Speaker #1D'après un rapport d'Edison de 2024, YouTube est le service le plus utilisé pour la découverte de podcasts devant Spotify devant Apple Podcasts. Si on pousse un petit peu l'analyse plus loin, là où ça devient vraiment intéressant, c'est que YouTube en tant que plateforme, c'est presque 3 milliards d'utilisateurs connectés tous les mois. Et on a atteint le milliard d'utilisateurs pour le contenu de podcast uniquement. Je ne sais pas si vous imaginez l'étendue du reach et le potentiel de cette plateforme quand on est podcasteur. Et l'année dernière, les spectateurs ont regardé plus de 400 millions d'heures de podcast par mois, rien que sur leur appareil de salon. Cette phrase, elle est super importante parce que dans un premier temps, on voit qu'il y a beaucoup de temps passé à regarder du contenu, ce qui veut dire beaucoup de possibilités de diffuser des annonces publicitaires dont on va partager les revenus avec vous, podcasters. Mais c'est aussi qu'il y a un pont et il y a une dynamique qui s'installe entre le format podcast et le grand écran. Le grand écran, ce n'est peut-être pas aujourd'hui le premier écran. On continue de privilégier le téléphone pour regarder du contenu YouTube, mais c'est un écran qui croît très vite et qui a énormément de potentiel. Alors, ça m'amène à la première bonne pratique. Et s'il y a une bonne pratique que j'ai envie que vous reteniez tous aujourd'hui, c'est celle-ci, parce qu'en fait, toutes les autres suivront. C'est de mettre votre podcast dans une playlist désignée, et le terme désigné, il est super important, comme playlist de podcast. En fait, pour bien comprendre, et tu le disais Jennifer, sur YouTube, le podcast, en fait, c'est une playlist désignée comme playlist de podcast dans lequel chaque épisode est une vidéo. Cette vidéo, elle sera éligible aux annonces vidéo sur ce que l'on appelle YouTube Main, donc l'application ou le site YouTube, peu importe l'appareil utilisé, téléphone, ordinateur ou encore télé, et disponible sur YouTube Music, qui est un équivalent de Spotify et d'Apple Podcast. La recommandation ici, c'est de faire preuve d'homogénéité. Donc typiquement, on a l'exemple avec Legend. Ne rajoutez pas de texte superflu dans l'intitulé de votre playlist. On a deux podcasts sur la chaîne de Legend. Legend. et Legend Story. Et on va retrouver la même logique quand on va sur les autres plateformes. Ensuite, tu en parlais aussi Jennifer, on est une plateforme de multi-format. Il y a des podcasters qui vont utiliser des passages de leur épisode complet pour faire des vidéos plus courtes, par exemple de 10 minutes, dans laquelle ils vont ajouter des fiches YouTube, des écrans de fin pour rediriger un utilisateur vers l'épisode long. Attention de ne pas mixer extrait et épisode complet dans la même playlist. ça risque de gêner un peu l'expérience utilisateur et ça fait beaucoup moins quali. Il y a trois manières de créer un podcast sur YouTube. Ça se passe dans YouTube Studio, comme le disait Jennifer. La première, on se rend dans YouTube Studio, on clique sur « Créer » en Ausha droite. On va ensuite sur « Nouveau podcast » et là, vous allez importer une image carrée, ajouter le titre de votre podcast, donc si on reprend l'exemple de « Legend » , « Legend » , une description, et vous allez ensuite pouvoir déplacer vos vidéos dans cette playlist si les épisodes sont déjà sur YouTube ou alors les importer depuis votre appareil. La deuxième option, c'est de désigner une playlist existante comme playlist de podcast. En fait, ça, c'était surtout utilisé au début puisqu'il y avait plein de podcasteurs qui avaient leur podcast sur YouTube, mais on n'avait pas encore créé toutes les fonctionnalités qu'on a aujourd'hui. Et donc, ils avaient une playlist qui portait le nom du podcast. Et là, il suffit simplement de se rendre dans YouTube Studio, d'aller dans Playlist. de se déplacer sur la playlist en question, de cliquer sur les trois petits points et de désigner la playlist comme playlist de podcast. Et la troisième option, c'est le flux RSS que vous utilisez pour certains pour alimenter d'autres plateformes. La différence avec YouTube, c'est que nous, on va générer une vidéo à partir des éléments que vous nous donnez. On va utiliser l'image comme background et on va utiliser l'audio et générer une vidéo. Dans la continuité de cette première bonne pratique, ce que je vous encourage tous à faire, et c'est le seul moment où je vous autorise à prendre votre téléphone, c'est d'aller vous abonner à la chaîne YouTube Créateur et de regarder tout à l'heure la vidéo dédiée au podcast qui revient sur ces trois manières d'importer un podcast en cinq minutes. C'est hyper complet, hyper ludique et vous apprendrez plein de choses en tant que créateur. Intéressons-nous maintenant à quelque chose à ne pas faire. Et quelque chose à ne pas faire, c'est donner à votre playlist un nom trop générique comme par exemple épisode. Ça risque de desservir la découverte. et la recherche de votre podcast. Donc, encore une fois, je reviens sur le terme homogénéité. Essayez d'avoir le même nom partout et de plutôt jouer sur des mots-clés. À partir du moment où vous avez créé une playlist de podcasts, vous n'êtes plus que disponible sur ce que l'on appelle YouTube Main, donc l'application ou le site. Vous êtes aussi disponible sur YouTube Music. Sur YouTube Main, on est sur une expérience qui est vraiment dédiée à la découverte et à la consommation. Et à partir du moment où on a une playlist désignée comme podcast, on a la possibilité d'apparaître sur youtube.com slash podcast, donc avec tous les podcasts aujourd'hui disponibles sur YouTube. On bénéficie de cartes de recherche officielles. de badge qui inclut la petite mention podcast pour aider l'utilisateur à naviguer tous les contenus qui lui sont proposés et donc identifier que ce que vous proposez est du podcast. Et on a ce fameux onglet podcast dans lequel vous aurez vos différents shows. Sur YouTube Music, on est vraiment sur quelque chose qui est plutôt centré sur l'audio first pour des utilisateurs qui vont privilégier l'audio à la vidéo. Et vous avez à ce moment-là donc une expérience de découverte qui... est vraiment ciblé. On a un algorithme qui fonctionne comme sur YouTube Main. On est capable d'identifier vos intérêts et de vous faire des suggestions de podcast. Et on a les fonctionnalités classiques telles que écoute en audio seul, lecture en arrière-plan ou encore le mode hors ligne. Pour rappel, sur YouTube Main, vos épisodes sont éligibles aux annonces vidéo et sur YouTube Musique, vos épisodes sont éligibles aux annonces audio. Donc déjà, rien qu'en faisant ça, vous diversifiez vos sources de revenus. Une autre bonne pratique, c'est d'accorter de l'attention toute particulière à ces miniatures, ces titres, en essayant de les rendre uniques. YouTube reste une plateforme de vidéos où les miniatures sont super importantes. Et même si vous êtes un podcasteur qui n'incarne pas son podcast ou vous êtes sur de l'audio only avec une image statique, il est super important de jouer le jeu des miniatures. Je vous ai mis trois exemples ici de podcasts qui sont plutôt vidéo first pour l'occasion. où on a une réelle identité visuelle, reconnaissable, identifiable. Vous pouvez voir le logo, par exemple, de Legend ou de Konbini. Vous pouvez voir les incarnants, les personnes interviewées. Et on a l'usage de texte pour donner un élément supplémentaire de contexte sur ce qui nous attend. En fait, moi, ma recommandation, c'est vraiment de traiter la miniature comme le premier titre et le titre comme un sous-titre. C'est vraiment la meilleure stratégie à adapter. Dans les choses à ne pas faire, c'est de ne pas craindre d'investir massivement dans une configuration de progrès. production, pardon, complète. Et quand je dis d'investir, ce n'est pas forcément un investissement financier, c'est un investissement de temps. Parce qu'en fait, les podcasts sur YouTube ne suivent pas forcément un style de production homogène. On le voit bien, les podcasters, en fait, ils vont utiliser des styles différents en fonction de leurs besoins, des sujets qu'ils traitent et de ce que veulent au final leurs audiences. Il y a deux styles principaux qui se démarquent. On a l'audio first et le vidéo first. Côté vidéo first, on retrouve souvent ce style un peu visioconférence à distance que vous avez en Ausha gauche, où au final les incarnants, les animateurs n'ont même pas besoin d'être dans la même ville, voire même dans le même pays et peuvent traiter de différents sujets. On va avoir un facecam avec un décor aussi simple qu'une chambre ou un décor un peu plus travaillé. Et on va avoir parfois le setup complet avec décors personnalisés, l'ajout d'images supplémentaires pour illustrer les propos, rendre les choses beaucoup plus immersives, différentes caméras. On peut aller aussi loin et forcément c'est des contenus qui sont encore plus... adaptés à la télé. Côté audio first, il y a aussi beaucoup de podcasters qui fonctionnent très bien avec le format classique images statiques et audio, images dynamiques et audio. Quand je dis images dynamiques, c'est un gif en gros. Et il y a aussi des podcasters qui veulent jouer le jeu de la vidéo, qui veulent rendre leur podcast plus immersif et qui vont s'appuyer du coup sur des banques d'images ou des banques de vidéos libres de droit pour créer des vidéos. Une chose à faire, c'est d'adopter les différents formats comme le direct, les shorts et les podcasts. Comme je le disais en intro, un des grands éléments différenciants de la plateforme YouTube par rapport aux autres plateformes de podcast, c'est le multiformat. On est la seule plateforme qui permet d'aller aussi loin dans le multiformat et de générer autant de revenus de ces différents formats. Et je vais vous proposer un cas très concret pour un podcaster. Donc, je suis podcaster, j'ai la capacité de rentrer dans le détail et de passer du temps avec des épisodes longs pour traiter un sujet. À partir de ces épisodes longs, j'ai la possibilité de générer ce qu'on appelle de la VOD, donc en gros les vidéos longues. Dans mon épisode long, il y a sûrement 2-3 minimum passages, peut-être d'une dizaine de minutes, que je peux récupérer et transformer en vidéo. Et cette vidéo, je vais y inclure une petite fuche YouTube, donc le petit rectangle gris que vous avez en Ausha droite et un écran de fin, qui redirigeront l'utilisateur vers l'épisode complet. Je peux aussi utiliser la VOD pour proposer quelque chose d'innovant. à mon audience qui a peut-être plus l'habitude de mon podcast. Une session Q&A, une collab avec un autre créateur. un extrait exclusif, peut-être des coulisses du podcast, c'est des choses que je peux proposer en vidéo longue. On retrouve aussi les shorts, et ça Jennifer en parlait, c'est un super outil de découvrabilité pour le podcast. C'est par exemple comme ça, moi, que je découvre beaucoup d'épisodes qui viennent de sortir. Un exemple, Legend ou encore Konbini peuvent sortir jusqu'à 4-5 formats courts basés sur un épisode long pour promouvoir leur épisode complet. Donc moi, je me retrouve dans mon feed short, je scrolle, je tombe sur ce fameux short, il m'intéresse, je clique, j'atterris sur le format long. Mais ces formats courts, ils peuvent aussi être réutilisés sur Instagram, sur TikTok, voire même en story pour à nouveau encourager vos utilisateurs à aller regarder l'épisode complet. Et vous pouvez aussi utiliser le live, c'est plus de manière, j'ai envie de dire, événementielle pour des avant-premières, pour des lancements de produits ou des annonces. Tout ça en faisant en sorte que tout soit... communiquer. En fait ce qui est super important quand on introduit un nouveau format sur YouTube, c'est la communication mais pas que sur YouTube. C'est à dire que si parmi vous il y a des personnes qui ont leur podcast aujourd'hui sur Spotify, Apple Podcast et qui réfléchissent à le faire sur YouTube, déjà très bonne idée, mais le point super important c'est d'informer votre audience. Vous avez Instagram, vous avez les stories, certains créateurs ont parfois peur de cannibaliser. Ou alors, si j'annonce que je mets mon podcast sur YouTube, les gens vont arrêter de m'écouter sur Spotify. Et en fait, non. Les gens ont leurs habitudes. En revanche, ce que vous ne savez pas, c'est qu'ils connaissent peut-être des gens qui passent leur vie sur YouTube. Et donc, cette story peut être au final utilisée pour rediriger quelqu'un d'autre ou amener un nouvel utilisateur à découvrir votre podcast sur YouTube. Donc, il y a un réel enjeu de découvrabilité. On a conscience aussi qu'il y a un challenge de bande passante et de ressources pour les podcasters. Beaucoup veulent jouer le jeu de la vidéo, veulent développer de nouveaux formats, mais il y a un moment où on se retrouve un peu face au mur quand on n'a pas le temps. Et vous savez qu'on investit massivement dans l'IA, et on a pour objectif de mettre l'IA au service des créateurs. Et à partir de l'année prochaine, je n'ai pas de date précise de quand tout ça sortira, mais vous aurez la possibilité de toucher de nouvelles audiences avec des suggestions de clips générés par l'IA. L'IA sera capable d'identifier les passages intéressants qui... vous pourrez donner envie à un utilisateur d'aller regarder l'épisode complet. Et on aura la même chose pour les shorts. On vous fera des suggestions de shorts à générer directement depuis la vidéo. On sait aussi qu'il y a beaucoup de podcasters qui veulent jouer le jeu de la vidéo. Ils ne sont pas contre, mais ils n'ont pas forcément les ressources ou alors les capacités techniques de faire du montage vidéo. Et aujourd'hui, vous le savez tous, on a la possibilité à partir de promptes de générer des vidéos. Eh bien nous, on va mettre à votre disposition une technologie qui vous permettra de... transformer votre audio en vidéo. Tout ça, stay tuned, ça arrive. Dans les choses à ne pas faire, vous concentrez uniquement sur la langue française. Effectivement, c'est un autre élément différenciant pour moi de la plateforme YouTube. Vous avez la possibilité d'explorer de nouvelles régions géographiques et de toucher vos auditeurs dans leur langue maternelle en un seul clic. Il y a deux technologies qui sont disponibles sur YouTube. La première, c'est l'audio multilingue, donc la capacité d'importer des tracks dans d'autres langues qui sont doublés soit par des acteurs, soit par l'host lui-même du podcast s'il a la capacité de, s'il est par exemple bilingue dans une autre langue, et l'autodoublage qui est plus automatique. Et ça, ça va vous permettre de rendre votre podcast disponible dans d'autres langues. Et ce que je trouve super intéressant, c'est le chiffre qui suit. Pour les vidéos avec plusieurs pistes audio, plus de 40% du temps de visionnage total provient de spectateurs qui choisissent d'écouter dans une langue doublée. Je trouve ça hyper impressionnant et c'est vraiment quelque chose à exploiter. dans les bonnes pratiques, explorer plusieurs sources de revenus. C'est un autre élément que j'ai envie que vous gardiez en tête en sortant de ce webinar, puisque souvent, quand on parle de monétisation sur YouTube, on a tendance à résumer la monétisation sur YouTube au premier pilier que vous avez sur la gauche, le partage de revenus publicitaires. Effectivement, c'est un des leviers de monétisation. On est assez généreux, on partage 55% des revenus avec vous, mais c'est vraiment sous-estimer les autres leviers de monétisation que vous pouvez activer sur la plateforme. On va les regarder ensemble. On a celui du milieu, revenus hors publicitaire. En plus de partager les revenus publicitaires, on partage aussi les revenus qu'on génère via les abonnements YouTube Premium. On a plus de 125 millions d'abonnés et on partage ces revenus avec vous. On a le fanfunding, autrement dit financement par les fans, et les souscriptions aux chaînes. Alors le fanfunding, c'est par exemple les super thanks, la possibilité à un utilisateur de faire une donation sur n'importe quel de vos contenus avec un commentaire. ou encore les super Ausha et super stickers qui sont plutôt pour les lives. On ne va pas rentrer dans le détail là-dessus aujourd'hui. Pour les subscriptions aux chaînes, qui sont d'ailleurs en croissance sur YouTube de 40% hier en hier, c'est la possibilité pour vous, podcaster, d'offrir... du contenu exclusif moyennant un abonnement payant. On peut créer jusqu'à 4 offres. Et je vous donne un exemple de ce que certains font. Je mets des posts communautés avec des photos, des coulisses, en exclu pour les abonnés payants. Et je mets mon épisode une semaine avant sur YouTube, avant de le diffuser partout pour tout le monde. Ça peut être une manière d'offrir un abonnement payant. On a ensuite Primetime Channel et Pay-Per-View. Donc là, on est... pas vraiment sur ce qui est le plus pertinent aujourd'hui pour les podcasters. On est plus sur les services de streaming ou les services de sport, mais c'est un autre moyen de générer des revenus. On va ensuite retrouver Shopping. Si vous avez votre merch, par exemple un mug Legend que je voudrais pouvoir acheter depuis la chaîne, eh bien c'est possible via Shopping. Et on a enfin les collaborations avec les marques, le contenu sponsorisé. Autre chose qui revient régulièrement. Ne mettez pas plusieurs podcasts différents, et je devrais même rajouter trop différents, sur une seule et même chaîne. En fait, c'est une question légitime qui revient, et d'ailleurs elle est revenue dans les questions que certains d'entre vous ont posées. Est-ce que je poste mon podcast sur ma chaîne YouTube existante ou est-ce que je crée une seconde chaîne ? Il n'y a pas une réponse unique en fait à cette question. Ça dépend de votre cas. On va voir les deux cas de figure. Dans quel cas je poste mon podcast sur une chaîne existante ? Votre podcast est nouveau. ou relativement nouveau et vous n'avez pas encore d'audience établie. Ça, c'est vraiment dans la situation où vous vous creusez les méninges et vous vous dites en fait, je ne sais pas pour l'instant si mon audience de ce podcast sera la même que l'audience de ma chaîne YouTube. Et là, on peut faire le test. L'audience de votre podcast et l'audience de votre chaîne actuelle sont similaires. Un exemple, vous parlez donc de football, vous faites des vidéos d'une dizaine de minutes où vous revenez sur l'actu sportive. Mais vous avez envie de rentrer dans le détail sur l'histoire du foot, de revenir sur certains joueurs, certains transferts, et vraiment passer du temps là-dessus. Là, on est sur une audience qui est similaire. Ensuite, le podcast est considéré comme un ajout ou une extension de votre stratégie actuelle. Donc on est sur un nouveau contenu hebdomadaire et récurrent. C'est exactement l'exemple que je viens de donner. Là, ça fait sens. En fait, on enrichit son offre de contenu, on étoffe son catalogue de contenu, mais l'audience reste la même. Et enfin... les podcasts ont un style et un format similaire. Là, on est plus sur la ligne éditoriale et l'aspect visuel. Dans quel cas on ne poste pas son podcast sur la chaîne existante, mais on crée une autre chaîne ? Le premier cas, c'est quand l'audience de votre podcast et l'audience de votre chaîne existante sont différentes. Par exemple, vous avez une chaîne de dessin, vous êtes dessinateur, mais vous êtes aussi passionné d'art martiaux et c'est un sujet que vous voulez traiter en podcast. Il y a peut-être des gens passionnés de dessin qui seront intéressés par la partie podcast, mais vous... c'est pas forcément la majorité et vous risquez parfois de perdre votre audience avec des contenus qui sont trop différents. Donc là, ça fait sens d'avoir deux chaînes séparées. Votre chaîne existante est riche en contenu et le podcast est différent du style format habituel de la chaîne. On en revient au côté édito et style visuel. Si on est sur quelque chose de trop différent, on risque de perdre l'audience et c'est négatif pour la rétention et la loyauté des utilisateurs. Et enfin... Le podcast a du mal à atteindre une audience régulière sur la chaîne existante et les données suggèrent que le public est différent ou désintéressé du podcast. Et ça, on revient à l'une des forces de YouTube, on met à votre disposition des données analytics qui vont vous permettre de tirer ce genre de conclusions. Parfois, on ne sait pas si l'audience sera intéressée et réceptive à un podcast. On teste et on a des chiffres très concrets qui nous permettent de dire oui ou non, en fait, ça ne le fait pas. Autre bonne pratique, apprenez à connaître votre audience et à analyser vos performances. Je vous parlais d'Analytics, c'est un autre élément différenciant chez YouTube. Et beaucoup de podcasters étaient très intéressés quand on a lancé nos fonctionnalités puisqu'ils se sont dit qu'on va pouvoir obtenir des données Analytics très précises qu'on n'a pas forcément sur les autres plateformes sur nos épisodes. Depuis votre YouTube Studio, vous allez avoir des informations sur vos différents podcasts. Les vues, la durée de visionnage. Quand est-ce que les gens ont tendance à quitter l'épisode ? Quels sont les moments forts que vous pouvez potentiellement réutiliser pour générer des shorts ou générer des clips et utiliser des fiches YouTube ou des écrans de fin ou des liens pour rediriger vers l'épisode long ? Vous allez pouvoir voir comment est-ce que les utilisateurs découvrent votre podcast. Est-ce que c'est via des mots-clés ? Est-ce que c'est via des suggestions ? Ce qui peut indiquer que potentiellement, vous gérez bien la partie titre, description, miniature. L'algo YouTube arrive à vous recommander. Est-ce que les gens tapent directement le nom de votre chaîne ? sur YouTube, vous avez tous ces éléments qui vous permettent de voir où vous en êtes et est-ce que vous ce que vous testez fonctionne ou non. Et un autre élément qui est disponible c'est quels sont vos tops épisodes et ça c'est aussi intéressant quand on le regarde de manière intentionnelle est-ce que cet épisode il est le plus vu parce que j'ai un invité de marque ou est-ce que c'est parce que j'ai essayé un style de structure différent quelque chose de plus dynamique est-ce que dans mes tops j'ai à la fois de la vidéo et à la fois de l'audio only, et ça suggère potentiellement que les deux peuvent fonctionner, tous ces éléments-là doivent être analysés pour comprendre ce que votre audience veut sur YouTube. Dans les choses à ne pas faire, c'est de penser que les gens ne regardent vos épisodes que sur un seul appareil. Effectivement, au-delà d'être une plateforme multiformat, on est aussi une plateforme multidevice, multiappareil. On a même 59% des membres de la Gen Z qui disent utiliser les formats courts pour découvrir des contenus longs qu'ils vont ensuite regarder de leur intégralité. Et moi, je ne suis pas dans la Gen Z, mais je suis un exemple très concret de ce genre de comportement. Je vais découvrir plein d'épisodes de podcast via les shorts sur mon téléphone. Je clique sur le lien. Je démarre l'épisode sur mon téléphone en format long. J'arrive chez moi. Je caste l'épisode sur ma télé. Et on a le même type de comportement avec les lives et les liens de redirection. Alors, si on récapitule, dans les bonnes pratiques. La première, encore une fois, c'est celle que vous devez retenir. Mettez votre podcast dans une playlist désignée comme playlist de podcast. Pas de texte superflu. Accordez une attention particulière aux miniatures, aux titres et essayez d'être reconnaissable et identifiable. Adoptez différents formats comme les directs, les shorts ou encore les post-communautés, le multi-format. Explorez plusieurs sources de revenus et apprenez à connaître votre audience et à analyser vos performances. Dans les choses à ne pas faire... Ne pas donner un nom trop générique à son podcast comme épisode, non. Ayez le même nom partout. Ne craignez pas d'investir massivement dans une configuration de production complète et on ne parle pas ici que d'argent, on parle de temps. Ne vous concentrez pas que sur le contenu en langue française. On l'a vu, vous avez la possibilité d'aller toucher une audience beaucoup plus large. Et si vous vous rappelez, au début, on a dit 3 milliards d'utilisateurs sur YouTube, 1 milliard de consommateurs de podcast. Mettez plusieurs podcasts sur une chaîne similaire. Si c'est différent, il vaut mieux faire deux chaînes séparées. Et enfin, ne pensez pas que les gens regardent vos épisodes sur un seul appareil. Le dernier message, c'est vraiment de tester, d'expérimenter et d'apprendre en permanence.