Speaker #0Ça a commencé là ? Salut les geekouniou ! On se retrouve aujourd'hui, non pas pour parler ni manga, ni comics, enfin un petit peu comics quand même, mais plutôt ciné, puisqu'on va revenir sur le film Logan, Papy Volvi, mon Marvel préféré je pense. Et en vrai, ça m'a fait bizarre, mais le film est sorti il y a presque 10 ans, au moment où je vous parle. Je ne sais pas si c'est un effet dû au fait que j'aime ce film d'amour, mais j'ai tellement l'impression qu'il est plus récent que ça. Ça me rappelle aussi que je suis vieux. Bah oui, parce que le film de James Mangold est sorti en France le 1er mars 2017. Mangold qui avait déjà bossé avec notre petit Hugh Jackman, puisque c'était lui qui avait fait Wolverine, le combat de l'immortel, 4 ans plus tôt. Et là, pour le coup, j'ai l'impression que ce film, lui, il a 20 ans et pas 13. On a un petit trio de scénaristes sur le film, Scott Frank, Michael Green et évidemment James Mangold, et ils nous ont signé le troisième film centré sur Serval. Ah ça fait bizarre d'entendre Serval hein ! Et c'est aussi le neuvième film de la saga X-Men, produit à l'époque par Feu, la Fox. Après on aura Dark Phoenix et les Nouveaux Mutants, et je fais exprès de ne pas compter les Deadpools, je comprends qu'on les mette dans la saga X-Men, mais à mes yeux, c'est pas vraiment le cas, et je vais éviter de rentrer... plus que ça dans ce débat. Mais oui, c'est Marvel. Mais non, c'est pas le MCU. C'est encore l'univers de la 20th Century Fox. Et justement, je trouve qu'il clôture assez bien cet énorme arc X-Men, finalement. Mais ça, on va y revenir. Clôture peut-être même mieux que Dark Phoenix, finalement. L'histoire se déroule en 2029. Donc le voir aujourd'hui, c'est finalement assez étrange parce qu'on a déjà l'impression d'y être. Les mutants ont quasiment disparu. Logan est devenu... chauffeur de limousine près de la frontière mexicaine. Il faut bien manger et payer ses factures. Et il s'occupe d'un vieux monsieur en chaise roulante, un certain Charles Xavier, très âgé, malade et qui est devenu dangereux bien malgré lui. Puis une jeune fille, Laura, débarque dans sa vie, dans leur vie, et elle est traquée par une organisation appelée Transigen. Elle possède quelques caractéristiques qui devraient vaguement rappeler quelqu'un à nous autant qu'à Logan. il va devoir reprendre du service alors qu'il n'en a absolument pas envie. Wolverine, c'est de l'histoire ancienne. Et Logan fait partie d'un groupe très fermé, puisqu'il est classé R aux Etats-Unis, donc interdit aux moins de 17 ans non accompagnés. Et chez nous, il est sorti interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. Des films Marvel classés R depuis les années 90, il n'y en a que 10 sur environ 80 films. On y retrouve les 3 Blades de Wesley Snipes. Les deux Punisher de 2004 et 2008, et les trois Deadpool, ainsi que Kraven, je ne savais pas, et comme je ne l'ai pas vu, je ne vais pas en dire plus, et enfin Logan. Ça n'empêche pas d'être dispo sur Disney+, quand même. Et évidemment, ce n'est absolument pas un film indépendant, mais quand je l'ai vu, la première fois, je dois avouer que j'ai eu un petit peu cette impression. Déjà l'image, puis après le casting, relativement resserré, et personne ne l'attendait finalement ce film. C'était du Marvel. Sans vraiment en avoir la gueule. Et avant d'aller plus loin, il faut forcément parler de Old Man Logan, le comics. C'est un récit écrit par le célèbre Mark Millar et dessiné par Steve McNeven, tout aussi célèbre. Et oui, le film, il s'en inspire. On retrouve un Logan plus âgé, un road trip à travers une Amérique qui ne va pas super bien, un Wolverine qui n'existe plus, puisque Logan le considère comme un élément du passé. dans Old Man Logan. Les super-vilains ont gagné. L'Amérique est devenue une énorme dystopie découpée en territoires. Logan vit sous la domination de la famille Hulk, de Hulk Gang, et traverse le pays avec un Hawkeye aveugle. Et même sans yeux, il vit bien. C'est sale, très violent, beaucoup plus aride, beaucoup plus barré aussi. Et surtout, il y a encore la trace des personnages avec des super-pouvoirs. Hawkeye est là, il a une fille qui fait penser à Spider-Man, et il y a même le Shield. Logan a une famille aussi. Une femme, des enfants, mais il n'y a pas Xavier, il n'y a pas Laura ou X-23, comment vous voulez l'appeler. Et le gros méchant de l'histoire, c'est bien les Hulk, dont Banner, qui est ultra vénère. Très, très, très vénère. Le film retire quasiment tout ce folklore Marvel qu'il y avait autour. Il garde le vieux Logan, le road trip, cette Amérique un peu à bout de souffle, au bout de course. Et surtout l'idée que Logan a mis Wolverine au placard. J'aime beaucoup Old Man Logan. Wolverine est même un de mes personnages Marvel préférés. Peut-être à cause de son lien avec le Japon et une certaine pilosité, allez savoir. Mais le comics reste une grosse histoire Marvel sur un univers où les super-héros ont perdu. Ce serait presque trop pour le cinéma. Là, le film Logan parle plus d'un homme qui arrive au bout de lui-même. Donc le comics Old Man Logan, c'est une excellente base. Mais Logan en fait complètement autre chose. D'ailleurs, il ne s'appelle pas Old Man Logan, il s'appelle Logan. C'est un truc plus intimiste, plus resserré, mais aussi plus proche de nous, je pense, à mon humble avis. Et ça, on le doit à James Mongold, justement. Bon oui, il a réalisé The Wolverine, ou le combat de l'immortel en VF. Ce n'est pas le meilleur X-Men, on ne va pas se mentir. Mais ce n'est pas non plus la catastrophe Wolverine Origins qu'on va tous essayer d'oublier ensemble. Et Mangold, il n'a pas fait que des films de super-héros, on ne lui doit pas que des chefs-d'œuvre non plus, mais dans le haut du panier, il y a Copland, Walk the Line, qui est vraiment très très bien avec Hugh Huckin-Phoenix, et surtout, le très très bon Une vie volée, sûrement le meilleur film de Winona Ryder et d'Angelina Jolie. Et justement, pour Logan, il avait des références qui venaient aussi d'autres sphères que la bulle comics. Et celui qu'on doit citer, c'est Shane, le western de George Stevens. qui est un vieux film. Même ma maman n'était pas née quand c'est sorti, en 1953. Mais ce film, on en reparle un petit peu plus tard, parce qu'il est vraiment important. C'est presque le film dans le film. Je ne vois pas trop comment le dire autrement. Côté casting, Hugh Jackman est évidemment Logan. À ce moment-là, ça fait mine de rien 17 ans que Pepper campe le rôle. Donc jouer un vieux Logan, ce n'est pas anodin, et c'est totalement légitime. Patrick Stewart reprend du service aussi en tant que Charles Xavier, mais en moins élégant et moins sage, dirons-nous. Et puis, il y a Daphne Keane, qui a 11 ans pendant le tournage, et elle est dingue ! Je me souviens encore des images qui circulaient autour du film, avec Hugh Jackman complètement habité pendant les séances d'ADR, à refaire les cris et les grognements de Wolverine. Et l'audition de Daphne Keane face à lui, qui est phénoménale. Elle est incroyable. Et elle n'a que 11 ans. Autour d'eux, on retrouve Stephen Marchant en Caliban. Puis côté méchant, on a Boyd Holbrook qui joue Donald Pierce, le chef de la sécurité de Transigen, avec son bras robot. Et Richard E. Grant, le vilain docteur Xander Rice. Et j'aime bien que Transigen soit justement l'antagoniste principal. C'est pas Thanos. C'est pas Apocalypse, on va pas sauver l'univers, mais juste combattre un méchant labo qui fait des vilaines expériences. Et Transigen, ils sont tellement vilains qu'ils sont même pas abonnés à Supplément Geek. Contrairement à vous, qui savez qu'il faut liker, s'abonner, activer la cloche, tout ça tout ça. Et en plus, Logan est mal en point dès le départ, donc pour le sauvetage, c'est pas sur lui qu'on va mettre un billet. Il a une jolie barbe toute grise, mais surtout, il guérit mal. Ses blessures restent visibles, alors que notre petit Volvi, son pouvoir originel, c'est justement la guérison express. Et même ses griffes sont fatiguées, il doit carrément en ressortir une avec sa main, il boite, il boit, il prend des médicaments, et le bon vieux loulou a même besoin de lunettes. Papy griffu là, il fait de la peine. Il a perdu de sa superbe. Et en vrai, il est tellement au bord de la rupture qu'il garde même une balle en adamantium avec lui. juste au cas où il déciderait de se faire péter le caisson. Donc ouais, ça en dit long, le film nous montre qu'il est réellement en train de lâcher prise, et pour moi, le meilleur Wolverine au cinéma, c'est clairement celui-ci. Il est trop désespéré pour vraiment échanger avec les autres, mais encore trop humain pour réussir à les abandonner. Il est constamment en colère, blessé physiquement, et probablement encore davantage, dont sa petite tête en adamantium. Mais quand il faut protéger quelqu'un, il arrive toujours à aller chercher un truc au fond de lui-même qu'il pensait même plus avoir. Finalement, son super pouvoir ici, c'est presque plus son facteur guérisseur, c'est de continuer alors qu'il est à bout. Et plus je revois le film, plus je me dis que son cœur est peut-être là. Ce sont des gens qui, bah, ils savent pas se parler en vrai, mais qui essayent constamment de se protéger. Logan est incapable de dire ce qu'il ressent, Charles parle davantage, mais son état physique ou même mental ou même sa culpabilité, font que communiquer avec lui, c'est presque impossible. Et Laura, elle ne parle carrément pas. Il faut attendre plus d'1h30 avant qu'elle lâche un mot. 1h37, exactement. Et pourtant, elle en prend de la place à l'écran. Ses yeux, ses gestes, ses réactions, comment elle regarde Logan, le scrute même, et sa rage, elle est ultra percutante dans tous les sens du terme. Elle arrive à être aussi énervée que Hugh Jackman, que Logan. Et ça, c'est génial. La petite Laura, elle, elle essaie de comprendre ce bonhomme qui lui ressemble. Il lui ressemble vraiment beaucoup, mais qui refuse les liens avec les autres. Donc le trio, là, il est chaotique. Ils ne savent pas se parler. Par contre, leurs actes, ça parle pour eux. Et ils arrivent à être aussi touchants que brutaux. Et Xavier, justement, il faut quand même préciser un truc. Il n'est pas juste vieux et un peu paubé. Il souffre d'une maladie neurodégénérative. Ces crises sont de plus en plus difficiles à contrôler. Sauf qu'on parle toujours d'un des télépathes les plus puissants au monde. Donc quand Papy Xavier fait une crise, C'est pas juste qu'il oublie où il a foutu sa télécommande pour regarder le Tour de France. Il peut littéralement paralyser et blesser toutes les personnes autour de lui, dans un certain rayon. Son cerveau est même considéré par le gouvernement américain comme une arme de destruction massive. C'est dire le danger du gars. Et je trouve ça assez terrible. Le mec a passé sa vie à apprendre aux mutants à contrôler leur pouvoir et est devenu lui-même incapable de contrôler le sien. Et dans cette drôle de petite famille, il y a aussi Caliban. C'est un mutant capable de repérer les autres mutants, très sensible à la lumière, et surtout, il aide Logan à s'occuper de Xavier. On s'attendait pas trop à voir Caliban dans ce rôle. C'est un peu l'oncle qu'on n'a pas forcément envie d'avoir au repas de Noël, mais bon, c'est la famille, alors on fait avec. Et le plus fou, c'est qu'ils s'en rendent même pas vraiment compte qu'ils sont une famille. Ils vivent ensemble, ils s'engueulent, ils se supportent plus par moments, mais chacun prend quand même soin des autres. à sa manière. Et plus tard, le film va carrément mettre Logan, Charles et Laura face à ça avec la famille Munson qui les accueille. Sûrement un des meilleurs passages du film. Ils les croisent sur la route, leur filent un coup de main et les Munson les invitent ensuite chez eux pour manger et passer la nuit. Et pendant quelques minutes, ils ont juste une vie normale, une table, une maison, Laura avec un ado pas si loin de son âge, Xavier qui profite de l'instant et Logan qui fait évidemment tout. pour avoir l'air de ne surtout pas apprécier ça. Mais les Munson leur mettent presque sous le nez ce qu'ils pourraient être ou devenir. Ou peut-être même ce qu'ils sont déjà sans vouloir se l'avouer. Une famille. Une famille complètement starbée, certes, mais une famille quand même. Il y a d'ailleurs une scène que je trouve essentielle pour comprendre le film. Et on l'a touché du bout de la griffe un peu plus tôt. Dans la chambre d'hôtel, Charles Xavier et Laura regardent un film. Et ce film, c'est justement Shane. C'est un western qui raconte l'histoire d'un gars bien marqué par la violence qui aimerait pouvoir s'en éloigner et qui finit par devoir reprendre les armes pour protéger une famille. Et un enfant s'attache à lui. Et le truc du film, c'est de voir si un mec qui a été bâti dans la violence peut y renoncer. Bon, ça vous rappelle quelqu'un ? Moi oui. Donc Mangold, il n'a pas mis ce film ici pour rien. Et même si Logan, c'est pas un western à proprement parler, on y retrouve pas mal de codes, à commencer par le cadre et les décors. D'ailleurs, la photographie est signée John Mathieson, donc le côté poussiéreux, ça le connaît, puisqu'il a travaillé sur Gladiator, quand même. Et là où je trouve que c'est important, c'est que visuellement, Logan est beaucoup plus audacieux que pas mal de films de super-héros, encore aujourd'hui. La poussière, le sable, les paysages arides et secs, et le choix de la lumière, c'est souvent une lumière dure. Alors attention, c'est pas péjoratif, lumière dure c'est juste une lumière très franche avec des ombres bien marquées et des gros contrastes. Alors c'est peut-être ça aussi qui me fait beaucoup aimer l'image du film, puisque au cas où vous ne le sauriez pas, peut-être certains sont courants, je pratique la photographie depuis de lointains printemps et c'est un procédé que j'affectionne tout particulièrement. Et ce choix, il permet de faire pas mal de choses. Déjà, diriger très facilement le regard. Quand une partie de l'image prend le soleil et que le reste tombe dans l'ombre, ton œil va naturellement être attiré par cette zone, même si le personnage n'est pas au centre du cadre. La lumière, le contraste, parfois même une couleur qui ressort davantage, ça peut suffire à te dire où regarder. Mais surtout, cette lumière dure donne quelque chose de très tranché à l'image. Les ombres sont nettes, les volumes ressortent davantage, et les textures aussi. Donc là, par exemple, la rouille, les briques, mais aussi la silhouette de la dame. Et dans le film, c'est la poussière, la peau ridée, la tôle, le sable, tout paraît plus sec. ou plus rugueux. Désolé pour ceux qui sont en podcast, j'ai mis une image à la vidéo. C'est pas très audio-compatible. Cette lumière cherche pas vraiment à l'embellir. Au contraire, elle fait ressortir ses cicatrices. Son âge, la fatigue sur son visage et tout le reste. Elle le montre, en fait, tel qu'il est à ce moment-là. C'est-à-dire abîmé. Et d'ailleurs, filmer du désert sans simplement faire « Regardez comme le désert, il est beau ! » Bah c'est pas si évident. Demandez à Villeneuve. Le film est violent, vraiment violent, mais il ne va pas te coller une bagarre toutes les 4 minutes. Ça fait que quand Wolverine sort les griffes, en vrai ça a plus d'impact. L'action est plus rare, donc elle devient plus forte aussi. Et il y a aussi plein de détails que j'aime bien. Par exemple, au début, on aperçoit un katana accroché au mur de leur planque, donc dans le désert. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que c'est un cladeuil à son histoire avec le Japon. Et notamment à Wolverine, le combat de l'immortel, qui est aussi un film de Mangold, on l'a déjà dit. Par contre, il y a un truc dont je suis beaucoup moins fan, c'est les comics X-Men. Dans le film, Laura, elle lit des comics X-Men dans le film, genre, ils sont tellement connus dans leur propre univers qu'on en a fait des comics. Et ça, ça m'énerve un peu. Je pige le principe, il n'y a pas de problème. Mais disons que ça me fait lever les yeux plus que je l'apprécie. En plus, ce n'est pas des vrais comics, donc ça a encore moins d'intérêt, je trouve. Alors j'ai vu que Mangold nous avait expliqué que ce qu'il cherchait c'était de retrouver un truc qu'on voit dans certains westerns, c'est-à-dire ces vieux héros qui finissent par croiser leur propre légende, transformés et exagérés par la culture populaire. Bon, alors Marvel avait accepté le concept, à condition qu'ils n'utilisent pas de véritables numéros existants. Autant abandonner dans ce cas, je trouve. Enfin, c'est mon prisme à moi, et je comprends que certains kiffent. Je peux même dire que sur le papier, c'est intelligent, mais je reste quand même pas fan. Voir les X-Men, lire des comics X-Men, ça me sort un peu du film, qui fonctionne justement parce que tout le reste semble très concret. Donc voilà, même mon film préféré prend une petite balle perdue. Surtout que se confronter à l'image de soi-même, le film le fait déjà puisqu'il y a un autre méchant, dont j'ai pas encore parlé, et qui est peut-être un des plus importants, et ce personnage c'est X-24. C'est un clone de Logan, donc il doit affronter une version plus jeune, de lui-même, débarrassé de quasiment tout ce qui fait de lui Logan. Donc, il est balèze, il a la rage, il a des griffes, on a d'un montiôme, mais il n'a pas l'air de pouvoir penser par lui-même. Il est encore plus animal. C'est Rice qui le contrôle en partie. Et un des scénaristes, Scott Frank, expliquait justement que l'idée était de confronter Logan à lui-même, parce qu'il avait été, et moi je le vois vraiment comme ça, à la fin de sa quête, Logan doit littéralement affronter ce qu'il déteste le plus. en lui. Sa partie sauvage, incontrôlable, qui n'est pas tant un personnage finalement. En vrai, c'est juste l'arme de Rice. Et à côté de ça, Laura possède elle aussi cette violence, à la différence qu'elle peut encore devenir autre chose. Il y a de l'espoir pour elle. Et c'est là que la transmission devient importante. Laura représente peut-être ce qui peut continuer après Xavier et Wolverine. Et tout ça, ça donne un film qui n'est pas comme les autres dans cet univers de super-héros où on voit toujours les mêmes choses, et vraisemblablement, ça fonctionne, puisque commercialement, le film a été un gros succès. Il rapporte environ 619 millions de dollars dans le monde, sachant que, selon les sources, le budget du film était de 97 et 127 millions selon quelles sources on prend. En France, CBO comptabilise 2 275 342 entrées. Et les retours sont franchement excellents, 4,1 sur Letterboxd. 3,9 côté presse et 4,1 côté spectateur sur Allociné. Et sur Rotten Tomatoes, on monte à 93% chez les critiques et 91% chez le public. Mais surtout, Logan est nommé en 2018 à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Scott Frank, James Mangold et Michael Green. C'est le premier film de super-héros à obtenir une nomination dans cette catégorie. C'est cool. Mais du coup, en voyant un succès comme ça pour un film pas si attendu à la base et qui sort des codes du genre, Je comprends toujours pas comment le MCU a pu voir ça et ne pas s'en inspirer davantage. La leçon de Logan, c'est réduisez l'échelle, faites confiance aux personnages, laissez-les respirer, et quand l'action arrive, donnez-lui une vraie importance. Et je dois pas être le seul à apprécier ça, visiblement. Et y'a un petit truc qui a peut-être aussi donné un petit coup de boost à ce film, c'est qu'on pensait que ce serait le dernier film de notre petit Yui en Wolverine. Donc oui, le revoir d'Undeadpool et Wolverine, Ça fait bizarre. Même si c'est une autre variante du personnage, n'empêche que nous, on voit Hugh avec des griffes. Et même le grand manitou Kevin Feige avait déconseillé à Jackman de revenir au départ. Son argument, c'était justement que Logan lui avait offert une fin trop réussie pour risquer de la défaire. Donc ils ont opté pour ce Wolverine d'un autre univers. Je trouve quand même ça presque dommage. Le film n'est pas nul, j'ai bien aimé. Mais voilà, pour ce que ça représente, c'est moins poétique. Parce qu'en 2017, on ne disait pas seulement au revoir au Logan. On disait au revoir à Hugh Jackman en Wolverine. Et quand tu revois le film aujourd'hui... En sachant qu'il ressortira à l'égrif quelques années plus tard, une petite partie de cette sensation de point final disparaît forcément. Ça n'enlève rien au film, mais l'adieu est plus complètement un adieu. La première fois que j'ai vu Logan, j'étais déboussolé parce que je venais de me prendre en pleine gueule. En le revoyant aujourd'hui, ça me fait encore un sacré effet. C'est prenant, touchant, usant, moite, violent. Hugh Jackman n'a jamais été aussi bon. en Wolverine, Patrick Stewart et Bouleversant, et Daphne à 11 ans, arrivent à leur tenir tête en passant la majorité du film, presque sans prononcer un mot. Si je devais faire mon top 5 des films de super-héros, je dirais Spider-Man, premier du nom en 5, et oui, je le préfère au 2, probablement la nostalgie, The Crow en 4, si tant est qu'on le considère comme un film de super-héros, moi oui. Into the Spider-Verse en 3, c'est une masterclass, The Batman en 2, Et oui, pas un Nolan, je sais. Et Logan, en 1, pour toutes les raisons qui m'ont poussé à faire cet épisode. D'ailleurs, je veux bien avoir vos top 5, tiens, mettez-les dans les commentaires pour en discuter. Et je pense sincèrement qu'il faudrait descendre après la 10ème place pour croiser mon premier film du MCU. Et je n'aurais même pas qu'à le choisir. Logan, c'est finalement un film sur des gens qui ne savent pas se parler, qui sont tous plus ou moins cassés, mais qui continuent malgré tout à essayer de se protéger. Un héros arrivé au bout de ses forces. mais qui arrive quand même à aller chercher tout ce qui lui reste pour accomplir sa mission. Être humain une dernière fois. Et je crois que c'est surtout pour ça que presque dix ans plus tard, c'est toujours mon Wolverine préféré et toujours mon film de super-héros favori. On en a fini avec le griffume et Tiggy Cugnew. On se retrouve prochainement pour parler d'une fille qui va redécouvrir le monde avec un nouveau corps robotique et se rendre compte qu'elle est hyper balèze. Si vous l'avez, vous pouvez le mettre encore. Et d'ici là, geek et bien, vos geekeries ! Bisous bisous !