- Speaker #0
Aujourd'hui, on va côtoyer des artistes, des stars, que dis-je, des dieux et des déesses, mais vont-ils réussir à survivre à leurs propres excès ? Leur succès est-il plus puissant qu'eux-mêmes ? Pour répondre à ça, on va aller dans les coulisses de The Wicked plus The Divine. Salut les geeks et les geekettes, nouvelle semaine, nouvel épisode, cette fois on parle comics avec les aventures des dieux de la musique puisqu'on va parler de Wicked Eve, oui c'est le nom qu'on donne dans le milieu, enfin je crois. En tout cas c'est ce que nous on va faire parce que dire The Wicked plus The Divine tout le long de l'épisode, ça risque d'être méga relou. Le postulat de départ est simple mais super efficace, tous les 90 ans, 12 dieux se réincarnent dans le corps de jeunes adultes Ils deviennent des icônes absolues, adulés comme des stars interplanétaires, et ils peuvent accomplir des miracles. Ils provoquent l'extase des foules, ils sont aimés, détestés, copiés et surtout désirés. Mais il y a un petit détail, dans moins de deux ans, ils seront tous morts. C'est la règle du jeu, la gloire est totale, mais elle est chronométrée. Tic, tac, tic, tac. La série est publiée en VO chez Image Comics à partir de juin 2014 et se termine en septembre 2019 avec 45 épisodes principaux et plusieurs numéros spéciaux. En VF, elle arrive chez Glena Comics à partir du 26 octobre 2016 avec le tome 1, Faust départ, et la série française va aller jusqu'au tome 9 intitulé Tout va bien, publié le 24 mars 2021. On a la série au complet. Et je suis friand de jeux de mots, surtout quand ils sont nuls. Alors le titre français du tome 1, je le trouve... tout simplement, parfait, fausse départ, parce que oui, on est bien dans une histoire de pacte. Alors c'est pas forcément un pacte de sang signé avec une plume, une voix grave dans une cave sombre, à l'ambiance gothique, ainsi, ça l'est un petit peu par moment, mais plutôt un pacte moderne, c'est-à-dire se faire voir, être adoré, être suivi par tout le monde, être constamment commenté, et même immortalisé, mais pas forcément vivre. The Wicked plus The Divine, enfin Wigdiv. et créé par Keron Guillen au scénario et Jamie McElvie au dessin, avec Matthew Wilson aux couleurs et Clayton Coles au lettrage. Et cette équipe, il faut la citer comme un groupe, parce que Wigdiv, ce n'est pas juste un scénariste et un dessinateur, c'est vraiment une performance de bande. Un album concept en bande dessinée, avec des tubes, des morceaux plus expérimentaux, des interludes, des clips ultra bien produits, mais aussi des excès et parfois des moments où on peut se dire Hum hum, je vois, là ils ont vraiment voulu faire leur Sergeant Peppers du comics indé. Ce comics avait tout pour m'attraper. La musique tient une place énorme dans ma vie. J'ai joué dans quelques groupes dans ma lointaine jeunesse. Je ne pratique plus aujourd'hui, mais je ne peux pas vivre sans musique. J'en écoute tout le temps, et si vous êtes des fidèles du podcast, vous savez que le sujet revient régulièrement, par exemple avec Chico, Pessoa, Alex, ou même le dernier épisode en date avec Nathan. Donc oui, un comics qui parle. De dieux comme de pop-stars, de concerts comme de messes, de fans comme de croyants et de célébrités comme d'une mythologie moderne, forcément, c'était un piège qu'on m'avait tendu. Un très beau piège, avec des néons, du mascara, des basses qui font trembler les murs. On va donc parler de nos Beatles du comics, à commencer par le Paul McCartney du groupe, Keron Gillen, scénariste britannique. Mais avant d'être une figure importante du comics, il vient aussi du journalisme culturel, notamment jeux vidéo, et vous l'aurez deviné. Ce n'est donc pas un détail et ça se sent dans The Weekend Plus The Divine que Ghislaine aime écrire sur la pop culture et il le fait comme quelqu'un qui l'a analysé, qui l'aime profondément, qui l'a bien disséqué et qui sait à quel point elle peut nous construire ou nous rendre crazy in the coconut. Ghislaine est aussi connue pour ses travaux chez Marvel. On a pu voir son nom sur Young Avengers, Journey into Mystery, Uncanny X-Men, Eternals, Immortal X-Men, Darth Vader, et la co-création de Dr. Aphra dans l'univers Star Wars. Mais plus récemment, chez Image, il a lancé The Power Fantasy avec Kaspar Winchgard, dont le tome 3 est sorti en mars de cette année chez Image. Donc pour le moment, si vous voulez le lire, ce sera en vidéo. Ce qui revient souvent chez Glenn, c'est la question du pouvoir. Le pouvoir de la fiction, il aime bien parler des mythes qu'il lit parfois avec la musique, mais il parle aussi des super-héros et fait de ces personnages de véritables d... Dieu, mais il n'oublie pas de parler de ce qu'il doit lui-même être, les fans, et surtout, dans ses récits, le truc qui revient, c'est qu'est-ce que ça coûte ? Avant Wigdiv, Guylaine écrit d'ailleurs le scénario d'un autre comics, très proche de celui dont on parle aujourd'hui, Phonogram, série publiée aussi chez Image Comics à partir de 2006. Phonogram, c'est un comic sur la magie et la musique, une oeuvre très culte, très si tu sais, bah tu sais, qui explore la manière dont la musique peut modifier notre identité, nos souvenirs et notre perception du monde. C'est avec ce titre que j'ai découvert l'univers musicalo-comics de Guylaine, et j'ai compris que j'avais une petite pépite entre les mains. En France, c'était aussi Gléna, mais Gléna n'a publié qu'un seul tome, donc il faut arrêter de faire ça Gléna, parce qu'on attend la suite, après elle arrive jamais, donc oui j'ai plein de tomes 1 sans suite, et ça me rend dingo. Heureusement en VO, la série est trouvable chez Image, donc j'ai pu finir cette série qui est tout simplement incroyable, c'est plus grunge, c'est plus à hauteur d'homme, donc oui, même sujet. mais pas même sphère que The Wicked plus The Divine, on peut dire que si l'un est le grand concert au Stade de France, Phonogramme est plutôt le club underground où tout a commencé avec quelques fausses notes qui donnent du cachet, mais où les murs transpirent encore la Britpop, les obsessions adolescentes et les révélations à 3h du mat. Et pour cette série, Phonogramme, il avait collaboré avec un certain Jamie McElvie, et qui est-ce donc qu'on retrouve sur With D.V. ? Jamie McElvie, évidemment. Notre John Lennon de la bande, celui qui donne vie au groupe. C'est un dessinateur et illustrateur, lui aussi britannique, connu notamment pour Phonogramme bien sûr, Young Avengers et The Wicked plus The Divine, mais il est aussi très important pour son sens du design de personnages. Chez Marvel, il a notamment contribué au design moderne de plusieurs personnages, comme Captain Marvel, Miss Marvel, Loki ou même les Young Avengers. Il fait aussi pas mal de couvertures et... pas que chez Marvel, on notera chez DC la superbe couvre sur la série Batman One Bad Day consacrée à Catwoman, c'est ma préférée de la série tout simplement. Et dans Wigdiv, ce sens du design, il explose. Chaque dieu ressemble à une icône immédiatement identifiable. Ce ne sont pas juste des personnages, ce sont des silhouettes, des logos vivants, des posters de chambre, des avatars, des profils Instagram avant l'heure. McElvie comprend que dans la pop culture moderne, l'image précède parfois les actes ou n'importe quel autre discours. Avant même qu'un personnage parle, on comprend déjà quelque chose de lui par son style, genre la coupe de cheveux, mais aussi par sa posture ou son maquillage, son costume forcément, ou tout simplement sa façon d'occuper la page. En vrai, je trouve que son dessin est élégant. Il fait des lignes très propres, des visages expressifs, mais stylisés. Il arrive à faire une mise en scène qui peut être très posée, presque photographique. McElvie ne cherche pas le... chaos permanent, il cherche l'impact. Il veut rendre le moment iconique. Chaque case t'en prend plein la gueule tellement c'est beau. En dehors des comics, il fait aussi des visuels pour des groupes comme Churches, Art Brut ou Tegan & Sarah. Ce qui renforce encore ce lien entre son travail graphique et l'univers musical. Mais dans The Wicked plus The Divine, il y a un autre aspect qui est souvent important, mais là il a vraiment une place encore plus significative, c'est les couleurs. Eh oh ! Qui suis-je donc ? On retrouve-t-on comme coloris sur cette série ? Matthew Wilson. Et qu'est-ce qu'il a fait comme autre titre, Matt Wilson ? Eh ben, phonogramme. Et aussi, Young Avengers. Comme quoi, Marvel, ça rassemble.
- Speaker #1
Avengers, rassemblement !
- Speaker #0
Bon, il n'a pas fait que ça. Il a aussi bossé sur du Daredevil, Wolverine, bref, beaucoup de Marvel aussi. Enfin, surtout du Marvel. Il est ultra prolifique. Et franchement, quand on voit ce qu'il fait sur Weedive, on comprend qu'il soit précieux pour la maison de Spidey, Thor, les Avengers et les autres. Merci. Il est toujours dessus en ce moment, on a pu voir son travail sur Ultimate Universe et X-Men en début d'année. Dans With D.V. son travail est fondamental. Les couleurs ne sont pas juste là pour remplir les cases, elles racontent le monde, elles donnent à chaque dieu son aura, sa température, son parfum visuel. On passe de la lumière divine au club enfumé, du néon pop à l'ombre gothique, de la scène de concert au rituel mystique. Comme George Harrison, c'est lui qui donne le ton, c'est lui qui décide de la... couleur donnée à une scène, et c'est assez virtuose. Wilson remporte d'ailleurs l'Enero War du Best Coloring en 2017 pour plusieurs travaux, dont The Wicked plus The Divine, Paper Girls, Cry Havoc, Black Widow, The Mighty Thor et Star Lord. C'est dire s'il est balèze, le type. Et c'est mérité, parce que si McElvie donne aux dieux leur corps et leur silhouette, Wilson leur donne leur lumière. Ils ont fait les couves ensemble, et c'est sûrement une des plus belles séries de couverture du comics. En tout cas pour moi, ça fonctionne. Et je dois dire que les éditions chez Glenna sont vraiment ultra quali. Ça rend vachement bien avec leur fameuse couverture blanche. Ça fait bien ressortir les couleurs justement. J'adore. Il ne manque plus que tout mettre en rythme. Et pour ça, il faut le ringo star de notre comics, Clayton Coles, qui lui était au lettrage. On parle souvent moins du lettrage alors que dans une oeuvre comme The Wicked plus The Divine, il est essentiel. Parce qu'on parle de Dieu qui captive des foules en faisant des concerts. Ils usent de punchlines, font des déclarations totalement mystiques, des interviews. Il y a des cris, des silences. Donc le lettrage doit accompagner la voix, mais aussi le rythme. Son travail participe à cette sensation très fluide, très contemporaine, où les dialogues peuvent passer de la conversation intime à la phrase qui clache comme un refrain. Et il n'était pas sur phonogramme.
- Speaker #1
Coucou les Geek News,
- Speaker #0
c'est le Geeks du montage, en compagnie de son pote Youx, virtuellement. Bon, j'étais obligé de baisser le son parce que sinon, vous allez écouter lui et pas moi avec sa douce voix là. Mais bon bref, c'est pas de ça dont je veux parler. J'ai dit une petite bêtise dans l'épisode. Je dis que Coles n'a pas participé au lettrage sur phonogramme. Eh ben c'est faux, c'est écrit juste là.
- Speaker #1
Coles, coucou Coles, oh bah alors, bah alors il est là Coles.
- Speaker #0
Voilà, donc erreur réparée. Bah c'est tout ce que j'ai à dire.
- Speaker #1
Allez bisous !
- Speaker #0
Par contre, ce Quatuor a déjà fait équipe, et vous l'aurez deviné, si vous avez bien suivi tout ce que j'ai dit, c'est sur... Young Avengers, bien évidemment. Merci Marvel. Bon, pour l'instant, je vous ai pas vraiment parlé de l'histoire. On suit principalement Laura, une jeune fan londonienne fascinée par ce qu'on appelle le Panthéon. Elle, au départ, c'est pas une déesse, elle est spectatrice. Elle est comme nous, quoi. Elle regarde, elle admire, elle fantasme. Elle veut approcher ce monde qui semble plus grand, plus beau, plus intense que le sien. Et elle va le toucher du doigt, puisque parmi ces dieux, il y a Lucie, petit diminutif de Lucifer. Oh, comme c'est mignon. Incarnation moderne, provoquante, magnétique et dangereuse. Elle est rock, elle est insolente, très charismatique. Elle fume comme si la fin du monde était une after-party privée. Et Laura la rencontre. Et évidemment, tout bascule. Finalement, c'est plus vraiment toucher du doigt, c'est plutôt plonger entièrement dedans qui va se produire. Le premier arc repose beaucoup sur cette relation entre fan et idole. Laura veut comprendre, elle veut être proche des dieux et entrer dans ce cercle. Et c'est là que The Wicked plus The Divine devient plus qu'un concept un peu coolos, puisqu'à partir de ce moment-là, la série interroge notre rapport à l'admiration. Jusqu'où on accepte de s'effacer devant quelqu'un qu'on idolâtre. Est-ce qu'on aime vraiment les artistes ou est-ce qu'on aime... ce qu'ils nous permettent de ressentir. Est-ce qu'on veut les comprendre ou est-ce qu'on veut juste devenir eux ? Ce serait mentir de dire que j'ai jamais rêvé d'être une rockstar par exemple et je pense pas être le seul, me mentez pas. Le Panthéon est composé de figures inspirées de mythologies assez variées et oui, je vais vous faire la liste. Amaterasu, Baal, Inanna, Morrigan, Baphomet, Sakmet, Woden, Minerve, Dionysos, Tara, Urdre, Lucifer et Perséphone. Euh mais attends, je suis allé à l'école moi. On a dit douze dieux, il y en a un de trop là non ? Et bah oui officiellement le Panthéon compte douze dieux réincarnés tous les 90 ans, mais comme souvent dans les comics, la règle est plus tordue qu'elle en a l'air, et l'arrivée de Perséphone vient justement foutre un joyeux bordel. Et on retrouve d'autres présences qui construisent peu à peu une mythologie interne assez dense, comme Ananké qui a un rôle plus tétulaire pour le Panthéon. La série mélange énormément de références, que ce soit religieuses, mais aussi antiques, pop, gothique, ça va même dans le club, le rock, c'est parfois complètement queer ou même cyber. Ça prend tout ça, ça mélange et hop, ça fait de la magie magique pour nos petits yeux. Et donc au centre, il y a cette règle terrible, les dieux vivent deux ans, pas plus, ils brillent comme des supernovas puis disparaissent. Ce compte à rebours donne à l'histoire une tension permanente. Chaque instant est chargé parce que chaque personnage sait qu'il est déjà condamné. Alors, il commence pas de... 0 à 2 ans, qu'on soit bien clair C'était des personnes comme vous et moi Mais ils ont été choisis Et à partir de là, le début de leur carrière commence Et après 2 ans, c'est ciao bye bye Mais évidemment, la série ne s'arrête pas Des dieux pop stars vont mourir Elle devient progressivement une enquête tragique Sur fond de réflexion, sur le cycle et la manipulation Voir sur l'héritage Ça aborde plein de thèmes La célébrité, évidemment La création artistique, bien sûr et la manière dont les générations répètent les mêmes erreurs en pensant être les premières à ressentir ça aussi fort. C'est assez ado quand je le dis comme ça, mais c'est vraiment très bien ficelé. Le centre du récit, c'est Laura. Elle est, si je puis dire, le cœur émotionnel de l'histoire. Elle, c'est une fan curieuse, parfois maladroite, parfois agaçante, mais elle est toujours humaine. Elle représente ce moment de la vie où on cherche désespérément une version plus grande de soi-même et forcément... À moins d'être Madonna, David Bowie ou les Daft Punk, c'est plus à elle qu'on va s'identifier, nous pauvres humains. Mais elle est très vite rejointe par Lucie, Lucifer, qui est probablement l'un des personnages les plus immédiatement marquants. Elle a l'attitude, elle a le charisme, elle représente le danger, mais aussi l'humour. Humour sérieux, c'est pas Bozo le clown ou Bigard. Elle est faite pour être adorée et c'est précisément le problème. Elle a un truc du style star autodestructrice. Elle est irrévérencieuse. Ça, ça la résume bien. Je ne vais pas tous les passer au microscope, sinon on est encore là demain et j'ai d'autres choses à faire quand même. Mais il faut comprendre quelque chose. Chaque dieu incarne une manière différente d'être adoré, désiré, consommé ou détruit par le regard des autres. Notre regard finalement. Et je vais quand même vous donner mes préférés. A commencer par Amaterasu qui incarne une lumière solaire. C'est Amaterasu quoi, dieu soleil. Une spiritualité pop. C'est un peu la meuf Woodstock du cercle. Elle vend presque une forme de paix intérieure, mais la lumière n'est jamais totalement innocente. Elle peut réchauffer, mais elle peut aussi aveugler. Ensuite, il y a Woden, qui lui représente une autre facette du pouvoir. Moins solaire, moins charismatique, plus technologique. plus froid, plus manipulateur. En fait, lui, je ne l'aime pas, mais il est très marquant, donc je suis obligé d'en parler. Visuellement, ils le sont tous, marquants, mais dans leur rôle, il y en a qui se démarquent, et lui, c'est avec ses coups fourrés qu'il le fait. On va dire qu'il est dans le contrôle. Ma favorite, c'est la Morihan, qui amène une énergie gothique, elle est sombre, presque post-punk. Elle est multiple, c'est vraiment le cas de le dire, changeante, avec un côté théâtral. Et elle est très liée à l'ombre, au conflit intérieur, aux zones les moins confortables de soi-même. Avec elle, on est dans les caves, les corbeaux, les clubs obscurs, et les sentiments bien lourds qui ne s'expriment qu'en noir sur noir. Elle est stylée, quoi. Bon, après, elles sont tous importantes, l'histoire se passe vraiment autour de tous les dieux. Baal, qui représente la puissance. Baphomet, qui va être plus toxique, mais en même temps, il a un côté tragique. Dionysos. Bon, lui, c'est pas dur, c'est la fête. quitte à aller trop loin et s'oublier dans les affres de la trans. Minerve, très importante, la plus jeune du groupe, mais aussi une des plus intrigantes, déjà parce que plus innocente. Avec ce truc de deux ans à vivre, elle donne un côté d'injustice. S'il va avec des gros sabots, mais oui, être propulsée si jeune dans ce monde, qu'est-ce que ça peut apporter de bon ? Tara, un peu dans le même esprit, elle est dans la douleur, elle subit sa condition. C'est une facette importante, en vrai, dans le comics. Après, on a Urdre. Alors là, c'est plus compliqué. Elle est plus journaliste, enquêtrice qu'autre chose. Mais sans elle, Laura n'avancerait sûrement pas du tout dans l'histoire. Donc encore une fois, elle aussi a un rôle important. Et il y a Sakmet, plus sauvage, presque animale. Elle s'en branle complètement d'être appréciée. Elle est plus chasseuse que proie et elle profite de la vie, même si c'est au détriment des autres.
- Speaker #1
Et c'est encore le guide du montage.
- Speaker #0
Parce que j'ai oublié le dieu Inanna. Alors, je ne sais pas si on dit Inania ou Inana. Je vais continuer à dire Inana.
- Speaker #1
C'est comme ça.
- Speaker #0
Et donc, ce dieu, il est comment ? Eh bien, lui, il est plutôt sensible. Il parle beaucoup de désir. Il représente l'amour, mais pas que. Parfois, il peut être un petit peu plus vulnérable aussi, pépère. Donc, on va dire que c'est une chanson sous la pluie, quand on est tout trempé et qu'on est un petit peu triste. Et pourtant, il est quand même très coloré. Ce n'est pas pour rien qu'il ressemble à Prince. Allez, je vous laisse, mes petits geekouniou. À la prochaine.
- Speaker #1
Alors vous allez me dire
- Speaker #0
Et Perséphone, Giggs, t'as oublié Perséphone, espèce de gros nul ! Oh wow, du calme les gars, j'allais y venir. C'est juste que Perséphone, oui c'est un personnage central, mais c'est difficile de la présenter sans gâcher une partie de la lecture. Donc je peux simplement dire qu'elle vient bousculer l'équilibre du Panthéon et remettre en question ce que l'on croyait comprendre du cycle. Elle est liée à la transformation, à la mort, au retour, à ce passage entre deux mondes. Dans une série obsédée par la célébrité et la disparition, Perséphone devient forcément une figure clé puisqu'elle incarne celle qui oblige à regarder ce qu'il y a sous la scène et derrière les projecteurs. Et enfin, un Anke qui plane au-dessus de tout ça, c'est la Daronne. Que dis-je, la mamie inquiétante, gardienne du cycle. Elle rappelle que même les dieux pop stars ont un manager cosmique. Et comme souvent dans l'industrie, le manager a peut-être ses propres intérêts. Bon, finalement, j'ai fait un mot sur chacun d'entre eux. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est le pouvoir des dieux de la musique, ça, je leur suis soumis. L'ambiance de The Weeknd plus The Divine, c'est un mélange assez unique. Concerts pop, tragédies grecques, clips MTV, mythologie comparée, backstage toxique, dévotions religieuses et réseaux sociaux avant la saturation complète. La série commence comme une explosion de cool, puis elle révèle petit à petit que le cool peut être une armure ou un piège. Graphiquement, c'est l'un des grands points forts. McKelvie a un style très lisible. Très élégant, presque clinique parfois, mais jamais froid. Ces personnages ont une présence immédiate, et avec les couleurs de Matt Wilson, tout devient plus sensoriel. On ne lit pas seulement une scène, on sent la lumière, la sueur, le volume sonore avec le flash des appareils et la tension des coulisses. C'est vraiment un des comics les plus réussis sur l'ambiance. Et même le découpage le trouve très stylé, bien qu'hyper carré. En fait, c'est tellement carré. tellement froid, calculé, que ça peut que fonctionner avec cet univers où tout le monde veut choper sa part et piquer un peu dans celle des autres. Il y a un côté très cinématographique en plus que musical. La série a été hyper bien reçue à l'époque de sa sortie, à commencer par l'Angleterre. Guylaine et McElvie sont britanniques, je vous le rappelle, mais aussi parce que l'histoire s'inscrit beaucoup dans une culture pop très anglaise. Il y a du Bowie, de la Britpop, même les looks ont un truc très marqué de ce style. Normal qu'elle ait eu le Best Comics au British Comics Award en 2014, année de sa sortie. On n'est pas étonné. Mais en vrai, aux Etats-Unis, ça a bien marché aussi. Dans ces années-là, Image a sorti des petites pépites style saga ou deadly class. C'était des titres ambitieux et Image se démarquait en faisant autre chose que du super-héros. Je n'ai pas l'impression que chez nous, ça ait fait autant de bruit. J'ai même la sensation inverse, alors que c'est vraiment trop bien. Alors oui, ce n'est pas du super-héros. Oui, il faut aimer la musique. Et oui, c'est très pop jusque dans les couleurs. Mais c'est tellement différent, novateur. Et ça en porte dans un monde si nouveau, mais en même temps connu de tous. La célébrité, on y est confronté de près ou de loin, tout le temps. On voit des stars à la télé, sur nos téléphones intelligents qu'ils ont sur les réseaux sociaux. On écoute sur nos playlists. Donc de mon point de vue, cette série devrait parler au plus grand nombre et mérite clairement de prendre plus de place dans nos bibliothèques. On a quand même failli avoir une adaptation. avec un projet télé en mai 2015. Deadline annonce que les droits de The Wicked plus The Divine ont été optionnés par Universal Television. Mais à ma connaissance, au 1er mai 2026, quand j'ai écrit cet épisode, aucune série télé finalisée n'a vu le jour. Mais qui sait, peut-être un jour. Ce que j'aime dans The Wicked plus The Divine, c'est que la série ne se contente pas de dire « Les popstars sont des dieux modernes » . Ça, c'est l'accroche. C'est le slogan sur l'affiche. Mais derrière, le sujet est plus douloureux. Aïe aïe aïe ! Oui ! Wickdiv parle de la peur de ne pas compter, de la peur de mourir sans laisser une trace, de cette envie très humaine d'être vu, reconnu, aimé, qui peut même aller jusqu'à vouloir se transformer en légende. Et ça parle aussi de création. Pourquoi on fait de l'art ? Pourquoi on monte sur scène ? Pourquoi on écrit ? Pourquoi on enregistre un podcast ? Pourquoi on veut toucher des gens qu'on ne connaît même pas ? Et il y a une autre question, la plus importante, mais sûrement la plus cruelle. si on vous proposait de devenir une icône absolue pendant deux ans, mais de mourir ensuite, est-ce que vous accepteriez ? Et le pire, c'est qu'on aimerait tous répondre non avec une certaine dignité, mais Wigdiv sait très bien que la réponse est plus compliquée que ça, parce qu'être aimé, être désiré, regarder, être important, même brièvement, c'est une tentation monstrueusement monstrueuse. Et on voit bien, dans notre réalité, que certains y succombent. The Wicked plus The Divine rappellent que l'idole reste humaine. Même quand elle brille, même quand elle ment très bien ou quand elle a l'air immortelle sur scène. Si je dois vous donner une image qui peut vous donner envie de le lire, ce titre-là, que je trouve vraiment sensationnel et sensoriel aussi d'ailleurs, c'est que c'est un comics brillant, parfois arrogant, avec des moments bouleversants, volontairement excessifs. C'est comme un film où on passe par plein d'émotions. Un comics qui danse en hurlant, qui pleure et appelle au secours, et qui va jusqu'à se maquiller avant d'aller à son propre enterrement. Et pour moi, ce qui résonne assez fort... parce que ça parle de quelque chose que je comprends profondément, c'est cette façon qu'a la musique de prendre toute la place, de devenir un souvenir, une armure. Elle peut raviver une blessure autant qu'être un refuge. On a tous une chanson, quand on ne va pas bien, on l'écoute. Ou quand on est joyeux, on l'écoute. C'est un monde entier. Même quand on ne joue plus, même quand on n'est plus dans un groupe, elle reste là. Elle accompagne tout. The Wicked plus The Divine, c'est peut-être ça au fond. Un comics sur les chansons qui nous sauvent, les idoles qui nous mentent, et le moment où l'on comprend que devenir une légende, c'est pas forcément la même chose que vivre. Avant de passer aux lectures et visionnages de la semaine, un abonnement, un commentaire, un pouce levé, tout ça je prends volontiers mes petits geekounios. Et maintenant, on inaugure officiellement le petit coin lectures et visionnages du nouveau supplément geek. L'idée, c'est simple, on garde l'esprit de supplément chill, et à son âme, mais en version condensée. Quelques lectures, un visionnage, pas plus. Sinon vous me connaissez, je pars pour 2h30 de recommandations et après je m'étonne d'avoir encore du montage à 2h du mat. Cette semaine on va donc parler d'un comics VO tout frais chez Image, de la fin de Kaiju No. 8 et de la saison 2 de One Piece en live action sur Netflix. Je commence donc par Red Roots, nouvelle série publiée en VO chez Image Comics. Et je dis VO parce que c'est pas encore en VF et mon avis sera pas tout de suite. Donc oui faudra le lire dans la langue de Shakespeare. Ce premier numéro est sorti le 29 avril 2026 et j'enregistre le 2 mai, donc pour moi c'est vraiment tout frais. Il est écrit, dessiné et colorisé par une seule et même personne, Lorenzo De Felici. Lorenzo qui n'est pas un inconnu puisqu'on lui doit le dessin sur Oblivion Song de Kirkman. Et il bosse aussi sur Void Revolts si vous aimez les mechas de type Transformers. Bon bah là, c'est son bébé dont je parle, Red Roots, un projet bien à lui. et dans cette première issue, on suit deux trajectoires distinctes. D'un côté, un tueur professionnel. De l'autre, une professeure de lycée. Rien à voir. Le premier remonte un immeuble en déglinguant quiconque lui barre la route. Et la seconde trouve une tête dans son placard. Enfin, ces Ausha trouvent une tête. On a l'impression que leurs destins sont liés, même s'ils ne se croisent jamais dans ce chapitre. Juste, on comprend qu'il y a un lien. On sent que quelque chose de très mauvais circule quelque part. Mais De Felici ne pose pas... pas encore toutes les cartes sur la table. C'est donc une entrée en matière assez intrigante, avec une narration qui alterne entre action brutale et malaise plus silencieux. Le numéro ne cherche pas à tout expliquer immédiatement, au contraire, il installe plutôt une tension, une ambiance avec des images assez fortes. Mais on voit quand même que le récit penche vers le thriller, l'horreur et le mystère et tous ces aspects vont probablement se contaminer les uns les autres. Honnêtement, moi il m'en fallait pas plus pour me séduire. Déjà, il y a un côté dark qui me parle. Ensuite, il y a des Ausha. Donc, comment passer devant cette couverture sans s'arrêter ? Et quand en plus le contenu du numéro 1 est aussi intriguant et bien mené, ben voilà, je suis client. Faible devant les Ausha et les ambiances malsaines. Combo fatal. Il y a même pas mal d'actions, donc on ne s'ennuie vraiment pas. Et c'est une torture de ne pas avoir la suite en vrai. C'est sombre, nerveux, assez poisseux, avec une vraie confiance dans l'image. le dessin de Lorenzo De Felici est très expressif, mais sans être brouillon. Il sait alterner l'action lisible, presque chorégraphiée, un peu à la John Wick, et les moments plus inquiétants, plus figés, où on se demande ce qu'on est vraiment en train de regarder. La seconde issue devrait sortir le 27 mai chez Image. Normalement, si vous avez un bon libraire, vous devriez la voir à la même date en France. On a même les dates jusqu'au numéro 4, 24 juin pour la troisième issue, et le 29 juillet pour la quatrième. Le prochain titre, c'est du manga. Le dernier tome de Kaiju No. 8. J'aime pas les fins, mais bon. C'est comme ça, et quand c'est pas trop mal foutu, c'est quand même mieux. C'est un manga de Naoya Matsumoto, pré-publié au Japon dans Shonen Jump Plus, entre le 3 juillet 2020 et le 18 juillet 2025. En France, la série est publiée d'abord par Kaze, puis par Tenshiro. Le tome 16 est sorti en France le 25 mars 2026. Il y avait même une édition collector pour l'occasion. Mais plus j'y ai dit, moins ce genre de choses m'intéresse. Mais ça, tout le monde s'en fout. L'histoire de Kafka Ibino s'arrête pour nous ici. Lui qui rêvait enfant de rejoindre les forces de défense pour combattre les kaijus aux côtés de son ami Mina Ashiro a fait pas mal de chemin. On n'oublie pas qu'au départ, Kafka avait raté sa trajectoire héroïque Parce qu'au lieu d'être le grand soldat qu'il imaginait, il travaillait dans une équipe chargée de nettoyer les cadavres de monstres après les combats. Pas exactement ce qu'il avait en tête. Sauf que, un soir moins normal que les autres, il avale une bestiole et devient par la même occasion le fameux Kaiju No. 8. Ça la fout mal pour un mec qui veut rentrer dans les forces anti-Kaiju et qui va malgré tout tenter une nouvelle fois le concours. Bon, il est pris cette fois, vous vous en doutez, surtout si vous l'avez déjà lu. Mais je pars du principe que... C'est pas le cas de tout le monde, alors je fais un petit résumé. Dans ce tome 16, on arrive au bout de l'affrontement final, avec une concentration maximale de puissance et de moments héroïques. C'est une fin qui boucle la grande bataille, qui remet Kafka au centre de l'émotion et qui donne aussi de la place aux personnages secondaires les plus importants. Le grand ennemi du manga, le kaiju numéro 9, est au max de ses capacités et va pousser Kafka dans ses derniers retranchements. Je vous donne pas la fin. laissez-vous surprendre par ce final, mais perso j'ai trouvé que c'était assez bien mené, même si évidemment il y a encore des questions qui resteront en suspens, mais dans les grandes lignes, c'est plus que correct comme fin, et c'est assez rare pour le mentionner. Et franchement, je sais pas pour vous, dites-le moi, mais une fin réussie aujourd'hui, je trouve ça dingue. On serait bien resté plus longtemps avec eux, mais mieux vaut finir correctement au prime du badass et de la puissance que d'en faire trop et d'exploser en plein vol. Donc je suis plutôt satisfait, pas parce que tout est parfait, mais parce que la série sait s'arrêter proprement. Elle ne tire pas indéfiniment sur la corde et garde son énergie principale jusqu'au bout. Kafka, Mina, les forces de défense, les kaijus, la camaraderie, le dépassement de soi. Et il y a évidemment un truc très shonen, mais qui marche bien, même quand tu es en retard sur ton rêve, tu peux continuer et y arriver si tu te donnes au max. Donc maintenant, je peux le dire, la série étant finie, vous pouvez vous lancer dans kaiju, c'est vraiment très cool. Et on finit la semaine avec le One Piece de Netflix. la deuxième saison du live action donc avec 8 nouveaux épisodes. Cette adaptation du manga des Shiro Oda m'avait relativement plu sur la première saison donc je me suis laissé tenter par la suite. Je vais me faire détester mais je suis vraiment pas fan du manga ou même de l'animé. En fait je trouve ça moche déjà, ça me déconcentre et j'ai jamais compris pourquoi on y portait autant d'intérêt alors que c'est juste un cartoon version manga quoi. Oui je sais c'est... bon je prends des risques. Vous suez là les fans de One Piece. Mais bon, j'ai quand même essayé, je dis pas que c'est nul, le moins de là, juste c'est pas pour moi et c'est sûrement trop good vibes pour mes goûts assez darkos. Bref, y'a moins ce côté cartoon dans le live action, y'a quand même un petit peu, et comme c'est pas des dessins, je suis plus apte à rester concentré. Alors elle raconte quoi cette saison 2 ? Après les événements de la saison 1, Luffy et son équipage poursuivent leur route vers Grand Line, cette mer imprévisible où les règles du monde deviennent encore plus absurdes, dangereuses. mais aussi merveilleuse. Ça adapte aussi plusieurs arcs importants du début de l'aventure. Lock Town, Reverse Mountain, Whiskey Peak, Little Garden et Drum Island. On y croise de nouveaux ennemis, de nouveaux alliés, des agents de Baroque Works, des îles plus étranges les unes que les autres, et bien sûr des personnages qui préparent la suite de leur grand voyage. Ça continue donc de construire l'univers, de One Piece évidemment, version avec des humains. Avec cette difficulté permanente de rendre crédible un monde profondément cartoonesque, sans le rendre trop sérieux ni trop ridicule. Et c'est là que mon ressenti est un petit peu contrasté sur cette nouvelle saison. Pour moi, le début sur cette deuxième saison est compliqué. J'ai eu du mal à me mettre dedans, parce que les 3 ou 4 premiers épisodes ne m'ont pas vraiment convaincu, et sur une saison de 8, ça fait quand même beaucoup d'épisodes qui m'ont pas beaucoup convaincu. Notamment à cause d'une mise en scène qui abuse d'une optique très fichail, pas terrible, sauf que là pour moi ça raconte rien. Ça n'a aucun sens d'utiliser ce genre d'effet, ça déforme, ça attire l'œil, mais ça ne sert pas vraiment l'émotion ni l'action. Ensuite, sur la deuxième moitié, j'ai trouvé que ça respirait beaucoup mieux. C'est plus dynamique, plus fluide, avec un Luffy qui retrouve davantage son vrai caractère, moins en colère pour rien là, que sur les premiers épisodes. Et surtout, les décors et les costumes finissent par faire moins parc Disney du pauvre et plus vraie aventure. Alors que sur les premiers épisodes... On reste dans l'esprit aventure bariolée du manga avec du cartoon, du théâtral, de l'émotion, de l'action et beaucoup de décors très fabriqués, trop fabriqués. Quand ça fonctionne moins, on sent trop le studio, le costume et le décor. Mais la deuxième moitié relève clairement le niveau. Un truc qu'on va pas leur enlever, c'est que ça reste vraiment généreux, surtout sur les décors et il y a quelques idées de mise en scène qui sont vraiment très cool. Et les enjeux me semblent aussi plus grands que dans la première saison, normal en avance. Mais c'est à mettre au crédit de cette deuxième fournée. Je reconnais que la deuxième moitié m'a vraiment récupéré. Le final est accrocheur, il donne envie d'avoir la suite rapidement. Et côté casting, il y a vraiment des plaisirs évidents. Les rats à bova ! cartonne en Miss All Sunday. Elle a exactement cette présence mystérieuse, élégante et dangereuse qu'il faut. Et quel plaisir de retrouver Katie Sagal en docteur QRA. Là, franchement, le casting fait vraiment bien le boulot. Donc finalement, c'est plutôt très cool la deuxième saison de One Piece. Et voilà les Geekouniou, on arrive au bout de cet épisode. Aujourd'hui, on aura surtout plongé dans The Weekend Plus The Divine, ces dieux popstars, ces concerts qui ressemblent à des messes, et une sacrée question du genre Qu'est-ce qu'on est prêt à sacrifier pour briller plus que les autres ? Et avec Red Root, Kaiju No. 8 et One Piece, on est finalement resté dans cette idée de personnages qui cherchent leur place, leur puissance, leurs prochaines aventures. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Supplément Geek, pour une nouvelle aventure nous aussi, et on parlera d'une belle mais dangereuse épéeiste qui cherche à venger sa maman. Si vous avez une idée du titre, mettez-le en commentaire. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin de vos lectures et geekez bien vos geekeries. Bisous bisous Hasta la vista baby