Speaker #0Mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Oui, oui, oui, très belle année 2026 à vous et à vos proches. Mais la santé surtout. Bah oui, c'est le plus important. Voilà, ça c'est fait. Je sais pas vous, mais moi, ça me gonfle les vœux de début d'année. Faire la risette à des gens dont on se fout. Recevoir des SMS groupés avec un visuel moche fait sur Canva et un texte de tchat GPT sur l'amitié. Je sais, on vit en société, il y a des incontournables, c'est comme ça, mais plus j'avance et plus je vis ça comme la première injonction de l'année. Mais janvier, c'est aussi la saison magique des bonnes résolutions. Rah, grand moment ça aussi. Après le bilan de fin décembre, on remet les compteurs à zéro, comme s'il fait de passer à un chiffre supérieur allait comme par magie nous donner l'énergie de faire ce qu'on n'a pas fait les années précédentes. Sauf qu'évidemment, ça ne se passe pas comme ça. On va continuer de ne pas aller à la salle de sport, continuer à se laisser déborder par notre job, notre famille, nos amis, etc. et se laisser joyeusement de côté comme on le fait depuis toujours. Mais la bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas une fatalité. Bienvenue dans « T'as changé » , le podcast des femmes qui arrêtent de s'excuser et qui vont vraiment agir pour prendre leur vie en main en 2026. Je suis Célia. Je suis coach et cette année je poursuis ce que j'ai entamé l'année dernière. Une vraie quête d'authenticité. Être moi, juste moi, pour vivre ma vie comme j'en ai envie. Dans cet épisode, on va creuser la question des bonnes résolutions et le piège que ça peut être. Le début d'année, c'est symbole de renouveau et d'un boost d'énergie. On est gonflé à bloc et généralement ça retombe comme un souffle. On reprend le boulot et notre routine, retour dans une réalité où rien n'a changé, évidemment, et le cycle infernal recommence. Des bonnes résolutions mal calibrées, ça produit l'effet inverse de celui escompté. On n'y arrive pas et on continue de subir. Résultat, estime et confiance en soi aura des pâquerettes, au lieu de se sentir mieux, on culpabilise. Verdict, j'arrive à rien, je suis vraiment nulle. Alors pourquoi on n'y arrive pas ? Et pourquoi ça changerait cette année ? C'est ce qu'on va explorer ensemble dans ce premier épisode de l'an 2026. Pourquoi ça foire toujours ? Et comment enfin arriver à briser la malédiction de la bonne résolution qui fait pchit ? Alors pourquoi ça foire ? Parce qu'on prend des résolutions qui sont censées être bonnes, c'est-à-dire nous améliorer ou améliorer notre quotidien, mais qui n'ont souvent aucun sens pour nous. L'exemple type la bonne résolution number one, cette année je m'inscris au sport. Vous ne faites pas de sport et vous savez que c'est mal. Parce qu'en plus d'avoir un job à plein temps, d'être une bonne fille, épouse, mère, il faut être mince et tonique, s'occuper de soi. Traduction, on ne se laisse pas aller. Et vous regardez avec envie et une certaine frustration, cette nana toute fraîche qui gambale en chante sur le bitume le dimanche matin. la cuisse ferme et la fesse haute, queue de cheval et casquette sur la tête, sans une goutte de transpi. Je sais pas vous, mais moi, quand je croise des nanas comme ça, j'imagine toujours leur vie parfaite derrière. Après son running, 1h01, pas de 12 minutes en soufflant comme un bœuf, elle va rentrer dans son 150m2 face au Luxembourg, avant d'aller bruncher healthy à coups d'omelettes bio et de matcha latte. Sauf que cette nana, c'est pas moi, c'est pas vous. et que si ça se trouve, elle trouve ça chiant de courir. Parce que c'est chiant, on ne va pas se mentir. Et peut-être qu'elle court pour une mauvaise raison, pour correspondre à une norme, à cette image de « winneuse » ou pire, satisfaire la demande de quelqu'un. Je vous cite un exemple véridique, accrochez-vous. Cette cliente qui s'inscrit à la salle de sport parce que, je cite, « mon mari me trouve trop grosse, si je ne perds pas 5 kilos, mon mariage est fini. » Waouh ! Donc vous allez vous inscrire alors que vous n'avez au fond aucune envie d'aller faire un parcours de body pump 3 fois par semaine. Zéro envie ni plaisir et donc probablement aucun résultat. Je voudrais vous partager quelques tips. Au lieu de penser « qu'est-ce que je ne fais pas et que je devrais faire ? » pensez plutôt « qu'est-ce qui me ferait plaisir ? » Qu'est-ce qui me permettrait d'être plus zen, plus joyeuse, mieux dans mes plombes ? Pensez aussi en termes d'énergie et d'émotion. Est-ce que l'idée d'aller à la salle de sport vous procure une joie délirante ? Est-ce que vous êtes enthousiaste parce que ça va vous faire du bien ? Ou alors vous ressentez une énorme flemme et un poids sur l'estomac, rien que d'y penser ? Si c'est la deuxième option, forcément, ça ne va pas durer. De quel temps disposez-vous réellement ? Selon que vous êtes célibataire ou pas, que vous avez des enfants ou pas, que vous vous occupez, je ne sais pas, moi, de vos parents, de votre grand-mère ? forcément vous aurez un emploi du temps un peu plus serré donc déjà il faut penser solutions adaptées à votre mode de vie la salapeta ou schnock c'est pas un bon plan et surtout commencer petit l'idée c'est de se remettre en mouvement et de ne pas mettre la barre trop haute dans un premier temps allez-y petit à petit mais tenez et corriger si besoin ça ça me plaît pas En revanche, ça a l'air sympa, le groupe de vieux qui fait du tai-chi dans le parc le dimanche. C'est moins sexy que la joggeuse, mais plus jouable. Petite victoire par petite victoire, c'est ça qui est. Un autre grand classique, alors celui-là, j'adore. Cette année, je vais prendre du temps pour moi. Alors ça, ça s'entend plutôt dans la sphère pro. Ah non mais moi, 2026, je vais partir du boulot plus tôt et arrêter de bosser les week-ends. Mouish ! Alors là on est fin janvier et… et bah rien. Comme tous les ans, ça va pas au-delà de la déclaration d'intention. Pourquoi ? Parce qu'on voit le but sans considérer le chemin. Concrètement, vous allez faire comment pour partir à 18h au lieu de 20h ? Alors que ça fait 10 ans que vous bossez dans la même boîte, avec le même boss et les mêmes collègues. Si vous n'arrivez pas à rectifier le tir, c'est qu'il y a une raison, et qu'il faut aborder la question avec une honnêteté brutale. Essayez de creuser un peu et de vous poser la question. Qu'est-ce qui fait que vous passez autant de temps au boulot ? Alors ça peut être parce que tous vos collègues partent tard, donc vous aussi. Je me souviens, à un moment j'avais deux boss, ils étaient clairement en concurrence, comme des gamins. C'était à celui qui partirait le plus tard pour montrer à quel point il était investi et important, bien évidemment. Très français ça, et très mature, mais bon je digresse. Si vous continuez de vous faire bouffer par votre boulot, c'est peut-être aussi parce que vous n'osez pas affronter votre boss. Lui dire que désormais, vous partirez à des horaires décents, et vous faire respecter, tout simplement. Et là, il y a peut-être quelque chose à revoir. Un manque de confiance en soi ? La peur de décevoir ? Mais vous avez remarqué comme une entreprise peut vous lourder du jour au lendemain sans aucun complexe, il ne mettent pas de... pas d'affect dans la relation, n'en mettez pas non plus. Vous êtes là pour faire un job et pour être payé en conséquence. Souvent, on s'en veut de ne pas y arriver et on culpabilise. Parce qu'on met tout sur la volonté. Parfois, il faut prendre conscience de ce qui nous empêche réellement de changer une habitude ou de mettre un changement en place. Ce n'est pas une question de volonté. C'est juste qu'à un moment, il faut faire des aménagements dans votre vie. Mettre réellement en place une bonne résolution, ça demande du courage et de la persévérance. Parce que ce qu'il faut comprendre, à moins que vous ne viviez en ermite, c'est que ça n'implique pas que vous. Prendre du temps pour soi, ça implique d'en donner moins aux autres. Et ça, ça dépend uniquement de vous. Personne ne va vous dire « Chérie, je trouve que tu ne prends pas assez de temps pour toi » . « À partir de maintenant, je vais gérer les enfants le soir. » Ou alors, « Maman, te speed pas pour venir me récupérer au collège, je vais prendre le bus. » Ou encore, « Micheline, j'ai remarqué que vous faites beaucoup d'heures sup alors qu'on ne les paye pas. Arrêtez-moi ça tout de suite et rentrez chez vous. » Bah non, ça n'arrive jamais. En fait, c'est confortable pour les autres ce que vous faites. Vous l'avez fait jusqu'à maintenant, pourquoi est-ce que eux vous pousseraient à changer ? La plupart des gens se disent « Je décide, donc hop, je vais le faire. » Sauf qu'on esquive les questions cruciales. Si on ne prend pas de temps pour soi, c'est qu'il y a des choses derrière. Et c'est ça qu'il faut poser avant de se dire « je vais faire ci ou ça » . Il y a un participant à un de mes ateliers sur l'équilibre vie pro-vie perso qui m'a dit un jour « ouais bon bah ok tout ça c'est sympa, mais quand les habitudes elles sont installées, qu'on a toujours fait comme ça, on ne peut pas revenir en arrière. Ok ? » Pourquoi alors assister à des ateliers de coaching si on est convaincu que tout est gravé dans le marbre ? à part pour fantasmer sur une vie qu'on n'aura jamais. Bien sûr qu'on peut. Bien sûr qu'on peut décider à tout moment de sa vie et changer les choses. On peut agir et arrêter de subir. Sauf qu'effectivement, une fois qu'on a exprimé ses envies, il faut mettre en place les actions qui vont faire qu'elles deviennent réelles. Et c'est là que ça se corse. Parce que c'est pas de la faute de votre boss, de vos enfants, de la personne qui partage votre vie si vous n'avez aucune plage de temps pour vous. C'est de la vôtre. C'est de votre responsabilité. Je vous partage un exemple perso. C'était il y a un moment quand mon fils était tout petit, j'avais un job à plein temps et mon conjoint aussi. Et j'avais royalement droit à une heure le samedi matin. De dix à onze, basiquement. Alors je pouvais en faire ce que je voulais, des courses, du sport, j'avais le choix. Trop sympa. Donc avec un coup de fil à 11h02 si je n'étais pas rentrée. Tu fais quoi là ? Il faut que j'aille courir ? Ben oui, il fallait qu'il aille courir parce que c'était impératif pour son bien-être. Le mien de bien-être ? Rien à foutre. Mais moi, j'acceptais ça et c'est là que j'avais ma responsabilité dans cette situation. Aujourd'hui, je sais que j'acceptais parce que j'avais surtout peur du conflit. Du coup, je mettais mes besoins sous le tapis pour acheter la paix. Je savais que ça ne lui plairait pas si je lui disais « Ah oui, non mais bon, moi aussi, j'aimerais bien avoir un peu de temps pour moi le samedi. » J'écoutais les besoins de l'autre, mais pas les miens. Et prendre en compte mes besoins, croyez-moi, ça a été un combat d'une vie en ce qui me concerne. Il ne s'agit pas de tomber après dans l'excès inverse, mais d'avoir suffisamment d'honnêteté envers soi-même et d'estime de soi pour pouvoir exprimer ce dont on a besoin, ses envies. Sinon, on peut toujours mettre en place des petites actions recommandées dans les magazines féminins, que je lis assidûment. Faites un minute de respire relax entre deux réunions. Alors ça c'est vrai que c'est pratique, c'est facile, je sais pas, vous allez vous isoler dans un endroit sympa, genre les toilettes, avec votre appli, vous respirez, voilà, ça va vous faire du bien. Il y a aussi un grand classique, faites une vraie pause déjeuner. Alors moi j'ai des souvenirs de pause déjeuner à la Défense dans une cantine surpeuplée, et c'est vrai que ça me faisait un bien fou, ou pas. Donc tous ces conseils, c'est super. Mais quand votre quotidien vous épuise en profondeur, ce sont des pansements sur une fatigue structurelle. Ce qui nous vide vraiment de notre énergie, ce n'est pas l'absence de rituel bien-être dans notre agenda. C'est de nous disperser sans cesse pour les autres. C'est de nous suradapter pour avoir l'air professionnel. C'est de faire un job qui ne nous ressemble plus. Et c'est avancer chaque jour à contresens de nos valeurs. On tient. On encaisse, on sourit parce que c'est comme ça et on s'étonne d'être encore au bout du rouleau. Mais j'ai bien envie de vous dire que la vie, ce n'est pas seulement de la contrainte. Il ne faut pas oublier de se faire plaisir et que c'est même essentiel en fait. Donc je vous encourage vraiment à identifier clairement ce qu'ils voudraient et arrêter de normaliser l'épuisement. On peut vivre... autrement qu'en courant partout et aller jusqu'au burn-out parce qu'on n'a pas su s'arrêter avant. En résumé, foirer ses bonnes résolutions, ce n'est pas un manque de volonté, c'est un manque de sens. C'est une aspiration que l'on a, mais on n'a pas de plan d'action derrière. Donc forcément, ça ne marche pas. Je vous en parle en connaissance de code. J'ai dit pendant des années, il faut que je change de boulot, il faut que je change de boulot. faute de change de boulot. Jusqu'au jour où j'y suis enfin arrivée. Mais ça m'a pris un temps infini. Les changements, ils n'apparaissent pas par magie le 31 décembre à minuit. Ils apparaissent quand on commence à poser la première petite pierre. Alors moi, mes vrais voeux pour 2026, c'est ça. Au niveau macro, une planète un peu plus vivable et moins violente, plus de tolérance, d'humanité, d'intelligence, oserais-je dire ? Et pour nous, petits individus, d'aller vers la vie qu'on a envie d'avoir. Parce qu'on va y arriver. Parce que vous allez y arriver. Vous allez poser cette petite première pierre, cette première petite action. Et qui sait où ça va vous mener. Allez-y petit à petit. Donnez-vous du temps. L'essentiel c'est d'avancer. Vous voulez vous remettre au sport ? Commencez par 5 minutes d'abdos par jour. achetez-vous une petite tenue sympa pour vous sentir bien exit le surbête moche et le t-shirt à fin vous ne voulez plus vous laisser bouffer par le boulot Ce serait peut-être intéressant de travailler sur la confiance en soi et l'assertivité. Histoire de pouvoir dire un jour à Duboss sans trembler « Désormais, Jean-Mich, je ne prendrai plus de dossier le week-end. Allez, ciao ! » Et pensez toujours, joie ou pas ? Je suis tombée sur une émission hier où Alessandra Sublet, oui, l'animatrice, disait un truc très juste. « C'est le mouvement qui crée la chance. » J'ai adoré cette phrase. N'attendez pas que les autres décident pour vous. Faites-le vous-même. Et quand on se lance, qu'on commence sur un chemin, on arrive parfois sur des destinations complètement inattendues. Et c'est là qu'il y a un truc très important qu'il va falloir accepter, c'est une part d'incertitude. Ça, on en reparlera la prochaine fois, parce que c'est une dimension très très importante à considérer quand on part vers un changement sur le long terme. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à le partager. En tout cas, moi je suis ravie de commencer cette nouvelle année avec ce podcast. J'espère que ça vous aide. Vivement le prochain épisode. Je vous dis à très bientôt.