande de Marvel, mais d'une image très précise. qu'il a eue le 6 décembre 2006, après une merveilleuse nuit à Londres. Au petit matin, en se rasant, il s'imagine G. Jonah Jameson assassiné, avec un titre en tête, mais qui a tué G. Et ça, ça lui donne envie de raconter un Spider-Man plus pulp, plus polar. Le matin même, il partage ça avec son pote David Hine, comme ça, sans plus, pendant leur petit déj, parce que d'ailleurs, à ce moment-là, il n'est même pas scénariste, Sapolsky, il vient plutôt du journalisme comics. de l'édition, de la passion pure. Lui, il avait déjà le nom Spider-Man noir en tête, alors que David Hine, de son côté, il préférait Spider-Man Pulp. Du coup, ils proposent ça à Marvel, les deux noms, qui non seulement Marvel va trancher pour Spider-Man noir, mais valide aussi le projet, puisqu'on en parle aujourd'hui, ça me semble logique. Sauf que quelques temps après, ils découvrent que X-Men noir est annoncé pour début décembre 2008. Et leur projet alors ? Bah finalement, leur projet aussi, puisque c'est le sujet du jour. C'est comme ça que leur comique s'intègre à la bannière Marvel noir, une sorte de What If Polardesque. Mais attention, ce n'est pas juste Peter Parker avec un impaire et un flingue, c'est une vraie relecture du mythe Spider-Man. Et c'est ça qui fait sa force, de mon point de vue. On se retrouve donc dans un New York des années 30, pendant la Grande Dépression, une Amérique à la dure, crado, totalement injuste, où les pauvres crèvent pendant que les mafieux, les politiciens corrompus et les patrons sans scrupules, eux, s'en mettent plein les fouilles. On est peut-être revenus à peu près au même point en 2026, mais ça c'est une autre histoire. Peter Parker ici, c'est pas le petit lycéen sympa, brillant et un peu maladroit qu'on connaît dans la continuité classique. Là, c'est un jeune homme, pauvre, en colère, élevé par May et Ben Parker, dans un climat social que je dirais explosif. Il a la rage le petit père, il veut que le monde change et il veut que les responsables payent, notamment pour le meurtre de son tonton. Oui, il faut bien qu'il y ait des liens avec notre Spidey classique. Et forcément, dans ce décor-là, La phrase « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » , ça ne résonne pas vraiment de la même manière. Dans l'univers classique, on va dire que ça ressemble à une leçon de morale, alors que là, c'est plus une question de survie. Et vous l'aurez compris, c'est un comics un peu particulier, déjà parce qu'il est écrit à quatre mains, mais aussi parce que l'équipe est européenne. On commence avec David Hine, un jeune homme qui vient de fêter ses 70 ans, scénariste britannique qui a travaillé chez Marvel. sur plusieurs titres liés aux mutants ou aux inhumains, comme Son of M, Silent War ou Civil War X-Men. Mais il a aussi une vraie appétence pour les récits sombres, psychologiques, les trucs poisseux, tous ceux qu'on aime bien quoi. Donc c'est pas forcément le gars qu'on va chercher pour faire du Spider-Man qui fait des blagues, qui est ultra coloré, la petite araignée sympa du quartier qui fait des cabrioles. Par contre, pour Spider-Man noir, justement, ça colle très bien. Il a fait du Spawn, il a fait du Batman. Donc oui, il préfère l'ombre à la lumière. Ensuite, on a celui d'où vient l'idée, Fabrice Sapolsky, qui lui, est français. Cocorico ! Il est scénariste, éditeur, journaliste comics, et donc co-créateur de Spider-Man Noir. J'ai pas l'impression qu'il ait écrit plus de comics pour Marvel que les deux Spider-Man Noir, et quelques chapitres par-ci par-là, toujours liés à ce personnage. Par contre, il a mené son petit chemin dans le comics indé, jusqu'à être aujourd'hui à la tête d'une maison d'édition américaine. Fair Square Graphics, qui adapte des comics européens, ce qui est plutôt malin, je trouve. Évidemment, il en profite pour traduire ses propres histoires, comme Black Box et Hollywood Killer, ou alors éditer directement, comme son dernier comics, Lady Bird Begins. Et au dessin, on retrouve Carmine di Gian Domenico, artiste italien qu'on a aussi vu sur d'autres titres Marvel et DC. Et là, un petit lien que moi j'aime bien, il a aussi dessiné Magneto, Le Testament, Un comics consacré à la jeunesse de Max Eisenhardt, qu'on connaît plus sous le nom d'Eric Lenscher. Magneto, quoi. Pendant la montée du nazisme et la Shoah, à croire que Carmine aime bien dessiner l'histoire avec un grand H, version Marvel, hein, mais pas l'histoire édulcorée. Plutôt celle qui fait mal et qui est un peu dégueu, où les super-héros sont confrontés à quelque chose de beaucoup, beaucoup plus réel qu'un simple vilain en collant. Et son dessin dans Spider-Man Noir, C'est une grosse partie de l'identité du titre. Les visages sont marqués, les corps sont tendus, les décors, les costumes, les voitures sont d'époque et les ombres mangent bien les pages. Même quand Spider-Man apparaît, on n'a pas l'impression qu'il vient sauver la journée avec son petit air coquin sous son masque. On a plus l'impression qu'un truc malsain vient sortir de la nuit. On découvre donc Spider-Man noir pour la première fois dans Les Illusions perdues, avec ce Peter Parker des années 30. Son tonton Ben est mort. assassiné dans un contexte lié au crime organisé. Alors il est possible que je recycle une blague, mais je l'aime bien. Il est probable que le vautour ait mangé du oncle Ben. Tantemay est pas mal engagée dans des actions sociales. C'est presque une militante qui parle aux travailleurs, aux pauvres ou tout simplement aux gens que l'Amérique préfère ne pas regarder. Peter, lui, il est jeune, impulsif et clairement révolté. Puis il va croiser la route de Ben Urich, journaliste au Daily Bugger. Et là, le perso est vraiment très coolos parce que Urich... C'est pas simplement un journaliste intègre comme on peut le voir habituellement. Là il est cassé, il évolue dans un monde plein de corruption. Il connaît la pègre, il connaît les compromissions, et il devient une sorte de mentor pour Peter, mais un mentor névrosé et fatigué, un mec qui a vu trop de choses et qui n'a pas toujours fait les bons choix. Au début, le comics commence par lui, en fait, et il ouvre l'histoire. C'est plutôt bien foutu, et on a même l'impression que c'est lui qui va devenir Spider-Man. En face, on a Norban Osborn, le bouffon. Mais il a troqué son masque vert et son planeur avec un colt pour devenir un chef criminel. une sorte de figure monstrueuse du crime. Il règne sur la ville avec ses hommes de main et dans cette version, on retrouve nos ennemis favoris de Spider-Man qui sont réinterprétés de façon beaucoup plus inquiétante. Le caméléon devient une figure de l'infiltration et de la manipulation. Le voutour, beaucoup plus horrifique, beaucoup plus violent, presque répugnant et donc cannibale à ses heures perdues. Et Craven est peut-être le moins intéressant, c'était un dresseur dans un cirque. Bon. Mais on va dire que ça l'ancre dans le récit, il aura quand même son rôle à jouer. Pas n'importe lequel. Vous aurez pigé qu'on n'est pas dans le vilain coloré du samedi matin, on est plus dans le cauchemar de Ruelle sombre après minuit. Freddy n'a qu'à bien se tenir. En fait, le bouffon les a recrutés dans des sortes de freak show, mais là, ils sont vraiment freaks. Et puis, il y a Félicia Hardy qui tient le Black Cat Club. Là, pour moi, c'est une des meilleures idées de cette relecture. Elle devient une patronne, une figure de femme fatale. meneuse de revues, une femme qui comprend très bien les hommes, le pouvoir, les secrets qui de toute façon passent par son club, et elle sait survivre dans un monde comme celui-là. Et le Black Hat, c'est plus juste un alter ego de voleuse féline, c'est un lieu, avec une ambiance enfumée, où tout peut se négocier, se vendre, ou se révéler. Bon, tout ça c'est bien, mais pour le moment, on n'a pas celui qu'on attend, le centre d'intérêt du comics, la star. Et là encore, on change un... tout petit peu la continuité puisque Peter va bien finir par être mordu par une araignée, mais elle ne sort pas d'un labo. Non, non, non. D'ailleurs, des araignées, il n'y en a pas qu'une et elles sont liées à un artefact étrange, voire carrément mystique. Et c'est là que naît Spider-Man noir qui ne se voit pas vraiment avoir un cadeau avec ses pouvoirs, puisque la petite sœur d'Aragog lui dit que c'est plutôt une malédiction. Le ton est donné, le costume ne peut clairement pas être flashy, pas de rouge vif. Pas de bleu héroïque, on est sur une cagoule noire, des lunettes de pilote, un col roulé noir, un manteau noir et un flingue. Il a un côté fait maison, bricolé avec les moyens du bord et franchement, mais quel putain de costume quoi ! Il est trop stylé. Bon alors on va dire que les costumes noirs, de base, je trouve ça super cool. Je m'habille d'ailleurs très souvent en noir, bon bah pas aujourd'hui, mais je trouve que c'est simple, c'est efficace, donc le symbiote forcément, on va dire que ça me parle, mais là c'est pas le même délire. Le symbiote, c'est organique, c'est alien. Spider-Man noir, lui, c'est plus urbain. C'est DIY, quoi. Prends ce qu'il y a sous la main, et on va faire peur au type qui terrorise la ville. Il y a presque un côté Batman. Et quelque part dans ce comics, Gotham et le New York des années 30 sont assez proches. Peter a des pouvoirs. Il peut projeter des toiles noires dans ce comics. Il a son sens d'araignée, mais il a aussi une arme. Et ça change tout, parce que Spider-Man, là, il est plus dur, plus violent. Plus proche de la vengeance, quand je vous dis qu'il y a un lien avec Batman. Il est moins lisse, finit tôt les blagues, il opère dans l'obscurité pour faire mal. Et s'il a un flingue, c'est pour s'en servir, au moins une fois. On va se faire remonter les bretelles par Tati, mais juste après. Mais c'est clair que c'est pas un geste que notre Peter de la Terre 616 aurait eu. Et là-dedans, on enquête sur les manikances de la pègre et des puissants de la ville. Puisqu'on le sait tous, mais pour être en politique, souvent, il faut être un peu mafieux sur les bords. Ils font des choses pas très cool qui ont donc touché l'entourage de Peter et c'est parti pour démanteler ce sac de nœuds. J'aime bien justement que Peter soit plus dur avec lui-même, avec les autres. Ça colle bien à cette ambiance où seuls les mafieux prospèrent. Il a la rage, mais son histoire avec Urich vient le remettre sur les rails. C'est plus adulte. Et donc, la deuxième miniserie, Les yeux sans visage, pousse encore plus loin le malaise. On y retrouve le docteur Octavius. mais dans une version différente de celle de la Terre 616. Déjà, c'est pas le plus sympa. Pour ceux qui ne sauraient pas, la Terre 616, c'est la continuité classique des histoires Marvel. Et chaque Terre du multivers a son numéro. Et là, on serait a priori sur la 90214. Donc une Terre parallèle, alternative. Bref, Octavius est en fauteuil roulant. Et son esprit est peut-être encore plus dérangé, plus froid, plus idéologique et maléfique. L'histoire aborde des sujets beaucoup plus lourds. La montée en puissance de l'Allemagne, quand elle n'était pas super gentille, avec des messieurs aux petites moustaches carrées, qui font du mal à d'autres gens, si vous voyez où je veux en venir. Les expérimentations, l'eugénisme, mais aussi le racisme aux Etats-Unis et la façon dont les personnes noires, notamment les afro-américains, étaient traitées à cette époque. Et il faut le rappeler, historiquement, c'est pas si loin. C'est aussi là qu'apparaît le maître du crime et qu'on sent que cet univers pouvait encore s'étendre. D'ailleurs Sapolsky explique dans la préface du Deluxe qu'une troisième mini-série avait été envisagée, mais qu'elle n'a pas vu le jour. notamment à cause du contexte économique et de changements éditoriaux. Ce Deluxe a donc un petit goût étrange. Il est complet, oui, mais il ressemble aussi à une belle tombe d'un univers qui aurait pu continuer et qui a continué finalement, mais pas comme il l'imaginait. Bon là, il est question de manipulation, d'expérience sur des êtres humains qui peuvent être horribles et irréversibles, et donc ça s'inscrit encore dans un contexte historique pas léger du tout. On recherche un ami de Peter, journaliste. qui disparaît alors que dans le même temps, Octavius, un scientifique de génie, mène donc des expérimentations un petit peu trop poussées. J'ai failli galérer sur expérimentation, ne vous moquez pas. Les deux affaires sont-elles liées ? Bah oui, ça me semble évident. Et ce qui marche super bien dans Spider-Man noir, c'est que le comics ne se contente pas de changer la déco. Il change carrément le genre. Spider-Man passe du récit super-héroïque adolescent au polar social et criminel. New York n'a pas le même visage. La presse devient un champ de bataille, la pauvreté n'est pas présente dans le fond, elle est au cœur du récit. Et les vilains classiques ne sont pas simplement recostumés, ils sont remodelés pour coller à ce monde-là. On reconnaît Spider-Man, mais comme si tout avait été passé dans un filtre polar social crasseux. Graphiquement, Carmine dit John Domenico, arrive à donner un vrai poids à cet univers. C'est pas fait pour être beau, c'est fait pour la tension, l'ombre, la saleté. et le cassage de gueule. Spider-Man n'a pas l'air de voler au-dessus de New York, il a l'air de sortir des coins sombres d'une ville malade. Et c'est exactement pour ça que le costume fonctionne aussi bien. Les lunettes de pilote avec la cagoule, le noir total, le petit côté bricolé, ça raconte quelque chose aussi bien sur le personnage que sur son époque. Petit aparté, si le lien entre costume, identité et pop culture vous intéresse, allez écouter l'épisode avec ce fian, aka Solution. Il n'est pas filmé, donc c'est uniquement en audio, mais c'est quand même dispo partout. Il est super cool cet épisode, on y parle de mode, de manga, de Spider-Man, de Yu-Gi-Oh ! , de Pharrell, de Michael, et plus largement de comment la pop culture influence nos façons de nous habiller, et inversement. Revenons-en à Spider-Man, et en vrai, la série a cartonné commercialement. En tout cas, c'est ce que raconte la préface du Deluxe. Le succès de la première mini-série a ouvert la porte à une suite, les yeux sans visage donc. sûrement parce que ça changeait carrément de ce qu'on connaissait déjà. Tout en étant assez bien écrit pour qu'on soit happé par l'histoire. Et j'imagine que la critique a apprécié aussi, sinon le perso n'aurait pas fait long feu. Et puis évidemment, il y a eu la deuxième vie du personnage, puisque Spider-Man noir apparaît dans quelques jeux vidéo, alors parfois c'est juste le costume qu'on gagne, mais en 2010, donc vraiment très peu de temps après la sortie des deux mini-séries, on a eu le jeu d'Activision, Spider-Man Dimensions, où on pouvait incarner... 4 versions différentes de Spidey, chacune dans son univers propre. Et Spider-Man noir était vraiment trop cool à jouer. C'était mon perso favori, même s'ils étaient tous cools. Mais lui, il se démarquait complètement, je trouve. Dans le jeu, ils avaient modifié certains éléments, mais par contre, et ça c'était super malin, il se fondait dans l'ombre, avec un côté infiltration très marqué. Et franchement, ça collait super bien au personnage. Mais, le vrai tournant pour le grand public, c'est Spider-Man Into the Spider-Verse. en 2018. Là, Spider-Man noir devient une silhouette immédiatement identifiable. Drôle, classe, absurde, avec la voix de Nicolas Cage en VO. Franchement, ça reste le meilleur film Spider-Man à mes yeux, pour énormément de raisons. Et Spider-Man noir en fait un petit peu partie. Alors, ce n'est pas lui le perso principal, mais quand il est là, il est quand même hyper cool. Ne nous mentons pas. Et aujourd'hui, il y a donc la série Spider-Noir avec Nicolas Cage. diffusé en 2026 sur Prime Vidéo en France, qui prend beaucoup, beaucoup plus de liberté avec le comics, notamment en mettant en avant un Ben Reilly, détective privé, plutôt que Peter Parker, jeune de la rue. Et là, je vais être honnête, j'entends pas mal de positifs dessus, vraiment beaucoup. Je suis un petit peu moins dithyrambique que les critiques ou que certains influenceurs ciné-série. C'est ultra lisse, un noir et blanc numérique qui rend pas du tout hommage aux années 30, Même si les films de Polar des années 30 dataient plutôt des années 40 et 50. Mais bref, ça ne rend pas du tout hommage à ça. Les décors sont ultra fake. On se croirait dans un parc Disney. Des couleurs contrastées et saturées. Oui, parce qu'il y a deux versions, une en couleur, une en noir et blanc. Et si les couleurs sont contrastées et saturées, c'est sûrement pour que le noir et blanc ne soient pas trop à l'eau. Mais finalement, ça rend les deux moyen bof médiocre. Nicolas Cage en vieux Spidey, bon, je ne suis pas convaincu. Il en fait des tonnes. Et je pense à une scène vraiment gênante où il doit jouer le mec bourré. Difficile d'y croire, franchement. Que ça aille ailleurs que le comics, en vrai, je m'en fous. C'est une autre oeuvre. C'est plus inspiré du Spider-Verse, je pense. Mais même là, finalement, je trouve que ça ne colle pas trop. Déjà, c'est Ben Reilly, ce n'est pas Peter Parker. Mais ça, on s'en fout. C'est peut-être des problèmes de droit. Allez, le truc, c'est qu'à aucun moment, je suis pris dedans. Je n'aime pas trop les personnages. Je n'aime pas le ton ultra lisse. Je n'aime pas le surjeu de Cage. Je n'aime pas trop les décors, comme j'ai dit. Et je n'aime ni la version couleur, ni la version noir et blanc. Donc, je suis team comics à fond. Attention, je ne dis pas que c'est nul. Je dis juste que je suis un peu déçu. Parce que tout le monde me l'a survendu, certainement. Et en vrai, si on parle de Spider-Man noir, la suite qui vaut vraiment le coup, je pense, c'est Crépuscule à Babylone. C'est vraiment une bonne extension. Ça s'émancipe du côté New York de la Grande Dépression, même si ça reste dans les années 30. On est six ans plus tard, en 39. Et surtout, on voyage beaucoup plus. Alors, ce n'est pas Fabrice, David et Carmine, mais Margaret Stoll et Juan Ferreira. Et franchement, graphiquement, c'est vraiment super beau. Noir, blanc et rouge. très détaillé, des décors de dingue, des expressions ultra réussies. Bref, c'est pas aussi impactant que les deux premiers, mais franchement, c'est vraiment très agréable. Ça prend bien le relais. Et plus largement, dans la collection Marvel Noir, il y a eu des choses assez variables, mais aussi très bonnes. Vraiment des super surprises. Moi, j'ai plusieurs albums de l'époque. Iron Man Noir, Punisher Noir, Daredevil Noir, X-Men Noir, Wolverine Noir, Luke Cage Noir. Et franchement, Luke Cage Noir, je le trouve Très, très bon. C'est même peut-être le personnage qui fonctionne le mieux naturellement dans cet univers. Avec un Harlem où il y a du crime, le jazz, la corruption, l'ambiance de polar urbain. Toujours, hein. Mais, bah, c'est le but. Ça colle presque immédiatement. Wolverine Noir fonctionne très bien aussi, avec son côté détective abîmé et violence en continu. Mais alors, Luke Cage, épite. À ma connaissance, Spider-Man Noir est le seul de cette vague Marvel Noir à avoir vraiment eu le droit à une seconde vie. éditoriales, en tout cas en France, avec des rééditions Deluxe, etc. Les autres titres dont on vient de parler sont restés dans leur album Panini de l'époque tout souple, la 100% Marvel. Je sais pas trop pourquoi, alors qu'ils étaient vraiment très cools, ça mériterait un gros pavé. A noter qu'il existe par contre une nouvelle édition plus complète que mon vieux Deluxe pour Spidey, le format poche Spider-Man noir, 50 nuances de noir. En plus des deux mini-séries fondatrices, il ajoute plusieurs récits liés au Spider-Verse, dont Edge. au Spider-Verse de 2014 et même la mini-série Spider-Noir de 2020 signée Margaret Stoll et Juan Ferreira, donc Crépuscule à Babylone dont je vous parlais il y a 10 secondes. Donc si vous cherchez l'édition la plus complète aujourd'hui, c'est pas forcément mon vieux Deluxe qui part en morceaux, c'est plutôt ce Ausha qu'il faut viser. J'ai dit que j'avais le show ? Que j'avais le show. Que j'ai le show ! On est monté à 39. Un Yann. Et donc vient de sortir en France Spider-Man Noir l'affaire Gwen Stacy, qui est donc sorti cette année. On est en juillet 2026 quand je vous parle, il est sorti en juillet 2026 quand je vous parle. C'est donc Larsen, Brocardo et Cresta qui sont dessus. A la base, les issues de ce comics datent de 2025, et c'était fait pour accompagner la série justement. Ils devaient se douter que Nicolas Cage ferait un Spider noir. Donc bref, ce que je vais vous conseiller, je ne suis pas certain. Au final, Spider-Man noir, c'est une relecture courte, mais marquante. Deux mini-séries principales, un perso qui n'est pas le plus fun, ni le plus émouvant, ni le plus spectaculaire, mais c'est une des variations les plus fortes visuellement et conceptuellement. Et surtout, on plonge dans un vieux film à la Howard Hawks, saupoudré de Steve Ditko. Et forcément, cette version plus horrifique et plus violente que ce qu'on connaît habituellement, quand on sait mes goûts, et j'ai bien conscience que ce ne sera pas pareil pour tout le monde, on ne s'étonne pas que ça me plaise, et si vous aussi. Vous avez une appétence pour ce style ? Ce titre peut vous plaire, clairement. Autant que si vous aimez le côté enquête, polar, ou si vous aimez la période années 30, ou si juste, vous êtes curieux, mes petits geekouniou. Avant de passer à la dose geek de la semaine, prenez un court instant pour mettre un pouce levé, de jolies étoiles, au nombre de 5 si c'est possible. Abonnez-vous, laissez des commentaires, pour me dire par exemple quel est votre costume de Spider-Man favori, sachant que moi, je viens d'en faire un épisode entier. Bon, il y a un match avec le symbiote. Mais pour aujourd'hui, on va dire que c'est celui-ci. à vos claviers. Bon, on passe à la dose geek, avec deux titres, dont Mujina Into The Deep. Mais on va commencer tout de suite par un film. Oui, je suis un peu en retard. Mais il est encore au ciné, donc j'en ai profité. Aux US, il est déjà sur les plateformes VOD, mais l'expérience est quand même plus sympa dans les salles d'obscur, alors j'ai pas voulu attendre plus que ça. On commence donc avec Obsession, film d'horreur psychologique, écrit et réalisé par Curry Barker, avec Michael Johnston dans le rôle de Bear, et Indy Navarrete dans celui de Nicky. En France, le film est sorti le 13 mai 2026, distribué par Le Pacte, avec une interdiction au moins de 16 ans. Curry Barker vient notamment de YouTube, où il s'est fait connaître avec des formats horrifiques et comiques, surtout comiques même. Et là, il arrive avec un film qui aurait coûté autour de 750 000 dollars. Donc pour vous donner une idée, Vermine, petit film d'horreur français. Pas non plus Marvel Studios quoi. C'était autour de 4 millions d'euros. Donc là, on est sur un budget vraiment serré, et pourtant, franchement, ça se sent presque pas. Et alors, obsession, j'en ai entendu énormément de bien, côté public comme critique, et pour une fois, je trouve que c'est largement mérité. C'est une bouffée de fraîcheur. Bon, une fraîcheur glauque qui pue le chat mort, mais une bouffée de fraîcheur quand même. Normalement, vous avez dû entendre parler de ce film, sauf si vous êtes ma mère. Dans ce cas-là, effectivement, vous êtes peut-être passé à côté. Mais sinon maman, je t'assure, la France entière connaît ce film. Et comme j'ai eu la chance de ne pas me faire spoiler du tout, je vais vous dire le strict minimum sur l'histoire. Mais je vais quand même vous parler un petit peu des personnages, donc si vous avez peur d'en entendre trop, je mets les timecodes dans la description et on se retrouve pour la suite. Ça commence avec Bear, un gars un peu perdu, un peu timide, qui bosse avec Mickey. Et Pepper, il a des vues sur elle. Ils bossent ensemble, ils boivent des coups. Elle se confie à lui et ils ont une vraie proximité. Enfin, elle est peut-être plus son amie et sa confidente que l'inverse. Et parfois, les garçons, quand une fille nous écoute, notre cerveau fait n'importe quoi et il se dit « Oh, une nouvelle maman émotionnelle qui va s'occuper de moi, si je tombais amoureux ! » Normalement, c'est quand on a 18-20 ans que ça arrive, peut-être un peu plus pour certains, mais en théorie, après, on grandit, j'espère. Sauf que Ber, le petit Zouzou, il n'a pas grandi. Il ne sait pas comment lui dire qu'elle lui plaît. Et au détour d'un magasin de gris-gris, il tombe sur un objet rigolo, le One Wish Willow, qui permet d'exaucer un vœu. Et cet idiot souhaite que Nikki tombe follement amoureuse de lui. Elle ne voit son monde que par lui. Et là, ça dérape parce que Nikki tombe amoureuse. Follement. Très follement. Horriblement amoureuse au point où son monde, effectivement, n'existe plus qu'à travers Berth. Plus rien d'autre ne compte, sauf lui, sauf recevoir de lui la même intensité. Et lui, évidemment, il n'est pas prêt à ça. Il voulait le fantasme, mais pas les conséquences. Et là, je remets un petit attention spoil léger sur le personnage, parce que Bear, en fait, c'est pas un mec bien. Il a l'air gentil, il a l'air adorable, il a son petit mignon de garçon paubé, mais c'est un gros profiteur. Déjà, le film commence avec son chat qui mange des médicaments. Perso, j'appelle ça de la négligence et elle est fatale. C'est la première scène, donc c'est pas vraiment un divulgachi, mais ça donne une idée du personnage. Et surtout, son vœu, il n'est pas innocent, parce que Nikki, elle n'est pas consentante. Elle choisit pas de tomber amoureuse, elle est forcée par un sort, par un objet magique, par le désir de Ber. Donc quand l'engrenage du couple démarre et qu'il obtient ce qu'il voulait, on commence à se demander si le vrai méchant du film, c'est pas lui. Parce qu'elle, qu'est-ce qu'elle contrôle là-dedans finalement ? Et c'est là que le film est malin. Celle qui fout les jetons à l'écran, c'est Nikki évidemment. Indy Navarrete est trop forte, elle peut passer du mimi adorable à l'inquiétant en un quart de seconde, puis au carrément flippant juste après. avant de revenir à un sourire tout choupinouille, comme ça. Mais plus le film avance, plus Baird devient moralement dégueulasse, parce qu'il profite d'une situation qu'il a lui-même provoquée. Côté style, c'est pas un film d'horreur qui fait super peur, voire pas peur tout court, mais il traite d'un vrai sujet intelligemment. L'obsession, le consentement, le fantasme amoureux, et puis ce genre de figure du gentil garçon un peu timide qui peut devenir... extrêmement toxique quand il pense qu'on lui doit de l'amour. La mise en scène est incroyablement ingénieuse, la photo est vraiment plus que correcte, elle est vraiment très cool, et les acteurs sont tous très bons, même les seconds rôles qui bossent avec Bear et Nikki, et qui voient bien que quelque chose cloche. Le film n'est pas parfait, mais franchement, avec ce budget, c'est super fort. Le manque de moyens ne se ressent presque pas, et Curry Barker, qui vient de YouTube, je vous le rappelle, arrive à signer Merci. un des films d'horreur les plus rentables et les plus surprenants de l'année. Donc bravo mon petit curry, t'es bon et pas qu'au restaurant à dire. Et on passe à la suite avec Mujina Into the Deep. J'ai lu les trois premiers tomes, sachant que le troisième vient à peine de sortir. Enfin, il n'est pas très vieux, quoi. C'est un seinen écrit et dessiné par Inyo Asano, qui est, je pense, surtout connu pour avoir fait Bonne nuit, Pounpoun. En France, la série est publiée chez Kana, dans la collection Big Kana. Le tome 1 est sorti le 10 octobre 2025 et le troisième le 19 juin 2026. Au Japon, la série est publiée chez Shokagougan. dans le magazine Big Comic Superior depuis mars 2023. Et là-bas, ils sont déjà au sixième tome. Sixième tome qui conclut la première partie. Et Moudjina, c'est une grosse torgnole. Je dois avouer que je serais passé complètement à côté si Margot ne l'avait pas repéré sur les étals. D'ailleurs, on l'a chopé chez Album. Et merci au libraire qui nous l'a conseillé. Mec, t'avais raison, c'est vraiment trop bien Moudjina. En plus, il a la même coiffure que moi. J'aime bien ce gars. Bon, au-delà de dire que c'est trop bien, c'est quoi déjà ? L'histoire nous plonge dans un Japon futuriste, ou tout du moins dystopique, où les droits humains ne sont plus vraiment une évidence. Il faut presque avoir un abonnement premium pour garder ses droits. Il y a un système, la Right Card, donc la carte de droit, qui permet d'avoir accès aux services, aux protections, aux infrastructures, et donc à une existence reconnue. Et si t'as pas ta carte, t'as pas de vie, t'es plus reconnu comme humain. Et ces gens-là, ce sont les Mujina. Alors déjà, passé 85 ans... fini tôt les droits, mais tu peux aussi sortir du système plus tôt, beaucoup plus tôt. Parmi eux, on suit notamment Ubume, une combattante redoutable, armée d'un katana, qui évolue dans un monde bien violent, puisque pour gagner sa vie en tant que Mujina, souvent, pas tout le temps, mais souvent, ça passe par des contrats qui demandent de liquider des gens. Ah oui, si t'existes pas, comment on peut t'incriminer pour un crime ? Plus de loi pour les Mujina. Et je dis ça, ça marche pas qu'entre Mujina. Si un ou une Mujina tue une personne qui a des droits, on ne peut rien faire. Par contre, une personne lambda qui a bien sa ride card, elle n'a pas le droit de jouer au voyou, mais a les avantages d'une vie plus confortable. Ce n'est pas négligeable. Et Ubumé, dans Entrée de jeu, elle doit montrer qu'elle est capable de décembre la personne qu'on lui demande, même si c'est une de ses connaissances. En parallèle, on a une jeune fille, Juno, qui est à deux doigts de mal tourner, mais qui va faire la rencontre inopinée de deux Mujinas. Tenko, qui est célèbre et a décidé de vivre sous les projecteurs malgré sa condition de paria, est donc Ubumé. Je vous dis pas tout, mais Juno va rester avec Ubumé et croiser un monsieur, Terumi, qui bosse dans l'industrie des jeux vidéo. Il va prendre sous son aile notre jeune demoiselle en détresse, en tout bien tout honneur, pour la sortir du pétrin. Et Ubumé va aussi rester dans leur sillage. Et à partir de là, on voit que même si la société ne considère plus Ubumé comme une humaine, elle garde... toute son humanité. Mais est-ce que c'est pareil pour tous les Mujina ? Ça, je vous laisse le lire pour le savoir et surtout c'est pas en trois tomes qu'on va avoir la réponse. Et du coup, dans nos trois tomes, ça mélange une belle action nerveuse, une satire sociale et des personnages paumés comme on les adore avec cette façon très Asano de rendre les gens à la fois pathétiques, drôles, touchants et parfois inquiétants. Derrière le côté sabre, sang, baston et cordes découpées, le manga parle surtout d'exclusion. Qu'est-ce qu'il reste d'une personne quand une société entière décide qu'elle a plus de droits ? On est loin du côté contemplatif et dépressif pur jus de pounpoun. Mujina, c'est quand même plus frontal, c'est plus violent. Le dessin reste ultra précis, avec des décors très réalistes, des visages avec des expressions très marquées. On n'est pas loin d'un gachakuta parfois. J'adore. Et la mise en scène peut passer du grotesque au malaise en deux cases. Alors c'est un vrai Sénène. avec une sexualité assumée. C'est pas le sujet, c'est pas du tout un hentai, mais on va dire que certains personnages sont plus débridés que d'autres, ou tout simplement qu'Asano nous montre aussi le désir adulte, parfois honteux, parfois pervers, dans une sincérité qui peut en dérouter quelques-uns. Donc oui, si vous voulez retrouver ce que vous avez aimé dans Punpun, je pense que vous pouvez passer. Par contre, si vous voulez voir une nouvelle proposition de cet auteur, Dans une histoire plus axée sur l'action, mais toujours avec un regard social et touchant, je pense que ça peut vous plaire. Et voilà mes petits geekouniou, l'épisode se clôt ici. On se retrouve la semaine prochaine pour parler d'un manga qui envoie un jeune collégien qui n'avait rien demandé, dans une prison aux allures de fête foraine, où il va devoir se taper avec les autres détenus pour rester en vie. Si vous l'avez, mettez-le en commentaire. Et d'ici là, geekez bien au geekery ! Bisous bisous ! Baby.