- Speaker #0
Go ? Go pour Londres ? Mais on part à Londres en prenant... Parce que du coup, c'était avant le Brexit. Du coup, on part avec notre carte d'identité. Notre passeport aussi, même si on n'avait pas obligatoirement besoin.
- Speaker #1
Et puis un gros sac.
- Speaker #0
Un gros sac. Et on se dit...
- Speaker #1
YOLO.
- Speaker #0
Voilà, on n'avait rien. On n'avait pas d'appart. On n'avait pas de job. Non, mais c'est vrai, quand tu y repenses... Ciao les nazes, c'est le podcast qui met en avant des parcours atypiques.
- Speaker #1
Des personnalités un peu couillues qui ont décidé de sortir de leur routine pour réaliser leur rêve, quitte à prendre des gros risques.
- Speaker #0
Ici, on prouve que tout est possible, quelle que soit ta situation.
- Speaker #1
Ici, c'est Alex et Claude. Fais-toi un thé ou un café, pose tes fesses et c'est parti. Et bonjour les amis !
- Speaker #0
Coucou tout le monde !
- Speaker #1
On vous retrouve aujourd'hui en Thaïlande. On est toujours en Thaïlande. On a voyagé un petit peu si vous avez suivi On a été au Laos Mais nous sommes revenus en Thaïlande Et on est à Pai dans une petite maison Que voici Qui nous offre ce super décor Et donc c'est pour ça qu'on a décidé de vous faire une petite vidéo Pour accompagner ce podcast
- Speaker #0
On n'a pas fait de room tour Faudrait qu'on fasse un petit room tour pour la mettre sur Insta Oui on va le faire Et bah on se retrouve sans invité aujourd'hui
- Speaker #1
Et c'est nous les invités aujourd'hui C'est nous Il était peut-être temps qu'on vous parle de nous parce que en vrai, ce n'est pas forcément ce qu'on aime faire parce que c'est un peu ennuyant de parler de nous. Mais bon, à un moment, peut-être que vous, ça vous intéresse de savoir c'est qui ces gens qui interviewent d'autres gens et en quoi ils sont légitimes de poser des questions. C'est qui ces gens ?
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Et toi, t'es qui ?
- Speaker #0
Moi, c'est Alex.
- Speaker #1
Et moi, c'est Claude.
- Speaker #0
Et du coup, on vous retrouve pour un épisode de Ciao les nazes, le podcast qui... Essaye de te faire dépasser tes limites et de vivre de tes rêves. De vivre, non, d'accomplir tes rêves, surtout.
- Speaker #1
C'est bien, de réaliser tes rêves.
- Speaker #0
De réaliser tes rêves.
- Speaker #1
Et d'oser sauter le pas.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Vers ta nouvelle vie.
- Speaker #0
Vers ta nouvelle vie. Et aujourd'hui, du coup, on va te parler un petit peu de notre histoire, de qu'est-ce qu'on fait. Pourquoi on a créé ce podcast ? Même si ça on l'a déjà dit, mais c'est pour te donner un peu un contexte Et puis il sera sûrement en deux épisodes Donc celui-ci est le premier épisode Première partie Première partie Et puis on sortira la deuxième partie un peu plus tard
- Speaker #1
Voilà Voilà
- Speaker #0
Et bah let's go
- Speaker #1
Alors comment commencer cette affaire ? Peut-être le fait qu'on avait déjà dit qu'on n'était pas cousins. Donc ça, les gens savent. Mais bon, voilà. Nous, ça fait très longtemps qu'on est ensemble.
- Speaker #0
16 ans maintenant. Bientôt 17.
- Speaker #1
Puisqu'on s'est rencontrés au lycée. Donc on va peut-être commencer par là.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Nous voilà en 2009. Certains des écouteurs, des auditeurs... seront à peine nés. Ça va.
- Speaker #0
Ouais, ça peut... Ouais, non, bah oui. De toute façon, c'est comme ça. On peut pas revenir dans le temps. Et ouais, 2009.
- Speaker #1
2009, nous sommes au lycée. On a donc deux ans d'écart. Alex, passe ton bac. Moi, je suis en seconde.
- Speaker #0
Oui, je sais. Stop. Je vous vois venir.
- Speaker #1
J'avais donc 16 ans et tu avais 18 ans.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et donc, on passe notre bac, chacun dans nos années respectives.
- Speaker #0
On passe notre bac, on part en études supérieures. Je plante un peu, plus ou moins, parce que toi, tu finis ton bac. Moi, je pars sur deux ans de BTS compta, que je plante complètement, mais vraiment complètement.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas grave. Donc, toi, tu as ton bac. Moi, je plante mon BTS. Je me retrouve avec deux années de retard.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et du coup ?
- Speaker #1
Attends, ceci dit, je commence un BTS que j'arrête au bout de six mois.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Voilà. Non, mais voilà. Après, j'ai réussi à ne pas perdre d'année, mais bon.
- Speaker #0
Mais bon, du coup, on se retrouve...
- Speaker #1
On se retrouve en licence.
- Speaker #0
Dans la même classe. Non. En BTS. Non. Dans la même classe. Ah non, oui, on passe nos BTS, respectivement, et on se retrouve en licence tous les deux, en licence marketing. Quelque chose de très banal, je ne vais pas dire inutile, mais presque. C'est un bac plus trois sur papier, mais quelque chose qui ne t'apporte pas grand chose. Pour ton futur, sachant que ça évolue tellement vite que...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Donc on a fait cette année ensemble. C'était très drôle, il faut dire quand même, que cette année-là, on était... Donc on a fait notre étude en alternance, on n'a pas précisé ça, depuis le début, après le bac.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais du coup, cette année-là, on était dans la même classe, dans la même entreprise, et on vivait ensemble. Autant dire, un concentré de nous. 24h24, 7 jours sur 7 et nous avions les mêmes jours de repos évidemment,
- Speaker #0
pour notre plus grand plaisir non c'était bien non c'était cool elle aimait de voir d'anglais et du coup c'est peut-être pour ça que mon anglais est aussi mauvais aujourd'hui ça c'était moins cool j'ai peut-être eu ma licence grâce à elle peut-être, non c'est même sûr je pense c'est pour ça que j'ai un bac plus 3 sinon je pense que je l'aurais pas eu il a dit peut-être Enfin, on ne va pas épiloguer sur nos études.
- Speaker #1
Bref, voilà. Donc après, toi, tu montes un projet pendant cette année de l'essence.
- Speaker #0
Ouais, en fait, j'ai l'opportunité. Donc en fait, ça a commencé à ce moment-là de se lancer et d'essayer de réaliser des rêves. C'est que pendant cette année-là, j'ai eu la possibilité de créer une entreprise, soit en réel, soit en fictif. Donc en une année créer l'entreprise et la présenter en fait c'était un peu le mémoire de fin d'année Et j'ai trouvé ça un peu idiot de créer une entreprise fictive Alors sauf si tu continuais tes études après mais moi c'était pas prévu que je fasse un master Et du coup je me suis dit bah en fait c'est l'occasion j'ai des gens autour de moi des profs etc qui peuvent m'aider sur mon projet Et puis bah c'est un mémoire donc en fait je pense que si je le fais en réel Ça me permettrait d'avoir plus de crédibilité au niveau de mon mémoire. Et puis, ça me permettait de sortir de ma licence et d'avoir ma boîte et de commencer à bosser, mais pour moi. Et ça m'intéressait énormément. Donc, du coup, je me suis lancé là-dessus.
- Speaker #1
Mais c'est très bien parce que ça t'a aidé aussi à monter des dossiers pour avoir des aides.
- Speaker #0
Ouais. Du coup, ça m'a permis d'avoir des aides au niveau de la région, etc. Du coup, non, c'était très... Ça a été très intéressant et ça m'a permis, du coup, à la fin de la licence, d'avoir mon entreprise. Donc, c'était une entreprise de vente en ligne de cigarettes électroniques. Mais ce n'était pas de la cigarette électronique qu'on pouvait trouver un peu partout. C'était des produits qui étaient faits à la main, principalement. Et du coup, je devais passer mes commandes. aux Etats-Unis, dans des pays d'Asie, en Europe, etc. Et c'était fait pour les batteries, principalement fait à la main, soit en bois, soit avec différents métaux. Et c'est des pièces qui coûtaient relativement cher. Donc c'était super intéressant. Et puis voilà.
- Speaker #1
C'était des belles pièces de collection quand même.
- Speaker #0
Ouais, c'était relativement cher. Et ça a été une super expérience pour moi parce que du coup, il a fallu que je fasse la création du site Internet. Alors, je me suis fait aider pour la création du site internet, mais il fallait que je fasse le référencement, il fallait que je fasse les photos. Plein de choses que je n'avais pas vues, que j'ai vues sur le tas. Un contrat avec la poste pour pouvoir envoyer les colis. Énormément de choses qui m'ont permis de me booster, de me sortir un peu les doigts. On ne dira pas d'où. Et du coup, j'ai appris... énormément de choses et on le verra dans le podcast par la suite ça m'a permis que que j'ai des débouchés dans mon futur grâce en fait à mon entreprise.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que finalement cette licence,
- Speaker #0
c'est pas pour rien Elle m'a apporté quand même quelque chose, effectivement
- Speaker #1
Moi, qu'est-ce que je fais pendant ce temps ? Moi je fais un petit master parce que moi j'adore les études et que si j'avais pu euh... continuer encore après, je l'aurais fait, parce que vraiment, c'était ma passion. J'ai fait un master de marketing digital dans une école de commerce. Voilà. Est-ce que cette école m'a apporté des débouchés ? Pas du tout.
- Speaker #0
Tu es partie en Chine ?
- Speaker #1
Je suis partie en Chine. Non, mais j'ai adoré ces années d'études, c'était vraiment super. J'ai rencontré des amis formidables qui sont toujours des amis aujourd'hui. Non vraiment c'était super, j'ai adoré ce temps, j'ai été en Chine pendant 10 jours et tout en échange, c'était vraiment super génial. J'ai eu mon master et là... Et là, c'est gros tournant de notre vie.
- Speaker #0
Ouais, ça commence en fait, tout ce qu'on développe un peu pendant le podcast commence à ce moment-là réellement.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est-à-dire, à un moment, lâcher ce que t'es en train de faire et faire ce que t'as envie de faire.
- Speaker #1
Ok, donc là, roulement de tambour parce que là, c'est très important.
- Speaker #0
Et du coup, moi j'avais ma boîte, toi tu finis ton master.
- Speaker #1
On est en 2016.
- Speaker #0
On est en 2016, exactement. et on fait deux week-ends à Londres courant l'année 2015.
- Speaker #1
Dont un où je t'ai forcé à venir.
- Speaker #0
Dont le premier, c'était un cadeau et j'ai un peu... On ne va pas rentrer dans les détails là-dessus. Ce n'était pas quelque chose qui était à la base voulu pour ma part. C'était un cadeau, mais je n'avais pas obligatoirement envie d'aller à Londres. Oui, je sais.
- Speaker #1
Sale histoire, vraiment sale histoire. Problème de riche, surtout si on lui offre un week-end à Londres et il n'a pas envie d'y aller. Oui,
- Speaker #0
je sais. Au final, on fait le premier week-end à Londres. On se dit pourquoi pas un deuxième week-end à Londres Pour voir vraiment Si on aime Londres ou pas On fait un deuxième week-end à Londres On aime encore plus Et du coup tu finis ton master Je vends ma boîte Et puis on part à Londres
- Speaker #1
Et en fait j'avais même pas les résultats de mon master Non pas encore J'avais mes résultats d'écrit Mais j'avais pas mes résultats de ma thèse Quand on est parti à Londres Non. Je n'avais pas le choix que de réussir ma thèse.
- Speaker #0
Et du coup, on peut dire que c'est un premier gros changement de vie. Parce qu'en soi, moins peut-être pour toi, parce que du coup, tu finissais ton master. Donc, tu n'avais pas encore attaqué dans le monde du travail, etc. Moi, j'avais une boîte depuis deux ans qui commençait à tourner. Parce qu'une boîte, sauf si on a une idée de génie qui explose. Dans l'ensemble, il faut quand même quelques années pour que ça commence à bien tourner. Et sur la fin de la deuxième année, ça commençait à être plutôt bien. Mais du coup, je fais quand même le choix de vendre la boîte pour partir à Londres. Donc premier gros choix, on va dire. Parce que c'était un choix, même si c'était ma boîte, c'était un choix pour tous les deux quand même. Et là, l'avantage, c'est qu'on n'avait pas d'appart. On vivait un peu chez ma mère, un peu chez ton père. ma boîte et puis go pour Londres mais on part à Londres en prenant parce que du coup c'était avant le Brexit du coup on part avec notre carte d'identité notre passeport aussi même si on avait pas obligatoirement besoin et puis un gros sac et on se dit on avait rien on avait pas d'appart, on avait pas de job Non mais c'est vrai que quand ils repensent...
- Speaker #1
On sait pas que c'est avant de partir.
- Speaker #0
Ouais, ça nous a servi à rien.
- Speaker #1
Non mais c'est pas grave, mais c'était important pour nous aussi.
- Speaker #0
Oui, non mais c'était important pour nous, mais c'était dans le sens où à la base on pensait que pour des papiers et tout ça, ça simplifierait les choses. C'était différent. Au final, rien du tout. On arrive à Londres, on s'est pas renseignés au niveau des apparts, on sait pas comment tout on loue. Non,
- Speaker #1
tout restait.
- Speaker #0
Au niveau des jobs, on s'était pas renseignés avant, on s'est dit on fera en arrivant. Ah non, on y a été vraiment les mains dans les poches en fait.
- Speaker #1
en y repensant pour moi ça va encore mais toi quelqu'un de de De stresser quand même.
- Speaker #0
C'était mon premier gros... Notre sac et point barre. On se fait quoi ? On se fait trois semaines d'Airbnb ?
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Trois semaines d'Airbnb pour trouver du job, pour trouver un appart.
- Speaker #1
Moi, très vite, je pars en me disant j'ai un master d'école de commerce.
- Speaker #0
J'ai un niveau d'anglais.
- Speaker #1
Évidemment, j'ai un bon niveau d'anglais puisque j'avais un... Très bon résultat au TOIC. Vraiment, je pars, mais alors...
- Speaker #0
Le TOIC.
- Speaker #1
La confiance que j'avais à ce moment-là, c'était vraiment... Et bon, tant mieux, parce que ça m'a poussée à faire les premiers appels, à aller à des entretiens, vraiment comme si j'avais gagné. Et en fait, pas vite, je me retrouve confrontée à des recruteurs qui me disent « Alors, t'es bien mignonne, mais en fait, la France, vous avez 5 ans de retard au niveau digital. Donc, en fait, ton diplôme est déjà obsolète. » Donc je venais de l'avoir il y a deux semaines et on me disait déjà que mon diplôme était obsolète et que je ne trouverais pas de job à Londres. Évidemment, j'ai attendu qu'on me dise ça à trois ou quatre entretiens avant de vraiment abandonner.
- Speaker #0
Mais il y a surtout aussi que ton niveau d'anglais, quand tu allais au recrutement, tu étais avec des Américains, des gens qui avaient déjà un niveau d'anglais qui au final... Soit ils étaient anglophones de base, soit ils avaient un niveau d'anglais qui était 10 000 fois meilleur que le tien.
- Speaker #1
C'est ça. Je pensais que j'avais un bon niveau d'anglais, mais en fait, j'avais un super niveau de compréhension du scolaire. Mais en soi, tu te retrouves à Londres avec l'accent anglais, l'accent irlandais, l'accent écossais.
- Speaker #0
Ça, c'est pas vrai.
- Speaker #1
La compréhension n'est pas la même. Moi, c'était beaucoup compliqué.
- Speaker #0
La compréhension n'est pas la même. Mais en soi, ça ne change rien au niveau juste de l'anglais. Que ce soit accent ou pas accent.
- Speaker #1
Mais bref, je me suis laissée un mois pour essayer de trouver un job dans mon domaine. Et après, j'ai abandonné. Et j'ai cherché un job alimentaire. Et toi, tu avais déjà cherché un job alimentaire.
- Speaker #0
Moi, contrairement à Claude, j'avais un niveau d'anglais qui était catastrophique. On est parti à Londres. Du coup, je lâche tout, mon entreprise et tout. On part et je me dis, tout le monde dit qu'en vivant dans le pays, ton niveau d'anglais, il augmente. J'arrive à Londres. Alors là, je suis paumé. Je suis tout le temps avec l'eau parce que du coup, on fait nos recherches à deux. Mais à un moment, si on veut rester à Londres, on n'a pas le choix. Donc, je suis allé déposer mon petit CV dans des petits restaurants, dans pareil, job alimentaire. Et du coup, j'ai réussi à trouver un job avant toi au final.
- Speaker #1
Oui, oui, parce que je suis encore en recherche de marquer ce genre de travail.
- Speaker #0
En tant que commis en restaurant, c'était toujours ça. Et j'ai fait ça pendant deux mois. Mais c'était cool, ça m'a apporté pas mal d'expérience. Ça nous a permis de rester à Londres parce que du coup, on touchait un salaire. Ça nous a permis de prendre notre petite coloc aussi au début. Sachant que Londres, l'avantage à cette époque-là... c'est que t'arrivais, si tu payes le loyer, alors t'as une petite caution à mettre, mais selon les agences, si tu payais le loyer, ils s'en foutaient en fait. Ils regardaient tes comptes bancaires, contrairement en France, où non, faut surtout pas qu'on regarde tes comptes bancaires, même si t'as 100 000 euros sur un compte que tu peux louer, et que tu loues 800 euros, on va te dire, ah bah non monsieur, vous avez pas le droit de louer, vous avez pas de CDI. Sauf que tes comptes sont blindés. Londres, c'est l'inverse. Tu montes tes comptes bancaires et du moment que tu payes ton loyer, tu n'auras pas de problème.
- Speaker #1
On n'avait pas des milles et des cents, mais tu avais ton PEL.
- Speaker #0
Oui, ça suffisait.
- Speaker #1
Nos comptes courants, on était arrivés au bout. C'est pour ça qu'il était temps.
- Speaker #0
Du moment que tu payes à Londres, tu peux louer. Si par contre, du jour au lendemain, tu t'arrêtes à payer, ... Là, t'as les policiers qui viennent le lendemain matin et t'es dehors, que ce soit en hiver ou en été. Donc c'est un des avantages qu'on a eus, c'est qu'on a pu louer directement quelque chose. J'ai trouvé le premier job et toi, après, t'es partie sur un job alimentaire.
- Speaker #1
Ouais, et moi, j'ai trouvé un job en tant que... De base, c'était dans une chaîne de café type Starbucks. Aujourd'hui, elle n'existe plus, mais elle n'a pas survécu au Covid, cette chaîne. Mais en tout cas, c'était chez Hit, pour ceux qui connaissent un peu. Et j'étais de base en caisse. Et puis très vite, j'ai fini en tant que barista. Et ensuite, leader barista. Puisque du coup, ce job, j'y serais restée un an. J'ai gardé ce job pendant un an. C'était super. J'ai adoré. C'était dur au début parce que je me retrouvais en caisse. Donc à devoir parler avec des gens qui ont des accents... C'était compliqué à comprendre pour moi, mais ils étaient incroyables, super gentils, super patients. Ils m'ont gravé des approbos graissés. Et une monnaie que je ne connaissais pas. Un vocabulaire que je n'avais pas, puisque là je me retrouvais à servir des cafés, mais on avait aussi à manger des sandwiches, plein de choses. Puis après, barista, j'ai découvert ce métier, j'ai adoré. C'est pour ça qu'on m'a fait évoluer en tant que leader barista. Et au bout de six mois, j'en ai eu un peu marre. Je voulais quitter le job aussi parce que je commençais à 5h30 du matin et je travaillais jusqu'à 14h30. Mais du coup, ça me faisait me lever à 4h du matin, enfin 3h30, 4h pour prendre un bus à 4h30. Et ça, j'étais fatiguée, j'en avais vite marre. Et du coup, au bout de 6 mois, je voulais quitter le truc, mais je ne savais pas quoi faire. Et Alex m'a poussée à me lancer dans un truc que j'adorais faire, écrire.
- Speaker #0
Un auto-entrepreneur.
- Speaker #1
Donc je me suis lancée.
- Speaker #0
Il y a aussi le côté où on se lance, mais on essaie de faire les choses aussi correctement sans... sans avoir de galère. C'est-à-dire que, du coup, toi, t'avais ton job de barista. Entre-temps, du coup, moi, j'avais fait les deux mois de restauration. Et en fait, grâce à l'entreprise que j'avais montée en France, j'ai trouvé un job dans le marketing à Londres, dans une boîte française qui faisait de la vente à domicile de sex toys, lingerie, cosmétiques. Et du coup, je devais faire la... Les photos pour les catalogues, la création des catalogues, du référencement sur les sites internet, d'artouches photos, tout ce qui était lié à ça. Du coup, ça correspondait pile poil avec le job que j'avais eu, l'entreprise que j'avais montée en France. Ça m'a permis de voir pas mal de choses, et puis c'était dans les Extoy, donc ça restait quand même relativement marrant, job et fun. Donc moi j'ai fait ça pendant un an et du coup quand Chloé en a eu marre, l'avantage c'est que je gagnais plutôt bien. Même si je trouve que pour les heures que je faisais, j'étais pas payé au niveau des heures sup et tout ça. Même si pour les heures que je faisais, c'était pas foufou, mais je touchais relativement bien. Du coup à ce moment-là, on s'est dit vas-y toi montre ton truc. Et comme ça, ça permettait quand même d'avoir un bon salaire pour deux. en attendant que toi ça se développe.
- Speaker #1
Moi je lance ma boîte et donc je me dis tant que j'en ai besoin je garde ce job de barista. C'est pour ça que j'en suis restée un an, je me suis laissée 6 mois pour lancer et le moment où je me suis dit que j'avais besoin de plus de temps pour travailler pour mes clients et pour ma boîte j'ai quitté mon job de barista. J'ai quand même fait les fêtes de Noël, ce qui était très chouette. Je suis très contente d'être restée jusqu'à ce moment-là. C'était trop bien. Et oui, en fait, mon salaire à moi, je travaillais 42 heures par semaine, mais payais pile poil le loyer de la Glock. Tout juste. Donc,
- Speaker #0
100 livres ? Non, 900 livres ?
- Speaker #1
Je crois qu'on payait 880. Et quand je gagnais 900, moi, c'était... Je payais ma tournée. C'est pas arrivé souvent.
- Speaker #0
Non. Moi, t'as passé deux fois mille livres, je crois.
- Speaker #1
J'avais dû faire 50.
- Speaker #0
Ouais. Mais du coup, il y a le fait qu'on soit partis à Londres, en y allant un peu les mains dans les poches, qu'on arrive quand même à se débrouiller, à trouver un job tous les deux, à réussir à avoir un appart, une coloc. Il restait pendant deux ans. Donc ça, c'était cool quand même. Après moi je me suis fait virer Je l'assume entièrement parce que c'était pas ma faute Sale histoire Le jour de mon anniversaire Alors non, on me laisse deux mois de préavis
- Speaker #1
Excusez-moi, je revenais depuis tout à l'heure mais je pouvais plus Du coup on me laisse
- Speaker #0
Deux mois de préavis, mais on me dit que le dernier jour sera le 1er février. Et du coup, le jour de mon ERSA. Je pense que ce n'était pas calculé, mais ma manager s'en est rendu compte après. Du coup, c'était relativement marrant. Oui et non, parce que du coup, Claude venait de lâcher son job à temps plein.
- Speaker #1
Pas encore, mais j'avais...
- Speaker #0
Parce que j'ai deux mois pour trouver un autre job. Mais à ce moment-là, on a une ouverture de projet en France. Alors, on ne va pas rester longtemps dessus, mais du coup, on se dit go. Et du coup, je venais de me faire virer. Chloé avait monté son business. On s'est dit retour en France.
- Speaker #1
On est rentré en France au mois de juin. Donc, il s'est passé un petit peu de temps. Tu t'es lancé un petit peu à ton compte aussi en tant que...
- Speaker #0
J'ai essayé de me lancer un peu à mon compte en tant que freelance sur tout ce qui était site internet, principalement basé sur WordPress. Le problème, c'est que ça n'a pas marché comme je voulais. Il y avait beaucoup de personnes et déjà beaucoup de monde. Et en termes de prix et tout ça, c'était assez compliqué. Donc du coup, j'arrête et je retrouve. Un CDI, parce que du coup on voulait acheter une maison.
- Speaker #1
Ah oui, donc en France, oui, pardon.
- Speaker #0
Oui, on est revenu en France.
- Speaker #1
Oui, mais parce que tu t'étais lancé déjà à Londres.
- Speaker #0
Oui, je me suis lancé à Londres, mais c'était vraiment la fin de Londres. Je me suis lancé trois semaines avant qu'on rentre en France.
- Speaker #1
Il faut savoir qu'on finit Londres, on a zéro, on n'a plus d'argent. Parce que...
- Speaker #0
Pas grand-chose.
- Speaker #1
Parce que le dernier mois, ça a été la fiesta. Parce qu'on savait qu'on partait, donc on a profité de Londres jusqu'au bout.
- Speaker #0
Ouais, on s'est bien amusés. Ah oui,
- Speaker #1
c'est flou.
- Speaker #0
Du coup, après, ça a été une super expérience, dans le sens où ça a été nos premiers vrais choix de quitter la France, d'y aller un peu comme ça. C'est nos premiers vrais gros choix.
- Speaker #1
Et puis un peu de sortir du cadre. Un mème, surtout moi qui avais été formatée complètement par l'école de commerce qui te dit « Oui, mais c'est super facile quand tu sors avec un master de gagner 70 000 euros à l'année pour ton premier job. » Et bon, ben voilà, c'était bien de sortir de ça, d'être complètement… Ben voilà, j'ai un master, mais je suis barista et moi, ça me plaît beaucoup. Et de me mettre à mon compte et après de te mettre à ton compte et de t'être éclatée dans un job.
- Speaker #0
Ouais, non, c'était une très bonne expérience. Et du coup, après, on rentre en France. Et en France, un peu galère. Alors moi, je retrouve, du coup, on se dit, on va racheter une maison qu'on va retaper. Du coup, je cherche un CDI, enfin, je prends un CDI. Toi, tu gardes ta freelance parce que ça a commencé à fonctionner un peu. Et le problème, c'est que du coup, pour avoir un crédit... Ta freelance, c'était impossible. Donc, il fallait absolument qu'il y en ait un des deux qui ait un CDI. Et ta freelance, en soi, marchait beaucoup mieux que la mienne. Donc, du coup, on s'est dit, vas-y, tu gardes ta freelance et moi, je cherche un job. Et ça permettra du coup de pouvoir avoir un crédit. Au final, on aurait pu avoir le crédit.
- Speaker #1
Si je n'étais pas dedans.
- Speaker #0
Non, non, on avait le crédit. C'est juste que du coup, on commence à faire les calculs, on a la maison, enfin on l'achète pas, mais on sait...
- Speaker #1
On peut l'avoir.
- Speaker #0
On peut l'avoir, et en fait en voyant les chiffres et tout ça, on se dit, est-ce qu'on s'engage sur 20 ans ? On est revenu de Londres un an et demi avant.
- Speaker #1
Moi je suis tombée en dépression.
- Speaker #0
Un an, un an et demi avant ?
- Speaker #1
Moi, je suis tombée en dépression en rentrant de Londres parce que je ne m'identifiais plus du tout au rythme de la France. Je n'y arrivais pas. Donc, je suis tombée en dépression pendant six mois. Donc, on se disait, est-ce que... Bon, là, ça allait mieux. On était du coup, je pense, un an, un an et demi après d'être rentrée. Ça allait mieux. Mais c'est juste, est-ce que vraiment, on se voyait faire ça ?
- Speaker #0
Est-ce que vraiment on part sur 80... Enfin non, je ne sais plus combien c'était de crédit, mais est-ce qu'on part sur 20 ans de crédit ? Alors en soi, ça aurait pu être faisable aussi. On aurait pu faire les travaux, revendre ou mettre en loque. Il y a toujours des solutions, mais du coup, on n'a pas voulu prendre le reste par contre là-dessus. Et du coup, on se Et après, bien sûr, il y a le Covid.
- Speaker #1
Avant ça, il y a eu un projet.
- Speaker #0
Avant ça, il y a eu un projet. Mais du coup, c'était le projet Tour du Monde.
- Speaker #1
Parce que du coup, on se dit, qu'est-ce qui nous correspond vraiment ? Est-ce que c'est de se poser ou est-ce que c'est de voyager ? Oui,
- Speaker #0
mais c'est pour ça qu'on ne prend pas la maison aussi.
- Speaker #1
Oui. Et là, on se dit, qu'est-ce qui nous correspond en fait ? Et là, on passe du tout au tout. On passe d'un projet d'achat de maison avec des travaux de rénovation assez conséquents. Ah, bien en fait, on part en tour du monde. Mais à la base, on s'était dit qu'après, on reviendrait. Potentiellement, on ferait le projet en revenant.
- Speaker #0
Oui, mais il y a eu surtout ce déclic où on a nos meilleurs amis qui partent en tour du monde aussi. Au moment où on dit qu'on va acheter la maison, et on se dit en fait, ça a l'air bien, ça a l'air trop cool. On les rejoint en Nouvelle-Zélande pour... On les rejoint en Nouvelle-Zélande pendant un mois pour faire l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande en van en camping-car avec eux et au final on adore et on se dit mais en fait on va un peu les copier
- Speaker #1
Clairement c'était ça D'ailleurs meilleur souvenir
- Speaker #0
Ouais très bon souvenir C'est ça qui fait que du coup on n'achète pas la maison et que du coup on se dit bah pourquoi pas.
- Speaker #1
Et on fait ce projet, on commence à s'organiser, on commence à faire un itinéraire.
- Speaker #0
On organise un peu tout On regarde au niveau du matos vidéo On regarde au niveau des affaires Comment on pourrait s'organiser On commence à checker toutes les saisons Des différents pays Pour voir comment le faire Pour tomber sur les meilleures saisons possibles Même si c'est impossible De pouvoir faire tous les pays avec les meilleures saisons
- Speaker #1
Mais Alors il m'a fallu 3 mois mais j'ai réussi à trouver un itinéraire Pour faire toute l'Asie Sans avion Merci. Et pendant les saisons optimales de la fenêtre qu'on avait, au moment où on y était. Donc, c'était super.
- Speaker #0
Et là, Covid.
- Speaker #1
Covid. C'est la catastrophe.
- Speaker #0
Là, du coup, Covid. Et puis, du coup, Covid. Impossible de partir parce que toutes les frontières ferment. On ne va pas vous refaire un petit résumé. Vous savez ce qui s'est passé.
- Speaker #1
Et...
- Speaker #0
Covid et puis juste après, guerre, Russie-Ukraine. Donc du coup, encore moins... En fait, on devait faire un tour d'Europe, un petit tour d'Europe pour aller jusqu'en Russie, prendre le transsibérien pour pouvoir arriver à Mongolie et après tout le tour d'Asie. C'était ça qui permettait de ne pas avoir d'avion. Et déjà, du coup, c'était compliqué avec l'ensemble des frontières à cause du Covid entre les différents pays. Guerre, Ukraine, Russie. Du coup, pareil, bloqué pour aller jusqu'en Russie. Très compliqué. Et du coup, il faut revoir tous nos plans.
- Speaker #1
L'avantage qui a fait qu'on a plutôt bien vécu la chose, parce qu'il y a des gens qui ont très mal vécu la période du Covid, c'est que moi, j'avais ma freelance et que je n'ai jamais aussi bien travaillé. que les trois premiers mois du Covid, forcément, parce que les entreprises se retrouvaient à fermer, que personne n'avait mis en place le télétravail, personne ne savait ce que c'était. Donc, tout de suite, les entreprises se sont tournées vers les freelances, qui étaient déjà à leur compte, chez eux, tranquilles, à distance. Donc, moi, j'ai super bien travaillé. On était dans une maison avec un jardin. Enfin, bref, on était encore chez les parents. Donc, c'était super confortable. Là, pour le coup, on ne peut pas du tout se plaindre. On ne pensait pas que ça allait durer si longtemps. du coup on était on s'était dit on va attendre que ça se calme et puis on partira et puis c'est pas grave ça va juste changer de quelques mois et puis finalement on a fini par prendre un appart parce qu'on voyait que ça ça aurait pu on a pas été obligé mais on a pris un appart parce
- Speaker #0
que du coup ça continuait et puis on savait pas combien de temps ça allait durer on savait pas quand est-ce que les pays allaient réouvrir Du coup, ouais.
- Speaker #1
On s'est pris un petit appart, mais on a toujours gardé cette histoire de tour du monde. On s'est dit, bah...
- Speaker #0
Ouais, bah dans la tête, c'était dès que ça réouvrira, on part, quoi. Mais ça, après, on verra ça en partie 2.
- Speaker #1
Et bah voilà. Donc là, on est en 2021.
- Speaker #0
Ouais, du coup, depuis, on a fait de 2009 à 2021.
- Speaker #1
Ouais, c'est bien déjà.
- Speaker #0
C'est déjà pas mal.
- Speaker #1
On est en 2021, on est dans notre appart, j'ai ma freelance, tu as toujours ton CDI. Et puis...
- Speaker #0
Et puis du coup, on a commencé à faire nos choix avec Londres, les entreprises et tout ça. Donc du coup, très cool, très bonne première expérience. Mais c'est pas ça qui a fait qu'on n'avait pas d'idée de podcast à ce moment-là.
- Speaker #1
Oh là là !
- Speaker #0
Là, dans la deuxième partie, je pense qu'il y a encore plus de...
- Speaker #1
Il y a plus de rebondissements encore.
- Speaker #0
Beaucoup plus de rebondissements.
- Speaker #1
Mais là, c'est marrant parce que du coup, on en est parti à quand on s'est rencontrés. Et là, on est revenu à... On est arrivé à quand on a un appartement. Et sachez que c'est la même ville. Donc sachez que cette petite boucle... Ouais,
- Speaker #0
ça fait déjà un premier tour.
- Speaker #1
Cette petite... C'est une boucle bien bouclée pour une première partie d'épisode.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Eh ben, on espère que vous serez là pour la deuxième partie.
- Speaker #0
Si le premier t'a plu, le deuxième te plaira encore plus, je pense.
- Speaker #1
C'est sûr même, en fait.
- Speaker #0
C'est sûr. Bon sur ce, on va vous laisser là pour cette première partie On vous donne rendez-vous dans la deuxième partie Qui sortira un tout petit peu après Ou qui est peut-être déjà sortie Donc tu peux aller peut-être l'écouter directement On vous met les liens comme d'habitude de notre Insta, de notre Youtube Sachant que du coup pour l'Insta ça vous permet de voir Où on est en temps réel avec les stories, les réels qu'on fait etc Et de voir un peu... notre vie de tous les jours si tu veux en savoir encore un peu plus. En attendant, on te dit...
- Speaker #1
Ciao les noces !