Description
Depuis le début des années 1980, le courant féministe majoritaire s’est adossé de plus en plus à l’État et ses institutions -la police, la justice, et la prison-, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Quittant résolument ses positions révolutionnaires, il fait le choix d’un féminisme autoritaire et punitif, loin de la mise en cause des structures du patriarcat et du capitalisme, culminant avec le mouvement #MeToo et l’affaire Pélicot !
Comment en est-il arrivé à promouvoir seulement l’image de la femme victime ? Et en parallèle, à proposer une réponse toujours plus répressive et sécuritaire ? Cette réponse a-t-elle résolu la question des violences sexistes et sexuelles ? Qu’en est-il, aujourd’hui, de l’émancipation, voire de l’abolition, combat féministe historique ?
Elsa Deck Marsault a cofondé Fracas, collectif queer et féministe d’entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire. Elle est l’autrice de Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes (La fabrique, 2023).
Elle enfonce le clou, toujours aux éditions La fabrique, avec un nouvel essai : La violence en spectacle : Féminisme, État punitif et figure de la victime.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
