- Speaker #0
Alors moi je suis très dure avec les boîtes de l'impact, parce que moi je dis faire de l'impact c'est bien mais il faut faire de l'argent avant. Moi quand on me dit, toi c'est quoi ton ROI ? Moi mon ROI c'est que tu vas mieux dormir la nuit. Il faut savoir que tu ne peux pas prospecter, donc il faut attendre que les gens viennent. Quand je dis les groupes privés c'est intéressant, ce que moi j'appelle, pas que moi, le dark social, c'est de plus en plus important et ça va être important pour de plus en plus de marques. Il y a des dirigeants qui me contactent par amusateur, il y a des dirigeants qui me contactent parce qu'ils me mettent sur LinkedIn. Et puis, il y a des dirigeants qui me contactent parce qu'un autre dirigeant leur a dit, il faut que tu appelles Laura.
- Speaker #1
Salut Laura.
- Speaker #0
Salut Marc-Antoine.
- Speaker #1
Ravi de te recevoir dans The Impact Earth. Laura, tu es Sparring Partner. Alors, quand j'ai compris ce que tu faisais exactement, je me suis dit que tous les entrepreneurs devraient avoir quelqu'un comme toi à leur côté. Et du coup, pourrais-tu déjà commencer par te présenter et me dire c'est quoi concrètement un Sparring Partner ?
- Speaker #0
Alors d'abord, merci. Moi aussi, je suis d'accord avec toi que tous les dirigeants devraient avoir un Sparring Partner à leur côté. Je pense que c'est le métier de l'accompagnement qui manque aujourd'hui, en particulier en France, même si c'est des choses qui se développent le plus aux États-Unis. Le Sparring Partner, c'est la caisse de résonance du dirigeant. C'est la personne avec qui le dirigeant va pouvoir échanger de façon totalement, évidemment, confidentielle, mais en étant lui-même, puisque c'est... ni l'associé, ni l'investisseur, ni le collaborateur, ni la famille proche qui parfois s'inquiète quand on a des doutes, etc. Donc c'est la personne avec qui il va pouvoir échanger tous ses doutes et qui va l'aider à atterrir sur ses décisions et à ensuite évidemment les mettre en œuvre de la façon la plus efficace possible. Donc c'est ni pro ni perso, on n'est pas dans du coaching de développement perso que, on n'est pas que dans du business non plus, même si parfois évidemment, et c'est là que l'expertise et l'expérience d'un sparring partner ou d'un sidekick, on pourra aussi parler de sidekick qui est maintenant une nouvelle forme aussi de sparring partner qui se développe. C'est vraiment tout ce qui va… Tous les sujets en fait sont abordables, mais on est là pour que lui ou elle prenne ses décisions. On n'est pas là pour lui dire forcément quoi faire, mais on va l'aider à accoucher de la bonne décision en éclairant différemment tout ce qu'il va nous dire.
- Speaker #1
Donc c'est un métier. qui s'adresse exclusivement aux dirigeants et qui vient de l'extérieur de la boîte. C'est-à-dire, on y passe par une partenaire en étant employé. Et donc, c'est une posture un peu comme un coach, un consultant.
- Speaker #0
C'est une posture, tu as complètement raison. C'est vraiment extérieur de la boîte. Le regard extérieur est extrêmement important. Et le fait, comme je disais, c'est ni l'associé, ni l'investisseur, ni la famille. C'est aussi quelqu'un qui n'a pas de billes, si tu veux, dans l'entreprise. Ça aussi, c'est important. Il n'y a pas de part, il n'y a pas d'impact, il n'y a pas d'agenda caché consciemment ou parfois inconsciemment.
- Speaker #1
Pas d'intéressement, de conflit d'intérêt.
- Speaker #0
Voilà, il n'y a aucun conflit d'intérêt possible. Ça aussi, c'est très important. Et alors, oui, il y a des gens qui disent que ça se compare au coaching. Alors déjà, on parle business, ce qui n'est pas le cas des coachs en développement salaire. On va parler aussi de sujets de type sur, de type… On va dire pattern, en fait, tu vois, répéter, de comportements répétés du dirigeant sur lesquels il faut se poser des questions, etc. Donc, on va aussi aller un petit peu sur le coaching, mais pas que. Et côté consultant, le consultant, c'est celui qui va dire, voilà, les sides, vas-y, fais ça, quoi. Ou alors, qui va être dans l'opérationnel de faire pour le dirigeant. Et c'est ni l'un ni l'autre, en fait. C'est vraiment l'échange avec le dirigeant qui va créer, en fait, d'abord, qui va faire émerger les bonnes problématiques, parce qu'un consultant, souvent, tu l'appelles en disant, j'ai besoin de faire ça. Moi, quand tu m'appelles en disant, par exemple, on m'appelle souvent en disant « j'ai besoin de revoir mon pricing » . Parce que le pricing est un des sujets que je maîtrise particulièrement bien en opérationnel. Et en fait, dans 80% des cas, le problème ne vient pas du pricing. Moi, je ne vais jamais te dire « oui, bien sûr, voilà mon devis pour le pricing » . Jamais. C'est ce qu'un consultant va faire. Moi, je vais te dire « ok, pourquoi tu penses que tu as un problème de pricing ? »
- Speaker #1
Tu vas à la source.
- Speaker #0
Et je vais à la source. Et en fait, c'est souvent qu'un symptôme. En fait, le problème vient d'un produit mal positionné. d'une cible mal identifiée, d'un commercial pas à la hauteur. Il peut venir de plein de raisons. Et c'est rarement un problème de pricing. Et souvent, d'ailleurs, il y en a qui me disent qu'il faut que je réduise parce que je ne vends pas et on finit par augmenter le prix. Et ça se vend mieux. Donc ça, c'est un truc qu'un consultant va assez peu faire. Il y en a qui le font. Il y en a qui sont très bien et qui ne vont effectivement pas vendre pour vendre. Ils vont quand même vérifier qu'il y a le besoin. est là. Mais nous, on va vraiment aller remonter. et moi j'ai une de mes clientes qui m'appelle l'ostéopathe. Elle m'a appelée d'ailleurs pour un problème de pricing, je suis restée trois ans. à l'accompagner et on n'a jamais changé le pricing. Elle lâche pas avec moi. Donc voilà, elle m'a dit je suis venue pour un problème au genou, tu m'as fait craquer les cervicales.
- Speaker #1
Donc en fait, ça mélange un petit peu du coaching mais en même temps vraiment un head of business ou quelqu'un qui vraiment qui est expert en business, qui va pouvoir vraiment conseiller. Donc toi tu parles de pricing mais aussi peut-être tu nous en parleras plus tard mais peut-être de stratégie go to market.
- Speaker #0
etc vraiment un accompagnement business aussi sur la stratégie sur la stratégie sur la stratégie business ça peut être de la diversification sur de l'internationalisation ça peut être évidemment sur deux des offres toute la partie vraiment construction ou pruning on enlève des offres moi je suis grande défendresse de la simplification on a beaucoup de choses beaucoup trop compliqué et ça peut être sur évidemment tout ce que tu as dit le go to market et donc du coup ça va évidemment avoir des impacts et c'est pour ça que quand tu me disais mais c'est pour les dirigeants, oui c'est vraiment pour les dirigeants c'est pour des gens qui peuvent faire des changements qui ont les mains libres pour opérer les changements parce qu'en fait quand tu vas échanger avec le dirigeant pour affiner sa stratégie go to market par exemple tu peux te rendre compte que tu as besoin de compétences que tu n'avais pas dans l'équipe tu as besoin de réorganiser les choses, tu as besoin d'un nouvel outil pour déployer cette stratégie. Donc en fait, ces besoins-là, pour pouvoir les mettre en œuvre, il faut vraiment que ce soit le dirigeant qui a les mains libres pour dire maintenant on va changer l'organisation. Alors souvent, il en parle avec son comèque, son codire, selon comment il est organisé, mais on est vraiment sur des gens qui doivent avoir de l'impact, parce qu'en fait, c'est le but de bousculer ces dirigeants, parce qu'on les bouscule quand même pas mal. parce qu'on leur dit des choses, on leur pose des questions auxquelles ils n'ont pas forcément envie de répondre, on leur donne des regards, des prismes de vision un peu différents, c'est quand même que le business cartonne. Parce que moi, c'est une de mes convictions profondes et une de celles que je partage avec Sidekick, dont je pense qu'on reparlera, c'est que le facteur limitant de la croissance d'une entreprise, c'est le dirigeant ou la dirigeante.
- Speaker #1
C'est clair. Et on est sa propre limite, en fait, très souvent. Et donc, tu parles de Sidekick. comme si c'était un autre métier, une autre approche du sparring partnership. Est-ce qu'il y a une différence entre sparring partner et Sidekick ?
- Speaker #0
Alors, en fait, on s'est trouvé avec Sidekick. Donc, Sidekick, c'est un collectif d'indépendants qui a été monté par quatre cofondateurs. Et quand ils sont sortis du bois pour accompagner les dirigeants de la même façon, ni coach ni consultant, mais en fait, et coach et consultant, c'est tout. C'est plutôt comme ça qu'on le définit. Et Sidekick, dès qu'ils sont sortis du bois en fin 2023, moi, je ne les connaissais pas. Il y a une cinquantaine de personnes sur LinkedIn qui m'ont envoyé le message d'Yvan Ouibaud, que je salue, qui disait qu'il lançait Sidekick avec ses trois cofondateurs. Et en fait, on a vraiment la même vision de comment est-ce qu'on accompagne les dirigeants. Ce que m'a apporté Sidekick, et c'est pour ça que pour moi, il y a des clients que j'accompagne en sparring partner et des clients plus en sidekicking. C'est vraiment des outils partagés. On a tous été formés, en fait, tous les sidekicks. On est maintenant une vingtaine à vraiment des outils spécifiques qui sont autour de l'alignement, autour de l'élan vital, etc. Et puis, il y a des dirigeants qui sont prêts à vraiment être sidekickés. Il y en a d'autres qui, en fait, viennent me voir en me disant « Non, mais on va bosser sur un truc. On va bosser que sur ce truc-là, la structuration commerciale, si c'est le cas. » je ne peux pas trop les emmener du côté de la méthode de sidekick. Donc, je commence en sparring partner puisque ça reste une méthode aussi d'interaction avec le dirigeant. C'est-à-dire que ça reste une méthode où je ne tiens pas le stylo. Ça, c'est très important. C'est-à-dire que le changement, il ne s'opère… Le consultant, il va rédiger pour le dirigeant. Il va écrire les slides, il va même parfois piloter de façon opérationnelle des choses. Mais quand il s'en va, le dirigeant, parfois, s'il a fait des slides, il peut le mettre dans un tiroir. Enfin, voilà. Donc, c'est… Moi, je... à dessein, et puis aussi parce que je pense que j'ai passé l'âge de faire de l'opérationnel, je ne tiens pas le stylo. C'est-à-dire que quand je dis à un dirigeant, là, il faudrait faire la power map de tes plus grands comptes, et je lui donne la trame de ce que c'est que, comment est-ce qu'il doit ranger ses comptes. Donc déjà, la session d'après, c'est lui qui a rempli avec ses commerciaux tous les comptes, etc. Ce qui permet aussi un onboarding de l'équipe. et ensuite la part dans le map à la session d'après, mais c'est lui qui travaille. Moi, j'échange avec lui sur le comment, je relis, je pose des questions, je challenge, j'apporte de la méthode évidemment pour le faire, mais je ne le fais pas. Et ça, c'est extrêmement important dans les deux méthodes, Psychic et Sparring Partner. Mais Sparring Partner, je peux rentrer par un sujet comme ça et c'est ensuite seulement après. Là d'ailleurs… Je prends cet exemple-là parce que j'ai un dirigeant que j'accompagne depuis 4-5 mois. On a été au bout de ce que lui était quand même un vrai sujet. Et même après les questions que j'ai posées, c'était un vrai sujet, sa structuration commerciale. Il avait raison. On a aussi un peu abordé d'autres sujets, mais on est resté quand même autour de son go-to-market. Et maintenant qu'on a craqué ça, j'ai identifié d'autres choses. Et potentiellement, on va repartir vraiment en story-parking de la posture du dirigeant plus tard. mais c'est Là, je ne peux pas démarrer par un sidekicking qui est quand même une approche qui tout de suite est vraiment sûre. On va bousculer les leaders pour maximiser l'impact sur leur business. Donc après, c'est pour ça aussi qu'on a un collectif d'indépendance et qu'on fait des deux.
- Speaker #1
Le sparring partner, en fait, c'est une approche plus douce, si on peut dire.
- Speaker #0
Mes clients en sparring partner, je ne suis pas sûre qu'ils disent que je sois douce. On m'a même parlé de brutalité bienveillante. Non, non,
- Speaker #1
c'est pas...
- Speaker #0
C'est que c'est parfois plus... C'est parfois plus précis au niveau du business. On va parfois travailler qu'un seul sujet, alors que le sidekicking, non. Et puis le sidekicking aussi, on va parfois travailler à l'échelle de l'organisation. C'est toujours évidemment apporté par le leader, mais on peut aussi travailler à l'échelle de l'organisation. Et on peut travailler du coup en groupe, si tu veux. Par exemple, quand il y a plusieurs associés qui ne veulent pas forcément avoir le même sidekick, moi, ça m'arrive d'accompagner des associés ensemble et ou séparément. moi-même, que le bon niveau de confiance et de confidentialité qui va bien. Mais parfois, il y a des associés ou des associés qui disent « Nous, on est accompagnés par un sidekick, mais on veut quelqu'un qui accompagne nos 4-5 direct reports. » Là aussi, on peut se compléter les uns les autres. Avec sidekick, on peut aussi monter à l'échelle de l'organisation, ce qui est très intéressant.
- Speaker #1
Et donc, tu parles d'organisation en majorité. Aujourd'hui, tu accompagnes Merci. Des grosses boîtes, des PME, des startups, des solopreneurs ?
- Speaker #0
Moi, j'accompagne du gros solopreneur. Je dis gros parce qu'il faut quand même faire un certain chiffre d'affaires. Pas des solopreneurs qui se lancent, évidemment.
- Speaker #1
À six chiffres.
- Speaker #0
Voilà, des solopreneurs à six chiffres. Jusqu'à des dirigeantes de PME de 200 personnes.
- Speaker #1
D'accord, OK.
- Speaker #0
Entre 40 et 80 millions d'euros de chiffre d'affaires. Tu vois, ce serait là. Moi, je ne fais pas les grands groupes parce que ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas. Parce que dans les grands groupes, tu ne vas pas parler au tout, tout, tout, tout, tout, tout du dirigeant. Et même les patrons de business unit, etc., en fait, ils ont d'autres problématiques qui sont des vraies problématiques. Mais que moi, je n'ai pas… Je pense qu'il y a des coachs ou des sidekicks qui font ça très bien. Moi, ce n'est pas ce que je fais de mieux, ce n'est pas ce qui m'éclate, en fait. Et je trouve que c'est important. On est dans un… Enfin, moi, mon métier, la façon dont je le pratique, et c'est aussi une des raisons pour lesquelles être dans le collectif de sidekicks, c'est intéressant, c'est que il faut qu'il y ait un filtre humain. Il faut qu'il y ait un fit humain évidemment avec la personne qu'on accompagne, et il faut qu'il y ait un intérêt. Il faut qu'il y ait... Moi, il y a des secteurs qui... Alors, les secteurs dont ça m'intéresse plutôt. Moi, il y a vraiment des tailles où ça ne m'intéresse pas en fait d'y aller. Ça ne m'amuse pas, ça ne m'intéresse pas. Et en revanche, si j'ai un besoin qui arrive, dans les sidekicks, il y a des gens qui adorent le faire. Donc c'est là aussi que c'est hyper intéressant, qu'on est hyper complémentaires, et puis parfois aussi, tu vois, il y en a où ça m'intéresse de le faire, mais il y a le N plus 1 qui se dit non mais en fait moi aussi je me ferais bien accompagner Ah oui, mais là, je ne peux pas. Tu vois, il y a des questions de type aussi qui fait que c'est intéressant d'être plusieurs. Donc, Sidekick, on fait des beaucoup plus grosses boîtes. Et moi, avec Sidekick, j'accompagne des plus grosses boîtes, mais pas en Starlink Partner en direct. En direct, moi, mon seul client grand compte, c'est pour mes conférences.
- Speaker #1
D'accord, OK. Donc, on va voir après la différence solopreneur versus startup, PME. Mais du coup, c'est un métier qui est assez dingue. fait... Avant ça, j'étais CMO de startup et je me dis qu'il aurait fallu qu'on ait un sparring partner. Mais du coup, aujourd'hui, comment tu deviens sparring partner ? Comment quelqu'un peut devenir sparring partner ? Est-ce qu'il y a une feuille de route ?
- Speaker #0
Déjà, je vais faire de l'agisme. Du haut de mes 52 ans, j'ai le droit. Ce n'est pas un truc que tu fais en sortant de l'école. Déjà, il faut arrêter. J'en ai plein qui me contactent sur LinkedIn, qui ont 24 ans. Oui je trouve ça hyper intéressant comme métier de sparring partner. Ouais, la base de ce que j'apporte, c'est pas ce que j'ai lu dans les livres, j'ai lu beaucoup de livres, c'est ce que j'ai vécu en fait. C'est toute l'expérience. Et ça, cette expérience-là, elle se construit qu'avec le temps. Il y a des choses qu'on ne peut pas accélérer, même si la valeur n'attend pas le nombre des années, etc. Je suis la première à dire ça, j'ai mon bac à 16 ans, donc c'est pas que je dis qu'un jeune ne peut pas être intelligent. C'est que tu ne peux pas te créer une expérience accélérée en fait. Donc déjà, je pense qu'il faut avoir un peu de bouteille. Je pense que c'est un métier où il faut avoir minimum 10 à 15 ans d'expérience. Moi, je l'ai fait après 20 ans, mais c'est peut-être beaucoup 20 ans. Et il faut avoir une expérience variée. Toi,
- Speaker #1
justement, c'est quoi ? Comment tu en es arrivé là ?
- Speaker #0
Alors moi, j'en suis arrivé là parce que je ne voulais pas quitter Bordeaux et qu'il n'y avait pas de job. Donc j'ai inventé ce job-là pour m'occuper au départ parce qu'une startup que je mentorais bénévolement m'a dit « Mais là, tu fais trop de choses pour nous, il faudrait qu'on te paye. » J'ai commencé comme ça. Mais une des raisons pour lesquelles ça se passait bien, c'est que justement, je suis passée par le grand groupe, le TI, la PME, la start-up. J'avais bossé dans tous ces environnements différents, j'avais bossé dans plein de secteurs différents. Après, je ne dis pas qu'on ne peut pas être Sparring Partner dans un secteur, par exemple. Mais moi, je trouve que c'est dangereux, parce que le Sparring Partner spécialiste d'un secteur, il n'aura pas tous les autres secteurs sur lesquels s'appuyer pour challenger. justement le statu quo, etc. Tu vois, moi, ma diversité sectorielle, c'est une vraie force. Je pense que tu peux être CMO part-time ou COO part-time, spécialiste d'un secteur, où là, vraiment, ça a du sens, parce que tu vas apporter toute ta connaissance métier, toute ta connaissance sectorielle, voire ton carnet d'adresses, parfois, voilà. En revanche, c'est pas un part-time, t'es censé te challenger. Donc, si t'apportes pas d'autres façons de faire, d'autres secteurs, que tu as vus dans ton expérience ou au quotidien, parce que moi, je n'ai pas qu'un client, je traite beaucoup de clients en même temps, en fait. Donc, j'ai beaucoup de cross-fertilisation, en fait, entre mes différents clients parce qu'il y a aussi des tendances de marché. Ça, c'est intéressant. Donc, je pense qu'il faut déjà avoir de l'expérience. Il faut être très curieux. Ça, c'est hyper important. Il faut être très curieux, il faut aimer les gens, il faut aimer interagir avec les gens, il faut aimer dire la vérité. Moi, je n'ai pas de problème parce que les gens ne m'aiment pas. Ça, tu vois, c'est une qualité ou un défaut d'ailleurs je sais pas mais en tout cas c'est un trait de personnalité que peu de gens ont. Les gens, ils ont envie qu'on les aime. Moi, je m'en fous que le dirigeant, il dise « Tu m'emmerdes, j'aime pas ce que tu me dis. » J'ai pas peur de dire des choses qu'ils ont pas envie d'entendre. Ça, chez les fruences, on n'est pas beaucoup, à savoir. On n'est pas beaucoup. Chez les indépendants, il y en a beaucoup qui me disent « Mais comment tu fais ? » Après, ils te prolongent pas. Ben, ils ne prolongent pas. Ils ne prolongent pas, c'est pas grave.
- Speaker #1
Mais c'est ce qu'il avait besoin d'entendre.
- Speaker #0
Mais c'est ce qu'il avait besoin de rendre. Et d'ailleurs, c'est très rare qu'il ne prolonge pas dans ces cas-là. C'est arrivé une fois. Ça m'est arrivé une fois. Il avait payé trois mois, je lui ai remboursé le dernier mois parce que ça ne le faisait pas. Mais c'est qu'en fait, ce n'était pas le bon moment pour lui. Ça ne lui sert à rien. Moi, si ça ne fait pas d'impact ce que je fais, je ne vois pas l'intérêt de le faire. C'est-à-dire qu'il faut quand même que ça serve à quelque chose. Donc, il faut de la curiosité. Il ne faut pas avoir peur de dire les choses difficiles à dire. Il faut rester à la pointe des tendances. Au-delà de la curiosité, il faut la mettre en œuvre dans de la veille permanente. Et puis, il faut savoir que tu ne peux pas prospecter. Donc, il faut être à l'aise avec « je ne peux pas avoir un système dont je sais de quoi demain sera fait » . Parce qu'en fait, tu ne peux pas taper sur l'épaule d'un dirigeant et dire, quel que ce soit le canal, « toi, tu as besoin d'un starting partner » . C'est comme si tu as attrapé une nana dans la rue, tu lui disais « toi, tu as besoin de maigrir » . C'est aussi violent. Donc, tu ne peux pas. Donc, il faut attendre que les gens viennent à toi. Et ça, pour beaucoup de gens, c'est très difficile, cette posture de… Tu peux mettre en œuvre des choses, tu peux jouer sur le réseau, tu peux prendre des cafés avec des gens, tu peux prendre des nouvelles pour animer tout ça, mais tu ne peux pas te dire, j'ai un funnel, tu vois ce que disent tous les coachs business sur LinkedIn, crée ton funnel, il faut que tu saches de quoi, oui, sur 99% des gens, ils ont raison.
- Speaker #1
et du coup comment est-ce que tu peux influencer justement ça, ce niveau d'éducation ou de conscience en fait du CEO, du dirigeant, qui se disent « j'ai besoin d'une personne comme Laura » . Oui,
- Speaker #0
tu peux. Déjà, il faut savoir que ça existe. Donc déjà, il faut faire beaucoup d'éducation sur le métier. Moi, je suis contente. J'ai pas mal d'amis qui m'ont dit, quand les sparring partners ont commencé à pulluler sur LinkedIn, qui m'ont dit « mais c'est toi qui as créé le nom » . Je me dis « mais je m'en fous, moi. Je m'en fous de la paternité du métier. » Ce qui compte, c'est que le nom... passe beaucoup et que des gens expliquent ce que c'est, alors ils n'expliquent pas tous de la même façon. Donc ça, c'est plus problématique, mais voilà. En tout cas, ça fait que le nom « Sparicpartan » n'est plus aussi étranger que la première fois que je l'ai posé, moi, il y a quelques années. Donc ça, c'est intéressant. Après, il faut surtout que les gens s'habituent à moi, à la personne qu'on est et au style qu'on a. Donc c'est pour ça que moi, je publie énormément, que je crée énormément de contenu, que j'ai ma newsletter pour aussi démontrer mon point de vue sur les choses. Moi j'ai une newsletter en plus qui est très particulière parce que j'ai fait un choix très rare. Je ne parle pas de mon expertise dans ma newsletter. Dans ma newsletter, je fais une curation de la semaine précédente, ce qui est une vraie galère parce que je ne peux pas la préparer avant. Je ne me suis pas aidée avec ça. Mais... qui montre que j'ai un point de vue sur tout ce qui se passe, sur tous les changements qui se passent, que je suis à la pointe de la tech et du business et de l'innovation, parce que c'est les trois sujets, je ne fais pas une éditeur sur la géopolitique, même s'il y a un petit peu de géopolitique dedans quand même de temps en temps, et avec mon humour, parce que c'est un style en fait, quand tu échanges avec un dirigeant, il faut qu'il soit prêt. Ça fit. Voilà, il faut que ça fit, donc c'est un premier filtre aussi. avec une femme de la semaine parce que je trouve qu'il n'y a personne qui met en avant une femme de la semaine et je l'ai fait avant que Charlie Perrault se mette à le faire dans les échos. Et voilà, donc il y a des dirigeants qui me contactent par un visiteur, il y a des dirigeants qui me contactent parce qu'ils me laissent sur LinkedIn et puis il y a des dirigeants qui me contactent parce qu'un autre dirigeant leur a dit il faut que tu appelles Laura. Et c'est là en fait le gros du truc, c'est la recommandation.
- Speaker #1
Je me permets d'interrompre cet épisode pour vous présenter la mission d'Erreur Spotcast. Je suis Marc-Antoine Boutaiteur. Après 10 ans dans l'impact en tant que CMO et cofondeur, je me suis rendu compte que le gros problème de l'impact, c'est qu'on ne sait pas le vendre. Parce qu'en 2025, on vend toujours des économies de CO2 et force est de constater que c'est pas ça qui convertit les clients. Avec ce podcast, je veux aider les entrepreneurs de l'impact à redevenir une priorité pour leurs clients en leur permettant de construire un marketing authentique qui attire et fait vibrer leur cible pour la convertir et lui faire adopter le progrès qu'il porte. Je reçois ici les craques que j'aurais aimé connaître il y a 10 ans. Le but, vous permettre de rendre votre progrès accessible aux plus grand nombre rapidement parce que ça urge. Chaque vendredi, je vous partage dans ma newsletter les techniques secrètes des impacteurs qui réussissent. Tu peux me soutenir en t'abonnant, en likant cet épisode si tu es sur YouTube, en laissant une note 5 étoiles si tu écoutes un podcast et en t'abonnant à ma newsletter, le lien en description de l'épisode. Allez, on y retourne. Donc en fait, ce que les dirigeants achètent, ce n'est pas un accompagnement, ce n'est pas un nom que soit coach par une partenaire. En fait, c'est ta vision en fait. C'est ta vision, ton regard.
- Speaker #0
Ouais. Ce qu'ils achètent, en fait, c'est savoir qu'il y en a une qui a signé avec moi en commençant juillet. C'était trop mignon. Elle m'a demandé l'autorisation. Mais elle a fait un post LinkedIn où elle dit « j'ai signé avec Laura parce que je sais que je vais me faire fouetter » . Donc, c'était un peu… Mais parce que… Ou après, elle détaille le côté justement… ou je vais lui dire les choses en face, je vais être la seule personne de son entourage à lui dire les yeux dans les yeux quand je ne suis pas d'accord avec elle, ce que les gens ne font plus aujourd'hui. Mais parce que quand tu es dirigeant, les gens sont plutôt d'accord avec toi, c'est humain. Oui, ils achètent ma crédibilité. C'est-à-dire que d'abord, il faut qu'ils soient convaincus que ce que je dis, ça vient d'un endroit où je suis légitime pour le dire. C'est-à-dire que quand je dis, sur ce truc-là, tu fais comme ça, parce que tu es sûr de toi, parce que je ne l'ai jamais vu fait comme ça, explique-moi ton raisonnement, parce que je ne vais jamais dire d'emblée, je vais d'abord chercher à comprendre. Donc déjà, ils achètent ma légitimité, ils ont confiance que je sais de quoi je parle. Ensuite, ils achètent mon style, ils sont OK pour se faire bousculer, il faut être énorme, mais bousculer quand même, ou en tout cas questionner, comme on ne les a pas questionnés depuis longtemps. Et ensuite, ils achètent aussi, et c'est ça le plus difficile, et c'est pour ça qu'on ne peut pas prospecter, ils achètent une obligation de moyens, mais pas de résultats. Et de nos jours, quand tu lis sur LinkedIn, tous les gens qui lisent avec moi, tu fais fois six sur ton CAC, etc. Moi, quand on me dit, toi, c'est quoi ton ROI ? Moi, mon ROI, c'est que tu vas mieux dormir la nuit. Il y aura un impact. Mais il y aura un impact business. Il y a toujours un impact business. Moi, je ne le chiffre pas. Parce qu'en plus, d'abord, il peut varier. Ça dépend vachement de ce que le dirigeant va mettre aussi comme effort dedans. Ça dépend beaucoup de lui. Moi, je n'ai pas une méthode toute faite. Genre, vas-y, suis mes dix étapes, et c'est bon, tu fais x6. Ceux qui la vendent, je ne sais pas comment ils font, parce que je ne pense pas que ça existe, mais bon, tant mieux pour eux si ça marche. Moi, ce n'est pas du tout ce que je promets. Moi, ce que je promets, c'est de la clarté dans la prise de décision, une assurance qu'une fois qu'ils l'ont prise, ils vont dérouler, parce que c'est souvent ça, c'est que voilà. Et d'être plus alignés avec eux-mêmes et avec leur business pour justement gagner en sommeil. Et forcément, à la fin, un dirigeant bien aligné, qui est clair sur ses décisions, dans la nuit, il va forcément mener son entreprise plus haut. C'est ma thématique. Mais je ne peux pas le promettre, je ne peux pas mettre un chiffre. Je ne peux pas dire combien de temps.
- Speaker #1
C'est ma source, en fait, du dirigeant, en fait. Tu fais un reset de tout ça. Enfin, ce n'est peut-être pas le bon mot.
- Speaker #0
Un reset, ça va un peu loin parce que…
- Speaker #1
Vraiment, ça aide beaucoup. Donc tu disais... Ce qu'ils achètent d'abord, c'est ta légitimité, ensuite ta vision. Ta légitimité, est-ce qu'aujourd'hui les personnes qui travaillent avec toi, qui arrivent par ta newsletter, est-ce qu'ils sont au courant ? Est-ce que ton parcours ? T'es 20 ans, t'es 20 ans et plus. Voilà, on n'en a pas parlé, mais tu as quand même pas mal bourlingué chez Orange. Tu as participé, tu as été l'une des mains fortes derrière le lancement du premier iPhone en France. Est-ce que tout ça, ce passé impressionnant, est-ce qu'il joue auprès des nouveaux clients que tu accompagnes aujourd'hui ? Ou est-ce que c'est juste ta légitimité de moins en moins ?
- Speaker #0
De moins en moins, Au début, de toute façon, mes premiers clients, c'était que mon réseau qui me connaissait. La première année, comme beaucoup d'indépendants, ma première année, quand tu es un indépendant, j'étais déjà senior, parce que j'avais 45 ans quand je me suis lancée indépendante, donc après plus de 20 ans, 22, 23 ans quand même en tant que salariée, c'est d'abord les gens qui ont bossé avec toi. Donc là, forcément, ils connaissent ton parcours, ils connaissent ta valeur, etc. Les deux, trois premières années, oui, c'est ancienne d'Orange, ancienne d'Aldébaran Robotics. Selon les secteurs aussi, tu vois, quand je pitchais, j'ai accompagné pas mal des salons. J'ai accompagné plusieurs salons. Je suis une ancienne de RIDE. Donc forcément, ça… Donc en fait, selon les secteurs, ça m'a apporté une légitimité sur « je vais comprendre ton secteur » , mais pas que, puisqu'encore une fois, je mettais en avant la diversité sectorielle qui allait apporter des idées nouvelles. Mais quand même, le fait que je sois passée par leur secteur, ils se disaient « elle va comprendre de quoi je parle » . Oui,
- Speaker #1
ça fait un pont.
- Speaker #0
Ça fait un pont, elle va comprendre de quoi je parle. Donc oui, les 2-3 premières années, oui. De moins en moins aujourd'hui, parce qu'en fait, les 3 sources majoritaires aujourd'hui, qui sont donc la newsletter, LinkedIn, et surtout les dirigeants qui me recommandent à leur réseau.
- Speaker #1
La recommandation.
- Speaker #0
La recommandation fait toute la légitimité. La recommandation d'un père, ça vaut 50 ans d'expérience.
- Speaker #1
C'est clair. Et du coup, forcément, c'est un conseil que n'importe qui peut appliquer. même quelqu'un qui n'a pas forcément une grosse expérience. Donc, penser à son réseau avant tout, et ensuite créer de la valeur pour son audience.
- Speaker #0
Exactement. Et ça, tu peux aussi créer de la valeur dans des groupes privés. Moi, j'ai mentionné, en mentionnant ces trois sources, je me suis dit qu'il y a une quatrième source qui est en train de monter pour moi, qui est sur l'année 2024 et 2025, qui est en train de devenir même une source très importante. C'est les groupes privés, les communautés privées. En fait, moi je suis très active dans pas mal de communautés privées, certaines sont payantes d'ailleurs. Et ces communautés privées, le fait d'être active et de participer, je n'ai jamais vendu ma sauce, jamais. Je n'ai jamais pitché quoi que ce soit, je n'ai jamais dit, on a un canal, présente-toi et donne ton litigne. Enfin, je veux dire, à part ça, je n'ai jamais vendu ma sauce. Et j'ai eu, je ne sais pas combien de clients, l'année dernière, je crois que mon plus gros client de 2024, il m'est arrivé comme ça. Quelqu'un qui m'a recommandé à ce client-là, ce n'est même pas un client qui était dans le canal. Là, j'ai encore eu hier, on enregistre aujourd'hui la veille de notre enregistrement. J'étais avec une boîte qui se lance. Les trois associés voulaient faire un atelier avec moi et j'espère que je vais les accompagner un petit moment. L'un des associés est dans un des groupes privés avec moi. Et il m'a appelé un jour en disant « J'adore comment est-ce que tu interagis, etc. » Du coup, j'ai regardé ton LinkedIn, j'ai regardé ce que tu fais, je crois qu'on a besoin de toi. Donc si tu veux, c'est eux qui font tout le travail ensuite de voir ce que je vends. Mais ça fait que moi, quand j'ai des appels, en fait, mon taux de conversion, il est énorme. Il n'est pas à 100%, parce qu'il y en a qui se… D'abord, qui ne m'avaient jamais parlé en direct, il y en a qui se méprennent sur les prix, etc. Donc il n'est pas à 100%, mais il est élevé. En fait, c'est un luxe, tu vois, quand je te disais, quand tu me demandais... qu'est-ce qu'il faut pour faire ce métier ? Et je te disais, il ne faut pas vendre en fait. Et donc ça, c'est un truc qui est hyper dur pour beaucoup. C'est que moi, je ne sais pas. Moi, il y a des gens qui m'appellent aujourd'hui qui sont abonnés à l'utilisateur depuis deux ans. J'ai plus de 2000 abonnés, donc je ne connais pas évidemment personnellement tous mes abonnés. Mais je ne sais pas qui ils sont. Ils n'ont jamais liké un de mes posts. On n'a jamais échangé. Mais eux, ils avançaient dans leurs convictions personnelles et tout. Les trucs dans les groupes privés, il faut donner avec générosité parce que tu ne sais pas ce qui va. Et puis, il faut donner toi, vraiment toi. Il ne faut jamais calculer, en fait. Quand je dis les groupes privés, c'est intéressant. Les communautés privées, ce que moi j'appelle, enfin, pas que moi, le dark social, c'est de plus en plus important et ça va être important pour de plus en plus de marques. Moi, il y a des marques à qui je conseille d'avoir une présence, donc d'avoir un individu qui va incarner la présence de la marque dans certains groupes privés. Parce qu'aujourd'hui, le niveau de conscience des consommateurs qui soit B2B ou B2C dans la pub, enfin tout ce qui arrive de façon algorithmique,
- Speaker #1
mainstream, si tu veux,
- Speaker #0
et mainstream, elle est en train de descendre vachement. Donc maintenant ils font confiance au bouche à oreille, de vrai, leur pote entrepreneur qui leur dit, qui dit en ce moment c'est dur, j'arrive pas à sortir la tête de l'eau et un qui dit maintenant moi j'ai le même problème que toi l'année dernière appelle le rat donc ça c'est voilà c'est gold les communautés privées où ils observent en fait ils observent et tu ne sais pas qui t'observe il ya des gens qui m'appellent de communautés privées je sais qu'ils sont dans mes Ce n'est pas des gens qui prennent la parole. La majorité silencieuse, c'est la même sur LinkedIn. Moi, ceux qui s'inscrivent sur LinkedIn pour qu'on fasse un premier call, ce n'est pas du tout des gens qui ont commenté mes posts. C'est ça. Ils ont même liké.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
il faut prendre le temps et donner, donner, donner, donner, donner et redonner encore avant de te dire, ça y est, ça commence à revenir. Et donc, il faut beaucoup de temps. Et moi, je pense que ça fait trois ans que vraiment je fais de la création de contenu. Et je pense que j'ai eu vraiment les premiers retours au bout de deux ans et demi.
- Speaker #1
Oui. Donc, c'est un investissement moyen-long terme. Aujourd'hui, tu dirais les gens, parce que tu parlais, 2000 abonnés sur ta newsletter, c'est pas non plus... Aujourd'hui, quelqu'un qui dit, moi, beaucoup de mes clients viennent de ma newsletter, on pourrait s'attendre qu'il ait 20 000, 30 000 abonnés. Il ne faut pas non plus avoir des millions de fans, être un hyper influenceur. Aujourd'hui, l'attraction client, ça te ramène des clients. est-ce que ça a Le fait de t'investir comme ça, de développer ta marque personnelle, de développer ton média, ça t'a ramené d'autres choses que des clients.
- Speaker #0
Oui, ça m'a ramené mon client grand compte. En fait, ça m'a permis de me diversifier. Parce que j'avais une cliente, enfin, j'ai appelé cliente, mais en fait, à l'époque, je la connaissais, on s'était croisé une fois sur un événement. La patronne de la poste Solution Business, on s'était croisé une fois sur un événement, elle avait bien aimé comment je parlais, parce que j'ai déjà animé l'événement. c'est la première fois que je faisais ça, et elle s'abonne à ma newsletter. Je la croise un an plus tard sur un salon, mais vraiment le truc de la sérendipité totale, le hasard, je n'aurais pas pu l'écrire dans un CRM, et donc je tombe nez à nez avec elle, et elle me dit « Ah c'est génial, je parlais de ta newsletter à mon directeur marketing, il faut que tu fasses des conférences pour nous » , elle me présente son directeur marketing, avec qui je travaille toujours aujourd'hui, ça fait trois ans, et donc on a conçu un cycle de conférences. En fait, pour les directions régionales de la Poste Solutions Business, le mois qui arrive, le mois de juin, j'en fais quatre, dans quatre villes différentes, mais ça fait trois ans. Donc, on a commencé, j'en ai fait deux la première année, j'en ai fait quatre ou cinq l'année dernière, et je suis déjà à cinq cette année, et on n'est qu'en milieu d'année, parce que ça marche bien, en fait, parce que les directions régionales, elles invitent en fait leurs clients, et je suis l'attraction, je suis l'intervenante qui va leur ouvrir les chakras sur autre chose, donc ils invitent des directeurs marketing, des CEOs. de PME régionales, donc je fais le tour de France en plus c'est chouette, je vais découvrir Caen, Dijon et Angers, j'ai jamais été à Caen, Dijon et Angers, donc c'est chouette, j'ai fait Toulouse, j'ai fait Marseille, j'ai pas fait Marseille, j'ai fait Nice, j'ai fait Lyon, j'ai fait Rouen, donc j'en ai fait plein et c'est très chouette et j'ai hâte, et ça c'est venu par la newsletter, ça ça me serait bien venu par juste la création de contenu sur LinkedIn. C'est vraiment cette veille où pour le pour cette personne qui m'a identifiée, j'étais la bonne personne pour parler des tendances. Et pour parler des tendances de ce qui arrive sur la partie business et tech à un public de non-initiés. Parce que tu vois, tu as beaucoup de gens qui font beaucoup de veille. Toi,
- Speaker #1
tu fais de la vulgarisation aussi.
- Speaker #0
Moi, en fait, je ne fais pas que des listes de liens. Je ne fais pas de la vulgarisation. Je parle quand même à des gens qui sont déjà dans ma mère, elle ne pourrait pas lire ma newsletter, par exemple. Je ne fais pas de la vulgarisation à ce point-là. Ça, je le fais. La vulgarisation pure, je la fais quand je suis interviewée sur TF1. C'est obligé de parler à leur cible. Mais dans ma newsletter, je ne le fais pas. En revanche, je vais relier des infos entre elles. Je vais donner vraiment un point de vue sur la veille. Ce n'est pas juste une liste de liens. Et donc, c'est ça qui fait que ça peut intéresser. Et c'est très clivant, ma newsletter. C'est-à-dire que ma newsletter, tu as des gens qui me disent « Moi, elle ne me convient pas, elle est trop dense, il y a trop de choses à lire. Moi, je veux du snack content. » c'est pas moi. Mais c'est pareil, je me traversis pas, en fait, parce que moi, je fais pas du snack content, moi, je fais pas du coaching business, je vais pas donner de nom, parce que ce serait pas gentil, mais qui va t'appliquer une liste de recettes, toute faite, que t'as l'impression que c'est, enfin, avec l'effet Barnum, tout le monde va se dire, mais oui, bien sûr, elle a compris, alors qu'en fait, elle a pas forcément compris. Elle dit la même chose à tout le monde, quoi, ça, c'est pas moi.
- Speaker #1
Et du coup ? Tu parlais donc les conférences, ça t'a ramené ça, et aussi ton média. Aujourd'hui, dans ton activité, dans ton CA en fin d'année, ça représente une grande part ou ça reste minime ?
- Speaker #0
Non, ce n'est pas minime, les conférences, ce n'est pas minime. Ce n'est pas 2%. Ma newsletter, la vente de ma newsletter, puisque j'ai un abonnement payant, c'est minime. Les conférences, ce n'est pas minime. Mais je cherche… c'est difficile à développer pas fait je passe là pour le coup tu peux prospecter un sur des conférences tu veux prospecter mais mon fait j'aime pas ça j'adore les faire les conférences je déteste prospecter donc donc je me dis que voilà et toi j'ai une copine qui l'a appris qui ont copié oui c'est une copine maintenant et qui s'est dit bah tiens tu fais des conférences et où je cherche un maîtresse de cérémonie pour un truc ben je suis devenu maîtresse de cérémonie tu vois ça fait aussi voilà ça va prendre petit à petit après l'avantagé c'est que ces deux clients Tu vois, ma maîtresse de cérémonie m'avait dit qu'on change tous les ans, puis là, je refais cette année. Donc, si ça leur plaît, ça va grossir aussi. Et puis, j'espère que oui, j'espère le développer. Mais je n'aimerais pas que ce soit 100% de mon temps. Tu vois, j'adore aussi mon métier de sparring partner. C'est deux choses complémentaires que j'aime bien faire.
- Speaker #1
Donc, ce qui est cool, c'est que ça a permis vraiment de se diversifier aussi, d'ajouter vraiment une nouvelle casquette. Ça donne aussi un bon souffle côté CA. Et aussi, ça donne une excitation. Ça stimule parce que ça te fait changer un petit peu. De temps en temps, tu n'es pas, je dirais, monotâche. Un sparring partner, il voit plein de sujets. Donc, tu fais aussi plusieurs choses et je pense que c'est stimulant aussi. C'est stimulant, ça nourrit ton activité et ton média aussi.
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, mon média nourrit mes conférences et mes conférences nourrissent mon média avec sachant qu'il y a quand même un truc sur mes conférences, c'est que moi, mes conférences tendances, évidemment, que je ne fais pas la même. Alors oui, là, tu vois, j'en fais quatre au mois de juin, je ne vais pas la changer tous les deux jours, mais j'en ai fait une à Toulouse en mars, et j'en fais quatre au mois de juin, je l'ai changée entre les deux. Alors, je n'ai pas changé 100%, parce qu'il y a quand même des choses que tu peux réutiliser, mais je ne suis pas comme certains conférenciers qui viennent avec leur conférence, et c'est la même qui déploie… C'est-à-dire que moi, à chaque fois, il y a de la recherche complémentaire, il y a des nouveaux chiffres qui sortent, donc c'est aussi ça que je propose au Puyot. à mon client, c'est cette fraîcheur de la conférence à chaque fois. Même si là, je lui dis que j'étais contente d'en avoir quatre le même mois parce que là, je vais pouvoir faire la même. Là, il est au courant. Donc oui, c'est chouette de se diversifier, mais de se diversifier dans des trucs qui t'apportent un minima à toi. Si ça n'apporte pas à l'autre business, parce que pour le coup, ma newsletter a nourri la conférence une fois, je ne pense pas que ça le fasse beaucoup plus. Mon côté sparring partner, ils ne m'ont jamais pris ensuite pour animer un conférence, parfois un séminaire interne, mais pas en conférence externe. et je n'ai jamais trouvé de clientes par une partenaire dans mes conférences. Mais je m'amuse. Donc,
- Speaker #1
c'est ça qui compte. Donc, ta newsletter, quand même, on peut dire le nom si certains sont intéressés.
- Speaker #0
Oui, merci. Le comment du pourquoi. Ça s'appelle le comment du pourquoi. Et sur mon LinkedIn, tu la trouves hyper facilement, évidemment.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Merci. Il y a des gens qui détestent. Donc, c'est vraiment préclinant.
- Speaker #1
Mais c'est où tu détestes, où tu adores. Moi, je fais partie du bon camp. et on mettra On mettra le lien en description de l'épisode. Et tu disais, donc, le dark social et les communautés, c'est un petit peu l'avenir. Et la com mainstream, ça devient compliqué. Pour toi, quelqu'un qui est indépendant, CEO et qui se jette corps et âme sur LinkedIn, qui se base uniquement dessus, tu dirais que c'est dépassé aujourd'hui ?
- Speaker #0
C'est très difficile. C'est de plus en plus difficile d'émerger sur LinkedIn. Aujourd'hui, pour émerger sur LinkedIn, tu peux... Alors, déjà, il faut se poser la question, pourquoi est-ce que tu veux aller sur LinkedIn ? Il faut avoir un profil, évidemment, très propre, parce que c'est le premier réflexe. Il faut aller lire ta cible, parce que tu peux aussi engager des commentaires. Moi, en ce moment, je recommande à beaucoup de dirigeants, je dis « mais arrête, ne prenez pas la tête à publier. Prenez pas la tête à publier, allez juste engager la conversation en commentaire pour ensuite aller en messagerie privée. » Tu n'as pas besoin de publier. La publication, c'est très égotistique en plus. Les gens se comparent à coup de like, etc. Moi, je n'ai jamais fait un poste à un million. Jamais. Je crois que mon meilleur poste, il n'a même pas fait 100 000 vues. Jamais. Pourtant, je bosse. J'ai des gens qui me suivent, j'ai des gens qui me contactent sur LinkedIn. Donc, tu n'es pas obligé de faire les nombres de vues de Nina Ramel et Caroline Mignot pour avoir du business, en fait. Tu n'es pas obligé de mettre des... que des belles photos de toi magnifiques avec un clair-obscur, etc., comme Maud Alaves, pour avoir du business. Et c'est trois femmes qui ont du business. Il y a plusieurs façons de faire, c'est ça que je veux dire. Je ne dis pas que leur façon ne fonctionne pas, évidemment qu'elle fonctionne. Je dis qu'il n'y a pas que leur façon qui fonctionne. Et qu'il y a des gens, en plus, qui ne veulent pas forcément écrire ou se dévoiler, ce n'est pas évident. Moi, le côté « il faut que tout le monde prenne la parole » , non. Si c'est pas ton truc, non, ne prends pas la parole. Il faut que tout le monde fasse des vidéos, non. Si la vidéo, c'est pas ton truc. Moi, par exemple, je suis ravie d'être en vidéo avec toi aujourd'hui. Et je n'ai pas de problème à être en vidéo. C'est juste que moi, enregistrer face à un mur ou un miroir... quelqu'un qui me pose une question sur un faux interview, ça ne m'intéresse pas. Donc, je ne mets pas de vidéo fausse. En revanche, notre échange, très certainement que je prendrai une ou deux vidéos que je partagerai sur LinkedIn. Donc, il faut aussi voir avec quoi on est à l'aise. Mais vraiment, aujourd'hui, si tu veux te lancer sur LinkedIn, avant de penser à publier, pense déjà à commenter. Déjà, tu auras fait une grosse partie du boulot qui est nécessaire.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Donc, de commenter et avant ça, d'avoir un profil hyper clean aussi.
- Speaker #0
Un profil hyper clean, oui.
- Speaker #1
C'est ce que tu disais au départ.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, toi, tu t'investis beaucoup dans les communautés. J'ai vu que tu étais maintenant advisor de Women Love AI. On trouve pas mal de noms assez connus comme Mélanie Perkins de Canva ou d'autres.
- Speaker #0
Ça, c'est la liste des 101 femmes qu'on a mises en avant dans Women Love AI Marketing. La communauté, on est à une petite centaine maintenant des deux côtés de l'Atlantique. Moi, c'est une communauté fondée par une Française, mais qui vient à Miami. Enfin, co-fondée, mais elle en a la tête aujourd'hui. Il y a à la fois des Américaines et des Françaises. Il y a des Françaises qui visent aux US aussi. Donc, on est sur des décalages horaires de ouf. On a du mal à se parler toutes en même temps. Mais oui, c'est une communauté géniale, une communauté payante, comme d'autres communautés dans lesquelles je suis. L'Hacienda, par exemple, qui est une communauté payante, tu payes pour rentrer dedans, il n'y a pas de filtre. Women Love AI Marketing, c'est une... Donc, c'est sur candidature. Donc, on n'accepte pas tout le monde. Il y a des vrais critères de sélection. Et normalement, je vais te faire un petit scoop, normalement, on ne devrait pas tarder à accepter des hommes. Donc, le genre ne sera plus un critère de sélection, mais toujours avec les mêmes critères de sélection, d'expérience et d'expertise.
- Speaker #1
J'adore parce que combien de fois j'ai vu des produits, des services qui vont dans cette vibe-là où c'est que c'est exclusivement réservé aux femmes. Alors, je le comprends. Je l'accorde. Je comprends ce raisonnement, mais des fois, ça peut apporter de la frustration.
- Speaker #0
On va avoir un chemin de candidature pour les hommes qui sera différent de celui pour les femmes, mais avec les mêmes critères. Mais oui, on est en train de beaucoup échanger là-dessus. On est d'accord que ça va arriver. Je ne peux pas te donner de date, et c'est sûr que ça va arriver. Mais on est encore en train de finaliser un petit peu comment tout ça va s'ouvrir. Mais j'espère que je pourrai rapidement venir commenter sous la vidéo avec le lien de candidature ou le process pour les hommes sur Women Love iMarketing parce qu'on fait des workshops, on a des invités qui viennent. Tu vois, on a des trucs super. Enfin, moi, je vis… Là, d'ailleurs, j'ai publié sur LinkedIn un workshop d'une dame de la communauté qui a partagé avec nous son expérience sur Créa et qui a fait plein de photos de moi, en fait, en 10 minutes avec Lya. On a eu des workshops sur la création d'agents. On a des invités qui viennent partager avec nous, qu'on peut interviewer, parce qu'en fait, on est en live avec eux. Ce n'est pas du tout comme un webinaire que tu viens écouter. C'est vraiment, tu peux échanger.
- Speaker #1
C'est interactif.
- Speaker #0
C'est hyper interactif. Et puis, c'est une vraie communauté qui s'entraide vachement. Comme la Sienda, d'ailleurs. La Sienda, c'est une super communauté.
- Speaker #1
De Silicon Carnet.
- Speaker #0
De Silicon Carnet, du podcast Silicon Carnet. Je suis dans la communauté gratuite du Café du Commerce également. Je suis dans pas mal de communautés que je trouve… Je trouve ça assez intéressant, les communautés, parce qu'en fait, le côté affinitaire de se retrouver avec des gens qui écoutent la même chose ou qui lisent la même chose que toi, oui, c'est hyper intéressant. Je suis aussi dans la communauté du Borde de Flavie Prévost, qui là aussi est l'incubateur d'une communauté privée payante, mais dans laquelle je suis aussi experte, tu vois, pour ces bouts de camp. Enfin voilà, je trouve que c'est chouette.
- Speaker #1
Flavie qui est passée ici il y a quelques épisodes, on mettra le lien pour ceux qui veulent écouter. On lui fait un petit coucou. Et aussi, en fait, c'est un épisode qui, alors là, l'heure où on enregistre, qui n'est pas encore live, mais qui sera sorti avant l'apparition du nôtre avec Noémie Kampf de The Heavy Line et de Communo.
- Speaker #0
Et de son cas.
- Speaker #1
Des communautés.
- Speaker #0
Je vais l'interviewer justement, le colloque là où je te disais je vais être la maîtresse de cérémonie, je vais interviewer Noémie qui est une des intervenantes que j'avais recommandées sur le sujet. Oui, oui, la communauté. Moi, je crois beaucoup. Alors, il y a des communautés, évidemment, on pense tout de suite Instagram, etc. Moi, je parle vraiment du dark social en fait. Moi, je pense qu'il y a quelque chose sur le dark social.
- Speaker #1
Il y a quelque chose que je trouve sain au niveau santé mentale aussi, c'est des espaces en fait se créer, sécuriser en fait, où il n'y a plus l'algo en fait qui va t'envoyer toujours des pubs, plein de vidéos, snack content qui défoncent le cerveau. C'est plus sain et ça aide à grandir. Ça aide à aller à l'essentiel quand tu as un business. C'est ça. Pour revenir au sparring partner, donc tu accompagnes, tu disais, des dirigeants. Est-ce qu'il y a un moment dans la vie d'un dirigeant où vraiment c'est à ce moment-là qu'ils font appel à toi ? Est-ce que c'est en lancement, en phase de levée ?
- Speaker #0
En lancement, c'est assez rare. Il faut beaucoup de maturité. En premier lancement, c'est assez rare. Les associés qui m'appellent en lancement, il y en a. C'est souvent des repeat entrepreneurs, en fait. qui savent que c'est ce qui leur a manqué la première fois. Ou même s'ils ont réussi, ils se disaient « ça aurait été tellement plus rapide si j'avais eu ça la première fois » . Donc les repeat founders, ils peuvent appeler à n'importe quel moment parce qu'en fait un repeat founder, il connaît la valeur d'un starting partner, même s'il n'en a pas eu. Il sait que ça lui a manqué, cette caisse de résonance, etc. Pour les first-time founders, il y a des moments assez charnières. C'est rarement le lancement pour le coup. Ça peut être un conflit d'associés. même un conflit larvé. Ça peut être l'hypercroissance. On ne sait plus ce qui nous arrive, on est perdu, on n'arrive pas à s'organiser, on n'a plus la lucidité, si tu veux, parce qu'il ne se passe qu'autre chose. Il y en a quelques-uns qui appellent avant une levée, mais c'est beaucoup plus après la levée. Parce que justement, c'est maintenant, on a tout cet argent, il faut qu'on fasse gaffe.
- Speaker #1
C'est un peu hypercroissance du coup.
- Speaker #0
Parfois, c'est avant de lancer l'hypercroissance. C'est avant d'investir pour appuyer sur l'accélérateur en se disant comment est-ce que je structure le truc. Et ça c'est pour la partie start-up. Pour la partie PME, parce que j'accompagne aussi, j'accompagne pas que des start-up, c'est plus souvent un plateau. Tu vois, ben là la machine repart plus, la machine à croissance repart plus, faut qu'on se réinvente. Ou alors ça peut être aussi pour des PME qui sont en croissance, parce que heureusement il y en a, là pour le coup après l'introduction d'un champ de private equity qui a remis aussi du cash et sur sur lequel, et d'ailleurs moi, au prescripteur, Il y a quelques fonds de Private Equity, pas en VC. En VC, les VC ne me recommandent pas. Ils ne me connaissent pas. Ce n'est pas qu'ils me disent qu'il ne faut pas venir avec moi, c'est qu'ils ne me connaissent pas. Mais Private Equity, il y a quelques fonds qui me recommandent à leur participation pour justement apporter de la clarté.
- Speaker #1
Limite les fonds, ils conditionnent leur entrée dans la boîte à la condition qu'il y aura aussi.
- Speaker #0
Non, non, non, ils ne le conditionnent pas. Non, non, non, ça, il ne faut pas dire ce qui est faux. Mais en revanche, ils me recommandent fortement et chaudement. et parfois et pour l'instant oui pour l'instant je crois qu'à chaque fois qu'ils m'ont recommandé il y en a une fois où la participation a repris mais à chaque fois ils ont dit oui parfois ça dure 3 mois parfois ça dure 9 mois parfois ça dure ça dure plus longtemps et c'est plutôt avec eux que je rentre sur une problématique et qu'ensuite on ouvre plus sur du
- Speaker #1
la bousculade plus générique du dirigeant ouais parce qu'ils savent que leur investissement se portera bien c'est ça et du coup Donc, conflit entre associés, hyper-croissance. Quand tu arrives, c'est plateau de croissance aussi. Est-ce qu'il y a un problème majeur que tu vois chez ceux, surtout des jeunes ? Quand je dis jeunes, ce n'est pas forcément au niveau de l'âge, mais des jeunes entrepreneurs, quand ils font appel à toi, est-ce que c'est, par exemple, qu'ils se dispersent, des jeunes qui arrivent en forte croissance ? C'est quoi un petit peu le danger en fait ?
- Speaker #0
Le danger de l'hypercroissance, c'est de rater les signaux faibles parce que ça va tellement vite que tu ne vois plus en fait, tu ne peux pas lever la tête du guidon. C'est parce que la moindre erreur d'un degré, dans l'hypercroissance, tu vas tellement vite que tu vas te retrouver très loin de ta vision. Pour moi, il y a un vrai danger qui est de…
- Speaker #1
Le désalignement.
- Speaker #0
Oui, de désalignement avec ta vision initiale, en particulier si c'est avec des investisseurs. qui sont rentrés, qui ont un autre agenda que toi. Et il y a un vrai danger aussi de... Pour le coup, quand il y a des associés, l'hypercroissance, c'est le moment où ça peut casser, parce que tu peux en avoir qui ont l'impression que les autres... Comme en plus, plus personne n'a le temps d'échanger, souvent, il peut y avoir des sentiments qui sont la plupart du temps des ressentis qui sont faux factuellement. Mais il peut y avoir des ressentis que moi, je bosse beaucoup et pas les autres. ou ce que lui il a à faire c'est plus facile que ce que moi j'ai à faire. Donc ça crée aussi des tensions qu'il faut aller chercher. Et puis après il y a une vraie question de rapidité de prise de décision dans l'hypercroissance. C'est-à-dire que tu peux avoir aussi des dirigeants qui se sont tout seuls, où ça se passe super bien avec les associés etc. mais en revanche se disent mince, maintenant que ça va vite à cette vitesse-là, il faut qu'on prenne nos décisions beaucoup beaucoup beaucoup plus vite. tout en n'accélérant pas sur des choses assez fondatrices. Je pense au recrutement, par exemple. Il ne faut pas faire une erreur de recrutement, c'est hyper difficile à réparer. Ça coûte un an, plein d'argent, etc. Donc, il y a quand même encore des sujets sur lesquels il faut prendre trop vite. Et comment est-ce que je fais la différence entre les deux ? Ce discernement, en fait. Les aider à avoir du discernement.
- Speaker #1
C'est vraiment ça. Et sur, donc, tu accompagnes beaucoup de startups. Dans l'impact, tu accompagnes des boîtes ?
- Speaker #0
Oui, j'ai accompagné des boîtes dans l'impact. Mais alors, moi, je suis très dure avec les boîtes de l'impact parce que moi, je dis faire de l'impact, c'est bien, mais il faut faire de l'argent avant. Moi, il y a plein de boîtes qui m'ont appelé, qui m'ont dit, non, mais tu nous accompagnes gratuit parce que tu comprends, on fait de l'impact. Ben non, on fait de l'argent, tu m'appelles. Sinon, ce n'est pas une boîte, c'est une association, ça s'appelle. et je fais du propos pour des associations Ça, je n'ai pas de problème. Je fais du pro bono pour des associations. J'en ai déjà fait. Mais le... Enfin, il y a vrai que j'ai fait du pro bono pour le podcaston, par exemple, les deux premières années. Et je fais un petit coup à Jérémy. Mais le côté fait de l'impact, donc c'est bon. Ben non, en fait. Encore une fois, il y a des très belles idées dans l'impact, mais il faut que ce soit un vrai business. Alors, je ne parle pas d'un business licorne, parce qu'on est d'accord que... Donc, du coup, ça ne marche pas pour les VCs, etc. Ou alors des VCs spécialisés. Ça, j'entends. Mais il doit y avoir un modèle économique et il doit y avoir une rentabilité. Et la rentabilité, elle ne peut pas venir uniquement d'un modèle économique sans qu'il s'appuie sur des subventions. Ça, ce n'est pas possible aussi. Ça, c'est le côté que...
- Speaker #1
Ce n'est pas durable.
- Speaker #0
Ce n'est pas pérenne. Ce n'est pas durable. Tu peux pas pérenniser une subvention. Donc, pour moi, il y a un vrai sujet aujourd'hui sur l'entrepreneuriat à impact en France où il faut bien définir ce qu'est de l'entrepreneuriat à impact. Et ça existe, et il y a des choses géniales dans l'entrepreneuriat à impact. Et ce qui relève, en fait... d'un modèle beaucoup plus associatif et de l'assoprenariat qui est très bien aussi, mais il faut le dire clairement.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Je pense qu'il y en a beaucoup ici qui écoutent, qui nous écoutent, qui sont dans l'impact. Et je trouve que c'est vraiment important. Ce n'est pas que ça va être mieux ou moins bien qu'on choisisse une entreprise ou une asso. C'est juste avoir le bon statut, en fait. C'est ça. Le bon statut et le bon modèle pour... déployer le projet qu'on a envie de déployer. En fait, une entreprise, il faut qu'il y ait vraiment une cible, une demande en fait de personnes qui soient prêtes à payer pour le problème qu'on résout.
- Speaker #0
Et tu vois, hier, j'étais avec une boîte qui se déclare pas impact, même si je pense que sur le G de l'ESG, ils auront un truc à apporter. Mais où c'était ça la question, c'était... OK, ce que vous faites, c'est génial. Parce qu'il n'y a pas que dans l'impact que tu as des entrepreneurs qui sont persuadés que leur truc est génial, etc. Mais qui est prêt à payer pour ça ? On entend la douleur dont vous parlez. OK, peut-être que... Mais est-ce que c'est suffisamment important pour que les gens soient prêts à mettre de l'argent pour la résoudre ? Et ça, ça reste une question valable pour tous les entrepreneurs.
- Speaker #1
OK, super Laura. Et pour finir, on arrive à la fin. Si tu as une ou deux personnes qu'on pourrait inviter ici ?
- Speaker #0
Alors... Moi, je pense que tu pourrais inviter Hélène Desliens, qui n'est pas assez interviewée, et qui a une histoire aussi hyper intéressante à partager. Elle a été formée à la dix-coules de Google sur les méthodes de design thinking, de design sprint, etc. C'est elle qui m'a formée au design sprint. Donc, elle a la tête de deux boîtes, Expertise et Marco Polo. Donc, Hélène, c'est quelqu'un qu'il faudrait, je pense, je pense, interroger. Et puis, une deuxième personne que je veux te recommander, c'est Margot Grisard de Map & Match. Margot Grisard, moi, c'est une dirigeante que j'adore. J'ai été aussi certifiée Map & Match. Elle te racontera, elle racontera à tes auditeurs ce que c'est que ce questionnaire qui révèle, en fait, les énergies à faire, les plaisirs de faire de chacun. Et ça, moi, c'est une lecture, en fait. Maintenant, je m'en sers dans certains de mes accompagnements qui sont individuels et collectifs. Et ça fait passer à la puissance 12 quand les dirigeants sont prêts à entendre leurs énergies à faire et à les respecter.
- Speaker #1
Super Laura, on a hâte de les avoir ici. Je te remercie Laura pour avoir été avec nous. Je te dis merci et à bientôt. Au revoir. Ciao. Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère que vous repartez des idées plein la tête. Pour remercier mon invité et rendre ce contenu accessible au plus grand nombre, c'est très simple. Abonnez-vous et déposez un 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. On se dit à très vite.