Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode de Ta Pause Sexy, le podcast qui explore la sexualité dans toute sa complexité, sans tabou, sans jugement, avec beaucoup de plaisir et pour te faire réfléchir. Je suis Anne-Elisabeth, ta coach en sexualité, et chaque semaine je t'emmène dans des conversations intimes, crues, tendres, politiques ou carrément provoquantes, mais des conversations toujours 100% vraies. Si tu veux prolonger l'expérience, viens me rejoindre sur Instagram, arroba ta pause sexy. Et c'est là que je parle de mes stories, c'est là que je vais échanger avec toi en DM et que la communauté vit. Et si tu veux être prévenu en avant-première de la sortie des épisodes, n'hésite pas à t'abonner à la newsletter, tu trouveras le lien dans la description. Enfin, si tu es une marque, un projet ou une mission engagée et que tu veux soutenir une voix libre, une voix féminine, une voix sexuelle, je recherche des sponsors pour cette saison. vraiment pas à me contacter et toutes les infos sont dans la description. Maintenant, je te laisse à ton épisode et je te souhaite une très bonne écoute. Dans cette pause aujourd'hui, nous allons parler de pourquoi la sexualité n'est presque jamais le vrai problème. Bon, avant de démarrer cet épisode, je te rappelle que le meilleur moyen de me soutenir, c'est de t'abonner à ce podcast sur toutes les plateformes d'écoute de son choix. Tu peux bien sûr aller t'abonner et mettre 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts et mettre 5 étoiles sur toutes les autres plateformes d'écoute. C'est des gestes hyper simples pour toi, mais pour moi ça fait vraiment toute la différence et c'est comme ça que ça me permet de pouvoir faire grandir ce podcast, de continuer à le faire connaître et aussi de pouvoir attirer des invités de qualité et aussi des sponsors. Bon, comme je te disais en préambule, on va parler de pourquoi la sexualité n'est presque jamais le vrai problème. Et en fait, on va faire quelque chose comme un peu un déplacement de pensée parce qu'on parle énormément de sexualité et c'est important. et je fais partie de ces gens qui en parlent. On va parler de désir, on va parler de la libido, on va parler des fantasmes, des pratiques, etc. De tout ce qui pourrait être fait, de tout ce qui ne doit pas être fait. Voilà, tout ça, on en parle énormément au travers de ces podcasts, mais pas que, au travers des différents épisodes, que ce soit les épisodes comme ça, solo, les hot stories, ou même quand j'ai des invités qui viennent nous partager. des nouvelles pratiques, leur manière de vivre, etc. L'idée, c'est vraiment de pouvoir parler de sexualité de manière libérée et d'ouvrir. Mais quand même, très souvent, quand quelque chose ne va pas dans ta vie intime, on pointe directement à la sexualité du doigt. En gros, on va dire j'ai un problème de désir, j'ai un problème de libido, j'ai un problème avec ma sexualité, je ne vais pas m'assumer, etc. Et si en réalité, la sexualité, ce n'était jamais le vrai problème ? Si on se disait qu'au final, la sexualité, tout va bien, mais c'est que le problème est ailleurs. Et si, au final, la sexualité, c'était que l'endroit où quelque chose de plus profond venait s'exprimer. C'était le seul moyen que le corps, l'esprit, avait trouvé pour te pointer du doigt là où ça ne va vraiment pas. Et donc, ça se manifeste au travers de ta sexualité, mais le problème n'est pas ta sexualité, il est tout autre. Au final, j'aime bien voir la sexualité comme un symptôme et pas la cause. Parce que pour moi, la sexualité, c'est un langage. C'est un langage qui va parler de nous, qui va parler de notre rapport à notre corps, au corps de l'autre aussi, du rapport à l'autre dans sa globalité, du rapport à l'intimité, au regard, au contrôle, à la liberté. Et pourtant, on traite souvent la sexualité comme un bug qu'il faudrait corriger, comme une fonctionnalité qui serait un peu défaillante. Si t'as pas assez de désir, si t'as trop de désir, si t'as des envies qui dérangent, on va chercher et trouver des solutions rapides. On va parler de pimenter, on va parler de tester, on va parler de changer, performer, comprendre. Mais la sexualité ne tombe pas du ciel. Vraiment, elle tombe jamais du ciel. Elle est toujours le reflet de quelque chose qui va jouer. ailleurs. Et pour moi, qu'est-ce que ça révèle vraiment ? Au final, quand la sexualité devient compliquée, c'est pas tant le sexe qui est compliqué, c'est souvent la relation à soi ou la relation avec l'autre, c'est souvent la sécurité intérieure, c'est souvent la peur d'être jugée, donc là on est encore dans la relation aux autres, ça peut être la difficulté de s'assumer, le besoin d'être aimé sans être rejeté et... Au final, la sexualité, elle permet de rendre tout ça visible. Ça agit vraiment comme un révélateur. Et ça révèle les endroits où il y a des tensions internes qui peuvent plus se cacher. Mais au final... Le problème, ce n'est pas le sexe, le problème est ailleurs. Et souvent, il y a beaucoup de personnes qui vont avoir essayé plein de choses, qui vont justement avoir perçu qu'il y a un problème avec leur sexualité. Elles n'ont pas de désir, elles n'ont pas de libido. Enfin voilà, on ne va pas revenir sur ce que j'ai déjà dit, mais en gros, elles ont perçu qu'il y avait quelque chose qui était en tension. Et pour ça, elles vont essayer plein de trucs. Elles vont avoir lu, écouté, se formé. comprendre, tester, elles vont explorer. On parle beaucoup de pimenter sa sexualité. Il y a plein de choses comme ça qui vont tourner autour de ça. Et pourtant, il va y avoir quelque chose qui va rester comme un manque. Une sensation qui va persister de ok, mais on n'y est toujours pas. Et c'est parce que parfois, faire plus, ça n'aide pas parce que le problème, il n'est pas dans l'action, mais il est dans l'autorisation intérieure. Et tant que je ne vais pas me sentir en sécurité avec moi-même, et bien du coup ma sexualité va rester un terrain où ça va être en tension. Et même si je connais tout et je fais tout comme il faut, je suis déconstruite, déconstruite, je communique et tout, mais il y a quelque chose en moi qui n'est pas réparé, il y a quelque chose en moi qui reste en tension et qui fait que ça reste toujours pas fluide. Et donc ce quelque chose, ce vrai nœud, c'est vraiment ta sécurité intérieure. Et la vraie question... C'est pas tant qu'est-ce que je fais sexuellement, mais plutôt est-ce que je me sens en sécurité pour ressentir ce que je ressens ? Ou ça peut être est-ce que je me sens légitime dans mes envies ? Ou encore ça peut être est-ce que je m'autorise à être honnête avec moi-même ? Et quand cette sécurité-là, elle est pas... Elle est pas vraiment là, et bien ça devient un désir un peu anxiogène. La sexualité va devenir un enjeu. Le corps peut se fermer, le corps peut s'emballer. Et du coup, ça devient beaucoup plus compliqué. Pour moi, il y a un vrai lien très fort entre sexualité et identité. Et au final, ce qui fait peur, ce n'est pas tant la sexualité. Ce qui fait peur, c'est ce que ça va dire de nous. Et ce que ça dit de nous, c'est plus notre identité. Ça va révéler nos différences, ça peut révéler notre intensité, notre besoin de liberté, de cadre. Alors on va essayer de rentrer dans des cases qui sont rassurantes, parce qu'on nous a donné tout un cadre qui était quelque chose de structurant, pour se dire, bon voilà, on est dans une sexualité qui est classique, alors on peut l'appeler vanille quand on est dans l'univers BDSM par exemple, mais voilà, c'est la sexualité monogame. C'est d'avoir une sexualité avec des personnes que tu aimes, pas tant avec des personnes avec qui tu vas expériencer des choses. Un rapport plutôt distancé aussi à la sexualité, le fait de ne pas trop aimer ou d'être très performant. Il y a toutes ces petites injonctions, je ne vais pas toutes te les faire parce que je pense que tu en connais plein. Et d'ailleurs, si tu es à ce moment-là de l'épisode, tu peux tout à fait aller m'envoyer un petit message, que ce soit sur Instagram ou par mail. l'adresse mail dans la description de ce podcast pour me dire c'est quoi toi tes petites injonctions que t'as encore ou que t'as travaillé dans lesquelles tu t'es débarrassée qui viennent en fait poser ce cadre qui a été au final ta sexualité et qui était ton cadre rassurant à la base dans lequel t'es pu sortir ou t'aimerais sortir dont t'aimerais sortir et au final c'est là que la sexualité a commencé à dysfonctionner et c'est pas parce qu'elle est mal faite, c'est surtout parce que t'es en train de résister à l'expression de toi-même. Et c'est là où ça devient plus compliqué, c'est là où ça devient plus douloureux et plus enfermant. Ce que je peux voir, par exemple, en accompagnement, c'est des personnes qui sont brillantes. Elles vont être conscientes, elles vont être réfléchies, elles savent plein de choses, mais elles vont pas oser incarner. souvent elles vont parler d'elles n'ont pas le courage. Et ce n'est pas forcément une question de courage, mais parce qu'en fait, il y a de l'enjeu. Il y a de la peur. Il y a de la peur. La peur de perdre l'autre, de perdre l'amour, la validation, la place. C'est des choses sur lesquelles on est... C'est ce qui nous apporte une certaine forme de sécurité. Et le fait de révéler qu'il était en dehors des cases qu'on t'a fixées peut être ultra flippant parce que tu sais ce que tu perds et tu ne sais pas du tout dans quel univers tu vas arriver. Mais par contre, ce que tu observes, c'est que ta sexualité, c'est un endroit où la fracture se manifeste vraiment. Pour moi, une des solutions de ça, c'est déjà commencer à changer de regard. Parce qu'au final, tant qu'on traite la sexualité comme un problème à résoudre, on passe à côté de ce qu'elle essaie vraiment de nous dire. Donc c'est commencer à regarder bien au-delà du problème et de regarder tout ce qui se cache derrière le contexte global, au final. Pour moi, c'est vraiment pas du tout une finalité. La sexualité, c'est vraiment une porte d'entrée, c'est une porte vers soi, c'est une porte d'entrée vers ses besoins réels. et c'est une porte d'entrée vers ce qui demande à être regardé, sécurisé et souvent assumé. Aujourd'hui, si ta sexualité te pose question, je pense que c'est peut-être pas forcément que tu dois réparer. Ce que je dis là, il y a peut-être des gens qui vont se dire « Bon bah non, en fait, moi j'avais pas de libido et j'ai été consultée et au final, oui, il y avait... » Quelque chose, je devais en faire plus, je devais faire différemment, etc. Oui, il y a des gens, c'est comme ça. Mais ce que je vois, c'est que souvent, on néglige le contexte dans lequel on évolue et la personne que l'on est aussi dans nos relations. Et ça a un impact énorme aussi sur notre sexualité. Donc franchement, je trouve que ça vaut le coup de se poser cette question. Aujourd'hui, si la sexualité n'est pas fluide, c'est plutôt de voir ce que tu pourrais faire en plus. déjà te poser la question quel est ton rapport à toi, quel est ton rapport à ton désir, à ta liberté intérieure et des choses peut-être que tu n'oses dire à personne qui ont besoin d'être entendues. Et parfois simplement changer ce regard, c'est déjà un pas immense vers une forme de libération et surtout un apaisement. Donc vraiment je t'invite à faire ça Et ne pas hésiter aussi à venir dans mes DM, notamment sur Instagram, c'est là où je suis quand même la plus réactive, à me dire un peu comment cet épisode a résonné pour toi et est-ce que ça t'a ouvert des portes, des manières de penser. Parce que je pense sincèrement que parfois, il faut arrêter d'essayer d'en faire plus et commencer à faire mieux. Voilà. Et donc moi, je te laisse avec ça. je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de ta pause sexy et en attendant, t'hésites pas, tu m'envoies un message en DM sur Instagram. C'est terminé pour cette semaine, si cet épisode t'a parlé t'a secoué, t'a donné envie d'aller plus loin, pense à t'abonner au podcast et à laisser 5 étoiles un commentaire et le partager partage-le autour de toi pour faire réfléchir et répandre la bonne parole et surtout, surtout, n'oublie pas de me rejoindre sur Instagram sur ce je te souhaite une très bonne semaine et je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Tapos Sexy