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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 49. Notre civilisation occidentale est dans son essence même une civilisation de résistance. En effet, nous tentons de résister au vieillissement, à la mort, à l'inconfort, à l'incertitude et même à nos propres émotions. Nous nous efforçons de contrôler, de prédire pour modeler le monde. afin qu'ils correspondent à nos attentes. Quand les choses ne vont pas dans le sens que nous souhaitons, nous poussons plus fort. Et si la vie met des obstacles sur notre chemin, nous les voyons comme des problèmes à conquérir. Combien de fois aujourd'hui ai-je résisté à quelque chose ? Le réveil qui sonne trop tôt, et je résiste en appuyant sur snooze. Le trafic routier qui me ralentit et je sens la tension monter. Un collègue qui parle trop fort et je serre les dents. La file d'attente qui n'avance pas et mon impatience grandit. Nous passons notre journée dans un état de résistance, sans réaliser l'énergie que cela nous coûte. Nous passons nos vies À essayer de contrôler le destin, tentons de forcer le monde à se plier à notre volonté. Nous glorifions la force. Sois fort, ne plie jamais, tiens bon. Mais si nous regardons ce qui arrive aux choses rigides dans la nature, les plus grands arbres sont ceux qui tombent dans la tempête. Les structures les plus rigides sont les premières à craquer sous la pression. Mais dans les faits, ce qui doit arriver, arrive. La rivière du temps continue de couler, la terre continue de tourner, les saisons continuent de changer. Combien d'énergie ai-je gaspillé pour essayer d'empêcher l'inévitable ? Que de stress et de frustration ai-je ressenti ? Vous tentez de combattre le changement. Nous croyons pouvoir contrôler le résultat, et bien souvent, malgré beaucoup d'efforts, notre dur labeur produit l'effet opposé. J'ai mis du temps à comprendre que l'une des plus grandes sources de résistance dans nos vies, ce sont les autres personnes. Et oui, les autres ne font pas toujours ce que nous voulons. Ils ne pensent pas forcément comme nous et peuvent avoir des opinions que nous trouvons parfois absurdes. J'ai dépensé une énergie folle à essayer de les changer et à tenter de les convaincre de voir les choses à ma façon. Or, dans la nature, quand l'eau rencontre un rocher, elle ne s'arrête pas et ne dépense pas d'énergie. J'ai essayé à souhaiter que le rocher disparaisse. Elle coule simplement autour du rocher et avec le temps qu'il gagne, l'eau. Elle use le rocher particule par particule jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Ainsi, ce qui ne résiste pas peut surmonter les obstacles les plus durs. Je ne peux pas contrôler les pensées et opinions des autres. Le mieux que je puisse faire est de partager des informations. Donnez un autre point de vue. Au lieu de m'épuiser, je préfère désormais écouter vraiment, écouter sans préparer une réponse préconçue. Je pose des questions sincères en essayant de comprendre comment cette personne en est venue à cette opinion. Il m'arrive parfois de trouver des points communs, de partager des histoires personnelles, plutôt que des arguments. abstrait et paradoxalement C'est souvent lorsque j'arrête d'essayer de convaincre les gens qu'ils deviennent plus ouverts au changement. J'ai compris que la résistance crée de la résistance. Nous vivons dans un monde qui semble conçu pour créer de la résistance. Les notifications incessantes de nos téléphones exigent notre attention. Les médias sociaux nous montrent des vies de rêve. Que nous devrions envier ? La publicité nous dit que nous ne sommes pas assez ? Les nouvelles nous bombardent de raisons de nous inquiéter ? Alors, quand mon téléphone bourdonne avec une notification, au lieu de réagir instantanément, j'essaie de résister à l'envie de le consulter. Parfois je le fais, parfois non, mais cela relève de mon choix. De la même manière, les médias délivrent constamment des nouvelles anxiogènes. Au lieu d'écouter des informations en boucle, j'éteins la télé car je me sens impuissante à résoudre les problèmes du monde et mon anxiété n'aidera personne, et surtout pas moi. Je préfère choisir mes batailles afin de me préserver. J'ai cessé de m'engager dans des discussions inutiles. Et quand quelqu'un essaie de m'entraîner dans un conflit, je ne mords plus l'âme sans. Je n'ai pas besoin de contredire chaque argument, car parfois le mouvement le plus puissant est de ne pas bouger du tout. Une autre forme de résistance dans notre civilisation occidentale, c'est celle de la résistance à la mort. Nous la cachons, nous la nions. Nous faisons tout pour la retarder, et pourtant c'est la seule certitude dans la vie. Il y a de ça quelques années, le décès de ma mère m'a permis de cheminer et d'accepter ce cycle naturel de l'existence. Nous venons du mystère, nous retenons au mystère. Quand ma douleur s'est apaisée, quelque chose de remarquable s'est produit. La vie m'est apparu plus précieuse, chaque moment plus vivant, parce que je me dure avec plus de conscience qu'il ne durera pas. Chaque relation est devenue plus chère, parce que je sais qu'elle se terminera. Au lieu de prendre la vie pour acquise, je la chéris. Au lieu de gaspiller le temps en résistance, j'essaie de le savourer. C'est peut-être le plus grand cadeau de cette épreuve. J'ai découvert une paix qui dépasse l'entendement et la capacité de rester centré au milieu de la tempête. Outre le décès de ma mère, l'expérience de ma vie conjugale m'a également permis de cheminer. Après des années de vie commune, j'avais le sentiment que j'étais en train de... Retenir les murs d'un bâtiment sur le point de s'effondrer. Je savais que quelque chose en moi devait s'écrouler, mais je résistais et faisais tout pour maintenir mon mariage. Je n'ai pas accepté ce chaos de bon gré et j'ai mis du temps à avoir le courage de détruire ce qui me rassurait. J'avais peur de l'effondrement et peur de la vérité, même si une partie de moi savait. qu'il était temps de lâcher. La chute était inévitable, mais la seule question était de savoir si j'allais tomber en me débattant ou en acceptant le processus. De mon enfance, j'avais appris que la stabilité était synonyme de sécurité. La vie m'a poussé à bâtir des châteaux de certitude, une carrière prévisible. Des relations solides, une identité bien définie, mais n'étais-je pas simplement en train d'empiler des briques dans un indifice condamné ? Aujourd'hui, je sais dans ma chair que rien ne dure éternellement et que tout peut s'écrouler. J'ai passé ma vie à résister à la seule vérité absolue, tes mouvements et toutes tes émotions. Toute tentative de figer la réalité est source de tout France. Par peur du changement, par peur de perdre ce qui m'était familier, peur de perdre ce qui me définissait, je m'accrochais à mon mariage. Mais comme une branche sèche qui se brise sous la tempête, la vie m'a poussée vers cet effondrement. Ma première réaction aurait pu être tentée de reconstruire et de réanimer ce qui était déjà mort, mais j'ai préféré lâcher prise. Car résister m'aurait fait davantage souffrir. Le premier pas vers ma liberté a été de reconnaître que le sol sous mes pieds n'était pas stable. J'ai réalisé qu'il avait toujours été en mouvement et la seule façon de ne pas tomber, c'était d'apprendre à danser avec ce changement. Comme dit Nietzsche, ce qui ne me tue pas me rend plus fort, mais ce qu'il n'a pas dit, c'est... qu'avant de devenir plus fort, il faut d'abord mourir. Lorsque la vie vous précipite dans l'inconnu, s'effondrer signifie perdre tout ce qui nous définissait autrefois, la relation qui nous faisait nous sentir aimés, les certitudes qui nous apportaient de la sécurité. C'est douloureux, mais il y a une beauté silencieuse dans le chaos. J'ai cessé de regarder à l'extérieur pour me tourner vers l'intérieur. J'ai décidé d'affronter la vérité et d'arrêter de me mentir à moi-même en me disant que j'étais heureuse pour devenir enfin celle que je suis destinée à être. J'avais construit un château d'illusions pour me protéger et justifier mon immobilisme. Je pensais ne pas avoir le choix. Mais la vérité, c'est qu'on a toujours le choix. Plus nous passons de temps à vivre dans le mensonge, plus il devient difficile d'en sortir. J'étais prisonnière de ma propre illusion, mais tôt ou tard, la vérité trouve toujours un moyen d'émerger. J'ai ignoré cet appel durant de nombreuses années, mais à un moment, le mensonge est devenu insoutenable. Quelque chose en moi s'est levé et a dit « cela suffit » . Et quand c'est arrivé, j'avais deux choix, continuer à me mentir à moi-même ou accepter l'effondrement et affronter ce qui devait être affronté. J'ai choisi la deuxième option, l'effondrement. Ça a été difficile et douloureux. J'ai préféré m'effondrer plutôt que de vivre une vie qui n'était pas vraiment la mienne. Je m'étais cachée dans le confort de la routine. Je m'étais inventée des excuses pour ne pas changer. Je m'accrochais à des relations sans vie, à ma carrière professionnelle qui me vidait. La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'échappatoire. Et l'effondrement est arrivé. Il y a eu un instant. Un moment précis, une phrase, où j'ai su que c'était fini. Quelque chose en moi avait déjà pris la décision de quitter le domicile conjugal. Ma relation n'avait plus d'issue. Ce moment était terrifiant parce qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible. Mais c'était aussi un moment sacré. J'ai arrêté de prétendre que tout allait bien. Pour enfin faire face à ce qui devait changer. Je ne savais pas ce qui viendrait après. J'avais peur du vide, peur de l'inconnu, parce que jusqu'à présent ma vie était planifiée. Rien ne me garantissait que ce qui viendrait après serait meilleur. J'ai décidé de sauter dans le néant. Mais l'abîme n'est pas la fin. C'est juste le début d'une nouvelle histoire. J'ai laissé derrière moi tout ce qui n'avait plus de sens. J'ai abandonné mes certitudes qui me retenaient prisonnière pour plonger dans le vide. J'ai regardé autour de moi et réalisé que tout ce que je connaissais n'existait plus, mais que le nouveau n'était pas encore arrivé. C'est comme si je marchais dans un désert, sans carte, sans boussole. Sans aucune promesse d'un oasis au bout du chemin, pour éviter de faire marche arrière à ce moment-là. J'ai cherché quelque chose de familier et suis retournée vivre chez mon père dans l'appartement dans lequel j'ai grandi. La traversée du vide ne peut être précipitée, le papillon ne peut pas sortir du cocon avant l'heure. S'il force sa sortie, ses ailes ne se formeront jamais complètement. Il en est allé de même pour moi. Ce vide était nécessaire comme un lieu de gestation, une incubation du renouveau. J'avais confiance, je prenais soin de moi, même si à cet instant tout semblait dénué de sens. Traverser cette période de vide a exigé de la patience. J'étais sans réponse, mais je n'ai pas tenté d'accélérer le processus car... J'ai senti que cet espace d'incertitude était nécessaire à ma transformation. Le cocon devait rester fermé jusqu'à ce que le moment arrive. Il me fallait le courage d'attendre, car après la chute, le chaos et le vide, quelque chose d'inattendu s'est produit. Un jour, sans prévenir, j'ai réalisé que quelque chose en moi avait changé. Je n'étais plus celle que j'étais autrefois. Les choses qui m'affectaient auparavant n'avaient plus le même impact. Les personnes qui me retenaient n'avaient plus le même pouvoir sur moi. Les inquiétudes qui me préoccupaient me semblaient maintenant insignifiantes. Ma renaissance s'est produite en silence, dans de petits détails. Le jour où je me suis réveillée en me sentant plus légère, Sans le poids du passé, j'avais de l'espace pour quelque chose de nouveau. J'ai accepté mon passé comme une partie essentielle du voyage. Rien n'a été vain, rien n'a été une erreur. Tout m'a menée exactement ici et maintenant. Je ne suis plus prisonnière des attentes des autres, des rôles que l'on m'a imposés, des mensonges que je me suis racontés. Maintenant je peux choisir et c'est la partie la plus belle de ma renaissance. Ce que je ferai désormais ne dépendra que de moi. J'ai traversé l'effondrement, je me suis défaite de mon ancien moi, j'ai fait face au vide et maintenant, sans même m'en rendre compte, je me sens pousser des ailes. Mais suis-je prête à voler ? Au lieu de craindre l'effondrement, je l'ai accepté comme une période naturelle de la vie et je me suis abandonnée au changement. Et au lieu de m'accrocher à ce qui était déjà mort, j'ai accueilli ce qui devait naître. Je ne sais pas encore exactement la personne que je suis devenue, mais une chose est certaine, j'ai déjà commencé à changer et c'est en soi un acte révolutionnaire pour moi. Je me suis libérée silencieusement en osant changer de direction et en quittant ce chemin qui n'était plus le mien. J'ai lâché prise et une part de moi s'est éveillée. La route que j'avais prise hier n'était plus en accord avec le rythme de mon âme. Ce qui me nourrissait autrefois ne me faisait plus vibrer. J'ai embrassé ma vérité avec courage. Maintenant j'essaie de faire mes choix. Non par peur, mais par alignement, car mon chemin est devenu sacré. Ce que j'ai traversé n'était pas un hasard ni une punition, mais une invitation à me rappeler que c'est moi qui suis aux commandes de ma vie. J'étais libre d'écouter, de sentir, de m'ajuster, car la seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change. Au contraire, la rigidité aurait créé davantage de douleurs, l'attente d'un monde fixe, parfait, aurait créé plus de souffrances. Mais la vie est fluide, ondulante, imprévisible. Et j'ai appris à danser avec elle, au lieu de lutter contre elle. Je suis l'architecte de ce que je vis. Je ne suis pas là pour attendre que la vie s'améliore. Je suis là pour la réécrire. à chaque respiration, à chaque choix, à chaque vibration. Je suis la réponse que j'attendais et je peux changer à chaque instant la direction de mon propre souffle. Aujourd'hui, je terminerai ce podcast par un texte que je souhaite vous partager. Il y a des vérités que l'on porte et que l'on brûle de partager, mais parfois ces vérités ne trouvent pas d'écho, pas parce que votre massage est trop grand, mais simplement parce qu'il n'est pas encore l'heure. On ne peut pas forcer une personne à écouter un message qu'elle n'est pas prête à recevoir, car l'ouverture ne vient pas du bruit mais de l'intérieur. pas en criant plus fort qu'on fait pousser une fleur. C'est en respectant le rythme de la terre et le silence sacré de la germination. Parfois, vous parlez avec le cœur, mais en face, il n'y a qu'un mur. Pas parce que votre message est vide, mais parce que l'autre n'a pas encore l'espace pour l'accueillir. Et c'est là que vient la sagesse de ne pas insister. Ne pas convaincre, mais semer une graine. C'est une intention pure, un souffle d'amour déposé sans attente. Elle peut rester invisible longtemps, des jours, des mois, des années. Mais un jour, dans un moment de brèche, dans une nuit de doute, ou un matin de lucidité, cette graine germera. Et ce message que vous avez murmuré, peut-être oublié, prendra vie dans le cœur de l'autre. Alors non, ne sous-estimez jamais le pouvoir d'avoir planté une graine, même dans un sol qui semble stérile. Car la lumière, un jour ou l'autre, finit toujours par trouver un chemin. Ceci est un acte d'amour silencieux et... Cela change le monde. Si vous avez aimé mon podcast, je vous remercie de le partager. Vous pouvez me retrouver sur Facebook, Instagram, Youtube et j'ai démarré TikTok. Je vous remercie et je vous dis à très vite ! Sous-titrage Soci
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 49. Notre civilisation occidentale est dans son essence même une civilisation de résistance. En effet, nous tentons de résister au vieillissement, à la mort, à l'inconfort, à l'incertitude et même à nos propres émotions. Nous nous efforçons de contrôler, de prédire pour modeler le monde. afin qu'ils correspondent à nos attentes. Quand les choses ne vont pas dans le sens que nous souhaitons, nous poussons plus fort. Et si la vie met des obstacles sur notre chemin, nous les voyons comme des problèmes à conquérir. Combien de fois aujourd'hui ai-je résisté à quelque chose ? Le réveil qui sonne trop tôt, et je résiste en appuyant sur snooze. Le trafic routier qui me ralentit et je sens la tension monter. Un collègue qui parle trop fort et je serre les dents. La file d'attente qui n'avance pas et mon impatience grandit. Nous passons notre journée dans un état de résistance, sans réaliser l'énergie que cela nous coûte. Nous passons nos vies À essayer de contrôler le destin, tentons de forcer le monde à se plier à notre volonté. Nous glorifions la force. Sois fort, ne plie jamais, tiens bon. Mais si nous regardons ce qui arrive aux choses rigides dans la nature, les plus grands arbres sont ceux qui tombent dans la tempête. Les structures les plus rigides sont les premières à craquer sous la pression. Mais dans les faits, ce qui doit arriver, arrive. La rivière du temps continue de couler, la terre continue de tourner, les saisons continuent de changer. Combien d'énergie ai-je gaspillé pour essayer d'empêcher l'inévitable ? Que de stress et de frustration ai-je ressenti ? Vous tentez de combattre le changement. Nous croyons pouvoir contrôler le résultat, et bien souvent, malgré beaucoup d'efforts, notre dur labeur produit l'effet opposé. J'ai mis du temps à comprendre que l'une des plus grandes sources de résistance dans nos vies, ce sont les autres personnes. Et oui, les autres ne font pas toujours ce que nous voulons. Ils ne pensent pas forcément comme nous et peuvent avoir des opinions que nous trouvons parfois absurdes. J'ai dépensé une énergie folle à essayer de les changer et à tenter de les convaincre de voir les choses à ma façon. Or, dans la nature, quand l'eau rencontre un rocher, elle ne s'arrête pas et ne dépense pas d'énergie. J'ai essayé à souhaiter que le rocher disparaisse. Elle coule simplement autour du rocher et avec le temps qu'il gagne, l'eau. Elle use le rocher particule par particule jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Ainsi, ce qui ne résiste pas peut surmonter les obstacles les plus durs. Je ne peux pas contrôler les pensées et opinions des autres. Le mieux que je puisse faire est de partager des informations. Donnez un autre point de vue. Au lieu de m'épuiser, je préfère désormais écouter vraiment, écouter sans préparer une réponse préconçue. Je pose des questions sincères en essayant de comprendre comment cette personne en est venue à cette opinion. Il m'arrive parfois de trouver des points communs, de partager des histoires personnelles, plutôt que des arguments. abstrait et paradoxalement C'est souvent lorsque j'arrête d'essayer de convaincre les gens qu'ils deviennent plus ouverts au changement. J'ai compris que la résistance crée de la résistance. Nous vivons dans un monde qui semble conçu pour créer de la résistance. Les notifications incessantes de nos téléphones exigent notre attention. Les médias sociaux nous montrent des vies de rêve. Que nous devrions envier ? La publicité nous dit que nous ne sommes pas assez ? Les nouvelles nous bombardent de raisons de nous inquiéter ? Alors, quand mon téléphone bourdonne avec une notification, au lieu de réagir instantanément, j'essaie de résister à l'envie de le consulter. Parfois je le fais, parfois non, mais cela relève de mon choix. De la même manière, les médias délivrent constamment des nouvelles anxiogènes. Au lieu d'écouter des informations en boucle, j'éteins la télé car je me sens impuissante à résoudre les problèmes du monde et mon anxiété n'aidera personne, et surtout pas moi. Je préfère choisir mes batailles afin de me préserver. J'ai cessé de m'engager dans des discussions inutiles. Et quand quelqu'un essaie de m'entraîner dans un conflit, je ne mords plus l'âme sans. Je n'ai pas besoin de contredire chaque argument, car parfois le mouvement le plus puissant est de ne pas bouger du tout. Une autre forme de résistance dans notre civilisation occidentale, c'est celle de la résistance à la mort. Nous la cachons, nous la nions. Nous faisons tout pour la retarder, et pourtant c'est la seule certitude dans la vie. Il y a de ça quelques années, le décès de ma mère m'a permis de cheminer et d'accepter ce cycle naturel de l'existence. Nous venons du mystère, nous retenons au mystère. Quand ma douleur s'est apaisée, quelque chose de remarquable s'est produit. La vie m'est apparu plus précieuse, chaque moment plus vivant, parce que je me dure avec plus de conscience qu'il ne durera pas. Chaque relation est devenue plus chère, parce que je sais qu'elle se terminera. Au lieu de prendre la vie pour acquise, je la chéris. Au lieu de gaspiller le temps en résistance, j'essaie de le savourer. C'est peut-être le plus grand cadeau de cette épreuve. J'ai découvert une paix qui dépasse l'entendement et la capacité de rester centré au milieu de la tempête. Outre le décès de ma mère, l'expérience de ma vie conjugale m'a également permis de cheminer. Après des années de vie commune, j'avais le sentiment que j'étais en train de... Retenir les murs d'un bâtiment sur le point de s'effondrer. Je savais que quelque chose en moi devait s'écrouler, mais je résistais et faisais tout pour maintenir mon mariage. Je n'ai pas accepté ce chaos de bon gré et j'ai mis du temps à avoir le courage de détruire ce qui me rassurait. J'avais peur de l'effondrement et peur de la vérité, même si une partie de moi savait. qu'il était temps de lâcher. La chute était inévitable, mais la seule question était de savoir si j'allais tomber en me débattant ou en acceptant le processus. De mon enfance, j'avais appris que la stabilité était synonyme de sécurité. La vie m'a poussé à bâtir des châteaux de certitude, une carrière prévisible. Des relations solides, une identité bien définie, mais n'étais-je pas simplement en train d'empiler des briques dans un indifice condamné ? Aujourd'hui, je sais dans ma chair que rien ne dure éternellement et que tout peut s'écrouler. J'ai passé ma vie à résister à la seule vérité absolue, tes mouvements et toutes tes émotions. Toute tentative de figer la réalité est source de tout France. Par peur du changement, par peur de perdre ce qui m'était familier, peur de perdre ce qui me définissait, je m'accrochais à mon mariage. Mais comme une branche sèche qui se brise sous la tempête, la vie m'a poussée vers cet effondrement. Ma première réaction aurait pu être tentée de reconstruire et de réanimer ce qui était déjà mort, mais j'ai préféré lâcher prise. Car résister m'aurait fait davantage souffrir. Le premier pas vers ma liberté a été de reconnaître que le sol sous mes pieds n'était pas stable. J'ai réalisé qu'il avait toujours été en mouvement et la seule façon de ne pas tomber, c'était d'apprendre à danser avec ce changement. Comme dit Nietzsche, ce qui ne me tue pas me rend plus fort, mais ce qu'il n'a pas dit, c'est... qu'avant de devenir plus fort, il faut d'abord mourir. Lorsque la vie vous précipite dans l'inconnu, s'effondrer signifie perdre tout ce qui nous définissait autrefois, la relation qui nous faisait nous sentir aimés, les certitudes qui nous apportaient de la sécurité. C'est douloureux, mais il y a une beauté silencieuse dans le chaos. J'ai cessé de regarder à l'extérieur pour me tourner vers l'intérieur. J'ai décidé d'affronter la vérité et d'arrêter de me mentir à moi-même en me disant que j'étais heureuse pour devenir enfin celle que je suis destinée à être. J'avais construit un château d'illusions pour me protéger et justifier mon immobilisme. Je pensais ne pas avoir le choix. Mais la vérité, c'est qu'on a toujours le choix. Plus nous passons de temps à vivre dans le mensonge, plus il devient difficile d'en sortir. J'étais prisonnière de ma propre illusion, mais tôt ou tard, la vérité trouve toujours un moyen d'émerger. J'ai ignoré cet appel durant de nombreuses années, mais à un moment, le mensonge est devenu insoutenable. Quelque chose en moi s'est levé et a dit « cela suffit » . Et quand c'est arrivé, j'avais deux choix, continuer à me mentir à moi-même ou accepter l'effondrement et affronter ce qui devait être affronté. J'ai choisi la deuxième option, l'effondrement. Ça a été difficile et douloureux. J'ai préféré m'effondrer plutôt que de vivre une vie qui n'était pas vraiment la mienne. Je m'étais cachée dans le confort de la routine. Je m'étais inventée des excuses pour ne pas changer. Je m'accrochais à des relations sans vie, à ma carrière professionnelle qui me vidait. La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'échappatoire. Et l'effondrement est arrivé. Il y a eu un instant. Un moment précis, une phrase, où j'ai su que c'était fini. Quelque chose en moi avait déjà pris la décision de quitter le domicile conjugal. Ma relation n'avait plus d'issue. Ce moment était terrifiant parce qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible. Mais c'était aussi un moment sacré. J'ai arrêté de prétendre que tout allait bien. Pour enfin faire face à ce qui devait changer. Je ne savais pas ce qui viendrait après. J'avais peur du vide, peur de l'inconnu, parce que jusqu'à présent ma vie était planifiée. Rien ne me garantissait que ce qui viendrait après serait meilleur. J'ai décidé de sauter dans le néant. Mais l'abîme n'est pas la fin. C'est juste le début d'une nouvelle histoire. J'ai laissé derrière moi tout ce qui n'avait plus de sens. J'ai abandonné mes certitudes qui me retenaient prisonnière pour plonger dans le vide. J'ai regardé autour de moi et réalisé que tout ce que je connaissais n'existait plus, mais que le nouveau n'était pas encore arrivé. C'est comme si je marchais dans un désert, sans carte, sans boussole. Sans aucune promesse d'un oasis au bout du chemin, pour éviter de faire marche arrière à ce moment-là. J'ai cherché quelque chose de familier et suis retournée vivre chez mon père dans l'appartement dans lequel j'ai grandi. La traversée du vide ne peut être précipitée, le papillon ne peut pas sortir du cocon avant l'heure. S'il force sa sortie, ses ailes ne se formeront jamais complètement. Il en est allé de même pour moi. Ce vide était nécessaire comme un lieu de gestation, une incubation du renouveau. J'avais confiance, je prenais soin de moi, même si à cet instant tout semblait dénué de sens. Traverser cette période de vide a exigé de la patience. J'étais sans réponse, mais je n'ai pas tenté d'accélérer le processus car... J'ai senti que cet espace d'incertitude était nécessaire à ma transformation. Le cocon devait rester fermé jusqu'à ce que le moment arrive. Il me fallait le courage d'attendre, car après la chute, le chaos et le vide, quelque chose d'inattendu s'est produit. Un jour, sans prévenir, j'ai réalisé que quelque chose en moi avait changé. Je n'étais plus celle que j'étais autrefois. Les choses qui m'affectaient auparavant n'avaient plus le même impact. Les personnes qui me retenaient n'avaient plus le même pouvoir sur moi. Les inquiétudes qui me préoccupaient me semblaient maintenant insignifiantes. Ma renaissance s'est produite en silence, dans de petits détails. Le jour où je me suis réveillée en me sentant plus légère, Sans le poids du passé, j'avais de l'espace pour quelque chose de nouveau. J'ai accepté mon passé comme une partie essentielle du voyage. Rien n'a été vain, rien n'a été une erreur. Tout m'a menée exactement ici et maintenant. Je ne suis plus prisonnière des attentes des autres, des rôles que l'on m'a imposés, des mensonges que je me suis racontés. Maintenant je peux choisir et c'est la partie la plus belle de ma renaissance. Ce que je ferai désormais ne dépendra que de moi. J'ai traversé l'effondrement, je me suis défaite de mon ancien moi, j'ai fait face au vide et maintenant, sans même m'en rendre compte, je me sens pousser des ailes. Mais suis-je prête à voler ? Au lieu de craindre l'effondrement, je l'ai accepté comme une période naturelle de la vie et je me suis abandonnée au changement. Et au lieu de m'accrocher à ce qui était déjà mort, j'ai accueilli ce qui devait naître. Je ne sais pas encore exactement la personne que je suis devenue, mais une chose est certaine, j'ai déjà commencé à changer et c'est en soi un acte révolutionnaire pour moi. Je me suis libérée silencieusement en osant changer de direction et en quittant ce chemin qui n'était plus le mien. J'ai lâché prise et une part de moi s'est éveillée. La route que j'avais prise hier n'était plus en accord avec le rythme de mon âme. Ce qui me nourrissait autrefois ne me faisait plus vibrer. J'ai embrassé ma vérité avec courage. Maintenant j'essaie de faire mes choix. Non par peur, mais par alignement, car mon chemin est devenu sacré. Ce que j'ai traversé n'était pas un hasard ni une punition, mais une invitation à me rappeler que c'est moi qui suis aux commandes de ma vie. J'étais libre d'écouter, de sentir, de m'ajuster, car la seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change. Au contraire, la rigidité aurait créé davantage de douleurs, l'attente d'un monde fixe, parfait, aurait créé plus de souffrances. Mais la vie est fluide, ondulante, imprévisible. Et j'ai appris à danser avec elle, au lieu de lutter contre elle. Je suis l'architecte de ce que je vis. Je ne suis pas là pour attendre que la vie s'améliore. Je suis là pour la réécrire. à chaque respiration, à chaque choix, à chaque vibration. Je suis la réponse que j'attendais et je peux changer à chaque instant la direction de mon propre souffle. Aujourd'hui, je terminerai ce podcast par un texte que je souhaite vous partager. Il y a des vérités que l'on porte et que l'on brûle de partager, mais parfois ces vérités ne trouvent pas d'écho, pas parce que votre massage est trop grand, mais simplement parce qu'il n'est pas encore l'heure. On ne peut pas forcer une personne à écouter un message qu'elle n'est pas prête à recevoir, car l'ouverture ne vient pas du bruit mais de l'intérieur. pas en criant plus fort qu'on fait pousser une fleur. C'est en respectant le rythme de la terre et le silence sacré de la germination. Parfois, vous parlez avec le cœur, mais en face, il n'y a qu'un mur. Pas parce que votre message est vide, mais parce que l'autre n'a pas encore l'espace pour l'accueillir. Et c'est là que vient la sagesse de ne pas insister. Ne pas convaincre, mais semer une graine. C'est une intention pure, un souffle d'amour déposé sans attente. Elle peut rester invisible longtemps, des jours, des mois, des années. Mais un jour, dans un moment de brèche, dans une nuit de doute, ou un matin de lucidité, cette graine germera. Et ce message que vous avez murmuré, peut-être oublié, prendra vie dans le cœur de l'autre. Alors non, ne sous-estimez jamais le pouvoir d'avoir planté une graine, même dans un sol qui semble stérile. Car la lumière, un jour ou l'autre, finit toujours par trouver un chemin. Ceci est un acte d'amour silencieux et... Cela change le monde. Si vous avez aimé mon podcast, je vous remercie de le partager. Vous pouvez me retrouver sur Facebook, Instagram, Youtube et j'ai démarré TikTok. Je vous remercie et je vous dis à très vite ! Sous-titrage Soci
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 49. Notre civilisation occidentale est dans son essence même une civilisation de résistance. En effet, nous tentons de résister au vieillissement, à la mort, à l'inconfort, à l'incertitude et même à nos propres émotions. Nous nous efforçons de contrôler, de prédire pour modeler le monde. afin qu'ils correspondent à nos attentes. Quand les choses ne vont pas dans le sens que nous souhaitons, nous poussons plus fort. Et si la vie met des obstacles sur notre chemin, nous les voyons comme des problèmes à conquérir. Combien de fois aujourd'hui ai-je résisté à quelque chose ? Le réveil qui sonne trop tôt, et je résiste en appuyant sur snooze. Le trafic routier qui me ralentit et je sens la tension monter. Un collègue qui parle trop fort et je serre les dents. La file d'attente qui n'avance pas et mon impatience grandit. Nous passons notre journée dans un état de résistance, sans réaliser l'énergie que cela nous coûte. Nous passons nos vies À essayer de contrôler le destin, tentons de forcer le monde à se plier à notre volonté. Nous glorifions la force. Sois fort, ne plie jamais, tiens bon. Mais si nous regardons ce qui arrive aux choses rigides dans la nature, les plus grands arbres sont ceux qui tombent dans la tempête. Les structures les plus rigides sont les premières à craquer sous la pression. Mais dans les faits, ce qui doit arriver, arrive. La rivière du temps continue de couler, la terre continue de tourner, les saisons continuent de changer. Combien d'énergie ai-je gaspillé pour essayer d'empêcher l'inévitable ? Que de stress et de frustration ai-je ressenti ? Vous tentez de combattre le changement. Nous croyons pouvoir contrôler le résultat, et bien souvent, malgré beaucoup d'efforts, notre dur labeur produit l'effet opposé. J'ai mis du temps à comprendre que l'une des plus grandes sources de résistance dans nos vies, ce sont les autres personnes. Et oui, les autres ne font pas toujours ce que nous voulons. Ils ne pensent pas forcément comme nous et peuvent avoir des opinions que nous trouvons parfois absurdes. J'ai dépensé une énergie folle à essayer de les changer et à tenter de les convaincre de voir les choses à ma façon. Or, dans la nature, quand l'eau rencontre un rocher, elle ne s'arrête pas et ne dépense pas d'énergie. J'ai essayé à souhaiter que le rocher disparaisse. Elle coule simplement autour du rocher et avec le temps qu'il gagne, l'eau. Elle use le rocher particule par particule jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Ainsi, ce qui ne résiste pas peut surmonter les obstacles les plus durs. Je ne peux pas contrôler les pensées et opinions des autres. Le mieux que je puisse faire est de partager des informations. Donnez un autre point de vue. Au lieu de m'épuiser, je préfère désormais écouter vraiment, écouter sans préparer une réponse préconçue. Je pose des questions sincères en essayant de comprendre comment cette personne en est venue à cette opinion. Il m'arrive parfois de trouver des points communs, de partager des histoires personnelles, plutôt que des arguments. abstrait et paradoxalement C'est souvent lorsque j'arrête d'essayer de convaincre les gens qu'ils deviennent plus ouverts au changement. J'ai compris que la résistance crée de la résistance. Nous vivons dans un monde qui semble conçu pour créer de la résistance. Les notifications incessantes de nos téléphones exigent notre attention. Les médias sociaux nous montrent des vies de rêve. Que nous devrions envier ? La publicité nous dit que nous ne sommes pas assez ? Les nouvelles nous bombardent de raisons de nous inquiéter ? Alors, quand mon téléphone bourdonne avec une notification, au lieu de réagir instantanément, j'essaie de résister à l'envie de le consulter. Parfois je le fais, parfois non, mais cela relève de mon choix. De la même manière, les médias délivrent constamment des nouvelles anxiogènes. Au lieu d'écouter des informations en boucle, j'éteins la télé car je me sens impuissante à résoudre les problèmes du monde et mon anxiété n'aidera personne, et surtout pas moi. Je préfère choisir mes batailles afin de me préserver. J'ai cessé de m'engager dans des discussions inutiles. Et quand quelqu'un essaie de m'entraîner dans un conflit, je ne mords plus l'âme sans. Je n'ai pas besoin de contredire chaque argument, car parfois le mouvement le plus puissant est de ne pas bouger du tout. Une autre forme de résistance dans notre civilisation occidentale, c'est celle de la résistance à la mort. Nous la cachons, nous la nions. Nous faisons tout pour la retarder, et pourtant c'est la seule certitude dans la vie. Il y a de ça quelques années, le décès de ma mère m'a permis de cheminer et d'accepter ce cycle naturel de l'existence. Nous venons du mystère, nous retenons au mystère. Quand ma douleur s'est apaisée, quelque chose de remarquable s'est produit. La vie m'est apparu plus précieuse, chaque moment plus vivant, parce que je me dure avec plus de conscience qu'il ne durera pas. Chaque relation est devenue plus chère, parce que je sais qu'elle se terminera. Au lieu de prendre la vie pour acquise, je la chéris. Au lieu de gaspiller le temps en résistance, j'essaie de le savourer. C'est peut-être le plus grand cadeau de cette épreuve. J'ai découvert une paix qui dépasse l'entendement et la capacité de rester centré au milieu de la tempête. Outre le décès de ma mère, l'expérience de ma vie conjugale m'a également permis de cheminer. Après des années de vie commune, j'avais le sentiment que j'étais en train de... Retenir les murs d'un bâtiment sur le point de s'effondrer. Je savais que quelque chose en moi devait s'écrouler, mais je résistais et faisais tout pour maintenir mon mariage. Je n'ai pas accepté ce chaos de bon gré et j'ai mis du temps à avoir le courage de détruire ce qui me rassurait. J'avais peur de l'effondrement et peur de la vérité, même si une partie de moi savait. qu'il était temps de lâcher. La chute était inévitable, mais la seule question était de savoir si j'allais tomber en me débattant ou en acceptant le processus. De mon enfance, j'avais appris que la stabilité était synonyme de sécurité. La vie m'a poussé à bâtir des châteaux de certitude, une carrière prévisible. Des relations solides, une identité bien définie, mais n'étais-je pas simplement en train d'empiler des briques dans un indifice condamné ? Aujourd'hui, je sais dans ma chair que rien ne dure éternellement et que tout peut s'écrouler. J'ai passé ma vie à résister à la seule vérité absolue, tes mouvements et toutes tes émotions. Toute tentative de figer la réalité est source de tout France. Par peur du changement, par peur de perdre ce qui m'était familier, peur de perdre ce qui me définissait, je m'accrochais à mon mariage. Mais comme une branche sèche qui se brise sous la tempête, la vie m'a poussée vers cet effondrement. Ma première réaction aurait pu être tentée de reconstruire et de réanimer ce qui était déjà mort, mais j'ai préféré lâcher prise. Car résister m'aurait fait davantage souffrir. Le premier pas vers ma liberté a été de reconnaître que le sol sous mes pieds n'était pas stable. J'ai réalisé qu'il avait toujours été en mouvement et la seule façon de ne pas tomber, c'était d'apprendre à danser avec ce changement. Comme dit Nietzsche, ce qui ne me tue pas me rend plus fort, mais ce qu'il n'a pas dit, c'est... qu'avant de devenir plus fort, il faut d'abord mourir. Lorsque la vie vous précipite dans l'inconnu, s'effondrer signifie perdre tout ce qui nous définissait autrefois, la relation qui nous faisait nous sentir aimés, les certitudes qui nous apportaient de la sécurité. C'est douloureux, mais il y a une beauté silencieuse dans le chaos. J'ai cessé de regarder à l'extérieur pour me tourner vers l'intérieur. J'ai décidé d'affronter la vérité et d'arrêter de me mentir à moi-même en me disant que j'étais heureuse pour devenir enfin celle que je suis destinée à être. J'avais construit un château d'illusions pour me protéger et justifier mon immobilisme. Je pensais ne pas avoir le choix. Mais la vérité, c'est qu'on a toujours le choix. Plus nous passons de temps à vivre dans le mensonge, plus il devient difficile d'en sortir. J'étais prisonnière de ma propre illusion, mais tôt ou tard, la vérité trouve toujours un moyen d'émerger. J'ai ignoré cet appel durant de nombreuses années, mais à un moment, le mensonge est devenu insoutenable. Quelque chose en moi s'est levé et a dit « cela suffit » . Et quand c'est arrivé, j'avais deux choix, continuer à me mentir à moi-même ou accepter l'effondrement et affronter ce qui devait être affronté. J'ai choisi la deuxième option, l'effondrement. Ça a été difficile et douloureux. J'ai préféré m'effondrer plutôt que de vivre une vie qui n'était pas vraiment la mienne. Je m'étais cachée dans le confort de la routine. Je m'étais inventée des excuses pour ne pas changer. Je m'accrochais à des relations sans vie, à ma carrière professionnelle qui me vidait. La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'échappatoire. Et l'effondrement est arrivé. Il y a eu un instant. Un moment précis, une phrase, où j'ai su que c'était fini. Quelque chose en moi avait déjà pris la décision de quitter le domicile conjugal. Ma relation n'avait plus d'issue. Ce moment était terrifiant parce qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible. Mais c'était aussi un moment sacré. J'ai arrêté de prétendre que tout allait bien. Pour enfin faire face à ce qui devait changer. Je ne savais pas ce qui viendrait après. J'avais peur du vide, peur de l'inconnu, parce que jusqu'à présent ma vie était planifiée. Rien ne me garantissait que ce qui viendrait après serait meilleur. J'ai décidé de sauter dans le néant. Mais l'abîme n'est pas la fin. C'est juste le début d'une nouvelle histoire. J'ai laissé derrière moi tout ce qui n'avait plus de sens. J'ai abandonné mes certitudes qui me retenaient prisonnière pour plonger dans le vide. J'ai regardé autour de moi et réalisé que tout ce que je connaissais n'existait plus, mais que le nouveau n'était pas encore arrivé. C'est comme si je marchais dans un désert, sans carte, sans boussole. Sans aucune promesse d'un oasis au bout du chemin, pour éviter de faire marche arrière à ce moment-là. J'ai cherché quelque chose de familier et suis retournée vivre chez mon père dans l'appartement dans lequel j'ai grandi. La traversée du vide ne peut être précipitée, le papillon ne peut pas sortir du cocon avant l'heure. S'il force sa sortie, ses ailes ne se formeront jamais complètement. Il en est allé de même pour moi. Ce vide était nécessaire comme un lieu de gestation, une incubation du renouveau. J'avais confiance, je prenais soin de moi, même si à cet instant tout semblait dénué de sens. Traverser cette période de vide a exigé de la patience. J'étais sans réponse, mais je n'ai pas tenté d'accélérer le processus car... J'ai senti que cet espace d'incertitude était nécessaire à ma transformation. Le cocon devait rester fermé jusqu'à ce que le moment arrive. Il me fallait le courage d'attendre, car après la chute, le chaos et le vide, quelque chose d'inattendu s'est produit. Un jour, sans prévenir, j'ai réalisé que quelque chose en moi avait changé. Je n'étais plus celle que j'étais autrefois. Les choses qui m'affectaient auparavant n'avaient plus le même impact. Les personnes qui me retenaient n'avaient plus le même pouvoir sur moi. Les inquiétudes qui me préoccupaient me semblaient maintenant insignifiantes. Ma renaissance s'est produite en silence, dans de petits détails. Le jour où je me suis réveillée en me sentant plus légère, Sans le poids du passé, j'avais de l'espace pour quelque chose de nouveau. J'ai accepté mon passé comme une partie essentielle du voyage. Rien n'a été vain, rien n'a été une erreur. Tout m'a menée exactement ici et maintenant. Je ne suis plus prisonnière des attentes des autres, des rôles que l'on m'a imposés, des mensonges que je me suis racontés. Maintenant je peux choisir et c'est la partie la plus belle de ma renaissance. Ce que je ferai désormais ne dépendra que de moi. J'ai traversé l'effondrement, je me suis défaite de mon ancien moi, j'ai fait face au vide et maintenant, sans même m'en rendre compte, je me sens pousser des ailes. Mais suis-je prête à voler ? Au lieu de craindre l'effondrement, je l'ai accepté comme une période naturelle de la vie et je me suis abandonnée au changement. Et au lieu de m'accrocher à ce qui était déjà mort, j'ai accueilli ce qui devait naître. Je ne sais pas encore exactement la personne que je suis devenue, mais une chose est certaine, j'ai déjà commencé à changer et c'est en soi un acte révolutionnaire pour moi. Je me suis libérée silencieusement en osant changer de direction et en quittant ce chemin qui n'était plus le mien. J'ai lâché prise et une part de moi s'est éveillée. La route que j'avais prise hier n'était plus en accord avec le rythme de mon âme. Ce qui me nourrissait autrefois ne me faisait plus vibrer. J'ai embrassé ma vérité avec courage. Maintenant j'essaie de faire mes choix. Non par peur, mais par alignement, car mon chemin est devenu sacré. Ce que j'ai traversé n'était pas un hasard ni une punition, mais une invitation à me rappeler que c'est moi qui suis aux commandes de ma vie. J'étais libre d'écouter, de sentir, de m'ajuster, car la seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change. Au contraire, la rigidité aurait créé davantage de douleurs, l'attente d'un monde fixe, parfait, aurait créé plus de souffrances. Mais la vie est fluide, ondulante, imprévisible. Et j'ai appris à danser avec elle, au lieu de lutter contre elle. Je suis l'architecte de ce que je vis. Je ne suis pas là pour attendre que la vie s'améliore. Je suis là pour la réécrire. à chaque respiration, à chaque choix, à chaque vibration. Je suis la réponse que j'attendais et je peux changer à chaque instant la direction de mon propre souffle. Aujourd'hui, je terminerai ce podcast par un texte que je souhaite vous partager. Il y a des vérités que l'on porte et que l'on brûle de partager, mais parfois ces vérités ne trouvent pas d'écho, pas parce que votre massage est trop grand, mais simplement parce qu'il n'est pas encore l'heure. On ne peut pas forcer une personne à écouter un message qu'elle n'est pas prête à recevoir, car l'ouverture ne vient pas du bruit mais de l'intérieur. pas en criant plus fort qu'on fait pousser une fleur. C'est en respectant le rythme de la terre et le silence sacré de la germination. Parfois, vous parlez avec le cœur, mais en face, il n'y a qu'un mur. Pas parce que votre message est vide, mais parce que l'autre n'a pas encore l'espace pour l'accueillir. Et c'est là que vient la sagesse de ne pas insister. Ne pas convaincre, mais semer une graine. C'est une intention pure, un souffle d'amour déposé sans attente. Elle peut rester invisible longtemps, des jours, des mois, des années. Mais un jour, dans un moment de brèche, dans une nuit de doute, ou un matin de lucidité, cette graine germera. Et ce message que vous avez murmuré, peut-être oublié, prendra vie dans le cœur de l'autre. Alors non, ne sous-estimez jamais le pouvoir d'avoir planté une graine, même dans un sol qui semble stérile. Car la lumière, un jour ou l'autre, finit toujours par trouver un chemin. Ceci est un acte d'amour silencieux et... Cela change le monde. Si vous avez aimé mon podcast, je vous remercie de le partager. Vous pouvez me retrouver sur Facebook, Instagram, Youtube et j'ai démarré TikTok. Je vous remercie et je vous dis à très vite ! Sous-titrage Soci
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé. Et pour être bien ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi. Vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 49. Notre civilisation occidentale est dans son essence même une civilisation de résistance. En effet, nous tentons de résister au vieillissement, à la mort, à l'inconfort, à l'incertitude et même à nos propres émotions. Nous nous efforçons de contrôler, de prédire pour modeler le monde. afin qu'ils correspondent à nos attentes. Quand les choses ne vont pas dans le sens que nous souhaitons, nous poussons plus fort. Et si la vie met des obstacles sur notre chemin, nous les voyons comme des problèmes à conquérir. Combien de fois aujourd'hui ai-je résisté à quelque chose ? Le réveil qui sonne trop tôt, et je résiste en appuyant sur snooze. Le trafic routier qui me ralentit et je sens la tension monter. Un collègue qui parle trop fort et je serre les dents. La file d'attente qui n'avance pas et mon impatience grandit. Nous passons notre journée dans un état de résistance, sans réaliser l'énergie que cela nous coûte. Nous passons nos vies À essayer de contrôler le destin, tentons de forcer le monde à se plier à notre volonté. Nous glorifions la force. Sois fort, ne plie jamais, tiens bon. Mais si nous regardons ce qui arrive aux choses rigides dans la nature, les plus grands arbres sont ceux qui tombent dans la tempête. Les structures les plus rigides sont les premières à craquer sous la pression. Mais dans les faits, ce qui doit arriver, arrive. La rivière du temps continue de couler, la terre continue de tourner, les saisons continuent de changer. Combien d'énergie ai-je gaspillé pour essayer d'empêcher l'inévitable ? Que de stress et de frustration ai-je ressenti ? Vous tentez de combattre le changement. Nous croyons pouvoir contrôler le résultat, et bien souvent, malgré beaucoup d'efforts, notre dur labeur produit l'effet opposé. J'ai mis du temps à comprendre que l'une des plus grandes sources de résistance dans nos vies, ce sont les autres personnes. Et oui, les autres ne font pas toujours ce que nous voulons. Ils ne pensent pas forcément comme nous et peuvent avoir des opinions que nous trouvons parfois absurdes. J'ai dépensé une énergie folle à essayer de les changer et à tenter de les convaincre de voir les choses à ma façon. Or, dans la nature, quand l'eau rencontre un rocher, elle ne s'arrête pas et ne dépense pas d'énergie. J'ai essayé à souhaiter que le rocher disparaisse. Elle coule simplement autour du rocher et avec le temps qu'il gagne, l'eau. Elle use le rocher particule par particule jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Ainsi, ce qui ne résiste pas peut surmonter les obstacles les plus durs. Je ne peux pas contrôler les pensées et opinions des autres. Le mieux que je puisse faire est de partager des informations. Donnez un autre point de vue. Au lieu de m'épuiser, je préfère désormais écouter vraiment, écouter sans préparer une réponse préconçue. Je pose des questions sincères en essayant de comprendre comment cette personne en est venue à cette opinion. Il m'arrive parfois de trouver des points communs, de partager des histoires personnelles, plutôt que des arguments. abstrait et paradoxalement C'est souvent lorsque j'arrête d'essayer de convaincre les gens qu'ils deviennent plus ouverts au changement. J'ai compris que la résistance crée de la résistance. Nous vivons dans un monde qui semble conçu pour créer de la résistance. Les notifications incessantes de nos téléphones exigent notre attention. Les médias sociaux nous montrent des vies de rêve. Que nous devrions envier ? La publicité nous dit que nous ne sommes pas assez ? Les nouvelles nous bombardent de raisons de nous inquiéter ? Alors, quand mon téléphone bourdonne avec une notification, au lieu de réagir instantanément, j'essaie de résister à l'envie de le consulter. Parfois je le fais, parfois non, mais cela relève de mon choix. De la même manière, les médias délivrent constamment des nouvelles anxiogènes. Au lieu d'écouter des informations en boucle, j'éteins la télé car je me sens impuissante à résoudre les problèmes du monde et mon anxiété n'aidera personne, et surtout pas moi. Je préfère choisir mes batailles afin de me préserver. J'ai cessé de m'engager dans des discussions inutiles. Et quand quelqu'un essaie de m'entraîner dans un conflit, je ne mords plus l'âme sans. Je n'ai pas besoin de contredire chaque argument, car parfois le mouvement le plus puissant est de ne pas bouger du tout. Une autre forme de résistance dans notre civilisation occidentale, c'est celle de la résistance à la mort. Nous la cachons, nous la nions. Nous faisons tout pour la retarder, et pourtant c'est la seule certitude dans la vie. Il y a de ça quelques années, le décès de ma mère m'a permis de cheminer et d'accepter ce cycle naturel de l'existence. Nous venons du mystère, nous retenons au mystère. Quand ma douleur s'est apaisée, quelque chose de remarquable s'est produit. La vie m'est apparu plus précieuse, chaque moment plus vivant, parce que je me dure avec plus de conscience qu'il ne durera pas. Chaque relation est devenue plus chère, parce que je sais qu'elle se terminera. Au lieu de prendre la vie pour acquise, je la chéris. Au lieu de gaspiller le temps en résistance, j'essaie de le savourer. C'est peut-être le plus grand cadeau de cette épreuve. J'ai découvert une paix qui dépasse l'entendement et la capacité de rester centré au milieu de la tempête. Outre le décès de ma mère, l'expérience de ma vie conjugale m'a également permis de cheminer. Après des années de vie commune, j'avais le sentiment que j'étais en train de... Retenir les murs d'un bâtiment sur le point de s'effondrer. Je savais que quelque chose en moi devait s'écrouler, mais je résistais et faisais tout pour maintenir mon mariage. Je n'ai pas accepté ce chaos de bon gré et j'ai mis du temps à avoir le courage de détruire ce qui me rassurait. J'avais peur de l'effondrement et peur de la vérité, même si une partie de moi savait. qu'il était temps de lâcher. La chute était inévitable, mais la seule question était de savoir si j'allais tomber en me débattant ou en acceptant le processus. De mon enfance, j'avais appris que la stabilité était synonyme de sécurité. La vie m'a poussé à bâtir des châteaux de certitude, une carrière prévisible. Des relations solides, une identité bien définie, mais n'étais-je pas simplement en train d'empiler des briques dans un indifice condamné ? Aujourd'hui, je sais dans ma chair que rien ne dure éternellement et que tout peut s'écrouler. J'ai passé ma vie à résister à la seule vérité absolue, tes mouvements et toutes tes émotions. Toute tentative de figer la réalité est source de tout France. Par peur du changement, par peur de perdre ce qui m'était familier, peur de perdre ce qui me définissait, je m'accrochais à mon mariage. Mais comme une branche sèche qui se brise sous la tempête, la vie m'a poussée vers cet effondrement. Ma première réaction aurait pu être tentée de reconstruire et de réanimer ce qui était déjà mort, mais j'ai préféré lâcher prise. Car résister m'aurait fait davantage souffrir. Le premier pas vers ma liberté a été de reconnaître que le sol sous mes pieds n'était pas stable. J'ai réalisé qu'il avait toujours été en mouvement et la seule façon de ne pas tomber, c'était d'apprendre à danser avec ce changement. Comme dit Nietzsche, ce qui ne me tue pas me rend plus fort, mais ce qu'il n'a pas dit, c'est... qu'avant de devenir plus fort, il faut d'abord mourir. Lorsque la vie vous précipite dans l'inconnu, s'effondrer signifie perdre tout ce qui nous définissait autrefois, la relation qui nous faisait nous sentir aimés, les certitudes qui nous apportaient de la sécurité. C'est douloureux, mais il y a une beauté silencieuse dans le chaos. J'ai cessé de regarder à l'extérieur pour me tourner vers l'intérieur. J'ai décidé d'affronter la vérité et d'arrêter de me mentir à moi-même en me disant que j'étais heureuse pour devenir enfin celle que je suis destinée à être. J'avais construit un château d'illusions pour me protéger et justifier mon immobilisme. Je pensais ne pas avoir le choix. Mais la vérité, c'est qu'on a toujours le choix. Plus nous passons de temps à vivre dans le mensonge, plus il devient difficile d'en sortir. J'étais prisonnière de ma propre illusion, mais tôt ou tard, la vérité trouve toujours un moyen d'émerger. J'ai ignoré cet appel durant de nombreuses années, mais à un moment, le mensonge est devenu insoutenable. Quelque chose en moi s'est levé et a dit « cela suffit » . Et quand c'est arrivé, j'avais deux choix, continuer à me mentir à moi-même ou accepter l'effondrement et affronter ce qui devait être affronté. J'ai choisi la deuxième option, l'effondrement. Ça a été difficile et douloureux. J'ai préféré m'effondrer plutôt que de vivre une vie qui n'était pas vraiment la mienne. Je m'étais cachée dans le confort de la routine. Je m'étais inventée des excuses pour ne pas changer. Je m'accrochais à des relations sans vie, à ma carrière professionnelle qui me vidait. La vérité, c'est qu'il n'y a pas d'échappatoire. Et l'effondrement est arrivé. Il y a eu un instant. Un moment précis, une phrase, où j'ai su que c'était fini. Quelque chose en moi avait déjà pris la décision de quitter le domicile conjugal. Ma relation n'avait plus d'issue. Ce moment était terrifiant parce qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible. Mais c'était aussi un moment sacré. J'ai arrêté de prétendre que tout allait bien. Pour enfin faire face à ce qui devait changer. Je ne savais pas ce qui viendrait après. J'avais peur du vide, peur de l'inconnu, parce que jusqu'à présent ma vie était planifiée. Rien ne me garantissait que ce qui viendrait après serait meilleur. J'ai décidé de sauter dans le néant. Mais l'abîme n'est pas la fin. C'est juste le début d'une nouvelle histoire. J'ai laissé derrière moi tout ce qui n'avait plus de sens. J'ai abandonné mes certitudes qui me retenaient prisonnière pour plonger dans le vide. J'ai regardé autour de moi et réalisé que tout ce que je connaissais n'existait plus, mais que le nouveau n'était pas encore arrivé. C'est comme si je marchais dans un désert, sans carte, sans boussole. Sans aucune promesse d'un oasis au bout du chemin, pour éviter de faire marche arrière à ce moment-là. J'ai cherché quelque chose de familier et suis retournée vivre chez mon père dans l'appartement dans lequel j'ai grandi. La traversée du vide ne peut être précipitée, le papillon ne peut pas sortir du cocon avant l'heure. S'il force sa sortie, ses ailes ne se formeront jamais complètement. Il en est allé de même pour moi. Ce vide était nécessaire comme un lieu de gestation, une incubation du renouveau. J'avais confiance, je prenais soin de moi, même si à cet instant tout semblait dénué de sens. Traverser cette période de vide a exigé de la patience. J'étais sans réponse, mais je n'ai pas tenté d'accélérer le processus car... J'ai senti que cet espace d'incertitude était nécessaire à ma transformation. Le cocon devait rester fermé jusqu'à ce que le moment arrive. Il me fallait le courage d'attendre, car après la chute, le chaos et le vide, quelque chose d'inattendu s'est produit. Un jour, sans prévenir, j'ai réalisé que quelque chose en moi avait changé. Je n'étais plus celle que j'étais autrefois. Les choses qui m'affectaient auparavant n'avaient plus le même impact. Les personnes qui me retenaient n'avaient plus le même pouvoir sur moi. Les inquiétudes qui me préoccupaient me semblaient maintenant insignifiantes. Ma renaissance s'est produite en silence, dans de petits détails. Le jour où je me suis réveillée en me sentant plus légère, Sans le poids du passé, j'avais de l'espace pour quelque chose de nouveau. J'ai accepté mon passé comme une partie essentielle du voyage. Rien n'a été vain, rien n'a été une erreur. Tout m'a menée exactement ici et maintenant. Je ne suis plus prisonnière des attentes des autres, des rôles que l'on m'a imposés, des mensonges que je me suis racontés. Maintenant je peux choisir et c'est la partie la plus belle de ma renaissance. Ce que je ferai désormais ne dépendra que de moi. J'ai traversé l'effondrement, je me suis défaite de mon ancien moi, j'ai fait face au vide et maintenant, sans même m'en rendre compte, je me sens pousser des ailes. Mais suis-je prête à voler ? Au lieu de craindre l'effondrement, je l'ai accepté comme une période naturelle de la vie et je me suis abandonnée au changement. Et au lieu de m'accrocher à ce qui était déjà mort, j'ai accueilli ce qui devait naître. Je ne sais pas encore exactement la personne que je suis devenue, mais une chose est certaine, j'ai déjà commencé à changer et c'est en soi un acte révolutionnaire pour moi. Je me suis libérée silencieusement en osant changer de direction et en quittant ce chemin qui n'était plus le mien. J'ai lâché prise et une part de moi s'est éveillée. La route que j'avais prise hier n'était plus en accord avec le rythme de mon âme. Ce qui me nourrissait autrefois ne me faisait plus vibrer. J'ai embrassé ma vérité avec courage. Maintenant j'essaie de faire mes choix. Non par peur, mais par alignement, car mon chemin est devenu sacré. Ce que j'ai traversé n'était pas un hasard ni une punition, mais une invitation à me rappeler que c'est moi qui suis aux commandes de ma vie. J'étais libre d'écouter, de sentir, de m'ajuster, car la seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change. Au contraire, la rigidité aurait créé davantage de douleurs, l'attente d'un monde fixe, parfait, aurait créé plus de souffrances. Mais la vie est fluide, ondulante, imprévisible. Et j'ai appris à danser avec elle, au lieu de lutter contre elle. Je suis l'architecte de ce que je vis. Je ne suis pas là pour attendre que la vie s'améliore. Je suis là pour la réécrire. à chaque respiration, à chaque choix, à chaque vibration. Je suis la réponse que j'attendais et je peux changer à chaque instant la direction de mon propre souffle. Aujourd'hui, je terminerai ce podcast par un texte que je souhaite vous partager. Il y a des vérités que l'on porte et que l'on brûle de partager, mais parfois ces vérités ne trouvent pas d'écho, pas parce que votre massage est trop grand, mais simplement parce qu'il n'est pas encore l'heure. On ne peut pas forcer une personne à écouter un message qu'elle n'est pas prête à recevoir, car l'ouverture ne vient pas du bruit mais de l'intérieur. pas en criant plus fort qu'on fait pousser une fleur. C'est en respectant le rythme de la terre et le silence sacré de la germination. Parfois, vous parlez avec le cœur, mais en face, il n'y a qu'un mur. Pas parce que votre message est vide, mais parce que l'autre n'a pas encore l'espace pour l'accueillir. Et c'est là que vient la sagesse de ne pas insister. Ne pas convaincre, mais semer une graine. C'est une intention pure, un souffle d'amour déposé sans attente. Elle peut rester invisible longtemps, des jours, des mois, des années. Mais un jour, dans un moment de brèche, dans une nuit de doute, ou un matin de lucidité, cette graine germera. Et ce message que vous avez murmuré, peut-être oublié, prendra vie dans le cœur de l'autre. Alors non, ne sous-estimez jamais le pouvoir d'avoir planté une graine, même dans un sol qui semble stérile. Car la lumière, un jour ou l'autre, finit toujours par trouver un chemin. Ceci est un acte d'amour silencieux et... Cela change le monde. Si vous avez aimé mon podcast, je vous remercie de le partager. Vous pouvez me retrouver sur Facebook, Instagram, Youtube et j'ai démarré TikTok. Je vous remercie et je vous dis à très vite ! Sous-titrage Soci
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