Speaker #0Bienvenue dans TCA etc, le podcast qui décrypte les troubles des conduites alimentaires et tout ce qui gravite autour, parce que ça n'est jamais seulement qu'une histoire de bouffe. Je suis Flavie Milsono et j'accompagne les mangeuses compulsives à devenir des mangeuses libres bien dans leur basket. alimentation, peur du manque, insatisfaction corporelle, peur du jugement, du rejet, empreinte familiale, grossophobie les sujets abordés dans ce podcast sont très vastes et pour ce faire mes invités sont aussi très variés retrouvez-moi aussi sur Instagram où j'aborde tous ces sujets au quotidien sur flavie.mtca très belle écoute Bienvenue dans un nouvel épisode de TCA etc. Aujourd'hui on va parler de trucs hyper concrets. J'ai envie, comme bien souvent, de donner le plus d'outils concrets, le plus de pistes possibles pour faire en sorte que vous toutes qui m'écoutiez, toi qui m'écoutes, puisses te sentir mieux. Et là on va parler des jours où justement ça va pas, tu te sens pas bien. Ces jours où tu te sens moche, tu te sens grosse. Je fais une parenthèse, en fait être grosse on l'est ou on l'est pas, c'est pas un sentiment, mais oui il y a des jours où on se sent grosse, qu'on le soit réellement ou non d'ailleurs. Tu vois, parce que ce sentiment finalement de lourdeur, de légèreté, de mal-être ou de bien-être dans son corps, en fait il n'est pas relié au corps spécifiquement, mais justement on va venir un peu creuser tout ça dans cet épisode. Donc là l'idée c'est de te donner des pistes, des outils pour... passer ces journées parce qu'il y en a et il y en aura. En préambule, c'est important de le dire, même le jour où tu seras complètement guéri de tes troubles alimentaires, et bien en fait il y a des jours où tu ne pourras pas te voir en peinture, des jours où tu ne pourras pas te saquer pour différentes raisons. Donc des jours comme ça il y en a aujourd'hui et il y en aura d'autres. L'idée c'est d'avoir des outils pour ne pas empirer les choses et pour ne pas non plus pourrir toute ta journée quand c'est le cas. J'ai pensé à cinq points différents pour t'aider, donc c'est parti, en route pour le premier. Ce premier point, c'est le fait de ne pas te regarder. Ça peut paraître un peu basique, sauf qu'il y a un truc que j'observe, que j'ai pu observer chez moi à un moment donné et que j'observe chez à peu près toutes les femmes que j'accompagne, c'est que ces fameuses journées où on ne se sent pas bien dans son corps, on va encore plus aller regarder son corps. Donc finalement on va comme vérifier, chercher quelque chose. Mais finalement, quand tu vas te regarder comme ça dans le miroir, qu'est-ce que tu penses que tu vas y trouver ? Tu ne te sens pas bien dans ta peau, il y a plein de choses qui se passent dans ta tête, du blabla, des trucs qui viennent empirer le phénomène, et toi tu vas te regarder dans le miroir et tu crois que quoi ? Tu vas te dire Ah mais non, mais attends, mais en fait je suis super bien Alors peut-être, peut-être ça arrivera, le moment où tu seras sorti du trouble alimentaire, où les choses iront beaucoup mieux. Effectivement... On va y venir sur le point numéro 2, tu comprendras, je referai le lien à ce moment-là. Effectivement, ça pourrait arriver. Mais globalement, là, aujourd'hui, ce qui se passe, c'est que tu te regardes et tu te regardes d'une certaine manière. Tu ne vas pas chercher à te voir globalement et à voir ce qui va bien. Non, tu vas zoomer sur les parties de ton corps que tu n'aimes pas. Tu vas chercher à aller regarder tout ce que tu n'aimes pas déjà de base, comme si tu avais besoin de confirmer que... Oui, réellement, c'est la cata. Oui, réellement, t'es moche. Oui, réellement, rien ne va dans ton physique. Donc, pour éviter ça, il y a un truc simple, c'est ne pas te regarder. C'est pas l'idée de faire l'autruche, c'est pas l'idée de fuir, c'est juste que quand tu es dans ce genre de journée, tu n'es pas dans la normalité, si je puis dire. Tu n'es pas dans quelque chose qui te permet de te regarder avec les vrais yeux. Tu ne vois pas ton corps tel qu'il est. Tu te construis une image. Tu es complètement sous le coup de différents biais cognitifs et donc ça ne sert à rien. Donc l'idée c'est de te protéger de ça. Et tu verras que... Les jours qui vont suivre ces journées-là, ça ira mieux et tu seras en mesure de te regarder différemment. Mais quand tu sens que c'est un jour sans, un jour où ça ne va pas, s'il te plaît, ne te regarde pas. Ne te vérifie pas dans les miroirs, dans les vitrines de magasin, ne monte pas sur la balance, n'essaie pas des vêtements que tu sais un peu trop petits, ne te mets pas à tâter ton corps sous toutes les coutures. Ok ? Laisse ton corps de côté. Ces jours-là, ton corps te pose problème, tu ne l'aimes pas. Alors laisse-le de côté, tu n'es pas qu'un corps, ça tombe bien, tu vas pouvoir vivre ta journée et faire plein de trucs en laissant ton corps de côté. Ça c'était le premier point. Le deuxième point, c'est de te rappeler que c'est cyclique. Quand on est dans une phase hyper compliquée à vivre, Eh bien, il y a un tel envahissement, on n'aime tellement pas ça, ressentir des émotions désagréables, on est câblé pour ça. Humainement, on est câblé pour ne pas aimer ressentir les émotions désagréables et aller chercher du positif ou en tout cas fuir ces émotions désagréables. Du coup, quand on est aux prises avec ces émotions désagréables, quand on est dans ce type de journée où on ne s'aime pas, on a l'impression que ça va durer toujours, on a l'impression que ça ne va jamais repartir en fait. C'est comme si on oubliait les moments où ça allait et on oublie le fait qu'à un moment donné ça va aller. À l'inverse, quand on est dans des journées où ça va plutôt bien, on va être plutôt dans le fait de se dire Ouh là là, à tout moment je peux à nouveau me sentir mal et ne pas aimer mon corps. Tu vois, il y a cette espèce de... de trucs là, encore une fois, des biais cognitifs. C'est comme ça, on fonctionne globalement comme ça, c'est un fait, il n'empêche que c'est pas une fatalité. Parce que tu peux revenir à une forme de lucidité qui va te permettre de te dire que, ok, c'est cyclique. C'est-à-dire que là, tu ne t'aimes pas, mais il y a un moment donné où ça va aller mieux. Et juste de se dire ça, ça peut un peu apaiser les choses. Et puisqu'on parle de cycle, j'ai envie de te rappeler une chose importante, c'est que si tu es une femme née femme, avec des organes génitaux et un cycle féminin, et bien en fait tu vas vivre le cycle hormonal de la femme. Et ce cycle hormonal va faire, de manière plus ou moins violente, de manière plus ou moins visible, va faire que tu vas passer par différentes phases. Et il y a des phases où... Merci les hormones, tu ne t'aimes pas. T'as l'impression de faire le double ou le triple de ta corpulence, t'es pas bien dans ta peau, t'as tout un tas d'émotions hyper remuantes qui te traversent. C'est cyclique. Et je refais le lien avec ce que je disais tout à l'heure, ou je te promettais justement de faire le lien un peu après. Sur ce côté, quand ça va mieux au niveau des troubles alimentaires et dans le rapport à ton corps, effectivement il se peut que sur certaines phases de ton cycle féminin... tu as cette sensation de te sentir pas bien, etc. Mais si tu es en mesure aujourd'hui d'être bienveillante quand tu te regardes dans le miroir, de dézoomer, de te voir dans ta globalité, etc., peut-être que sur ces phases-là, tu seras dans la capacité de te regarder et de te dire... Oui, non mais en fait ça va, là il y a mon cycle qui est en train de me faire partir dans des délires, mais en vrai ça va, rien n'a changé, je vais bien, mon corps n'est pas complètement déformé, ça roule. Donc dans ces cas-là, en lien avec vraiment tout le chamboulement du cycle féminin, dans ces cas-là effectivement, te regarder peut être utile, mais bon, globalement. Je pars du principe que je m'adresse à des personnes qui sont plutôt dans des phases compliquées avec l'alimentation, avec leur corps, donc globalement on évite de se regarder, c'est plus simple comme ça. Et donc aussi, ces jours-là où si c'est lié à ton cycle menstruel, tu te sens super mal, etc., laisse ton corps de côté, reprends le conseil numéro 1, laisse ça de côté, ok, ça va passer. Ce conseil-là, numéro 2, c'est vraiment l'idée de revenir au fait que c'est cyclique et le garder en tête et juste être patiente. Ça va aller, ça va passer, laisse couler, laisse glisser. Le troisième point, super important aussi, c'est l'idée de ne pas en faire un objectif. Je m'explique. Tu ne te sens pas belle, tu ne te sens pas bien. Peut-être que tu as l'impression d'avoir pris du poids, peut-être que tu as l'impression que tu es trop grosse, qu'il y a des choses qui ne vont pas sur ton corps sur ces jours-là. Pour autant, ne bascule pas dans le fait d'en faire un objectif de changement. Oui, tu ne t'aimes pas aujourd'hui, mais garde en tête que c'est cyclique, garde en tête que plus tu te regarderas, plus ce sera compliqué. et prendre la distance de manière à ne pas repartir sur des objectifs de perte de poids, de ok c'est parti, je me reprends en main dès aujourd'hui ou dès demain, je me remets à manger ci, à ne pas manger ça, je vais aller faire du sport pour mincir, je vais faire ci, je vais faire ça Parce que si tu es encore dans les TCA ou même si tu en as déjà souffert, tu sais que ça, ça peut réactiver tout le mécanisme des troubles alimentaires et notamment des compulsions alimentaires. Donc n'en fais pas un objectif. derrière ce principe là enfin ce petit conseil là il y a aussi le fait de rejoindre quelque chose de l'ordre de l'acceptation c'est ça aussi ne pas en faire un objectif en fait il y a des tas de choses qui peuvent être compliquées dans nos relations avec les autres dans notre rapport à l'argent ou le fait qu'on a l'impression de ne pas avoir assez d'argent dans notre travail enfin voilà il y a des tas de choses c'est important de les prendre en compte et de pas les ignorer Néanmoins, quand tu sais que de manière cyclique, tu vas avoir cette tendance à ne pas aimer ton corps, peut-être que tu vis la même chose de manière cyclique, par exemple, pour ton travail. Pour autant, les jours où c'est un peu plus compliqué au travail, pour x ou y raison, peut-être que t'as pas assez dormi, peut-être qu'il est temps que tu sois en vacances, peut-être que t'avais une collègue qui était de mauvaise humeur, et tu vois... Tout ça, on pourrait le remettre aussi sur la relation à ton corps parce que c'est des choses qui peuvent faire aussi que tu te sens moins bien dans ton corps ou avec ton alimentation. Mais revenons sur cet exemple au travail, il y a des choses qui peuvent faire que tu te sens moins bien dans ton taf, tu remets en question, tu ne vas pas transformer ça en objectif à chaque fois. C'est pas parce qu'il y a ces choses-là qui te traversent que ça y est, tu as déjà écrit ta lettre de démission à ton boss et que tu as déjà fait des lettres pour postuler à un autre endroit. Non ! tu le prends en compte et tu vois si réellement ça s'inscrit dans une réalité, dans une durée, ou si c'était lié comme ça à quelque chose qui était plus dépendant de toi, d'autre chose. C'est ça l'idée, c'est de ne pas faire ce que tu fais habituellement avec ton corps et ton poids, et que tu ne fais pas ou peu d'ailleurs dans les autres sphères de ta vie, c'est que tout d'un coup tu ne t'aimes pas, alors tu dois changer. Non, c'est normal en fait de ne pas s'aimer tous les jours, c'est normal qu'il y ait des jours où... On s'apprécie moins globalement, c'est normal qu'il y ait des jours où ce soit plus compliqué. Pour autant, ça ne veut pas dire que c'est ton corps le problème et qu'il doit changer. Non. L'idée, c'est d'être dans une acceptation de Ok, aujourd'hui, je ne m'aime pas. Je ne cherche pas pour autant à tout changer. Donc ça, c'était le troisième point. Le quatrième point, il va tourner autour du fait de te mettre à l'aise, de te faire plaisir. Les jours où ça ne va pas dans ton corps, Si en plus de ça, tu portes des fringues serrées, si en plus de ça, tu ne te sens pas à l'aise parce que, je ne sais pas, tu as mis des talons ou pour x ou y raison, tu as fait une coiffure compliquée avec des pinces qui ne font que de glisser ou qui te rentrent dans le crâne. En fait, toutes ces choses-là, elles sont très différentes, mais toutes, elles te ramènent à ton corps. Et elles te ramènent à un inconfort puisque ce jour-là, c'est compliqué avec ton corps. Donc l'idée ça va être d'aller choisir des vêtements dans lesquels tu es particulièrement à l'aise. Alors même si ça c'est un peu un conseil que je donne tout le temps, pour moi c'est plus possible de me torturer dans des vêtements, des chaussures, des sous-vêtements, des choses comme ça, ça n'est plus possible. Parce que c'est faire passer l'esthétique avant la réalité de mon corps et les besoins de mon corps et ça c'est vraiment plus possible. Et en plus ça va avoir globalement... même les jours où ça va plutôt bien, l'effet de te ramener tout le temps à ton corps, à ton apparence, etc. Et ce n'est pas quelque chose d'aidant et d'épanouissant. Mais donc ces jours où en plus ça ne va pas, tu ne te sens pas bien, eh bien mets des vêtements vraiment dans lesquels tu es à l'aise. Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas t'habiller avec plaisir, avec style et te trouver jolie. En fait, tu peux très bien avoir des vêtements dans lesquels tu te sens carrément à l'aise, qui te serrent moins, qui sont peut-être plus amples. mais pour autant que tu te trouves stylé avec des couleurs que tu aimes. Ça, c'est vraiment important. D'autant plus que, je refais le lien avec le cycle et tout ça, les jours où on ne se sent pas bien dans son corps, c'est quand même souvent relié à des phénomènes digestifs, de ballonnements ou liés à nos règles ou SPM, etc. Et donc du coup si t'as le ventre qui gonfle un peu et que tu te mets dans un vêtement serré, ça va avoir pour effet de te donner mal au ventre et limite de le faire gonfler davantage. Donc mets-toi à l'aise. Et puis fais des choses qui te plaisent. Fais des activités plaisantes, des trucs cools que t'aimes bien faire. Ça, ça va avoir un double intérêt, un double effet, c'est que tu ramènes un peu de bien-être sur des jours qui sont compliqués pour x ou y raisons. Et en plus de ça, encore une fois, tu décentres de ton corps. Si tu fais du crochet, du dessin, de la danse toute douce pour bouger ton corps, du yoga, des choses comme ça, en fait c'est des choses qui vont te décentrer de ton corps ou alors, si elles sont en lien avec ton corps, ça va être un lien... plutôt interne dans l'écoute et dans la douceur, et c'est quelque chose qui peut vraiment faire du bien. On arrive déjà au cinquième et dernier point que je voulais aborder pour t'aider sur les jours où tu ne te sens pas bien. Et c'est le fait de prendre de la distance, prendre une distance globale avec ça. Ce que je trouve cool sur ces jours où tout d'un coup tu te sens moche, par exemple, disons-le, c'est l'occasion de pouvoir te demander quel est le problème à être moche. Ou si je le tourne différemment, c'est l'occasion... de te demander pourquoi est-ce qu'il faudrait être belle ? À quel point c'est important pour toi d'être jolie ? Aux yeux de qui ? Et pourquoi ? Qu'est-ce que ça t'apporte ? Ou à l'inverse, qu'est-ce que ça t'enlève si ça n'est pas le cas ? L'idée derrière ça, qui est un peu plus globale, c'est de mettre un peu en relief le rapport que tu as à ton corps. Et à quel point ton corps va venir définir qui tu es, va venir définir l'estime que tu te portes, à quel point ton corps va venir définir ta valeur. Et ces jours où tu ne te sens pas bien, moi j'ai envie de te proposer de les vivre comme une invitation à revendiquer le droit à être moche. Tu vois, le droit à ne pas être dans ces foutus critères. Je reprends l'exemple du ventre gonflé. parce que c'est un truc qui est assez fréquent. Il y a pas mal de nanas qui, en lien avec le cycle menstruel encore une fois, ou en lien avec quelque chose de digestif, vont se sentir particulièrement mal les jours où leur ventre gonfle. Et du coup, ça crée une sorte de mal-être, d'impression de ne pas être belle, l'impression d'être trop grosse, voilà, tout un tas de choses comme ça. En fait, c'est juste une partie de ton corps qui change, qui gonfle en l'occurrence. Donc il s'agit de ton ventre qui est un peu plus distendu et bim, ça t'emmène vers un mal-être, l'impression d'être moche, l'impression d'être trop grosse. L'impression que tu devrais faire quelque chose pour remédier à ça, l'impression que tu devrais cacher ce ventre-là, ça peut créer une forme de honte pour certaines d'entre vous, une honte corporelle vachement forte. Mais bon sang de bonsoir, qui a dit qu'un ventre devait être plat ? Ça n'est pas du tout dans la physionomie féminine. Ça n'est pas normal et en vrai ça n'est même pas souhaitable. C'est très rare les femmes qui ont le ventre plat naturellement. Et si c'est votre cas, j'allais dire tant mieux pour vous, mais tant mieux pour vous en lien avec les injonctions de notre société. Peut-être que dans 20 ans elles auront changé et puis du coup on dira Ah bon, t'as le ventre plat, tant pis pour toi, zut Voilà, c'est juste des injonctions, des codes de beauté. ça n'a aucun sens en fait, ça n'a aucun sens. Et je trouve que parfois, c'est pas toujours possible, mais parfois se mettre un peu en rébellion de ces choses-là et de dire mais moi en fait j'en ai rien à faire quoi, et là j'ai le ventre gonflé et j'ai pas envie de le cacher, et puis je m'en fous, c'est comme ça, c'est mon corps, et je vois pas en quoi ça devrait être moche. C'est un acte de militantisme, de rébellion et d'empouvoirment quoi, c'est genre ok, je reprends... la main sur mon corps et la façon dont j'ai envie de le percevoir et peut-être la façon dont j'ai envie qu'il soit perçu. Et quand je dis que c'est un acte militant, c'est que ça va au-delà de soi, c'est un acte de libération aussi des femmes et du corps des femmes. Bon, je m'enflamme un peu, mais parce que si tu m'écoutes depuis quelque temps, tu sais que c'est des sujets qui sont importants pour moi, chers à mon cœur. En tout cas... sans aller jusqu'à militer avec des inscriptions écrites sur ton ventre dans la rue, tu peux très bien, à un niveau moindre, remettre ça en question. Dans ces moments-là où tu ne te sens pas bien, qu'est-ce que ça signifie pour toi de te sentir plus grosse que d'habitude ? Qu'est-ce que ça signifie pour toi de te sentir moche ? Qu'est-ce que c'est être moche ? À quoi ça correspond ? Et de remettre en question tous ces critères de beauté, en fait. et de pouvoir te saisir de ces moments-là pour prendre de la distance en fait, et te dire ouais mais en fait c'est quoi ce truc-là, voilà. Comme d'hab, moi j'aime bien passer par l'écrit dans ces moments-là, donc peut-être que c'est quelque chose que tu peux faire. Laisse-toi aller à écrire, note tout ce qui te vient, tu sais presque en écriture automatique sur ces questions-là. Qu'est-ce que c'est que d'être belle ? À quoi ça me sert ? Ce serait quoi être moche ? Pourquoi ces jours-là je me sens moche ? Pourquoi ça me rend si mal ? Pourquoi je ressens de la honte ? Aux yeux de qui c'est important d'être jolie ? Et pourquoi ? Etc. Voilà, on arrive au terme de cet épisode. Je vais récapituler les 5 conseils que j'avais envie de te donner pour gérer les jours où tu te sens pas bien dans ton corps, les jours où tu te sens moche. En premier lieu, il y avait le fait de ne pas te regarder. Et oui, parce qu'on a un mécanisme hyper bizarre qui fait que quand on se sent pas bien dans son corps, on va faire que d'aller vérifier son corps. Donc ne te regarde pas, ne cherche pas à tâter ton corps. Voilà, laisse ton corps tranquille en fait dans ces jours-là. Le deuxième point, c'est le fait de te rappeler que c'est cyclique. Cyclique en lien avec ton cycle menstruel potentiellement, mais même en dehors de ça, c'est complètement cyclique. On passe par des jours où ça va, des jours où ça va moins bien. C'est lié à tout un tas de trucs auxquels on ne peut pas toujours grand-chose. Donc ne te laisse pas embarquer dans l'idée que c'est l'enfer, au secours, au secours, l'impression que ça ne se terminera jamais. Rappelle-toi que là, c'est comme ça. et que très vite ce sera différent. Le troisième point, c'est de ne pas en faire un objectif. Donc justement, ne pas se laisser enfermer dans le côté Ah ça y est, mon Dieu, je me trouve moche, ça ne va pas qui irait vers le je dois faire quelque chose Non, quand tu te rappelles que c'est cyclique et que ça va passer, tu te rappelles que tu n'as pas intérêt finalement à en faire un objectif, parce qu'en faire un objectif, ça va souvent te perdre avec faire un régime, quel qu'il soit, se remettre au sport exprès pour maigrir ou je ne sais pas quoi, et du coup ça, c'est remettre. Un orteil dans l'engrenage des TCA et notamment des compulsions alimentaires. Le quatrième point c'est le fait de te mettre à l'aise. Si tu veux suivre ce conseil de mettre ton corps de côté ça va être compliqué si tu te mets dans des fringues complètement engoncées. Donc mets-toi à l'aise, porte ce qui te fait envie, plaisir. Je ne l'ai pas dit tout à l'heure mais il y a aussi le fait de porter des matières douces, des choses vraiment agréables au contact et puis ça peut être aussi de prendre soin de ton corps par le biais d'automassages, de choses comme ça. Et puis faire des activités plaisantes, qu'elles soient... complètement décorrélés du corps, donc ça peut être du crochet, des mots fléchés, de la lecture, ce que tu veux, ou plus ou moins en lien avec ton corps, avec de la marche tranquille au soleil, avec du yoga tout doux, de la danse toute douce, mais des choses vraiment en lien avec l'intériorité et pas ton corps de l'extérieur. Et puis le cinquième point c'était une proposition de prendre de la distance Te saisir de ces jours où ça va moins bien, où tu ne te sens pas bien dans ton corps Pour aller questionner toutes ces règles de beauté Pour aller questionner l'injonction finalement à être jolie, à être belle, à être validée Ça rejoint la question de la désirabilité J'ai fait un épisode de podcast suffisamment long et complet sur le sujet avec Clotilde que je t'invite à aller écouter. Je mettrai le lien en description de l'épisode. C'est intéressant d'aller remettre ça en question. Et ça aide aussi, non seulement sur le moment à prendre de la distance, mais ça va t'aider globalement, finalement, à vivre moins de moments comme ça, où vraiment, tout d'un coup, tu te sens super mal. Ben voilà, comme d'hab, j'espère que cet épisode t'a apporté des outils. J'ai à cœur d'être dans le concret. Et puis, pour soutenir le podcast, comme d'hab, n'oublie pas une petite note sur ta plateforme d'écoute, un petit mot sympa, et puis, repartage à tes amis, à ta famille, à tes proches sur les réseaux. C'est le meilleur moyen de me soutenir. Merci beaucoup pour ton écoute. Sous-titrage ST'501