Description
Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé, et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi, vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 44, Hall A. Récemment, j'ai visionné une vidéo que tout le monde devrait voir. Satan tente de détourner les humains de leur âme, de leur foi et de leur intériorité. Et voici ce qu'il préconise. Voler leur temps aux hommes, afin qu'il n'ait pas le temps d'avoir une relation intime avec le Christ. Garder les occupés dans les choses non essentielles de la vie. et inventer de multiples plans pour occuper leurs esprits. Tentez-les à dépenser et emprunter. Vous devez convaincre les jeunes épouses qu'elles doivent travailler et que les maris doivent travailler six jours par semaine pendant dix heures par jour afin qu'ils puissent se permettre leur train de vie. Empêchez-leur de passer du temps avec leurs enfants, tandis que leurs familles se disloqueront. Bientôt, leurs maisons n'offriront aucun échappatoire à la pression du travail. Surstimulez leur esprit afin qu'ils ne puissent pas entendre cette petite voix calme. Incitez-les à écouter la radio pendant qu'ils conduisent. Faites qu'ils gardent la télé, la vidéo ou leur téléphone constamment allumés dans les maisons. Assurez-vous que tous les restaurants et magasins dans le monde diffusent constamment de la musique. Cela va brouiller leurs esprits et briser leur union avec le Christ. Remplissez leur esprit d'informations et de météo 24 heures par jour. Envahissez leur temps dans la voiture avec des panneaux d'affichage lumineux. Inondez leur boîte mail et leur boîte à lettres d'immondices et de courriers indésirables pour les faire chuter. Même en vacances, laissez-les être excessifs. Faites-les revenir de leur congé épuisés, inquiets et non préparés pour la semaine suivante. Ne les laissez pas aller dans la nature. Envoyez-les plutôt dans les parcs d'attractions, les événements sportifs, les concerts, les cinémas et les centres commerciaux. Et quand ils se rencontreront pour une communion spirituelle, ne les laissez pas parler de quoi que ce soit de profond. ou de ce qu'ils affrontent, découragez-les d'aimer sa présence quand ils sont ensemble. À sa place, faites qu'ils craignent de s'ouvrir et remplissez leur temps de bavardages futiles, de rires frivoles et de potins, afin qu'ils partent avec des consciences troublées et des émotions perturbées. Cette scène, prétendument imaginaire, m'a interpellée. Car elle résonne de façon troublante avec notre époque. Le plan semble se dérouler à merveille. Dans la vie quotidienne, les deux choses que l'on dit le plus souvent aux enfants, c'est « dépêche-toi et attends » . On connaît tous cette sensation de courir après le temps, de ne pas bien arriver à l'organiser ou le répartir. Spontanément, les minutes et les heures nous filent entre les doigts. Et notre rythme de vie ne cesse de s'accélérer. Contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, les innovations techniques n'ont pas vraiment permis de nous dégager plus de temps libre. Et nous avons toujours la sensation de manquer de temps. Ainsi, nous pouvons tout faire beaucoup plus vite qu'auparavant, puisque les inventions servent à gagner du temps. Le sèche-cheveux permet de sécher plus vite. Le grille-pain de griller le pain plus vite. Souvenez-vous, la marque d'électroménager Philips avait pour slogan publicitaire « Philips, le temps de vivre » et cette promesse s'est envolée. Nous changeons de lieu de résidence, de partenaire, de métier. Ce n'est plus un monde immuable. Nous essayons de vivre plus vite, d'agir plus vite et notre rythme de vie s'accélère. Nous aspirons à vivre plus d'expérience dans un laps de temps plus réduit. Dès que quelque chose nous ennuie, nous dégainons notre smartphone. Cette accélération est d'une certaine façon une réponse à la mort. Même si des gens croient encore en une vie après la mort, on n'est sûr de rien. Et de là, n'est l'idée qu'avant de mourir, il faut à tout prix jouir de la vie. Ainsi, la qualité d'une vie... se mesurerait par la somme des choses que nous aurions réalisées. Nous voulons voir le plus de choses possibles, réaliser nos souhaits autant que possible, et malheureusement, la mort nous empêche de profiter pleinement du monde. La promesse est « vivez vite et intensément » . D'une certaine manière, notre culture de l'accélération est une fuite panique devant la mort. Et il faut absolument rentabiliser notre temps libre. Et d'un autre côté, on a peur de perdre la compétition si on se repose ou si l'on paraisse. Globalement, l'accélération technique est plus ressentie, non comme une force libératrice, mais plutôt comme une pression asservissante, source d'aliénation. Les gens achètent de plus en plus de choses qu'ils utilisent de moins en moins. Le manque de temps nous empêche de tisser de vraies relations, aussi bien avec nos objets qu'avec nos amis. Nous vivons dans une société d'optimisation et nous mesurons tous les paramètres de la vie. Le nombre de pas qu'on fait, notre poids, notre tension. Notre société est basée sur le désir de contrôler le monde qui nous entoure. Mais dans les faits, Nous ne pouvons pas disposer du monde, ni le contrôler. Nous pensons tout avoir avec nos smartphones et le numérique, des amis à portée de clic, pouvoir régler la température, l'éclairage, le volume. Mais quand la batterie est à plat, ou qu'Internet tombe en panne, nous sommes tous démunis et certains ne pourraient peut-être même pas déverrouiller leur porte d'entrée. Notre sentiment de toute... puissance nous a rendus impuissants et le monde devient de moins en moins disponible. Le sentiment de pouvoir disposer de toutes choses immédiatement, sans pouvoir attendre, est donc complètement illusoire. Il n'empêche que cette volonté de contrôle nous aliénent, nous empêche de vivre des expériences de résonance, d'être surpris par la neige au réveil parce que La résonance, c'est comme l'endormissement. Plus on cherche à la contrôler, plus elle nous échappe. Cette résonance n'est pas une chose qui s'achète. Quand on réserve un safari pour découvrir des animaux, on ne peut pas acheter un lien avec un lion. On peut acheter un voyage. La résonance est indisponible, je ne peux pas la forcer. Il est important de ne pas maîtriser le temps, mais de vivre l'instant présent. Quand on se laisse transporter par le moment, on peut savourer l'art de laisser aller les choses, de renoncer et enfin de lâcher prise. Les enfants sont des pros de la résonance, ils s'immergent complètement dans l'instant présent. On peut tous se demander quels ont été les moments forts de nos vies. Quand me suis-je vraiment sentie heureux ? Eh bien, à chaque fois, c'est dans des situations sur lesquelles nous n'avions pas un contrôle total. À force de gagner du temps grâce à des systèmes de transport, de communication toujours plus performants, on finit par en manquer pour entrer en relation avec les autres, raisonner, être heureux. Aujourd'hui, on se déplace plus vite. On a accès à plus d'informations, on produit et on consomme plus vite qu'avant. Alors pourquoi a-t-on cette sensation de manquer de temps ? Pour avoir constamment le sentiment d'être pris dans une course contre la montre, encore faut-il avoir une montre. Au Moyen-Âge, les habitants des villes et villages étaient avertis du passage des heures par la sonnerie des clochers. En même temps qu'ils appelaient à la prière, rythmer la journée. Les paysans observaient la position du soleil, ce qui suffisait à organiser leur journée. La journée de travail était alors définie par le lever et le coucher du soleil, la durée d'une journée variée en fonction de la saison. Depuis l'industrialisation et la diffusion de l'horloge, des montres et enfin du smartphone, qu'est-ce qui apparaît en premier, qui saute aux yeux ? L'affichage de l'heure. L'horaire est désormais une donnée qui nous accompagne de façon constante tout au long de la journée. Et alors, un processus s'est enclenché et nous avons pris le départ d'une course dangereuse dans laquelle le temps est devenu complètement séparé de l'espace et des activités. Il est devenu une entité en soi. qui désormais régit nos vides occidentaux. Ainsi, le temps est devenu une valeur et un principe prépondérant dans nos vies, alors qu'il ne l'était pas nécessairement à d'autres périodes de l'histoire et dans d'autres sociétés. Avec l'horloge, on s'est inventé un système de contraintes, dont nous sommes aujourd'hui prisonniers. L'accélération sans le sens, La croissance sans les perspectives d'avenir, la performance sans l'espoir d'amélioration, voilà qui font de notre rapport au temps une problématique, source de stress pour beaucoup d'entre nous. Et si on jetait nos montres et qu'on ralentissait ? Aujourd'hui, je terminerai sur ce poème de Michler qui pourrait nous inspirer. Je ne te souhaite pas un simple cadeau, mais quelque chose de bien plus précieux. Quelque chose que tant de gens recherchent sans jamais le trouver. Je te souhaite du temps. Du temps pour rire, pour t'émerveiller, pour te perdre dans la douceur de l'instant. Si tu sais l'apprivoiser, il t'offrira bien plus que tu ne l'imagines. Je te souhaite du temps pour créer, pour rêver et réfléchir, pas seulement pour toi, mais aussi pour ceux que tu aimes. Je te souhaite du temps, non pas pour courir après, mais pour ralentir, pour te poser là où ton cœur se sent en paix. Je te souhaite du temps. Non pas pour qu'il s'efface au fil des heures, mais pour qu'il te reste, pour que tu puisses t'arrêter et contempler le monde, pour que tu prennes le temps d'avoir confiance, non pas en l'aiguille d'une montre, mais en la vie elle-même. Je te souhaite du temps pour effleurer les étoiles, pour grandir non pas seulement en âge, mais en force, en tendresse, en toi. Je te souhaite du temps pour espérer encore, même lorsque tout semble vaciller, du temps pour aimer, car il n'y a pas de plus belle manière de le vivre. Je te souhaite du temps pour faire la paix avec le passé, pour ouvrir les bras à ce qui vient, et pour pardonner à toi-même comme aux autres. Je te souhaite de recevoir le temps comme on reçoit un trésor. de le savourer, non pas comme une chose à posséder, mais comme un souffle à embrasser. Je te souhaite du temps pour vivre pleinement, intensément, librement. Je te souhaite du temps pour ta vie et pour la vie. Si ce podcast résonne en vous, je vous remercie de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur... Facebook, YouTube et Instagram. Et je vous dis à très vite.
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé, et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi, vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 44, Hall A. Récemment, j'ai visionné une vidéo que tout le monde devrait voir. Satan tente de détourner les humains de leur âme, de leur foi et de leur intériorité. Et voici ce qu'il préconise. Voler leur temps aux hommes, afin qu'il n'ait pas le temps d'avoir une relation intime avec le Christ. Garder les occupés dans les choses non essentielles de la vie. et inventer de multiples plans pour occuper leurs esprits. Tentez-les à dépenser et emprunter. Vous devez convaincre les jeunes épouses qu'elles doivent travailler et que les maris doivent travailler six jours par semaine pendant dix heures par jour afin qu'ils puissent se permettre leur train de vie. Empêchez-leur de passer du temps avec leurs enfants, tandis que leurs familles se disloqueront. Bientôt, leurs maisons n'offriront aucun échappatoire à la pression du travail. Surstimulez leur esprit afin qu'ils ne puissent pas entendre cette petite voix calme. Incitez-les à écouter la radio pendant qu'ils conduisent. Faites qu'ils gardent la télé, la vidéo ou leur téléphone constamment allumés dans les maisons. Assurez-vous que tous les restaurants et magasins dans le monde diffusent constamment de la musique. Cela va brouiller leurs esprits et briser leur union avec le Christ. Remplissez leur esprit d'informations et de météo 24 heures par jour. Envahissez leur temps dans la voiture avec des panneaux d'affichage lumineux. Inondez leur boîte mail et leur boîte à lettres d'immondices et de courriers indésirables pour les faire chuter. Même en vacances, laissez-les être excessifs. Faites-les revenir de leur congé épuisés, inquiets et non préparés pour la semaine suivante. Ne les laissez pas aller dans la nature. Envoyez-les plutôt dans les parcs d'attractions, les événements sportifs, les concerts, les cinémas et les centres commerciaux. Et quand ils se rencontreront pour une communion spirituelle, ne les laissez pas parler de quoi que ce soit de profond. ou de ce qu'ils affrontent, découragez-les d'aimer sa présence quand ils sont ensemble. À sa place, faites qu'ils craignent de s'ouvrir et remplissez leur temps de bavardages futiles, de rires frivoles et de potins, afin qu'ils partent avec des consciences troublées et des émotions perturbées. Cette scène, prétendument imaginaire, m'a interpellée. Car elle résonne de façon troublante avec notre époque. Le plan semble se dérouler à merveille. Dans la vie quotidienne, les deux choses que l'on dit le plus souvent aux enfants, c'est « dépêche-toi et attends » . On connaît tous cette sensation de courir après le temps, de ne pas bien arriver à l'organiser ou le répartir. Spontanément, les minutes et les heures nous filent entre les doigts. Et notre rythme de vie ne cesse de s'accélérer. Contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, les innovations techniques n'ont pas vraiment permis de nous dégager plus de temps libre. Et nous avons toujours la sensation de manquer de temps. Ainsi, nous pouvons tout faire beaucoup plus vite qu'auparavant, puisque les inventions servent à gagner du temps. Le sèche-cheveux permet de sécher plus vite. Le grille-pain de griller le pain plus vite. Souvenez-vous, la marque d'électroménager Philips avait pour slogan publicitaire « Philips, le temps de vivre » et cette promesse s'est envolée. Nous changeons de lieu de résidence, de partenaire, de métier. Ce n'est plus un monde immuable. Nous essayons de vivre plus vite, d'agir plus vite et notre rythme de vie s'accélère. Nous aspirons à vivre plus d'expérience dans un laps de temps plus réduit. Dès que quelque chose nous ennuie, nous dégainons notre smartphone. Cette accélération est d'une certaine façon une réponse à la mort. Même si des gens croient encore en une vie après la mort, on n'est sûr de rien. Et de là, n'est l'idée qu'avant de mourir, il faut à tout prix jouir de la vie. Ainsi, la qualité d'une vie... se mesurerait par la somme des choses que nous aurions réalisées. Nous voulons voir le plus de choses possibles, réaliser nos souhaits autant que possible, et malheureusement, la mort nous empêche de profiter pleinement du monde. La promesse est « vivez vite et intensément » . D'une certaine manière, notre culture de l'accélération est une fuite panique devant la mort. Et il faut absolument rentabiliser notre temps libre. Et d'un autre côté, on a peur de perdre la compétition si on se repose ou si l'on paraisse. Globalement, l'accélération technique est plus ressentie, non comme une force libératrice, mais plutôt comme une pression asservissante, source d'aliénation. Les gens achètent de plus en plus de choses qu'ils utilisent de moins en moins. Le manque de temps nous empêche de tisser de vraies relations, aussi bien avec nos objets qu'avec nos amis. Nous vivons dans une société d'optimisation et nous mesurons tous les paramètres de la vie. Le nombre de pas qu'on fait, notre poids, notre tension. Notre société est basée sur le désir de contrôler le monde qui nous entoure. Mais dans les faits, Nous ne pouvons pas disposer du monde, ni le contrôler. Nous pensons tout avoir avec nos smartphones et le numérique, des amis à portée de clic, pouvoir régler la température, l'éclairage, le volume. Mais quand la batterie est à plat, ou qu'Internet tombe en panne, nous sommes tous démunis et certains ne pourraient peut-être même pas déverrouiller leur porte d'entrée. Notre sentiment de toute... puissance nous a rendus impuissants et le monde devient de moins en moins disponible. Le sentiment de pouvoir disposer de toutes choses immédiatement, sans pouvoir attendre, est donc complètement illusoire. Il n'empêche que cette volonté de contrôle nous aliénent, nous empêche de vivre des expériences de résonance, d'être surpris par la neige au réveil parce que La résonance, c'est comme l'endormissement. Plus on cherche à la contrôler, plus elle nous échappe. Cette résonance n'est pas une chose qui s'achète. Quand on réserve un safari pour découvrir des animaux, on ne peut pas acheter un lien avec un lion. On peut acheter un voyage. La résonance est indisponible, je ne peux pas la forcer. Il est important de ne pas maîtriser le temps, mais de vivre l'instant présent. Quand on se laisse transporter par le moment, on peut savourer l'art de laisser aller les choses, de renoncer et enfin de lâcher prise. Les enfants sont des pros de la résonance, ils s'immergent complètement dans l'instant présent. On peut tous se demander quels ont été les moments forts de nos vies. Quand me suis-je vraiment sentie heureux ? Eh bien, à chaque fois, c'est dans des situations sur lesquelles nous n'avions pas un contrôle total. À force de gagner du temps grâce à des systèmes de transport, de communication toujours plus performants, on finit par en manquer pour entrer en relation avec les autres, raisonner, être heureux. Aujourd'hui, on se déplace plus vite. On a accès à plus d'informations, on produit et on consomme plus vite qu'avant. Alors pourquoi a-t-on cette sensation de manquer de temps ? Pour avoir constamment le sentiment d'être pris dans une course contre la montre, encore faut-il avoir une montre. Au Moyen-Âge, les habitants des villes et villages étaient avertis du passage des heures par la sonnerie des clochers. En même temps qu'ils appelaient à la prière, rythmer la journée. Les paysans observaient la position du soleil, ce qui suffisait à organiser leur journée. La journée de travail était alors définie par le lever et le coucher du soleil, la durée d'une journée variée en fonction de la saison. Depuis l'industrialisation et la diffusion de l'horloge, des montres et enfin du smartphone, qu'est-ce qui apparaît en premier, qui saute aux yeux ? L'affichage de l'heure. L'horaire est désormais une donnée qui nous accompagne de façon constante tout au long de la journée. Et alors, un processus s'est enclenché et nous avons pris le départ d'une course dangereuse dans laquelle le temps est devenu complètement séparé de l'espace et des activités. Il est devenu une entité en soi. qui désormais régit nos vides occidentaux. Ainsi, le temps est devenu une valeur et un principe prépondérant dans nos vies, alors qu'il ne l'était pas nécessairement à d'autres périodes de l'histoire et dans d'autres sociétés. Avec l'horloge, on s'est inventé un système de contraintes, dont nous sommes aujourd'hui prisonniers. L'accélération sans le sens, La croissance sans les perspectives d'avenir, la performance sans l'espoir d'amélioration, voilà qui font de notre rapport au temps une problématique, source de stress pour beaucoup d'entre nous. Et si on jetait nos montres et qu'on ralentissait ? Aujourd'hui, je terminerai sur ce poème de Michler qui pourrait nous inspirer. Je ne te souhaite pas un simple cadeau, mais quelque chose de bien plus précieux. Quelque chose que tant de gens recherchent sans jamais le trouver. Je te souhaite du temps. Du temps pour rire, pour t'émerveiller, pour te perdre dans la douceur de l'instant. Si tu sais l'apprivoiser, il t'offrira bien plus que tu ne l'imagines. Je te souhaite du temps pour créer, pour rêver et réfléchir, pas seulement pour toi, mais aussi pour ceux que tu aimes. Je te souhaite du temps, non pas pour courir après, mais pour ralentir, pour te poser là où ton cœur se sent en paix. Je te souhaite du temps. Non pas pour qu'il s'efface au fil des heures, mais pour qu'il te reste, pour que tu puisses t'arrêter et contempler le monde, pour que tu prennes le temps d'avoir confiance, non pas en l'aiguille d'une montre, mais en la vie elle-même. Je te souhaite du temps pour effleurer les étoiles, pour grandir non pas seulement en âge, mais en force, en tendresse, en toi. Je te souhaite du temps pour espérer encore, même lorsque tout semble vaciller, du temps pour aimer, car il n'y a pas de plus belle manière de le vivre. Je te souhaite du temps pour faire la paix avec le passé, pour ouvrir les bras à ce qui vient, et pour pardonner à toi-même comme aux autres. Je te souhaite de recevoir le temps comme on reçoit un trésor. de le savourer, non pas comme une chose à posséder, mais comme un souffle à embrasser. Je te souhaite du temps pour vivre pleinement, intensément, librement. Je te souhaite du temps pour ta vie et pour la vie. Si ce podcast résonne en vous, je vous remercie de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur... Facebook, YouTube et Instagram. Et je vous dis à très vite.
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé, et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi, vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 44, Hall A. Récemment, j'ai visionné une vidéo que tout le monde devrait voir. Satan tente de détourner les humains de leur âme, de leur foi et de leur intériorité. Et voici ce qu'il préconise. Voler leur temps aux hommes, afin qu'il n'ait pas le temps d'avoir une relation intime avec le Christ. Garder les occupés dans les choses non essentielles de la vie. et inventer de multiples plans pour occuper leurs esprits. Tentez-les à dépenser et emprunter. Vous devez convaincre les jeunes épouses qu'elles doivent travailler et que les maris doivent travailler six jours par semaine pendant dix heures par jour afin qu'ils puissent se permettre leur train de vie. Empêchez-leur de passer du temps avec leurs enfants, tandis que leurs familles se disloqueront. Bientôt, leurs maisons n'offriront aucun échappatoire à la pression du travail. Surstimulez leur esprit afin qu'ils ne puissent pas entendre cette petite voix calme. Incitez-les à écouter la radio pendant qu'ils conduisent. Faites qu'ils gardent la télé, la vidéo ou leur téléphone constamment allumés dans les maisons. Assurez-vous que tous les restaurants et magasins dans le monde diffusent constamment de la musique. Cela va brouiller leurs esprits et briser leur union avec le Christ. Remplissez leur esprit d'informations et de météo 24 heures par jour. Envahissez leur temps dans la voiture avec des panneaux d'affichage lumineux. Inondez leur boîte mail et leur boîte à lettres d'immondices et de courriers indésirables pour les faire chuter. Même en vacances, laissez-les être excessifs. Faites-les revenir de leur congé épuisés, inquiets et non préparés pour la semaine suivante. Ne les laissez pas aller dans la nature. Envoyez-les plutôt dans les parcs d'attractions, les événements sportifs, les concerts, les cinémas et les centres commerciaux. Et quand ils se rencontreront pour une communion spirituelle, ne les laissez pas parler de quoi que ce soit de profond. ou de ce qu'ils affrontent, découragez-les d'aimer sa présence quand ils sont ensemble. À sa place, faites qu'ils craignent de s'ouvrir et remplissez leur temps de bavardages futiles, de rires frivoles et de potins, afin qu'ils partent avec des consciences troublées et des émotions perturbées. Cette scène, prétendument imaginaire, m'a interpellée. Car elle résonne de façon troublante avec notre époque. Le plan semble se dérouler à merveille. Dans la vie quotidienne, les deux choses que l'on dit le plus souvent aux enfants, c'est « dépêche-toi et attends » . On connaît tous cette sensation de courir après le temps, de ne pas bien arriver à l'organiser ou le répartir. Spontanément, les minutes et les heures nous filent entre les doigts. Et notre rythme de vie ne cesse de s'accélérer. Contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, les innovations techniques n'ont pas vraiment permis de nous dégager plus de temps libre. Et nous avons toujours la sensation de manquer de temps. Ainsi, nous pouvons tout faire beaucoup plus vite qu'auparavant, puisque les inventions servent à gagner du temps. Le sèche-cheveux permet de sécher plus vite. Le grille-pain de griller le pain plus vite. Souvenez-vous, la marque d'électroménager Philips avait pour slogan publicitaire « Philips, le temps de vivre » et cette promesse s'est envolée. Nous changeons de lieu de résidence, de partenaire, de métier. Ce n'est plus un monde immuable. Nous essayons de vivre plus vite, d'agir plus vite et notre rythme de vie s'accélère. Nous aspirons à vivre plus d'expérience dans un laps de temps plus réduit. Dès que quelque chose nous ennuie, nous dégainons notre smartphone. Cette accélération est d'une certaine façon une réponse à la mort. Même si des gens croient encore en une vie après la mort, on n'est sûr de rien. Et de là, n'est l'idée qu'avant de mourir, il faut à tout prix jouir de la vie. Ainsi, la qualité d'une vie... se mesurerait par la somme des choses que nous aurions réalisées. Nous voulons voir le plus de choses possibles, réaliser nos souhaits autant que possible, et malheureusement, la mort nous empêche de profiter pleinement du monde. La promesse est « vivez vite et intensément » . D'une certaine manière, notre culture de l'accélération est une fuite panique devant la mort. Et il faut absolument rentabiliser notre temps libre. Et d'un autre côté, on a peur de perdre la compétition si on se repose ou si l'on paraisse. Globalement, l'accélération technique est plus ressentie, non comme une force libératrice, mais plutôt comme une pression asservissante, source d'aliénation. Les gens achètent de plus en plus de choses qu'ils utilisent de moins en moins. Le manque de temps nous empêche de tisser de vraies relations, aussi bien avec nos objets qu'avec nos amis. Nous vivons dans une société d'optimisation et nous mesurons tous les paramètres de la vie. Le nombre de pas qu'on fait, notre poids, notre tension. Notre société est basée sur le désir de contrôler le monde qui nous entoure. Mais dans les faits, Nous ne pouvons pas disposer du monde, ni le contrôler. Nous pensons tout avoir avec nos smartphones et le numérique, des amis à portée de clic, pouvoir régler la température, l'éclairage, le volume. Mais quand la batterie est à plat, ou qu'Internet tombe en panne, nous sommes tous démunis et certains ne pourraient peut-être même pas déverrouiller leur porte d'entrée. Notre sentiment de toute... puissance nous a rendus impuissants et le monde devient de moins en moins disponible. Le sentiment de pouvoir disposer de toutes choses immédiatement, sans pouvoir attendre, est donc complètement illusoire. Il n'empêche que cette volonté de contrôle nous aliénent, nous empêche de vivre des expériences de résonance, d'être surpris par la neige au réveil parce que La résonance, c'est comme l'endormissement. Plus on cherche à la contrôler, plus elle nous échappe. Cette résonance n'est pas une chose qui s'achète. Quand on réserve un safari pour découvrir des animaux, on ne peut pas acheter un lien avec un lion. On peut acheter un voyage. La résonance est indisponible, je ne peux pas la forcer. Il est important de ne pas maîtriser le temps, mais de vivre l'instant présent. Quand on se laisse transporter par le moment, on peut savourer l'art de laisser aller les choses, de renoncer et enfin de lâcher prise. Les enfants sont des pros de la résonance, ils s'immergent complètement dans l'instant présent. On peut tous se demander quels ont été les moments forts de nos vies. Quand me suis-je vraiment sentie heureux ? Eh bien, à chaque fois, c'est dans des situations sur lesquelles nous n'avions pas un contrôle total. À force de gagner du temps grâce à des systèmes de transport, de communication toujours plus performants, on finit par en manquer pour entrer en relation avec les autres, raisonner, être heureux. Aujourd'hui, on se déplace plus vite. On a accès à plus d'informations, on produit et on consomme plus vite qu'avant. Alors pourquoi a-t-on cette sensation de manquer de temps ? Pour avoir constamment le sentiment d'être pris dans une course contre la montre, encore faut-il avoir une montre. Au Moyen-Âge, les habitants des villes et villages étaient avertis du passage des heures par la sonnerie des clochers. En même temps qu'ils appelaient à la prière, rythmer la journée. Les paysans observaient la position du soleil, ce qui suffisait à organiser leur journée. La journée de travail était alors définie par le lever et le coucher du soleil, la durée d'une journée variée en fonction de la saison. Depuis l'industrialisation et la diffusion de l'horloge, des montres et enfin du smartphone, qu'est-ce qui apparaît en premier, qui saute aux yeux ? L'affichage de l'heure. L'horaire est désormais une donnée qui nous accompagne de façon constante tout au long de la journée. Et alors, un processus s'est enclenché et nous avons pris le départ d'une course dangereuse dans laquelle le temps est devenu complètement séparé de l'espace et des activités. Il est devenu une entité en soi. qui désormais régit nos vides occidentaux. Ainsi, le temps est devenu une valeur et un principe prépondérant dans nos vies, alors qu'il ne l'était pas nécessairement à d'autres périodes de l'histoire et dans d'autres sociétés. Avec l'horloge, on s'est inventé un système de contraintes, dont nous sommes aujourd'hui prisonniers. L'accélération sans le sens, La croissance sans les perspectives d'avenir, la performance sans l'espoir d'amélioration, voilà qui font de notre rapport au temps une problématique, source de stress pour beaucoup d'entre nous. Et si on jetait nos montres et qu'on ralentissait ? Aujourd'hui, je terminerai sur ce poème de Michler qui pourrait nous inspirer. Je ne te souhaite pas un simple cadeau, mais quelque chose de bien plus précieux. Quelque chose que tant de gens recherchent sans jamais le trouver. Je te souhaite du temps. Du temps pour rire, pour t'émerveiller, pour te perdre dans la douceur de l'instant. Si tu sais l'apprivoiser, il t'offrira bien plus que tu ne l'imagines. Je te souhaite du temps pour créer, pour rêver et réfléchir, pas seulement pour toi, mais aussi pour ceux que tu aimes. Je te souhaite du temps, non pas pour courir après, mais pour ralentir, pour te poser là où ton cœur se sent en paix. Je te souhaite du temps. Non pas pour qu'il s'efface au fil des heures, mais pour qu'il te reste, pour que tu puisses t'arrêter et contempler le monde, pour que tu prennes le temps d'avoir confiance, non pas en l'aiguille d'une montre, mais en la vie elle-même. Je te souhaite du temps pour effleurer les étoiles, pour grandir non pas seulement en âge, mais en force, en tendresse, en toi. Je te souhaite du temps pour espérer encore, même lorsque tout semble vaciller, du temps pour aimer, car il n'y a pas de plus belle manière de le vivre. Je te souhaite du temps pour faire la paix avec le passé, pour ouvrir les bras à ce qui vient, et pour pardonner à toi-même comme aux autres. Je te souhaite de recevoir le temps comme on reçoit un trésor. de le savourer, non pas comme une chose à posséder, mais comme un souffle à embrasser. Je te souhaite du temps pour vivre pleinement, intensément, librement. Je te souhaite du temps pour ta vie et pour la vie. Si ce podcast résonne en vous, je vous remercie de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur... Facebook, YouTube et Instagram. Et je vous dis à très vite.
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Et si la plus belle des rencontres était celle avec soi même?
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Avez-vous déjà réfléchi à la destination du voyage de vos rêves ? Moi, j'y ai déjà pensé, et pour être bien, ici et maintenant, je vous propose de plonger au plus profond de soi-même. Bienvenue dans le podcast Tendre une main pour soi, vous êtes avec Alice Boy, embarquement immédiat, porte numéro 44, Hall A. Récemment, j'ai visionné une vidéo que tout le monde devrait voir. Satan tente de détourner les humains de leur âme, de leur foi et de leur intériorité. Et voici ce qu'il préconise. Voler leur temps aux hommes, afin qu'il n'ait pas le temps d'avoir une relation intime avec le Christ. Garder les occupés dans les choses non essentielles de la vie. et inventer de multiples plans pour occuper leurs esprits. Tentez-les à dépenser et emprunter. Vous devez convaincre les jeunes épouses qu'elles doivent travailler et que les maris doivent travailler six jours par semaine pendant dix heures par jour afin qu'ils puissent se permettre leur train de vie. Empêchez-leur de passer du temps avec leurs enfants, tandis que leurs familles se disloqueront. Bientôt, leurs maisons n'offriront aucun échappatoire à la pression du travail. Surstimulez leur esprit afin qu'ils ne puissent pas entendre cette petite voix calme. Incitez-les à écouter la radio pendant qu'ils conduisent. Faites qu'ils gardent la télé, la vidéo ou leur téléphone constamment allumés dans les maisons. Assurez-vous que tous les restaurants et magasins dans le monde diffusent constamment de la musique. Cela va brouiller leurs esprits et briser leur union avec le Christ. Remplissez leur esprit d'informations et de météo 24 heures par jour. Envahissez leur temps dans la voiture avec des panneaux d'affichage lumineux. Inondez leur boîte mail et leur boîte à lettres d'immondices et de courriers indésirables pour les faire chuter. Même en vacances, laissez-les être excessifs. Faites-les revenir de leur congé épuisés, inquiets et non préparés pour la semaine suivante. Ne les laissez pas aller dans la nature. Envoyez-les plutôt dans les parcs d'attractions, les événements sportifs, les concerts, les cinémas et les centres commerciaux. Et quand ils se rencontreront pour une communion spirituelle, ne les laissez pas parler de quoi que ce soit de profond. ou de ce qu'ils affrontent, découragez-les d'aimer sa présence quand ils sont ensemble. À sa place, faites qu'ils craignent de s'ouvrir et remplissez leur temps de bavardages futiles, de rires frivoles et de potins, afin qu'ils partent avec des consciences troublées et des émotions perturbées. Cette scène, prétendument imaginaire, m'a interpellée. Car elle résonne de façon troublante avec notre époque. Le plan semble se dérouler à merveille. Dans la vie quotidienne, les deux choses que l'on dit le plus souvent aux enfants, c'est « dépêche-toi et attends » . On connaît tous cette sensation de courir après le temps, de ne pas bien arriver à l'organiser ou le répartir. Spontanément, les minutes et les heures nous filent entre les doigts. Et notre rythme de vie ne cesse de s'accélérer. Contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, les innovations techniques n'ont pas vraiment permis de nous dégager plus de temps libre. Et nous avons toujours la sensation de manquer de temps. Ainsi, nous pouvons tout faire beaucoup plus vite qu'auparavant, puisque les inventions servent à gagner du temps. Le sèche-cheveux permet de sécher plus vite. Le grille-pain de griller le pain plus vite. Souvenez-vous, la marque d'électroménager Philips avait pour slogan publicitaire « Philips, le temps de vivre » et cette promesse s'est envolée. Nous changeons de lieu de résidence, de partenaire, de métier. Ce n'est plus un monde immuable. Nous essayons de vivre plus vite, d'agir plus vite et notre rythme de vie s'accélère. Nous aspirons à vivre plus d'expérience dans un laps de temps plus réduit. Dès que quelque chose nous ennuie, nous dégainons notre smartphone. Cette accélération est d'une certaine façon une réponse à la mort. Même si des gens croient encore en une vie après la mort, on n'est sûr de rien. Et de là, n'est l'idée qu'avant de mourir, il faut à tout prix jouir de la vie. Ainsi, la qualité d'une vie... se mesurerait par la somme des choses que nous aurions réalisées. Nous voulons voir le plus de choses possibles, réaliser nos souhaits autant que possible, et malheureusement, la mort nous empêche de profiter pleinement du monde. La promesse est « vivez vite et intensément » . D'une certaine manière, notre culture de l'accélération est une fuite panique devant la mort. Et il faut absolument rentabiliser notre temps libre. Et d'un autre côté, on a peur de perdre la compétition si on se repose ou si l'on paraisse. Globalement, l'accélération technique est plus ressentie, non comme une force libératrice, mais plutôt comme une pression asservissante, source d'aliénation. Les gens achètent de plus en plus de choses qu'ils utilisent de moins en moins. Le manque de temps nous empêche de tisser de vraies relations, aussi bien avec nos objets qu'avec nos amis. Nous vivons dans une société d'optimisation et nous mesurons tous les paramètres de la vie. Le nombre de pas qu'on fait, notre poids, notre tension. Notre société est basée sur le désir de contrôler le monde qui nous entoure. Mais dans les faits, Nous ne pouvons pas disposer du monde, ni le contrôler. Nous pensons tout avoir avec nos smartphones et le numérique, des amis à portée de clic, pouvoir régler la température, l'éclairage, le volume. Mais quand la batterie est à plat, ou qu'Internet tombe en panne, nous sommes tous démunis et certains ne pourraient peut-être même pas déverrouiller leur porte d'entrée. Notre sentiment de toute... puissance nous a rendus impuissants et le monde devient de moins en moins disponible. Le sentiment de pouvoir disposer de toutes choses immédiatement, sans pouvoir attendre, est donc complètement illusoire. Il n'empêche que cette volonté de contrôle nous aliénent, nous empêche de vivre des expériences de résonance, d'être surpris par la neige au réveil parce que La résonance, c'est comme l'endormissement. Plus on cherche à la contrôler, plus elle nous échappe. Cette résonance n'est pas une chose qui s'achète. Quand on réserve un safari pour découvrir des animaux, on ne peut pas acheter un lien avec un lion. On peut acheter un voyage. La résonance est indisponible, je ne peux pas la forcer. Il est important de ne pas maîtriser le temps, mais de vivre l'instant présent. Quand on se laisse transporter par le moment, on peut savourer l'art de laisser aller les choses, de renoncer et enfin de lâcher prise. Les enfants sont des pros de la résonance, ils s'immergent complètement dans l'instant présent. On peut tous se demander quels ont été les moments forts de nos vies. Quand me suis-je vraiment sentie heureux ? Eh bien, à chaque fois, c'est dans des situations sur lesquelles nous n'avions pas un contrôle total. À force de gagner du temps grâce à des systèmes de transport, de communication toujours plus performants, on finit par en manquer pour entrer en relation avec les autres, raisonner, être heureux. Aujourd'hui, on se déplace plus vite. On a accès à plus d'informations, on produit et on consomme plus vite qu'avant. Alors pourquoi a-t-on cette sensation de manquer de temps ? Pour avoir constamment le sentiment d'être pris dans une course contre la montre, encore faut-il avoir une montre. Au Moyen-Âge, les habitants des villes et villages étaient avertis du passage des heures par la sonnerie des clochers. En même temps qu'ils appelaient à la prière, rythmer la journée. Les paysans observaient la position du soleil, ce qui suffisait à organiser leur journée. La journée de travail était alors définie par le lever et le coucher du soleil, la durée d'une journée variée en fonction de la saison. Depuis l'industrialisation et la diffusion de l'horloge, des montres et enfin du smartphone, qu'est-ce qui apparaît en premier, qui saute aux yeux ? L'affichage de l'heure. L'horaire est désormais une donnée qui nous accompagne de façon constante tout au long de la journée. Et alors, un processus s'est enclenché et nous avons pris le départ d'une course dangereuse dans laquelle le temps est devenu complètement séparé de l'espace et des activités. Il est devenu une entité en soi. qui désormais régit nos vides occidentaux. Ainsi, le temps est devenu une valeur et un principe prépondérant dans nos vies, alors qu'il ne l'était pas nécessairement à d'autres périodes de l'histoire et dans d'autres sociétés. Avec l'horloge, on s'est inventé un système de contraintes, dont nous sommes aujourd'hui prisonniers. L'accélération sans le sens, La croissance sans les perspectives d'avenir, la performance sans l'espoir d'amélioration, voilà qui font de notre rapport au temps une problématique, source de stress pour beaucoup d'entre nous. Et si on jetait nos montres et qu'on ralentissait ? Aujourd'hui, je terminerai sur ce poème de Michler qui pourrait nous inspirer. Je ne te souhaite pas un simple cadeau, mais quelque chose de bien plus précieux. Quelque chose que tant de gens recherchent sans jamais le trouver. Je te souhaite du temps. Du temps pour rire, pour t'émerveiller, pour te perdre dans la douceur de l'instant. Si tu sais l'apprivoiser, il t'offrira bien plus que tu ne l'imagines. Je te souhaite du temps pour créer, pour rêver et réfléchir, pas seulement pour toi, mais aussi pour ceux que tu aimes. Je te souhaite du temps, non pas pour courir après, mais pour ralentir, pour te poser là où ton cœur se sent en paix. Je te souhaite du temps. Non pas pour qu'il s'efface au fil des heures, mais pour qu'il te reste, pour que tu puisses t'arrêter et contempler le monde, pour que tu prennes le temps d'avoir confiance, non pas en l'aiguille d'une montre, mais en la vie elle-même. Je te souhaite du temps pour effleurer les étoiles, pour grandir non pas seulement en âge, mais en force, en tendresse, en toi. Je te souhaite du temps pour espérer encore, même lorsque tout semble vaciller, du temps pour aimer, car il n'y a pas de plus belle manière de le vivre. Je te souhaite du temps pour faire la paix avec le passé, pour ouvrir les bras à ce qui vient, et pour pardonner à toi-même comme aux autres. Je te souhaite de recevoir le temps comme on reçoit un trésor. de le savourer, non pas comme une chose à posséder, mais comme un souffle à embrasser. Je te souhaite du temps pour vivre pleinement, intensément, librement. Je te souhaite du temps pour ta vie et pour la vie. Si ce podcast résonne en vous, je vous remercie de le partager pour qu'il voyage le plus loin possible. Vous pouvez me retrouver sur... Facebook, YouTube et Instagram. Et je vous dis à très vite.
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