- Speaker #0
C'est hors de question. C'est hors de question. Je n'échouerai pas. Je me démerderai, mais je n'échouerai pas. Et souvent, ça part de ça. Ça part où t'es là, putain, qu'est-ce que je fous là ? Échec ? Non. Non, non, trouver une solution. Pas d'échec. Ça n'existe pas.
- Speaker #1
Ciao les nazes, c'est le podcast qui met en avant des parcours atypiques.
- Speaker #2
Des personnalités un peu couillues qui ont décidé de sortir de leur routine pour réaliser leurs rêves, quitte à prendre des gros risques.
- Speaker #1
Ici, on te prouve que tout est possible, quelle que soit ta situation.
- Speaker #2
Ici, c'est Alex et Claude. Fais-toi un thé ou un café, pose tes fesses et c'est parti. Hello tout le monde ! On vous retrouve aujourd'hui pour le deuxième épisode qui a un peu tardé mais qui est enfin là pour votre plus grand plaisir.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, on a un invité de qualité. Seb. Bonjour Seb.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #2
Pour vous planter le décor, on est à Koh Tao en Thaïlande. Si vous n'avez pas suivi dans nos stories, On est là un petit peu depuis longtemps maintenant, ça va faire trois mois qu'on est là. Et donc nous avons rencontré par le biais d'amis. Seb, ici présent ! Seb, veux-tu te présenter pour nous s'il te plaît, pour le public ?
- Speaker #0
Bien entendu ! Bonjour à tous, Sébastien, j'ai 40 ans et mon parcours est peut-être un petit peu atypique. Donc je suis comme tout le monde, j'ai fait des études. J'étais pas spécialement bon en études, c'est pas mauvais non plus, mais bon, disons que c'était pas mon truc. Donc du coup, voilà, je fais un BTS, un BTS technico-commercial, et puis après j'ai eu l'idée de partir en Irlande, partir vivre en Irlande avec un pote. Et à la base, on devait partir un an, deux ans, c'était juste pour améliorer notre anglais. Et puis voilà, je suis parti juste avec un sac à dos, 1000 euros en poche, j'avais pas de boulot, j'avais rien. Et du coup, j'ai atterri là-bas, et puis finalement je suis resté 10 ans en Irlande. Et puis de là, je suis parti vivre en... Colombie et puis de Colombie je suis venu vivre à Paris sachant que moi je suis originaire du sud de la France donc ça a été aussi pour moi comme aller vivre dans un autre pays, d'aller vivre à Paris et puis dernièrement depuis décembre j'ai pris une année sabbatique et maintenant je fais encore un tour du monde donc je voyage et j'ai jusqu'à encore fin novembre pour pouvoir voyager et me balader autour du monde voilà un petit peu pour la présentation et
- Speaker #1
juste avec cette petite présentation on comprend de suite pourquoi on a voulu faire un podcast avec toi Parce que tu as 40 ans, tu voyages encore et tu as quand même eu beaucoup de changements de situation dans ta vie, que ce soit au niveau de là où tu as vécu, au niveau professionnel je pense aussi. Et c'est ça qui est super intéressant et c'est pour ça qu'on voulait absolument t'avoir sur le podcast et ça c'est très très cool. Écoute, on va attaquer par le début parce que tu m'as dit que tu avais fait 10 ans en Irlande. On avait fait deux ans à Londres mais dix ans ça commence à faire beaucoup. Et ça n'a pas été trop compliqué au début parce que du coup tu partais avec un pote effectivement donc tu partais pas tout seul de toute façon. Tu avais déjà ton job là-bas ou tu es arrivé un peu genre on part, on voit ce qui se passe et finalement tu es resté dix ans quoi ?
- Speaker #0
Voilà, c'est la deuxième option en fait. Moi je suis arrivé, non j'avais pas de boulot, j'avais pris 1000 balles, j'avais travaillé l'été pour me faire de l'argent de poche. Et donc je suis parti juste avec 1000 balles, il fallait que je trouve un boulot assez rapidement et finalement j'ai réussi à trouver un boulot dans un call center avec des français. Donc je ne travaillais pas vraiment en anglais au début, mais bon c'était le premier job que j'avais et qu'il me fallait absolument un job pour pouvoir vivre tout simplement. Et ici ça a été un petit peu difficile parce que moi je suis originaire du sud de la France, je suis du Tarn si tu veux, c'est assez rural on va dire, moi je viens d'une petite ville. et c'est vrai que Je n'avais pas spécialement voyagé avant. Je crois que j'étais seulement allé en Espagne, au pas de la case, au mieux. Et c'est vrai que là, c'était assez bizarre de prendre juste un billet d'avion, un aller simple comme ça, et de partir et de se dire, je pars, je ne sais pas quand je rentre, et puis je vais voir comment ça se passe là-bas. Et c'est vrai que c'était assez bizarre au début. Et puis, heureusement qu'il y avait mon pote quand même. C'était plus simple à deux. Et puis, au final, ça s'est très bien passé. Donc, c'est une très belle expérience.
- Speaker #2
On parle de quelle année là ?
- Speaker #0
On parle de 2006.
- Speaker #2
Non mais il n'y a pas de jugement. C'est pour savoir dans quelle... Tu vois, on n'était pas encore dans les années où tout le monde un peu partait voyager, les expats et tout. On n'était pas encore dans ces années quoi.
- Speaker #0
Non, non, non. Il y avait... Moi quand j'ai atterri, quand on a atterri en Irlande, t'avais quand même des étrangers, mais pas autant que maintenant, que sur les dernières années à Dublin. Il y avait énormément de personnes qui venaient voyager, qui venaient passer six mois, un an, ou rester un petit peu comme ça. C'est vrai qu'à l'époque, il y avait quand même beaucoup moins de monde. Donc c'était quand même plus facile aussi pour trouver du travail. Donc ça, c'était un petit peu plus cool. Mais effectivement, on ne restait pas aussi rependus que maintenant.
- Speaker #1
Et petite question, du coup, tu parles avec ton pote au niveau d'anglais ? Parce que du coup, tu me disais que... Ton premier travail était en français, mais ton niveau d'anglais était bien ?
- Speaker #0
Mon niveau d'anglais c'était un niveau BTS, j'ai toujours été bon en anglais dans les cours, donc quand je suis arrivé j'étais confiant pour me rendre compte que j'étais une grosse merde. C'était assez compliqué au début, je me rappelle d'entretiens téléphoniques où on m'appelait pour du boulot et où je ne comprenais pas les questions au téléphone. Et donc gros blanc, une fois je faisais répéter deux fois et puis là il me disait améliore ton anglais et puis tu nous rappelles parce que ton profil est intéressant mais là si tu peux pas parler c'est pas possible. Et donc au final, moi je me suis rendu compte que je ne pouvais pas trouver un boulot en anglais au début, c'était pas possible à part faire serveur ou un truc comme ça. Donc du coup en français ça a été la meilleure option et puis après j'ai aussi beaucoup appris l'anglais. Du coup nous avec mon pote on partageait une chambre et après dans notre appart il y avait une autre chambre et on avait deux canadiennes et donc tous les soirs en fait ça parlait anglais. à l'époque c'était un peu différent, on avait notre petit dictionnaire Larousse sur la table la français anglais et puis le soir les discussions et puis on regardait le discours ensemble comme ça et puis on essayait d'apprendre anglais en parlant ça c'est cool ça c'est cool et du coup bah je pense du coup avec tes 10 ans maintenant il n'y a plus aucun
- Speaker #1
problème d'anglais. Ah non mais non ça va ça va mais non mais c'est bien et au niveau des jobs étant resté 10 ans T'as fait pas mal de jobs ou t'es resté dans la même boîte et t'as évolué ?
- Speaker #0
J'ai fait quelques jobs, alors après pour découper un petit peu ces 10 ans, j'ai fait 2 ans, puis après je suis rentré en France 2 ans et je suis après reparti en Irlande derrière. Du coup les deux premières années, j'ai fait un call center et après j'ai fait un tour opérateur. Souvent dans les boulots on te demande d'être bilingue ou trilingue donc obligatoirement si tu parles français anglais ça aide. Mais c'est vrai que voilà donc c'est les deux premiers jobs et puis après quand je suis revenu j'ai retravaillé dans le call center et puis à partir de là j'ai travaillé dans une autre boîte donc une banque d'image, boîte américaine où là effectivement j'ai évolué dans cette boîte donc j'ai fait plusieurs rôles donc c'est là où c'était assez intéressant. Donc au final j'ai fait trois différentes boîtes en Irlande donc c'est pas énorme.
- Speaker #2
Et donc là on arrive à la fin de tes dix ans donc et c'est quoi qui te fait c'est quoi qui te fait quitter l'Irlande déjà ? T'étais à Dublin ?
- Speaker #0
J'étais à Dublin effectivement. Ce qui me fait quitter l'Irlande c'est que je rencontre mon ex qui est colombienne donc on se rencontre et puis tout se passe bien et puis après du coup elle a souhaité revenir en Colombie moi ça faisait un moment que j'étais en Irlande donc ça me dérangerait pas me dérangeait pas pardon de... De changer, j'en avais aussi un petit peu marre. Dublin c'est adorable, c'est mignon, c'est génial, mais c'est quand même assez petit. Et puis bon, le niveau climat, c'est quand même pas simple non plus. Il n'y a pas trop de... Enfin, vous avez été à Londres, donc vous savez, comme moi, la partie climatique est très importante.
- Speaker #2
Mais nous, on venait de Picardie, donc on n'avait pas...
- Speaker #0
Je suis du Sud, donc c'était pas pareil. Donc du coup, effectivement, la Colombie, et puis les choses se goupillent assez bien, parce qu'avec la boîte où je suis, donc j'annonce ça à mon chef, et... Il est pas content que je m'en aille mais en même temps il me dit écoute parle avec tel directeur chez nous parce qu'on est en train de faire des trucs en Amérique du Sud, on rachète des bureaux là-bas donc on aura peut-être besoin de quelqu'un. Et du coup je parle avec ce directeur qui me dit bah ouais y'a pas de soucis, dès que t'es en Colombie tu m'appelles et puis j'aurai du taf pour toi et donc ça s'est bien bien déroulé comme ça. Donc une fois que j'étais en Colombie je savais que j'allais avoir du taf, je savais pas quand donc ça a pris quelques mois. Je parlais pas espagnol donc ça m'a permis un petit peu de pratiquer mon espagnol aussi. Et puis après il m'a appelé, il m'a dit, c'était marrant, il m'a dit je du taf pour toi, je dis c'est bien, t'as quoi ? Bah écoute tu vas aller former des équipes de vente en Amérique du Sud. Je dis ok, en anglais ? Non, en espagnol. Est-ce qu'il parle pas anglais ? Je dis ok, tu connais mon niveau d'espagnol ? Il me dit ouais, tu vas te débrouiller, ça va très bien se passer. Et effectivement, tout s'est très bien passé. Mais c'est vrai que c'était assez, je suis encore sorti de ma zone de confort pour ça, parce qu'il faut... Je suis allé voyager à Ciudad de México, à Lima, toutes les capitales en Amérique du Sud. J'avais déjà voyagé seul, mais là je ne maîtrisais pas la langue. J'allais voir des gens que je ne connaissais pas. J'allais, c'était censé, leur enseigner des choses. J'étais un petit peu celui qui connaissait toutes les bases des trainings, etc. Ils avaient énormément d'attentes par rapport à moi. Et j'arrivais un petit peu comme ça. Mais bon, ça a été une super expérience. ils étaient tous adorables, ils ont tous... tout s'est bien passé.
- Speaker #1
Mais du coup tu kiffes un peu les challenges. Parce que déjà tu pars à la base comme ça pour te faire un kiff, tu y restes 10 ans. Derrière tu quittes tout Dublin après 10 ans parce que 10 ans ça fait quand même beaucoup dans une ville. T'as tes repères, t'as tout ça. Donc comme tu disais le climat était pas fou mais bon je pense comme la première fois. Quand tu es parti de France pour arriver en Irlande, tu as ce petit côté où il faut réussir à passer le cap, à vouloir y aller. Donc là, après 10 ans, tu fais ça pour aller en Colombie. Tu avais déjà été en Colombie avant ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Voilà, donc du coup, dans un pays que tu ne connais pas du tout, parce qu'en soi l'Irlande reste quand même un pays, on va dire, c'est européen. T'es pas paumé, y'a la France qui est pas loin et tout, donc là c'est quand même pas le même nombre d'heures d'avion. T'as ta copine, faut tout refaire de A à Z, mais en espagnol. Et dans un nouveau job où t'as un challenge quand même monstrueux parce qu'il faut que t'expliques tout en espagnol. Donc c'est quand même... Là on est en plein dans notre podcast. Genre zone de confort, elle est à zéro, voire négatif. Et c'est bon, ok. je fais ça mais j'en ai aucune idée donc je sais pas comment ça va se passer ouais mais c'est ça qui est bien mais c'est ça qui est ouf
- Speaker #0
C'est dingue ouais après moi je me rappelle d'un manager que j'avais justement dans ma boîte à dublin et c'est vrai que parfois tu te dis ouais ce que je peux faire tu vois je sais pas ils te disent tu peux passer manager ou machin et tu te poses des questions est ce que je suis capable de le faire tu vois est ce que est ce que je vais pouvoir le faire et je me rappelle lui, il me rappelait toujours ce qu'il m'a dit quand je m'interrogeais par rapport à ça il m'a dit écoute, si on te le propose, c'est que nous on sait que tu peux le faire et de toute manière dès qu'on te propose un truc, dis toujours oui peu importe si tu sais pas le faire, t'apprendras à le faire et t'apprendras toujours des choses et du coup à chaque fois qu'on me proposait quelque chose, je disais oui et en fait je me suis retrouvé à faire plein de trucs que je savais pas que je savais pas si ça allait me plaire, si j'allais être capable de le faire mais comme tu dis oui à chaque fois, t'apprends, t'apprends, t'apprends Et du coup, c'est ça qui est super intéressant.
- Speaker #2
Et t'as inspiré un film avec Jim Carrey, qui s'appelle Yes Man, je crois.
- Speaker #0
Je pense pas,
- Speaker #2
je ne suis pas allée jusque là.
- Speaker #0
Merci Serge pour cette inspiration !
- Speaker #2
C'est une belle leçon de vie en vrai qu'il a donnée, franchement, il faut toujours dire oui. Mais en plus, il y a ça, mais il y a aussi le côté perso, je sais pas si ça faisait longtemps que t'étais avec ta copine, mais tu la suivais quand même chez elle.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Donc c'est comment l'accueil en Colombie ?
- Speaker #0
Adorable, adorable. Après c'est vrai qu'effectivement ça faisait un an qu'on était ensemble, donc c'était quand même un gros pas ensemble. Mais c'était, oui, mon ex belle famille, franchement adorable quoi, ils ont été, voilà, adorables. Je n'ai pas d'autres mots en fait, ils ont été exceptionnels quand je suis arrivé, parce que je ne parlais pas espagnol, c'était quand même au niveau culturel, c'était totalement différent. C'est comme renaître en fait, t'arrives dans un nouveau pays, t'as tout à apprendre, la langue, la culture, le fonctionnement, etc. Ils ont été extrêmement patients avec moi et c'était vraiment génial. Ça a été une expérience humaine absolument extraordinaire.
- Speaker #2
Et ta famille, ils en pensent quoi quand tu leur annonces ça ? Parce que c'est quand même intéressant. Tu es en Irlande, toute ta famille est posée, il n'est pas loin. Et puis là, tu annonces que tu pars déménager chez ta copine avec elle et que c'est en Colombie.
- Speaker #0
J'ai le flashback du visage de ma mère quand j'annonce ça à ma mère et à mes deux soeurs. J'ai deux grandes soeurs. On est en train de manger. Je leur ai dit « Bon, je quitte l'Irlande. » Ma mère est toute heureuse. Elle dit « Ouais, tu rentres en France. » « Non, maman, je vais aller en Colombie. » Elle me regarde. Pardon. En plus, à cette époque-là, il n'y avait pas eu encore l'accord de paix avec les Farc. On était quand même dans un pays… Extérieurement parlant, alors je veux dire que du bien de la Colombie c'est un pays absolument magnifique, si un jour vous voulez voyager en Amérique du Sud allez en Colombie c'est beau c'est magnifique les gens sont adorables mais effectivement extérieurement parlant de tout ce qu'on voit de tout ce qu'on entend de la Colombie c'est plutôt négatif donc c'est vrai que c'est ça qui est un peu compliqué par rapport à l'image de ce pays mais effectivement quand j'annonce ça à ma famille ils me regardent tous en me disant t'es fou quoi mais après vous avez un petit peu déjà l'habitude de voilà des décisions que je prenais donc au final ils ont dû Je leur ai dit je pars, ça se passe mal, je prends un billet d'avion en retour et c'est réglé l'histoire. Au final, ce n'est pas si compliqué que ça.
- Speaker #1
De toute façon, comme tu disais, ils ont l'habitude que je fasse pas n'importe quoi, mais que je suive un peu ce que j'ai envie de faire. Et mine de rien, ça en Orvéo même, c'est-à-dire que tous les gens qu'on croise en voyage, beaucoup en voyage aussi, surtout en voyage, c'est le fait que je pense que c'est un exercice. qui fait qu'au début t'as un peu de mal et une fois que tu le fais, une fois, deux fois, trois fois ça devient... limite un peu addictif parce que tu découvres de nouvelles choses aussi ça te challenge et en fait ce côté là j'ai l'impression que plus tu le fais et plus tu en as besoin je sais pas comment tu le ressens mais tu vois le fait de se challenger et tout ça j'ai l'impression que à un moment en fait ça devient même un ennui de pas faire de nouvelles choses et je pense qu'on est un peu trop comme ça avec l'eau aussi mais c'est comme ça que je le ressens tu vois là on est à côte à eau je passe mon live master c'était pas du tout prévu On a les trois ans en Australie n'était pas du tout prévu on reviendra là dessus dans un podcast qu'on fera spécialement avec Claude mais ouais et du coup ça te challenge et en fait tu as envie de faire ça tout le temps.
- Speaker #0
Je suis totalement d'accord avec toi Alex en fait c'est un mode de vie après personnellement je suis commercial dans mon job c'est commercial donc d'une certaine manière tu es toujours entraîné si tu veux à te challenger à dépasser tes objectifs etc etc donc tu as une histoire de rendement Mais c'est vrai que sur ma vie privée c'est un petit peu pareil, je m'ennuie assez rapidement. Il faut faire des choses, il faut... Mais c'est pas il faut faire des choses, j'ai toujours envie d'apprendre, j'ai toujours envie de découvrir. Pendant des années aussi pour entre guillemets m'auto-améliorer, je me disais souvent quand tu prends des décisions, tu as une décision simple et une décision plus compliquée pour aller au même endroit ou faire le même chemin. Et je me suis forcé à toujours prendre la difficile en me disant je vais apprendre un truc, je vais apprendre un nouveau truc, ok ça va être chiant mais je vais apprendre un nouveau truc. Et en fait, comme ça, après, quand tu te retrouves dans des vraies situations difficiles, tu sais comment les gérer parce que du coup, tu en as fait tellement avant qu'au final, c'est simple. Et je me suis rendu compte que beaucoup de gens vendent souvent par le côté le plus simple, la décision la plus simple. Et après, quand ils sont en face d'une difficulté, ils ne savent pas comment faire. Et c'est vrai que j'ai travaillé, j'étais manager, donc j'ai eu des gens dans mon équipe plusieurs fois. Et à chaque fois, c'est la première chose que je leur disais, que je leur disais, mais tu as deux chemins, facile, difficile, prends le difficile. Voilà. Tout le temps, prends le difficile, le difficile, le difficile, le difficile. Et tu verras que ça va t'aider énormément dans ta vie professionnelle, mais aussi personnelle. Tu verras les choses d'une manière différente.
- Speaker #2
C'est ça, en fait, ça fait une élasticité de ton cerveau où tu arrives vachement à mieux réagir. Nous, toutes les galères qu'on a eues en Australie, qu'on n'a pas du tout prévues, à la fin de l'Australie, même une galère, on ne voyait même plus ça comme une galère. On voyait ça comme un imprévu. qu'il fallait gérer. Mais en fait, on n'avait plus tendance à se morfondre. Pourquoi moi ? Tu n'es plus dans ce truc-là. Bon, ben voilà, ce n'est pas grave, on fait ça. Et en fait, la vie est vachement plus fluide quand tu travailles cette élasticité. Ça ne veut pas dire que tu n'as plus de galères. Ça veut dire que c'est mieux les gérer.
- Speaker #0
C'est ça, mais de toute manière, la vie n'est pas linéaire. C'est des hauts, des bas, des hauts, des bas. Donc, obligatoirement... Normalement, il... tu auras des situations que tu n'arrives pas à contrôler, que tu n'as pas prévues. Donc, il faut savoir les gérer. Donc, le mieux, c'est d'en faire le plus possible. Comme ça, tu t'habitues effectivement.
- Speaker #1
Je donne juste un petit exemple. Mais du coup, ça fait un peu comme du sport en fait. C'est qu'à force de t'entraîner dur, etc., derrière, ça devient plus simple tous les jours. Donc, dans n'importe quel sport, si tu t'entraînes plus dur, le jour de la compète, je ne dis pas que ça va être facile parce qu'il va falloir que tu te donnes. Tu vas passer des caps et au fur et à mesure ça devient hyper simple. Et du coup, dans la vie de tous les jours c'est la même chose. Et pour les choix, comme tu disais, j'aime bien le fait de raisonner à dire je me lance le challenge d'aller chercher le plus difficile. Parce que, alors ouais, ça va peut-être pas être un moment agréable sur certains choix. Sauf qu'une fois que tu en passes un, deux, trois, quatre, en fait ce qui était difficile avant te paraît tellement simple. et ça c'est vraiment top Du coup tu as fait 3 ans en Colombie c'est ça gros challenge au taf après tu as dit mon ex donc malheureusement je pense que ça c'est fini du coup tu es rentré en France à ce moment là ?
- Speaker #0
non on est rentré en France ensemble ah ok voilà donc pour faire la petite histoire donc trois ans en Colombie et puis après j'avais de taffes toujours dans la même boîte sur Paris. Donc du coup, on fait une sorte de transfert au niveau de la boîte. Donc j'ai pu retourner en France. Et puis voilà, retourner en France, mais du coup à Paris. Donc c'était aussi un gros challenge pour moi. Comme je disais, je suis du Sud. C'est pas simple d'aller vivre à l'étranger, alors c'est pas pour vous, mais surtout après ça faisait quand même 13 ans que j'étais à l'extérieur, et revenir en fait c'était pas aussi simple que ça. Mon plus gros challenge a été d'arriver à Paris.
- Speaker #2
Sur quel point c'est un challenge ? C'est quoi qui t'a challengé en fait ?
- Speaker #0
Ce qui m'a challengé c'est que je pensais que ça serait, je ne sais pas comment expliquer, mais au niveau relationnel avec les gens ça serait plus simple. Pour moi j'ai un peu intéressé par ça. J'étais peut-être pas une bonne personne, je sais pas, mais j'ai trouvé la vie à Paris un petit peu fermée par rapport à ça, et c'était un petit peu difficile pour moi au début pour m'intégrer, et notamment aussi mon ex qui était colombienne, c'était encore plus compliqué parce qu'il y avait des colombines, des galeries, des colombines à Paris, tout le monde. Ok, bizarre. ça a été quand même un gros challenge de retourner dans mon propre pays ça paraît bizarre mais c'est ça je vois exactement ce que tu veux dire un peu de jugement peut-être aussi ?
- Speaker #1
non ? un peu de jalousie ou de choses comme ça ?
- Speaker #0
je sais pas tu as raison mais pas de jalousie c'est plus mais pourquoi ? qu'est-ce que t'es allé faire ? à Dublin ils pouvaient comprendre à la limite mais qu'est-ce que t'es allé faire en Colombie ? Enfin, c'est plus... C'est un pays loin, pour beaucoup de gens ça n'a pas l'air fun, ça n'a pas l'air d'être un super pays, c'est dangereux, c'est machin. Et c'est vrai que c'était beaucoup de questions, mais qu'est-ce que tu es allé faire là-bas ? En fait c'est un super pays, mais il faut y aller pour le voir, donc si tu n'y vas pas, tu ne le sauras pas. Mais après, ce n'est pas parce que je suis français que je suis censé vivre ma vie. ma vie en France et travailler toute ma vie en France. Pour moi, ce n'est pas logique. Ce n'est pas obligatoire, en fait.
- Speaker #1
Oui, mais beaucoup de personnes, ça ne le comprennent pas.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #1
Et on le voit, nous, que ce soit la famille, les amis, même d'autres personnes. que tu vas rencontrer tu as des personnes qui vont comprendre mais qui aiment aussi voyager un peu même s'ils voyagent pas comme nous on fait mais qui voyagent régulièrement sur leurs vacances etc découvrir de nouveaux pays mais tu as des gens qui voyagent pas du tout et qui n'arrivent pas à comprendre de on est bien en france on a ça on a ça on a ça ouais mais c'est pas parce que en fait tu es bien en france et que tu as tout ça que bas faut obligatoirement y rester c'est je trouve super important d'aller voir un peu ce qui se passe ailleurs et de bas ça fait partie du challenge ça fait partie de tout ça Merci. Et puis par contre, après 13 ans, 10 ans à Dublin et 3 ans en Colombie, est-ce que tu as dû réapprendre à parler français du coup ? Oui. Parce que du coup...
- Speaker #0
J'ai galéré au début. Honnêtement, j'avais du mal à reparler français. Mais je cherchais un petit peu mes mots et mes phrases au début. Ouais, j'ai un peu galéré. Il m'a fallu deux mois pour vraiment m'y remettre.
- Speaker #2
T'as dû avoir les réflexions des français un peu jaloux ou en mode vas-y fais pas le mec avec ton anglais non ?
- Speaker #0
ton espagnol du coup ouais ouais moi je suis capable de faire une phrase avec du français de l'anglais et de l'espagnol dans la même phrase moi ça me choque pas en fait si tu veux mais les gens oui et puis voilà je faisais toujours quelques fautes d'orthographe dans les mails ça faisait longtemps que j'avais pas envoyé des mails en français je me faisais reprendre là dessus j'étais là bon c'est pas grave tu vois Ça arrive.
- Speaker #2
Et on est en quelle année là pour suivre la timeline ?
- Speaker #0
Retour en France 2019.
- Speaker #2
Oh là ! Donc tu reviens avant Covid.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Donc tu reviens, non seulement tu reviens à Paris, mais en plus un an après tu te retrouves lockdown quoi.
- Speaker #0
Lockdown, ouais. Ouais.
- Speaker #2
Tu dis ça comment ?
- Speaker #0
Je...
- Speaker #2
Attends, pour le Covid, t'es toujours avec ton ex ?
- Speaker #0
Ouais. Et je suis en train de changer de boulot. Et je suis en conflit juridique avec ma boîte. Enfin, avec ma boîte précédente. Donc c'est... c'est fun. c'est très très fun c'est une autre situation tu peux rien y faire de toute manière c'est pareil donc tu t'adaptes on était à l'appartement mon ex avait pas de boulot donc elle cherchait du boulot c'était très compliqué aussi pour elle moi j'étais effectivement en train de changer donc j'avais des soucis avec ma boîte précédente et la nouvelle impeccable mais du coup effectivement oui je commence un nouveau boulot pendant le Covid donc je reçois un ordinateur et un téléphone à la maison ... Et puis on me dit, ben avant, je dis ok, sympa, un petit peu de training, un petit peu de... Ouais non, le Covid est tombé comme ça, donc ils n'avaient pas vraiment tout prévu par rapport à la formation, etc. Donc je me suis un petit peu retrouvé tout seul, bon ça ne m'a pas perturbé tant que ça, j'ai dit je vais faire ce que je peux et puis on verra. Mais effectivement oui, ça a été un autre challenge, encore une fois je dirais.
- Speaker #2
Ouais, t'as enfermé dans un appartement après avoir parcouru le monde quoi.
- Speaker #0
Effectivement. Ouais c'est un petit bon encore ça va on était pas dans trop petit appart il y avait mes collègues qui étaient voilà qui a des situations plus compliquées ils avaient des enfants tu sais tu avais déjà les enfants faire les cours ou autre donc eux ils étaient dans des situations je les voyais alors des vidéos call avec des cernes partout et un petit peu dépressif donc du coup bon au final Notre situation n'était pas aussi compliquée. Au final, ça passe, ça se fait. Tu prends le bon côté, on est au calme. On en profite. Mais effectivement, après, on sortait dès qu'on pouvait. On essayait de faire du mieux avec ce qu'on avait.
- Speaker #2
Tu restes combien de temps à Paris ?
- Speaker #0
J'y suis encore.
- Speaker #2
Avant de repartir, dans ton aventure du moment ?
- Speaker #0
Et attends, on est en 2025, et bien 2024, là je suis parti en tour du monde, du coup décembre 2024.
- Speaker #2
Donc t'es resté 5 ans.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #2
5 ans à Paris tout le temps.
- Speaker #0
5 ans à Paris, ouais.
- Speaker #2
Et là tu décides l'année dernière de partir.
- Speaker #0
De me barrer, ouais.
- Speaker #2
Ça vient d'où ça ?
- Speaker #0
Alors, ça vient du mois de mai, je vais au Mexique avec un pote à moi, avec mon meilleur pote, on va au Mexique, on se fait un road trip dans la péninsule du Yucatan. Et on est tous les deux, et puis on est bien, on se balade, etc. Et puis on croise des familles avec des enfants qui font un tour du monde, on croise un couple qui fait un tour du monde, on croise une meuf qui bosse dans un hostel, on papote avec elle, elle est là, je fais un tour du monde, je suis là, putain, tout le monde fait un tour du monde ? Moi j'en fais pas, moi. Et du coup je rentre de vacances, et puis je me renseigne un petit peu. C'est vrai qu'au niveau du boulot ça a été très intense. Comme je disais, je suis dans la partie commerciale, donc nous c'est quand même assez intense ce qu'on fait. Et c'est vrai que je suis un peu fatigué mentalement aussi de mon travail, de tout. Un petit peu de Paris aussi, j'en ai un peu marre. Donc je me dis, ça pourrait être bien de faire un break. Et j'en parle à mon boss, qui est anglais. Et je lui dis, écoute, en France on peut faire une année sabbatique, ça existe. Qu'est-ce que tu en penses ? Et là je me dis c'est qui tout double et puis il me dit écoute moi j'ai fait ça dans ma jeunesse j'ai fait trois ou quatre mois il est parti en Asie en Nouvelle-Zélande et il m'a dit écoute si c'est ce que tu as envie de faire fais le je préfère que tu fasses ça plutôt que tu me donnes ta dem je dis écoute très bonne réponse moi ça me va et puis voilà et puis il me dit parle au RH il faut qu'on voit comment ça se fait donc ok je parle au RH et il me dit comment ça se passe il me dit tu fais une lettre recommandée c'est à l'aval de ton boss tu fais juste une lettre recommandée puis c'est validé Et là je commence à me regarder, je me dis alors ça a l'air quand même tellement simple que si je le fais pas, je m'en mordrai les doigts quoi. C'est même trop simple,
- Speaker #1
par rapport à ce que t'as vécu avant, tu te dis putain y'a rien à faire. Ouais. C'est très très simple, c'est trop simple, faut que je le fasse quoi.
- Speaker #0
Voilà, c'est exactement ça, j'ai une lettre recommandée à faire et c'est tout quoi. Et mon chef il me dit bah c'est bon, on retrouvera quelqu'un pour te remplacer pour l'année. Ok, et bah du coup tu vois je pense que je lui en parle en juillet, je fais la lettre en août. tu vois c'est vite réglé J'étais en mai, donc tu vois, mai, Mexique. Je rentre fin mai du Mexique. Juin, mon boss avait perdu son papa, malheureusement, donc je le laisse tranquille par rapport à ça. J'en parle en juillet et en août, c'est décidé, je me casse. Et pareil, donc je dis à ma famille, oui, en décembre, je ne suis pas là, je me casse.
- Speaker #1
La pauvre maman.
- Speaker #0
Ma mère, on dit, oh, de toute manière, voilà. Et puis voilà, donc ça s'est décidé très, très, très, très rapidement.
- Speaker #1
Et petite question, donc 39 ans, au moment où tu pars. 39 ouais 39 au moment où tu pars Je pense comme tout le monde Parce que ça à n'importe quel âge T'avais un appart Oui Sûrement des meubles Des trucs comme ça Du coup ça se passe comment Genre parce que du coup Au niveau du taf Bon ça c'est relativement très simple T'as ton année sabbatique Donc là dessus t'es tranquille Mais en terme d'organisation Et tout ça Pour partir Du coup ça a été Juste tout lâcher Sac de 50 litres Et hop
- Speaker #0
C'est exactement ça Merci. Alors après pour revenir dans, j'avais fait une liste avant de partir, tu vois, du nombre de déménagements que j'ai fait, je crois que c'est le 16ème en 20 ans. Après bon, c'est des petits déménagements, tu vois, changer d'un appartement ou autre, mais bon, 16 fois, je crois que c'est le 16ème, celui-là ou le 17ème, enfin peu importe. Là, je m'avoue, je ne me suis pas embêté, j'ai pris des déménageurs, je leur ai dit vous mettez tout dans un garde-meubles. Et puis du coup j'ai lâché mon appart, j'étais en location, j'avais une voiture, j'ai laissé à ma soeur, et puis voilà, j'ai pris un sac à dos et je commençais à m'organiser pour passer d'un appartement à un sac à dos de 55 litres. Ce qui est aussi un gros, gros challenge de savoir qu'est-ce qu'on met dans ce sac-là pour un tour du monde où je veux aller de la plage à la montagne, il me faut absolument tout type de vêtements. Donc ça a été aussi un autre challenge, mais ouais, j'ai tout lâché. J'ai rien, ouais, j'ai tout lâché
- Speaker #2
Tu avais quand même mis un peu de côté pour préparer ça, ou tu as tapé dans des économies d'avant ? Comment ça s'organise niveau financier, cette affaire ?
- Speaker #0
Je suis peut-être un peu à part par rapport à ça, mais j'ai beaucoup travaillé. J'ai commencé à 20 ans, j'en ai 40, au 1939, à cette époque-là, j'avais travaillé 19 ans d'affilée. Je pense que je n'ai jamais arrêté de travailler plus de 6 mois sur la période des 19 ans. J'avais vraiment, vraiment travaillé. Et puis, je dirais la chance que j'ai, enfin je ne sais pas si c'est la chance, mais le fait de prendre des risques, ça paye. Et ça paye à tous les niveaux. Tu vois donc de partir en Irlande, de partir en Colombie, de venir à Paris voilà pour la même boîte j'ai fait ça j'ai pu monter les échelons entre guillemets et après j'ai changé de boîte entre temps et ça s'est bien passé aussi donc voilà financièrement j'étais bien donc effectivement j'ai économisé aussi mais peut-être pas j'ai pas eu autant à économiser comme quelqu'un qui est plus jeune que moi si tu veux parce que j'ai plus d'années de salaire j'ai plus d'années de travail voilà mais voilà
- Speaker #1
Et du coup tu organises comment ? Tu te fais un plan ? Tu te cales sur des gens que tu as rencontrés pour faire ton plan pour le Tour du Monde ? Comment tu fais pour organiser ça ?
- Speaker #0
Très bonne question. Il y a un site internet que vous devez connaître qui s'appelle le Tour du Mondiste. Je ne sais pas si on peut dire ou pas. et je regarde un petit peu ce qu'ils font, ils ont un bouquin, je l'achète, je regarde et puis je me dis, c'est chiant quand même tout préparer donc du coup je sors un Excel, je marque la liste de tous les pays qui m'intéressent bon, il y a 40 pays sur la liste, donc je me dis ça va pas être possible donc tu trie, je trie, je trie, je trie, je trie et je veux vraiment certains pays je veux retourner en Colombie, je veux revoir mes amis je veux revoir mon ex belle famille, je veux faire mes familles donc c'était la première étape de mon voyage, elle était là Quand je serai en Colombie, je regarderai pour les prochaines étapes. Je prie un billet d'aller simple et puis j'ai fait énormément de plans par rapport aux endroits que je voulais faire.
- Speaker #2
Ouais, t'as managé au fur et à mesure en fait. Après chacun voyage différemment, mais c'est vrai que mine de rien ça te laisse ce petit côté, je sais pas comment dire, piquant. d'un autre côté parce que tu ne sais pas ce que tu vas faire, mais aussi c'est souvent là où tu as tes plus belles rencontres où il y a des choses que tu vas faire qui n'étaient pas du tout prévues. Et c'est souvent là où du coup il t'arrive des trucs de fou parce que si tu prévois tout à chaque fois, tu n'as pas ce petit côté surprise genre qu'est-ce que je vais faire demain, etc. C'est un peu mieux. Juste pour revenir autour du monde, oui c'est très très bien quand même. très très bien comme site à aller voir si vous vous préparez un tour du monde ou même un voyage juste dans un pays il y a énormément énormément énormément de tips surtout que ce soit au niveau des visas au niveau de tout qui est lié au pays même promenade dans son sac c'est vraiment très très bien fait beaucoup de choix au niveau du matos non mais parfait parfait et donc là du coup donc tu voyages un peu à l'Amérique du Sud
- Speaker #0
Asie Merci. Asie, ouais
- Speaker #2
Côte à eau
- Speaker #0
Côte à eau, ouais Où j'arrive pas à partir d'ailleurs
- Speaker #2
Ah mais on est tous bloqués Tous ceux qui passent là ils restent Je sais pas ce qu'il y a sur cette île Mais c'est, ouais Et du coup pour la suite Donc encore un peu d'Asie
- Speaker #0
C'est ça ? Encore un peu d'Asie, ouais Il y a ma soeur qui me rejoint dans deux semaines On va faire un petit peu le Laos Ensuite j'ai un pote Le même pote avec qui je suis parti au Mexique On va à Bali Et à partir de là, je pense qu'on fait Bali, on fait aussi l'Indonésie quelques jours. Et puis ensuite, ça sera le Népal qui sera la dernière étape du voyage, pas la plus importante, mais peut-être la plus belle, j'espère, je ne sais pas. Mais j'ai vraiment, vraiment, vraiment envie de ce pays, et des randonnées, des paysages, et faire de la photo, et rencontrer les gens aussi. Donc voilà, puis après Népal, retour en France. D'abord dans le sud, je vais aller chez ma soeur, me poser, télétravailler à partir de là. Et puis janvier, ça sera le retour à Paris avec recherche d'appart, déménagement et tout ce qu'il faut.
- Speaker #1
Et du coup, quand tu partais en voyage, est-ce que tu avais une sorte de bucket list ou des activités que tu t'étais mises favorites, type je veux absolument faire le Machu Picchu ? Ou alors tu n'avais quand même pas des restrictions ? Ou alors tu t'es un peu restreint ou tu t'es dit YOLO ?
- Speaker #0
Plutôt YOLO Comme je disais, c'est une année sabbatique, j'ai 40 ans, je ne pourrais pas en reprendre une autre avant d'avoir 50 ans tous les 10 ans. Donc là vraiment, je me suis dit, écoute, si je le fais, je le fais bien ce voyage, donc j'en profite au maximum. Donc c'est vrai qu'il y avait des choses que je voulais absolument faire, il y en avait d'autres qui n'étaient pas prévues. Tu parlais du Machu Picchu, je l'avais déjà fait par le passé, mais je voulais absolument en faire, par exemple le Chokekirao. qui est l'autre citadelle qu'ils ont mais il faut faire deux jours de trek pour y aller, enfin un jour aller, un jour retour il y avait très... c'était la saison des pluies, enfin bref j'ai galéré pour trouver un guide et au final on était deux dans le trek, trois avec le guide mais c'était absolument génial parce que tu arrives à Choquequirao on était trois, voilà le guide et puis la suédoise qui est avec moi et moi même et a visité le site, on en avait apparemment été quatre, il y avait un américain aussi qu'on a rencontré au passage Alors qu'ils étaient 5000 à Machu Picchu par jour. Je voulais faire des choses, je voulais voir aussi autre chose de certains pays. Il y a beaucoup de tourisme, il y a beaucoup de monde et je voulais m'échapper aussi un petit peu de ça. C'est pour ça que parfois j'ai choisi de ne pas faire certaines choses et d'en faire d'autres. Après il y avait la plongée, j'avais plongé, j'avais fait un baptême au Mexique, j'avais bien aimé. Et là je m'étais dit je vais plonger. Je suis commencé par la Polynésie, j'ai pas eu le temps de plonger avant. Et en Polynésie il y a le mur des requins, Fakarava, Passe Sud. Obligatoirement je me suis débrouillé pour plonger là-bas. Je continue la plongée ici à Côte-à-Eau. Je voulais aussi revoir mes potes. J'ai un pote aux Etats-Unis, Mathieu, Aurel qui est ici à Côte-à-Eau. Et on se connait tous de Dublin, on a tous un peu éclaté. Il y en a certains qui sont en France, dans différents pays, dans différents villes, à Nantes, à Angers ou autres. Paris, Saint-Etienne, enfin bref, partout en France, il y en a qui sont à l'étranger. Et c'est vrai que ce sont des personnes que je ne vois pas souvent, qu'on n'a pas l'opportunité de se voir trop souvent. Donc là, je me suis dit, allez, je bouge, je suis flexible. Je vais essayer d'aller voir mes potes aussi et de passer du temps avec eux. Et c'était génial aussi de revoir mon pote Mathieu aux Etats-Unis, 7 ans qu'on ne s'était pas vus, j'ai vu ses enfants et tout. Aurel, c'est pareil, ça faisait 3 ans qu'on ne s'était pas vus. et puis là c'est cool, il y a l'instructeur qui fait le lead dans les plongées, c'est génial. C'est des moments super agréables et qui font partie intégrante du voyage aussi.
- Speaker #1
Du coup, tu as fait quoi comme pays avant d'arriver ? Parce qu'on a parlé de après, mais on n'a pas tant parlé de avant depuis décembre.
- Speaker #0
Je commence par la Colombie, après je suis allé au Pérou, Pérou, Bolivie, ensuite Chili, je suis passé au Brésil pour le carnaval où je suis aussi allé voir ma pote, ça c'est marrant aussi, je suis allé voir... Ma pote et mon ancienne coloc brésilienne avec qui on était dans notre appartement, tu sais quoi je te donne la date, en 2008 peut-être. Ça fait 17 ans qu'on ne s'était pas vus. 17 ans qu'on ne s'était pas vus, on ne parlait pas spécialement sur internet ou autre, bon anniversaire une fois par an. Et là je lui remets ça, je dis je suis en Amérique du Sud, je ne suis pas loin tu vois, j'étais au Chili, elle me dit, viens, il y a le carnaval. Donc je suis allé passer le carnaval avec elle à Salvador. Et ça a été absolument génial et puis c'était marrant parce que 17 ans qu'on s'est pas vu, elle vient me chercher à l'aéroport, tu sais on est un peu, enfin je sais pas, dans la voiture, tu sais pas trop, ça faisait longtemps que c'est pas vu, donc il y a un petit peu pas de blanc, etc. Et puis après on arrive chez elle et on cuisine tous les deux, on se retrouve à la cuisine comme quand on était à l'époque, encore en coloc quoi, et là on se regarde, on dit ah putain ça a pas changé, ah non ça a pas changé, et à partir de là c'est reparti comme en 40, c'était génial. Et donc du coup Brésil, puis après je suis descendu, Argentine, de nouveau Chili, puis Argentine. Et de là je suis monté aux Etats-Unis voir mon pote, ensuite Polynésie. Polynésie j'ai fait un petit tour à Los Angeles. De là je suis rentré en France pour voir ma famille dans le sud. Je suis retourné à Paris vite fait pour voir mes potes et surtout à Londres pour le mariage d'une amie à moi. Donc il y avait son mariage, je voulais absolument pas louper son mariage, c'est pas grave, ça coûte un billet d'avion, ça me fait, prenez bien, perdre quelques semaines de voyage mais... C'est quelqu'un d'important et son mariage est quelque chose d'exceptionnel. Je voulais absolument y assister, ça me faisait une petite break, ça me permettait de revoir ma famille, mes amis, c'était cool. Une fois le mariage passé, j'ai fait direction Japon. Je suis allé en Nouvelle-Zélande ensuite, à Pékin, Hong Kong, Macao, Bangkok, Chiang Mai et Koh Tao.
- Speaker #2
Ça fait quand même un beau tour.
- Speaker #0
C'est un joli tour que j'ai fait. Je sais que quand j'en parle avec certaines personnes qui ont aussi fait un tour du monde, ou six mois, etc. J'ai des pays dans ma liste qui sont sympas. Il y a la Polynésie, il y a le Japon, il y a la Nouvelle-Zélande, il y a des choses cool.
- Speaker #2
Des pays très très cool.
- Speaker #0
Voilà, donc j'ai vraiment de la chance d'avoir pu faire tous ces pays-là.
- Speaker #2
T'as de la chance ? Oui et non. Je pense pas que ce soit une part de chance. T'as pris des risques dans toute ta vie. Comme tu disais, tu as bossé pendant 19 ans non-stop, tu as mis de côté. Là, tu te fais plaisir par rapport à tout ce que tu as fait avant. Là, on est à Côte d'Ao, je suis en train de passer mon dive master, Chloé fait pas mal de yoga parce que c'est ce qu'elle adore, moi la plongée j'adore. On a bossé pendant deux ans et demi en Australie. Oui, c'est beau, le rythme de vie est bien, comme ça peut l'être en voyage aussi. Mais on a bossé pour avoir ça.
- Speaker #0
Non mais je suis 100% d'accord avec toi mais j'ai toujours du mal à le dire. De cette manière là j'ai une pote à moi aussi c'est pareil, je lui dis ouais j'ai de la chance, elle me dit non t'as pas de la chance. J'étais bougé le cul quand t'étais gamin pour aller bosser dans d'autres pays et t'as pris des risques et ça a payé et t'en profites maintenant. C'est vrai mais c'est aussi difficile de dire ça. Après moi j'ai peut-être eu l'opportunité de le faire, la chance. Peut-être que certains auraient voulu le faire et peut-être qu'ils ont pas pu, enfin je sais pas. Mais j'ai du mal à dire que j'ai de la chance, c'est la réponse la plus simple et la plus basique. Mais effectivement oui, il y a du travail derrière, il y a des risques, beaucoup de risques, beaucoup de difficultés, de passages difficiles aussi, et de bons passages aussi. Ouais, donc je suis d'accord avec toi.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on est un peu de la théorie de la chance ça se provoque, tu vois.
- Speaker #0
Pour moi en fait la chance, je vais être très transparent, la chance pour moi ça n'existe pas. La chance a été inventée par...
- Speaker #2
Tu viens de le dire. Ouais mais... Tu viens de dire là qu'elle n'existe pas. Donc à un moment il faut choisir.
- Speaker #1
Attends, à quelle personnalité on parle là ?
- Speaker #0
Non, en fait pour moi la chance a été un peu inventée soit par les feignants, ceux qui... qui n'ont pas voulu faire les trucs et qui justifient le succès des autres en disant ouais c'est la chance tu vois. Non en fait oui, la chance n'existe pas mais je sais pas, j'ai toujours du mal à dire écoute ouais, moi je me suis bougé le cul et pas toi, enfin c'est pas ça mais tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #2
Je vois tout à fait ce que tu veux dire mais après on est dans ce podcast pour parler de ça, pour essayer de donner l'envie aux gens qui ont des rêves de se lancer, que ça soit pour des voyages. comme toi tu viens de faire là, c'est-à-dire poser une année sabbatique à 39 ans et te dire je me fais un tour du monde, je l'ai bien mérité et tout ça. Sauf que c'est pour ça que Claude disait, pour elle, la chance, ça se provoque aussi. C'est dans le sens où à un moment, si tu as des rêves, si tu n'essayes pas d'aller vers eux et de prendre des risques, comme on parlait au début du podcast, c'est-à-dire que toi, tu es plus dans la mentalité de prendre des gros risques, mais là où il y a la difficulté, tu ne peux pas savoir comment ça se passe. Donc du coup, tout ce côté-là de la chance, c'est toi qui te la provoque en faisant les choix les plus difficiles, etc. Donc je comprends aussi quand tu dis j'ai de la chance. Effectivement, il y a plein d'autres choses dans le monde, surtout en ce moment, on va dire que ce n'est pas le plus vert. Mais donc tu as une part de chance, mais d'un autre côté, c'est toi qui as été la chercher aussi. Et c'est pour ça que tu peux te permettre de faire ça aujourd'hui.
- Speaker #0
Non, mais je suis totalement d'accord avec toi. Et je pense qu'il faut aussi voir, si on parle par exemple de l'année sabbatique que je fais, effectivement, je ne travaille pas pendant un an, je dépense de l'argent que j'ai mis de côté pour aller plonger en Polynésie ou en Thaïlande ou faire des trucs de ouf. C'est génial. Et parfois, les gens vont voir en disant, comme tu disais, oui, c'est de la chance ou autre. Excuse-moi, peut-être que j'ai extrait Paul, mais j'ai vu un post sur Usain Bolt, par exemple, qui disait... Je me suis entraîné pendant 4 ans pour courir en moins de 9 secondes et en fait les gens vont juste se rappeler de son record du monde, de sa course, sans penser aux 4 années de travail, 8, enfin toutes les années de travail qu'il a fait avant. Et moi c'est un peu pareil, oui je suis en tour du monde à 39 ans, mais parce qu'avant j'ai eu 19 ans de taf où je me suis bougé le cul, je suis allé à droite à gauche, j'ai pris des risques et maintenant ça paye. Donc en fait il ne faut pas voir uniquement cette année-là, mais tout ce qui a été fait avant et ce qui a construit entre guillemets ce tour du monde.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis après, c'est un mindset aussi parce que même si à l'époque, tu ne travaillais pas pour plus tard faire un voyage, tu étais quand même déjà dans ce truc de voir les opportunités, voir les challenges, signer pour les challenges. Du coup, en fait, c'est un engrenage qui t'a amené jusque là. Mais même si tu n'avais pas d'objectif à l'époque de dire je vais me mettre de côté pour voyager, tu étais déjà dans ce mindset de vie.
- Speaker #0
Oui, après peut-être pas aussi tôt quand je suis parti en Irlande les premières années, j'étais encore dans ma tête, on me dit peut-être à 27 ans je vais me marier, avoir des enfants et finalement avoir une vie totalement différente. C'est aussi pour ça que je suis rentré en France au bout de deux ans. Et puis au final, je pense que quand je suis reparti la deuxième fois, c'est là où je me suis dit finalement ce n'est peut-être pas pour moi et peut-être que ma vie sera faite ailleurs et d'autres choses.
- Speaker #2
On en revient à une question super intéressante. C'est toi qui l'a lancé. J'allais te la poser mais du coup tu es parti là dessus parce que donc tu as voyagé quand même une grosse partie de ta vie.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Mine de rien. Là tu as vu beaucoup de pays puisque dans les autres tu y as vécu donc c'était différent. Tu apprends à vivre dans le pays dans lequel tu es. Là tu as fait beaucoup de pays en un an.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Tu vas revenir en France. Bon je ne pense pas de suite mais est-ce que du coup tu te vois ? rester en France ou est-ce que avec tous les pays que tu as fait il y a certains pays où tu t'es dit voilà j'ai vécu dix ans en Dublin, j'ai vécu trois ans en Colombie, ce pays me tenterait bien pour il y a peut-être des bureaux par rapport à ton taf je sais pas tu vois mais j'aimerais bien peut-être aller là bas après si ta maman nous écoute je suis désolé par avance ce n'est pas ma faute mais voilà c'est
- Speaker #0
une question qui est très très C'est très difficile pour moi de répondre parce que je peux te donner une réponse mais je ne sais pas si la réponse que je vais te donner sera vraie. C'est-à-dire que je ne sais pas ce que je veux. Je m'étais dit avant de partir de ce tour du monde, je sais ce que je ne veux pas. C'est-à-dire que je n'aimerais pas partir dans un pays où je dois encore apprendre la langue. Tu vois par exemple au Brésil, je dois apprendre le portugais, etc. Mais dans ma tête, moi la partie Asie, je n'y ai jamais vécu encore. J'ai kiffé Hong Kong par exemple. Sydney est une ville que j'apprécie et que j'adore énormément. Singapour me tenterait, tu vois. Et je sais qu'avec ma boîte je peux bouger dans ces pays-là par exemple. Donc c'est peut-être ça aussi qui est complexe parce que je sais qu'il y a une possibilité. Mais je ne sais pas encore. À l'heure actuelle, je n'ai pas l'envie de changer. Mais ce que je te dis maintenant peut très bien changer dans trois mois parce que Seb il est bélier et qu'il aime bien changer.
- Speaker #2
Je ne pense pas que ce soit une question de signe astro. Non mais ça en fait partie, ça en fait partie, regarde. Je suis verso, tu es poisson et pourtant notre vie elle fonctionne comme ça aussi. Elle fonctionne en le sens où on arrive, regarde, Cotao à la base pour deux jours et faire un peu de plongée, on y reste, on y est déjà depuis trois mois. trois mois, on va y rester trois mois de plus et on revit dans un autre endroit. Je pense que c'est tout le mindset et tout ce que tu t'es fait avant qui fait que t'aimes bien ça et que ça devient une routine et tu kiffes.
- Speaker #0
Oui, mais je pense qu'il y a, dans ma tête, si moi, par exemple, je rentre au boulot en janvier, en février, je vois une offre d'emploi sur Singapour, je suis capable de me dire « Ah bah ouais, tu vois, bam » . C'est plus dans la décision. prendre des décisions où je suis très très rapide parfois trop et je suis capable de changer ma vie sur un claquement de doigts parce que si je suis célibataire parce que je n'ai pas d'appartement je n'ai pas de maison, je n'ai pas de propriété donc je peux rapidement changer ma vie et partir ailleurs j'espère que l'audience aura noté ça il est célibataire voilà l'annonce est passée à l'audience merci Chloé
- Speaker #1
Mais du coup ce retour tu l'imagines comment ça va ? T'es confiant ? Enfin, tu n'y es pas encore mais comment tu l'envisages ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Vraiment. Vraiment, déjà avant de partir je m'interrogeais est-ce que Paris, j'aimerais continuer d'y vivre. Après je me suis aussi posé la question de savoir si c'est moi qui ai pas approché Paris de la mauvaise manière. Parce qu'à force de te dire que c'est pas toi, c'est les autres. Peut-être que c'est toi aussi, donc à voir comment je vais réapprocher Paris quand je vais y revenir, cette ville, ses habitants, ses spécificités on va dire, et voir comment je m'y habitue de nouveau, est-ce que ça va me plaire oui ou non, je pense que c'est ça qui va beaucoup conditionner mon futur. Mais après je ne sais pas, je n'ai pas d'a priori spécifique, je dirais, attends je me suis perdu, c'était quoi la question déjà ?
- Speaker #1
Non, si tu étais confiant dans ce retour.
- Speaker #0
Confiant, écoute, là, je suis quand même sur les trois quarts du voyage. Je me dis, il y a des fois où j'aimerais me poser. Enfin, je me dis, c'est mon appartement, une soirée d'envie, une soirée canapé, Netflix, à manger un burger, tu vois, ça ne me dérangerait pas. Donc, c'est vrai qu'il y a des moments où j'aimerais bien me poser. Donc, je pense que ça va être cool aussi de retrouver un petit chez moi, mon petit confort. Jusqu'à ce que j'en ai marre et que je boucle des billets d'avion pour aller ailleurs. Je ne sais pas trop comment ça va se passer. Je n'ai pas trop d'idées, mais je pense que ça va le faire.
- Speaker #2
Il n'y a pas de raison. De toute façon, avec 16 déménagements à ton actif, et le nombre de pays que tu viens de faire, et là où tu as vécu, etc., ça reste... Un petit challenge de retour, la vie qui suit son cours et puis tu verras comment ça se passe et voilà, de toute façon tu savais que t'avais qu'un an Non exactement, je sais que j'ai qu'un an Donc t'as ce côté là aussi où t'es pas, voilà, tu pars pour un an, tu sais que c'est un an
- Speaker #0
Non non effectivement et puis j'ai la chance effectivement que c'est une année sabbatique donc je viens, je récupère mon poste à mon travail, tu vois, j'ai pas besoin de chercher un boulot ou quoi que ce soit donc j'ai mon poste qui est assuré et quand je reviens je sais que je dois recommencer à travailler le 8 décembre Donc, tu vois, tout est réglé d'une certaine manière. Mes collègues de boulot, je les adore. J'ai une super équipe. Donc, ça, c'est cool aussi. Voilà. Puis, il y a mes potes à Paris aussi qui m'attendent pour faire la fête. Donc, ça va se faire. Ça va très bien se faire.
- Speaker #2
Et puis c'est un petit avantage du cool parce que beaucoup de personnes lâchent aussi mais en revenant t'as vraiment rien Là en soi même si t'avais laissé ton appart etc comme tu dis il y a ton boulot, il y a tes collègues, il y a tout ça donc en revenant même après un an Tu ne vas pas être sur l'ennui, qu'est-ce que je vais faire, retrouver du travail, tout ça qui peut être un peu compliqué en venant de voyage pour des personnes qui n'ont vraiment plus rien. Et de se relancer, là on va dire que ta routine en soi va se relancer très vite donc tu n'auras pas ce côté ennui après voyage et réflexion à fond sur qu'est-ce que je fais de ma vie.
- Speaker #0
Non, je suis d'accord, je vais retrouver un quotidien assez rapidement. Donc ça va me remettre dans le bain plutôt rapidement. Et puis je vais reprendre ma routine. Mais je n'ai pas envie de reprendre une routine, routine, routine non plus. Donc à voir comment je veux vivre dans le futur. Dans ma tête, si tu veux, j'avais mes 0 ou 20 ans. C'était le premier chapitre de ma vie, 20, 40, le deuxième. Et là, je suis dans mon troisième. Comment je vais aborder le troisième chapitre de ma vie après cette pause de un an ? Comment je vois mon futur, mon boulot, ma vie privée, mes amis, etc. Je suis en pleine réflexion et je me suis fait une petite liste de choses à faire en rentrant que j'ai envie de faire pour être sûr de ne pas retomber dans une routine comme avant mais de construire un nouveau chapitre et un nouvel élan.
- Speaker #1
Le plus dur c'est de ne pas retomber tout de suite dans ce... Confort de routine parce qu'on en a déjà parlé dans un épisode où en fait c'est facile aussi de retomber dans un confort et même quand t'as voyagé au final.
- Speaker #0
Non je suis d'accord, j'ai pas envie de me retrouver à regarder Netflix tous les soirs ou à faire des trucs comme, même si ça peut être bien de temps en temps mais je veux refaire du sport, je veux peut-être refaire des nouveaux sports tu vois j'ai fait un petit cours de Kung Fu à Pékin, c'était sympa, ça m'a plu je me dis peut-être voir pour les arts martiaux. J'ai fait une petite liste de choses que j'ai envie de tenter et puis en dehors des cours de cuisine aussi j'adore cuisiner là ça fait un an que je ne cuisine pas ça m'emmerde un peu des fois c'est cool enfin je me plains de pas cuisiner parce que je vais manger au resto enfin excusez-vous c'est pas voilà j'aimerais... j'aimerais cuisiner ça me manque et là je vais en vie oued mais de mieux cuisiner tu vois pas de cuisiner pas de faire des trucs alimentaires mais des trucs un peu mieux Je me dis que je vais peut-être prendre des cours de cuisine. Il y a des choses à faire dans ma boîte. Ils proposent du mentoring aussi. Je n'en ai jamais fait. Je me rends encore plus compte de ma vie via le podcast que je fais avec vous. Des fois, tu oublies un peu ce que tu as fait, ce que tu as vécu. Je me dis que j'ai peut-être des choses à transmettre. Il y a peut-être des choses que je vais mettre en place.
- Speaker #2
100 euros la consulte.
- Speaker #1
En fait, ce ne sont pas des podcasts qu'on fait, ce sont des séances de thérapie.
- Speaker #0
Je les paye en footer.
- Speaker #1
C'est quoi le truc le plus fou que tu as sur ta liste ?
- Speaker #0
Attends, j'incorpore ma liste quand même parce que je ne me rappelle pas de tout. Le plus fou,
- Speaker #2
je sais... On ne veut pas tout savoir. Non,
- Speaker #0
je pense que c'est intéressant.
- Speaker #2
Ça peut donner des idées.
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est le plus fou, mais je pense que ça peut être sympa d'en parler. Mais tu vois, ce que j'ai dans ma liste et qui est peut-être le plus sympa à parler là, c'est d'aller voir un psy. Alors je ne sais pas si ça vous surprend ou pas, mais moi personnellement, j'ai mes deux soeurs qui sont dans le médical, mais j'ai envie de... comment expliquer ça ? Comme je me pose plein de questions, j'ai vraiment des questions à poser, et j'ai besoin d'avoir des conversations par rapport à ça. Après ce n'est pas refaire ma vie ou quoi que ce soit, mais je pense que c'est intéressant d'en discuter avec un spécialiste, parce que ce n'est pas obligatoirement tes amis qui doivent être ton psy. Mais effectivement il y a des questions que je me pose sur ma vie privée, mon futur, qu'est-ce que j'ai envie d'en faire, comment... Effectivement j'ai la partie boulot aussi, c'est intense, peut-être que j'ai besoin d'être accompagné parce que c'est très intense mon travail. Et je pense que je me suis mis à aller voir un psy, à aller discuter, et puis voir si j'en ai besoin sur du long terme, est-ce que c'est plus du court terme, peut-être que non, je ne sais pas. Et comme je me pose plein de questions et que je n'ai pas les réponses, je pense que c'est bien aussi d'aller voir un spécialiste qui lui aura peut-être des réponses. ou qui pourra me prendre par la main et m'aiguiller et m'orienter.
- Speaker #2
C'est ce que j'allais dire. Peut-être pas les réponses, mais t'orienter sur des façons de penser que toi, tu n'avais pas.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Et en plus, effectivement, ce côté du coup, pas avec les amis obligatoirement, parce qu'eux, ils vont te connaître aussi. Donc, c'est différent. Tu connais leur vie. Mais là, se livrer à quelqu'un que tu ne connais pas et pour avancer là-dessus, je trouve ça très, très, très bien. Merci. Non, je trouve… Mais du coup, vu qu'on est là-dessus, c'est bien parce qu'il ne nous reste pas longtemps. Ça va bientôt faire une heure. Du coup, on va partir sur des questions un peu plus profondes. Non, mais ne me regarde pas comme ça. Profondes, non, sur... Ne t'inquiète pas, je vais les poser, ça va bien se passer.
- Speaker #0
J'ai totale confiance en toi.
- Speaker #2
Non, je voulais savoir si tu avais eu vraiment, sur l'ensemble de ta vie, jusqu'à maintenant, avec tous les choix que tu as faits, le fait de... déménager la première fois de changer de taf d'aller en colombie là de partir en tour du monde etc s'il ya des moments tu avais eu quand même des gros doutes ou pas soit je dis pas tout le temps mais à un moment est ce que de ta vie par rapport à n'importe quoi tu aurais tu aurais eu des gros doutes et
- Speaker #0
pas le sentir ou tu vois ce que je veux dire ou pas ah oui non je vois très bien ouais ouais oui bien sûr j'en ai eu des doutes il ya des moments où tu dis mais qu'est ce que je fous là
- Speaker #1
C'est ces moments-là dont on parle.
- Speaker #0
Ah ouais, j'en ai eu. Ah ouais, j'en ai eu. J'en ai eu en Irlande, quand je passais des entretiens, que je ne comprenais rien et que je me disais que je n'avais plus d'argent. Donc là, il faut que je mange, il faut que je paye mon hostel. Il faut que je m'active, il faut que je trouve un taf. Mais vraiment. Et après, il y a eu des moments en Colombie où effectivement, je ne comprenais rien. Je ne comprenais rien. Rien du tout. Après, c'est pas tous liés par rapport à la langue, mais des fois, ouais, où tu te dis, mais putain, est-ce que j'ai fait le bon choix, quoi ? Et est-ce que c'était une bonne idée ? Et puis ça passe, et tu te dis, écoute, j'y suis, j'y suis. Enfin, souvent, c'est ça, t'as pas le choix, en fait. Maintenant, tu y es, tu y es, donc démerde-toi, quoi. Mais ouais, j'en ai eu des moments comme ça. C'est ce qui forge aussi, c'est ce qui forge.
- Speaker #1
Donc la réponse, c'est continuer à avancer, quoi. Quitte à y être jusqu'au cou, autant continuer à avancer.
- Speaker #0
Par contre, je m'en sortirais toujours. Je ne sais pas comment, mais je me démerderais. Je suis un chien, j'y arriverais. Après, souvent, tu n'as pas le choix dans ces moments-là. Moi, comme on a joué à des jeux, je n'aime pas perdre. Si tu veux, l'échec, pour moi, c'est quand même grave. Enfin, pas grave, mais je n'aime pas l'échec. Donc, me dire, tu vois, quand j'étais en Irlande, me dire, putain, j'ai pas trouvé mon taf, il faut que je rentre en France, que je dise à mes potes, à ma famille et tout ça que j'ai échoué. C'est hors de question. C'est hors de question. Je n'échouerai pas. Je me démerderai, mais je n'échouerai pas. Et souvent, ça part de ça. Ça part où t'es là, putain, qu'est-ce que je fous là ? Échec ? Non. Non, non, trouver une solution. Pas d'échec. Ça n'existe pas.
- Speaker #2
Après de toute façon t'as toujours une part de doute quand tu vas chercher du coup à faire le choix le plus difficile qu'il y a à faire T'as toujours un moment où tu te dis c'est vrai que le choix le plus simple au final aurait été plus simple
- Speaker #0
Je parlais que je suis bélier donc je prends très rapidement des décisions et après je réfléchis Et souvent ça m'est arrivé en me disant là quand même t'as pris un gros shortcut Tu vois là t'avais quand même le chemin facile et t'es quand même peut-être plus intelligent Mais bon c'est trop tard tu y es tu y es tu vois donc tu te démerdes
- Speaker #1
Mais est-ce que après coup, alors forcément le moment où t'es un peu en galère, tu regrettes, mais est-ce que après coup t'as regretté avoir pris le chemin difficile ?
- Speaker #0
Non, non, non, parce qu'au final, tu vois, c'est un challenge que t'as fait, donc ça te construit aussi. Mais souvent je me disais quand même la prochaine fois réfléchir un peu avant, et puis au final non, je refaisais le même truc, tu vois, donc c'était un peu pareil.
- Speaker #1
Alors du coup avec ta vision maintenant, quand même... Avec ton expérience de vie, c'est riche qu'elle est. On a perdu Alex. C'est quoi ton idée du bonheur ? On a dit qu'on parlait dans le deep.
- Speaker #0
Là, c'est large. Mon idée du bonheur ?
- Speaker #1
Vous ne le voyez pas, mais il s'en va avec le micro. Il est parti.
- Speaker #2
Il arrive au bout de la rue avec le micro.
- Speaker #0
Mon idée du bonheur, c'est... J'ai vraiment du mal à te répondre. Pour moi, je dirais que ça englobe quand même de sourire et de rire au quotidien. Je pense que c'est ça, d'être entouré de personnes que j'ai envie de voir et qui ont envie de me voir aussi, d'une manière générale, des gens qui prennent soin de toi autant que tu prends soin d'eux. Donc ça c'est très très important pour moi. Et puis après, c'est plus matériel, mais c'est vrai que de pouvoir quand même t'échapper, t'acheter un billet d'avion ou ce dont tu as envie facilement, ça reste aussi de l'aide pour être heureux. Donc c'est assez important, mais ça en fait partie, je dirais. Moi, je me considère heureux dans ma vie parce que j'ai quand même réussi à faire beaucoup de choses. Et au final je m'en suis toujours bien sorti. Enfin tu vois, c'est rarement que j'ai fait un truc où je me suis dit « Merde, là, bon, peut-être que finalement j'aurais pas dû, tu vois. » Donc je me considère heureux pour ça parce que j'ai toujours... J'ai jamais été déçu, mais ça arrive de temps en temps. Mais le ratio, il est quand même monstrueusement positif par rapport à tout ce que j'ai fait. Le nombre de fois où j'ai été déçu, le nombre de fois où j'ai été heureux.
- Speaker #1
C'est une bonne réponse.
- Speaker #0
Je sais pas, ouais.
- Speaker #1
C'est une bonne réponse. Après, non mais t'as raison, l'entourage, le fait de sourire tous les jours. Je travaille là-dessus, oui je sais, j'ai un regard de cloche qui... J'essaye de sourire tous les jours, je m'autoflagelle en podcast. Dans le podcast, c'est pour tout le monde, c'est voilà. On l'a à l'oral, non mais après il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses.
- Speaker #2
Est-ce que le voyage, parce que globalement... Le voyage et la vie d'expat a fait évoluer ta vision. Est-ce que quand tu étais petit, ta vie idéale, est-ce que tu l'avais imaginée comme ça ?
- Speaker #0
Mais alors pas du tout ! Mais alors pas du tout ! Comme je te disais, moi je viens d'une petite ville. Personne n'avait voyagé, on n'avait pas voyagé. Après c'était à l'époque, c'était un peu plus compliqué de voyager, etc. Quand j'étais plus jeune, à 27 ans, je serais marié, j'aurais deux enfants, la maison, la voiture, le chien. Après, tu reproduis ce que tu vois autour de toi, c'est toujours pareil. Mais je n'avais absolument aucune ouverture d'esprit par rapport au voyage. Zéro. Comme je te disais, le seul voyage que j'allais, c'était pour aller au Pas-de-la-Case et ramener l'alcool. Parce que c'est moins cher là-bas et puis tu reviens après dans ta ville. donc non, j'ai totalement évolué par rapport à ça et puis maintenant quand je vois ma vie alors ouais Est ce que c'est mieux d'être marié à 27 ans d'avoir deux gosses un chien et une maison ou d'être célib à 40 et d'avoir fait un tour du monde et vécu dans trois pays je peux pas dire ce qui est mieux peu importe tu choisis ce qui te plaît le plus on est d'accord mais moi effectivement ça a évolué d'une
- Speaker #1
chose vers une autre ouais on en revient même c'est ça c'est des choix après c'est On a des potes aussi pareil, enfants, maison, etc. Chacun fait ses choix dans la vie. Mais par contre, c'est aussi pour ça qu'on en parle sur le podcast, parce qu'il y a beaucoup de choix qui sont faits où des personnes n'osent pas faire ces choix-là.
- Speaker #0
Alors, je suis d'accord. Moi, j'ai toujours mes amis d'enfance. Et c'est ça qui est marrant. Là, je fais le tour du monde. J'ai un petit polar step. Donc, je mets des photos, des blogs, etc. Et ils sont tous très heureux, ceux qui n'ont pas... pas voyagé ou qui peuvent pas, ils disent on voyage à travers toi tu vois donc c'est cool tu partages un petit peu de ton voyage pour eux pour leurs enfants aussi pour qu'ils puissent voir un petit peu le monde et après ce qui est marrant c'est que moi dans toute notre bande de potes j'étais le plus jeune et quand je rentre à chaque fois on me dit mais toi mais on n'aurait jamais cru que tu aurais fait tout ce que tu as fait moi j'étais tu vois le petit le petit timide le petit voilà enfin jusqu'à un certain âge j'étais bon à l'école et Après, j'en avais marre. Mais effectivement j'étais le petit casanier, j'aimais bien jouer à la console, j'étais pas foufou. Et quand je rentre et mes potes me regardent, ils me disent mais toi, c'est ouf quoi.
- Speaker #1
Comme quoi, n'importe quelle personne peut faire ce qu'elle a envie. C'est une question de... ça résume tout le podcast qu'on a fait ensemble aujourd'hui. Sur les choix, sur... bah t'as des doutes mais bon à un moment... Tu y vas, tu fonces.
- Speaker #0
Si vous avez encore des doutes, sachez que moi, le premier billet d'avion que j'ai pris pour aller en Irlande, c'était un vendredi 13 et j'avais qu'un aller simple. C'est tout ce que j'ai à dire.
- Speaker #2
Alors tu vois, malgré tout, nous ce qu'on a fait, tu me dis tu pars un vendredi 13, jamais. Jamais, je tiens à ma vie quand même.
- Speaker #1
écoute ça a très bien marché non mais du coup sur sur ce un petit mot de la fin avec une petite question la question pour moi pas la plus importante mais quand même une des plus importantes qu'on aime bien poser dans ce podcast là qu'est ce que tu dirais aux personnes qui n'osent pas franchir le cap mais vraiment en général là on parle pas voyage on parle tu vois toi tu as eu beaucoup de situations aussi au niveau des entreprises avec des choix aussi difficiles, donc pas que au niveau des voyages, etc. Est-ce que tu aurais un conseil à donner à quelqu'un qui nous écoute aujourd'hui, qui n'ose pas se lancer ?
- Speaker #0
Je vais essayer d'expliquer ma pensée. C'est un peu la pensée de l'entonnoir, c'est-à-dire que si, quand tu es jeune, tu n'arrives pas à te lancer, tu ne pourras encore moins se lancer quand tu seras plus âgé. C'est-à-dire que ça diminue, je dirais, ta capacité de changement, de... d'accepter la difficulté ou de te battre en fait, elles s'amenuisent avec le temps. Donc si à 16, 18, 20, 22, 26, je ne sais pas quel âge tu as, tu n'es pas capable de le faire et tu te dis « ouais, plus tard, c'est mort » , c'est totalement l'inverse, plus tard tu le feras encore moins. Donc si tu ne commences pas maintenant à être capable de t'adapter à la difficulté et à te battre, mais en fait c'est mort ta vie, enfin je ne dis pas que tu auras une vie pourrie, pas de ça, mais tu ne le feras pas plus tard en fait. Il ne faut jamais se dire plus tard parce que plus tu attends, moins tu le feras. Et effectivement, c'est vraiment un entonnoir. Plus tu es jeune, plus tu peux accepter des choses. Et plus tu vieillis, moins tu le feras. Et je peux vous donner un exemple. Je vais mettre ma sœur dans l'histoire. Ma sœur est plus âgée que moi, elle a 43. Elle a bossé en France, elle a bossé à 5 minutes de chez elle pendant 18 ans, dans le même endroit, etc. Et puis un jour, elle en a eu marre, elle a dit « je change » . Gros changement, elle voulait faire une formation, elle voulait faire autre chose. Elle est sortie de sa zone de confort, mais totalement, et malheureusement ça ne l'a pas fait. Ça ne l'a pas fait parce que pendant des années, elle est restée dans sa zone de confort et on a discuté très ouvertement ensemble. Et sur des choses simples, reprendre un ordinateur, utiliser l'ordinateur pour faire du travail, utiliser des logiciels spécifiques. revenir à l'école une semaine par... enfin toutes les deux semaines pour réapprendre des choses qui sont entre guillemets plutôt peut-être simples quand t'as 20 ans mais quand t'en as 43 c'est pas pareil surtout si tu l'as pas fait avant et du coup malheureusement pour elle ça l'a pas fait mais du coup elle va partir sur autre chose mais ça lui a fait une super expérience où maintenant elle se dit bah tu vois j'aurais dû peut-être sortir de ma zone de confort maintenant plus tôt et d'ailleurs c'est pour ça aussi qu'elle vient au Laos tu vois j'ai dit viens elle me dit ouais mais je sais pas Et finalement elle s'est bougée, elle dit je viens et puis on va au Laos qui est pas non plus le pays le plus simple pour bouger et voyager. Et puis voilà donc on va y aller ensemble et c'est cool, je trouve ça super bien. Mais voilà le conseil que j'ai c'est si tu crois que tu... enfin si tu le fais pas à 20 ans tu le feras pas à 25, à 40, c'est mort. Ne pense pas que tu le feras plus tard, c'est impossible.
- Speaker #2
Ouais je suis assez d'accord avec ça, vraiment assez d'accord. Bravo à ta soeur par contre, on salue ta soeur. Peut-être en prochain invité du podcast. Ouais, on verra. Il faudra qu'on arrive à se rencontrer. Très chouette. Mais ouais, je suis très d'accord, c'est maintenant.
- Speaker #1
Je valide à 200%.
- Speaker #2
C'était un beau mot de la fin,
- Speaker #1
franchement. C'était un très beau mot de la fin. Rien à rajouter. Tu as tout dit.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
On va finir ce podcast comme à son habitude. On espère que vous avez aimé ce podcast. Comme d'habitude, en dessous de la description, vous avez aussi tous les liens. sur Insta si vous voulez nous suivre tous les jours voir un peu ce qui se passe dans notre quotidien en ce moment à Koh Tao ou en Thaïlande il y a pas mal un bon petit road trip qui arrive sur la fin du mois sur Holland Beard on vous le remettra en lien le podcast vous pouvez le retrouver sur toutes les plateformes Deezer, Spotify, Apple Podcast etc un grand merci à Seb pour ce podcast je sais pas si tu veux qu'on mette ton qu'on partage ton Insta et tout ça oui si vous voulez Si tu veux le mettre, si ça intéresse des gens pour voir.
- Speaker #2
Et si vous avez des questions comme ça, n'hésitez pas. Vous pouvez nous les envoyer à nous ou à Seb directement. C'était l'invité, si vous avez envie d'approfondir un thème avec lui.
- Speaker #0
Franchement, avec grand plaisir, que ce soit sur tous les thèmes ou même Tour du Monde ou des pays que j'ai fait. Peut-être vous y allez, vous voulez des petits tips, il n'y a aucun problème.
- Speaker #1
Sur ce, on vous fait des gros bisous.
- Speaker #0
Ciao les nazes !