Speaker #0Bienvenue à toi. Tu écoutes ton experte conseil, le podcast qui va te faire aimer la comptabilité. Je suis Marion Coste et dans la vie, j'aime les défis. J'accompagne aussi les entrepreneuses et particuliers en allégeant leur charge mentale. Grâce à mon expertise, ma proximité et surtout, surtout, mon authenticité. Tu l'as compris, je suis une experte comptable pas comme les autres, mais ici. Et pour toi, je serai ton expert conseil pour vulgariser l'entrepreneuriat et enfin le rendre accessible pour tous. Alors, installe-toi et profite de ce moment de légèreté. Hello à toi ! Aujourd'hui, plutôt ce mois-ci, on va parler d'amour, ce qui est plutôt le bon moment au mois de février. Mais... Aujourd'hui, on va parler d'amour, on va casser quelques petites injonctions. Aujourd'hui, on va parler du pire ennemi de beaucoup d'entrepreneuses. Un sujet, un sujet que beaucoup redoutent, les chiffres. Peut-être que tu t'es déjà dit, ah mais moi je suis... tellement nulle en chiffres, ça m'angoisse. Je ne veux pas voir ça. Je suis bonne dans mon domaine, mais par contre, dès qu'il s'agit des chiffres de rentable, de chiffre d'affaires, je confonds chiffre d'affaires avec solde de banque. Je verrai ça plus tard avec le comptable. Le comptable étant évidemment la personne la plus mal aimée, plus mal aimée même que ton dentiste, qui sait, mais pourtant, t'en crois moi. Dans cet épisode, je vais te montrer que tu n'as pas besoin d'aimer les chiffres pour les utiliser comme boussole. Pour être exact, tu n'es pas obligé d'aimer les chiffres pour piloter ton business. Je pourrais même s'arrêter. Tu n'es pas obligé de les aimer, c'est normal de ne pas les aimer pour les piloter. On va trouver des moyens de faire autrement. Et on va parler simplement de chiffre d'affaires, de ce qui rentre dans ta société, du bénéfice, ce qui reste dans ta poche. de la marge de ce fameux seuil de rentabilité et promis, promis, sans jargon, indigeste, tu me connais maintenant. Allez, on y va. Tout d'abord, on va voir pourquoi tu n'as pas besoin d'aimer les chiffres pour piloter ton business. Et juste ça, ça va nous faire du bien. Malgré tout, je vais essayer de te présenter trois indicateurs minimum à suivre. Et attention, le sol de ton... compte bancaire n'en fait évidemment pas partie parce que ça je sais que tu gères et enfin je vais proposer de voir comment créer un rendez vous mensuel avec toi et tes chiffres sans y passer évidemment des heures mais juste que tu comprennes où tu vas parce que c'est en gérant et en regardant comment va ton business que tu peux prendre des décisions de gestion les fameuses décisions de gestion qui sont... Ok, alors là, est-ce que l'offre A, je dois me rester focalisé dessus ou est-ce qu'il faut que je change ? Est-ce que c'est plus rentable pour moi ou est-ce que je gagne plus d'argent ? Est-ce que je peux me permettre de me remunérer ? Est-ce que je peux me permettre de prendre des locaux ? Ce rendez-vous va te permettre de répondre à ces différentes questions. Mais nous n'en sommes pas là parce que là, on va pouvoir se faire du bien. Oui, tu peux détester les chiffres et quand même décider. J'ai même envie de te dire, c'est normal de ne pas tout aimer. C'est normal d'adorer accompagner tes clientes, de créer, de transmettre, mais redouter, détester, haïr même peut-être, le fait d'ouvrir un tableau Excel plein de chiffres que tu ne comprends pas. Parce que le problème, ce n'est pas de ne pas aimer ça. Le problème, c'est de laisser cette aversion piloter tes décisions. Tu veux augmenter tes prix ? Ok. Ok, mais ne le fais pas par hasard. Ne le fais pas au hasard. Basse-toi sur l'existant. Est-ce qu'aujourd'hui, tu gagnes de l'argent avec cette offre ? Si tu ne regardes pas les chiffres, tu ne sauras pas. Ou juste accepter toutes les missions parce que je ne sais pas trop où j'en suis. Ou simplement pour éviter le sujet. Peut-être que tu n'as pas besoin de cette mission qui, en plus, te prend beaucoup de temps. Tu ne gagnes pas beaucoup d'argent parce qu'évidemment, tu ne t'es pas forcément bien vendu. Né. Mais si ça se trouve, tu n'en as même pas besoin pour répondre à ton objectif. En plus, les chiffres, ce n'est pas une note sur ta valeur ni un jugement. Ce n'est pas une note sur 20. On n'est plus à l'école. C'est juste des... informations. Et ces informations-là, elles sont là pour t'aider à répondre à quelques questions. Est-ce que ce que je fais aujourd'hui est soutenable ? Ou est-ce que je travaille pour quelque chose qui me nourrit ou que je subis ? Évidemment, on va éviter de subir les choses, c'est jamais très agréable. Alors on va prendre ça par le plus simple, par trois chiffres qui déjà peuvent changer ta façon de voir ton activité. Forcément, tu n'aimes pas les chiffres et forcément, je te demande de regarder quelques chiffres. Je sais, c'est peut-être incompatible, mais c'est vraiment très simple. Et en plus, c'est des chiffres, c'est des données finalement que tu utilises au quotidien. Il va y avoir le chiffre d'affaires, le bénéfice, qui ne correspond pas à ton chiffre d'affaires, sinon ce serait le même mot, et le seuil de rentabilité. Ah, le dernier, ça c'est sûr, c'est un gros mot pour toi. C'est pour ça qu'on va commencer par le plus simple. Le chiffre d'affaires, les recettes. Qu'est-ce que le chiffre d'affaires ? Le chiffre d'affaires, c'est tout ce que tu as. encaisse avant de payer quoi que ce soit. Si tu factures 1000 euros et que ta cliente te paye, ton chiffre d'affaires augmente de 1000 euros. Le chiffre d'affaires, en général, on raisonne en hors-taxe. Je te conseille, même si tu es en micro, je le dirais toujours, de quand même raisonner en hors-taxe. Ça va te donner une posture de professionnel et pas seulement de, entre guillemets, petit à côté. qui reste moins professionnel, quoi qu'on en dise. Donc ton chiffre d'affaires, c'est tes recettes, c'est ce qui rentre dans ton compte bancaire. Et c'est en temps de s'arrêter là et de se dire, j'ai bien gagné, en plus tu dirais, j'ai bien gagné ma vie ce mois-ci, c'est bon, c'est ma rémunération. Ce chiffre d'affaires, c'est ma rémunération. Sauf que non, que tu sois en société, tu le sais très bien, si tu es en société, ce n'est pas du tout le cas. Et si tu es même en micro-entreprise, Ce n'est pas le cas parce que ce n'est pas ton jus de cerveau pour le retranscrire. Tu utilises forcément un mail, tu as un téléphone, tu as un forfait téléphonique. Du coup, dans la face mail, peut-être des logiciels, ne serait-ce que Word et Excel. Ce chiffre d'affaires-là, ce n'est pas ta rémunération. Ce chiffre d'affaires-là, ce n'est pas ce qui te reste réellement, que tu sois en société ou en micro-entreprise. C'est un abus de langage. Ce qui te reste vraiment, c'est le bénéfice. Le bénéfice... C'est ce qui reste dans ta poche une fois que tu as payé tout ce dont tu as besoin pour ton activité, outils sous-traitance, locaux, salariés, matériel, petits équipements, téléphone, wifi, eau, énergie, que sais-je. Et tout ce qui partira ensuite en charge fiscale et sociale. Le fameux URSAF pour les micro-entreprises, avec l'impôt sur le revenu, ne l'oublions pas. Et pour les sociétés, nous avons la TVA aussi. L'URSSAF éventuellement, surtout si tu as des salariés ou si tu es à ton compte. Ta prévoyance, ta mutuelle, la CFE, l'impôt sur les sociétés. Tout ça, ton chiffre d'affaires moins tout ça, donc moins toutes les charges qui rentrent dans ton activité, je me répète, et toutes les charges fiscales et sociales. La différence entre les deux, c'est ton bénéfice. En gros, ton bénéfice, c'est la différence entre ce qui rentre dans ton compte bancaire et ce qui sort pour faire tourner les machines. Et oui, donc là tu serais tenté de te dire Du coup Marion, mon bénéfice c'est mon solde, c'est le solde bancaire. Eh ben non ! Non, pas forcément. Parce que ton compte bancaire, peut-être que t'apportes de l'argent dessus. Toi, à titre personnel, tu dis, ah flûte flûte, mon compte bancaire n'est qu'à 1000 euros, sauf que j'ai une dépense de 2000 qui va arriver ou que sais-je, ou j'ai envie que mon compte soit à 2000 euros, j'ajoute de l'argent dedans. certes ça rentre dans ton compte bancaire mais ça rentre pas dans ta machine ce n'est pas du chiffre d'affaires c'est pas une recette a pas fait une prestation pour ça inversement parfois tu payes des dépenses perso avec ton compte pro faut pas on limite au maximum évidemment mais dans les faits parfois tu t'as que ta carte pro et dans ce cas là ça rentre pas en charge c'est pas déductible donc en fait non Ton bénéfice, ce n'est pas le solde de ton compte bancaire. C'est deux logiques différentes. Le compte bancaire, c'est des flux, des flux d'argent, c'est des mouvements d'argent qui rentrent, qui sortent, etc., que tu peux ajouter, retirer à ta convenance. Le bénéfice, ce n'est pas des flux d'argent, c'est plutôt arithmétique. On regarde ce qui est rentré dans la société, les recettes qui viennent du fruit de ton travail, et on retire à ça ce qui en sort. Toutes les charges sociales et fiscales, évidemment. Peut-être que ce sera plus parlant avec un petit exemple. Tu as encaissé 1 000 euros. Si sur 1 000 euros encaissés, tu as 3 000 euros, 300 euros de dépenses liées à ton activité, tu sais, ton loyer, ta voiture, le forfait mobile, internet, etc. Les crayons, la papeterie, etc. Bah, t'as plus 1000 euros de gagné. Tu as 700 euros avant impôts et cotisations. Et tu vas payer tes impôts et cotisations sur ces 700 euros. C'est vraiment une autre réalité. Ton bénéfice, ce n'est pas ton chiffre d'affaires. Il y a ton chiffre d'affaires, ce qui rentre dans ta poche, du fait du fruit de ton travail. Et il y a ton bénéfice. Ce qui te reste après avoir payé tes différentes charges, charges pour ton activité, on peut appeler ça aussi des charges d'exploitation, et ou des charges fiscales et sociales, URSAF, prévoyance, TVA, impôts sur les revenus ou impôts sur les sociétés, CFE, etc. C'est deux choses différentes, comme tu vois. Et la petite troisième, le seuil de rentabilité. Alors là, je te parle chinois. Qu'est-ce que c'est que ce truc-là ? Le seuil de rentabilité, déjà il y a le mot seuil, c'est un début, un fin, un seuil. Et rentabilité, rentable, on aime ce qui est rentable. Les mondiales nous parlent souvent de rentabilité, moi je suis rentable, etc. Ou je ne suis pas rentable, mais qu'est-ce que ça veut dire ? On ne sait pas. Donc maintenant tu vas le savoir avec le seuil de rentabilité. Ce seuil de rentabilité, c'est le point à partir duquel tu arrêtes de travailler pour couvrir tes charges et inversement tu commences à travailler pour toi. Donc, dit simplement, en dessous de ce seuil, en dessous de ce chiffre, parce qu'encore une fois, c'est un chiffre, tu ne payes, tu ne te payes pas en fait. En dessous du chiffre, tu travailles pour payer ton wifi, ton internet, ton ordinateur, ton imprimante, ton loyer, etc. Mais tu ne te payes pas toi. Au-dessus de ce chiffre-là, tu te payes toi. C'est rentable, tu gagnes de l'argent sur cette activité-là. En reprenant l'exemple du dessus, en fait, si on part du principe... que sur les 1000 euros encaissés, tu as 300 euros de dépenses liées à ton activité, ça veut dire que ton seuil de rentabilité, il est de 300 euros, si on oublie impôts et cotisations. Ça veut dire que, admettons, avec impôts et cotisations, on est à 500 euros. Ça veut dire qu'en dessous, pour tes 500 premiers euros encaissés, en fait, tu travailles pour payer tes charges impôts et cotisations. Et au-delà de ça, c'est pour toi. tu peux te verser avec ces autres sommes, c'est ta REM. Et cette REM-là, en fait, si tu l'as compris, ce sera ton bénéfice. Tout ce qui est au-dessus du seuil de rentabilité, c'est un bénéfice pour toi. Et là, l'idée, ça va être de savoir de combien j'ai besoin en chiffre d'affaires moyen pour couvrir mes charges fixes, mes besoins persos, ne t'oublions pas, évidemment, et ne pas être en tension tous les mois, c'est-à-dire qu'il faut aussi prévoir une petite enveloppe de sécurité. Pour répondre à cette question-là, il faut aller déiter avec ces fameux chiffres. J'en ai bien peur. Mais maintenant que tu vois la différence entre le chiffre d'affaires, donc c'est ce qui rentre dans ton business suite à tes prestations, le bénéfice, ce qui reste à la fin une fois qu'on a payé toutes les charges, et le seuil de rentabilité, le seuil c'est le point zéro. Si tu travailles jusqu'au seuil de rentabilité, tu auras zéro bénéfice. À ce moment-là, on peut piloter. voire en listant tes charges fixes, en regardant quels sont tes besoins perso, en disant avec toi-même, en disant, bon, moi, ça me stresse d'avoir que 2 000 euros sur le compte. S'il y a moins de 2 000 euros, je rajoute. Je veux dire que le fameux « je rajoute » , c'est en fait l'enveloppe de trésor en plus, en sécurité. Et évidemment, là, tu me vois venir, on va parler de ton rendez-vous mensuel avec tes chiffres. Parce qu'évidemment, on va se détendre. 50 secondes, tu n'as pas besoin d'un énorme tableau Excel. Je suis à l'enclère. Tu peux commencer avec une simple page ou un petit fichier où chaque mois tu notes, ou même un carnet, chaque mois tu notes ce que tu as encaissé, donc ton chiffre d'affaires, ce que tu as dépensé pour ton activité. Le pass Navigo, le restaurant avec le prospect bidule, le réseautage, le Wi-Fi, le forfait, etc. Tu listes tes charges. Et en fait, la différence entre les deux, C'est ce qui te reste vraiment. C'est ton bénéfice. Si c'est en moins, ça veut dire que tu n'as pas travaillé suffisamment pour atteindre ton seuil de rentabilité. Si c'est en plus, c'est que tu as dépassé le seuil de rentabilité. Du coup, tu as un bénéfice. Et soyons clairs ici. L'objectif, ce n'est pas que tu deviennes ta propre experte comptable. Vraiment pas. L'objectif, c'est que tu ne sois plus dans le flou. Que tu puisses te dire, bon, ok, là... C'est en moins, donc je suis en dessous de mon seuil. Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que je ne peux pas rajouter 10 choses non payées dans mon agenda ? Est-ce que cette mission est vraiment rentable pour moi ? Parce que je suis toujours en négatif, ça veut dire que je n'ai peut-être pas atteint mon seuil de rentabilité. C'est juste faire ce constat-là. Si tu arrives à faire ce constat-là, en te bloquant 30 minutes par mois, toujours au même moment, pour ce rendez-vous avec toi et tes chiffres, ça te permet de facturer déjà, sans l'oublier, et de faire ce point-là. Et tu peux aussi en faire un moment tout doux, en t'ajoutant, en te faisant un café, un matcha si tu préfères. en mettant de la musique, une petite bougie et un interrogatoire complètement brutal avec l'énorme lampe devant tes yeux, par pitié et par nuance. Finalement, tu n'es pas obligé d'aimer les chiffres, mais tu peux apprendre à les voir comme des alliés qui sont là pour te protéger des décisions impulsives ou de l'autosacrifice. Si tu veux, choisis dès maintenant un jour, dans le mois, pour ce rendez-vous entre toi et toi-même et note-le dans ton agenda. sacralise-le. Ce n'est pas du temps perdu. Ça te permet de savoir où est-ce que tu en es, d'ajuster ton business, de prendre de meilleures décisions de gestion. Et l'objectif, c'est d'être libre et indépendante, non ? Alors, pour cela, challenge-toi avec ces chiffres. Et si cet épisode t'a aidé à dédramatiser les chiffres, viens me le dire en message ou partage l'épisode à une amie entrepreneur qui se dit « Franchement, je suis tellement nulle en chiffres » . J'étais toujours nulle en maths, parce qu'en fait, ce n'est pas une fatalité. Et surtout, n'oublie pas ton business, tes règles, et moi, je suis là pour t'aider à les écrire. Salut ! Un grand merci pour ton écoute. Tu l'as compris, avec ton expert conseil dans tes oreilles, l'entrepreneuriat devient enfin accessible pour tous. Alors, si tu as un projet ou une idée qui dort depuis bien trop longtemps, sur ton carnet ou dans ta tête, contacte-moi sur Facebook, Instagram ou LinkedIn pour enfin le rendre réel. Fais-toi ce cadeau ! Et si tu aimes ma créativité, dis-le-moi en me laissant un bon avis et un gentil commentaire. Nous, on se retrouve mardi prochain pour ensemble libérer ta charge mentale en comprenariat. À bientôt !