- Speaker #0
Bonjour tout le monde, bienvenue dans ce nouvel épisode de Taboulet Maillot, un taboulet maillot un peu particulier. On va recevoir des gens qui se présenteront un peu plus tard. On va parler d'une passion que beaucoup de gens ont, c'est les jeux société. On y joue, ça a l'air extrêmement simple. Techniquement, c'est des boîtes, des règles, des pions ou des cartes. Au delà de ces aspects un peu social et des jeux, des bonnes soirées entre amis ou entre familles. Ça peut arriver, des petites soirées monopoli avec les papas, les mamans, les tatas et les tontons. Il y a aussi des heures de réflexion, de tests, des des ratés, des ajustements et surtout... des humains derrière tout ça. On va parler de tout ça, mais pas pour décortiquer les règles pendant une heure, mais pour comprendre comment une idée un peu floue devient un vrai jeu qu'on reçoit entre amis pour y jouer. Du coup, pour cela, je reçois les alchimistes ludiques, une association passionnée qui accompagne, teste, crée et transmet l'envie de jouer et de créer. On va parler d'idées qui naissent sur un coin de table, de prototypes bricolés, de doutes, de plaisirs et de ce moment magique où un jeu commence vraiment à fonctionner. Bienvenue dans Tabou les Magies. Est-ce que rapidement, avant de présenter les invités, tu peux nous présenter l'association et me dire qui tu es ?
- Speaker #1
Je suis Sylvaine, présidente de l'association Les Alchimistes Ludi. Elle a été créée le 14 mars 2023, c'était en Haute-Savoie. On se retrouvait dans un bar à La Roche-sur-Ferrand. On s'est rencontrés là-bas, tous les auteurs, et on a décidé de faire une association Les Alchimistes Ludi.
- Speaker #0
Une association plutôt récente ? Deux, trois ans, on va dire, grosso modo. Et ça vous est venu de quelles réflexions de vous regrouper pour mieux créer ? Vous étiez un peu chacun morcelé de votre côté ?
- Speaker #1
Au début, on était tous, oui, chacun de notre côté. Et on s'est dit, pour tester, c'était quand même plus simple. Voilà, c'est ça. Donc, on s'est réunis quand on était quand même assez nombreux sur la Haute-Savoie.
- Speaker #0
Je vais faire une petite question à chacun des invités, du coup. Est-ce que tu peux nous dire ton premier jeu, un souvenir de premier jeu auquel tu as joué ? Le jeu de société que tu as joué.
- Speaker #1
Le premier jeu auquel j'ai joué, c'est Parodin. C'est comme ça que j'ai... C'est un petit jeu de dés. Il fallait faire des combinaisons.
- Speaker #0
C'était le contexte familial ou... Enfin, quand t'étais enfant, adulte ? Ah non, non, adulte. Ouais,
- Speaker #1
quand... Ouais, Alors, enfant, non, c'était un truc avec des chevaux, je crois, des poneys, qui sautaient par-dessus les barrières. Bah, je ne sais plus.
- Speaker #0
On va faire dans cet endroit-là. Est-ce que tu peux parler, te présenter ?
- Speaker #2
Oui. Bonjour, moi, c'est Camille et j'ai rejoint les alchimistes il y a très peu de temps. J'ai rempli ma fiche d'adhésion ce matin. Et... Donc... tout nouveau dans l'assaut et moi mon premier contact avec les jeux de société qui m'a marqué je dirais que c'est le risque voilà qui m'a embarqué et que pourtant avec du recul je trouve pas si ouf que ça un bon exemple du jeu de société qui a peut-être pas si bien vieilli mais en tout cas moi j'ai ce côté gérer ses troupes sur une carte qui me rappelait les jeux vidéo que j'aimais moi j'aime tout ce qui est jeu d'affrontement principalement les jeux par exemple en duel qui vont demander du deck building, des choses comme ça c'est vraiment ma cam là où on se tabasse quoi la bagarre passons au prochain invité du coup,
- Speaker #0
est-ce que tu peux te présenter, qui tu es bonjour Chris merci,
- Speaker #3
alors je vais vous parler de ce que je produis moi c'est un jeu un peu à part tout comme Camille, j'aime bien le côté old school, donc Risk est une des références tout comme Civilization, le jeu de Sid Meier. Et au passage, j'ai créé un jeu un peu hybride, enfin une série de jeux hybrides sur un univers transmédia, Dark Medieval Fantasy, où c'est un jeu de figurines, de cartes, où on associe de nombreuses mécaniques, mais elles n'arrivent pas toutes dans le même jeu, elles sont étalées sur plusieurs jeux qui peuplent cet univers. Voilà.
- Speaker #0
Ok. Il s'appelle comment ton club ?
- Speaker #3
Il s'appelle Wario.
- Speaker #0
Wario, ok.
- Speaker #3
Voilà.
- Speaker #0
Et le dernier, mais pas des moindres !
- Speaker #4
Bonjour à tous, moi c'est Nicolas, adhérent des alchimistes ludiques quasiment depuis le début, je dirais, de la création. Je suis arrivé dans un salon avec mon bout de proto, sans vraiment y connaître dans l'université de société. Et c'est là où j'ai commencé à croiser des alchimistes sur Annecy, auxquels on a pu rapidement échanger, voir que du coup des auteurs dans ma région, ils sont plus nombreux qu'il n'y paraît. Et finalement, grâce à ça, on se dit qu'on s'y sent moins seul et qu'on peut être plus facilement accompagné. Et c'est là où l'adhésion a porté et je me suis dit, il faut y aller quoi. Mais quelle équipe après derrière ? Quelle équipe des alchimistes ? Que du bonheur. Des rencontres.
- Speaker #3
Du bonheur, du bonheur. Oui et non.
- Speaker #4
Des rencontres, des opportunités, du support, du soutien, des idées, du partage d'idées. presque une famille, on a envie de dire, vraiment on en est là aujourd'hui. Oui,
- Speaker #3
c'est convivial, puis surtout, et excuse-moi Sylvain, j'ai oublié de citer... L'association que j'ai découvert notamment grâce à Sylvaine, je ne sais plus en quelle année. En tout cas, j'ai adhéré en 2024 à La Roche, qui n'était pas la porte à côté, mais néanmoins, ça m'a fait plaisir parce que du coup, comme dit Nico, il y a une ambiance conviviale, de solidarité, que l'on ne trouve pas habituellement quand on fait jouer des gens, où les gens sont plutôt dans la consommation. Et puis, merci, au revoir, il n'y a pas de suivi, c'est du one shot. Tandis que là, on est une belle équipe.
- Speaker #0
Ma première question, tu voulais rebondir ?
- Speaker #4
En fait, il m'a coupé la parole. Il suce la présidente. Je peux parler un peu ?
- Speaker #3
La présidente, enfin bon.
- Speaker #4
Non, je rigole. Oui, donc du coup, comme je disais, les alchimistes sont vraiment une très belle famille et auteurs de jeux. Donc moi, de mon côté, je présente un jeu de société familiale, disons de chapardage, auquel c'est un jeu de confrontation, de stratégie, de tactique, etc. Mon jeu qui m'a... Enfin, le premier jeu auquel j'ai joué dans mon enfance, je dirais que c'est le Monopoly. Dans les années 90, le jeu qui a porté un peu cette génération-là. Où l'ancêtres dé suprémacient des pouvoirs, des terrains, des propriétés sur l'ensemble du plateau. Dominer un peu les autres adversaires, c'est vraiment un truc... J'adorais jouer à ce jeu pendant des heures, en famille en tout cas, pour le peu qui m'en restait après la fin des parties.
- Speaker #0
Oui, parce que Monopoly a détruit des familles, il faut quand même... Il faut se l'avouer,
- Speaker #4
il faut se l'avouer.
- Speaker #3
C'est le principe des jeux d'affrontement, on va dire.
- Speaker #0
Du coup, ma première question, à quel moment vous vous êtes passé de joueur ou joueuse à créateur ou créatrice de jeu ? C'était une frustration de ne pas avoir en rayon ce que vous voulez ?
- Speaker #4
Alors, je peux parler en premier ?
- Speaker #3
Ouais, vas-y, on refait un tour.
- Speaker #4
Moi, je dirais que... Je me suis lancé dans beaucoup beaucoup de jeux de société, à regarder un peu sur les réseaux ce qui se faisait, sur youtube notamment, beaucoup de règles parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, avant d'acheter un jeu, moi je préfère regarder d'abord les règles sur youtube avant de pouvoir...
- Speaker #0
Pour moi c'est le concept, peut être bien ou pas.
- Speaker #4
Et en fait, moi j'avais une mécanique bien précise en tête que je n'arrivais pas à retrouver dans la passion d'un jeu. Et je me suis dit, autant prendre tout ce que j'aime et le regrouper dans un seul jeu et c'est pour ça que demain du coup on devient hauteur.
- Speaker #0
On parlera de vos jeux, ne vous inquiétez pas.
- Speaker #3
Alors moi, je dirais que dans les années 70-80, on n'avait pas les ordinateurs. Enfin, pas comme on les a aujourd'hui.
- Speaker #4
70-80 ? Ah oui, mais t'es âgé.
- Speaker #3
Ouais, t'as vu, j'ai fait des lignes de Botox. Enfin bref. Ouais, bah écoute, c'est pour ça que j'ai dit doyasse. Enfin bref. Bon, passons. On était une famille nombreuse et du coup, on n'avait pas l'accès aux jeux comme on les a aujourd'hui. et par conséquent, j'ai grandi dans une famille où on était... six enfants. Et du coup, mes frères étaient eux-mêmes des créateurs de jeux. Donc, j'étais formaté par la création de jeux, faute de pouvoir en acheter. Et c'est que dans les années presque... Oui, c'était avant les années 90 où j'ai eu mon premier ordinateur, que j'ai découvert des jeux qui m'ont encore plus inspiré pour faire des jeux beaucoup plus aboutis. Donc, le passage, jeux d'ordinateur, retour aux sources originelles du jeu papier. Et voilà comment j'ai pu puis cette inspiration. Donc, comment je peux dire que c'est depuis tout petit que je suis tombé dedans, dans la création ?
- Speaker #2
Moi, ça a été en plusieurs temps. J'ai joué petit à des jeux de société avec ma famille aussi. Mais voilà, quelques jeux classiques, beaucoup de jeux de cartes et de jeux de plis, tarot, belote, etc. Et au bout d'un moment, j'avais l'impression de manquer d'originalité dans le jeu. Et je suis aussi un gros geek. de jeux vidéo et j'ai eu l'envie un jour de transposer ma passion du jeu Age of Empires 2 un jeu assez complexe quand même assez complexe, voilà, où on va créer son petit village ses villageois, son armée pour aller envahir l'autre et je voulais essayer de le trouver en format plateau impossible de le faire, et là j'ai commencé à cogiter, cogiter, le prototype est toujours à l'état de prototype bien sûr toujours avec des bouts de carton et compagnie mais c'est un truc qui m'a C'est la première fois que je me suis dit, je peux passer de je ne trouve pas à je peux créer. Et ensuite, après, j'ai laissé passer du temps, j'ai refait un ou deux prototypes. Et là, c'est dans le cadre de mon travail où je m'occupe d'adolescents, j'accompagne des ados. Et en fait, on avait du mal des fois à mener un débat où on s'écoute, où on s'est argumenté, etc. Et donc, on a, avec l'équipe pluridisciplinaire, on a réfléchi à des jeux qui existaient et à chaque fois, je n'arrivais pas à trouver ce que je voulais. Et donc je me suis dit, tiens, c'est le moment de créer mon propre jeu pour avoir la formule qui marche selon moi.
- Speaker #0
Tu as un peu gamifié ton métier,
- Speaker #2
quoi. Exactement, j'allie la passion et le pro autant que possible.
- Speaker #0
Est-ce que toi tu veux répondre ? Oui, oui, je veux répondre. Oui, oui,
- Speaker #1
non mais quoi ? J'essaie de me détendre tout doucement, mais... Moi c'est ma fille, c'est ma fille qui m'a demandé un jour de faire un jeu de société. Et comme je suis illustratrice, j'ai voulu allier la création. et donc j'ai commencé à peindre mes jeux de société et après je suis passée à l'ordinateur mais c'est comme ça que je me suis intéressée à la création de jeux et puis je choisis des thèmes qui plaisaient à ma fille au début
- Speaker #0
Bonne relance. Du coup, quel est l'ordre pour vous, pour avoir l'idée ? D'abord, vous choisissez un peu le concept ou l'univers de votre jeu, et ensuite vous faites les mécaniques, ou plutôt l'inverse ?
- Speaker #5
Ça dépend en fait.
- Speaker #3
Alors ça, c'est un sujet vraiment vaste, parce que selon les auteurs, on a tous une source d'inspiration complètement différente. Je découvre Camille aujourd'hui, et je me rends compte qu'on a beaucoup de points communs par rapport aux références de jeu qui nous ont inspirés pour la création. Et de là, Risk, Age of Empires, moi, Civilization, tout ça, ça nous a...
- Speaker #0
Un jeu de gestion de Civilization, quoi.
- Speaker #4
Il est vrai que tout vient de notre expérience personnelle, surtout avant tout. C'est ça. Ce qui nous rapproche le plus, ce qu'on aime le plus. Et sur un bout d'idée, hop, on...
- Speaker #3
On se dit, on aurait voulu que le jeu nous apporte plus, donc on se dit, je peux mieux faire que ça. Donc après, on est tous dans la spirale. Est-ce qu'on a envie de recopier quelque chose qui existe ? en l'améliorant ou est-ce qu'on veut être le porteur d'un flambeau d'un jeu original ?
- Speaker #4
C'est exactement comme Cam il l'expliquait, en partant d'Adjov Empire 2, il part sur un concept qui existe déjà mais il veut l'améliorer lui comme lui l'entend et comme lui l'aime. Pouvoir le pratiquer, le jouer, il prend de quelque chose qui existe et il en fait une source meilleure.
- Speaker #1
Ça peut être aussi l'univers, je marche beaucoup par thème, par exemple les Ghibli. J'avais fait un jeu sur Princess Mononoke parce que j'avais haut. ça me plaisait les illustrations, tout ça. Donc, je suis partie avec ça. Puis, je me suis dit, qu'est-ce que je peux faire avec ce... Je n'avais pas la mécanique de jeu, par contre. J'avais juste le thème et quelque chose que j'appréciais, en fait. Donc, ça dépend vraiment. Puis, des fois, comme vous, j'adorais les mémos RPG. J'ai voulu faire un jeu de société qui reprenne un peu la mécanique du jeu de société. Donc, en fait, ça dépend des moments, je ne dirais pas des gens, en fait. Les moments, les mécaniques... de création sont différents.
- Speaker #4
Donc on dirait plus que le thème vient avant la mécanique qui nous inspire la mécanique de genre.
- Speaker #1
Ça dépend, des fois il y a des mécaniques qui te plaisent avant. Par exemple, j'adore le deckbuilding. J'ai dit je veux faire un jeu avec le deckbuilding et j'ai pris un thème que j'aimais bien après. Les deux...
- Speaker #2
Pour ce qui est de Age of Empires, pour reprendre cet exemple, moi j'avais cette envie de retracer une émotion quand on joue et euh En regardant les jeux auxquels j'ai pu jouer ou que j'ai pu découvrir, on est sur la pose d'ouvrier, de la gestion de ressources. Mais on n'a pas, en tout cas moi dans ce que j'ai découvert, je n'arrivais pas à trouver un équivalent où on va gérer sa petite armée, gérer une escarmouche, si ce n'est après des jeux de rôle type Warhammer, etc. où on va être dans une autre dimension encore et qui ne se pose pas rapidement autour d'une table. Et quand j'allais dans des... moi je me suis rendu en boutique physiquement plein de fois. quand je découvrais encore le monde du jeu société, et je demandais, est-ce que vous pourriez me conseiller quelque chose qui ressemble à Age of Empires ? Et à chaque fois, je voyais que le vendeur était un peu en PLS devant moi, en disant, je vais te proposer, tu connais ça, tu connais ça, oui, je connais ça, puis il y a Small World, puis il y a ceci. Oui, mais... Après, en fait,
- Speaker #0
la difficulté, tu as le côté escarmouche avec des troupes, le côté gestion de ressources, le côté territoire, et c'est difficile de réunir tout dans un jeu.
- Speaker #2
Pourquoi tu pars ? Est-ce que tu pars sur un jeu de plateau ?
- Speaker #4
Tu pars sur un jeu de cartes ? Tu pars sur un jeu de dés ?
- Speaker #3
En fait, on constate dans tous ces schémas qu'il y a un formatage de mécanique de jeu. Et à côté de ça, c'est confronté à l'idée, on va dire le fantasme, de ce que l'on voudrait interpréter, créer. Moi, avant que Sid Meier sorte les civilisations, je voulais créer un jeu similaire qui associait la magie et l'évolution. Après, Sid Meier a sorti la civilisation 1. c'était au début des années 80 et du coup j'ai laissé tomber mon projet. Et puis du coup je l'ai repris en 2010, j'en ai fait un premier opus, en 2023 j'en ai relancé un second opus, et là encore une fois, grâce aux alchimistes ludiques j'étais confronté à il faut que tu aies une culture ludique plus vaste, donc apprends les mécaniques pour pouvoir les adapter à ton jeu. Et là c'était la grosse erreur, c'est que les mécaniques doivent sublimer le lore et pas l'inverse en fait.
- Speaker #0
Oui, tu dois avoir une cohérence entre l'univers et tes règles.
- Speaker #3
Donc elles doivent servir ton idée originelle. pour pouvoir le mettre plus en avant.
- Speaker #4
Et après, une fois qu'on a tous rassemblé nos idées, qu'on arrive à trouver quelque chose qui nous correspond, quel public on vise derrière ? Comment adapter ce qu'on est en train de créer, la mécanique, la difficulté qu'on est en train de mettre en place ?
- Speaker #1
Avant de parler là-dessus, il y a aussi le matériel. Bizarrement, moi, quand j'ai du matériel, je n'ai aucune idée de ce que je vais faire, mais j'ai le matériel.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
je me dis, c'est bon, j'ai le jeu, là. Et je prends par exemple des cartes, je prends trois éléments par exemple, et puis j'essaie de faire un jeu avec ça. Et c'est aussi une autre façon de créer en fait.
- Speaker #4
Une fois que j'ai la mécanique, j'adapte le matériel en fonction des besoins de la partie.
- Speaker #1
Les deux fonctionnent en fait ?
- Speaker #4
Les deux fonctionnent tout à fait. Moi je sais que je fais la mécanique.
- Speaker #1
De mon côté, moi je sais comment ça va. Tout le temps ?
- Speaker #4
Je suis parti sur un jeu de cartes, et après je me dis tiens, pour l'ergonomie visuelle, pour l'ergonomie des joueurs, pour leur confort. Il va falloir que je mette des pions, il va falloir que je fasse ci, il va falloir que je fasse ça. Mais ça se vient en 2-3 temps, mais après il y en a qui arrivent comme toi très bien.
- Speaker #1
Mais moi j'arrive à faire les...
- Speaker #4
En parlant d'accessoires.
- Speaker #1
Je sais que c'est ce qu'on fait au repas de fin d'année. On prend 3 accessoires.
- Speaker #3
On met tous des objets et puis on doit créer un jeu pour avoir ça. Super relance. Je suis pas en vie. Super relance, c'est incroyable.
- Speaker #0
Du coup comme vous l'avez remarqué, il y a des petits mugs ici. Quand vous êtes tous des créateurs et créatrices de jeux, il y en a un, ça va être un peu l'univers de votre jeu, et l'autre c'est une petite mécanique de jeu. Donc chacun va piocher un papier de chaque, et vous allez à peu près avoir une minute, deux, pour pitcher le jeu comme c'est à vous.
- Speaker #4
Très bien, ça c'est génial. Camille, tu commences ?
- Speaker #1
En une minute,
- Speaker #3
on piche un jeu ? Faites comme vous voulez.
- Speaker #1
Ah mais ça, on fait... Oui,
- Speaker #3
chacun... Eh bah évidemment, c'est un peu le but ! Je croyais qu'on faisait tous ensemble. Ah bah non ! C'est là qu'on désigne la palme du meilleur auteur.
- Speaker #1
Oh ! Oh purée ! Alors...
- Speaker #0
Vous avez normalement des trucs un peu farfelus, qui vont peut-être ensemble, peut-être pas. Ouh là...
- Speaker #3
Y'a des choses plus ou moins faciles suivant si ça match ou pas.
- Speaker #4
Vous êtes pas très sympa à tabouler maillot avec ce genre de trucs, vous le savez.
- Speaker #5
Alors moi j'ai une question pour Tabou les Maillots, est-ce que Tabou les Maillots participe au jeu ou pas ?
- Speaker #0
Je peux.
- Speaker #3
Allez, allez. Je serais beaucoup moins fort que vous je pense mais... Oh non Euh,
- Speaker #4
vu les sujets...
- Speaker #3
Là je crois qu'on va être tous solidaires.
- Speaker #1
Il faut plus qu'une minute. C'est ça.
- Speaker #3
Bah ça va être de l'impro parce que là...
- Speaker #0
Oui non mais c'est de l'impro total. Après si c'est un peu merdique c'est pas grave.
- Speaker #3
Non c'est pas un peu, c'est beaucoup.
- Speaker #0
Alors, tu veux quoi exactement ? Tu me fais un petit pitch de mon jeu c'est ça. Et ça joue, je sais pas, avec des cartes, un plateau, un truc... Ouais, d'accord.
- Speaker #2
On te donne les deux papiers ? On les dit ou pas ? Non, non,
- Speaker #3
en fait, tu dois faire deviner.
- Speaker #2
Ok, à la fin peut-être on dira ? Oui, au mieux.
- Speaker #3
Sinon on va pas comprendre. Ah, j'ai peut-être un truc.
- Speaker #0
Alors pour préciser aux téléspectateurs et téléspectatrices, du coup il y a 15 papiers qui sont un peu l'idée générale du jeu, une petite thématique, et 15 autres papiers qui ont... mécanique de jeu qui est assez vague pour que vous puissiez faire ce qu'il y a à faire. J'ai fait en sorte à peu près que ça match, enfin que ça match à peu près dans tous les cas, vite fait. Donc ça peut donner des résultats inattendus.
- Speaker #2
Je peux essayer de me lancer. Je t'écoute. Bon, alors moi je vous présente le jeu Lune de Merde. En fait, c'est assez simple. C'est un jeu qui se joue de 4 à 8 joueurs. En fait, on va avoir des cartes disposées en gris devant nous qui vont... représenter les bancs des familles lors d'un mariage à l'église. Tous les personnages vont être déposés les uns avec les autres. Sauf qu'en fait, il va y avoir des couleurs associées aux personnages et aussi des valeurs. Tout ça va devoir être combiné les uns par rapport aux autres, parce que si un rouge et un jaune et un bleu sont ensemble, vous gagnez moins de points que s'ils sont par couleur. Il faut réussir à réunir les familles entre elles. Et pour ça, vous allez aussi avoir des personnages en main. Et il va falloir échanger à tour de rôle sans vous dire ce que vous faites. Et là, opère un petit peu un jeu d'observation, de déduction de ce que les joueurs vont pouvoir faire pour réussir en cinq tours à maximiser un nombre de points avec une grille de points à la fin qui nous donne un score. A-t-on réussi à sauver ou non ? le mariage.
- Speaker #4
Ça sent l'Asdor 2027, ça.
- Speaker #3
Le stand de Cannes.
- Speaker #4
Ça sent l'Asdor 2027.
- Speaker #0
C'était quand même vachement convaincant. C'était pas mal, j'ai presque cru. Un vrai jeu.
- Speaker #2
Ouais,
- Speaker #0
c'était pas mal. T'as une nouvelle idée ? Bah oui ! Allez, c'est parti ! Allez ! J'ai eu l'impression qu'il me p...
- Speaker #5
La composition FIFA, c'est faire la meilleure composition FIFA. T'enlèves des joueurs, tu les mets.
- Speaker #2
Est-ce que je vous donne ce que j'avais ?
- Speaker #0
Ah oui, c'est important.
- Speaker #2
Donc, le thème c'était un mariage qui dégénère et la mécanique où il faut coopérer sans jamais pouvoir se parler.
- Speaker #0
Qui est partant ou partante ? Sylvaine ! Non.
- Speaker #4
Écoute, on peut tenter quelque chose.
- Speaker #0
Allez, vas-y après. Moi, Nico, je vais aussi.
- Speaker #4
Mon jeu s'appellerait le flamant rosanté. Le Flamant Rose est un hôtel de vacances très réputé dans la région mais qui n'arrive plus depuis quelques dizaines d'années à attirer des visiteurs. Pourquoi ? Parce qu'apparemment un des employés aurait été assassiné et vivrait encore parmi les autres employés. On aurait un employé fantôme. Et l'objectif pour redonner un peu de vie à cet hôtel c'est de retrouver cet employé fantôme pour le faire disparaître et qu'ils arrêtent d'effrayer un peu tous les autres visiteurs. Donc on serait dans un rôle, un jeu à rôle caché, avec un jeu de cartes où chaque personnage interpréterait un des assistants de l'hôtel, ça peut être un cuisinier, un jardinier, un majordome, une servante, le maître d'hôtel, etc. Accompagné d'un autre rôle qui est soit humain, soit t'es un fantôme. Chacun avec des compétences et des capacités un petit peu différentes, pour essayer tous ensemble de mener la meilleure enquête possible pour retrouver ce vilain fantôme. Mon jeu, c'est un village de vacances très mal fréquenté avec un système de négociation très toxique.
- Speaker #0
Allez, on joue ? C'est pas mal, en vrai c'est pas mal.
- Speaker #3
C'est bien.
- Speaker #4
Ça se pitche.
- Speaker #3
C'est bien, et du coup le thème ?
- Speaker #4
C'est un village de vacances très mal fréquenté avec un système de négociation toxique.
- Speaker #3
Waouh. Et franchement, tes papiers sont pas faciles. Surtout que ça nous fait sortir de notre zone de confort.
- Speaker #0
Mais vous vous en sortez quand même plutôt bien, c'est ça le... Ouais,
- Speaker #3
là il me bluffe les copains. Vous voulez maillot ? On t'écoute ?
- Speaker #0
Ah yes ! Alors ça va pas être du même niveau, moi c'est très simple, c'est Tabou les Maillots Park.
- Speaker #4
Ok.
- Speaker #0
C'est un parc d'attractions du coup.
- Speaker #4
On y croit, on y croit.
- Speaker #0
Et chacun des joueurs et joueuses incarne du coup un manager ou un management d'une division, qui va être la bouffe, l'attraction, la gestion des visiteurs, etc. Sauf que tout le monde est extrêmement incompétent. En fait le but du jeu, ça va être un peu de corrompre ses collègues pour prouver qu'on est indispensable au boulot alors qu'on est vraiment nul. Donc il y a un système de corruption et d'achat de ressources Il va falloir argumenter moi j'adore Donc on peut corrompre Les fournisseurs, les visiteurs etc Pour essayer de nous laisser des bonnes notes Que ce soit sur Google Maps ou que les visiteurs Ou les fournisseurs disent ah oui oui lui il est trop trop bien On va virer plutôt lui En fait à chaque fin de tour un peu comme Koh Lantan On va élire la personne à éliminer Pour qu'il en reste qu'un qui sera le gestionnaire du parc Tabou les maillots Excellent
- Speaker #3
Bon franchement tu te débrouilles super bien mais il a pris tout et c'est lui qui a fait les papiers
- Speaker #4
Il a pris par coeur Il avait un proche qui me salue dit qu'on est d'accord
- Speaker #1
Ouais je vais l'embaucher Moi j'ai aucune idée
- Speaker #0
Un parc d'attractions hanté, bon j'ai pas le côté hanté, est mal noté sur Google Où il faut convaincre les autres que tu es indispensable
- Speaker #4
Toi t'es très très bien sorti Et en matériel tu nous as pas dit, on serait sur un jeu de cartes, un jeu de plateau ?
- Speaker #0
Un jeu de plateau pour justement gérer les différentes divisions du parc, et après avec un système de jetons pour acheter des ressources. Ok,
- Speaker #3
ok, pas mal, bien. Alors moi je vais vous parler du jeu T-Reality, c'est un jeu anglophone on va dire, mais néanmoins organisé par des français qui ne savent pas du tout parler anglais. Et c'est là le but. Oui, j'essaie de creuser, de m'enfoncer bien à la fin.
- Speaker #4
Prends d'autres tickets.
- Speaker #3
Non, ça va le faire, ça va le faire. C'est comme un pansement, tu sais, tu l'arraches et après t'as plus mal. Donc je continue. Et c'est un jeu full co-op, en fait. Et les gagnants de ce jeu full co-op seront élus par le public. En quoi consiste ce jeu ? Ce jeu consiste à raconter, à justifier, à rendre vivant quelque chose. Que tout le monde s'en moque. Le but, c'est ça. Et du coup, les gens, s'ils sont convaincus d'acheter le jeu parce que la personne a été très commerciale par rapport à ses propos, par rapport à ses interactions avec ses collègues, comme nous le faisons actuellement, où on se sent terriblement seul dans ces moments-là, eh bien, ils remportent la boîte du jeu. Et voilà. Donc c'est extrêmement soft parce que c'était vraiment compliqué. Il n'y a rien d'un jeu dans les papiers que j'ai tirés, mais je vais vous les lire quand même.
- Speaker #0
Alors, c'est peut-être un mauvais triage.
- Speaker #3
Oui, non, mais c'est peut-être un très mauvais auteur aussi parce que moi, c'est du jeu de stratégie. Et là, c'est un jeu plutôt narratif que l'on me propose. Alors, qu'est-ce que c'était le thème ? Moi, j'avais comme thème une émission de télé-réalité complètement ratée. Je crois que là, c'est bien raté. Et ensuite, on doit optimiser quelque chose d'inutile. Alors là, c'est bien ça. C'est inutile de pouvoir voter pour...
- Speaker #4
Pour toi, ce que tu proposes habituellement, le jeu de figurines, t'es vraiment sorti de ta zone de confort. En écart,
- Speaker #3
quoi. Là, j'ai sauté sans parachute. Bon.
- Speaker #1
Vas-y, coucou. Je sais pas ce que je veux dire. Eh ben, tu sais quoi ? Eh ben, je vais y aller comme ça, mais ça m'a rien donné. Alors, en fait, mon jeu, ça s'appelle l'hôtel des mythos. Voilà. Donc, en fait, on va... C'est Zeus et puis Hades qui vont jouer. Donc... avec des cartes, et ils vont devoir utiliser toutes leurs créatures pour faire un chenil dans cet hôtel. Et en fait, ils vont devoir, avec leurs cartes de créatures, combler ce chenil hôtel et essayer de les faire vivre dans cet hôtel. Et voilà. Il va falloir avoir le moins d'actions possibles pour faire cohabiter C'est... ces monstres. Et voilà, c'est tout. J'ai dit que j'avais un nom.
- Speaker #3
Et on gagne comment dans ton jeu ?
- Speaker #1
On gagne quand on fait moins d'actions. Il faut faire moins d'actions en enchaînant les créatures dans l'hôtel. Non, je n'ai aucune idée de ce que je voulais dire. Tu sais, je vais te donner... J'avais tellement d'idées.
- Speaker #4
Une SPA pour mon...
- Speaker #1
Le pire, c'est quand tu as trop d'idées et tu dois te dire Qu'est-ce que je vais prendre ? pour faire ce jeu-là. Moi, je suis partie sur un jeu de plateau à la base, au début. Après, je me suis dit, je vais rajouter des dés. Et puis non, je vais rajouter des cartes. Et puis, je vais les faire dans un hôtel parce qu'il y a la colocation des monstres mythologiques. Il faut que ça soit dans la mythologie. Et en fait, j'avais tellement de trucs que finalement, je suis partie dans tous les sens.
- Speaker #4
On sent l'éditrice de Villers-Rivre.
- Speaker #1
Alors moi, c'est une colocation de monstres mythologiques où Zeus et Hades jouaient avec leurs créatures et les mettaient dans un hôtel chenil pour les faire cohabiter. Et donc le gagnant c'était celui qui faisait le moins d'actions possible.
- Speaker #4
Ah bah voilà ! Regarde comme t'as expliqué c'est tout simple ! Bah voilà,
- Speaker #1
c'est tout simple !
- Speaker #4
On voit le plus grand succès ! Voilà c'est vendu ! On sent l'éditrice de Villers-Raconte qui improvise vraiment les scénarios. Ouais super !
- Speaker #0
C'est clair !
- Speaker #4
Parfait !
- Speaker #0
Et du coup maintenant qu'on est un peu au lead-up de jeu, comment on structure justement le jeu en termes de mécanique ?
- Speaker #4
Quelles sont les étapes ?
- Speaker #1
Il faut m'embaucher alors !
- Speaker #0
Bah vas-y !
- Speaker #1
Non non mais je fais tout !
- Speaker #4
Quelles sont les étapes pour après ?
- Speaker #0
T'as l'idée de base, ça serait cool, tu pitches un peu le truc.
- Speaker #4
C'est vrai qu'on a l'univers, on a la mécanique, etc. Donc la prochaine étape c'est quoi ? C'est prendre le temps de créer un prototype papier pour commencer, voir un petit peu se projeter dans ce qu'on veut en mécanique. Une fois qu'on a l'idée de le faire essayer, soit on arrive à le faire en shadow mental un petit peu dans sa tête, essayer de se projeter, ou soit on le fait un peu essayer dans son entourage personnel.
- Speaker #0
Donc avec juste d'imprimer des pages d'Word.
- Speaker #4
des trucs, tout simple, vraiment un papier blanc, on écrit dessus à la main et on y va, on démarre vraiment de quelque chose. Et après deuxième étape pour nous, nous concernant, on va appeler les alchimistes, on leur dit voilà j'ai un concept, est-ce que vous êtes disponible un mercredi soir à Cornier, go, j'ai quelque chose à vous présenter. Et là je me fais démonter ton idée c'est de la merde ça marche pas, je reviens, on persévère parce que justement le but d'un prototype c'est de ce qui se fasse démonter pour en tirer uniquement le meilleur. Donc on se fait démonter, on revient avec une meilleure expérience, avec des épaules solides. Et on revient la semaine d'après, on se fait moins reprocher par tout le monde.
- Speaker #0
Il y a un truc intéressant.
- Speaker #4
Et on fait ça un, deux, trois, quatre mois, le temps qu'il faut adapter. Il y en a qui ont des idées tout de suite, du jour au lendemain, ça marche très bien. Il y en a qui méritent un peu plus de temps, un peu plus d'approche.
- Speaker #0
On peut changer l'idée aussi, le matériel.
- Speaker #1
Ah oui, l'évolution du matériel. Je vais en venir justement. Et après, une fois qu'on a la première porte, on ouvre la deuxième, qui est les salons de jeux de société qu'on a, les festivals dans la région. C'est là où, avec un contact qui sort la zone de confort, on va pouvoir rencontrer d'autres types de personnes, qui soient soit des casus, soit des jeux initiés, soit des jeux experts, des joueurs experts, à ce niveau-là. Et là, du coup, on a d'autres types de retours. C'est-à-dire qu'on a des retours. soit constructif, soit on sent que le public s'ennuie, soit on sent un public dynamique, soit on voit avec des enfants etc. Une fois qu'on a fait ça, on mesure en deux temps la suite du jeu. Qu'est-ce qu'on a envie de cibler ? Est-ce qu'on a envie de cibler des familles ? Est-ce qu'on a envie de cibler des joueurs initiés ? En fonction, on ne présente pas du tout la même gamme de jeu.
- Speaker #2
Et pas le même matériel aussi.
- Speaker #1
Et après, en fonction des besoins des joueurs, on se rend compte qu'ils n'arrivent pas à y voir clair dans ces cas-là, qu'est-ce qu'on peut essayer d'améliorer, etc. Et puis on revient au prochain salon avec d'autres supports matériels qui viennent en suivre par rapport à ça. Et ensuite, au fur et à mesure, on a des idées, on a des idées, ça grossit jusqu'à ce qu'on est dans une zone de confiance, auquel cas, de toute façon, on est tous raccords là-dessus, c'est qu'on ne peut pas satisfaire tout le monde.
- Speaker #0
Oui, ah oui.
- Speaker #1
Quand on fait un jeu de société,
- Speaker #3
c'est qu'on ne peut pas satisfaire tout le monde.
- Speaker #1
Il faut savoir s'arrêter dans la création. Il faut savoir s'arrêter dans le processus. Il ne faut pas s'y perdre dans tous les retours, il ne faut pas non plus perdre l'idée qui nous appartient de base. Parce que ça reste ce qui nous appartient et ça n'appartient pas aux autres, ça nous appartient à nous. Et ça, la limite, la frontière, comme j'ai envie de dire. Elle est très difficile à mettre en place. Quel espace on est capable de laisser pour qu'on puisse vraiment perdre ou non l'identité de ce qu'on est en train de créer.
- Speaker #0
Et ça, je crois qu'on a tous le même problème.
- Speaker #1
Et vis-à-vis de ça, je laisse la suite. Oui,
- Speaker #0
parce que là, tu es en train de tout dire et du coup, on n'a plus rien à dire. Alors, moi, je dirais que, par exemple, sur Warium, qui est un univers transmedia, un peu comme l'univers Tolkien, mais qu'avec des humains, je pars de plusieurs romans que j'ai réalisés, écrits. que Sylvain m'a aidé aussi à corriger. En fait, après, je le transpose en jeu. Je fais les festivals. Je fais les alchimistes ludiques également. Chacun a une connaissance, comme dit Nico, soit de casus, c'est-à-dire de joueurs occasionnels, ou soit de joueurs experts, ou bien de personnes qui disent « Ah, c'est trop compliqué, etc. » On essaie de se mettre au niveau. Et c'est là où on est confronté à un gros dilemme. C'est de se dire, un, je ne veux pas perdre l'identité de mon jeu, et deux, je veux qu'il soit accessible. Mais comment faire ? Est-ce que je veux faire un jeu pour moi, sur lequel je joue, ou est-ce que je veux faire un jeu pour les autres ? Donc si je fais un jeu pour les autres, je rentre dans le créneau un petit peu commercial, parce que le but c'est peut-être de le vendre quand même. C'est la maturité du projet de chaque auteur, l'objectif à atteindre. Moi dans mon cas, par exemple, je fais un jeu où j'essaye de garder la même ligne éditoriale, c'est-à-dire rester dans le même concept historique. pendant Quand je rencontre des joueurs, ils me disent « Ah, cette mécanique-là pourrait être apportée à ton jeu. » Et là, on se dit « Mais purée, c'est bien ce qu'il vient de dire. » Et d'un autre côté, je me dis « On doit arrêter, il faut savoir dire stop. » Je suis désolé, mais quand tu es entouré de personnes aussi talentueuses, et là, je me mets en mode Fayot, que mes collègues, à chaque fois, ça nous apporte de l'eau à notre moulin. Tu peux citer mon nom si tu veux. Non, non, non. C'est bon. Tu as tenu assez le crachoir. Ils apportent de l'eau à notre moulin. Du reste, toi, il faudrait que tu testes mon jeu depuis le temps, parce que je crois que tu ne l'as jamais testé. Enfin, tu as testé un de mes jeux. Toujours est-il, c'est que le problème, c'est l'identité et savoir dire stop. Et ça, je pense. Moi, par exemple, Warium, le deuxième opus, je l'ai mis sur les rails en 2023. Et j'ai de nombreuses associations qui jouent à ce jeu de niche. Le truc, c'est qu'à chaque fois, il m'apporte des super idées. Et je me dis, ah ouais, on peut simplifier ça. Ah ouais, on peut apporter ça. Et à chaque fois, on est confronté soit, par exemple, à un public. coopératif, soit un public dans l'affrontement.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, comme on...
- Speaker #1
Jeune, vieux, âgé, expérimenté, il y a tout type de...
- Speaker #0
Et voilà, et du coup, il faut faire des choix cornéliens entre à qui il veut s'adresser, est-ce qu'on veut garder son identité ou est-ce qu'on veut encore une fois le commercialiser, le rendre accessible au plus grand nombre ?
- Speaker #1
Je vais rebondir, je me permets, je vais rebondir sur un point qui est vachement intéressant, c'est que quand on est en festival, quand on veut attirer justement des testeurs sur des boutiques, de papier blanc comme ceci quoi. Est-ce que ça donne envie de vraiment de venir au cours ?
- Speaker #0
Ah non !
- Speaker #1
On va rentrer sur un outil qu'on n'a pas encore parlé mais que je pense que ça va te fâcher. Mais on va parler de l'IA qui va pouvoir nous aider à... Nous projeter nous dans notre thématique malheureusement mais c'est comme ça aujourd'hui
- Speaker #0
C'est un outil
- Speaker #1
C'est un outil d'aide au prototype pour nous aider à nous projeter et faire projeter également les testeurs les visiteurs de salon sur notre univers qu'on essaie de faire partager et la mécanique qui en décolle Mais l'IA aujourd'hui malheureusement on arrive à de moins en moins s'en passer pour la création de jeux sociétés Je vais laisser Camille rebondir là dessus mais C'était quoi la question ?
- Speaker #4
On a un peu digressé C'était quoi la question ?
- Speaker #2
La question à la base C'était du coup... Même lui il suffira ! Non, Comment vous structurez votre jeu pour... Vous avez l'idée ? Et comment vous la structurez pour présenter...
- Speaker #1
C'est Camille, je te laisse...
- Speaker #4
Moi je rajouterais une chose, même si vous l'avez plus ou moins dit quand même. Il y a l'envie, comme on disait tout à l'heure, on veut transposer une idée qu'on a dans la tête, une mécanique ou un univers. Et après il faut aussi s'imaginer quelle émotion, quelle sensation, quelle ambiance on veut donner. Parce qu'on peut avoir envie... de mettre en place un jeu, si à la fin il n'est pas fun à jouer, s'il ne donne pas une ambiance au groupe qui est en train de jouer, on va l'oublier rapidement, on va passer à autre chose. Et aujourd'hui, on parlait quand on était jeunes plus ou moins, avec les risques, les monopolies et autres, on était dans une période de l'histoire du jeu où il y avait quelques références qu'on allait chercher dans les magasins. Aujourd'hui, il y a, je ne sais pas, peut-être... 3000 jeux qui sortent par an.
- Speaker #2
Le marché a vachement explosé avec le Covid. Exactement.
- Speaker #4
Donc, il y a aussi une pression, je pense, de comment, même si cette idée, elle est bien, comment la peaufiner assez pour trouver sa place dans ce milieu, comment le faire distribuer, comment réussir à intéresser le public. Quand on est dans un salon de jeu, il y a 40 nouveaux jeux au mètre carré. Donc voilà, il faut aussi que le jeu, il en vaille la peine. On est dans avec l'IA etc je revendique sur ça, on est sur une facilité aussi de création qu'on n'avait pas avant. L'internet nous permet de parler entre nous, de prendre des idées, de les modeler. Mais là dedans il faut aussi réussir à faire le tri de nous sur qu'est-ce qui est bon d'aller sortir ou pas.
- Speaker #0
Je dirais que l'IA c'est comme un ensemble de puzzles différents et c'est à nous de décortiquer quelle pièce qu'elle nous fournit va à tel jeu. Lya ne fait pas tout. heureusement, mais le plus important un, c'est le contact humain le contact associatif pour tester et avoir les retours l'IA pour moi c'est un outil malheureusement ça, ça ne va pas faire plaisir aux illustrateurs en plein dans le coeur ça j'y peux rien, ça c'est fait pour moi c'est un outil indispensable pour tout ce qui est graphisme quand on n'a peut-être pas forcément les moyens de payer un illustrateur parce que quand on est auteur débutant ou confirmé même du moment qu'on Merci. On peut payer la personne qui travaille. Et oui, et oui, et oui. Et du coup, l'IA nous facilite en partie tout l'aspect graphique, mais ne remplace pas l'aspect humain pour les tests. Ce n'est pas l'IA qui va jouer, c'est un être humain. C'est un être humain qui va nous faire le retour. Donc l'IA est un outil comme une spatule pour faire, ou un outil de cuisine pour faire un gâteau. Ce n'est pas le gâteau, l'IA.
- Speaker #3
C'est aussi une question de rapidité. Oui, c'est hyper rapide de faire. Moi-même, je ne vais pas aller faire mes illustrations de mon jeu tant que le jeu n'est pas stable. Donc, je vais prendre l'IA pour illustrer et présenter ça à un festival, que c'est un peu de la gueule. Oui,
- Speaker #2
après, quand tu as la version un peu définitive, c'est toi qui t'y mets et tu fais vraiment l'illusion.
- Speaker #0
Et il y a aussi un sujet qu'on n'a pas évoqué, c'est le fait qu'on a une partie cérébrale et une partie visuelle. La partie cérébrale, par exemple, je prends le cas de Nicolas, quand il m'a exposé la toute première fois son prototype de chapardage. C'était la version papier, parce que lui, il l'avait dans sa tête, et moi, je l'avais de visuel. Donc, dans sa tête, c'était la mécanique qui primait, tandis que moi, c'était le côté visuel. Du coup, ça m'a un peu rebuté au départ, et aujourd'hui, on peut voir qu'il a énormément travaillé son support visuel. Ça fera un petit chèque de 1500 euros à la fin, et qui me doit de toute manière. C'est ça. J'accepte les placements de produits.
- Speaker #1
J'aime beaucoup, j'aime beaucoup. Tiens, continue à parler, j'aime bien.
- Speaker #0
T'as vu ça ? Attends, mais là, ça fait plus de 500 euros. Donc, on passe à 2000. On dérive un peu. Oui, on dérive carrément même. Et donc, selon le type du public, j'ai ma chérie qui me regarde là, elle va me tuer. Le côté visuel fait en sorte que ça donne envie d'y jouer. Comme dit Camille, il y a une synergie. Comment tu as dit ?
- Speaker #4
Que moi en tout cas, que je ne sais plus.
- Speaker #0
Comme lui. Donc en fait, c'est l'entente du groupe. C'est ce qu'il voulait dire tout à l'heure.
- Speaker #4
Sûrement.
- Speaker #0
Laisse tomber la neige, on fera les boules demain. Ok, ça c'est fait. Donc l'idée c'est que selon le type de public, quand on arrive à un festival, il ne faut surtout pas venir avec un jeu moche ou avec un jeu avec des papiers et écrits à la main. Moi personnellement je me mets avant tout en tant que joueur parce que je suis un énorme joueur avant d'être un créateur. Et après je crée le jeu que j'aimerais jouer. Et si j'ai un support visuel crade, du coup ça ne donne pas envie de jouer.
- Speaker #1
Après on peut demander de la vie à Steven parce que c'est vrai que Steven toi tu as quand même abouti quelque chose d'assez fort. Alors, en fait,
- Speaker #3
je voudrais rebondir sur un truc que tu avais dit tout à l'heure, là, pour la création du jeu, etc. En fait, il faut savoir s'arrêter. À un moment donné, si on ne s'arrête pas, ça va faire comme j'ai vécu. J'avais un jeu que j'adorais. J'avais fait un jeu de placement. Et en fait, on m'a dit, oui, non, ça ne va pas, Et au final, je faisais sans arrêt ce qu'on me disait de changer. Et à la fin, ce n'était plus mon jeu. Donc, il est resté au placard. Depuis des années, il est au placard.
- Speaker #2
Et du coup, quelle est un peu la... place que tu donnes aux testeurs de ton jeu ? Parce que tu as besoin d'avoir leur retour pour t'améliorer ?
- Speaker #1
Elle vient de le dire au placard. Ça c'est fait !
- Speaker #3
En fait, il faut dire à un moment donné, stop, maintenant mon jeu me plaît, il fonctionne, la majorité l'aime bien, donc voilà, tant pis pour ceux qui ne l'aiment pas en fait. Et juste aussi un truc, c'est que l'association a beaucoup apporté aux auteurs. parce qu'on s'est fait une identité visuelle qui a déjà... Dans un festival, si on a des papiers moches, oui, effectivement, personne ne les a, mais on ne venait pas non plus nous voir parce qu'on n'avait pas d'identité visuelle. Là, on a des nappes, on a des roll-up, c'est rose, on nous voit bien, les gens viennent, veulent tester, si on a un beau prototype, ils vont venir. Ce n'est pas négligeable.
- Speaker #1
Ils participent à nous aider à nous améliorer. C'est ça qui est bien. Leur retour, ils jouent le jeu avec nous et ils voient que ça peut être le jeu de demain. Ils aiment s'investir, ils aiment voir un peu l'évolution en partant d'un papier blanc jusqu'à aujourd'hui, on est capable de créer.
- Speaker #0
Curieusement, moi, quand j'expose mes jeux en festival, c'est dingue parce que j'ai un effet un peu opposé. C'est-à-dire que les gens, j'ai souvent des paparazzi qui disent Oh ! C'est beau, mais ça doit être trop compliqué. Moi qui aime le visuel, c'est à la fois flatteur, mais si c'est pour finir, comme dit Sylvain, dans un placard, ce n'est pas le but non plus.
- Speaker #1
C'est vrai que le matériel peut rebuter visuellement les testeurs. Et il ne faut pas trop. On se dit, si on voit énormément de choses, on se dit, je vais avoir énormément de choses à faire, je vais me perdre, je ne vais pas y arriver. Ils se découragent la majorité avant de s'asseoir sur une table et venir jouer avec nous.
- Speaker #4
C'est vraiment l'objectif, à mon sens, le meilleur jeu est le jeu qui a le... matériel le plus simple avec le plus de profondeur dans l'expérience.
- Speaker #1
L'ergonomie, c'est quelque chose de très très dur.
- Speaker #4
Je prends l'exemple, j'ai découvert un des jeux qui est sorti cette année, Duel pour Cardia, je ne sais pas si vous l'avez testé.
- Speaker #2
Moi ça ne me parle pas.
- Speaker #4
C'est un jeu qui ressemble à une bataille, donc un jeu où on met les cartes face cachée, on retourne, il y a une valeur et c'est celui qui a la valeur la plus élevée qui l'emporte. Donc, c'est quoi ? En tout, il y a 50 cartes dans la boîte. Quelques jetons pour marquer des points, etc. C'est tout. La boîte, elle est toute petite. Elle est plus petite que ce qu'on voit là. Et pourtant, il y a une profondeur de jeu parce qu'il y a un twist. Celui qui perd le duel déclenche un effet sur la carte. Et tout de suite, en fait, ça amène plein de mécaniques derrière. Et le jeu, il s'explique même à des enfants en 5 minutes. Ah oui. Une rejouabilité.
- Speaker #0
C'est important de citer les explications des règles.
- Speaker #4
Exactement. La rejouabilité. Il y a la rejouabilité qui est importante et il y a l'accessibilité. C'est quelque chose qu'on, justement, quand on parle de jeux un peu plus ambitieux, de plateaux, d'initiés experts, souvent, il faut passer par une mise en place qui peut prendre des fois 30, 40 minutes.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #4
Voilà, selon les règles, etc. Il y a une explication.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #4
J'expliquerai. qui puisse être... assez patient et passionné pour écouter tout ça. Et en fait, maintenant, on vise aussi une mise en place rapide, des règles claires qui s'expliquent facilement pour lancer la partie et que le rythme de partie soit aussi maintenu. Voilà, qu'on ne mette pas trois, quatre tours ou une demi-heure pour commencer à avoir des effets et des impressions de montée en puissance. Par exemple, je prends des exemples de poses d'ouvriers, etc. Il y a des jeux où... pendant une demi-heure, on attend de voir si la stratégie paye, on ne sait pas trop.
- Speaker #2
Juste pour revenir, c'est intéressant ce que tu dis sur la partie proto, tu présentes ton jeu à un festival, donc tu as une maquette un peu faite, et les joueurs te disent que c'est beaucoup trop long, c'est chiant, on s'en va. Comment tu fais la part des choses entre ils sont vraiment sincères et ton jeu ne marche pas, et juste que ce n'est pas le plus... public ou à cible ?
- Speaker #1
Très bonne question, c'est pour ça qu'on fait des fiches références à chaque salon en expliquant la durée du jeu, le nombre de joueurs possible, la difficulté. On mesure tout ça, on a l'expérience pour mesurer le niveau de notre jeu et tout de suite le public sait si ça va leur concerner ou pas.
- Speaker #0
Alors effectivement, pour rebondir sur Camille et sur Nico, il y a trois paramètres qui rentrent en compte. C'est, bon, on a parlé du côté visuel, mais lors des festivals, c'est des personnes potentiellement qui peuvent acheter le jeu parce qu'on a un auteur qui vend ses jeux durant les festivals aussi et en fait on a premier critère de sélection les personnes demandent combien de temps ça va durer la partie, ils sont dans un mode de consommation rapide, donc on doit s'adapter à cette nouvelle mode qui est de dire la vérité mais pas toute la vérité, c'est à dire on va pas dire ça va durer 3 heures parce que chacun a un mode d'apprentissage c'est un peu long Merci.
- Speaker #2
Ça se fait, mais ça peut être... Non,
- Speaker #0
mais c'était une métaphore un peu exagérée. Mais c'était pour dire que si on dit il y en a pour une heure, une heure et demie, tout de suite, ça bloque. On dit ça joue en dix minutes. Je prends l'exemple de Zombicide. On dit ça joue en une heure. OK, mais en fait, ça dépasse. Du coup, c'est là qu'on dit la vérité, mais pas toute la vérité dans le sens où... Partient de une heure.
- Speaker #3
Environ.
- Speaker #1
Je mets la place du visiteur. Le visiteur, il arrive en salon, il paye une place pour une journée complète. Il a envie d'optimiser son temps.
- Speaker #0
C'est une boulimie, ouais.
- Speaker #1
Avec l'investissement qu'il a mis dedans, parce qu'il faut qu'il paye l'entrée, il faut qu'il paye le repas, il faut qu'il paye le transport pour venir jusqu'au salon. Il a envie de tester plein de choses. Est-ce qu'il a envie de perdre ou gagner du temps à passer une heure, une heure et demie, deux heures sur un proto qui déjà n'est pas terminé, sur du papier blanc ? Ok, on va devoir expliquer des règles, il va falloir qu'ils s'imprègnent des règles du jeu, du visuel.
- Speaker #3
Quand ils arrivent, ils ont déjà leurs idées. De jouer à des jeux commercialisés, on passe...
- Speaker #0
Oui, complètement sous les radars. En tant qu'auteur de prototype, on passe souvent sous les radars. Parce que justement, vous n'êtes pas commercialisé.
- Speaker #1
Il existe des salons qui sont dédiés aux prototypes. C'est ce que nous, on vise tous. Il existe des salons qui sont ouverts à tout type de jeu. Que ce soit des jeux commercialisés ou des jeux en cours de commercialisation ou des prototypes. Mais dans cette gamme-là, on sait que des jeux experts, des jeux experts comme Warium... Tu perds presque ton temps à venir dans ce genre de salon.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce que tu vas avoir un visiteur dans la journée maximum, ou des prises d'infos, des gens vont venir te voir pour te questionner, mais toi, ce n'est plus trop tape-là dans le salon. Il faut vraiment que tu sois dans des espaces qui sont vraiment dédiés à ça, et des joueurs viennent explicitement et expressément.
- Speaker #0
C'est ça. Alors, c'est l'un des critères que j'énonçais. J'étais parti pour faire une liste, donc le côté visuel, le côté durée de jeu, mais nous avons aussi le côté ciblage. Comme dit Nico, moi, par exemple, Warium est un jeu expert, mais il y en a plusieurs déclinaisons, parce que j'ai dû m'adapter à différents types de publics. Des publics qui préfèrent l'affrontement, comme Cam, qui préfèrent full co-op, qui préfèrent du jeu de rôle. Donc Warium a une dizaine de déclinaisons, une dizaine de jeux, puisque c'est un univers historique. Se pose la question, non seulement de la rejouabilité, mais aussi... Comme dit Cam, la stratégie. Est-ce qu'au bout d'une demi-heure, c'est suffisant pour voir où est-ce que l'on va ? Ou est-ce que c'est une aventure que je propose ? Et moi, dans mon cas, par exemple, c'est une aventure que je propose. Et du coup, dans les festivals que nous avons accès, nous avons deux goulots d'étranglement. Le premier, c'est le type de public. Par exemple, si c'est des festivals familiaux, on ne va pas exposer un jeu comme Warhammer ou un jeu comme... quoique Warhammer peut très bien avoir son public. Mais on n'aura peut-être pas ce public-là dans ce festival-là. Donc il faut vraiment bien cibler. Et ensuite, l'explication des règles. Il faut que... Moi, personnellement, je déteste les règles quand on nous explique pendant trois quarts d'heure. T'as un gros livret, machin. Non, non, c'est pas possible. Moi, je pars toujours pour mon prototype de jeu. Mes prototypes de jeu, c'est des jeux experts, donc ça demande beaucoup de concentration. Et les festivals, des fois, c'est pas adapté parce qu'il y a un brouhaha. La personne perd l'immersion. Je pars donc sur une explication de règles qui dure 5-10 minutes, mais une mise en situation réelle. C'est-à-dire que les joueurs apprennent les règles en jouant. Et ça, c'est... C'est presque un credo, c'est presque indispensable quand on fait un jeu expert.
- Speaker #2
T'es déjà beaucoup moins noyé sous plein de règles et des conditions. Et oui,
- Speaker #0
parce que comment on fait pour se souvenir ? Il a dit ça il y a combien de temps ? Il y a une demi-heure ? Une heure ? Ah oui, non, non. Il faut la mise en pratique pour que l'apprentissage soit meilleur. Et pour finir, comme disait Nico, par exemple, le type de jeu nécessite un type de festival.
- Speaker #2
Et du coup, tu m'as dit qu'il y avait des festivals qui étaient plutôt dédiés à la création de jeux, des prototypes ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Est-ce que tu peux m'en dire dans la région ?
- Speaker #1
Il n'y a pas plus tard que le week-end dernier, le week-end dernier qui était dans la région de Valence, auquel s'est marqué le salon qui s'appelle les jeux de demain. Ça porte bien son nom du coup. Ça porte bien son nom de prototype. Et on était une soixantaine d'auteurs uniquement dédiés à ça. Et on avait un public qui savait dans quoi il venait. On a peut-être eu 1000, 1500, 2000 visiteurs. Alors c'était... immenses, j'ai pas vu le temps passer, c'était incroyable la journée était vraiment très très dense avec des retours divers et variés, des gens qui suivent les réseaux sociaux pour en tout cas en mon cas personne, mais je pense que vous ça vous arrive aussi de suivre le projet, de voir un peu jusqu'où on est capable de porter le truc parce qu'ils ont passé un très bon moment, un très bon échange et puis ils sont comme toi,
- Speaker #2
tomate maillot tabou les maillots un peu de respect comment mettre les pieds dans le plat,
- Speaker #0
sans genoux comme toi,
- Speaker #1
tabou les maillots à s'interroger en fait mais d'où tu viens qu'est ce tu fais est ce que tu as envie c'est ton métier est ce que c'est ta passion est ce que du coup tu fais autre chose à côté d'où tu viens mais comment tu as eu cette idée là ils sont tous curieux à se dire mais d'où tu pars oui oui j'ai même eu ces questions la plupart du public est très très impressionné par rapport à ça en fait on est comme vous on a une idée du jour au lendemain et ce sont des gens normaux comme une envie d'aller acheter du pain sur la route on se dit mais en fait tiens c'est marrant
- Speaker #0
Si je mettais ça, ouais, en plus, voilà, par exemple.
- Speaker #3
Mais ce festival, il est vraiment dédié aux auteurs avec des jeux qui ne sont pas commercialisés, donc vraiment en cours de création. Alors que les autres festivals, il y a un pôle prototype et une proto-zone, quoi. Et en fait, c'est là où on est moins vu. Parce que les gens ne viennent pas pour ça. Là, à Bourg-de-Péage, c'est vraiment des gens qui viennent...
- Speaker #2
Différents types de prototypage, en plus. T'as du truc comme ça, un peu world classique, et des trucs un peu plus...
- Speaker #1
Ça dépend de... de l'auteur, l'investissement, et également des festivals qui font des concours de prototypes. Par exemple,
- Speaker #0
Octogone.
- Speaker #1
Ils vont voter pour le prototype et on repart avec un prix qui est connu, qu'on peut mettre en avant, nous, sur notre prototype, qui va nous donner de la visibilité sur les éditeurs ou les distributeurs, pour mettre en avant notre projet. Et derrière, on s'est dit, j'ai gagné un prix du meilleur public du salon, sur un gros salon comme les Octogone, qui est quand même énorme. Je vais devoir passer 200 joueurs et sur la majorité de 200 joueurs, si j'en ai 150 qui disent c'est ton jeu qui gagne, ça porte quand même quelque chose.
- Speaker #0
Et ce qui est le plus fun dans les jeux que l'on crée, c'est tout simplement, les gens ils ont l'habitude d'avoir, bon le jeu c'est gagner tant de points de victoire, le jeu c'est ça, je prévisualise la fin. Tandis que moi j'aime bien le genre, je sais pas où je mets les pieds, c'est à dire que je vais découvrir le jeu et là ça demande du temps.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai, excuse-moi Camille j'ai une question pour toi, c'est vrai que toi tu... Tu viens d'arriver dans les Alchimistes, je te connais que d'aujourd'hui.
- Speaker #2
Il y a une heure. C'est ça.
- Speaker #1
C'est vrai que ton jeune proto, tu as déjà fait ces salons, qu'est-ce que tu y attends ? Est-ce que sur ce qu'on vient de te dire... Ça te fait peur, ça te rebut, ça te donne envie de dire ?
- Speaker #4
J'ai autant de questions que tabou les maillots parce qu'au final, je n'ai pas encore fait en tant qu'auteur un festival. J'ai hâte de commencer un peu la saison des festivals.
- Speaker #2
Parce que là, ton jeu que tu vois, tu l'as fait tout seul dans ton coin ?
- Speaker #4
Je l'ai fait tout seul, imprimé avec du papier classique, plastifié, pour avoir quelque chose de joli avec de l'IA, effectivement.
- Speaker #2
Tu débutes, tu n'as pas les moyens d'acheter des jeux pour l'instant.
- Speaker #4
Évidemment que je le trouve joli en l'état actuel pour mon niveau de prototypage. Mais après, je serais complètement content de filer ça à un illustrateur.
- Speaker #2
Ou par exemple la personne à côté de toi, au hasard.
- Speaker #4
Par exemple. En fait, à voir. Mais une fois que le prototype est validé, qu'il est stable et qu'il est OK pour tout, évidemment, à ce moment-là, on réfléchit à la forme finale.
- Speaker #2
Mais une transition. Ah c'est toi qui l'as fait ? Exactement. Et voilà. Vous êtes fort, vous êtes bon. Justement, quand le prototype est bon, qu'on voit que ça marche, qu'il y a un intérêt, qu'est-ce qui se passe ensuite ?
- Speaker #4
Eh bien ça, je vous laisse répondre parce que moi je ne l'ai pas encore vu. Non, en vrai, je peux quand même…
- Speaker #1
J'imagine toi qui as mis derrière.
- Speaker #4
Je suis dans cette phase où le jeu, j'ai eu des retours.
- Speaker #2
Tu l'as fait tester, comment on dit ? Je l'ai fait tester.
- Speaker #4
Alors en fait, moi pour le coup, c'est une démarche un peu particulière sur celui-ci parce qu'il est lié à mon métier. J'accompagne des adolescents. Comme je disais, voilà, et en fait, j'avais besoin d'un jeu de débat. Le jeu de débat, pour le coup, je l'ai créé en version 1, 2, 3, 4, et à chaque fois, avec les jeunes, je le testais en live. Donc j'avais des testeurs autour de moi, et ça, c'est quand même un avantage. Et donc maintenant, je sais qu'il arrive à une forme aboutie, qui fonctionne. L'objectif que moi j'avais de faire parler les jeunes, de les faire argumenter et de s'écouter, ça marche. Et donc, maintenant, il faut que je passe à l'étape d'après. Et c'est maintenant que je suis un peu... bloqué à mon humble personne et que les alchimistes aussi sont un support et un soutien pour m'apporter des réponses par rapport à ça et donc bah moi j'imagine pouvoir je sais pas en fait je sais qu'il ya deux chemins empruntables qui est soit confié ça à une maison d'édition
- Speaker #2
Voilà et donc là je lâche un peu le bébé ils peuvent aussi dire non je n'aime pas du tout on va changer ça ça ça et ça
- Speaker #3
Sauf les règles du jeu.
- Speaker #4
Sauf les règles du jeu. Il y a quand même une authenticité à préserver. Ou alors, ça se discute. Et dans ce cas-là, pourquoi pas ? Parce que j'imagine que si une maison d'édition propose de changer une règle, c'est aussi dans une bienveillance et dans un calcul que eux...
- Speaker #2
Ils se disent que ça peut toucher un plus grand public.
- Speaker #3
Il faut que tu sois d'accord, en fait.
- Speaker #4
C'est ça. Parce que moi, par exemple, je suis conscient de ce que je veux créer en termes d'ambiance et de mécanique. Je suis aussi conscient de à qui il s'adresse. Ce n'est pas le jeu qu'on va sortir en famille.
- Speaker #2
Un petit dimanche après-midi.
- Speaker #4
Ça peut, mais le public, c'est les écoles, c'est les MJC, les maisons de quartier, les structures sociales où il y a besoin de créer du lien entre jeunes, par exemple. Donc, ou d'ouvrir la parole. Donc voilà, tout ça, en fait, il faut aussi le défendre auprès d'une maison d'édition. Ou après, il y a le deuxième chemin qui est l'auto-édition. Et là, on en discutait déjà un petit peu. C'est quand même quelque chose de très chronophage. Il faut un budget pour ça. Moi, je suis monsieur tout le monde. J'ai eu envie de créer ce jeu, mais je n'ai pas forcément de finances pour. Je n'ai pas le temps alloué à H24 pour ça. Donc voilà, c'est un peu tout ça, l'embranchement à trouver. Et donc, je compte bien sur les salons et les festivals pour aussi gagner en visibilité sur ce jeu.
- Speaker #0
Ça soulève vraiment le point que de nombreux auteurs, et je l'ai constaté sur Internet, sur les plateformes de financement participatif, il y a de nombreux auteurs... qui s'auto-édite, parce que peut-être, bon c'est pas peut-être, c'est même certain, le marché de l'édition du jeu, il est assez compliqué, parce que...
- Speaker #2
Beaucoup de concurrence, et des sorties très régulières tout le temps.
- Speaker #0
Exactement. Donc, et puis, on est confronté, est-ce que l'auteur lui-même accepte une remise Une énième remise en question de son jeu, c'est-à-dire est-ce qu'il va être prêt à ce qu'un éditeur lui ôte une partie de son identité ?
- Speaker #1
Alors pour un peu schématiser, entre l'idée de début et le prototype que vous pouvez envoyer à un éditeur, il passe combien d'années ou de mois ?
- Speaker #2
Moi si je peux rebondir là-dessus, on peut très bien s'arrêter sur du papier blanc en termes de jeu, s'arrêter sur une mécanique construite sur du papier blanc. On fait une vidéo d'explication des rails. on prend tous les mails qui existent de toutes les maisons d'édition françaises qui sont dans le coin, on leur envoie ça et eux après c'est leur boulot de travailler les règles, l'équilibrage, les illustrations la distribution, la com, la pub et derrière l'auteur de jeu va peut-être toucher 10 à 20 centimes de par jeu vendu quoi c'est ça il y en a qui peuvent se contenter complètement de ça ou d'autres qui aiment profondément leur projet qui vont essayer de se projeter, travailler des illustrations, travailler une thématique, travailler un univers, quand même aller voir des éditeurs, et ils vont leur dire, écoutez, votre projet me convient, mais par contre, les illustrations changent tout. C'est pas la mode. Actuellement, la mode, c'est des pirates. On va partir sur des pirates.
- Speaker #1
Du coup, ça change complètement ton univers. Exactement.
- Speaker #2
Mais ça, c'est le risque de partir dans une maison d'édition, c'est-à-dire que ça fait partie du jeu.
- Speaker #3
Si tu es d'accord, pour qu'il change.
- Speaker #2
Mais si on n'est pas d'accord, la dernière option... La dernière option c'est de partir en auto-édition sur des plateformes qui sont dédiées. C'est-à-dire que tout à l'heure tu as parlé d'auto-financement mais ça se peut que certains ne savent pas vraiment ce que c'est. Une UU,
- Speaker #1
Kickstarter, t'as quoi ? Qu'est-ce qu'ils manquent ?
- Speaker #2
Une plateforme d'auto-financement c'est un site dédié auquel tout type de personnes peut présenter tout type de projet, que ce soit de la musique, des livres, des jeux sociétés, un nouveau sport, un moyen de financer une entreprise, une start-up. C'est vraiment une plateforme dédiée à plein de choses pour lesquelles plusieurs idées immergent. Et nous, on peut participer avec la somme. qu'on a envie d'y mettre sur tel et tel projet et permettre à l'auteur de réaliser un nombre de commandes suffisant pour pouvoir aboutir son jeu et faire les impressions nécessaires. Pour attirer les gens de cette plateforme-là, enfin pour attirer les investisseurs sur ces plateformes, les plateformes sont très bien faites dans ce sens-là. C'est-à-dire qu'on peut mettre en place des sortes de paliers participatifs auquel cas si par exemple moi pour mon jeu, j'ai besoin de 5000 euros pour lancer ma production, si j'atteins les 1000 euros, je leur donne tel et tel cadeau. des pins, des marque-pages.
- Speaker #1
Des contreparties récompenses.
- Speaker #2
Exactement. Les contreparties, c'est vraiment ce qui fait la source même des plateformes participatives dans lesquelles on attire les investisseurs pour venir. C'est-à-dire qu'ils vont avoir du contenu exclusif sur ces plateformes-là qu'ils ne pourront pas avoir en boutique. Si mon jeu est sur la plateforme et qu'il est également en boutique, sur la plateforme, il y aura beaucoup plus d'avantages que ce qu'on peut trouver en boutique. Après,
- Speaker #1
c'est aussi pour inciter les gens à te soutenir dans ton projet.
- Speaker #2
Exactement. Après, évidemment, une fois qu'on va leur proposer des paliers à atteindre, par exemple, moi, je leur dis, voilà, pour 20 euros, vous avez le jeu de base. Pour 25 euros, je vous offre des cartes brillantes, par exemple. Je vous brille toutes vos cartes.
- Speaker #1
Je vous brille tout.
- Speaker #2
Mais je vous brille toute la boîte. Bling bling. On bling bling la boîte. Mais ils ne sont pas obligés de s'arrêter à 25 euros. Si le projet leur parle vraiment, ils peuvent mettre 30, 32, 33, 40, 50 euros. Ils font ce qu'ils veulent de cette plateforme. pour soutenir vraiment le projet. Et s'ils veulent absolument avoir cette boîte-là, ils font généralement ce qu'il faut pour pouvoir soutenir le projet. Comme à mon exemple, moi j'avais démarré avec des petits papiers blancs à mon tout premier salon de jeu à Bonneville, justement. J'avais une petite famille qui est venue me voir, et chaque année à Bonneville, quand j'y vais chaque année, ils viennent systématiquement me voir. Ils ont suivi l'évolution complète du jeu, et ils en parlent autour d'eux, ils m'aident gratuitement, parce qu'ils adorent les échanges qu'on a eus, ils ont adoré le concept, et on a un vrai soutien, même des visiteurs. que par les alchimistes, on a vraiment une vraie expérience sociale latente qui est exceptionnelle.
- Speaker #3
Ça fait combien de temps que tu travailles sur ton jeu ?
- Speaker #2
Moi j'ai un métier à côté, effectivement, comme je vous le disais, c'est du passion. Moi ça fait trois ans, l'équilibrage, les illustrations, tout dépend du planning de mon illustratrice, tout dépend de mon planning, le temps que je mets. Les tests ? Les tests, parce que moi je fais un salon, c'est-à-dire qu'on est en haut de la vague dans les salons. On redescend tout de suite dans le creux de la vague avec les retours, les critiques qu'on a reçus.
- Speaker #1
En plus, comme tu as fait des grandes journées, on était hyper fatigués.
- Speaker #2
Il faut reprendre le temps de structurer toutes les remarques. Qu'est-ce qui est constructif et qu'est-ce qui ne l'est pas ? On reprend une autre vague. Après, on repart dans notre salon. On descend un peu moins. Et ainsi de suite, jusqu'à temps qu'on arrive à une mer un peu plus plate, moins agitée. Et là, on s'est dit, ça y est, on est.
- Speaker #0
Le problème des festivals, c'est qu'on a toutes sortes de publics. C'est la roulette russe. On peut très bien avoir plein de monde. Moi, j'ai connu ça à certains festivals qui m'ont... engagé pour revenir et au final l'année d'après j'ai eu pratiquement personne donc c'est à ce moment là qu'on sent qu'on est dans le creux de la vague donc faut pas tout miser sur les festifs.
- Speaker #2
Il y a pour rebondir sur ce que tu dis Chris, il y a des tendances de sortie, il y a des tendances de jeu du moment. Aujourd'hui on est en plein une année jeu de pli, quand on voit les As d'or américaines on est dans une mécanique de jeu de pli. Le pli qui aujourd'hui est plutôt tendancieux, entre Skyjew qui est sorti, là on a Flip7 qui est nommé à l'As d'Or.
- Speaker #0
Je vais faire une hot take Skyjew,
- Speaker #1
arrête. Arrêtez, voilà, ça me saoule, ça fait deux ans là, arrêtez.
- Speaker #2
Mais il y a des tendances qui fait qu'aujourd'hui, toi t'es en prototype de jeu de figurine qui peut être moins tendancieux pour cette année. Oui, Par contre l'année prochaine, à tout moment, tu peux être en plein essor et tu vas être le jeu du moment à tester en prototype.
- Speaker #0
Il faut attendre que la roue tourne.
- Speaker #2
Exactement. En fait, tous les protos ont leur place à tout moment, sauf qu'il faut, le plus compliqué c'est de ne pas louper la coche.
- Speaker #1
Juste pour revenir, vas-y, dis.
- Speaker #3
En fait, c'était pour la durée du jeu, les tests.
- Speaker #1
Voilà, les tests.
- Speaker #3
Par exemple, Stéphane, les alchimistes ludiques, il a mis six mois, voire peut-être un an au début de son côté. Après, il l'a fait tester pendant six mois aussi à son entourage. Et puis dans les festivals, là, ça va faire un an et demi parce que je vais éditer son jeu. Donc, ça va faire un an et demi sur les festivals qui tournent. Donc, au total, ça fait, je ne sais pas, trois ans. 3 ans, il a mis bien. Depuis l'idée à maintenant, il a bien mis 3 ans. Pour que ça soit à maturité et que le jeu...
- Speaker #1
Qu'il soit commercialisé.
- Speaker #3
Exactement. Je pense qu'il faut bien 3 ans. Après, il y en a qui se font plus vite.
- Speaker #0
Comme dit Nico, en fait, on a le côté travail, qui fait qu'on a peu de temps des fois. Et selon le type de jeu, qu'on ait un travail ou pas, selon la complexité, je parle du jeu, on a généralement pour plusieurs années de développement.
- Speaker #1
Et du coup, on a un peu parlé de tout ce qui est financement participatif. Donc tu as un jeu en cours avec des petits soucis. Est-ce que tu peux nous parler un peu de comment ça se passe quand tu as reçu les fonds et que tu fais un peu une roadmap ? Tu as les objectifs de dire, tel mois il y a l'impression, tel mois il y a la production, je l'envoie, etc.
- Speaker #3
Alors ça, on fait en amont de la campagne. On ne fait pas ça après la campagne parce que sinon, voilà. Donc on fait tout en amont. À la campagne, on reçoit donc le financement si on a le financement.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #3
Et puis après, on lance la production. On trouve en amont un imprimeur, bien sûr.
- Speaker #1
Avec des partenaires, oui.
- Speaker #3
Et puis après, on la lance. Si ça marche bien, si on n'a pas de problème, ça va vite. Et s'il y en a d'autres, s'il y a des problèmes comme journée, ça va plus longtemps.
- Speaker #1
C'est très concret entre la personne qui va te faire, par exemple, imprimer des cartes, imprimer le plateau, imprimer des jetons, imprimer tout ce qui est accessoire de jeu.
- Speaker #3
c'est la même personne ou pas forcément tu peux avoir trois quatre prestataires qui font les alors en général c'est quand même un ça dépend pas la fin en tout cas moi c'est une personne qui me fait tout quoi parce que beaucoup plus simple ah bah oui je vois pas de différents jeux enfin en tout cas ma connaissance je pense que tout ce qui est petit aucun les jetons en bois c'est
- Speaker #1
tu peux faire d'un premier classique il offre première dédiée par contre à Ah oui.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #3
c'est que il faut que ça soit, c'est très particulier, les machines elles sont énormes, enfin je veux dire, pour faire tout un jeu en entier et qu'il soit sous... Sous le scellé,
- Speaker #1
sous le blister. Ouais,
- Speaker #3
voilà, c'est ça.
- Speaker #4
Il y a même un imprimeur agréé en termes de qualité d'impression, de précision au niveau de l'impression sur le recto verso, etc. Des choses comme ça. Ils sont assez techniques et précis.
- Speaker #3
Ça dépend du matériel aussi que tu as. Si tu as des sabliers, moi j'ai un sablier, je ne peux pas l'inventer le sablier. C'est le fabricant qui trouve ses prestataires peut-être, mais moi je commande chez un et il me fait tout.
- Speaker #1
Et après il se débrouille.
- Speaker #3
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
C'est l'objectif atteint.
- Speaker #3
Et donc tu mets bien trois mois pour tout ce qui est, quand tu leur dis, vous pouvez imprimer le jeu, ça met bien trois mois.
- Speaker #1
Un volume minimal ?
- Speaker #3
Oui, c'est 500, mais on arrive des fois à 250.
- Speaker #1
Mais comme mine de rien, 250 ça ne se vend pas, tu l'annonces.
- Speaker #3
C'est ça. Donc moi j'en suis à 250 et je resterai.
- Speaker #2
On n'a pas vraiment d'endroit, c'est-à-dire que ça va prendre…
- Speaker #0
C'est un investissement.
- Speaker #2
Ça va prendre plus de temps à s'écouler, mais quoi qu'il arrive, on arrive toujours à vendre nos produits.
- Speaker #4
Moi j'avais une autre question, vu que c'est aussi une étape qui va arriver à un moment. On est sur la production. Ça se trouve, je prends en otage ton interview.
- Speaker #1
Ça dépend de la question, vas-y.
- Speaker #4
En fait, là, on parle de la production, mais après, comment tu fais pour distribuer exactement ? Parce que moi, par exemple, je suis un peu dans un cas un peu particulier parce que c'est niche. Je vais m'adresser à des professionnels de l'éducation. Donc, je vais aller chercher dans les écoles, les MJC, etc. Mais ça peut être par les centres sociaux de manière générale. Comment tu fais pour aller démarcher en auto-édition, pour trouver des distributeurs ? Même si c'est en boutique classique, je veux dire.
- Speaker #3
Déjà, il faut un certain nombre d'exemplaires.
- Speaker #4
Minimum, oui.
- Speaker #3
Oui, et ce n'est pas... Pas 250, tu vois. Moi, je ne peux pas faire distribuer, ça ne me sert à rien. Ils prennent 30 à 40 % quand même. Donc, du coup, je préfère faire des festivals, 250 exemplaires. Je vais peut-être plus, tu vois, c'est plus rentable. Après, tu as une économie d'échec quand tu en fais 5 000. Après, si tu as 15 000 exemplaires comme Family Game, eux, ils ont fait Nekojima. Là, ils ont trouvé un distributeur. Pour eux, c'est facile, quoi. 15 000 exemplaires, ils peuvent les écouler facilement. Je dis 15 000, mais ça, c'est plus, je ne sais pas. Mais voilà, à ce moment-là, tu prends un distributeur. Mais sinon...
- Speaker #1
Après, toi, tu peux faire de la vente à correspondance.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #1
On te contacte, tu achètes le jeu, tu l'envoies et puis voilà.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #2
Après, il y a un festival pour gagner en visibilité. C'est le Festival international de Cannes qui permet de nous faire gagner énormément de visibilité. C'est le jeu... C'est le festival de France connu qui arrive chaque année et grâce à ça on arrive quand même à sortir un peu du lot et à se faire connaître à ce moment là. C'est ce que tu as fait toi pour ta campagne. Tu as démarré au festival de Cannes grâce à un stand que tu as loué sur place pour gagner en visibilité et ça t'a permis de démarrer ta campagne.
- Speaker #3
Et de la réussir d'ailleurs.
- Speaker #2
Et de la réussir assez fortement. Tu as fait un très très joli démarrage dans mes souvenirs grâce à Cannes.
- Speaker #1
Ah bah là elle est millionnaire là.
- Speaker #2
aujourd'hui on fait des salons quand on part en auto-édition il est vrai qu'il faut pas louper son démarrage et avoir le bon moment,
- Speaker #3
le bon timing le bon salon surtout pour réussir un démarrage après moi je peux pas trop parler de distribution parce que je l'ai pas pris donc je sais que c'est l'éditeur qui doit se charger de ça moi j'ai pas choisi ce format donc je préfère le faire moi et dans ton cas à toi du coup tu es en auto-édition de toi-même Non, j'édite le jeu d'un auteur des Alchimistes. Ah, ça, Maison d'édition. Voilà, moi, je n'édite pas mes jeux, j'édite les jeux des autres. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Et pourquoi, Sacha, tu aurais pu aller, enfin, ton collègue, aurait pu aller, je ne sais pas, chez... Dans le Seigneur de la Troude, sur une maison d'édition, en tout cas.
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #1
C'est juste le côté, il te connaît, c'est plus simple.
- Speaker #3
En fait, c'est parce que je voulais créer ma maison d'édition et que j'avais adoré son jeu, même si je ne le joue pas. C'est bizarre, mais c'est comme ça. Je ne joue pas à son jeu, mais je le trouve super.
- Speaker #1
Tu peux trouver des qualités, ce n'est pas ton style de jeu.
- Speaker #3
Exactement. Et du coup, j'ai dit, écoute, moi, je voudrais monter ma maison d'édition. J'aime bien ton jeu. Est-ce que tu veux ? Allez, go, c'est parti. Et puis après, j'ai fait les illustrations du jeu aussi. Donc,
- Speaker #1
j'ai été plus impliquée dedans, dans le projet. Quelque chose à rajouter sur cette partie-là, messieurs ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #2
Non, moi, je pense qu'on a fait vraiment un paquet. Mais c'est vrai que Chris, toi, on n'a pas parlé, mais tu comptes partir en auto-édition ?
- Speaker #0
Ah oui, alors moi c'est tellement colossal, c'est un univers transmédia, donc il y a des romans, il y a des albums musicaux qui sont déjà en vente sur toutes les plateformes de streaming. Les albums musicaux sont plutôt cinématographiques, comme le jeu, c'est un jeu de niche, on va faire une métaphore grossière à la Tolkien, on va dire, le Seigneur des Anneaux, mais c'est un peu dans le même esprit. Mais ça n'a rien à voir avec des orgues, des ailes.
- Speaker #2
C'est de l'inspiration. C'est de l'inspiration.
- Speaker #0
Voilà. Et du coup, l'auto-édition, ça oblige un peu. Parce que quand on a apporté autant de détails, de contenus, de richesses, de complexités. Parce que c'est un univers très grand. Il y a aussi des courts-métrages. Donc c'est énorme. C'est un peu comme Star Citizen, le jeu.
- Speaker #2
Disons que vu que tu as complexité autant dans l'univers, Parce que du coup, on sait déjà d'avance que... aucune maison d'édition va pouvoir supporter
- Speaker #0
Ah non ça je sais pas Tout le support musical,
- Speaker #2
tout le support vidéo
- Speaker #0
C'est pour ça que l'auto-édition Tu vas prendre le paquet complet Ou soit il te dit finalement l'univers on va partir sur Tolkien,
- Speaker #2
on va partir sur des aliens de l'espace et là du coup tu tu ne parles de rien
- Speaker #0
Et c'est pour ça que l'auto-édition pour des jeux extrêmement aboutis dont le contenu est autant complexe que dense c'est des supports vendables Parce que je veux dire, quand on dit transmédia, ça veut dire qu'on est sur plusieurs supports. On a la vidéo, donc des courts-métrages. On a la musique, on a les romans, on a les jeux. On a une histoire qui porte sur 10 volumes. Et du coup, c'est vrai que c'est un package de plusieurs jeux. Donc en soi, on pourrait dire que c'est presque un label.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc un éditeur qui prenne un jeu... passent, mais s'ils doivent prendre tout ça, ça peut faire peur.
- Speaker #1
Surtout si c'est la personne qui fait le roman, la musique et tout, c'est pas leur métier. Ils font que du jeu.
- Speaker #0
C'est pour ça que là je m'oriente plus, comme dit Nico, dans une auto-édition, mais que lorsque tous les volumes seront déjà quasiment terminés.
- Speaker #2
Tu obliges à toi-même un participant de l'auto-édition via tous les supports que tu as développés autour de ton prototype.
- Speaker #0
Exactement, et pour rebondir...
- Speaker #2
Plus tu as un poids de base, plus tu agrandis ton univers. plus tu sais déjà d'emblée qu'il isole au niveau des éditeurs tu fermes les portes à l'édition standard et tu vas partir c'est un univers de niche on va dire c'est ça, c'est que du coup en fonction du prototype, le niveau d'avancement qu'on peut investir dans un prototype va tout de suite soit nous fermer les portes ou soit nous diriger tout de suite vers un format ou même vers un éditeur spécialisé oui Alors... Il faut connaître un peu ça après. Oui, c'est ça. Je ne vais pas là-dessus, mais tu te connais.
- Speaker #1
Il y a l'association pour ça, elle va m'aider, tout va se faire. Je vais la traumatiser, elle va vendre son label d'édition.
- Speaker #2
Dernière question, Camille, toi, avec tout ça, tu sais sur quel enjeu tu aimerais partir ? Sur une auto-édition, sur une édition standard ?
- Speaker #4
Moi, je pense que ça ne me dérangerait pas de le faire éditer parce que je ne suis pas sûr d'avoir la possibilité de l'auto-éditer. de vouloir m'accorder le temps, l'énergie et aussi le risque financier de l'auto-éditer. Et parce que ça ne me dérange pas d'en perdre une partie si à la fin... Je ne sais pas, moi je vois ce jeu un peu comme le Dixit, pour parler d'une référence un peu qui peut parler à beaucoup, où c'est un jeu qu'on peut un peu moduler comme on veut. Il y a des règles.
- Speaker #1
Qui sont extrêmement simples quand même les règles.
- Speaker #4
Voilà, c'est des règles qui sont simples. qui sont adaptables en termes de difficultés, etc. Donc en fait, qu'un éditeur me dise « je veux reprendre la DA » , ça ne me dérange pas vraiment.
- Speaker #2
DA, c'est Direction d'artistique.
- Speaker #4
Oui, pardon. La Direction d'artistique. S'il veut changer les illustrations, aucun souci. S'il y a des règles à revoir, je reste ouvert aussi, dans une certaine mesure. Donc c'est pour ça que je me dis « est-ce que vraiment il faut que je m'entête à vouloir le garder pour moi, quitte à ce qu'il finisse au placard ? »
- Speaker #2
De toute façon... vu le matériel que tu proposes sur un simple jeu de cartes, tu peux tout à fait prétendre à demander à une maison d'édition d'aller les détonger.
- Speaker #3
Ça dépend des tendances. Ça c'est plutôt un jeu de débats.
- Speaker #2
Ce que je veux dire c'est qu'en termes de support par rapport à Warium, plus tendance à avoir des portes ouvertes avec ce genre de prototype présenté sur ce jeu.
- Speaker #1
C'est beaucoup plus rentable à faire avec des cartes que du plateau avec des figurines.
- Speaker #4
Il y a deux types de cartes, en gros 60-70 cartes. maximum, 8 jetons de vote et des petits meeples avec un petit plateau de points.
- Speaker #0
Oui, c'est largement faisable.
- Speaker #2
Tu peux très bien gagner en coups avec une simple fiche de notation de score. Exactement.
- Speaker #0
C'est ce qu'on avait évoqué déjà au départ. C'est soit on fait un jeu dans le but de le commercialiser, auquel cas on ne va pas y mettre toutes ses tripes, on ne va pas peaufiner comme un diamant qu'on... qu'on essaie de polir, on va se dire je prends du recul, je propose un jeu dans le but de le vendre, parce que on a des alchimistes qui sont dans cette optique. Et là, on est prêt à se dire, si l'éditeur veut le façonner, ça ne me gêne pas.
- Speaker #1
Tu fais des compromis sur ta création.
- Speaker #0
Exactement. Et comme dit Nico tout à l'heure, par rapport à Warium et l'auto-édition, quand on y met, moi, ça fait trois ans que je suis dessus à plein temps, donc voilà, c'est un énorme coup. mais en même temps, il y a une ligne d'arrivée quand même. Et on ne peut pas la remettre en question pour un éditeur qui dirait « Je veux des pirates à la place des guerriers ou des machins. » C'est du nerd médiéval. Donc en soi, le jeu de Camille, pour moi, tout comme Chapardage, ont un avenir certain dans le domaine de l'édition, parce que ça reste un jeu grand public.
- Speaker #3
Accessible aussi, le parlement matériel.
- Speaker #0
Et accessible,
- Speaker #1
et qui coûte moins cher. Toi, la relance. Waouh ! Ça tourne un peu, c'est bien.
- Speaker #0
On a commencé Sylvain, Camille, moi, et après, c'est toi qui finis.
- Speaker #1
Du coup, est-ce que vous pouvez nous présenter vos jeux actuels ?
- Speaker #0
Oula !
- Speaker #1
Éventuellement, les jeux futurs, mais on va faire déjà les actuels.
- Speaker #0
Ça sera déjà bien.
- Speaker #2
Là, on présente nos prototypes, maintenant ? Eh bien, écoute, qui veut démarrer ?
- Speaker #0
Pour ceux qui n'ont pas pris le matin, c'est pas grave, vous pouvez aussi présenter vos jeux. Ah, bah, bien sûr. Voilà, il n'y a pas de problème.
- Speaker #2
Qui voudrait démarrer ? Toi, tu as peut-être plus de choses.
- Speaker #0
Moi, je vais essayer de faire simple.
- Speaker #2
C'est vrai que tu as déjà quand même... Tu as déjà évoqué pas mal de sulones.
- Speaker #0
Oui, alors je ne vais pas parler des courts-métrages, des albums musicaux, etc. Tout est accessible sur internet, sur warium.fr, sur Youtube, il y a trois chaînes. War comme la guerre et Yom comme royaume. Donc c'est la guerre des royaumes. Un jeu d'affrontement à la base et du coup qui repose sur une frise historique sur un siècle où les joueurs vont évoluer dans l'histoire. où ils vont passer d'un jeu à un autre, avec le même packaging, c'est-à-dire qu'ils vont garder la même histoire de leur... Ils vont créer, dès le volume 0, au final, l'histoire de leur royaume, l'histoire de leur personnage, et il va évoluer. Ils ne savent pas où ils vont, parce que c'est un jeu d'événements dynamiques, c'est-à-dire il va se produire des choses qu'ils ne peuvent pas prévoir.
- Speaker #1
C'est un jeu saga, quoi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Les gens qui ne savent pas, la saga, c'est en gros un type de jeu où on vit une aventure, on évolue le personnage et le royaume ou le monde dans lequel on joue.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Croix-Saint-Malo, pour être simple.
- Speaker #0
Il y a une saga dans laquelle le joueur est confronté à une timeline, c'est-à-dire à une histoire. L'histoire, elle est écrite et le joueur va être un peu comme une balle de ping-pong où ses choix auront des conséquences qui n'impliqueront que son royaume. Et ce joueur va être confronté à d'autres joueurs, qui peut être des tables assez tournantes, parce que comme c'est une saga, on n'a pas tout le temps les mêmes joueurs les uns face aux autres. Et du coup, il va customiser, il va personnaliser son évolution, son type de jeu. Et du coup, à la fois d'un jeu à un autre, ça va être un jeu de figurines, de récolte de gestion de ressources, de construction, mais aussi de politique. Et selon les jeux, ça va être aussi des jeux de bluff, de... de Paris, etc. Mais tout ça qui va rester cohérent au même univers et qui va compléter cette saga. J'essaie de faire court.
- Speaker #1
Vas-y, si vous faites un plan ou l'une. Camille ?
- Speaker #4
Ouais, bon, donc, Sans Voix, c'est un jeu à rôle caché dans lequel on a des personnages type voix qui vont... Je pourrais essayer de montrer, je ne sais pas si on va voir vraiment les illustrations et les cartes. En fait, il y a plusieurs couches de complexité. On va avoir ce qui pourrait s'apparenter aux villageois dans le loup-garou, qui va être là pour amener des arguments dans un débat. On aura des gens qui vont être saboteurs, qui vont devoir aller à l'inverse de l'avis qui commence à se dessiner. S'il y a un avis majoritaire, tout le monde est d'accord pour poire, il va dire pomme. Et après, il y a des petites subtilités. Il y a le miroir qui pense qu'il doit forcément défendre le même avis que son voisin de gauche, même s'il n'est pas d'accord. Et ensuite, on a d'autres choses qui vont être tuées forcément pour la proposition A, même si tu n'es pas d'accord. Et en fait, on va aller tirer des dilemmes toujours binaires. Donc, soit un tu préfères, soit un pour ou contre avec des choses. Est-ce que tu as un exemple très… Exactement. En fait, ce qui est important, c'est qu'on va avoir des choses plus ou moins légères, plus ou moins deep selon les cartes. Je vais essayer de prendre deux exemples différents. Et ça s'adresse quand même… principalement à des ados. Donc, j'ai mangé tacos jusqu'à la fin de ta vie ou manger uniquement des légumes. On va quand même après aller chercher toute la question de la consommation, la viande, etc. Même sur des sujets comme ça, on va amener aussi le jeune à se positionner pour ou contre, même si ce n'est pas son avis propre. On va aller jusqu'à être amoureux de plusieurs personnes. On peut aller quand on est vers des plus grands. Peut-on être, mieux vaut être riche et seul ou Pauvre mais entouré. On va aller sur des sujets un peu philo et avec des tours de jeu qui sont relativement rapides. On est sur 5 minutes par manche et avec un maître de jeu, un maître du temps, donc pour qu'il soit responsable aussi du temps de parole.
- Speaker #1
Est-ce que je peux te faire une suggestion de question ?
- Speaker #4
Ouais.
- Speaker #1
Plutôt taboulet ou maillot ?
- Speaker #4
Écoute, si vraiment on pourra faire une carte édition... Ouais !
- Speaker #1
Mon rêve.
- Speaker #4
Et il y a quand même un système de points parce qu'on l'a testé notamment dans l'équipe éducative dans laquelle je l'ai testé. On a une psychologue qui a voulu l'utiliser aussi pour faire parler les enfants sur des sujets et faire révéler un petit peu des choses sur certains sujets. Si on enlève les points, on enlève l'engagement aussi du jeune.
- Speaker #1
Il y a le côté un peu compétitif. Voilà.
- Speaker #4
Et là, on retrouve un système de points, un peu comme le Dixit, où à la fin, on va compter. selon si on est dans la vie majoritaire on gagne des points si on est selon les cartes etc les rôles on peut avoir intérêt à perdre être contre les autres bref voilà pour pouvoir avoir un système de progression et gagner de cette manière mais comme le dit que si tout on peut très bien jouer sans points et faire deux trois tours comme ça et donc ça se lance aussi pour des petites parties voilà j'ai pitché très bien tu
- Speaker #1
veux faire ou finir comme tu préfères comme tu veux
- Speaker #3
Peu importe.
- Speaker #0
Allez vas-y Nico, à un moment donné il faut se décider.
- Speaker #2
Alors moi ce que j'avais présenté aujourd'hui ça s'appelle Chapardage, c'est un jeu dans un univers médiéval. auquel le jour du marché le but étant de récupérer le plus de provisions que ses adversaires. Et pour ce faire, pour essayer de chaparder le plus de provisions, on va recruter différents Ausha avec différentes capacités pour combiner un peu leurs pouvoirs et essayer autour de marchés représentés par différentes tuiles auxquelles le plateau est amovible en fonction de l'avancement de la partie. Positionner notre chat, appliquer les différents pouvoirs, essayer de récupérer de plus de provisions sur ses adversaires. Avec beaucoup de coups fourrés, un peu de bluff, des stratégies, des micro-alliances. Il y a vraiment tout ce que j'aime dans les univers jeux de société rassemblés dans un seul point.
- Speaker #0
Et il y a des Ausha.
- Speaker #2
Et des Ausha surtout avec...
- Speaker #0
Et ça c'est un jeu...
- Speaker #2
Très très sympa et quelques jeux de mots assez rigolos comme la chatapulte, le chasseur. Donc c'est des designs qui... On a des Ausha et il y a son soeur. On a le chavalier, enfin bref tout un univers auquel je me suis prêté et amusé à créer.
- Speaker #1
J'ai le mot avec ta boule de maillot, il est chale, t'inquiète pas. Et l'antagoniste.
- Speaker #2
Et évidemment derrière les marchés, on a toujours et malheureusement une grand-mère bien intentionnée qui n'est jamais très loin au risque de vouloir adopter vos petits animaux favoris. Donc il va falloir essayer de récupérer plus de points, éviter les grands-mères et faire en sorte que vos adversaires se retrouvent sur les grands-mères pour des risques d'adoption.
- Speaker #0
et vous essayez de vous en tirer le plus possible alors là il faut bien préciser ton type de public parce que là les grand-mères sont déjà pas chaudes et puis les mecs ils vont se dire les Ausha c'est qu'ils aiment ça on est dans un univers familial des 8 ans de toute façon je donnerai à tabou les maillots l'instagram
- Speaker #2
les réseaux sociaux tout à fait pour suivre le concept donc là on est quasiment sur la dernière ligne droite les illustrations sont encore en cours de travail pour l'ergonomie des cartes pour que les visuels Et...
- Speaker #1
Et ça du coup, qui est la personne qui a réalisé tes élus ?
- Speaker #2
Alors c'est une personne qui s'appelle Julie Pazva, qui a son propre site Instagram, où elle a fait des illustrations pour mon jeu, que je remercie énormément, qui fait un travail formidable sur ce projet, je te donnerai également les coordonnées, vous allez voir, elle fait vraiment un boulot formidable sur Chapardage. Donc j'ai hâte de vous retrouver également dans les salons divers dans la région, pour pouvoir vous rencontrer et l'essayer, avoir votre avis là-dessus.
- Speaker #0
Justement, pour rebondir sur ce que dit... Notre ami Nico, on a parlé des alchimistes ludiques, mais on n'a pas parlé du site. Où on peut nous retrouver à chaque festival.
- Speaker #1
On va peut-être présenter son jeu et après faire ça, sinon on va la scouser. Je ne voulais pas parler alors, j'ai sauvé. Sinon on va la scouser la pauvre.
- Speaker #0
Moi j'ai fini, voilà pour chaque. Moi j'ai fini.
- Speaker #3
Moi je vais présenter le jeu de Stéphane que j'édite parce que...
- Speaker #1
Non mais en jeu que tu fais en tant qu'éditrice ou en tant que...
- Speaker #3
Donc c'est un jeu d'ambiance et de narration où on va incarner les méchants des contes. et on va raconter son conte de la version du méchant. Et on aura quatre chapitres de 30 secondes chacun, où on devra commencer notre conte, arriver à la fin qu'on aura pioché au début. Et sur chaque chapitre, les autres adversaires, donc les autres méchants, qui sont bien sûr méchants, vont nous mettre des pièges, mais les pièges de leur conte. Donc ça peut être... des aventures, ça peut être de la parole, alors parler d'une manière par exemple comme une grand-mère, ça peut être aussi des gestes, alors pas du mime parce qu'on peut parler quand même, mais voilà, des gestes tout au long de l'histoire de notre compte en fait. Voilà et donc on a deux modes de jeu, on a le mode compétitif donc c'est chacun pour soi et le mode coopératif ou celui par exemple qui n'a pas envie de faire ce jeu parce que ça arrive, il faut être à l'aise dans l'impro parce que c'est de l'impro. peut jouer en fait un gentil parce que dans chaque compte il y a un gentil et des méchants. On a les méchants donc là il jouera le gentil, par exemple le petit chapeau en rouge. Et c'est lui qui mettra les pièges aux méchants. pour empêcher le méchant de raconter son histoire correctement. Parce qu'il va raconter bien sûr la version de son conte, la vraie version du coup, parce que celle qu'on connaît, c'est bien sûr la fausse. Celle du gentil n'est pas forcément la vraie. Oui,
- Speaker #1
c'est très bien. C'est très bien compliqué.
- Speaker #3
Je crois que j'ai tout dit.
- Speaker #1
Juste, petite question que je ne vous ai pas posée. Est-ce que vous voulez qu'on les retrouvera bientôt dans le commerce ? Ou pas du tout ?
- Speaker #0
C'est l'objectif final, mais la date, c'est plus chaud.
- Speaker #2
À mon niveau, j'ai déjà quand même pas mal avancé sur les illustrations. Donc on doit retravailler l'ergonomie des cartes, parce que via différents retours, on se rend compte qu'on est loin de la perfection. Il va falloir retravailler un petit peu le visuel pour qu'on voit plus de points d'information. Il faut surtout faire attention aux personnes en situation de handicap, notamment ceux qui sont d'Altonien, ceux qui ont des difficultés visuelles, etc. Il faut vraiment penser à énormément de choses quand on est dans ce milieu-là, et penser pour tout le monde. qu'on retravaille tout ça, on prend le temps, etc. Il ne faut surtout pas être pressé.
- Speaker #4
Je rebondis sur ce que tu dis, à juste titre. Moi, quand j'ai rejoint les alchimistes, la première session test qu'on a fait sur ce jeu m'a fait prendre conscience de ça. Moi, je voulais justement un jeu très inclusif qui permette à tout jeune, quel qu'il soit, comment il arrive, dans ce jeu, être autant inclus. Et en fait, on en a parlé, autant quelqu'un qui est daltonien Quelqu'un qui peut... ne pas avoir les mêmes facilités à repérer la binarité du dilemme, il fallait créer des icônes. J'ai commencé à créer des icônes pour que ça soit visuel. Et ça, c'est encore en cours. Et donc, là où cette version n'est pas du tout la définitive, parce que justement, elle n'est pas encore assez accessible.
- Speaker #2
Il mérite, comme tout le monde, d'accéder aux jeux de société. Aujourd'hui, il faut qu'on modernise un peu ces pratiques-là, dans le sens où, avec Tivis, je vais un peu plus travailler les couleurs. plus vives et différentielles, presque même du bras et sur certains types de jeux ou des cartes qu'on peut utiliser, employer pour pouvoir ouvrir le plus possible les jeux à tout type de personnes.
- Speaker #1
J'ai pas pensé mais oui c'est vrai, c'est une vraie problématique. Et du coup maintenant on peut passer aux alchimistes et lui dire tu as un site internet, vous avez un site internet, on peut vous retrouver là-dessus.
- Speaker #2
Laissez la présidente clôturer là-dessus je pense.
- Speaker #1
Pas que, mais oui.
- Speaker #3
Bah oui, c'est pour le lien.
- Speaker #1
pour le lien, pour ce que vous allez faire dans le futur aussi.
- Speaker #3
On va continuer sur la même lancée, les festivals, essayer de rencontrer d'autres auteurs qui viennent dans l'association pour les aider. Voilà, donc nous, on a un site internet qui s'appelle lesalchimistesludiques.com, c'est ça ? Je ne sais plus.
- Speaker #1
C'est ça ! Non,
- Speaker #3
non, mais si, c'est ça. Ah bon ?
- Speaker #0
C'est moi qui l'ai déposé, alors.
- Speaker #3
Ah bon, alors si c'est toi, alors pourquoi tu veux que je parle en ce cas-là ? Donc c'est les alchimistes.
- Speaker #0
C'est un trail de groupe.
- Speaker #3
Les alchimistes ludiques.fr. Tu mettras le lien qu'on te donnera. C'est peut-être tout.fr. Et on a aussi un gmail, lesalchimistesludiques.com pour nous contacter. On a tout ce qu'il faut sur le site.
- Speaker #2
Et retrouver la vitrine de tous les contenus.
- Speaker #3
Et il y a aussi Facebook.
- Speaker #0
C'est important de mentionner parce qu'à l'origine, j'ai tanné Sylvaine pour qu'on fasse le site. On l'a fait ensemble. Il est beau. Merci. Bref, tout ça pour dire que le site a plusieurs utilités primordiales qu'il faut souligner. C'est que Primo, elle accueille tous les auteurs, déjà, de l'association. Tous les auteurs qui souhaitent faire partie de notre association.
- Speaker #2
Les auteurs adhérents.
- Speaker #0
Tous les auteurs qui souhaitent faire partie de l'association peuvent avoir leur page. Ils nous communiquent le contenu de leur jeu. On le promotionne sur notre site en leur faisant une page exprès avec les photos, etc. L'autre fonctionnalité importante, c'est que nous avons la liste des festivals où on peut nous retrouver. Donc ça, c'est vachement important.
- Speaker #3
Surtout, on peut utiliser aussi pour les festivals, il y en a beaucoup d'organisateurs qui nous demandent qu'est-ce que vos auteurs présentent comme jeu. Et donc du coup, le lien de chaque jeu, etc.
- Speaker #0
Ça sert d'annuaire en quelque sorte.
- Speaker #3
Et pour aussi revenir sur les alchimistes, on a aussi une antenne à Aix-les-Bains. Donc voilà, on a Aix-en-Haute-Savoie.
- Speaker #1
Si personne physiquement veut vous voir... On voit Exleba.
- Speaker #3
Exleba aussi, voilà. On a une antenne Exleba, une antenne à la Roche et une antenne à Cornier aussi.
- Speaker #0
Alors on a un site web, on a un Discord, on a un WhatsApp. Donc les moyens de communication sont assez développés. Et du coup, les antennes sont toujours ravies, que ce soit dans les deux Savoies, de recevoir des testeurs et de futurs auteurs.
- Speaker #2
Et la plus grande force, c'est surtout que la disponibilité de tous les auteurs, quand quelqu'un a quelque chose à faire tester sur un prototype, il lance un appel au secours. Et on est tout de suite majoritairement présent pour lui donner un coup de main, lui donner un avis, pour entre nous ou même pour les futurs adhérents qui souhaitent nous rejoindre. Je veux dire, vous n'êtes pas tout seul dans votre coin, il y a un vrai accompagnement, il y a un vrai avis donné.
- Speaker #0
Oui, arrête de taper sur la tag, il a dit le monsieur.
- Speaker #2
Non, il y a un vrai avis à donner pour les nouveaux adhérents, je veux dire, ne restez pas dans votre coin avec votre prototype, venez.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #2
Il y a une aventure à vivre, il y a quelque chose à partager, il ne faut pas louper le coche. et c'est très important, ça vous fait un peu connaître, vous mettre dans le milieu.
- Speaker #0
Il n'y a pas que ça. Il y a aussi que l'association nous dote d'outils. Par exemple, moi, Wario, il n'aurait jamais été aussi beau sans les alchimistes ludiques. Parce qu'on m'a donné des liens d'imprimeurs, de personnes qui produisent des supports, des logiciels à utiliser. Du coup, j'ai parachevé mon œuvre par de la com visuelle, des roll-up. Les tapis de jeu sont faits au Mans. Du coup, il... on a beaucoup d'outils qui est mis à disposition.
- Speaker #3
On a aussi un pourcentage sur le site toutpourlejeux. C'est un site d'accessoires pour débuter dans la création de jeu. Tous les jetons que j'ai là viennent de toutpourlejeux. Donc voilà, ça peut être utile.
- Speaker #2
Auquel tous les créateurs de jeux peuvent accéder gratuitement. Enfin, non, faut payer, mais je veux dire, peut accéder pour accéder à voir tout type de pièces, que ce soit des boîtes, des accessoires.
- Speaker #1
Pour faire des petits prototypes comme toi, c'est nickel quoi.
- Speaker #2
Ah ouais, c'est ça ? C'est incroyable. On se fournit là-bas. Ce sont des prix qui sont... totalement accessibles. Par exemple, ça, ça va me coûter 8 centimes à acheter. C'est que là. Et l'imagination devient infinie. Des fois, ça m'est arrivé de créer des personnages via ce que je trouve comme pion, comme idée sur ce site. C'est très rigolo, mais on se dit, tiens, c'est vrai que je peux avoir tel accessoire en plus. Pourquoi pas créer un personnage autour de cet accessoire qui est accessible ? On n'y pense pas, mais des fois, malheureusement...
- Speaker #0
C'est souvent ça, les muses.
- Speaker #3
Des fois, j'ai des pions, je dis, celui-là, il va me...
- Speaker #2
faire pour cette année.
- Speaker #0
On peut venir chez nous parce que chez nous c'est une caverne d'Ali Baba de figurines de pions de...
- Speaker #3
Alors moi j'ai deux trucs, des cartes,
- Speaker #2
des machins... J'aurais pu avoir des pions tout ronds, bleus pour identifier mes joueurs mais je me suis dit tiens j'ai des pions chat, autant rester dans le thème de chat, on est en immersion et puis on s'amuse avec.
- Speaker #3
Tout à fait.
- Speaker #2
Mais tout pour le jeu c'est vraiment fait pour, on donnera ce qu'il faut à tout boule de maillot. On donnera ce qu'il faut à Tabou les Maillots pour pouvoir vous donner accès à tous ces sites-là qui ne sont pas forcément connus. On nous demande à chaque fois « mais d'où vient Tépion ? » etc. Je leur dis « ça vient de là » . Et il y a beaucoup plus de choses qui nous y paraissent, surtout pour le jeu.
- Speaker #4
Et je rajouterais, juste pour reclarifier, que pour ceux qui nous écoutent et qui sont peut-être amateurs de jeux de société, Le prototype, à le dire, ça commence dans la tête. Si vous avez une idée qui est encore dans la tête, que vous n'avez même pas osé vous pencher dessus parce que vous ne savez pas par où prendre le truc, les alchimistes ludiques, c'est aussi ça. C'est un réseau où on peut venir avec juste une idée et puis on va en discuter ensemble. Et puis après, vous venez aussi pour tester les jeux des autres.
- Speaker #3
Alors voilà, j'allais en venir justement. On cherche aussi des testeurs. Donc même ceux qui veulent venir, que ce soit sur Ex-les-Bains ou à Cornier, il n'y a pas de souci, vous pouvez venir tester nos jeux, pour nous aider et faire évoluer tout ça.
- Speaker #2
Quel est le prix de l'adhésion ? Moi je ne l'ai pas en tête, si quelqu'un souhaite venir nous rejoindre demain ?
- Speaker #3
Ça marche sous le principe de don, donc c'est à partir de 20 euros, et en fait c'est comme un droit d'entrée, donc après, une fois qu'on a donné 20 euros...
- Speaker #2
On devient alchimiste.
- Speaker #1
Wow, c'est bien.
- Speaker #3
Et si vous voulez donner plus, si !
- Speaker #0
C'est les magies de l'alchimie, c'est qu'un billet de 20 devient un billet de 50. Je ne sais pas encore ce que vous disiez, je ne peux pas donner des millions. On va peut-être se calmer.
- Speaker #1
En tout cas, si vous souhaitez adhérer en tant que testeur ou créateur...
- Speaker #3
Alors, testeur, c'est gratuit.
- Speaker #0
Ah oui, c'est important de le mentionner.
- Speaker #3
Il n'y a que pour les auteurs aussi.
- Speaker #1
Dernière question, et après je ferai ma petite conclusion. Si vous n'avez aucune contrainte d'argent ou de temps, c'est quoi votre jeu de rêve que vous souhaitez créer ?
- Speaker #0
Bah c'est ce que je fais moi déjà alors c'est bon. T'as mis beaucoup de temps et d'argent là-dedans. Oui et c'est pas fini, il y a encore 5 ou 6 ans de développement.
- Speaker #2
Il est vrai que ta question est un peu compliquée à dire parce que ça fait tellement de temps qu'on est sur nos protos, qu'on aura tendance à dire nos propres prototypes.
- Speaker #1
Oui c'est bien dit.
- Speaker #4
Moi je vais rattacher avec ce que je disais au tout début, je crée ce jeu pour une mission particulière. Maintenant mon jeu de cœur évidemment ça sera de retranscrire un jour dans un jeu expert. un Age of Empires ça sera mon aboutissement ou un jeu à la Diablo où on va choper du loot et des équipements à tir l'arigot façon deck building pour devenir surpuissant,
- Speaker #2
je sais que ça existe t'as l'air d'avoir plein d'idées en tête Camille il te manque juste les fonds, donc n'hésitez pas les millionnaires de France à faire des inventions,
- Speaker #3
achetez-le non mais je l'ai créé mais des buildings, des idées, il y a toutes les techniques,
- Speaker #2
les mécaniques que je voulais...
- Speaker #4
On va devoir couper court parce qu'après il va falloir tester des jeux là...
- Speaker #2
Quand on devient créateur on a des millions d'idées, mais ce serait très compliqué de tout uniformiser en un seul bloc. Mais bon on a tous nos petits coups de coeur, c'est vrai que Kémy t'as bien explicité, on va t'expliquer un peu ce que t'aimes. Sylvain toi des tech building t'aimerais bien créer un énorme truc ? Ouais, un plat de cartes Mais j'ai déjà ça un plat de cartes Un jour peut-être on aura sur un vrai champ de bataille en taille réelle Une vraie carte de cartes Un grandeur nature on appelle ça
- Speaker #0
Un grandeur nature Le plus important c'est que pour un jeu Soit on le fait de manière un peu genre je balance mon hameçon pour voir si il y a sa mort Ou soit on y met une âme Et moi mon objectif c'est ça, c'est pour ça que ça prend tant de temps on espère que
- Speaker #1
ça sera abouti.
- Speaker #0
J'espère aussi. En tout cas, c'est en bonne voie. Il y a une communauté déjà et vous êtes tous les bienvenus pour rejoindre cette communauté. Il n'y a pas de frais d'adhésion, je vous assure. C'est gratos. Oui, tu allais le dire, je le sentais. Voilà. En tout cas, merci à tous.
- Speaker #1
Merci à vous tous aussi. Comme on l'a vu, créer un jeu, ce n'est pas si simple. Ça demande quand même beaucoup de temps, d'investissement personnel surtout. Ce n'est pas que du matériel. Il y a quand même beaucoup de temps à passer dessus.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Testeurs et testeuses. Il faut quand même avoir un mental assez solide. Je pense que les retours parfois sont un peu dégagés. Ah c'est des grandes claques, ouais,
- Speaker #2
des fois.
- Speaker #1
Mais parfois, au contraire, ça te rebooste bien. Qu'est-ce que je peux dire d'autre ?
- Speaker #2
Vive la mordouche de société !
- Speaker #3
C'est oublié de dire que c'est un milieu très masculin et il faut que les autrices qui viennent ! On se sent un peu seul chez les alchimistes, on doit être deux !
- Speaker #1
Pour combien de gars du coup ?
- Speaker #3
Comment ?
- Speaker #1
Pour combien de gars ?
- Speaker #3
On est 20 auteurs je crois.
- Speaker #1
On se dispute pas.
- Speaker #3
Non mais c'est vrai que c'est un milieu très...
- Speaker #1
Donc ouais,
- Speaker #3
si on pouvait avoir des autrices, avec plaisir.
- Speaker #1
Voilà, mettez... Y'a pas un truc de joueuse de Savoie, un truc, je sais pas, une Asouk, venez. Ouais. Je mettrai du coup l'insta de HMilstleudic, si vous voulez suivre, et vos insta respectifs. Merci. Et puis, à bientôt.
- Speaker #0
Eh ben à bientôt.
- Speaker #1
Suivez-nous sur les réseaux aussi, moi aussi.
- Speaker #2
Prochaine fois qu'on reviendra vous voir... peut-être avec la boîte finale de chacun de nos protos pour vous dire... Oui,
- Speaker #1
sûrement peut-être sans recroiser Octogone, du coup on en parlait un petit peu en off, mais si vous êtes là, pourquoi pas. Caméra embarquée, je vous shoot. A bientôt, merci beaucoup. Merci à tous. Bon week-end.
- Speaker #4
Bon week-end. Merci à vous les maillots.