- Speaker #0
Célibataire, oui, et alors ? On n'est plus en 1950, mais curieusement, ce statut suscite toujours autant de commentaires, de projections, de jugements même. Et surtout vis-à-vis des femmes, évidemment. Alors qu'on peut être célibataire et heureuse. Avoir une vie pleine, sereine, joyeuse, sans avoir de moitié pendue à nos basques. Dans cet épisode, on va tenter de faire un peu le tour de la question. Comment on vit le célibat au féminin aujourd'hui, les avantages mais aussi le côté obscur, comment on vit avec le regard des autres et une certaine pression sociétale, mais aussi le kiff que ça peut être de gérer sa vie comme on l'entend. Bienvenue dans T'as changé, le podcast des femmes qui arrêtent de s'excuser et qui donnent la parole à celles qui osent vivre autrement, qui n'attendent plus qu'on leur dise comment penser, comment faire ou comment être. Je suis Célia. Je suis coach et j'accompagne les femmes qui veulent prendre leur vie en main. Alors aujourd'hui, pour discuter célibat et épanouissement, je reçois Marie-Hélène.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Bonjour. Merci d'être avec moi pour me soutenir dans cette aventure podcastériale.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Alors avant que tu te présentes et que tu nous parles un peu de ton parcours, je voudrais faire un petit point statistique. Parce que j'ai appris des choses en préparant cet épisode. et je mettrai mes sources en description d'ailleurs pour ceux que ça intéresse de creuser la question. Déjà, il y a de plus en plus de célibataires en France, donc ça c'est moyennement une surprise, mais c'est une tendance qui dure depuis des décennies. Dans les années 60, il y a moins d'un quart des adultes français qui vivaient seuls. À cette époque-là, le mariage c'était la norme sociale et culturelle absolue, le but d'une vie avant de fonder une famille, c'était la suite logique et dans l'ordre 1, s'il vous plaît. Mais en 2025, donc bientôt 2026, la situation est radicalement différente. Il y a environ 45% des adultes en France qui sont célibataires. Donc c'est près d'un Français sur deux quand même. Ça fait du monde. Alors après, j'ai appris aussi que les chiffres varient fortement selon l'âge. Il y a une grosse proportion de célibataires chez les jeunes, chez les 18-25 ans, 60% quand même. Et 40% des seniors de plus de 65 ans sont célibataires aussi. Il y a un truc à noter, c'est que les hommes jeunes sont plus souvent célibataires, mais à partir de 50 ans, quelle surprise ! Les femmes deviennent largement majoritaires dans cette catégorie. Alors pourquoi ? Il y a une différence comme ça, homme-femme, qui est assez marquée, donc il y a plusieurs raisons. C'est que les hommes, et je pense qu'on en reparlera aussi, Marie-Hélène, après, mais les hommes, ils se remettent plus rapidement en couple après une rupture. Ça n'aime pas être seul, les hommes. Non. Et les femmes seniors, évidemment, on a une espérance de vie plus longue jusqu'à maintenant. Et surtout, elles se montrent plus sélectives. Donc ça, je pense que c'est un des gros sujets dont on va parler aussi. Donc voilà, comme je le disais, en France, il y a près d'un mariage sur deux qui finit par un divorce. Il y a donc de fortes chances qu'on passe à un moment donné par la casse célibat. Alors autant le vivre mieux. Je ne sais pas ce que tu en penses,
- Speaker #1
mais je suis totalement d'accord.
- Speaker #0
Et donc, on voit émerger une tendance depuis quelques années dont je trouve que tu es la digne représentante et que je trouve personnellement délicieuse, c'est le célibat choisi. C'est-à-dire qu'on n'est plus en mode contrainte et mal vécue. De plus en plus de femmes, elles mettent effectivement cette période à profit pour se retrouver, voire même réalisent que finalement, elles sont plutôt bien comme ça. Donc après, on peut choisir où. ou pas, de repasser au couple, mais encore une fois, ou pas. Ça peut devenir un mode de vie épanouissant, en fait. Parce qu'il y a de l'indépendance, de la liberté, du développement personnel aussi, et qui ne nous ramène pas forcément à la casse-couple, comme on l'entendait au sens traditionnel du terme. On reviendra à tout ça, mais d'après une étude sociologique menée par moi-même et mes copines du club des divorcés, donc effectivement, les hommes se remettent en couple hyper rapido, post-rupture. Alors que nous, on va prendre du temps. On va prendre notre temps. Petite précision quand même, et on y reviendra aussi, je pense, notamment si financièrement, on est suffisamment autonome.
- Speaker #1
Oh que oui, qu'on y reviendra.
- Speaker #0
Voilà. Indépendante financièrement, c'est super important. Et donc, pour parler de tout ça, je le disais, j'ai avec moi Marie-Hélène, qui a accepté, avec une super grande gentillesse, de partager son expérience, ses choix et sa vision du CENIBA aujourd'hui. Donc avant que je te présente, je voulais te remercier d'avoir accepté de témoigner. On discute, mais quand même. Parce que je pensais que ce serait un sujet facile. Et en fait, c'est pas... C'est pas si simple que ça. C'est intime. Oui, c'est très intime. Et quand je t'ai dit que je cherchais une femme célibataire et heureuse, tu m'as dit tout de suite, pas moi ! Avec un grand sourire de fleur ! Donc voilà, je te remercie vraiment d'être là avec moi aujourd'hui. Écoute, je vais te laisser peut-être te présenter. Et puis, voilà, nous écrirons un petit peu ta situation aujourd'hui.
- Speaker #1
Donc je suis Marie-Hélène, j'ai 54 ans, j'ai deux enfants, deux garçons de 21 ans et 21 ans, puisque ce sont des jumeaux. Je suis cadre dans une entreprise et je suis avec beaucoup d'hommes autour de moi puisque je travaille dans la sphère du bâtiment.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Et je suis super épanouie dans mon monde professionnel. et je suis super épanouie dans ma vie tout court.
- Speaker #0
Donc toi, tu es célibataire depuis ? Quelques mois.
- Speaker #1
Depuis neuf mois exactement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, donc le temps d'un bébé.
- Speaker #0
Oui, voilà. Bah écoute, tu nous diras de quoi tu vas accoucher après cette gestation. Donc toi, il me semble par contre, je crois que tu as été mariée aussi.
- Speaker #1
Moi, j'ai été mariée de 31 ans à 44 ans, 15 ans je dirais. Je ne sais plus, tu vois, en gros, 16-17 ans, quelque chose comme ça. J'ai eu une période célibataire juste après. Alors, célibataire, mais quand même avec une relation qui était cachée. Parce que moi, j'étais libre, mais l'autre, non. Donc, tu vois, là, je fais part de quelque chose que peu de gens savent. Et puis un jour, j'en ai eu marre de cette phase-là. Et j'ai dit, maintenant c'est bon, j'ai envie de revivre quelque chose de plus sérieux et surtout de plus investi. Et c'est à partir de là où j'ai rencontré la personne avec qui j'ai été pendant 9 ans et avec qui je me suis séparée il y a 9 mois.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Donc j'ai eu... Trois phases de célibat dans ma vie, la phase de la vingtaine, effectivement, où je crois qu'elle a vie à plein dents et que je n'avais pas forcément envie de me stabiliser. Après, quand j'ai choisi de me stabiliser, au final, après pas mal d'années, parce que j'ai d'abord beaucoup travaillé sur moi avant de me marier et avant de faire des enfants, parce que voilà, ma vie d'enfant et ma vie de... de filles, de filles de... Ne me donnait pas, j'ai envie de dire, le cadre suffisant pour pouvoir être rassurée à me marier et à faire des enfants. Donc, il a fallu d'abord que je passe par la case travail sur moi, donc très tôt, donc dès l'âge de 25 ans, pour pouvoir accepter, finalement, de passer à d'autres étapes. Et donc, effectivement, je me suis mariée à l'âge de 31 ans de mémoire. Et j'ai eu mes enfants à l'âge de 33 ans. Donc, tu vois, ça a été tout un cheminement, tout un travail pour pouvoir arriver jusque-là.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis parce que nous, on est d'une génération, tu as 54, j'ai 53, bref, on a le même âge, où c'était plutôt encore, même si nous, je pense qu'on est sur une phase un peu flottante, mais c'était encore un peu l'évidence de se marier, de se mettre en couple, d'avoir des enfants. Moi,
- Speaker #1
c'est pire que ça. C'est que moi, j'ai 54 ans, mais je viens d'une famille italienne. Et donc, forcément, moi, dans le cheminement qui était prévu pour moi, c'était, ben, t'es une fille, donc, puisque t'es une fille, il faut que tu sois au service de ton mari, première étape. Et deuxième étape, il faut que tu aies des enfants. Il n'y a pas d'autre solution.
- Speaker #0
Chemin tout tracé.
- Speaker #1
Tout tracé. D'ailleurs, quand j'ai commencé à vouloir faire le choix de mes études, etc., c'était absolument pas... Je n'ai été... absolument pas accompagnée parce que ce n'était pas la priorité de mes parents par rapport à ça.
- Speaker #0
Comme pour beaucoup de filles à l'époque, les études, c'est pour faire joli. Mais ce n'est pas ça la vie d'une femme.
- Speaker #1
Donc, effectivement, je me suis un peu construite sur le mode rebelle, en fait. Et c'est ce qui fait qu'effectivement, je suis devenue ce que je suis aujourd'hui.
- Speaker #0
Il y avait déjà une graine d'indépendance.
- Speaker #1
Oh que oui ! Et de liberté. Le mot liberté, je crois que c'est celui qui m'a suivi et qui me suivra jusqu'au bout. Parce que cette notion de liberté, elle est hyper importante pour moi, à la fois au niveau personnel, à la fois au niveau professionnel. Je vois bien que là, je m'éclate dans mon boulot, parce qu'on me fait confiance et on me laisse la liberté d'agir.
- Speaker #0
si un temps soit peu je me sens brimé c'est mort c'est pas possible c'est vrai et j'aimerais bien convient sur le fait parce que tu as eu un parcours en fait moi j'allais dire classique et que quand que plein de femmes ont aujourd'hui c'est à dire un couple des enfants une rupture quelqu'un d'autre une deuxième rupture parce que voilà c'est comme ça c'est la vie est ce qu'il ya des moments est ce que tu dirais qu'on vit ça différemment selon qu'on a 25 ans 35 50 alors complètement Justement,
- Speaker #1
quand tu m'as posé un petit peu les questions en amont, j'y ai réfléchi. Et c'est justement ce que je me disais. Je me disais que quand j'avais 20 ans, le fait d'être célibataire me faisait me sentir seule. Donc, j'avais du mal, quelque part, à être célibataire. Parce que j'avais finalement un besoin d'être... entourée, d'être avec d'autres, de me sentir dans une communauté. Et je voyais bien que si quelque part je n'étais pas accompagnée, c'était même pas une question de est-ce que je plaisais ou je plaisais pas, c'était pas ça le problème. C'est vraiment le fait de me sentir avec l'autre personne et surtout d'être un peu comme tout le monde. Donc il y a eu ça. Après, après la rupture avec mon ex-mari, Oui. Il y a eu un énorme besoin d'affection.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc, un manque affectif énorme. Et ma deuxième relation, je pense que celle qui s'est terminée il n'y a pas longtemps, la première chose qui a été, en fait, la mauvaise construction de départ, avec le recul, c'est qu'elle s'est construite sur un manque affectif. Et donc, je pense que le fait d'avoir accepté cette relation, sur cette première base qui a été je me mets en couple avec cet homme-là alors que je suis encore en souffrance affective parce que finalement j'étais amoureuse d'un autre et que ce n'était pas possible donc du coup déjà il y avait cette rupture-là qui avait été difficile et qui n'était pas terminée et en plus il y avait cet énorme manque affectif qui faisait que quelque part, je vais dire comme ça j'ai pris celui qui est venu à moi
- Speaker #0
Oui, c'était la femme par passion pansement
- Speaker #1
Je ne l'ai pas réellement choisie, au fait, au départ.
- Speaker #0
C'est ça. Le premier arrivé sera le bienvenu, quoi, parce que je ne vais pas bien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et lui, ça lui permettait d'être le sauveur. Et lui, ça lui a mis toute cette dimension de sauveur en place.
- Speaker #0
Ah, ouais. Donc, il y a des trucs que je comprends mieux. Voilà. Quand on a discuté un petit peu avant. Voilà. Ah ben, c'est sûr, parce que tu étais vulnérable.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, ça, ça peut plaire à certains. Exactement. Tu vois ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et ça, aujourd'hui, c'est là où elle est. La troisième étape, c'est aujourd'hui. Et aujourd'hui, mais quelle richesse ! Parce que tout ça, je suis capable de l'analyser. Et tout ça, du coup, ça me permet de me dire mais plus je vais être bien dans mes pompes, dans mes baskets, et plus je serai heureuse, et plus je vivrai pour moi, et plus je vais attirer le bon.
- Speaker #0
Exactement !
- Speaker #1
Parce qu'en fait, plus je serai joyeuse, et ce que je suis naturellement, et ce que j'étais quand j'étais enfant, parce que j'étais une enfant qui était perturbante pour les autres, Parce qu'elle prenait toute la place, parce qu'elle était joyeuse tout le temps, parce qu'elle est ce que je suis finalement aujourd'hui. Eh bien, je suis convaincue que c'est ce qui va faire que... Parce que, mine de rien, je suis persuadée qu'il y a une belle histoire qui va m'arriver encore. Donc, je ne suis pas du tout dans le dénigrement de l'homme. Je ne suis pas dans leur faire payer quoi que ce soit. Je suis vraiment fait mon deuil. de tout ça. Au contraire, là, j'ai qu'une envie. J'arrive à 55 ans l'année prochaine. J'ai qu'une envie de me dire que j'arrive dans une phase de ma vie où je n'ai plus qu'à profiter.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Et je n'ai pas envie de me prendre la tête avec autre chose que de profiter, d'être dans le plaisir, d'être dans la joie. J'ai la chance de m'être construit une vie qui me permet ça. Donc, toutes ces personnes toxiques, next ! Au revoir !
- Speaker #0
J'adore, bah oui j'adore, parce que c'est ça aussi le développement personnel, enfin bon je sais que le terme est très galvaudé, mais comme tu dis, on arrive à un âge où on a vécu des choses, on a appris, parce qu'il y a des gens qui n'apprennent jamais rien non plus quand même, il faut le savoir, et que si on répète toujours les mêmes comportements qui ne vont pas bien, et bien on a toujours le même résultat, mais comme tu l'as dit aussi, il y a une notion qui est très importante, c'est la notion de deuil. Parce que d'une relation, de quelque chose qui a été, d'une personne qu'on a été aussi éventuellement. Et moi je me souviens que quand je m'étais séparée du père de mon fils il y a des années maintenant, il y avait une psy et je lui avais dit mais je ne comprends pas. Moi les hommes... que je rencontre là, ça fait 10 minutes qu'ils sont séparés de leur femme après 20 ans de mariage. Et ils sont sur les applis, les trucs, les machins. Et elle m'avait dit, oui, mais vous savez, il y a très peu de gens qui font ce travail-là. Il y a un truc que tu as dit aussi, sur lequel j'aimerais revenir. Tu disais, après ta première relation ou avant, le fait de se mettre en couple, etc., pour faire un peu comme tout le monde. Ça, c'est une pression qu'on ressent plutôt quand on est jeune.
- Speaker #1
Alors oui, surtout avec la deadline, il faut faire des enfants avant tel âge, il faut être marié avant tel âge. Moi, dans ma famille, c'était très fort. Ma mère s'est mariée, elle avait à peine 20 ans, ma grand-mère, n'en parlons pas. Il fallait vraiment reproduire ce fameux schéma qui était essentiel aux yeux d'eux. Des femmes de ces générations-là ? Et des hommes aussi, parce que les hommes, moi, mon père n'aurait pas compris que je ne me marie pas.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Puis je pense qu'il y a aussi une telle pression sociétale, hommes ou femmes, comme tu dis, que souvent, on préfère être mal accompagné que seul.
- Speaker #1
C'est un peu ça. C'est surtout que, moi, je l'avoue... Je ne me suis, enfin quand j'étais plus jeune, à aucun moment je ne me suis posé la question est-ce que c'était le bon, est-ce que ce n'était pas le bon, est-ce que j'étais réellement amoureuse à 100%, est-ce que je ne l'étais pas, est-ce que enfin, c'est un peu, toutes ces questions-là, c'est des questions que je me pose aujourd'hui, mais que je me suis peut-être posé un peu plus tôt, mais c'était un peu, ça arrivait comme ça et je me sentais bien avec la personne et ça suffisait quelque part.
- Speaker #0
Mais on n'est pas ce qu'on était dans autre chose, c'est-à-dire que je pense qu'effectivement, on ne se posait pas la question, mais en fait, de toute façon, ce n'était pas le problème.
- Speaker #1
Parce qu'effectivement, en tout cas, je pense que ça dépend des milieux sociaux professionnels, ça dépend de comment tu as été élevée, ça dépend. Moi, je sais que dans mon milieu personnel, du fait que la famille était italienne, toute la famille, mes parents sont déracinés et sont nés en France, mais toute ma famille est en Italie. Moi, j'ai la vision de la femme, c'est la maman, un pot de terre. Et elle ne fait rien d'autre que d'être au service de sa famille. Donc, moi, aujourd'hui, j'avoue que j'ai carrément cassé tout le schéma.
- Speaker #0
Ça fait du bien, ça.
- Speaker #1
Oui, ça fait du bien. Ce n'est pas facile, mais… Quand je vois la complicité que j'ai avec mes enfants, c'est génial. C'est génial de voir à quel point... On est sortis du schéma,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Autant je suis très maternante, dans le sens où je suis beaucoup dans leurs projets, etc. Par contre, je leur laisse vivre leur vie comme ils l'entendent, en fait. Je ne suis pas derrière eux en tant que maman. Si je n'ai pas de nouvelles d'eux pendant deux jours, ce n'est pas un problème.
- Speaker #0
Peut-être parce que tu as une vie à toi aussi.
- Speaker #1
Oui, exact. Voilà,
- Speaker #0
je pense que ça compte et que c'est vachement important. Je voulais revenir aussi sur quelque chose. On parlait de pression. Alors, pression familiale, pression sociale. Comment tu vis ? Est-ce qu'il y en a d'abord une pression quand on est célibataire à 50 ans ? Enfin, 50 ans passés. Elle est différente peut-être aussi, j'imagine.
- Speaker #1
Alors, en fait, là, j'ai envie de dire... J'ai un peu plus... Je n'ai pas assez de recul encore. C'est encore trop tôt, je dirais. Comme je te dis, ça fait 9 mois que je suis officiellement célibataire. Il y a eu mon premier cercle d'amis. Alors moi, je vois qu'effectivement, il y a eu mon premier cercle d'amis. Ils sont tous tombés sur les fesses, comme on dit. Donc il y a eu... Mais sincèrement, je n'ai pas vu de regard différent de leur part. Au contraire, moi je dirais qu'au contraire, j'ai plutôt vu se révéler des amitiés qui me semblaient... des amitiés simples, on va dire, alors que là, j'ai vraiment vu qui étaient mes vrais amis et avec une relation qui est en train de se créer vraiment depuis neuf mois, de manière très forte et très solide. Et ça, ça me touche énormément, parce que vraiment, moi, ce qui m'a portée les premiers mois de la séparation, c'est de voir à quel point j'étais accompagnée, à quel point j'avais vraiment... peu d'amis, je n'en ai pas 50, mais sur lesquels j'ai pu compter, sur lesquels ils ont été présents, ils sont là. Le jour de mon anniversaire, on a fait la fête tous ensemble, on a fait une fête énorme et c'était génial. Et je les remercie d'avoir passé toute la journée avec moi et vraiment de m'avoir montré leur amour parce que c'était vraiment ça. Et c'est ça qui grise en fait, c'est de voir à quel point, au final, une séparation peut aussi être révélateur de beaucoup d'amour autour de soi. Voilà, donc ça, c'est vraiment la première chose. Après, dans la sphère secondaire, j'ai envie de dire, donc professionnelle et autre, alors là, pareil, au niveau boulot, je ne remercierai jamais assez mon équipe qui a été géniale, mon N plus 1 qui a été adorable. plein de points de vue, plein de points, etc. Donc là encore, je me suis sentie soutenue, accompagnée.
- Speaker #0
Quand t'as parlé au boulot, tu l'as dit. Oui,
- Speaker #1
je l'ai dit. Je l'ai dit dès que c'était acté. Je l'ai dit parce qu'en plus, il y avait une relation qui faisait qu'il y avait une relation de partenariat, etc. Donc, il fallait absolument que cette relation ait de cesse aussi. Et j'en ai parlé tout de suite parce que je voulais qu'ils comprennent pourquoi peut-être j'allais être... être moins performante ou moins lumineuse. Et le fait d'en avoir parlé et le fait de m'être mis un poil en retrait pendant un mois à peu près, même si j'ai toujours été sur le terrain, mais un peu moins dans l'équipe, finalement, ils ont été super. Et ça m'a permis de vraiment passer à autre chose et de pouvoir faire mon deuil, encore une fois, assez facilement, finalement.
- Speaker #0
Moi, quand j'avais été... larguée par le père de mon fils, disons les choses comme elles sont. C'est vrai que j'avais été vachement étonnée, parce qu'il y a des gens qui m'avaient dit, quasiment dans la minute, « Alors, tu vas te retrouver quelqu'un ? » Je disais, mais non, en fait. Tu as déjà eu ce genre de questions ou pas ?
- Speaker #1
Alors, non, je n'ai pas eu ce genre de questions, parce que je crois que moi-même, j'ai été très claire aussi là-dessus, en disant, bon, j'ai besoin de temps, j'ai besoin de me reconstruire, j'ai besoin de prendre du temps pour moi. J'ai exprimé vraiment là où j'avais été vraiment brutalement touchée dans cette séparation, ce qui avait été vraiment mal vécu, l'humiliation, la méchanceté, tout ça. Mais après, une fois que j'ai expliqué ça, vraiment à mon cercle proche, Après, je vous ai expliqué ça. Maintenant, on passe à autre chose. Et maintenant, le passer à autre chose, c'est vraiment de construire et reconstruire ma vie à moi. Et ce qui fait que, par contre, je me suis beaucoup autorisée, ce que je n'aurais pas forcément fait il y a 10 ans, je me suis beaucoup autorisée à provoquer des moments avec eux, des déjeuners, des dîners, des sorties, des soirées festives, etc. Pourquoi ? Pour justement leur montrer aussi que j'avais entendu, que j'avais vu ce qu'ils m'avaient apporté. Et que finalement, le maillage continue en fait. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. Ce n'est pas forcément moi qui provoque les choses. Mais du coup, ça s'est remis de manière très naturelle en fait.
- Speaker #0
Oui, tu n'étais pas enterrée chez toi quoi. Voilà,
- Speaker #1
c'est sûr que je ne me suis pas enterrée chez moi. et moi j'ai eu un facteur qui a été essentielle dans tout ça, c'est le sport. En fait, je me suis remise à la course à pied. Vraiment, le lendemain où la décision de la séparation a été prise, j'en ai essayé au début, je le dis clairement, parce qu'en plus, je suis asthmatique, alors du coup, ça n'aide pas, et je suis un peu en surpoids, donc ça n'aide pas non plus. Mais le fait de me mettre remise à la course à pied, ça m'a permis de libérer des choses. Et libérer le corps. Et je pense que le... corps, il savait depuis des années que ça n'allait pas dans cette relation, que cette relation n'était pas faite pour moi, parce qu'en fait, je n'arrivais pas à perdre de poids, et bizarrement, depuis que je me suis séparée, j'ai perdu 15 kilos, je continue à perdre du poids, et si on le fait sans rien faire, enfin si, je fais du sport, mais juste le fait d'être, moi, de ne pas me prendre la tête avec tout ça, et surtout de vivre plein pot, et bien, et je pense détachée corporellement de l'autre corps, énergétiquement parlant, ça m'a permis de me délester.
- Speaker #0
Mais ça, c'est un truc qu'on voit souvent. Les gens n'en ont pas forcément conscience parce que c'est du kilo émotionnel. Et moi, j'avais coaché quelqu'un comme ça. Pas du tout pour une question de poids, pour une question de blocage, de communication, etc. Et c'est drôle parce que un mois après la fin du coaching, on avait fait une petite séance comme ça. Et elle m'avait dit, mais tu sais que c'est hallucinant, j'ai en plus d'être mieux dans ma peau, j'ai perdu 7 kilos que je n'arrivais pas à perdre avant. C'est exactement la même chose. Tu te libères. émotionnellement, et du coup, le corps y suit sans rien. Comme tu dis, quasiment sans rien faire, c'est-à-dire que tu te délestes.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Psychologiquement.
- Speaker #1
Le sport m'a vraiment permis de me rééquilibrer émotionnellement. Et ça a été vraiment ma porte de sortie. Que je continue, que j'adore, et que je pense que ça va vraiment s'inscrire dans ma vie au cours. Mais voilà, donc le fait d'avoir Alors... réussi cet acte-là, ça m'a beaucoup aidée dans le deuil aussi, clairement, parce qu'un jour, je ne sais pas, peut-être un mois et demi après, deux mois après, finalement, très rapidement, par rapport à il y a neuf ans, où là, j'ai énormément souffert de devoir me séparer de cet amour-là, où là, je l'ai eu pendant presque, je dirais bien, un an et demi avant que le deuil soit fait. Alors que là, au final, le deuil s'est fait super vite et comme je le dis souvent je me suis aussi beaucoup rendu compte que c'était pas de la personne la personne ne manque pas du tout c'est plus la vie qu'on avait construite avec notamment la famille recomposée les enfants, les deux enfants les deux enfants des deux côtés et c'est plus ça qui a été douloureux pour moi d'arrêter que finalement de la personne en l'air
- Speaker #0
Mais je comprends très bien le parcours que tu décris, tu en parles super bien. Et on sent aussi, comme tu dis, que tu l'as analysé et digéré. C'est clair. Ça, c'est un truc… Voilà, on ne nie pas la souffrance qu'il peut y avoir dans ces parcours-là, mais en fait, on est plutôt du côté de la vie. Next. C'est-à-dire, next, voilà, on avance.
- Speaker #1
Next !
- Speaker #0
Alors, quand même, je voudrais faire un petit point avantage-contrainte. Oui, alors avantage, ouais. on a un grand livre pour soi j'en étais sûre c'est tellement vrai on a un grand livre pour soi toute seule ouais non mais on en parle pas assez dans ça après des années en couple et tu te dis mais je suis bien dans mon 160 là en
- Speaker #1
diagonale en boule en rachat ouais donc ça ouais c'est vrai clairement après le kiff c'est le kiff c'est de plus avoir à faire de course le... quotidien, vraiment le quotidien, en fait. Ben voilà, il faut faire les courses parce qu'il y a encore des repas à faire, nanana. Donc là, je l'ai fait, mais je l'ai fait que pour moi, donc ça n'a rien à voir. Et puis quand j'ai du monde, j'ai du plaisir à les faire. Quand j'ai mes enfants qui viennent, du coup, j'ai plaisir à faire à manger. Mais voilà, ça ne devient plus la contrainte du quotidien. Donc ça, c'est cool. Quel autre avantage ? Ben pareil, si j'ai envie d'aller faire du sport, sport à 9h le soir ou à 7h du matin, j'ai pas de compte à rendre et j'ai pas de j'ai pas de, ah bah faut pas que je fasse de bruit ou je ne sais quoi pas de culpabilité,
- Speaker #0
pas de permission voilà,
- Speaker #1
et puis et puis si j'ai envie de me prendre un billet pour aller au concert de Patrick Bruel à New York comme je l'ai fait cet été, et ben parce que je suis très fidèle et que moi je suis amoureuse de Patrick Bruel depuis 40 ans lui c'est l'homme de ta vie et comme la relation est un peu lointaine ça se passe super bien non mais voilà en fait c'est ça le kiff c'est à la fois de retour c'est un petit peu Florence Moresti c'est l'adolescence à 50 avec la carte bleue et en même temps Moi, j'ai réussi, je pense là, à me faire vraiment cette notion de oui, j'ai mes petits délires, je me suis construit ma vie perso avec le sport, avec mes amis, etc. Enfin, voilà, mon équilibre, il est là. Et en même temps, j'apprécie énormément mes moments de solitude. Alors, ça, c'est aussi le grand qui. C'est les week-ends, le quelques soirs, parce que j'ai une vie sociale très active, mais j'ai quand même... aussi plein de soirées chez moi, même en semaine. Et j'avoue que j'aime bien me poser, soit me regarder des films de Noël parce que c'est mon truc aussi, mais aussi bouquiner, réfléchir, écrire, faire de l'introspection, analyser des choses. Tout ça, c'est une dimension qui est importante pour moi aussi et qui me permet un équilibre. c'est à dire que oui j'ai une vie sociale très active mais oui j'ai une vie intérieure très active également et c'est les deux combinés qui font que aujourd'hui je me sens bien je te rejoins complètement là dessus et t'as mis le doigt là sur un truc qui me semble super
- Speaker #0
L'important aussi, c'est le fait de savoir être seule, de savoir se retrouver. Je pense que bien vivre le fait d'être célibataire, bon célibataire ne veut pas dire seule, comme tu disais, tu peux être entourée, etc. Mais le fait de vivre seule et d'avoir personne pour l'instant dans ta vie, si tu n'es pas bien avec toi-même, si tu n'as pas une vie intérieure assez riche, si tu ne sais pas qui fait de regarder ton film de Noël avec ton petit thé, ça va être compliqué. Parce que dans ces cas-là, on est tout le temps... en recherche de quelqu'un, de ceci, de cela. Je pense que les gens qui sont bien avec eux-mêmes, ça se sent. Et vice-versa. C'est-à-dire que si tu es tout le temps en insécurité, c'est pareil, ça se voit aussi. Soit ça n'attire pas ou ça n'attire pas les bonnes personnes. Je me souviens d'un de mes boss qui m'avait dit, ah non, mais machine... Elle a tellement besoin de se trouver quelqu'un. Enfin, ça se voit, elle a un gyrophare sur la tête. L'expression m'est restée. Je voyais la nana, gyrophare sur la tête. Non, au secours, au secours. C'était le genre de type bien dans ses baskets, ça le faisait fuir complètement. Et sinon, effectivement, il y en a qui préfèrent avoir quelqu'un d'un peu insécure. Parce que, comme tu disais pour ton ex, il y a un petit rôle de sauveur aussi. C'est quand même vachement sympa. Mais ça ne dure pas. Et alors, les contraintes ? On a fait le tour des avantages.
- Speaker #1
Les contraintes ? Quand tu as besoin de démonter un bain de flot, il faut être clair, on n'est que des nanas, bien sûr. Bon, il y a certaines nanas qui en sortent très bien, mais en tout cas, moi, je ne suis pas du tout manuelle. Et effectivement, je suis très contente d'avoir mes amis hommes dans ces moments-là. Les contraintes, alors je pense que la première contrainte, c'est l'aspect financier. Quand je me suis retrouvée célibataire il y a neuf mois, j'ai eu tout de suite la peur au ventre de me dire « Oh là là, est-ce que je vais assurer financièrement ma vie d'avant ? » Parce qu'il est hors de question que ma vie devienne moins riche que ce qu'elle était avant. Et en fait, j'ai tout mis à plat. Ma première chose, ça a été de tout mettre à plat. Toutes mes dépenses, etc. Et là, je me suis vite rassurée. Je me suis rendue compte qu'au final, il y avait plein de choses que je n'avais pas besoin. Ça, ce n'était pas ma priorité, etc. et j'ai remis en place mes priorités et du coup je gère parfaitement bien ma vie financière qui me permet de continuer à faire comme je te dis, prendre un billet d'avion si j'ai envie de prendre un billet d'avion de m'offrir des vacances de Noël si j'ai envie de m'offrir des vacances de Noël enfin voilà et là pareil, j'ai la chance d'avoir fait des bons choix dans ma vie qui font qu'aujourd'hui, financièrement je suis bien Et c'est ça la vraie liberté. C'est le jour où tu peux dire que tu n'as pas besoin de l'autre pour vivre ta vie. Je pense que là, tu as tout gagné. Parce que l'autre, il est là. Pour moi, l'autre, il ne doit être là que pour être ton égal dans le sens du plaisir. Il ne doit pas être là pour compenser quelque chose.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord. ni une insécurité personnelle, ni un compte en banque.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est pour ça que, moi, pour moi,
- Speaker #1
alors, moi, j'ai été mariée, j'ai vécu en couple, etc. Et en fait, la seule chose que je n'ai pas faite, et que je crois que je ne fais jamais, c'est d'avoir un conjoint. Donc ça, ça fait sourire beaucoup. J'adore.
- Speaker #0
Ça, on en avait parlé la première fois qu'on s'est vues. Mais non, mais ça fait sourire. Mais honnêtement, ça devrait même pas. Moi,
- Speaker #1
je n'ai jamais eu de conjoint. Et ça, je m'en suis très fière. Parce que, pour moi, c'est une preuve d'amour. Parce qu'en fait, si je choisis l'autre et que je n'ai pas de compte joint avec lui, ça lui prouve bien que ce n'est pas son compte bancaire que je vais chercher. Et j'aimerais que ce soit la même chose chez moi. Donc, le fait de ne pas avoir de compte joint, c'est aussi ça. Bien sûr que c'est aussi une manière d'être libre et je l'avoue aussi. C'est toujours mon garde-fou de me dire, on ne sait jamais de quoi est fait l'avenir. Mais pour moi, c'est les deux raisons. C'est vraiment l'aspect. Un, je suis. profondément attaché à ma liberté et donc forcément le fait d'avoir un compte à moi et pas à Jérôme, ça me permet de me dire si un jour ça ne va pas, hop chacun repart avec ses billes et en même temps le fait de choisir de ne pas avoir l'argent de l'autre ça me permet de dire je t'aime mais pour ce que tu es toi et non pas pour ce que tu représentes je suis là pour toi
- Speaker #0
pour autre chose, comme tu disais, pour compenser un manque que ce soit. Et ça,
- Speaker #1
tu ne peux le faire, en tant que femme, je parle, que si tu gagnes bien ta vie. Alors bien, ce n'est pas une notion de chien, mais suffisamment en fonction de ce que toi, tu as envie de vivre et justement, pour que tu te sentes épanouie et pas juste dans je vivote. Moi, il est hors de question que je vivote. Je veux vivre ma vie plein pot et je sais que ça passe par l'aspect financier.
- Speaker #0
Ben ouais, c'est le mercredi de la guerre.
- Speaker #1
Et tu vois, moi, je me dis, j'ai encore du temps, mais la retraite, ça se prépare, même si je suis sûre que je ne serai jamais à la retraite office, on va dire, dans ma tête. Mais moi, je pense que ce sera un de mes sujets plus tard. C'est vraiment, je veux m'investir auprès d'associations, je ne sais quoi, des Merci. pour que les femmes deviennent financièrement autonomes. Et ça, c'est vraiment quelque chose d'hyper important pour moi. Ma valeur ajoutée à moi, elle est donc justement peut-être être militante pour que les femmes soient libres financièrement.
- Speaker #0
Comment tu en parles avec tes fils ?
- Speaker #1
Ça tombe très bien que tu poses la question, parce que j'ai eu une conversation avec l'un d'eux, il n'y a pas si longtemps que ça, qui a fini sa licence, qui a emmené ses heures. Et qui me disait, tu sais, maman, je suis impressionnée parce qu'en fait, on a tous fait la même école et j'ai des copines. Là, on est en train de trouver tous un stage, etc. Et puis là, moi, j'ai trouvé, je suis en phase de négociation parce qu'il y aura une prime, etc. Et il me dit, de toute façon, j'arrive à la dernière étape, du coup, je négocie comme tu me l'as si bien appris. Et on faisait le tour avec les amis. Ce que je me suis rendu compte, c'est qu'en fait, nous, les mecs, on n'a pas peur d'y aller. Alors que les jeunes filles de 21 ans, déjà, elles ont peur d'aller négocier parce qu'elles pensent qu'elles vont ne pas avoir le stage. Alors qu'ils disent, bon, on a tous postulé en groupe par rapport à leur type d'études et on a tous le même type de stage à l'arrivée et on est tous au même niveau de... de là où on en est de notre phase de recrutement. Donc, il me dit qu'elles ne devraient pas avoir peur puisqu'elles savent que si elles commencent à parler chiffres, c'est que forcément, les gens d'en face sont intéressés par leur candidature. Eh bien, les filles, non, elles ne vont pas négocier parce que justement, elles ont peur de ne pas être prises. Alors que nous, moi, je vois bien, moi et mes copains, enfin, mes copains et moi plutôt, nous, on y va. On n'a pas peur de se dire... Au pire, ça ne marchera pas, mais au mieux, on aura obtenu qu'un coup.
- Speaker #0
Mais c'est marrant qu'on en soit, pardon, j'allais dire, encore là. Et je trouve la réaction de ton fils super. Ça doit te prendre fière d'entendre quelque chose comme ça. Parce que lui, il l'a remarqué et il se dit, mais pourquoi ?
- Speaker #1
Oui, et il leur a dit.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #1
il les a coachés en disant, mais les filles, je veux absolument que vous y alliez.
- Speaker #0
Mais ça, c'est un truc qui me paraît vachement important aussi, qui fera peut-être… C'est une autre discussion, mais c'est le fait que tout ça, c'est complémentaire. C'est-à-dire qu'il faut que les filles, elles se réveillent. Il faut les éduquer autrement parce qu'il n'y a pas de choix. Mais ça ne se fait pas sans les garçons. Ça ne se fait pas sans les autres. Je ne suis complètement d'accord. C'est un truc commun. Je trouve ça beau qu'un gamin internant te dise que c'est bizarre, ne négocie pas, je vais les coacher. Bravo à lui. Bravo à toi par extension. S'autocongratuler un peu en tant que maman, je pense que c'est... Bien sûr,
- Speaker #1
c'est le fait de disputer ça aussi.
- Speaker #0
Je voudrais revenir sur la dimension sociale, parce que quand on est célibataire, c'est important. Bon, on a bien compris que toi, sociabiliser, ce n'est pas un problème. Alors non,
- Speaker #1
mais tu vois, comme j'ai beaucoup investi le social de par mon professionnel, et bien là, je suis en train d'investir mon social par du privé, donc en allant... justement par la base du sport et par la base aussi de la danse parce que je me suis mise à la danse depuis le mois de septembre et je m'éclate avec ça mais c'est encore un autre univers c'est une autre façon de voir le social et bien là pareil, c'est sûr que si t'es un peu timide etc, c'est compliqué de passer le pas en fait parce que tu y vas seule tu fais souvent les choses seule ?
- Speaker #0
ça t'arrive de...
- Speaker #1
oui bien sûr je ne suis pas timide mais Merci. Tu vois, il faut quand même prendre sur soi pour y aller. Enfin, il faut s'inscrire. Tu vois, moi, je vais au resto toute seule, je vais au ciné toute seule, etc. Et là, on peut parler du regard des autres. Là, pour le coup, je trouve que le regard des autres, il n'a pas réellement changé depuis 20 ans. Non,
- Speaker #0
ça c'est clair. C'est-à-dire, tu le sens comment ?
- Speaker #1
Je sens qu'il y a quand même toujours ce petit regard de « Ah, elle est toute seule, tiens, c'est étonnant. » Ou on sent, on sent le truc. ou alors carrément de ah bah c'est chouette elle est toute seule mais c'est quand même moins souvent ouais on est d'accord et donc là c'est pareil tu vois et même c'est c'est con mais des fois tu vas au resto ils te disent bah non mais si vous êtes seule je peux pas vous prendre ah carrément Moi, j'ai eu des réflexions comme ça. Parce qu'effectivement, c'est un manque à l'aimé pour eux, quelque part.
- Speaker #0
Alors ça, c'est un truc. Moi, j'y allais souvent tout à l'heure. Bizarrement, pas le soir. Moi, j'ai beaucoup bossé en itinérance et ça ne m'a jamais posé le moindre problème le midi de manger seule. Le soir, bizarrement, je trouve que l'ambiance était un peu différente. Que tu as alors soit beaucoup de couples, soit moi, quand j'étais en déplacement professionnel, je ne sais pas si ça t'arrive aussi, que des hommes. Oui.
- Speaker #1
Les fameuses soirées top. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est blindé. J'ai fait le VRP multicart. Tu en as 12 autour de toi. Et en fait, ça me stressait parce que... Je ne sais pas, je ne me sentais pas... Soit je me sentais un peu cernée, un peu matée, un peu jugée. Donc souvent, le soir, c'est vrai qu'il ne le faisait pas. Quand je pouvais, je montais manger dans ma chambre. C'était un truc de fou quand même. Moi,
- Speaker #1
je faisais beaucoup ça aussi. Quand je faisais beaucoup de route et tout, maintenant, ça s'est calmé. Mais quand même, il y a quand même ce côté où, à partir du moment où tu fais seul, c'est vraiment prendre sur soi quand même.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Il y a un petit regard. Alors, est-ce qu'on l'imagine ? Est-ce qu'on l'extrapole ou pas ? Moi, je me souviens d'une copine qui ne faisait rien seule, mais rien, qui était jeune, pourtant, qui m'a dit, non, non, ce n'est pas possible. Et quand je vois des gens tout seuls à une terrasse de café, Alors un homme déjà catastrophique, mais alors une femme, la pauvre. Je me dis que forcément, c'est terrible. C'est tellement faux parce que moi, il y a eu des moments où j'ai tellement kiffé de prendre mon café au soleil dehors toute seule. Et le cinéma, c'est pareil. Je veux dire, moi, j'aime bien aller au cinéma toute seule.
- Speaker #1
Alors moi, tu vois, là encore, je reviendrai à ces fameuses trois étapes de célibat. À 20 ans, seule, finalement, tu sors seule. Moi, ça m'est arrivé à 20 ans de sortir seule. Et finalement, rapidement, tu te fais des fautes. Donc, finalement, le seul se traduit rapidement. Tu ne restes pas seule. Et surtout, quand tu as 20 ans, moi, quand j'avais 20 ans, j'avais horreur d'être à la maison toute seule, entre 20 et 30. C'est horrible.
- Speaker #0
C'est l'âge de l'attitude choisie. Donc là,
- Speaker #1
je ne supportais pas d'être chez moi. Forcément, je vais toujours dehors. Par contre, la deuxième étape...
- Speaker #0
là effectivement ça a été différent et là je te rejoins donc là j'étais brune à l'époque et je précise parce que comme on ne se voit pas de la vidéo là tu as des super cheveux blancs, argentés,
- Speaker #1
magnifiques mais du coup le fait d'être brune avec les yeux verts forcément effectivement si je mangeais en terrasse ou seule etc souvent je me sentais matée, souvent je me sentais regardée etc alors c'était pas déplaisant, il faut être claire mais des fois tu n'as pas envie de ça et d'avoir t'as envie juste de profiter de l'instant présent. Aujourd'hui, avec mes cheveux blancs, depuis que j'ai les cheveux blancs, donc j'ai... Comme si... Tu vois, alors là, on va arriver dans un truc très intime. C'est-à-dire qu'il y a cette notion de... J'ai plus l'impression d'avoir le regard des hommes sur moi comme je l'avais quand j'étais brune. Ce qui m'a beaucoup arrangée. Parce que du coup, t'es... T'es libérée. Voilà. Mais, je reconnais que le fait que là j'ai une main sciée, etc. Je ressens à nouveau un regard qui est différent sur moi. Alors aussi parce que je m'autorise peut-être à me remettre des robes un peu courtes, etc. Ce que je ne faisais pas depuis des années. Tout ça parce que je me sens bien dans mon corps. Et là pour le coup, je ne le fais pas pour séduire. Je le fais vraiment parce que je me sens bien en moi et que je me dis « Eh ! » que 54 ans et tu as le droit de profiter de ton corps et de ta vie et de ce que t'es et pour le coup je vois quelque part là encore ça se traduit par des regards dans la rue qui sont un peu différents comme si on revenait à la notion de séduction comme si tu revenais aussi peut-être à la notion de séduction exactement et ça, ça faisait des années que je ne l'avais pas ressenti Merci. Et que je me dis, ok, donc le cheveu blanc, peut-être que finalement, ça va se traduire en une autre forme de séduction, un autre moment de ma vie par rapport à cette notion de séduction aussi.
- Speaker #0
Ce qu'elle a fait, moi, je trouve que c'est bien de prendre un peu son temps.
- Speaker #1
Oui. C'est de se dire, voilà,
- Speaker #0
de ne pas se jeter sur le premier venu, parce que ça ne donnera rien de bien.
- Speaker #1
Non, je ne suis pas là-dedans. Je suis vraiment en train de profiter. Alors là, vraiment, en ce moment, je suis vraiment dans ça. C'est profiter de mes amis, profiter de ma famille, de mes enfants. Profiter de ce que je construis au boulot, profiter de... vraiment de... profiter, c'est vraiment le terme. Et surtout la joie de vivre. Je suis à fond dans cultiver la joie de vivre. Et ça me le rend tellement bien.
- Speaker #0
C'est ça. En fait, ça se...
- Speaker #1
Et j'ai des retours de tout le monde, de mes amis, de mes adhérents, de tous les gens que je côtoie, en fait. Oui. Et plus je cultive ma joie intérieure, ma joie à moi, et je ne fais pas des trucs bizarres. Souvent, je m'apprête pour une sorcière dans ma vie, mais je ne fais pas de... Oui, parce que je mange des graines, parce que je fais du yoga, parce que je fais plein de choses comme ça. Mais à côté de ça, je suis une perterienne et je vis ici et maintenant. Et j'ai envie de profiter de ce fameux ici et maintenant. En fait, il faut arrêter de s'excuser, comme tu le disais au départ. Il faut arrêter de vouloir plaire à tout le monde parce que de toute façon, ça ne sera pas le cas. Et surtout, il faut retrouver ses propres racines à soi. Et quand je parle de racines, ce n'est pas forcément de famille. C'est ses racines à soi. Moi, je kiffe vraiment de me dire, ouais, je me souviens de l'enfant que j'étais. Et l'enfant qu'était, tu la vois sur les films Super 8, tu la vois, elle saute partout, elle joue tout le temps, elle rigole, elle s'amuse, elle chante, elle danse. Voilà, c'est ce que je suis aujourd'hui.
- Speaker #0
Il y a un truc quand même, il y a une grosse différence je trouve quand on a passé un certain âge et qu'on se retrouve célibataire, c'est le fait que tu n'as plus la pression des enfants. C'est un autre type de relation quelque part. Complètement.
- Speaker #1
Voilà, j'imagine que la personne aura elle aussi eu sa propre famille, ses enfants, etc. Son divorce, qu'elle aura travaillé tout ça. Et j'aimerais bien justement une personne qui soit claire avec tout ça aussi. Parce que je n'aimerais pas être la maman de la future personne. ça c'est hors de question un besoin d'intention et j'ai pas envie de porter non plus comme un enfant l'autre personne c'est terminé aussi ça a été fait mais c'est terminé j'ai envie de quelqu'un qui soit suffisamment armé dans sa tête, dans son coeur pour armer dans le sens positif c'est à dire construit voilà qui soit suffisamment construit qui n'est plus lui-même en manque affectif qui sache ce que c'est que l'amour, le vrai amour parce que vraiment j'en reviens à mes amis mais ce sentiment d'amour que j'ai reçu cet été même encore aujourd'hui ça me... t'es émue parce que ça a été très fort Merci. Et oui, je serais venue.
- Speaker #0
C'est qu'ils t'ont vraiment, vraiment, vraiment portée, quoi. Ouais. Et que c'était même peut-être pas attendu.
- Speaker #1
Parfois, on est surpris. Parce que tu...
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Pas du tout, parce qu'en plus, certains... On va dire que même à l'origine, c'était pas mes amis à moi, c'était ses amis à lui. Donc, ça aurait pu être la logique que finalement, ils se détachent plus de moi. Et là, non.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et là... Sans forcément prendre partie, c'est même pas ça le sujet. Mais là, du coup, je suis touchée de voir la construction qu'on a pu se mettre en place depuis 9 ans, finalement, avec ces gens qui ont été dans ma vie depuis 9 ans et qui continueront à être dans ma vie, en fait.
- Speaker #0
Voilà, et qui t'apprécient pour toi, pas parce que tu es la femme de Bach-Pincoine.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Et ça, c'est hyper touchant,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Parce que, finalement, c'est encore la continuité du fameux... tu es la fille d'eux, tu es la femme d'eux. Et là, ça y est, ça s'est aussi arrêté à ce niveau-là.
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'est un vrai cadeau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
mais c'est ça. C'est un vrai cadeau. Et c'est pour ça que je pense que la prochaine relation, tu vois, la notion de construction à deux, forcément, elle sera différente. Et d'ailleurs, pour l'instant, je n'imagine pas vivre à deux.
- Speaker #0
C'est ça ce que j'allais dire. Est-ce que tu en as envie ? Pour l'instant, non.
- Speaker #1
Pour l'instant, avoir envie d'une relation, ce n'est même pas encore arrivé dans ma tête, dans mon cœur. Moi, je suis assez… J'aime bien les surprises de la vie, en fait. Donc voilà, on verra bien ce qui se passe. Par contre, je suis open dans le sens où je ne veux pas me dire « Non, jusqu'à telle date, je ne veux personne. »
- Speaker #0
Il n'y a pas de deadline, ce n'est pas bloqué.
- Speaker #1
Il n'y a pas de deadline ni en positif, ni en égal, ni rien. La seule chose, c'est que je pense que, par contre, je prendrai énormément de temps à construire. Parce qu'effectivement... Je veux qu'on ait... Enfin, je veux... J'espère construire des vraies bases solides. Voilà, c'est ça le truc. Après, tu as une question que tu m'as demandé. Comment... Qu'est-ce qui ferait que je dirais oui ou un truc comme ça ?
- Speaker #0
Exactement. Qu'est-ce qui te déciderait aujourd'hui à reconstruire un couple, en fait ?
- Speaker #1
Alors, j'écoute, je ne sais pas si tu réponds. En tout cas, le fameux oui m'a bloqué. Je pense que c'est le oui qui m'a bloqué. Parce que je ne me vois pas du tout mariée. Ce n'est pas du tout un truc. Non, parce qu'à nouveau, c'est antinomique par rapport à la notion de liberté pour moi. Et je pense que le vrai amour, il ne se montre pas en se mettant une bague au doigt, en fait. Oui,
- Speaker #0
non, là, c'est une tendance, une vraie communion, mais voilà, des vrais intérêts communs, peut-être. Une même envie de profiter de la vie. C'est ça. Mais je pense que c'est une vraie vision qui vient quand on est... Moi, j'appelle ça le couple de deuxième vie, parce que ça a été un peu ça, comme ça que moi, je l'ai vécu, en fait. Les enjeux ne sont plus les mêmes. Enfin, je veux dire, tu ne vas pas... Tu n'es pas là pour prendre ton plan épargne-logement sur 25 ans. Tu ne feras plus de gamin parce que, de toute façon... Alors bon, même si tu peux encore, parfois, tu n'en as plus envie. C'est ça, on est clair. On est clair. Donc, en fait, c'est vrai que ce sont des couples, je trouve... Et ça, je trouve que c'est la bonne surprise, en fait, aussi, qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'on a connu avant, parce que tout le monde est libéré de certaines choses aussi. Bon, après, c'est pas gagné non plus, parce que tout le monde ne fait pas le chemin. C'est pour ça.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'effectivement, c'est évident qu'à partir du moment où t'es deux, il faut que ça fasse trois, en fait. Il y a lui, moi et le couple. Donc, c'est le fameux trio, quelque part. c'est une bonne c'est pas de se faire mal mais il y a trois entités il y a toi,
- Speaker #0
il y a moi et ensuite il y a nous j'aime beaucoup l'image de savoir se dire je ne me fonde pas dans mon couple,
- Speaker #1
ce qu'on a peut-être souvent fait à des périodes de nos vies avant par les schémas qu'on a eu avant on est bien sûr c'est clair et Et donc ça, cette notion-là, justement, comment elle se traduit au quotidien ? Point d'interrogation. Je ne sais pas. Mais j'accepte de ne pas savoir. J'accepte de construire et de co-construire. Et j'accepte que peut-être lui restera chez lui et moi je resterai chez moi au départ, pendant longtemps, pendant je ne sais pas. Enfin,
- Speaker #0
je n'en sais rien.
- Speaker #1
Je ne sais pas.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
j'ose dire je ne sais pas.
- Speaker #0
Tu ne sais pas, mais en même temps, c'est un je ne sais pas où il y a de l'enthousiasme.
- Speaker #1
Ah oui, complètement.
- Speaker #0
c'est-à-dire de la curiosité de savoir attendre les surprises de la vie parce que toi, t'es solide toi déjà, voilà, en tant que personne en tant que, j'allais dire aussi matériellement, ça va mais tu vas pas chercher quelqu'un pour autre chose que un vrai épanouissement exactement pour partager tu vois, moi j'aime voyager Tchao ! où il y a la notion de sport qui est revenue dans ma vie.
- Speaker #1
J'aime partager avec les amis. J'aime les choses simples. Mais par contre, j'aime la vie.
- Speaker #0
C'est ça le truc. Le dénominateur commun dans tout ça, c'est j'aime la vie. J'aime qu'il y ait de la vie. Alors voilà. Pré-retraité, déprimé, s'abstenir, ça ne va pas le faire du tout avec Marie-Hélène. Il y a un petit peu de patate, un petit peu de projet. On est quand même plutôt sur cette tendance-là. Tu as partagé plein de choses. C'est génial. Je trouve qu'en t'écoutant, je pense qu'il y a des gens, ça va vraiment les inspirer. C'était un partage hyper sincère. Je te remercie beaucoup pour ça. Et mais si t'as effectivement un conseil, quelque chose à partager à une femme célibataire qui est jeune, moins jeune, qu'est-ce que ce serait au final le truc pour toi ?
- Speaker #1
Alors ça pourrait être un slogan.
- Speaker #0
Ah ! On y va !
- Speaker #1
Vous le valez bien et vous méritez mieux.
- Speaker #0
Oh j'adore ! T'as pas fait de marketing toi avant ? Non parce que je suis un peu jalouse, mais j'étais dans le marketing avant ! J'adore. Vous le valez bien et vous le méritez mieux.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
En tout cas, le fait de je le vaux bien et je le mérite mieux, c'est deux phrases que j'ai exprimées il n'y a pas longtemps.
- Speaker #0
Et j'en suis convaincue. Oui. J'aime beaucoup, beaucoup ça. Un peu de confiance. En soi, c'est hyper important. Voilà. Et ça, à n'importe quel âge. C'est ça. Il y a un truc aussi, moi j'aimais insister là-dessus aussi. Moi j'ai eu des copines célibataires à 30 ans, désespérées. 30 ans déjà, elles étaient bonnes achetées à la poubelle et tout, c'est impressionnant. Moi j'avais été célibataire à 42, des bananes, enfin c'est pareil, je me disais bah non, je ne retrouverai jamais personne. parce que je suis trop vieille, parce que machin, parce que c'est trop tard, c'est n'importe quoi. Et je pense que maintenant, il y a quand même aussi tellement de choses à partager à 50 et à 60, à tout ce qu'on veut. C'est ça, l'essentiel, c'est d'être dans la vie, comme tu le dis.
- Speaker #1
Moi, je ne me mets aucune limite d'âge, je ne me mets aucun... Il n'y a rien de tout ça dans ma tête. Vraiment, je suis dans l'instant présent. Des fois, je ne me souviens même plus de mon âge.
- Speaker #0
Marie-Hélène, 24 ans.
- Speaker #1
Voilà, j'ai... j'ai pas de problème avec ça enfin voilà j'ai 54 ans sur le papier mais c'est ça on s'en fout voilà exactement donc faut arrêter les injonctions de ah bah j'ai 54 ans donc je peux pas le faire ou non faut arrêter faut arrêter tout ça faut mettre à la benne en fait ouais c'est clair c'est un an donc
- Speaker #0
c'est vraiment ça vous le valez bien et vous méritez mieux et vous méritez mieux j'adore c'est une super phrase de conclusion celle-là moi je la
- Speaker #1
Je la kiffe et je crois que je vais l'afficher chez moi en grand et en gros.
- Speaker #0
Oui. Mais je pense que ça va être le titre de l'épisode, en fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que je voulais l'appeler Célibataire et alors, parce qu'une podcast, ça va être à changer et alors. Mais je crois que là… Bon, après, il ne faut pas que je me fasse attaquer par le réel, mais… Enfin bon. Ça ne me fait peut-être pas encore un bonnet au podcast. Ça va venir. Je te remercie beaucoup, beaucoup, beaucoup, Marie-Hélène. Avec grand plaisir. C'est génial, tu m'as boostée, j'ai adoré. déjà si je t'ai boosté toi c'est déjà bien exactement on va se booster déjà nous on verra après merci beaucoup en tout cas merci pour cette idée parce qu'effectivement autant je suis quelqu'un de sociable autant
- Speaker #1
je parle très peu de moi en intériorité c'est pas quelque chose que je fais facilement et là c'était très facile de faire avec toi
- Speaker #0
Non mais non, ça me touche. Merci à toi. Merci beaucoup. J'aurais bien continué des heures avec Marie-Hélène, tellement son témoignage est lumineux. Le célibat, ce n'est pas un manque, ce n'est pas une case à remplir, c'est un espace de vie, un choix, un chemin. Et le but de cet épisode, c'est aussi de rappeler qu'on peut être une femme entière, épanouie, puissante et célibataire. Merci à vous qui nous écoutez. Si cet épisode vous a parlé... Partagez-le à une amie, une soeur, une collègue ou à quelqu'un qui a besoin de sortir la tête de l'eau et de voir le célibat comme une opportunité. On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode de « T'as changé » pour continuer à ouvrir les yeux, les cœurs et les possibles.