- Speaker #0
Eh, Teamplayer, mais pas paillasson !
- Speaker #1
Bienvenue dans Teamplayer, mais pas paillasson, le débrief ! Aujourd'hui, on entre en territoire coaching. On va vivre une session de coaching en direct avec Emma, notre héroïne récurrente, qui se demande pourquoi elle se met systématiquement en retrait quand il s'agit de présenter son travail. Face à elle, Emmanuel, coach professionnel et praticienne de l'approche neurocognitive et comportementale. Vous allez voir comment en quelques minutes, avec un simple tableau à deux colonnes, Emma va prendre une claque en découvrant qu'elle ne s'évalue pas du tout de la même façon qu'elle évalue les autres. Peut-être allez-vous vous reconnaître, parce qu'on a tous ce fameux mode automatique qui nous fait dire « je suis nulle » , alors qu'on dirait à un collègue « ce n'est pas de sa faute, le public était difficile » . Prêt pour la session ? Prenez un papier et un crayon, parce que l'exercice que fait Emma, vous pouvez aussi le faire, le refaire et le re-refaire. C'est parti ! Alors, bonjour, bonjour Emmanuelle.
- Speaker #0
Oui, bonjour Émilie.
- Speaker #1
Alors, comment vas-tu aujourd'hui ?
- Speaker #0
Écoute, je vais très bien et je suis ravie d'être avec toi et puis avec ceux qui nous écoutent. Donc, merci de m'avoir invitée.
- Speaker #1
Merci à toi d'avoir accepté. Avant de commencer et de rentrer dans le vif du sujet, est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?
- Speaker #0
Écoute, alors je vais essayer l'exercice du fameux pitch.
- Speaker #1
Une minute trente, trente secondes, trois minutes ?
- Speaker #0
Ça, ça ne va pas calculer. Moi, j'aime bien me définir comme une femme d'entreprise parce qu'en fait, j'ai déjà passé vingt ans de mon début de carrière, on va dire, en entreprise en France et à l'étranger. Puis ensuite, j'ai créé mon entreprise en 2011, qui est un cabinet de conseil, de formation et de coaching qui s'appelle EFIB. Donc, EFIB, c'est ma petite histoire, ça veut dire efficacité et bien-être au travail. C'est un petit peu mon étoile. ce que je poursuis dans mon métier. Et justement, mon métier, ça consiste à travailler avec les équipes, les hommes et les femmes, pour faire bouger les dynamiques collectives et individuelles, avec un objectif que les gens se sentent bien dans leur travail et qu'il y ait des résultats qui soient positifs dans le travail. Voilà. Donc, j'interviens beaucoup auprès de managers, de leaders, mais aussi d'organisations. souvent qui sont aujourd'hui en transformation et qui ont envie de choisir de bonnes méthodes pour impliquer les gens, tout en respectant leurs envies, leurs motivations. Voilà. Donc, j'interviens vraiment dans ces domaines-là. Et depuis 10 ans, je développe de plus en plus le coaching individuel et le coaching d'équipe. Parce que finalement, c'est nos liens qui font le résultat.
- Speaker #1
Le lien fait le résultat. J'aime bien. Tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, c'est vrai qu'on n'arrive à pas grand-chose tout seul, y compris quand on monte sa boîte. Donc, on a vraiment besoin de comprendre les dynamiques relationnelles. Les dynamiques relationnelles, c'est un peu comme quand tu prends un fil. Par exemple, si on prend deux personnes, chacun tient un bout du fil. Et donc, la façon dont on va mettre la pression ou non, où on va complètement… perdre la pression sur le fil va faire que la dynamique relationnelle, elle va être plus ou moins positive, plus ou moins active, etc. Et c'est aujourd'hui les dynamiques relationnelles qui font les vraies différences en entreprise, à la fois dans l'ambiance au travail tout simplement, mais aussi sur la capacité de l'entreprise ou de l'organisation à innover, à créer, à changer. Voilà, donc... On parle beaucoup de leadership aujourd'hui, on voit ça dans plein de postes, mais la dynamique relationnelle et comment on crée le lien entre nous,
- Speaker #1
c'est quand même un vrai sujet pour aujourd'hui et pour les années à venir.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
j'étais un peu longue, mais j'espère que j'ai été claire. Ça méritait, et en plus c'était dans le sujet, parce que finalement c'est tout le projet de Teamplayer, mais Papayasson, c'est de dire à quel point... l'affirmation de soi juste et au bon endroit. Ce n'est pas de l'individualisme, même si ça part de soi, mais que ça permet d'être un team player, justement d'être dans le lien et dans le collectif.
- Speaker #0
C'est exactement ça. C'est pour ça que quand tu m'as proposé de venir intervenir autour de l'assertivité, ça m'a parlé. Parce qu'être assertif, c'est justement avoir cette capacité à créer des liens. avec les autres. Si je me sens légitime, si je peux exprimer mes opinions ou mes ressentis de façon, enfin avec les mots justes, je vais me respecter. Je vais aussi respecter les autres en les écoutant. Et du coup, c'est ça qui va permettre de créer du lien.
- Speaker #1
Emmanuel pose les bases dès le départ. L'assertivité, ce n'est pas juste un outil de communication, c'est un levier pour créer du lien. Et le lien, c'est ce qui fait le résultat. Retenez bien ça. Ce que je voulais dire aussi, c'est qu'on se connaît dans le sens où tu es une praticienne de l'approche neurocognitive et comportementale. Et moi, j'ai suivi cette formation cette année. C'est comme ça qu'on a été mis en... contact pour la première relation, tout à fait en lien, pour la première fois. Donc, c'est une approche que tu utilises. Qu'est-ce que tu aimes bien dans cette approche ?
- Speaker #0
Eh bien, en fait, ce qui est intéressant, c'est pas... Évidemment, déjà, ce qui est important, c'est d'avoir l'envie de changer. Mais le point, c'est que si on ne change rien dans sa façon de faire, les résultats qu'on va atteindre vont rester les mêmes. Donc, changer, ça veut dire aussi... modifier, revisiter nos modes de pensée. Donc, voilà dans telle situation ce que je pense. Du coup, voilà comment j'agis et voilà les résultats que j'obtiens. Donc, c'est un petit peu ce schéma qui est souvent ancré dans notre cerveau, dans notre façon d'être, pour plein de raisons. Et donc, l'approche neurocognitive, alors c'est un mot un peu compliqué, c'est finalement Une approche qui mélange pas mal de sciences comme les neurosciences, mais comme aussi la psychologie, la biologie, etc. Donc cette approche, elle nous permet de nous décoder et justement de nous reprogrammer. Et c'est la bonne nouvelle, c'est qu'on a tous des schémas de pensée, mais on a la possibilité de se reprogrammer puisque notre cerveau est hyper plastique. Et donc, la première des choses avec l'approche neurocognitive, c'est déjà de prendre conscience de ce schéma de pensée. Donc, on s'assoit dans une chaise qui s'appellerait la chaise du discernement et on décode nos schémas de pensée pour les recoder derrière. Donc, c'est extrêmement utile. Et moi, j'aime bien parce que ça fait rentrer par des portes qui sont assez concrètes, avec des exercices qui sont quand même hyper concrets. Voilà. On peut d'ailleurs, quand tu veux, faire un petit… Une petite démonstration d'exercice.
- Speaker #1
Oui, quelle transition. Merci, merci beaucoup. Effectivement, c'est ce qu'on va vous proposer justement à vous, auditorices, de faire. Emmanuelle a eu la gentillesse d'écouter des épisodes de Team Player, mais pas paillassons. Et elle s'est arrêtée sur un épisode particulier, celui où Emma travaille énormément. Elle en parle à un de ses collègues, Kevin, et il s'approprie peu ou prou. son travail lors d'une présentation. À partir de cet épisode, Emmanuelle a construit une session de coaching qu'on va expérimenter. Je serai Emma, Emmanuelle sera Emmanuelle, tout simplement, coach. Et on va ensemble explorer justement la psyché d'Emma, pourquoi elle a fait ce qu'elle a fait et avec un angle ANC dans l'accompagnement d'Emmanuelle, entre autres. Ça te va ?
- Speaker #0
Eh ben moi ça me va.
- Speaker #1
Acteur studio, on rentre dedans. Eh, petit inplayer, mais pas payassant !
- Speaker #0
Bonjour Emma, je vois que tu as l'air très en forme aujourd'hui, je te sens plein d'énergie, ça remplit la pièce. Je me trompe ?
- Speaker #1
Écoute, je me sens plutôt bien aujourd'hui, effectivement, plutôt en forme. Ouais.
- Speaker #0
Ok, ben écoute, super, je suis contente pour toi, je me demande si ça... si ça a une relation avec le sujet que tu veux travailler. Et justement, là-dessus, à quel résultat est-ce que tu voudrais arriver à la fin de notre échange ?
- Speaker #1
En fait, effectivement, j'ai eu un petit sujet la semaine dernière sur un projet sur lequel j'ai beaucoup travaillé. Et dans la manière dont ça a été présenté, je ne suis pas tout à fait satisfaite. de la manière dont ça s'est passé alors que j'ai vraiment mis beaucoup d'énergie dedans. J'aimerais bien comprendre ce qui me pousse à me mettre en retrait quand il s'agit de présenter mon travail.
- Speaker #0
Ok, donc si tu me permets, je vais reformuler ta demande en fait. Tu voudrais comprendre pourquoi tu te mets en retrait sur un sujet que tu as déjà travaillé, c'est ça ? Et tu connais bien.
- Speaker #1
Quand il s'agit de le présenter, en tout cas, de le faire exister, pourquoi je me... Je me mets en retrait, oui, tout à fait.
- Speaker #0
Ok, donc on est bien sur le sujet d'une présentation d'un sujet que tu as travaillé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok, alors tu me parles du sujet de la dernière fois, mais est-ce que c'est la première fois que ça t'est arrivé ou est-ce que c'est quelque chose de récurrent ?
- Speaker #1
Franchement, en y réfléchissant, c'est assez récurrent. J'ai déjà eu une présentation. Globalement, quand j'ai quelque chose à présenter, je ne me trouve pas au top. Globalement, je trouve toujours que c'est en deçà du travail que j'ai fourni en amont et que ce n'est pas terrible. Moi, je n'aime pas trop.
- Speaker #0
Ok, alors tu ne me dis pas au top, mais est-ce que, par exemple, tu aurais un exemple concret qui te fait dire ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, carrément. Franchement, j'en ai plein, mais celle dont je vais te parler, c'est que j'avais déjà eu une présentation à faire sur Xena Plus. Et ça, j'ai complètement cafouillé, j'ai mélangé mes notes, mon PowerPoint ne fonctionnait pas, rien ne fonctionnait. Je cherchais mes mots alors que je connaissais le dossier sur le bout des doigts. Vraiment, je me suis trouvée nulle alors que je connaissais trop bien le sujet et que j'avais préparé vraiment de fou. C'était mon sujet.
- Speaker #0
Ok, alors... Je comprends que ce n'est pas agréable de mélanger ces notes. En même temps, tu me dis que tu connaissais hyper bien le sujet. Du coup, au final, est-ce que tu as pu mesurer un petit peu comment ta présentation avait capté l'audience en fait ?
- Speaker #1
Franchement, je ne sais pas trop. J'étais tellement dans mes problèmes. Mais bon, à la fin, j'ai commencé par retrouver un petit peu mon fil conducteur. Les gens m'ont applaudi, c'est vrai. Ils avaient l'air plutôt contents. J'ai eu un bon retour de mon manager. Mais en vrai, c'est sûr que c'est parce qu'ils sont sympas. Ils m'aiment bien et donc ils ont voulu me détendre parce qu'ils ont vu que j'étais rouge cramoisie. Stop, rembobiné. Vous avez bien entendu, Emma vient de dire « Je me suis trouvée nulle » alors qu'elle connaissait le dossier sur le bout des doigts et les personnes qui ont assisté à la présentation l'ont applaudie. Et même que son manager lui a fait un bon retour. mais elle, elle se trouve nulle. Premier signal d'alerte, syndrome de l'imposteur, maybe ?
- Speaker #0
Donc là, tu m'as donné un exemple qui, selon toi, expliquerait ou qualifierait le pas au top. Mais du coup, est-ce que tu as aussi un exemple d'une fois où tu as fait une présentation et que ça s'est hyper bien passé ?
- Speaker #1
Je réfléchis. Écoute, franchement, ça me demande... Je vais vraiment aller fouiller le passé. C'était il y a pas mal de temps. Il y avait des nouveaux entrants, tu sais, on était en onboarding. Et puis, moi, ça faisait un ou deux ans que j'étais dans la boîte. Donc, je devais présenter les services. Je m'étais creusée la tête parce que ça m'amuse. J'avais fait des sénèbres pour expliquer les rôles, les responsabilités de chaque service. Franchement, les nouveaux entrants étaient hyper contents. Ils m'ont dit que c'était vachement vivant. Et j'ai eu des super retours et j'étais vraiment contente parce que ça correspondait à ce que j'avais fait et préparé. Mais en vrai, logique que ça se soit bien passé. C'était des nouveaux entrants, donc ils n'avaient pas trop d'attentes. On sait tous que l'onboarding, ce n'est pas toujours évident. Et là, juste le fait que je sois sympa et accueillante a fait la différence. Et puis, je connais bien la boîte aussi, donc c'est normal que ça ait été facile.
- Speaker #0
Ok, alors ce que je te propose, c'est peut-être de voir... par exemple ton collègue dont tu m'as parlé tout à l'heure. Oui,
- Speaker #1
Kevin.
- Speaker #0
Il m'a dit qu'il avait un petit peu pris le dessus ou même carrément pris le dessus sur ta présentation. Lui, est-ce que ça lui arrive de faire des présentations qui ne se passent pas bien, qui ne soient pas au top ? Est-ce que tu te souviens de ça, une fois ?
- Speaker #1
Franchement, la plupart du temps, il m'impressionne vraiment beaucoup. En revanche, c'est marrant parce qu'hier, quand j'y pense, il a fait une présentation à l'équipe commerciale. Toi-même, tu sais que les équipes commerciales, ce n'est pas forcément les plus tendres. Et effectivement, ils ont été assez pointilleux, on va dire ça comme ça. Ils ont posé des questions quasi pièges. Ils ont vraiment beaucoup challengé ce qu'il a présenté. C'était dur pour lui. J'avais un petit peu de peine parce qu'ils étaient quasi agressifs et pas du tout dans l'écoute. Il a fait ce qu'il a pu et je trouve qu'il a bien répondu à chaque fois. À la fin, je suis quand même allée le voir pour lui. pour lui dire que j'avais trouvé ses réponses vraiment super et pertinentes parce qu'il est vraiment bon. Et même si là, ils ont été relous et un peu pénibles, je voulais le rassurer sur le fait qu'il était vraiment pour rien et que probablement que n'importe qui d'autre aurait eu le même type d'accueil. Alors là, on touche au cœur du problème. Quand Kevin se fait allumer par les commerciaux, Emma dit « Le public était difficile, ce n'est pas de sa faute, il a fait ce qu'il appuie. » Mais quand c'est elle qui cafouille, je suis nulle. Double standard niveau expert et tellement classique.
- Speaker #0
Ok, ok, je comprends. Et du coup, ce collègue-là que tu trouves top, tu trouves qu'il est vraiment bon, est-ce que tu sais ce qu'il fait habituellement pour justement que ses présentations se passent bien ?
- Speaker #1
On avait un petit peu parlé et puis je le vois faire, mais il se prépare à fond. C'est un gros, gros bosseur. Il se pose pour définir les idées clés à passer en fonction des gens en face. Il adapte vraiment sa communication selon les publics, entre guillemets. Après, il fait des super slides. Il est trop bon pour faire des beaux slides, mais sans trop de texte. Il se met un objectif clair pour chaque slide. Ses présentations sont super bien conçues. Et il bosse ses fiches. Et quand il y a besoin, il répète aussi, même si maintenant, il commence à vraiment bien connaître. les verbatims, ce qu'il faut dire et comment il faut les présenter.
- Speaker #0
Ok. Et toi, tu fais comment d'ailleurs quand tu te prépares ?
- Speaker #1
Je fais à peu près pareil puisque c'est comme ça qu'il faut faire. Je prépare à fond.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu prépares à fond, tu adaptes ta com, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, j'essaie.
- Speaker #0
Tu soignes tes slides ?
- Speaker #1
Je soigne mes slides, oui. J'essaie de faire des trucs assez jolis. J'ai toujours une petite... touche un peu sympa. Tout à fait, oui. Sur les slides, je trouve que c'est bien. En fait, sur le fond de l'affaire, ce que je présente, j'ai confiance en ce que je présente. C'est ma manière de le présenter, où je trouve que je suis moins bonne.
- Speaker #0
Ok. Alors, du coup, déjà, merci Emma pour tout ça, parce que tu as été revoir pas mal de choses sur des situations concrètes. Moi, ce que j'ai envie de te proposer, si tu es d'accord... c'est qu'on fasse un exercice ensemble et qui permettra finalement de formaliser par écrit ce que tu viens de dire sur des situations concrètes. Est-ce que tu serais OK avec ça ?
- Speaker #1
Oui, carrément, partante.
- Speaker #0
Super. Bon, alors, ce que je te propose, est-ce que tu as un papier et un crayon devant toi ?
- Speaker #1
J'ai.
- Speaker #0
Alors, sur ton papier et ton crayon, je te propose de faire deux colonnes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On va dire que... La première colonne, tu l'appelles succès.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et la seconde colonne, on va dire échec. OK. On va dire top, pas top. Comme on veut. Voilà.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Ensuite, tu vas mettre deux lignes. La première ligne, on va mettre le nom de ton collègue. Ouais. Et puis, sur la deuxième ligne, tu vas mettre ton nom à toi. Tu vas mettre moi. OK. Et… on va se remémorer ensemble le fil de notre discussion et on va les faire remplir les cases. C'est bon pour toi ? C'est clair ?
- Speaker #1
Très.
- Speaker #0
Super. Donc, commençons peut-être par ton collègue. Ok ? Donc, tu dis que ton collègue, pourquoi il réussit dans la case succès ? Tu as dit que plusieurs choses. Tu te souviens quoi ?
- Speaker #1
La préparation.
- Speaker #0
La préparation.
- Speaker #1
Oui. Sa connaissance des projets.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et son adaptation au public. Sa capacité à répondre aux questions. Oui. Qu'est-ce que j'ai d'autre ? Déjà, c'est pas mal.
- Speaker #0
C'est pas mal. Tu as dit qu'il était bon, qu'il était top. Voilà. Donc, quand il réussit, c'est parce que, selon toi, dans ce que tu as dit, il fait tout ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ensuite, il lui arrive d'essuyer, entre guillemets, un échec ou en tout cas de ne pas être au top. Et donc, ton analyse de la situation quand il n'est pas au top, ça a été ? Tu vas mettre les éléments.
- Speaker #1
C'est quand le public est difficile.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
public difficile. Là, c'était vraiment ça. C'était vraiment ça le sujet. Ils posaient des questions. En fait, les commerciaux, ils n'avaient pas envie. Ils n'avaient pas envie d'être là. Ils ne pouvaient rien.
- Speaker #0
C'était le public qui est difficile. Ils n'ont pas envie. Et puis, tu as dit aussi du côté... plus ressenti, tu as dit que ça arriverait à tout le monde, en fait. Oui, c'est vrai. N'importe qui aurait ce mot.
- Speaker #1
Ça ne dépend pas de lui, oui. C'est vrai.
- Speaker #0
Donc, avec ça, c'est bien ce que...
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est bien. Donc, maintenant, on va aller dans la deuxième ligne et on va faire le même exercice. Donc, quand tu as réussi une situation de présentation, c'était le cas où tu étais avec des nouveaux entrants, quels termes tu as utilisés pour analyser la situation ?
- Speaker #1
En tout cas, si ça a bien marché, c'est effectivement parce que j'avais préparé, ça c'est sûr. J'avais pris du plaisir, je m'étais amusée. Et aussi parce que le public était facile. En fait, je pense que si j'étais venue avec des chouquettes, ça aurait fait pareil.
- Speaker #0
D'accord. Donc, le public, il était facile. D'accord. Ton analyse de la situation, c'est effectivement, j'ai réussi, j'étais bien préparée, tu connaissais bien le sujet, et le public, il était facile. Donc, c'est l'analyse de ton succès. Et dans l'analyse de ton pas top, dans ton... entre guillemets échec, la façon dont là tu analyses les choses, qu'est-ce que tu as dit comme mot ?
- Speaker #1
Échec, ben nul il me semble avoir dit le mot nul Ouais, tu l'as dit Ouais, ouais, c'est un peu raide dit comme ça, mais oui effectivement j'ai dit le mot nul j'ai j'ai parlé du des problèmes techniques aussi j'ai aussi dit que ma présentation était en dessous de mon travail ouais c'était pas à la hauteur ok
- Speaker #0
ouais je suis pas contente quoi c'est ça tu as une analyse où tu n'es pas contente et tu dis tu qualifies de je suis nulle, etc.
- Speaker #1
Alors là, ça y est, on y est. Le déclic, Emma voit noir sur blanc qu'elle applique deux poids, deux mesures. Kevin échoue, c'est le contexte. Emma échoue, c'est elle le problème. Kevin réussit, c'est grâce à lui. Emma réussit, c'est grâce au contexte. Ce tableau, c'est un miroir. Et parfois, le miroir fait mal.
- Speaker #0
Ce que je te propose, on est dans le cadre de l'exercice là-dessus. Tu vois noir sur blanc ce que tu as pensé, ce que tu as dit dans la conversation. Ce que je voudrais, c'est que tu regardes ce schéma, ce tableau, en prenant un peu ton hélicoptère, et que tu me dises ce que ça t'évoque.
- Speaker #1
Déjà, ça me fait un peu mal au cœur de dire nul, j'avoue. Mais ce que je vois, c'est qu'effectivement, sur la préparation, ça met un peu en valeur le fait qu'avec Kevin, on a un peu la même manière de présenter et de faire les choses en amont. C'est-à-dire qu'on va préparer, on connaît bien, on va s'adapter au public, on va faire des beaux slides. on va être capable de répondre aux questions parce qu'on connaît. Et à la fois, quand lui va avoir des questionnements, quand je vais le mettre dans la colonne échec, je vais dire que ce n'est pas de sa faute, alors que moi, dans la colonne échec, tout est de ma faute.
- Speaker #0
Et alors ?
- Speaker #1
Il y a quand même une asymétrie. Je me rends compte qu'il y a une asymétrie. Ça me fait un peu... de peine de me rendre compte que je suis allée... Déjà, le mot nul, franchement, il me fait un petit peu mal. Et je vois effectivement qu'il y a un côté quand je réussis, c'est pas de ma faute, mais quand j'échoue, c'est de ma faute. Donc, ouais. C'est une nouvelle manière de voir les choses, qui n'est pas trop à mon avantage.
- Speaker #0
Emma, est-ce que je peux me permettre de reformuler ce que je comprends que tu dis ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir.
- Speaker #0
Il me semble que tu vois sur ce tableau que finalement, tu ne juges pas la situation de la même façon quand c'est toi qui es concernée, que ce soit ici ou succès, et quand c'est un autre.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Bon, déjà bravo, parce que je pense que tu avances vachement dans ta réflexion. Et qu'est-ce que tu vas faire avec ça ?
- Speaker #1
Déjà encaisser. Je vais digérer un petit peu cette info. Je ne peux que constater l'incohérence. de traitement entre ce que je peux dire des autres et ce que je peux dire de moi dans la même situation. Et qu'est-ce que je pourrais faire ? Déjà, peut-être pour mettre un petit peu plus d'objectivité, peut-être mettre des indicateurs plus factuels de réussite, par exemple. Là, Emma bascule. Elle passe du mode « je me juge » au mode « je mesure » . Et c'est énorme. Parce que mesurer, c'est sortir de l'émotionnel. c'est arrêter de se fier à son ressenti je suis nul, pour se fier aux faits les gens ont donné 4 sur 5 c'est ça la reprogrammation ça c'est une bonne idée, et ça pourrait ressembler à quoi tes indicateurs de réussite qui permettraient de garder la même objectivité si je comprends bien il y a des trucs tout bêtes qui existent quand on fait des présentations utiliser les objectifs de la présentation et mettre en place un moyen de mesurer si je les ai à tard ou non, par exemple Ça peut être un questionnaire de satisfaction hyper simple ou faire un rôti, demander à la fin aux personnes ce qu'ils en ont pensé entre 1 et 5. Ça, ce sera déjà plus, mieux.
- Speaker #0
Ça, c'est des superbes idées. Est-ce que tu en vois d'autres encore ?
- Speaker #1
Je vais y réfléchir. Là, tout de suite, je ne vois pas. C'est ce qui me paraît le plus évident. Le questionnaire de satisfaction, peut-être que ça peut être aussi... Parce que je vois qu'il y a quand même la technique qui prend vachement de place. Donc peut-être mieux anticiper les sujets techniques. Parce que c'est vrai que je prépare mes slides, mais peut-être que je ne fais pas assez de tests avant. Donc faire des tests avant pour me rassurer sur la partie technique, ça pourrait être utile. Mais si je fais ça plus... plus un questionnaire de satisfaction, je pense que ça pourrait être déjà beaucoup mieux, plus objectif.
- Speaker #0
Ok, écoute, moi je pense que ça, c'est vraiment des bonnes idées qui te permettent justement de trouver ta stratégie pour pouvoir rester objectif, que ce soit toi ou que ce soit quelqu'un d'autre. Du coup, est-ce que tout ça, c'est bien en rapport avec le résultat que tu voulais obtenir en début de session ?
- Speaker #1
Oui, carrément, parce que mon envie et mon besoin, c'était justement de mieux prendre la main sur la manière dont je présente mon travail. Donc là, pour le coup, c'est des choses assez concrètes. Déjà, ça m'a permis de me rendre compte que je ne jaugeais pas mon travail comme je jaugeais celui des autres et aussi de mettre en place des systèmes et des moyens pour être... plus objectifs dans ma manière de juger mon travail. Donc, oui, carrément, on est sur la bonne voie.
- Speaker #0
OK, bravo, bravo, Emma. Et du coup, la prochaine fois que tu te retrouves dans une telle situation, quels engagements tu pourrais te donner à toi-même pour mettre ça en action ?
- Speaker #1
Alors... Déjà, ne pas partir du principe que tout le monde ferait mieux que moi. Me dire que je suis la bonne personne pour présenter ce sur quoi j'ai travaillé. Bien préparer les objectifs de la présentation et la façon de les mesurer à la fin. Donc ça, le faire vraiment en même temps que je fais la présentation, réfléchir aux indicateurs de réussite. Ça me permettra de juger la présentation plutôt que de me concentrer sur moi ou quelqu'un d'autre. Ça pourrait être aussi intéressant de noter toutes les présentations que je fais avec le taux d'atteinte des objectifs pour faire un retour sur expérience aussi. L'idée, ce n'est pas non plus d'être quand même dans une logique de progression. Moi, j'aime bien l'idée de voir qu'il y a eu un avant et un après. Et effectivement, je vais garder ce qui fonctionne, la préparation, la connaissance du sujet, l'adaptation publique et essayer de rester... à l'écoute des questions pour pouvoir y répondre au mieux.
- Speaker #0
Super. Écoute, félicitations, Emma. Je pense que tu as vraiment fait une super session de travail.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Donc, écoute, la session se termine. Quand est-ce que tu souhaites qu'on se revoie ?
- Speaker #1
Écoute, on verra bientôt dans trois semaines. Merci beaucoup, coach. Merci à toi. Team Player ? Mais papa y a son !
- Speaker #0
Du coup, Emmanuelle, qu'est-ce que tu peux nous dire sur ce qu'on vient de faire ? Alors,
- Speaker #1
ce qu'on vient de faire, c'est de montrer comment peut se dérouler une session de coaching en utilisant l'approche neurocognitive. Donc, clairement, tout à l'heure, je disais que l'approche neurocognitive permettait finalement de changer de mode de pensée. et donc d'utiliser des outils concrets pour le faire. L'outil là qu'on a utilisé, c'est ce fameux tout simple, tableau à colonnes, qui permet non seulement d'écrire avec la main, mais du coup de voir écrit la façon dont Emma se traite et s'évalue. par rapport à la façon dont elle évalue les succès ou les échecs de son collègue. Donc, ça lui permet vraiment de prendre conscience d'une certaine incohérence dans sa pensée. Donc, la prise de conscience, elle peut être le « waouh » , mais c'est ce qui va donner envie de changer, ce qui va permettre de mettre en place des stratégies d'adaptation. Peut-être pour illustrer ça, en fait, dans notre fonctionnement habituel, on a, pour faire simple, deux modes. Un mode qui est plutôt un mode automatique. C'est nos schémas de pensée habituel. Un mode automatique, on branche le mode, comme un pilote d'avion, il met son mode automatique. Et donc, quand on est dans des situations connues, avec des solutions en stock qui fonctionnent bien, eh bien, c'est parfait le mode mental automatique, parce que c'est... pas très énergivore et on sait que ça va marcher. Un mode automatique assez évident, donc le pilote d'avion, mais ça peut être, on va à sa salle de sport le soir, on se gare et on se dit « tiens, je ne sais même pas quel chemin j'ai pris » . En fait, on était en mode automatique. Et puis, parfois, il faut, pour faire face à des situations, soit des situations récurrentes et inconfortables, comme dans le cas d'Emma. plutôt que de rester dans sa zone d'inconfort, même si c'est rassurant de rester dans ce qu'on fait habituellement, donc par exemple de ne pas faire les présentations, on a envie de s'adapter et on doit changer de mode pour ça. Et ce n'est pas toujours très confortable. Petit à petit, dans notre cerveau, on réapprend, on se reprogramme avec des nouvelles façons de fonctionner. Dans le cas d'Emma, ça va être comment j'analyse ma situation de succès, ma présentation. Du coup, ça va induire des comportements différents. Du coup, je sais ce qu'il faut faire pour que mes présentations, j'en sois satisfaite. Donc, je ne vais pas laisser la main aux autres. Je vais prendre les présentations où je me sens en maîtrise, où je suis bien. Et donc, elle va obtenir des résultats différents et notamment des succès. Et donc, ça va l'amener dans un cercle vertueux. Et donc, elle va avoir défini un nouveau schéma de pensée et d'action.
- Speaker #0
Ok. Donc, du coup, ce qui est intéressant dans la manière d'accompagner Emma, enfin là, ce que tu as fait, c'est vraiment une session de coaching en accéléré. Évidemment, dans la vraie vie, on est plutôt sur du 1h, 1h30. Mais c'est effectivement ce que je trouve intéressant et intéressant à communiquer, c'est que tu ne fais pas pour elle.
- Speaker #1
Non, parce qu'en fait, les injonctions de dire, mais non, Emma, tu es vraiment au top, mais non. En fait, ça ne va pas. pas créer ce déclic qui va permettre à Emma de basculer du pilote automatique au pilote adaptatif. C'est la vraie prise de conscience personnelle en fait qui va lui permettre de faire ça. Et c'est parfois la difficulté dans le coaching, c'est qu'on a envie de dire à Emma mais regarde, regarde ! Et il faut arriver justement à se dire que c'est son chemin à elle et pour que ça fonctionne, il faut qu'elle le fasse, il faut qu'elle y... passe, entre guillemets. Et donc, il y a des méthodes, des protocoles en coaching et il y a l'ANC avec ses différents outils qui permettent justement de faciliter cette prise de conscience.
- Speaker #0
Et c'est là toute la différence entre le coaching et le conseil. Emmanuel ne dit pas à Emma, fais-ci, fais-ça, elle l'accompagne pour qu'Emma trouve elle-même ses solutions. Parce que les solutions que l'on trouve soi-même, ce sont les seules qu'on applique vraiment. Et qu'est-ce qui fait que tu es partie sur celui-là plutôt qu'un autre ?
- Speaker #1
Alors déjà, je suis partie sur cet exemple, tu veux dire sur l'outil ? Oui,
- Speaker #0
sur l'outil, pour la situation.
- Speaker #1
Très clairement, celui-là, je l'utilise assez souvent parce que je trouve qu'il fonctionne bien. Ça met vraiment la personne en action aussi parce que c'est elle qui, au départ, dit à l'oral, mais qui ensuite réécrit et elle voit ensuite ce qu'elle a écrit. Donc, c'est assez simple à mettre en place et je trouve que c'est assez efficace. C'est assez puissant. Voilà. Dans un temps assez court. Il y a des séances de coaching qui durent une heure, une heure trente. Il y en a certaines en une demi-heure. Voilà le déclic qu'il est fait.
- Speaker #0
Le switch. Oui.
- Speaker #1
C'est pour ça que j'ai pris cet exemple-là. Ça aurait pu être un autre exemple. Mais voilà, je suis là et je trouvais qu'il convenait bien à la problématique de Emma.
- Speaker #0
Et justement, toi, avec ton regard de coach, selon toi, qu'est-ce qui peut empêcher Emma de s'affirmer ?
- Speaker #1
Le coaching, entre guillemets, on prend la personne comme elle arrive, avec ses éventuels croyances, ses éventuelles failles. On ne va pas revenir sur le pourquoi, c'est-à-dire on ne va pas revenir quand on est psy sur ce qui s'est passé pendant son enfance, etc. On prend la personne, entre guillemets, telle qu'elle est et on va l'aider à développer des stratégies d'adaptation pour vivre avec ce qu'elle est. avec sa personnalité, avec ses forces, avec parfois ses freins, etc. Donc, ce que je vois dans le coaching, au travers de ce qu'Emma veut bien me dire et de ce qu'elle écrit, c'est que de façon récurrente, elle l'a dit, ce n'est pas une fois. Parce qu'on peut, une fois, par rapport à un contexte spécifique, se dire « Ouh là là, je ne me sens pas légitime » . Mais là, elle me dit que c'est régulier. que c'est récurrent. Et elle me dit qu'elle se trouve pas top. Franchement, pas top. Quand je lui pose des questions sur ses réussites, ses réussites, elle ne les trouve jamais vraiment réussies. Même si on l'a pas dit. Et en plus, elle a du mal à les trouver. Ses échecs, elle est vraiment très dure avec elle-même. Et donc, moi, je ne suis pas là pour interpréter. C'est elle qui doit expliquer. ce qui se passe. Mais on voit que manifestement, elle a, entre guillemets, une incohérence dans son mode de pensée quand elle estime son travail, quand elle évalue son travail par rapport à la façon dont elle évalue le travail des autres. Donc, pour moi, c'est là le nœud.
- Speaker #0
Ok. Donc, c'est pour ça que tu vas essayer d'aller justement à cet endroit-là précisément pour aller chercher de la prise de conscience.
- Speaker #1
Voilà. Et c'est elle qui a les stratégies en elle. Ce qu'il faut, c'est qu'elle arrive à les identifier. Donc, elle en a identifié quelques-unes qui lui conviennent bien. Et ensuite, c'est vrai qu'en fin de séance de coaching, ce qui est intéressant, c'est entre guillemets, moi j'appelle ça atterrir. Ça va être quels sont les prochains pas que tu fais ? Puisque une fois qu'on a pris conscience et qu'on a envie, il faut mettre en action. Et c'est la répétition de la mise en action qui permet de créer un nouveau schéma.
- Speaker #0
Un nouvel automètre. C'est ce que tu disais sur la plasticité, en fait.
- Speaker #1
Exactement. C'est vraiment la répétition. La répétition. Et du coup, je trouve que c'est intéressant souvent parce que quand il y a des coachés, c'est aussi de comprendre que ce n'est pas parce qu'on est comme ça, enfin, on est EST, qu'on est obligé de le rester.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, on peut développer la plasticité de notre cerveau. Et finalement, dans le cas présent, on peut arriver à faire un pas de côté, à nuancer nos croyances, à nuancer notre façon de voir les choses. Et c'est ça, en fait, mon job, c'est d'aider à faire la nuance.
- Speaker #0
Très bien. Et alors, si tu devais avoir un mot de la fin, justement, que ce soit pour Emma ou pour les auditrices, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Je vais faire un peu… On va boucler la boucle avec ce que je disais au début, c'est qu'aujourd'hui on voit le pouvoir du collaboratif, moi j'aime bien dire du relationnel, des liens qui se tissent, que ce soit dans les domaines personnels ou professionnels, on voit à quel point ça peut être positif ou à quel point ça peut être difficile. Et donc... Travailler sur soi, entre autres sur l'assertivité, donc être capable, je reprends quand même un peu la définition, être capable de partager ses opinions, mais aussi de partager ses émotions avec les mots justes, et puis aussi être capable... sans a priori, d'écouter les émotions des autres et les opinions, c'est quand même un pilier clé pour créer de bons liens, des liens qui sont positifs, qui font du bien et qui permettent de grandir individuellement, collectivement. Donc, c'est un investissement pour soi et pour les autres et ça me semble-t-il la peine d'investiguer ça.
- Speaker #0
Très bien. Ça pourrait être team player, mais pas paillasson, du coup.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Emmanuelle, pour ce mot de la fin. Et merci beaucoup pour le coaching express d'Emma.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qu'on retient de cette session de coaching avec Emmanuelle ? D'abord, pour des souvent nos pires juges, Emma applique deux poids, deux mesures, bienveillante avec les autres, impitoyable avec elle-même. Et tant qu'elle reste dans ce schéma, elle ne peut pas se sentir légitime. Ensuite, on apprend qu'on a le pouvoir de changer. Grâce à la plasticité du cerveau, on peut reprogrammer nos schémas de pensée. Et vous, chers auditorices, vous êtes plutôt Emma ou Kevin dans votre tête ? Est-ce que vous vous dites « je suis nulle » alors que vous diriez à un collègue « ce n'est pas de ta faute » ? Est-ce que vous minimisez vos succès en disant « j'ai eu de la chance » ou « le public était facile » ? Si oui, prenez un papier et un crayon, faites le tableau d'Emmanuel et regardez la signatrie. Parce que le premier pas vers le changement, c'est la prise de conscience. Allez, à vos crayons et n'oubliez pas, vous êtes team player, les papayas sont. Bisous !